Ayant longtemps vécu en Afrique, dont 2 ans au Kenya dont le décor de Jimmy Tousseul semble parfois fortement s'inspirer (un Kenya matiné de Congo Belge en fait), je ne pouvais pas passer à côté de cette série dont j'ai quelques albums.
Alors c'est vrai qu'elle est sympa. L'Afrique qui y est décrite est proche de celle d'il y a quelques années, un petit peu trop "exotique" et propre, mais assez réaliste. Et le personnage de Jimmy est sympa lui aussi.
Ses aventures sont assez particulières car elles ne sont pas spécifiquement tournées vers l'aventure mais aussi beaucoup sur les soucis d'un jeune adolescent, sa découverte de la vie, ses relations familiales (sa mère morte, son père disparu, son demi-frère...) et avec ses amis (un baroudeur un peu bourru, une jolie blonde, ...), ainsi qu'une reflexion (assez superficielle quand même) sur la situation des pays d'Afrique, le racisme, etc...
Alors je les ai lues avec plaisir, même si j'y trouve une part assez importante de naïveté bon enfant. C'est sympa mais un peu... gentil parfois, alors que justement l'auteur semble chercher à être le plus réaliste possible.
Reprendre une série qui marche, prendre le monde et changer l'époque et les personnages, ça s'est déjà vu et ça peut être une bonne idée.
Là, passé le premier cycle, plutôt sympathique et drôle, ça s'essouffle (manque de scénario évident) et ça devient bête. Les gags deviennent lourds à digérer, les jeux de mots pèsent sur l'estomac, bref, l'indigestion guette dès le tome 5.
S'arrêter au tome 4 me parait être une excellente idée pour ne pas se fâcher avec le monde de Troy.
Album d'un format créé spécialement pour ne pas rentrer sur les étagères standards, sa seule ampleur est impressionnante et -- par analogie au cinéma -- offre un "grand angle de lecture".
L'intérieur est tout aussi atypique, puisque la mise en page est complètement éclatée, déstructurée. Les personnages s'emmêlent en des séquences qui parviennent, malgré la difficulté de la chose, à être très fluides et facilement lisibles.
Le trait de Killofer m'étonne encore. Extrêmement précis, très géométrique pour les objets, il est assez superbe... alors même que ce que montre cet album est assez dégueulasse.
Car en fantasme, Killofer se multiplie, ses clônes se révélant (tels des gremlins) beaufs, crados, puis bagarreurs, violeurs, partouzeurs, bref, immondes. Et le "remède" qu'il trouve est encore pire, donnant lieu à quelques pages vraiment dégoûtantes.
Au-delà de l'histoire, somme toute moyennement originale, c'est la réalisation qui impressionne et force l'admiration. Mais pour 28 euros, l'achat est très dispensable.
Ca faisait longtemps que je voulais découvrir ce Ki-itchi, et c'est chose faite. Un des rares mangas "underground" qui a réussi à trouver un public, avec les oeuvres de Matsumoto.
J'ai envie de mettre plus que 3 étoiles, mais je n'y parviens malheureusement pas... Je m'explique ; cette oeuvre m'a profondément touché, par la sincérité de chacun des personnages, la force brute des émotions qui y sont exprimées et cette sorte de réalisme surréaliste qui fait qu'on est fasciné et qu'on y croit, deux sentiments qui ne s'accordent que très rarement.
Mais le mode de narration est bien trop bordélique. Je suis conscient que c'est en partie parce que c'est voulu par l'auteur (et c'est bien ce qui fait la force de cette histoire), et en partie parce qu'une traduction est toujours approximative (ici, elle pèche un peu malgré des efforts louables). Quoi qu'il en soit, ces dialogues décousus, ce déroulement sans ligne directrice (la cassure du tome 2 totalement imprévisible) rendent la lecture de l'oeuvre assez difficile, et nécessitant un minimum de concentration pour être assimilée.
Je ne sais pas si Arai est un auteur expérimenté ou un jeunot, mais je pencherais pour la seconde option, optimistement : car si c'est le cas, le temps mettra sûrement de l'ordre dans son imagination fertile, et son talent pourra s'exprimer entièrement. Un auteur à suivre...
"Mordillo" est une BD qui vaut la peine d'être lue (plutôt regardée) mais pas possédée.
L'auteur nous offre dans ces albums de beaux dessins humoristiques et parfois poétiques ou absurdes. J'aime bien les couleurs et le dessin tout en rondeur ainsi que le type d'humour.
Ce que je trouve fort dans "Mordillo" c'est qu'il n'y a aucun texte, le dessin se suffit à lui même.
Allez le consulter à la bibliothèque.
J'aime Algernon Woodcock, parce que c'est une BD qui ne prend pas son lecteur pour un idiot. Tout se tient, tout s'imbrique, mais rien n'est livré tout cuit au lecteur : à lui de recomposer le puzzle pour comprendre le fin mot de l'histoire. Le scénario, qui livré brut serait assez bateau, bénéficie d'une mise en scène exceptionnelle. Quant au dessin, ben... c'est du Sorel quoi. Si vous aimez, vous aimerez, sinon, faudra vous y faire ^_^(je suis plutot dans la 2eme catégorie)
Décevant cet album qui se veut une sorte de Chicanos bis (on ne peut pas parler de suite, ceux qui l'ont lu savent pourquoi). On a l'impression de lire les histoires qui n'avaient pas été retenues pour Chicanos. Elles ne sont pas mauvaises (enfin pas toutes), mais Chicanos se suffisait à lui-même, et j'avoue ne pas comprendre l'existence de cet album.
Sinon, évidemment, le dessin, l'ambiance, tout ce qui faisait le "succès" de Chicanos, se trouve également dans cet album, mais il n'a rien d'indispensable. A noter qu'il a même un intérêt limité pour les personnes qui n'ont pas lu Chicanos d'abord.
Bon, tout le monde connaît ce roman qui est un grand classique de la littérature d'aventures. Eh bien il s'agit d'une adaptation fidèle en seulement 62 planches. Si on peut apprécier le fait que l'histoire tienne en un seul volume, il faut tout de même remarquer certains raccourcis parfois un peu rapides. Ainsi le père de Jim (le jeune héros) va bien, on n'en entend plus du tout parler, et deux pages plus tard il est mort. Ah bon. Idem pour la conclusion de l'album, où on nous parle de "la belle créole" de Long John Silver comme si on la connaissait alors que nulle part dans l'album on n'en dit mot...
Au-delà de ces détails, "L'île au trésor" présente les qualités et défauts du roman. L'histoire est plutôt épique mais avec un fort attachement au plausible, au réaliste, et vue par un jeune garçon assez naïf.
La présentation sous forme de récit par un Jim plus âgé est ici abandonnée, mais par contre de nombreux passages ont eu besoin d'un texte off. L'histoire semble parfois un peu rapide, tout faire tenir en un tome demandant quelques sacrifices.
Cela dit, l'ambiance est assez bien rendue, grâce également au superbe dessin de Faure : de la peinture, tout simplement. Quand on y regarde de près, les détails sont peu nombreux, mais la vision de l'ensemble donne une forte impression de réalité, c'est vraiment beau. Et en plus les mouvements sont bien rendus (ce qui est parfois délicat pour ce genre de graphisme).
Donc voilà, si vous aimez ce genre d'histoire, si vous avez apprécié le roman, ou même si vous voulez découvrir ce récit, "L'île au trésor" est pour vous. :)
J'aime beaucoup Will, tant pour sa poésie que pour ses dessins (et ses couleurs). J'étais donc particulièrement heureux de pouvoir lire cet album posthume.
Il est graphiquement éclatant : le dessin de Will des premières planches commence très agréablement, puis viennent le rejoindre de véritables artistes de la BD qui ont su pour la plupart garder l'âme, la couleur et la beauté de l'univers imaginé par Will. Bon, certains dessins me plaisent moins que les autres (il ne sert à rien d'en citer les auteurs) mais dans l'ensemble, je trouve cet album hommage très beau et suis heureux de voir tant de grands auteurs apporter leur part au souvenir de Will.
Côté scénario, je dois par contre avouer que c'est un peu moins bon. Evidemment, le changement permanent de dessinateurs y est pour quelque chose, mais je trouve toute la narration décousue et le suivi de l'histoire très moyen. Quant à l'histoire elle-même, elle ne casse pas vraiment des briques à mon goût. C'est moyen sur le plan du scénario.
Dommage...
Je suis un peu de l'avis précédent. Les scénarios sont bien pensés, ils entretiennent une part de mystère, du suspense etc. et puis il y a le méchant récurrent qui ne meurt jamais à la Rastapopoulos.
Mais bon côté dessin, c'est très moyen, les couleurs également, et surtout la lourdeur narrative avec plein de textes explicatifs modère le bon sentiment. Bref à lire pour sa "culture bd" mais pas indispensable. On peut facilement lire la série en bibliothèque.
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Jimmy Tousseul
Ayant longtemps vécu en Afrique, dont 2 ans au Kenya dont le décor de Jimmy Tousseul semble parfois fortement s'inspirer (un Kenya matiné de Congo Belge en fait), je ne pouvais pas passer à côté de cette série dont j'ai quelques albums. Alors c'est vrai qu'elle est sympa. L'Afrique qui y est décrite est proche de celle d'il y a quelques années, un petit peu trop "exotique" et propre, mais assez réaliste. Et le personnage de Jimmy est sympa lui aussi. Ses aventures sont assez particulières car elles ne sont pas spécifiquement tournées vers l'aventure mais aussi beaucoup sur les soucis d'un jeune adolescent, sa découverte de la vie, ses relations familiales (sa mère morte, son père disparu, son demi-frère...) et avec ses amis (un baroudeur un peu bourru, une jolie blonde, ...), ainsi qu'une reflexion (assez superficielle quand même) sur la situation des pays d'Afrique, le racisme, etc... Alors je les ai lues avec plaisir, même si j'y trouve une part assez importante de naïveté bon enfant. C'est sympa mais un peu... gentil parfois, alors que justement l'auteur semble chercher à être le plus réaliste possible.
Trolls de Troy
Reprendre une série qui marche, prendre le monde et changer l'époque et les personnages, ça s'est déjà vu et ça peut être une bonne idée. Là, passé le premier cycle, plutôt sympathique et drôle, ça s'essouffle (manque de scénario évident) et ça devient bête. Les gags deviennent lourds à digérer, les jeux de mots pèsent sur l'estomac, bref, l'indigestion guette dès le tome 5. S'arrêter au tome 4 me parait être une excellente idée pour ne pas se fâcher avec le monde de Troy.
676 apparitions de Killoffer
Album d'un format créé spécialement pour ne pas rentrer sur les étagères standards, sa seule ampleur est impressionnante et -- par analogie au cinéma -- offre un "grand angle de lecture". L'intérieur est tout aussi atypique, puisque la mise en page est complètement éclatée, déstructurée. Les personnages s'emmêlent en des séquences qui parviennent, malgré la difficulté de la chose, à être très fluides et facilement lisibles. Le trait de Killofer m'étonne encore. Extrêmement précis, très géométrique pour les objets, il est assez superbe... alors même que ce que montre cet album est assez dégueulasse. Car en fantasme, Killofer se multiplie, ses clônes se révélant (tels des gremlins) beaufs, crados, puis bagarreurs, violeurs, partouzeurs, bref, immondes. Et le "remède" qu'il trouve est encore pire, donnant lieu à quelques pages vraiment dégoûtantes. Au-delà de l'histoire, somme toute moyennement originale, c'est la réalisation qui impressionne et force l'admiration. Mais pour 28 euros, l'achat est très dispensable.
Ki-itchi
Ca faisait longtemps que je voulais découvrir ce Ki-itchi, et c'est chose faite. Un des rares mangas "underground" qui a réussi à trouver un public, avec les oeuvres de Matsumoto. J'ai envie de mettre plus que 3 étoiles, mais je n'y parviens malheureusement pas... Je m'explique ; cette oeuvre m'a profondément touché, par la sincérité de chacun des personnages, la force brute des émotions qui y sont exprimées et cette sorte de réalisme surréaliste qui fait qu'on est fasciné et qu'on y croit, deux sentiments qui ne s'accordent que très rarement. Mais le mode de narration est bien trop bordélique. Je suis conscient que c'est en partie parce que c'est voulu par l'auteur (et c'est bien ce qui fait la force de cette histoire), et en partie parce qu'une traduction est toujours approximative (ici, elle pèche un peu malgré des efforts louables). Quoi qu'il en soit, ces dialogues décousus, ce déroulement sans ligne directrice (la cassure du tome 2 totalement imprévisible) rendent la lecture de l'oeuvre assez difficile, et nécessitant un minimum de concentration pour être assimilée. Je ne sais pas si Arai est un auteur expérimenté ou un jeunot, mais je pencherais pour la seconde option, optimistement : car si c'est le cas, le temps mettra sûrement de l'ordre dans son imagination fertile, et son talent pourra s'exprimer entièrement. Un auteur à suivre...
Mordillo
"Mordillo" est une BD qui vaut la peine d'être lue (plutôt regardée) mais pas possédée. L'auteur nous offre dans ces albums de beaux dessins humoristiques et parfois poétiques ou absurdes. J'aime bien les couleurs et le dessin tout en rondeur ainsi que le type d'humour. Ce que je trouve fort dans "Mordillo" c'est qu'il n'y a aucun texte, le dessin se suffit à lui même. Allez le consulter à la bibliothèque.
Algernon Woodcock
J'aime Algernon Woodcock, parce que c'est une BD qui ne prend pas son lecteur pour un idiot. Tout se tient, tout s'imbrique, mais rien n'est livré tout cuit au lecteur : à lui de recomposer le puzzle pour comprendre le fin mot de l'histoire. Le scénario, qui livré brut serait assez bateau, bénéficie d'une mise en scène exceptionnelle. Quant au dessin, ben... c'est du Sorel quoi. Si vous aimez, vous aimerez, sinon, faudra vous y faire ^_^(je suis plutot dans la 2eme catégorie)
Tabasco Blues
Décevant cet album qui se veut une sorte de Chicanos bis (on ne peut pas parler de suite, ceux qui l'ont lu savent pourquoi). On a l'impression de lire les histoires qui n'avaient pas été retenues pour Chicanos. Elles ne sont pas mauvaises (enfin pas toutes), mais Chicanos se suffisait à lui-même, et j'avoue ne pas comprendre l'existence de cet album. Sinon, évidemment, le dessin, l'ambiance, tout ce qui faisait le "succès" de Chicanos, se trouve également dans cet album, mais il n'a rien d'indispensable. A noter qu'il a même un intérêt limité pour les personnes qui n'ont pas lu Chicanos d'abord.
L'Ile au trésor
Bon, tout le monde connaît ce roman qui est un grand classique de la littérature d'aventures. Eh bien il s'agit d'une adaptation fidèle en seulement 62 planches. Si on peut apprécier le fait que l'histoire tienne en un seul volume, il faut tout de même remarquer certains raccourcis parfois un peu rapides. Ainsi le père de Jim (le jeune héros) va bien, on n'en entend plus du tout parler, et deux pages plus tard il est mort. Ah bon. Idem pour la conclusion de l'album, où on nous parle de "la belle créole" de Long John Silver comme si on la connaissait alors que nulle part dans l'album on n'en dit mot... Au-delà de ces détails, "L'île au trésor" présente les qualités et défauts du roman. L'histoire est plutôt épique mais avec un fort attachement au plausible, au réaliste, et vue par un jeune garçon assez naïf. La présentation sous forme de récit par un Jim plus âgé est ici abandonnée, mais par contre de nombreux passages ont eu besoin d'un texte off. L'histoire semble parfois un peu rapide, tout faire tenir en un tome demandant quelques sacrifices. Cela dit, l'ambiance est assez bien rendue, grâce également au superbe dessin de Faure : de la peinture, tout simplement. Quand on y regarde de près, les détails sont peu nombreux, mais la vision de l'ensemble donne une forte impression de réalité, c'est vraiment beau. Et en plus les mouvements sont bien rendus (ce qui est parfois délicat pour ce genre de graphisme). Donc voilà, si vous aimez ce genre d'histoire, si vous avez apprécié le roman, ou même si vous voulez découvrir ce récit, "L'île au trésor" est pour vous. :)
L'Arbre des deux printemps
J'aime beaucoup Will, tant pour sa poésie que pour ses dessins (et ses couleurs). J'étais donc particulièrement heureux de pouvoir lire cet album posthume. Il est graphiquement éclatant : le dessin de Will des premières planches commence très agréablement, puis viennent le rejoindre de véritables artistes de la BD qui ont su pour la plupart garder l'âme, la couleur et la beauté de l'univers imaginé par Will. Bon, certains dessins me plaisent moins que les autres (il ne sert à rien d'en citer les auteurs) mais dans l'ensemble, je trouve cet album hommage très beau et suis heureux de voir tant de grands auteurs apporter leur part au souvenir de Will. Côté scénario, je dois par contre avouer que c'est un peu moins bon. Evidemment, le changement permanent de dessinateurs y est pour quelque chose, mais je trouve toute la narration décousue et le suivi de l'histoire très moyen. Quant à l'histoire elle-même, elle ne casse pas vraiment des briques à mon goût. C'est moyen sur le plan du scénario. Dommage...
Blake et Mortimer
Je suis un peu de l'avis précédent. Les scénarios sont bien pensés, ils entretiennent une part de mystère, du suspense etc. et puis il y a le méchant récurrent qui ne meurt jamais à la Rastapopoulos. Mais bon côté dessin, c'est très moyen, les couleurs également, et surtout la lourdeur narrative avec plein de textes explicatifs modère le bon sentiment. Bref à lire pour sa "culture bd" mais pas indispensable. On peut facilement lire la série en bibliothèque.