Les derniers avis (20749 avis)

Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Naïs
Naïs

La toute jeune collection Chimères chez Jungle semble faire la part belle à des jeunes auteurs qui se lancent dans l'imaginaire en BD. c'est le cas avec cette nouvelle série, qui relève de la fantasy. On suit les aventures d'une adolescente choisie par son peuple pour être sa protectrice, et qui pense être la cause de ses malheurs. Je pense que cette série aurait mérité de mûrir, à plusieurs titres, avant d'être publiée. D'abord au niveau du dessin. Je pense que Clémentine Pochon est une jeune dessinatrice fraîche émoulue d'une école, mais qu'elle n'a pas encore acquis ni stabilisé son style graphique. Le fait que celui-ci relève de l'art naïf ne me pose aucun souci, c'est plutôt qu'on sent qu'elle n'est pas encore à l'aise avec les proportions, les visages, la mise en scène. En revanche j'ai bien aimé la recherche dans les décors, qui ont aussi besoin d'être "consolidés". Les couleurs sont assez jolies, en revanche. Mais ce qui m'a le plus étonné c'est la "facilité" de l'histoire. Naïs n'éprouve que très peu de difficultés dans sa quête, une fois qu'elle est lancée seulement quelques mois après la catastrophe qui touche son peuple. Elle rencontre très vite les bonnes personnes, arrive sans souci à l'endroit où se trouve l'ingrédient manquant à une potion importante... Pire, j'ai eu l'impression que les différents éléments n'étaient pas très originaux, ce qui peut arriver, mais je pense que là encore il aurait fallu que Nicolas Antona travaille plus en profondeur son univers et la façon dont nous y entrons. Bref, je pense que la série ne peut que s'améliorer, mais cela se fera sans moi.

14/06/2023 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Le Son des morts
Le Son des morts

"Le son des morts" partait pourtant assez bien avec un pitch titillant ma curiosité, mais le récit tout aussi brouillon que la fin en font un one shot au final assez décevant. Yato Tsurumi est professeur d'art plastique ; il vient de perdre sa femme deux mois auparavant dans une crue soudaine qui a ravagé leur maison. Depuis, il voit et dessine les lieux de drames tels qu'ils étaient avant. Il n'en parle à personne jusqu'au jour où on lui confie une nouvelle élève qui elle aussi possède un étrange pouvoir : entendre la voix des morts sur les lieux où ils sont morts... Si la rencontre de ces deux personnages possédant chacun un étrange pouvoir est bien pensée, tout comme certains des autres personnages secondaires, l'histoire finit par piétiner et arrivé à la fin, je me suis demandé s'il s'agissait d'un premier tome... Mais non... Dommage, car ça fourmillait de bonnes idées, le dessin et surtout le découpage des planches est dynamique et ingénieux, mais pour le coup, soit je suis passé à côté de quelque chose dans le récit, soit l'auteur à raté sa narration.

14/06/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Crépuscule de Tellure
Le Crépuscule de Tellure

Je suis d’accord avec l’avis de Miranda. Si l’abandon de la série par l’éditeur (Soleil, un habitué !) lui fait clairement perdre de l’intérêt (le second tome paru se termine sur un gros cliffhanger, mais nous ne saurons jamais comment devait se conclure l’histoire), les deux tomes parus à eux-seuls ne permettent pas d’équilibrer cette relative frustration. J’ai trouvé le dessin très moyen, inégal et pas très détaillé. Et je n’ai pas du tout aimé la colorisation informatique, qui donne un rendu franchement trop artificiel. L’histoire n’est pas emballante. C’est poussif et assez creux, et les dialogues manquent de peps. Visuellement pas emballé, j’ai fini laborieusement ces deux albums, pour finalement tomber sur un cul de sac. Une déception donc.

14/06/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Apparition dans le ciel de Berlin-Est
Apparition dans le ciel de Berlin-Est

Une lecture rapide et peu convaincante. 1973, en pleine guerre froide, un objet lumineux venu du ciel s'écrase du côté de Berlin Est. Herring est un espion américain, sa nouvelle mission : infiltrer les services de renseignement de la STASI pour découvrir les origines de cet objet venu du ciel. Jeff Loveness, que je découvre avec ce comics, propose une intrigue qui mélange l'espionnage et la science-fiction. Je n'ai pas accroché, le scénario est tarabiscoté et les personnages sonnent faux. De plus, la narration avec une voix off omniprésente m'a légèrement saoulé. Un récit pseudo philosophique sur une vie de mensonges, celle de Herring, une introspection décevante. La part de science-fiction est bien amenée mais restera sans réponses, frustrant. Je me répète, mais je n'ai vraiment pas accroché. Graphiquement, je connaissais le dessin de Lisandro Estherren avec Catch & Release - Autopsie d'un meurtre et je préfère le travail qu'il a réalisé sur cet album. La magnifique mise en couleur n'y est pas étrangère. Un dessin détaillé, dynamique et aux lignes particulières pour les visages qui retranscrit admirablement l'atmosphère de la guerre froide. Du bon boulot. En conclusion, je me suis fait berner par une superbe couverture et le pitch de la quatrième de couverture ! Sur Berlin Est et la STASI, je conseille le film " La Vie des autres ". Un incontournable !

13/06/2023 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Sultana
Sultana

Sarah est une femme de 35 ans, célibataire depuis plusieurs années, et elle subit la pression familiale, l'influence du patriarcat, et les rencontres hasardeuses des sites spécialisés. Elle essaie donc d'en savoir plus sur son avenir, mais son bonheur se trouve peut-être dans une rencontre impromptue, des petits signes... J'ai un avis très partagé sur cet album. D'entrée de jeu j'ai eu beaucoup de mal avec le dessin d'Elodie Lascar. Je le trouvais quelque peu difforme, naïf... Mais je me suis accroché, et j'ai trouvé l'histoire d'une femme, pas très jeune, qui est désespérée par sa misère sentimentale et qui décide de se prendre en main, de suivre son instinct pour trouver le bonheur. Si les intentions et le pitch sont louables et intéressants, l'exécution est un brin ratée. En fait j'ai trouvé que c'était trop court, trop rapide. Si le côté gentiment érotique de l'histoire ne me gêne pas, j'ai un peu eu l'impression qu'il ne servait qu'à allonger un peu la sauce. Au final ce n'était pas désagréable à lire, et si le sujet est intéressant, il aurait peut-être mérité un album plus dense.

12/06/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Anjin San
Anjin San

Je continue mon exploration des vieux mangakas avec un des rares de George Akiyama parus en français. C'est un auteur qui a beaucoup produit (sa série la plus importante fait 112 tomes !) et cela m'intéressait de voir ce dont il était capable. Bon ben j'ai pas accroché à cette série. C'est le genre de série contemplative philosophique-poétique qui ne me parle pas. Je n'ai rien ressenti durant ma lecture sauf l'ennui. Rien ne m'a vraiment intéressé. Le personnage principal devient même agaçant à force de toujours dire qu'il est banal. Après trois histoires qui peuvent se lire comme des one-shot, l'auteur a la bonne idée d'ajouter petit à petit des personnages secondaires récurrents, faisant en sorte que ça soit juste une suite d'histoires avec comme unique lien le personnage du titre. Il y a une intrigue qui évolue, mais ce n'est pas assez pour me faire rentrer dans l'album. Le dessin est bon même si ça fait vieillot si on est surtout habitué aux mangas modernes. Une œuvre qui va peut-être plaire à d'autres lecteurs.

12/06/2023 (modifier)
Couverture de la série Irvin
Irvin

Étrange cet album, qui semble passer du coq à l’âne. Après un premier tiers qui tourne uniquement autour des hobos voyageant clandestinement de trains en trains, cela passe à quelque chose de plus polar (avec magouilles politico financières de grosses huiles), le jeune hobo que nous suivions au départ (Irvin donc) étant rejoint par un journaliste et une jeune femme. C’est très rythmé, sans doute un peu trop, quelques passages m’ayant fait penser à Tintin (du rythme, des ellipses, et une certaine naïveté de l’histoire – même si c’est plus mature et noir que ce que proposait Hergé). Mais je trouve que Trano ne prend pas assez le temps de poser son intrigue. Par contre l’arrière-plan est plutôt bien rendu : la crise des années 1930, les conflits syndicaux et la brutalité de la répression (policière face aux grèves, des « serre-freins » face aux hobos). Quant au dessin, c’est une sorte de ligne claire assez classique. Je regrette juste un rendu très inégal, en particulier concernant les personnages (détails et contours) – comme si plusieurs dessinateurs avaient officié. Certaines postures sont aussi un peu ratées. L’intrigue semble vouloir partir vers le Mexique dans l’album annoncé ensuite (« Querencia »), mais celui-ci n’ayant apparemment jamais paru, le lecteur reste sur une frustration. Note réelle 2,5/5.

12/06/2023 (modifier)
Par Ju
Note: 2/5
Couverture de la série La Poire en deux
La Poire en deux

Une bande dessinée pas mauvaise, mais qui n’a pas non plus un intérêt fou, il faut bien l’avouer. L’histoire nous emmène vers un western, dans un village au 19e siècle, où des meurtres à la hache sont perpétrés envers plusieurs honnêtes citoyens et citoyennes. Nous suivons l’enquête du shérif, alcoolique et quitté par sa femme, qui est « assisté » par le fils du maire, diplômé en Europe et appelé par son papa spécialement pour l’enquête. Cette bd se laisse lire, les personnages du shérif et du fils sont marrants, mais rien ne vient faire décoller le récit qui reste assez plat. J’ai lu cette bd sans déplaisir et parce que j’avais du temps à tuer, mais pas sur que je l’aurais rouverte si j’avais dû l’arrêter. Rien n’est original dans l’histoire ni extrêmement surprenant, pas même l’émergence du fantastique. En ce qui concerne le dessin, je suis assez mitigé. J’aime bien l’aspect graphique mais il faut bien avouer que le dessin est assez changeant, j’ai eu du mal à reconnaitre certains personnages, notamment féminins et, globalement, les visages changent pas mal d’une case à l’autre. Rien de bien mémorable donc, mais rien qui soit totalement rédhibitoire non plus.

12/06/2023 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série True Colors
True Colors

Bon. Là, je ne peux pas. On est totalement dans une histoire fleur-bleue, dans une romance entre une galeriste et un artiste qui souffre d'un handicap, bien réel, celui de ne pouvoir reconnaître les visages de ses interlocuteurs. Après s'être tourné autour pendant quelques temps, ils vont bien sûr craquer l'un pour l'autre. Je n'ai hélas pas trouvé ça très crédible, mais peut-être n'ai-je pas trop l'habitude des histoires à l'eau de rose, dont Morgane Moncomble semble être l'une des spécialistes au vu de sa bibliographie. Seule la toute dernière scène apporte une dimension inattendue dans cette série, dont je n'ai pourtant pas l'intention de lire la suite. Le dessin est assuré par Lylyblabla, qui semble avoir tout fait par ordinateur, ce qui explique sans doute l'aspect froid que j'ai trouvé à l'ensemble. Là encore, je n'accroche pas.

11/06/2023 (modifier)
Par grogro
Note: 2/5
Couverture de la série Musée
Musée

Le « nouveau roman graphique de Chabouté », pourtant annoncé comme un événement sur le bandeau de cette BD, est un petit exercice de style assez quelconque. En gros, il s’agit d’une extrapolation de la vie nocturne des œuvres, où les statues et personnages peints s’animent, discutent, s’engueulent… J’ai trouvé que la plupart des situations étaient assez bateau. David Prudhomme s'était déjà attelé à cet exercice, tout comme Jiro Taniguchi. Rien de neuf concernant le dessin. C'est du Chabouté. On reconnait au premier coup d'œil. Quant au scénar, quand je parle de "situations bateau", je pense par exemple au gladiateur de Gérôme que l'on surprend à compter fleurette, ou bien aux Célébrités du juste milieu de Daumier qui passent leur temps à commenter et à médire et dont les commentaires désagréables émaillent l'album... Plus généralement, on suit les interrogations des œuvres sur leurs origines et la nature de leur Créateur (Et Dieu dans tout ça ?). Et puis bien entendu, on sent venir (si j'ose dire) l'Origine du monde à deux milles kilomètres. Rien que du très attendu finalement. Le jour, les situations s'inversent, et ce sont les visiteurs que l'on observe face aux œuvres exposées... La dernière image est sympa, c'est vrai, mais n'empêche pas qu'une fois le livre refermé on se dise : "quand même tout ça pour ça !". L’avantage, c'est que ça se lit vite…

10/06/2023 (modifier)