Je ne connais pas ce roman de Teulé, mais, si l’adaptation est fidèle, ça n’est ni le meilleur sujet ni son meilleur roman. Même si je comprends ce qui a pu le séduire, lui qui s’est fait une spécialité de puiser dans l’Histoire des histoires à décaler.
Le récit est très linéaire. Nous suivons Hélène Jegado (je ne connaissais pas du tout cette tueuse en série au tableau de chasse exceptionnelle) de son enfance à sa montée sur l’échafaud. Traumatisée par une famille (sa mère surtout) cul béni et superstitieuse, appelant à craindre Dieu et l’Ankou à tout moment, Hélène va se transformer en ange exterminateur, va finir par incarner l’Ankou, en tuant à peu près tous ceux et toutes celles qu’elle approche, avec sa bonne mine serviable (elle « cuisine bien », et empoisonne à tout va, et il faut plusieurs dizaines d’années pour que certaines personnes fassent le rapprochement entre tous ces morts et qu’Hélène soit arrêtée).
Comme je l’ai dit, c’est un peu lassant et répétitif. Surtout, j’ai trouvé que Teulé (ou alors Cornette dans son adaptation) mettait moins d’ironie, d’humour noir dans les dialogues et les situations. Même s’il y a quelques touches d’humour (les deux colporteurs progressivement détruit et « bretonnisés », les bonnes sœurs et leurs habits découpés et transformés en tenues de cabaret olé-olé). Mais c’est insuffisant pour dynamiser une intrigue qui manque un peu de surprises.
Je n’ai pas trop compris les animaux parlant par contre.
J’aime bien par contre le dessin de Jürg (quelques accointances avec celui de Dumontheuil parfois), comme à chaque fois que je croise son travail.
Note réelle 2,5/5.
L'ensemble n'est pas mauvais en soit bien que je ne sois pas spécialement fan que nos protagonistes soient des enfants dans chacun des albums. Les enfants bien qu'ils soient généralement très matures pour leurs âges restent des enfants avec des traits de caractères propres et j'ai parfois l'impression de lire de la bd jeunesse. Cela reste assez bien écrit et on se laisse prendre mais au bout du cinquième album, on aimerait que l'arc change, du moins c'est mon avis.
Je ne vous apprend rien si je vous dis que cette série est une énième déclinaison du monde d'aquilon, nonobstant celui qui lit ces albums a probablement lu les séries mères, à savoir : Elfes , Nains , Orcs & Gobelins , etc... Il me parait donc, comme précédemment pointé du doigt, indécent de faire appel à la nécromancie, qui foisonne dans les séries citées précédemment. Pourtant l'art de redonner vie aux défunts est encore utilisé dans deux albums de cette série. C'est redondant et fatiguant ce recyclage permanent, les ficelles utilisés sont toujours les même et l'intérêt des albums décroit. Et c'est bien dommage car il y a bon nombre de bonnes idées.
Les enfants & la nécromancie ne sont pas les seules tares de cette série. J'ai notamment trouvé le scénario du cinquième tome très prévisible, sans surprise avec un final insensé, voir pathétique. Très grosse déception de cette fin d'année 2024.
Petite note positive tout de même, les dessins et la colorisation assez bons réussissent à élever le niveau global de cette série.
Mise à jour : lecture catastrophique du tome 6. Les dessins ne sont pas au niveau, il me parait indécent de valider et de publier ce genre d'album. Sans compter que le scénario est quelconque, on y introduit une "nouvelle espèce", une sorte d'esprit maléfique, autour duquel on bâtit une histoire sans saveur et sans intérêt.
Il est maintenant avéré que les lecteurs sont dupés au profit de l'éditeur, qui se gave du contenu de nos menues bourses, sans aucuns scrupules et sans aucune dissimulation tant le dessin et le scénario sont bâclés.
J’ai le même ressenti que Ro, qui résume bien l’évolution malheureuse de l’intrigue. La première partie est originale et intrigante, que ce soit pour l’histoire elle-même, étrange, avec des pincées de malsain dérangeant. Ou pour l'arrière-plan, la menace d’une pollution maousse.
Colorisation et dessin (en nettement moins bon et abouti pour ce dernier), font aussi un peu penser à Burns (une belle référence me concernant).
Et puis peu à peu ça bascule vers quelque chose de moins intéressant. Ça tombe effectivement dans la série Z avec invasion de bestioles géantes qui massacrent tous ceux qu’elles croisent. On oublie et la pollution et tout ce qui ne jouait que sur des allusions, quelques images furtives. Fond et forme sont alors décevants. Là où un certain mystère et une angoisse lancinante permettait de faire gober pas mal de choses, ça n’est plus le cas dès lors que tout devient plus « réaliste » et linéaire.
L’impression d’un matériau intéressant mal exploité prédomine.
Ayant bien adhéré à la seule œuvre lue de l’auteur (Poussin-bleu), je pensais me régaler … et bien une déception cet album, je n’ai lu que le tome 1 mais aucune envie de pousser plus loin.
Pourtant on retrouve le même ADN. Un dessin toujours aussi peu folichon, les couleurs sont même ici plus sobres et un univers pastiche de Fantasy à l’humour bien con.
Sauf que je sais pas, peut-être une question d’état d’esprit, mais là j’ai trouvé ça (vraiment) lourd à suivre. L’humour est moins présent et ne fonctionne pas systématiquement, et puis rien à f…. de Féréüs, absolument pas attachant.
J’ai sans doute loupé un truc car je pense que l’auteur est conforme à son univers. Mais une lecture en manque de fun pour ma part (peut-être tout simplement le fait de suivre un humain et pas un poussin).
Bon j’ai été conciliant avec la série mère mais je serai moins coulant avec ses arcanes.
Pourtant j’aime bien l’idée de s’attarder sur des personnages secondaires de la série mère, d’autant plus que les choisis étaient tous dignes d’intérêt.
Malheureusement on retrouve les mêmes travers que dans les chroniques (en ça le cahier des charges est rempli), si la partie graphique est conforme à la franchise, j’attendais mieux en terme de récits. Ils n’apportent finalement pas grand chose, aucune surprise à l’horizon, on continue d'empiler les clichés. Pour le coup je me suis ennuyé.
Celui sur pile ou face s’en tire le mieux, je n’aime pas celui sur Ghorghor Bey, Parsifal est soporifique et enfin Greldinard livre ses secrets dans un bon tome 4 pour s’écrouler dans le suivant (pour le coup c’est la faute aux dessins, bien en deçà du précédent).
Il faut être un fan absolu des chroniques pour s’intéresser à cette déclinaison.
J’ai rarement été convaincu par le mélange de western et de fantastique. Et ici, l’apport du fantastique ne m’a pas convaincu. Mais ça n’est pas la seule chose à m’avoir gêné.
Les scénaristes installent leur intrigue au cœur de la guerre de Sécession. Un contexte déjà pas mal utilisé ailleurs. Mais ça a au moins le mérite de dramatiser immédiatement l’histoire.
Hélas, je n’ai pas été convaincu – ni intéressé outre mesure – par cette histoire. Qui se révèle assez rapidement un empilement d’action et de protagonistes.
Car, aux Nordistes et Confédérés s’ajoutent une improbable mission scientifique en plein territoire Choctaws hostile (ces derniers sont alliés des Confédérés, mais ceux-ci leur tirent dessus). Comme ça ne semblait pas suffire, les scénaristes ajoutent dans le deuxième tome des Cherokees hostiles aux Choctaws et alliés des Nordistes (j’avais oublié de signaler que les Nordistes peuvent aussi se diviser entre racistes et troupes noires), une deuxième expédition scientifique venant en renfort (mais trahie par ses guides). On peut ajouter la guide de la première expédition qui semble destinée après avoir disparu à jouer un rôle dans le dernier tome, et une Noire esclave des Choctaws libérée par des Nordistes eux-mêmes noirs mais ne lui faisant pas confiance.
L’intrigue se débat au milieu des luttes, coups de feu et autres entourloupes entre tous ces groupes (chacun étant en plus traversé par de fortes dissensions !).
Bon, déjà, c’est un peu indigeste. Mais à partir du dernier tiers du premier tome, et davantage dans le suivant, interviennent des « géants », sorte de peuple antérieur aux Amérindiens, qui massacrent indifféremment tous ceux qui les approchent. Tout ça n’est clairement pas ma came !
Bref, les amateurs de n’importe quoi habillé en western s’amuseront peut-être de cette série, mais ce gloubiboulga indigeste ne m’a pas convaincu de m’intéresser au tome suivant, censé conclure une série qui m’a laissé de côté.
J’ai un peu le même ressenti que Yann135 après lecture de cet album, qui ne m’a pas vraiment captivé.
L’intrigue est assez légère, voire creuse, manque d’aspérités. En fait c’est très linéaire : un type sort faire du jogging en forêt, est ensuite poursuivi jusqu’à la nuit par un motard (cette course-poursuite occupe plus de la moitié de l’album, tout en étant un chouia mollassonne). Le joggeur se demande qui est ce mystérieux agresseur. Nous aussi (puisque c’est le seul intérêt de l’histoire), même si la réponse se laisse deviner quand même bien avant la révélation. Et que la suite/chute est quelconque (et pour le coup décevante et pas dans le ton de ce qui avait précédé). Le happy-end est ici trop décalé par rapport au reste, et renforce in fine l’impression de mollesse de l’ensemble .
Rien dans le dessin (lisible, mais pas ma came) ou le scénario pour me rendre intéressante une intrigue assez faible, qui n’a pas non plus su jouer sur une montée d’angoisse à la Hitchcock ou comme Spielberg avait su le faire dans « Duel ».
Ça se laisse globalement lire, mais je suis clairement resté sur ma faim.
Je découvre Gaëlle Geniller avec Minuit passé. De toute évidence, il y a du boulot. L’autrice a apporté un soin tout particulier aux décors, ce que la colorisation tout à fait plaisante ne fait que souligner davantage tout en conférant une réelle ambiance. Tout cela fonctionne très bien : on est dans l’époque, on est dans l’Art Nouveau. Ajoutons que l’objet en lui-même renforce cette impression, de part notamment la tranche qui représente un décor floral vert du plus bel effet.
J’aime assez le trait même si je ne goute guère ces visages taillés à la serpe façon manga. Et que dire de ces nez pointus ? Question de goût, certes.
Quant au scénario, j’avoue l’avoir trouvé assez poussif, et la conclusion faiblarde. Tout ça pour ça ?
Mais ce sont surtout les personnages en eux-mêmes qui m’ont dérangé. En effet, je ne suis pas parvenu à les sentir, et pas un seul instant je n’ai cru à leur psychologie romantique doucereuse. C’est trop ! Trop gentil, trop béni-oui-oui. A mon sens, ce n’est pas parce qu’on donne dans le fantastique qu’il faut s’affranchir de toute crédibilité dans la construction des personnages.
Je salue donc le travail, l’ambiance forte et la beauté graphique, avec toutefois les quelques réserves évoquées, mais je n’irai pas plus loin.
Ouille ! Voilà une lecture bien douloureuse. J’ai beau chercher, je ne vois rien qui puisse sauver cette BD, sinon le carnet pédagogique final. Mais bon, j’aurais pu/du acheter directement un livre sur le sujet.
Tiens ! C’est vrai ça, au fait ! Quel peut bien être le sujet de cette BD ? Je me pose la question, et me la suis posée tout au long de ma lecture, enfin jusqu’à ce que je finisse par couper court page 106, soit une trentaine de pages avant la fin. En effet, je n’en pouvais plus. Je ne comprenais rien de l’histoire, je peinais à trouver une direction, je mélangeais les personnages, je croisais des personnages fantasmés (le « werewolf » en chef, avec sa gueule de méchant ++), un dessin pas toujours finaud qui me faisait confondre certains personnages, un scénario décousu au possible… Bref ! Une bérézina !
J’ai eu le sentiment que les auteurs voulaient tout montrer et partaient dans toutes les directions. Je me suis ennuyé à cent sous de l’heure. Pour moi, rien n’est crédible, pas même cette mère rasée et cet enfant muet. Je n’y ai vu qu’une succession de clichés et c’est tout.
Remarquez bien, pour une BD qui s’intitule la 3e Kamera et qui parle (je crois) de propagande photographique, aligner une succession de clichés est plutôt bien vu…
Je suis déçu de ma lecture. Pourtant l'histoire possède un fort potentiel comme le prouve le succès du roman de Larry Watson. Je n'ai pas lu ce roman mais on y trouve les thématiques de l'impunité, du racisme, d'autorité et surtout de la remise en cause du fait établi dans l'Amérique profonde. Le roman de 1993 et son adaptation BD mettent en avant des thématiques contemporaines qui ne sont pas sans rappeler #metoo.
Le récit positionne les personnages dans un huis clos psychologique que n'arrive pas à bien sublimer Nicolas Pitz dans ma lecture. Alors qu'on peut s'attendre à un vrai déchirement interne pour les personnages , ici cela s'enchaine bien trop facilement sans heurs ou si peu.
Ainsi l'image glorieuse du frère n'est pas assez présente pour justifier l'ambiance et le positionnement à son sujet. La série, (par manque d'espace ?)ne fait qu'effleurer les combats intérieurs que se livrent les personnages Gail entre sa foi et sa tranquillité domestique, Wes entre son affirmation face au père et son amour pour son frère enfin David entre l'admiration pour son oncle et l'amour pour son père.
Le récit est situé à hauteur du fils de douze ans ce qui ne favorise pas le rythme ( très lent) et adoucit la violence de la situation.
De plus j'ai vraiment trouvé le graphisme très fade. En choisissant de faire des frères des quasi jumeaux graphiquement il manque une occasion d'accentuer l'aura de héros BG et sûr de lui dont pouvait jouir l'aîné par rapport au cadet devenu infirme. Une infirmité très peu mise en avant d'ailleurs. C'est visuellement très lisse et sans tension à tel point que le final tombe sans que j'ai compris pourquoi.
Une adaptation qui passe à côté des thématiques pour moi. Une déception.
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Fleur de Tonnerre
Je ne connais pas ce roman de Teulé, mais, si l’adaptation est fidèle, ça n’est ni le meilleur sujet ni son meilleur roman. Même si je comprends ce qui a pu le séduire, lui qui s’est fait une spécialité de puiser dans l’Histoire des histoires à décaler. Le récit est très linéaire. Nous suivons Hélène Jegado (je ne connaissais pas du tout cette tueuse en série au tableau de chasse exceptionnelle) de son enfance à sa montée sur l’échafaud. Traumatisée par une famille (sa mère surtout) cul béni et superstitieuse, appelant à craindre Dieu et l’Ankou à tout moment, Hélène va se transformer en ange exterminateur, va finir par incarner l’Ankou, en tuant à peu près tous ceux et toutes celles qu’elle approche, avec sa bonne mine serviable (elle « cuisine bien », et empoisonne à tout va, et il faut plusieurs dizaines d’années pour que certaines personnes fassent le rapprochement entre tous ces morts et qu’Hélène soit arrêtée). Comme je l’ai dit, c’est un peu lassant et répétitif. Surtout, j’ai trouvé que Teulé (ou alors Cornette dans son adaptation) mettait moins d’ironie, d’humour noir dans les dialogues et les situations. Même s’il y a quelques touches d’humour (les deux colporteurs progressivement détruit et « bretonnisés », les bonnes sœurs et leurs habits découpés et transformés en tenues de cabaret olé-olé). Mais c’est insuffisant pour dynamiser une intrigue qui manque un peu de surprises. Je n’ai pas trop compris les animaux parlant par contre. J’aime bien par contre le dessin de Jürg (quelques accointances avec celui de Dumontheuil parfois), comme à chaque fois que je croise son travail. Note réelle 2,5/5.
Terres d'Ogon
L'ensemble n'est pas mauvais en soit bien que je ne sois pas spécialement fan que nos protagonistes soient des enfants dans chacun des albums. Les enfants bien qu'ils soient généralement très matures pour leurs âges restent des enfants avec des traits de caractères propres et j'ai parfois l'impression de lire de la bd jeunesse. Cela reste assez bien écrit et on se laisse prendre mais au bout du cinquième album, on aimerait que l'arc change, du moins c'est mon avis. Je ne vous apprend rien si je vous dis que cette série est une énième déclinaison du monde d'aquilon, nonobstant celui qui lit ces albums a probablement lu les séries mères, à savoir : Elfes , Nains , Orcs & Gobelins , etc... Il me parait donc, comme précédemment pointé du doigt, indécent de faire appel à la nécromancie, qui foisonne dans les séries citées précédemment. Pourtant l'art de redonner vie aux défunts est encore utilisé dans deux albums de cette série. C'est redondant et fatiguant ce recyclage permanent, les ficelles utilisés sont toujours les même et l'intérêt des albums décroit. Et c'est bien dommage car il y a bon nombre de bonnes idées. Les enfants & la nécromancie ne sont pas les seules tares de cette série. J'ai notamment trouvé le scénario du cinquième tome très prévisible, sans surprise avec un final insensé, voir pathétique. Très grosse déception de cette fin d'année 2024. Petite note positive tout de même, les dessins et la colorisation assez bons réussissent à élever le niveau global de cette série. Mise à jour : lecture catastrophique du tome 6. Les dessins ne sont pas au niveau, il me parait indécent de valider et de publier ce genre d'album. Sans compter que le scénario est quelconque, on y introduit une "nouvelle espèce", une sorte d'esprit maléfique, autour duquel on bâtit une histoire sans saveur et sans intérêt. Il est maintenant avéré que les lecteurs sont dupés au profit de l'éditeur, qui se gave du contenu de nos menues bourses, sans aucuns scrupules et sans aucune dissimulation tant le dessin et le scénario sont bâclés.
Immonde !
J’ai le même ressenti que Ro, qui résume bien l’évolution malheureuse de l’intrigue. La première partie est originale et intrigante, que ce soit pour l’histoire elle-même, étrange, avec des pincées de malsain dérangeant. Ou pour l'arrière-plan, la menace d’une pollution maousse. Colorisation et dessin (en nettement moins bon et abouti pour ce dernier), font aussi un peu penser à Burns (une belle référence me concernant). Et puis peu à peu ça bascule vers quelque chose de moins intéressant. Ça tombe effectivement dans la série Z avec invasion de bestioles géantes qui massacrent tous ceux qu’elles croisent. On oublie et la pollution et tout ce qui ne jouait que sur des allusions, quelques images furtives. Fond et forme sont alors décevants. Là où un certain mystère et une angoisse lancinante permettait de faire gober pas mal de choses, ça n’est plus le cas dès lors que tout devient plus « réaliste » et linéaire. L’impression d’un matériau intéressant mal exploité prédomine.
Féréüs le Fléau
Ayant bien adhéré à la seule œuvre lue de l’auteur (Poussin-bleu), je pensais me régaler … et bien une déception cet album, je n’ai lu que le tome 1 mais aucune envie de pousser plus loin. Pourtant on retrouve le même ADN. Un dessin toujours aussi peu folichon, les couleurs sont même ici plus sobres et un univers pastiche de Fantasy à l’humour bien con. Sauf que je sais pas, peut-être une question d’état d’esprit, mais là j’ai trouvé ça (vraiment) lourd à suivre. L’humour est moins présent et ne fonctionne pas systématiquement, et puis rien à f…. de Féréüs, absolument pas attachant. J’ai sans doute loupé un truc car je pense que l’auteur est conforme à son univers. Mais une lecture en manque de fun pour ma part (peut-être tout simplement le fait de suivre un humain et pas un poussin).
Les Arcanes de la Lune Noire
Bon j’ai été conciliant avec la série mère mais je serai moins coulant avec ses arcanes. Pourtant j’aime bien l’idée de s’attarder sur des personnages secondaires de la série mère, d’autant plus que les choisis étaient tous dignes d’intérêt. Malheureusement on retrouve les mêmes travers que dans les chroniques (en ça le cahier des charges est rempli), si la partie graphique est conforme à la franchise, j’attendais mieux en terme de récits. Ils n’apportent finalement pas grand chose, aucune surprise à l’horizon, on continue d'empiler les clichés. Pour le coup je me suis ennuyé. Celui sur pile ou face s’en tire le mieux, je n’aime pas celui sur Ghorghor Bey, Parsifal est soporifique et enfin Greldinard livre ses secrets dans un bon tome 4 pour s’écrouler dans le suivant (pour le coup c’est la faute aux dessins, bien en deçà du précédent). Il faut être un fan absolu des chroniques pour s’intéresser à cette déclinaison.
Nephilims
J’ai rarement été convaincu par le mélange de western et de fantastique. Et ici, l’apport du fantastique ne m’a pas convaincu. Mais ça n’est pas la seule chose à m’avoir gêné. Les scénaristes installent leur intrigue au cœur de la guerre de Sécession. Un contexte déjà pas mal utilisé ailleurs. Mais ça a au moins le mérite de dramatiser immédiatement l’histoire. Hélas, je n’ai pas été convaincu – ni intéressé outre mesure – par cette histoire. Qui se révèle assez rapidement un empilement d’action et de protagonistes. Car, aux Nordistes et Confédérés s’ajoutent une improbable mission scientifique en plein territoire Choctaws hostile (ces derniers sont alliés des Confédérés, mais ceux-ci leur tirent dessus). Comme ça ne semblait pas suffire, les scénaristes ajoutent dans le deuxième tome des Cherokees hostiles aux Choctaws et alliés des Nordistes (j’avais oublié de signaler que les Nordistes peuvent aussi se diviser entre racistes et troupes noires), une deuxième expédition scientifique venant en renfort (mais trahie par ses guides). On peut ajouter la guide de la première expédition qui semble destinée après avoir disparu à jouer un rôle dans le dernier tome, et une Noire esclave des Choctaws libérée par des Nordistes eux-mêmes noirs mais ne lui faisant pas confiance. L’intrigue se débat au milieu des luttes, coups de feu et autres entourloupes entre tous ces groupes (chacun étant en plus traversé par de fortes dissensions !). Bon, déjà, c’est un peu indigeste. Mais à partir du dernier tiers du premier tome, et davantage dans le suivant, interviennent des « géants », sorte de peuple antérieur aux Amérindiens, qui massacrent indifféremment tous ceux qui les approchent. Tout ça n’est clairement pas ma came ! Bref, les amateurs de n’importe quoi habillé en western s’amuseront peut-être de cette série, mais ce gloubiboulga indigeste ne m’a pas convaincu de m’intéresser au tome suivant, censé conclure une série qui m’a laissé de côté.
Effet miroir
J’ai un peu le même ressenti que Yann135 après lecture de cet album, qui ne m’a pas vraiment captivé. L’intrigue est assez légère, voire creuse, manque d’aspérités. En fait c’est très linéaire : un type sort faire du jogging en forêt, est ensuite poursuivi jusqu’à la nuit par un motard (cette course-poursuite occupe plus de la moitié de l’album, tout en étant un chouia mollassonne). Le joggeur se demande qui est ce mystérieux agresseur. Nous aussi (puisque c’est le seul intérêt de l’histoire), même si la réponse se laisse deviner quand même bien avant la révélation. Et que la suite/chute est quelconque (et pour le coup décevante et pas dans le ton de ce qui avait précédé). Le happy-end est ici trop décalé par rapport au reste, et renforce in fine l’impression de mollesse de l’ensemble . Rien dans le dessin (lisible, mais pas ma came) ou le scénario pour me rendre intéressante une intrigue assez faible, qui n’a pas non plus su jouer sur une montée d’angoisse à la Hitchcock ou comme Spielberg avait su le faire dans « Duel ». Ça se laisse globalement lire, mais je suis clairement resté sur ma faim.
Minuit Passé
Je découvre Gaëlle Geniller avec Minuit passé. De toute évidence, il y a du boulot. L’autrice a apporté un soin tout particulier aux décors, ce que la colorisation tout à fait plaisante ne fait que souligner davantage tout en conférant une réelle ambiance. Tout cela fonctionne très bien : on est dans l’époque, on est dans l’Art Nouveau. Ajoutons que l’objet en lui-même renforce cette impression, de part notamment la tranche qui représente un décor floral vert du plus bel effet. J’aime assez le trait même si je ne goute guère ces visages taillés à la serpe façon manga. Et que dire de ces nez pointus ? Question de goût, certes. Quant au scénario, j’avoue l’avoir trouvé assez poussif, et la conclusion faiblarde. Tout ça pour ça ? Mais ce sont surtout les personnages en eux-mêmes qui m’ont dérangé. En effet, je ne suis pas parvenu à les sentir, et pas un seul instant je n’ai cru à leur psychologie romantique doucereuse. C’est trop ! Trop gentil, trop béni-oui-oui. A mon sens, ce n’est pas parce qu’on donne dans le fantastique qu’il faut s’affranchir de toute crédibilité dans la construction des personnages. Je salue donc le travail, l’ambiance forte et la beauté graphique, avec toutefois les quelques réserves évoquées, mais je n’irai pas plus loin.
La 3e Kamera
Ouille ! Voilà une lecture bien douloureuse. J’ai beau chercher, je ne vois rien qui puisse sauver cette BD, sinon le carnet pédagogique final. Mais bon, j’aurais pu/du acheter directement un livre sur le sujet. Tiens ! C’est vrai ça, au fait ! Quel peut bien être le sujet de cette BD ? Je me pose la question, et me la suis posée tout au long de ma lecture, enfin jusqu’à ce que je finisse par couper court page 106, soit une trentaine de pages avant la fin. En effet, je n’en pouvais plus. Je ne comprenais rien de l’histoire, je peinais à trouver une direction, je mélangeais les personnages, je croisais des personnages fantasmés (le « werewolf » en chef, avec sa gueule de méchant ++), un dessin pas toujours finaud qui me faisait confondre certains personnages, un scénario décousu au possible… Bref ! Une bérézina ! J’ai eu le sentiment que les auteurs voulaient tout montrer et partaient dans toutes les directions. Je me suis ennuyé à cent sous de l’heure. Pour moi, rien n’est crédible, pas même cette mère rasée et cet enfant muet. Je n’y ai vu qu’une succession de clichés et c’est tout. Remarquez bien, pour une BD qui s’intitule la 3e Kamera et qui parle (je crois) de propagande photographique, aligner une succession de clichés est plutôt bien vu…
Montana 1948
Je suis déçu de ma lecture. Pourtant l'histoire possède un fort potentiel comme le prouve le succès du roman de Larry Watson. Je n'ai pas lu ce roman mais on y trouve les thématiques de l'impunité, du racisme, d'autorité et surtout de la remise en cause du fait établi dans l'Amérique profonde. Le roman de 1993 et son adaptation BD mettent en avant des thématiques contemporaines qui ne sont pas sans rappeler #metoo. Le récit positionne les personnages dans un huis clos psychologique que n'arrive pas à bien sublimer Nicolas Pitz dans ma lecture. Alors qu'on peut s'attendre à un vrai déchirement interne pour les personnages , ici cela s'enchaine bien trop facilement sans heurs ou si peu. Ainsi l'image glorieuse du frère n'est pas assez présente pour justifier l'ambiance et le positionnement à son sujet. La série, (par manque d'espace ?)ne fait qu'effleurer les combats intérieurs que se livrent les personnages Gail entre sa foi et sa tranquillité domestique, Wes entre son affirmation face au père et son amour pour son frère enfin David entre l'admiration pour son oncle et l'amour pour son père. Le récit est situé à hauteur du fils de douze ans ce qui ne favorise pas le rythme ( très lent) et adoucit la violence de la situation. De plus j'ai vraiment trouvé le graphisme très fade. En choisissant de faire des frères des quasi jumeaux graphiquement il manque une occasion d'accentuer l'aura de héros BG et sûr de lui dont pouvait jouir l'aîné par rapport au cadet devenu infirme. Une infirmité très peu mise en avant d'ailleurs. C'est visuellement très lisse et sans tension à tel point que le final tombe sans que j'ai compris pourquoi. Une adaptation qui passe à côté des thématiques pour moi. Une déception.