Les derniers avis (48960 avis)

Par Pierre23
Note: 3/5
Couverture de la série Asgard
Asgard

Asgard est une énième série se passant dans l'univers des Vikings avec son lot de héros musclés, à la mâchoire serrée et qui n'ont pas peur de marcher pieds nus dans la neige, ou de se mettre à poil pour nager dans des rivières à 3 degrés! Qui dit grand Nord et Vikings dit aussi gros monstres à combattre et belles héroïnes à sauver. C'est d'ailleurs l'objet de cette série en 2 tomes: une chasse au monstre marin. C'est plutôt bien que cette traque ne dure pas plus longtemps que 2 albums car même si on reste sur un petit goût d'inachevé en refermant le deuxième tome, on se dit que Dorison et Meyer ont peut-être déjà fait le tour de ce personnage tout en muscle et par ailleurs un peu lisse. Sans doute était-ce un coup d'essai avant de se lancer dans une série plus longue et plus ambitieuse comme Undertaker. Côté dessin c'est toujours très propre: Ralph Meyer excelle dans les nombreuses scènes de combat entre les héros et le monstre. Le découpage est parfaitement fluide, très dynamique et rythmé. Les visages sont hyper expressifs et les couleurs mettent évidemment constamment l'accent sur le contraste des couleurs froides du bleu/gris de l'eau et des montagnes glacées, du blanc de la neige en opposition au rouge du sang lors de combats et du maigre feux de camps lors des replis nocturnes. On aurait aimé peut-être un peu moins de gros plans sur les visages et plus de plans larges, parce que les environnements de Meyer sont vraiment magnifiques mais trop rares à mon goût. Ça reste une bonne lecture dopée à la testostérone. Note: 3.5/5

21/10/2024 (modifier)
Couverture de la série Deadpool - Suicide kings
Deadpool - Suicide kings

Ce type de production, clairement, je ne le lis pas en en espérant autre chose qu’un bon divertissement bien bourrin. Deadpool n’est en effet pas le genre de personnage qui brille par son intelligence et sa réputation tient bien plus dans ses punchlines de cours de récré et son invincibilité à toute épreuve (il peut se faire exploser la tête sans craindre pour sa vie, elle repoussera toujours bien). Du coup, ce que j’en attends, c’est un scénario qui tient la route, des dialogues primaires mais rigolos et un bon dessin bien dynamique pour emballer le tout. L’action charcutière, je n’y tiens pas plus que ça mais je sais que c’est automatiquement compris dans le package, donc je ne vais pas me plaindre pour les décapitations, tronçonnages et autres massacres en série. Grosso modo, j’ai eu ce que j’espérais. Ce one-shot se lit facilement, bien soutenu par un dessin clair et dynamique. Les dialogues sont aussi primaires qu’attendu et parfois amusants. L’action est au rendez-vous avec de nombreuses scènes de massacre et, comme prévu, Deadpool s’en prend plein la tronche plus souvent qu’à son tour. La particularité de la série tient dans la participation très active d’autres héros Marvel (The Punisher, Daredevil, Spiderman). Pas mal, divertissant, très basique mais efficace dans son genre. A condition de ne rien en attendre de plus, ce one-shot fait le taf.

21/10/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Die! Die! Die!
Die! Die! Die!

Cette série commence sur une base qui m'a rebuté. Elle est dans une mouvance qui a marqué pas mal de comics depuis une trentaine d'années, celle des comics défouloir où la violence gore et le politiquement incorrect se tirent la bourre, comme dans la majorité des séries de Garth Ennis par exemple. Nombre d'entre elles jouent la carte de la dénonciation de la domination des élites sur le reste de l'humanité, et la banalisation des meurtres et des complots sanguinaires pour asseoir cette domination ou à l'inverse pour la combattre. Peu friand de ce genre, il me rebute d'autant plus quand il est utilisé de manière trop facile ou gratuite. C'est ce qui m'a dérangé dans les premiers chapitres de Die! Die! Die! : les héros y sont des tueurs à gages et autres espions mercenaires qui sèment la mort sur leur passage avec une facilité extravagante, leurs employeurs sont des salauds manipulateurs à la tête du pouvoir américain tellement au-dessus du monde que tout leur est permis, et rares sont les planches sans effusions de sang et membres déchiquetés. Toutefois, le sérieux relatif des premiers chapitres se voit peu à peu réhaussé de touches d'humour et d'une loufoquerie qui va devenir de plus en plus prégnante. Il va même s'y mêler des doses de science-fiction qui auraient paru incongrues si elles avaient été insérées dans les premières parties de l'histoire. A tel point que le dernier chapitre (non encore publié en France) tient même carrément de la SF désinvolte à la Invincible du même Robert Kirkman. Et c'est grâce à cette touche d'humour et d'une part d'humilité qui vient compenser les capacités trop exceptionnelles des protagonistes que j'ai pu finalement apprécier la série et y voir le divertissement qu'elle était. Ce n'est pas vraiment ma came mais j'ai lu l'intégrale avec un certain intérêt, notamment grâce à la bonne qualité de son dessin et grâce à sa narration impeccable quoique parfois un peu bavarde.

21/10/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Teckel
Le Teckel

Une série sympathique. Inégale mais sympathique. Le personnage du Teckel gagne en profondeur au fil des trois histoires, mais il garde à chaque fois ce qui fait le charme de cette série et de ce personnage : un côté vintage, comme si tout s’était arrêté aux années 1970, les années Pompidou/Giscard. Visuellement il ressemble à Jean-Pierre Marielle (le visage un chouia plus ovale). Il en a même les mimiques, les râleries que l’on retrouve dans certains rôles (je pense au marquis de Pontcallec dans « Que la fête commence »). Il m’a aussi fait penser par certains aspects au Jean Rochefort de « Les éléphants ça trompe énormément » (un personnage au aussi les traits de Michael Lonsdale). Bref, Bourhis a su créer un personnage typé, original, et franchement décalé – has been au possible. Autour de ce personnage improbable mais qu’il a su rendre crédible, Bourhis a développé plusieurs intrigues. Si tout se suit, chaque album raconte une histoire différente, dans laquelle on reconnait personnages célèbres et faits d’actualité. Dans le premier album, notre héros, Farkas, alias « Le Teckel », représentant en produits pharmaceutiques, nous introduit dans les magouilles d’un laboratoire qui n’est pas sans rappeler le scandale Servier. La fin tourne d’ailleurs un peu au polar. L’album suivant, penche encore plus vers le thriller plus ou moins humoristique. Quant au dernier tome, il voit Farkas devenir candidat aux élections présidentielles, marionnette échappant à son maître, dans une dénonciation des méthodes des communicants en politiques (on reconnait Hollande, Sarkozy entre autres) et autres magouilles politiciennes. Ce troisième album m’a fait penser à l’album Le Candidat de Louarn. Toujours aussi vieille France, Farkas se retrouve presque involontairement « à la mode ». Mais il est temps je pense de laisser Farkas, car là on atteint ses limites. Le voir donner le ton, c’est un peu l’utiliser à contre-emploi, lui qui n’est jamais aussi captivant que lorsqu’il incarne le passé qui ne veut pas disparaitre. Le dessin de Bourhis est intéressant, dynamique, simple et fluide. Je ne suis pas fan du changement de dessinateur en cours de série, et l’arrivée de Mardon dans le troisième album m’a un temps décontenancé. Mais son dessin est aussi adapté à ce genre de récit, et il est souvent très bon pour dessiner les gens ordinaires. Au final, une série originale, que j’ai eu plaisir à lire.

21/10/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Royaume
Le Royaume

Une série plaisante mais qui ne marque pas. J’ai emprunté la tête de série (trois premiers tomes), en me disant que je prendrais la suite si l’essai était concluant (une de mes médiathèques possède tous les albums, mais j’étais déjà très chargé). Finalement je pense sans doute m’arrêter là, car je trouve que déjà pointent certains tics et redites. C’est du moyen-âge de pacotille, mais je n’y ai pas retrouvé certains ingrédients qui m’avaient davantage captivé dans une série comme Johan et Pirlouit par exemple. Il y a pourtant quelques idées amusantes, mais pas assez piquantes, et surtout ça se renouvelle difficilement. Le gros balourd de forgeron en amoureux transi de l’héroïne, qui lui offre de lourdes fleurs en métal et se prend veste sur veste, je ne sais pas si ça dure jusqu’au huitième album, mais au bout de trois ça méritait d’évoluer davantage (seuls ses rivaux changent). Le gag des piafs qui parlent est amusant, mais je les aurais bien vu être vraiment trash ou hargneux, comme au début, où ils dénoncent, dénigrent, pourrissent la vie des autres de façon presque gratuite, au lieu de quoi leurs apparitions et dialogues semblent s’estomper et presque s’adoucir. Des albums qui se laissent lire sans problème, mais il leur manque un je ne sais quoi pour relever le plat, un humour plus prononcé, des intrigues plus surprenantes. Le dessin est fluide et dynamique, très lisible. Mais, lui aussi, il manque de profondeur, est avare de détails (les décors et même les personnages ne sont pas très fouillés) et est parfois inégal. Mais ça fait quand même bien le boulot. Une lecture d’emprunt.

21/10/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Sprague
Sprague

Comme pas mal de scénarios de Rodolphe, ça commence assez vite, assez bien, ça donne envie de tout lire et le final ne tient pas ses promesses. C'est regrettable, d'autant que je suis sûr qu'il y aurait eu moyen de faire bien mieux ! Pour quelques critiques que je partage, il me faudrait citer McClure, dont je partage globalement l'avis. J'ajouterais que l'histoire d'amour des deux protagonistes ne sert à rien dans la narration. Au final, l'un des deux n'aurait eu aucune relation que l'histoire n'en aurait pas été changée d'un iota. Du côté scénario aussi, je note des choses assez étranges. Comme par exemple l'intérêt de cette barrière, où les questionnements qu'il reste sur ce que ces Grands anciens ont fait. C'est dommage d'avoir posé autant de pistes et n'en explorer aucune, faute de temps dans les planches semble-t-il. Mais si il y a autant de critiques négatives qui surnagent, c'est que le début du récit était franchement bon et donnait envie de voir la suite. J'étais intéressé par ces personnes vivant au bord d'une mer retirée au loin. Et même les quelques idées finales (qui d'ailleurs m'ont rappelé ce qu'il a déjà produit dans L'Autre Monde) ne sont pas mauvaises en soi, c'est juste terriblement mal amené et très mal réalisé. La finesse manque, et le développement surtout, pour avoir un récit qui donne envie d'y revenir. Là, en l'état, c'est sympathique à lire et ça aurait bien mérité deux volumes je pense, mais c'est trop peu, trop court. Franchement dommage, le récit m'a intéressé très vite. J'aurais voulu aimer plus !

21/10/2024 (modifier)
Par Linette
Note: 3/5
Couverture de la série La Perle
La Perle

Ce récit se lit très rapidement. Je le vois un peu comme une fable. Avec la moralité en final. J'ai bien aimé la représentation du vice humain et le malheur qui s'en découle. Je recommande sa lecture mais n'en ferais pas l'achat...

20/10/2024 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Victory parade
Victory parade

Le résumé fait référence à Otto Dix, peintre allemand expressionniste que je ne connaissais que de nom et c'est vrai qu'il y a un air de ressemblance avec le style de l'américaine Leela Corman dans cet album. De l'aquarelle, des visages marqués et un peu d'onirisme dans certaines pages où l'héroïne a l'imagination qui vagabonde. Le contexte historique est intéressant, l'arrière du front en 1943, ces femmes qui bossaient à l'usine pour alimenter la guerre en matériel. On y voit l'absence des hommes et la sororité forte qui les unit au quotidien face à ceux qui restent, souvent sexistes en puissance quand on voit les remarques qu'elles subissent à chaque coin de rue. Cela fait longtemps que je n'avais pas lu un album chez Ça et Là, celui-ci est un bon choix.

20/10/2024 (modifier)
Couverture de la série Suite Française
Suite Française

Une lecture sympathique, mais qui m’a laissé quelque peu sur ma faim. Le dessin, simple, parfois proche du crobar amélioré, est lisible et efficace. On y retrouve quelques accointances avec le trait de Tardi (rapprochement accentué par le ton un peu ironique et vachard adopté par ce récit). Nous suivons quelques groupes/familles de personnages durant le printemps et l’été 1940, essentiellement durant l’exode devant l’avancée des troupes allemandes. Le casting comprend surtout des membres de la grande bourgeoisie, du tout Paris. C’est l’occasion de dépeindre certaines préventions de classe, certaines grandes lâchetés drapées dans un courage fuyons d’opérette. Certains passages tournant en ridicule quelques protagonistes sont jouissifs (comme l’humour noir autour du curé, massacré par les gamins qu’il prétendait sauver). Mais il y a aussi des longueurs, et surtout les va-et-vient de plus en plus rapides entre les différents personnages hachent un peu le récit. Je ne connais pas le roman d’origine, et ne sais donc pas si ce problème vient de l’adaptation, mais cela manque parfois de liant. Reste une peinture sarcastique d’un milieu et d’un moment, vraiment peu glorieux. A compléter, pour le côté burlesque et piteux de l’exode, par La Déconfiture de Rabaté.

20/10/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Passager du Polarlys
Le Passager du Polarlys

J'ai acheté cette BD sur un site de vente d'occasion car je souhaitais acquérir La Neige était sale adapté également d'un roman de Simenon et le vendeur faisait un prix pour les deux. J'ai donc ouvert cette BD sans aucun à priori (je n'ai pas lu le roman "dur" d'origine) et je dois dire que j'ai plutôt passé un bon moment. Cette œuvre ne révolutionne effectivement pas le genre : on est ici en présence d'un bon roman policier à l'ancienne, dans la droite lignée d'un Columbo ou d'un Agatha Christie. En effet, l'auteur introduit la BD en présentant la scène conduisant au meurtre. Mais ceci ne nuit en rien à la suite de l'intrigue puisque le coupable, qui s'enfuit à bord du Polarlys, est grimé et difficilement reconnaissable. Le reste de l'intrigue se déroule à bord de ce bateau de marchandises qui sillonne les fjords norvégiens. L'ambiance de ce huis-clos est particulièrement pesante et l'on ressent l'angoisse monter au fil des pages à mesure que le froid polaire est de plus en plus vif. Au niveau des graphismes, le trait de Christian Cailleaux colle parfaitement à cette enquête à l'ancienne et j'ai beaucoup aimé la colorisation, tantôt de bleus pour les scènes de nuit ou d'ocres lorsque la pièce est éclairée par une lampe à huile, ajoutant à l'ambiance globale. Enfin les bonus en fin d'ouvrage expliquant le contexte de l'écriture du roman initial par Simenon ajoute à la qualité de l'ensemble. Un bon petit polar à la sauce Norvégienne qui, s'il ne vous surprendra pas, vous fera tout de même passer un agréable moment ! SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 7/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 7/10 NOTE GLOBALE : 14/20

20/10/2024 (modifier)