Les derniers avis (48889 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Havana connection
Havana connection

Je serais moins enthousiaste que Noirdésir en ce qui concerne ce one-shot. En effet, contrairement à lui, je ne suis pas fan du dessin. C'est le genre de style réaliste que je n'aime pas trop parce que cela manque un peu de dynamisme et aussi les têtes sont un peu moches. On dirait des photos que quelqu'un aurait dessinées par-dessus. Je comprends qu'il y a un public pour ce genre de style hyperréaliste, mais moi cela ne m'attire pas du tout. Quant au scénario, il raconte ce que le gangster québécois Lucien Rivard aurait pu faire lorsqu'il était à Cuba. Disons que je prends tout ce qui tourne autour de ce criminel avec un grain de sel parce qu'on a souvent exagéré ses exploits (du genre il aurait participé à l'assassinat de JFK) , mais Michel Viau semble s'être bien documenté et tenu à que cela soit le plus réaliste et crédible possible et ses théories font du sens, mais je considère cet album comme un mélange et de fiction, En tout cas, le scénario est pas trop mal, mais comme le dessin me repousse je n'ai jamais rentré dans le récit. Dommage, on voit que les auteurs ont travaillés forts et j'aurais bien aimé trouver cet album passionnant à lire.

01/05/2025 (modifier)
Couverture de la série Présence de corps étrangers
Présence de corps étrangers

Kago regroupe ici un grand nombre d’histoires courtes parues en revue, auxquelles il a ajouté quelques inédits et quelques simples dessins. C’est un album que j’ai trouvé intéressant, mais qui est à réserver aux amateurs – qui plus est adultes. J’ai un peu hésité à le mettre en strictement pour adultes, mais l'y ai finalement placé. En effet, il y a dans la plupart des histoires des scènes de sexe, parfois explicites, et un grand nombre d’illustrations de torture : une certaine esthétique SM prédomine. Mais on n’est pas là dans quelque chose de purement érotique ou porno. Car Kago pervertit le genre, en introduisant un humour – très noir, et une bonne dose d’absurde : en ce sens la première histoire du recueil, « Contre les murs » est un bon condensé de tous ces aspects. Si les histoires sont inégales, l’ensemble est tout de même original et agréable. Kago y développe un Ero-Guro parfois loufoque, souvent pervers, qui le rapproche ici de certains albums de Maruo (comme La Chenille par exemple).

01/05/2025 (modifier)
Couverture de la série Le Chevalier Imberbe
Le Chevalier Imberbe

Le Chevalier Imberbe, c'est un melting pot d'idées et de propos intéressant-e-s. Déjà, au niveau de la forme, c'est un mélange de récit médiéval, avec des termes d'époques et des poncifs scénaristiques de la chanson de geste, et d'anachronismes modernes comme des motos remplaçant les chevaux ou des radios utilisés pour communiquer. Ce parti-pris qui n'est pas nouveau est ici intelligemment utilisé pour à la fois témoigner de l'aspect intemporel de la problématique, mais également pour parler du sujet qui nous est très contemporain de la transidentité et de la libération des carcans du genre tout en soulignant le côté moyenâgeux de la pensée conservatrice souhaitant s'y opposer. Un propos simple mais ambitieux, ou en tout cas un minimum intéressant. L'histoire est celle d'Isabeau, l'éponyme chevalier imberbe en route vers les croisades de la reine Aliénor. Il s'arrête quelques temps chez son cousin et y rencontre Radegonde, la femme dudit cousin, avec laquelle il va petit à petit tomber amoureux. Une histoire d'amour interdite c'est déjà beaucoup de problèmes, alors si on rajoute en plus à cela que personne (je dis bien personne) ne semble savoir si Isabeau est un homme ou une femme, on peut-être sûr que si leur secret venait à se faire savoir la catastrophe serait assurée (les remous du qu'en-dire-t-on, tout ça tout ça). Comme dit plus haut, l'album tourne autour de la question du genre. On ne nous dit jamais quel est le genre d'Isabeau, lui-même s'exprime sur le sujet en disant qu'il préfère que les gens ne le sachent pas car il n'apprécie pas que l'on change sa manière d'agir en fonction de la perception que l'on a de lui. Par son apparence androgyne et son refus de s'exprimer sur la question de son identité de genre on traite le sujet de la liberté de tout individu à s'identifier comme iel l'entend et surtout de l'absurdité du besoin d'enfermer tout le monde dans des petites cases étriquées censées les définir. On permet également à Isabeau de représenter toutes les identités transgenres, qu'elles soient binaires ou non, fluides ou non. On ne sait pas ce qu'il est si ce n'est Isabeau, et c'est déjà bien assez pour pouvoir l'apprécier. On note d'ailleurs qu'il semble accorder ses phrases au masculin lorsqu'il parle de lui (on apprend au détour d'une phrase que l'écriture inclusive existe dans cet univers ce qui le rend particulièrement notable), ajoutant ainsi une dimension intéressante en abordant la question de la distinction de l'emploi des pronoms genrés et du genre de l'individu en lui-même. Il y a aussi l'antagoniste de cette histoire, Dame Marguerite, se présentant comme la défenseuse de la cause féminine tout en enfermant quotidiennement les femmes dans le rôle d'êtres serviables et soumises à leur maris. On devine dans ce personnage une caricature du mouvement TERF (Trans Exclusionary Radical Feminist), qui sous couvert de féminisme réduit les femmes à des êtres biologiquement inférieurs aux hommes et ne pouvant sortir d'une certaine vision très fermée de ce que doit être une femme (tant dans l'apparence que dans le comportement). Radegonde, dont Dame Marguerite est chargée de l'éducation, souffre justement de sa vision trop étriquée de ce que doit être une femme. Radegonde aime sortir, Radegonde aime se battre, Radegonde aime porter des bottes de combats (oui, on le voit sur deux/trois cases), Radegonde ne se rase pas les guiboles, Radegonde fume, Radegonde se travestit même à un moment, bref, Radegonde n'est pas féminine. Sauf qu'en fait si, justement. Radegonde est une femme, elle ne s'enferme simplement pas dans ce qu'une femme devrait être selon l'opinion d'autres personnes. Vous l'aurez compris, ici on parle du genre sous toutes ses coutures, en tout cas on essaye d'aborder de nombreuses facettes de la chose. Bon, après, tout n'est pas parfait. L'histoire est un peu trop simple, certains passages semblent survolés avec une désinvolture presque déconcertante, mais je parviens à pardonner ces petites déceptions car je trouve le propos intéressants et que les romances codifiées façon chanson de geste arrivent parfois à faire mouche chez moi. J'aurais préféré que l'histoire soit un peu plus étoffée et les personnages un peu plus développés mais j'ai tout de même apprécié ma lecture. Le dessin de Tamos est intéressant, j'apprécie son aspect enfantin proche de dessinateur-ice-s comme Pef. Il y a un côté naïf dans les expressions et les mouvements que je trouve vraiment charmant (même si je me doute que cela ne fera pas l'unanimité). Une ode à l'individualité, une présentation caricaturale des pensées conservatrices, une histoire d'amour, un récit perfectible mais pas inintéressant. Pas parfait, donc, mais une lecture qui ne m'a sincèrement pas déplu.

01/05/2025 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Passages secrets (Axelle Lenoir)
Passages secrets (Axelle Lenoir)

Une drôle d'autobiographie. Ce premier tome nous emmène au Québec dans le milieu des années 80, avec le début de la scolarisation d'Axelle Lenoir. Axelle Lenoir est une autrice transgenre québécoise et cet album n'a pas été retouché au niveau des dialogues, il m'a fallu un petit temps d'adaptation pour l'apprivoiser. Une autobiographie avec une première surprise, l'autrice transgenre ne se représente pas en petit garçon, mais en petite fille. Seconde surprise, c'est le ton donné au récit, il a un côté surréaliste. Le titre de l'album, trompe-l'œil, est on ne peut mieux trouvé. En effet, Axelle joue sur la confusion de notre perception en nous emmenant dans sa dimension d'enfant à l'imagination débordante. Une autobiographie où on découvre aussi l'Axelle de 39 ans, celle qui réalise cette BD, elle se met en scène et interpelle régulièrement le lecteur pour nous donner son ressenti avec une certaine autodérision, mais aussi avec une pointe de narcissisme. Une lecture qui ne m'a pas complètement embarqué, je ne suis jamais entré dans son délire qui mélange réalité et fiction. Graphiquement ce n'est pas un style qui me met des étoiles dans les yeux, mais c'est efficace et au fil des pages je l'ai adopté. Une colorisation minimaliste. En cadeau, une planche de Jeik Dion Aliss. Pas pressé de lire la suite.

01/05/2025 (modifier)
Couverture de la série La Terre Vagabonde
La Terre Vagabonde

C’est ma première incursion dans les adaptations de l’œuvre de Liu Cixin (auteur que je ne connais pas). La lecture n’a pas été désagréable, mais j’en suis sorti clairement moins enthousiaste que la majorité de mes prédécesseurs. Le dessin de Stefano Raffaele est sans doute ce qui m’a le plus convaincu. Il est fluide, agréable et bon. Je suis moins convaincu par la colorisation informatique, qui manque singulièrement de nuances. Je n’ai pas non plus trouvé utiles et captivantes les doubles pages – voire triples (avec pages à déplier) : elles ne sont pas si grandioses ni détaillées que ça ! Quant à l’histoire, ne connaissant pas le roman d’origine, je ne peux juger que ce que Bec en a fait. Et là je reste sur ma faim. Le lecteur est prié d’accepter pas mal de facilités en matière technologique ou de faisabilité, pas mal de choses (dans les grandes lignes comme dans certains détails) sont improbables (alors même qu’au départ, au détour de dialogues un peu pesants, beaucoup d’informations pseudo scientifiques nous sont assénées). Autre bémol, les nombreuses ellipses nous forçant à imaginer pas mal d’évolutions, puisque l’histoire est censée s’étendre sur plusieurs générations au travers de l’espace. On reste aussi frustré par le peu d’informations données sur la société qui sous-tend les choix scientifiques et politiques ayant amené cette lointaine migration de la Terre. Et du couple passage vers la fin dans laquelle une sorte de guerre civile planétaire éclate est un peu brutal – mais là aussi c’est traité de façon quelque peu lapidaire – même si la conclusion – là aussi j’ai eu du mal à croire à la forme de la condamnation, sacrifiant énormément de combinaisons – relativement ironique est bien vue. Pas désagréable à lire, mais trop de choses sont effleurées, alors que certains aspects de l’intrigue manquent pour qu’on s’attache réellement aux personnages et à leur destin. Note réelle 2,5/5.

01/05/2025 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Alerte 5
Alerte 5

Ce qui me plaît avec les albums de Max de Radiguès, c'est qu'il ne s'interdit aucun sujet, aucun environnement. Avec son trait si vif et relâché, il est donc à l'aise sur une aventure spatiale (enfin, surtout martienne), un cadre propice à nous raconter une comédie de mœurs qui peut aussi basculer dans le drame en un claquement de doigts. Cette capacité au naturel, à l'authenticité est encore présente dans ce petit album assez surprenant je dois dire. Je pensais que ça allait basculer vers le thriller, ou le drame, mais c'est quelque chose d'assez hybride qui nous est proposé. L'humour est aussi présent, mais sans en faire des tonnes, j'aime bien cet équilibre qui rend les situations et les dialogues plus vrais. Il compense donc ses planches en gaufriers par des situations bien écrites. On passe toujours un bon petit moment de lecture avec de Radiguès.

01/05/2025 (modifier)
Couverture de la série Les Chroniques d'Ona
Les Chroniques d'Ona

Les Chroniques d'Ona, c'est un récit jeunesse fantastique léger. Enfin, aussi léger que peut être un récit où une jeune fille survit seule dans un monde post-apocalyptique où tout a été détruit par une énergie appelé le Sombre. Rien de trop traumatisant ou graphique, mais on parle tout de même de mort, d'espoir (et par là-même de désespoir) et de survie en milieu hostile. On suit Ona, une jeune Lueur survivant seule. On sait peu de chose sur les Lueurs si ce n'est que ce sont des magicien-ne-s chargé-e-s de maintenir une sorte d'équilibre dans le monde (équilibre bien évidemment rompu depuis l'arrivée du Sombre). On ne sait pas non plus ce qu'il est advenu de la mère d'Ona, que l'on peut voir dans certains des flashbacks, il est fort probable que le sujet sera aborder dans une suite, cet album semblant être le début d'une série. Cet album est une successions d'histoires, de courts épisodes racontant, mis bout à bout, la traversée d'Ona dans ce monde dévasté. Ces histoires brillent par leur petit côté onirique (tient, c'est proche d'Ona phonétiquement), grandement aidé par le magnifique dessin de Yohan Sacré. Il y a un très beau travail à base de traits simples et de couleurs vives très notées. J'ai particulièrement apprécié le parti pris d'avoir différencié les flashbacks et l'action du présent en représentant les premiers comme des dessins à l'aquarelle sur du papier, là où le reste de l'histoire a un côté bien plus propre (sans doute numérique). Les Chroniques d'Ona, ce n'est pas que l'histoire d'Ona, d'ailleurs. Enfin si, mais pas forcément comme vous l'entendez : Ona n'est pas que le nom de la jeune fille, c'est également le nom de ce monde. Si suite de la série il y a bien, on ne suivra pas forcément la protagoniste de ce premier tome, peut-être verrons-nous une autre de ses camarades Lueurs (voire même sa mère). Ce premier album était bon, parfois un peu trop simple mais très agréable à lire, surtout au niveau du dessin. Hâte de pouvoir lire la suite.

01/05/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Formidable Aventure des frères Flanchin
La Formidable Aventure des frères Flanchin

Au XVIIIe siècle, dans les Pyrénées, deux drames parallèles se nouent avant de converger. D'un côté, un Amérindien, arraché à sa terre natale, ne supporte plus la servitude imposée par un couple de saltimbanques ; il finit par les tuer et s'enfuit avec le vieil ours du spectacle. De l'autre, deux frères fuient un père veuf devenu violent et autoritaire. Poursuivis, tous trouvent refuge dans une même grotte de montagne. Le récit explore des thèmes chers aux auteurs : les Pyrénées, leur terre d'origine ; la culture amérindienne, abordée grâce à un descendant Natchitoches rencontré au cours de leurs recherches documentaires ; et l'ours, figure emblématique de la région, qui a failli disparaitre. La mise en scène, découpée en chapitres et portée par des planches en couleurs directes, confère à l'ensemble un souffle de tragédie épique. Malgré cette ambition, l'ensemble peine à convaincre. Le ton est juste, les images sont belles, mais l'ensemble reste assez convenu. La rencontre des différentes thématiques manque de naturel et génère une certaine distance. La transmission culturelle entre l'Amérindien et les deux jeunes paraît forcée, et la figure paternelle, trop caricaturale, affaiblit le propos. La conclusion, sans surprise, laisse une impression d'inachevé. Il en résulte un roman graphique visuellement soigné, sincère dans sa démarche, mais qui manque de relief et laisse peu de traces une fois refermé.

01/05/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Multiversity présente Terre-37
Multiversity présente Terre-37

2.5 Une grosse déception de cet album est que je pensais qu'on allait voir l'évolution d'un univers alternatif de DC au fil du temps comme l'avait fait John Byrne et en fait cet album contient trois récits qui ont comme unique point en commun d'être des histoires se passant dans des univers alternatifs de DC Comics scénarisé par Howard Chaykin. Comme chaque récit met en scène des personnages différents dans des époques différentes, on peut dire que ça peut se passer dans le même univers. Ça fait quand même un peu trop bricolé vu qu'un récit a une ambiance de polar et les deux suivants sont de la science-fiction. À noter qu'on retrouve dans l'album ''Ironwolf'' qui a déjà été publié séparément quelques fois en français, sympa pour les acheteurs qui possédaient déjà cette histoire ! Le récit commence avec une version différente de Batman, sans doute parce que c'est la plus vendeur vu que les deux autres histoires mettent en vedette des personnages obscurs de DC Comics. J'ai bien aimé le scénario qui possède des idées intéressantes comme un Bruce Wayne qui a perdu sa fortune et travaille pour la police, mais malheureusement cela se termine un peu brutalement. Après la mini-série, il y a eu un one-shot comme bonus et encore une fois la fin est décevante, on dirait que ça annonce le début d'une série régulière ou du moins d'une autre suite, mais il y a rien eu depuis la fin des années 90. C'est donc à la fois bon et irritant parce que je voudrais en avoir plus de cette version de Gotham ! Le seul autre point négatif est le dessin. C'est typique le style hyperréaliste qui ressemble à de la peinture. Si le style est parfait pour de l'illustration, ce n'est pas le cas pour de l'art séquentiel. Les personnages sont figés et c'est horrible chaque fois qu'il y a de l'action. Les deux récits suivant ont de meilleurs dessinateurs dont le trop rare en français José Luis Garcia-López que j'aurais bien aimé voir sur le récit de Batman, mais là c'est le scénario qui est moins bien. Si Twilight se laisse lire et possède des bons moments délirants, Ironwolf est ennuyeux et est typique le genre de récit de science-fiction que je n'aime pas lire. J'ai trouvé dans ces deux récits les même défauts à savoir un scénario qui saute un peu trop du coq à l'âne au point que cela devient parfois un peu confus et au final des récits qui manquent d'originalité. À la limite, c'est à emprunter, mais clairement pas à acheter même pour les gros fans de DC Comics.

30/04/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Tilly Zorus
Tilly Zorus

La mère de Tilly est une brillante scientifique qui a découvert un moyen secret de faire revenir les dinosaures sur Terre. Avec son mari et leur fille, elle les élève discrètement dans une ferme, comme de simples animaux domestiques. Mais cela doit rester discret pour ne pas effrayer la population du petit village où ils viennent de s'installer. Tilly Zorus est une série jeunesse pleine de fraîcheur, idéale pour les lecteurs autour de 10 ans, mais tout à fait capable de divertir un public de tout âge. Le dessin de Gorobei, au style moderne et doux, évoque par moments l'univers de jeux vidéo comme Animal Crossing. Son trait rond, son encrage précis et ses couleurs pastel donnent à l'ensemble une atmosphère légère et un charme cartoon qui fonctionne à merveille. L'histoire oscille entre comédie et aventure, avec une touche de fantastique bien dosée. Si le concept de dinosaures domestiques apporte de l'originalité, les deux premiers tomes s'ancrent dans un quotidien plein de malice : dinosaures en fuite, chaos dans le village, jalousies locales ou anciennes rivalités qui refont surface. Le troisième tome, lui, élargit l'univers en révélant les origines des dinosaures et en basculant vers une intrigue de science-fiction plus exotique tout en conservant le ton léger et espiègle qui fait le charme de la série. Structurée en chapitres qui sont autant d'histoires courtes qui se suivent, la lecture est fluide, accessible, et facilement fractionnable. Ce n'est peut-être pas une bande dessinée qui provoque de grands éclats de rire, mais elle est constante dans son humour doux et sympathique, de ceux qui dessinent un sourire discret mais durable. Une lecture agréable et attachante, qui plaira autant aux enfants qu'aux adultes en quête d'un moment léger.

30/04/2025 (modifier)