Et ben moi je n'ai pas trouvé ce one-shot passionnant à lire.
Déjà, il faut dire que ce n'est pas le type de récit que j'adore lire. C'est un peu de ma faute, j'ai emprunté l'album sans vraiment lire le résumé juste parce qu'il y avait de bonnes notes sur le site. Les thèmes abordés sont du déjà vu et cela ne m'a pas trop touché et les personnages m'ont laissé indifférent. Quant au dessin, il y a de superbes images de paysages, mais sans plus. Vivant en Amérique du Nord, j'imagine que le décor paysagiste est plus exotique et excitant pour un européen.
Je n'irais pas jusqu'à dire que l'album est mauvais. Je me suis ennuyé, mais je peux comprendre pourquoi d'autres lecteurs ont adoré. C'était juste pas un récit pour mes gouts. À lire si on est fan de roman graphique du même genre que fait Emmanuel Lepage.
Une bd qui ne vieillit pas très bien quand on la découvre en 2023, tant elle est ancrée dans son époque (on y parle de 2013 avec les slogans des manifs etc). L’idée est très sympa, ce qu’on trouve dans beaucoup de comédies romantiques : un mariage qui agite les deux familles des mariés, on voit les ex, les préparatifs ...mais sur la forme vraiment ça ne m’a pas plu, l’histoire est coupée en deux avec un style à part, ce qui me sort de l’histoire, beaucoup de cases avec le même dessin qui se répète encore et encore en changeant un petit détail, et niveau structure les perso se séparent et reviennent ensemble un peu trop souvent pour ne pas trouver ça répétitif.
J’insiste avec Hermann, car il a produit de belles séries, et surtout parce que, malgré quelques défauts rares mais récurrents (le visage des femmes essentiellement), son dessin est vraiment souvent des plus chouettes, sauvant parfois à lui seul un album sans réelle consistance.
Eh bien on retrouve dans celui-ci une bonne partie des remarques que j’ai déjà faites après mes lectures des collaborations entre Hermann et son fils.
Le dessin est toujours agréable, avec une colorisation agréable et classique pour ce grand dessinateur. Pas grand-chose à dire de ce côté-là (même si le visage de l’unique femme, Gladys, n’est pas toujours aussi charmeur que son personnage, il n’y a pas le côté « néanderthalien » qui souvent m’a gêné ailleurs).
Bon, mais, comme la plupart du temps avec Hermann fils, c’est le scénario qui pèche (j’ai beau chercher, je n’ai pas gardé souvenir d’une réelle satisfaction dans ce domaine avec lui).
La première partie de l’album n’est pas hyper originale, mais disons qu’elle passe très bien. Ça colle aux polars des années 1950, avec des policiers plus ou moins ripoux, un gangster tenant le milieu et protégeant sa « poule », forcément une bombasse – Gladys donc. Et le petit jeune policier qui n’a pas encore les codes et qui va fureter où il ne faut pas.
Pas originale, mais très lisible.
Oui, mais la suite m’a clairement perdu. C’est partie dans du n’importe quoi, au point que j’ai dû faire quelques retours en arrière pour vérifier si je n’avais pas raté quelque chose, mais non. Sans trop révéler, la fin est à la fois abrupte et incohérente, l’intrigue polar basculant dans un fantastique improbable (je passe sur les prouesses à la Spiderman du héros pour sortir de l’immeuble du gangster), qui vient comme un cheveu sur la soupe conclure une histoire. Cette manière de dévier l’histoire m’a semblé un peu désinvolte et ne m’a pas du tout convaincu.
Déçu par cet album.
Le contexte historique est intéressant, surtout que je ne connaissais pas cet événement. Mais voilà je n'ai pas aimé le traitement scénaristique. Déjà tout est survolé alors que l'album fait plus d'une centaine de pages ! Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnes ou même à me souvenir de leur nom. Je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotions durant ma lecture et en plus la fin me semble vite expédiée. Il y a aussi le fait que les personnages parlent dans un espèce d'argot qui me rappelle 'Les Pieds Nickelés'. C'est peut-être juste un détail, mais je me suis vite agacé de lire, par exemple, des personnages dire 'mi' à la place de 'moi'.
Dommage parce que le dessin est bon et cet événement aurait pu donner un truc bien émouvant.
Décidément, j'ai du mal avec Boucq. Je ne sais pas trop à quoi c'est dû, et cet album n'est sans doute pas le meilleur de son cru, mais je n'ai ni souri ni ri tout au long de ma lecture, globalement étonné de voir les chutes qui n'en sont souvent pas.
Je crois que j'ai une incompatibilité avec Boucq. Ce n'est clairement pas au niveau de son dessin, que j'apprécie plutôt, mais au niveau de ses scénarios. Il collabore avec bon nombre d'artistes divers, mais à chaque fois je vois l'ensemble comme trop rapide, facile. C'est souvent des histoires où j'attends une chute après la fin. Ici, c'est arrivé à chaque fois ou presque. Ça sent la compilation d'histoires parues dans divers magazines, et franchement c'est très peu intéressant. Il y a quelques idées qui paraissent intéressantes mais que je trouve franchement mal exploitées.
En fin de compte, cet opus marque sans doute la rupture entre moi et l'auteur. Je n'arrive pas avec lui, je ne suis pas intéressé et je ne vais pas continuer à me forcer. Tant pis, j'ai mieux à lire et je laisse ça aux fans !
Un tout petit format pour un album épais et plutôt original. A raison d'une à deux cases maximum par page, il offre un graphisme en aplats de couleurs semi-psychédéliques et à la ligne claire. On y avance comme dans un rêve, oscillant entre réalisme, science-fiction et une part d'onirisme ou de métaphysique.
Malgré cette originalité, je ne suis pas tombé sous le charme.
Pour commencer, je ne suis pas fan du dessin. Si son trait est correct mais pas ma tasse de thé, je suis un peu rebuté par son choix de couleurs. Et surtout, le petit format me convient mal, souvent trop petit pour apprécier pleinement un dessin, il devient presque illisible quand l'auteur fait le choix de réduire encore ses cases sur certaines pages. Sans parler du format de l'album, sa petite taille et son épaisseur faisant en sorte qu'il soit compliqué d'ouvrir en grand les pages et donc de bien voir les planches sans risquer d'abîmer l'ouvrage.
Ensuite, l'histoire ne m'a pas séduit. J'ai préféré la première partie, proche de l'enquête policière mais j'ai peu apprécié l'impunité dont jouissent les membres de cet institut dans leurs actes. Et la seconde partie m'a encore moins accroché, surtout avec sa révélation finale qui tombait un peu à plat pour moi et parait peu crédible dans sa réalisation, d'autant qu'elle pousse le lecteur à la deviner plus qu'elle n'est vraiment claire.
Bref, j'ai refermé ce petit album avec un sentiment un peu perplexe et pas convaincu.
Rien de honteux et rien non plus d’extraordinaire dans cet album, mais j’en suis sorti quelque peu déçu.
Le dessin est très classique et figé, un peu vieillot, mais il garde néanmoins un certain attrait – et il est efficace.
C’est surtout l’intrigue qui m’a laissé sur ma faim. Dans une Europe du début du XVIème, alors que les tensions religieuses entre catholiques et Luthériens, nous suivons une bande de brigands, qui vient d’enlever la fille d’un notable, en espérant une rançon.
Tout tourne ensuite entre le chef de bande, Clément, poète qui déclame à tue-tête ses vers, et la captive, Catherine, quasiment victime du syndrome de Stockholm, tombant amoureuse du poète et subissant ensuite les foudres d’une justice cherchant à alimenter les bûchers.
La narration est mollassonne je trouve, entrecoupée de quelques scènes d’action elles aussi peu dynamiques. Les personnalités sont peu creusées (l’entourage du père de Catherine en particulier est peu exploité alors qu’on semblait nous faire voir quelques rancœurs). De plus, Catherine est tout d’abord montrée comme une forte tête, se jouant des conventions et voulant mener sa barque comme bon lui semble, et dans la deuxième moitié de l’histoire, elle est ballottée par les événements et sa personnalité est comme anesthésiée. Je n’ai pas compris non plus pourquoi à un moment Clément, semble-t-il amoureux de Catherine et passant pour un poète galant, la laisse se faire violer par un de ses compagnons ?
Une lecture pas désagréable, mais sur laquelle je ne reviendrai pas, elle manque de rythme, de densité.
Note réelle 2,5/5.
Je me retrouve complètement dans l’avis de Ro.
Vivès ne m’a pas emporté avec cette histoire d’adultère façon parenthèse enchantée. Je n’ai jamais cru aux personnages, pire ils m’ont énervé !!
L’auteur a du talent pour rendre une histoire fluide mais mauvaise pioche pour moi sur ce coup là, je n’y ai descellé aucune poésie ou moment de grâce.
J'hésite entre 2 et 3, mais je crois pencher davantage du côté du "bof, sans plus".
Certes, on peut louer la beauté du dessin de Miguelanxo Prado. Ce n'est pas tout-à-fait ma tasse de thé, mais indéniablement, il dégage une atmosphère qui colle totalement au récit qu'il narre. Il est original et assez puissant, c'est sûrement la principale force de cette bande dessinée.
Du côté du scénario, c'est à mon avis très plat... Le problème, c'est que le nombre de pages est quand même assez limité, ce qui oblige l'auteur a opérer quelques raccourcis décevants. C'est le cas, notamment, des premières discussions entre Raul et Ana, où le héros passe vraiment pour un débile de première, tant les échanges ne sont pas assez développés. Cela aurait mérité infiniment plus de nuances et de subtilité. Une subtilité qu'on retrouve temporairement dans certaines lignes de dialogue, et dans certaines jolies idées narratives.
L'ensemble très épuré (une île, une mère et son enfant, deux étrangers, un phare éteint) est très séduisant, et le récit aurait pu entraîner mon adhésion avec davantage de développement. Là, j'ai trouvé que tout s'emboîtait mal. Tout se déroule trop vite, et on n'a pas vraiment le temps de comprendre l'impact de tel ou tel élément sur les personnages. Personnages qui, eux-mêmes, ne sont jamais assez développés...
La scène finale, elle, m'a plutôt satisfait. Au moins, le récit aboutit quelque part. Le problème, c'est qu'il est un peu tard pour cela, et que je me suis trop désintéressé de l'histoire auparavant pour me sentir à nouveau concerné...
Bref, dans l'ensemble, ce n'est pas fondamentalement déplaisant et je ne déconseille pas cette bande dessinée, mais avec moi, ça n'a pas trop marché. A essayer quand même, c'est quand même une expérience, et ça a le mérite de se lire assez vite.
2,5/5
J’ai vraiment pas accroché, mais je n’arriverai pas trop à dire pourquoi... Les dessins sont beaux, mais je me perdais dans la narration, j’avais du mal à identifier les personnages, à suivre l’histoire.
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Le Passage intérieur
Et ben moi je n'ai pas trouvé ce one-shot passionnant à lire. Déjà, il faut dire que ce n'est pas le type de récit que j'adore lire. C'est un peu de ma faute, j'ai emprunté l'album sans vraiment lire le résumé juste parce qu'il y avait de bonnes notes sur le site. Les thèmes abordés sont du déjà vu et cela ne m'a pas trop touché et les personnages m'ont laissé indifférent. Quant au dessin, il y a de superbes images de paysages, mais sans plus. Vivant en Amérique du Nord, j'imagine que le décor paysagiste est plus exotique et excitant pour un européen. Je n'irais pas jusqu'à dire que l'album est mauvais. Je me suis ennuyé, mais je peux comprendre pourquoi d'autres lecteurs ont adoré. C'était juste pas un récit pour mes gouts. À lire si on est fan de roman graphique du même genre que fait Emmanuel Lepage.
Romain & Augustin - Un mariage pour tous
Une bd qui ne vieillit pas très bien quand on la découvre en 2023, tant elle est ancrée dans son époque (on y parle de 2013 avec les slogans des manifs etc). L’idée est très sympa, ce qu’on trouve dans beaucoup de comédies romantiques : un mariage qui agite les deux familles des mariés, on voit les ex, les préparatifs ...mais sur la forme vraiment ça ne m’a pas plu, l’histoire est coupée en deux avec un style à part, ce qui me sort de l’histoire, beaucoup de cases avec le même dessin qui se répète encore et encore en changeant un petit détail, et niveau structure les perso se séparent et reviennent ensemble un peu trop souvent pour ne pas trouver ça répétitif.
Liens de Sang
J’insiste avec Hermann, car il a produit de belles séries, et surtout parce que, malgré quelques défauts rares mais récurrents (le visage des femmes essentiellement), son dessin est vraiment souvent des plus chouettes, sauvant parfois à lui seul un album sans réelle consistance. Eh bien on retrouve dans celui-ci une bonne partie des remarques que j’ai déjà faites après mes lectures des collaborations entre Hermann et son fils. Le dessin est toujours agréable, avec une colorisation agréable et classique pour ce grand dessinateur. Pas grand-chose à dire de ce côté-là (même si le visage de l’unique femme, Gladys, n’est pas toujours aussi charmeur que son personnage, il n’y a pas le côté « néanderthalien » qui souvent m’a gêné ailleurs). Bon, mais, comme la plupart du temps avec Hermann fils, c’est le scénario qui pèche (j’ai beau chercher, je n’ai pas gardé souvenir d’une réelle satisfaction dans ce domaine avec lui). La première partie de l’album n’est pas hyper originale, mais disons qu’elle passe très bien. Ça colle aux polars des années 1950, avec des policiers plus ou moins ripoux, un gangster tenant le milieu et protégeant sa « poule », forcément une bombasse – Gladys donc. Et le petit jeune policier qui n’a pas encore les codes et qui va fureter où il ne faut pas. Pas originale, mais très lisible. Oui, mais la suite m’a clairement perdu. C’est partie dans du n’importe quoi, au point que j’ai dû faire quelques retours en arrière pour vérifier si je n’avais pas raté quelque chose, mais non. Sans trop révéler, la fin est à la fois abrupte et incohérente, l’intrigue polar basculant dans un fantastique improbable (je passe sur les prouesses à la Spiderman du héros pour sortir de l’immeuble du gangster), qui vient comme un cheveu sur la soupe conclure une histoire. Cette manière de dévier l’histoire m’a semblé un peu désinvolte et ne m’a pas du tout convaincu.
Fourmies la Rouge
Déçu par cet album. Le contexte historique est intéressant, surtout que je ne connaissais pas cet événement. Mais voilà je n'ai pas aimé le traitement scénaristique. Déjà tout est survolé alors que l'album fait plus d'une centaine de pages ! Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnes ou même à me souvenir de leur nom. Je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotions durant ma lecture et en plus la fin me semble vite expédiée. Il y a aussi le fait que les personnages parlent dans un espèce d'argot qui me rappelle 'Les Pieds Nickelés'. C'est peut-être juste un détail, mais je me suis vite agacé de lire, par exemple, des personnages dire 'mi' à la place de 'moi'. Dommage parce que le dessin est bon et cet événement aurait pu donner un truc bien émouvant.
Point de fuite pour les braves
Décidément, j'ai du mal avec Boucq. Je ne sais pas trop à quoi c'est dû, et cet album n'est sans doute pas le meilleur de son cru, mais je n'ai ni souri ni ri tout au long de ma lecture, globalement étonné de voir les chutes qui n'en sont souvent pas. Je crois que j'ai une incompatibilité avec Boucq. Ce n'est clairement pas au niveau de son dessin, que j'apprécie plutôt, mais au niveau de ses scénarios. Il collabore avec bon nombre d'artistes divers, mais à chaque fois je vois l'ensemble comme trop rapide, facile. C'est souvent des histoires où j'attends une chute après la fin. Ici, c'est arrivé à chaque fois ou presque. Ça sent la compilation d'histoires parues dans divers magazines, et franchement c'est très peu intéressant. Il y a quelques idées qui paraissent intéressantes mais que je trouve franchement mal exploitées. En fin de compte, cet opus marque sans doute la rupture entre moi et l'auteur. Je n'arrive pas avec lui, je ne suis pas intéressé et je ne vais pas continuer à me forcer. Tant pis, j'ai mieux à lire et je laisse ça aux fans !
Bettica Batenica
Un tout petit format pour un album épais et plutôt original. A raison d'une à deux cases maximum par page, il offre un graphisme en aplats de couleurs semi-psychédéliques et à la ligne claire. On y avance comme dans un rêve, oscillant entre réalisme, science-fiction et une part d'onirisme ou de métaphysique. Malgré cette originalité, je ne suis pas tombé sous le charme. Pour commencer, je ne suis pas fan du dessin. Si son trait est correct mais pas ma tasse de thé, je suis un peu rebuté par son choix de couleurs. Et surtout, le petit format me convient mal, souvent trop petit pour apprécier pleinement un dessin, il devient presque illisible quand l'auteur fait le choix de réduire encore ses cases sur certaines pages. Sans parler du format de l'album, sa petite taille et son épaisseur faisant en sorte qu'il soit compliqué d'ouvrir en grand les pages et donc de bien voir les planches sans risquer d'abîmer l'ouvrage. Ensuite, l'histoire ne m'a pas séduit. J'ai préféré la première partie, proche de l'enquête policière mais j'ai peu apprécié l'impunité dont jouissent les membres de cet institut dans leurs actes. Et la seconde partie m'a encore moins accroché, surtout avec sa révélation finale qui tombait un peu à plat pour moi et parait peu crédible dans sa réalisation, d'autant qu'elle pousse le lecteur à la deviner plus qu'elle n'est vraiment claire. Bref, j'ai refermé ce petit album avec un sentiment un peu perplexe et pas convaincu.
Le Coeur Mangé
Rien de honteux et rien non plus d’extraordinaire dans cet album, mais j’en suis sorti quelque peu déçu. Le dessin est très classique et figé, un peu vieillot, mais il garde néanmoins un certain attrait – et il est efficace. C’est surtout l’intrigue qui m’a laissé sur ma faim. Dans une Europe du début du XVIème, alors que les tensions religieuses entre catholiques et Luthériens, nous suivons une bande de brigands, qui vient d’enlever la fille d’un notable, en espérant une rançon. Tout tourne ensuite entre le chef de bande, Clément, poète qui déclame à tue-tête ses vers, et la captive, Catherine, quasiment victime du syndrome de Stockholm, tombant amoureuse du poète et subissant ensuite les foudres d’une justice cherchant à alimenter les bûchers. La narration est mollassonne je trouve, entrecoupée de quelques scènes d’action elles aussi peu dynamiques. Les personnalités sont peu creusées (l’entourage du père de Catherine en particulier est peu exploité alors qu’on semblait nous faire voir quelques rancœurs). De plus, Catherine est tout d’abord montrée comme une forte tête, se jouant des conventions et voulant mener sa barque comme bon lui semble, et dans la deuxième moitié de l’histoire, elle est ballottée par les événements et sa personnalité est comme anesthésiée. Je n’ai pas compris non plus pourquoi à un moment Clément, semble-t-il amoureux de Catherine et passant pour un poète galant, la laisse se faire violer par un de ses compagnons ? Une lecture pas désagréable, mais sur laquelle je ne reviendrai pas, elle manque de rythme, de densité. Note réelle 2,5/5.
Dernier week-end de janvier
Je me retrouve complètement dans l’avis de Ro. Vivès ne m’a pas emporté avec cette histoire d’adultère façon parenthèse enchantée. Je n’ai jamais cru aux personnages, pire ils m’ont énervé !! L’auteur a du talent pour rendre une histoire fluide mais mauvaise pioche pour moi sur ce coup là, je n’y ai descellé aucune poésie ou moment de grâce.
Trait de craie
J'hésite entre 2 et 3, mais je crois pencher davantage du côté du "bof, sans plus". Certes, on peut louer la beauté du dessin de Miguelanxo Prado. Ce n'est pas tout-à-fait ma tasse de thé, mais indéniablement, il dégage une atmosphère qui colle totalement au récit qu'il narre. Il est original et assez puissant, c'est sûrement la principale force de cette bande dessinée. Du côté du scénario, c'est à mon avis très plat... Le problème, c'est que le nombre de pages est quand même assez limité, ce qui oblige l'auteur a opérer quelques raccourcis décevants. C'est le cas, notamment, des premières discussions entre Raul et Ana, où le héros passe vraiment pour un débile de première, tant les échanges ne sont pas assez développés. Cela aurait mérité infiniment plus de nuances et de subtilité. Une subtilité qu'on retrouve temporairement dans certaines lignes de dialogue, et dans certaines jolies idées narratives. L'ensemble très épuré (une île, une mère et son enfant, deux étrangers, un phare éteint) est très séduisant, et le récit aurait pu entraîner mon adhésion avec davantage de développement. Là, j'ai trouvé que tout s'emboîtait mal. Tout se déroule trop vite, et on n'a pas vraiment le temps de comprendre l'impact de tel ou tel élément sur les personnages. Personnages qui, eux-mêmes, ne sont jamais assez développés... La scène finale, elle, m'a plutôt satisfait. Au moins, le récit aboutit quelque part. Le problème, c'est qu'il est un peu tard pour cela, et que je me suis trop désintéressé de l'histoire auparavant pour me sentir à nouveau concerné... Bref, dans l'ensemble, ce n'est pas fondamentalement déplaisant et je ne déconseille pas cette bande dessinée, mais avec moi, ça n'a pas trop marché. A essayer quand même, c'est quand même une expérience, et ça a le mérite de se lire assez vite. 2,5/5
Mes ruptures avec Laura Dean
J’ai vraiment pas accroché, mais je n’arriverai pas trop à dire pourquoi... Les dessins sont beaux, mais je me perdais dans la narration, j’avais du mal à identifier les personnages, à suivre l’histoire.