Debbie Drechsler a bien évolué depuis Daddy's Girl. Son dessin est plus fin, plus "propre", et sa narration plus harmonieuse. Son sujet, aussi, est plus "sage", moins brut. Elle raconte ici les aléas sentimentaux d'une adolescente (autobiographie ?), qui découvre presque simultanément l'homosexualité féminine, la sexualité avec des garçons plus âgés, et la fragilité d'une amitié adolescente. Bon, ça peut être intéressant si l'on a l'âme fleur bleue, mais quand même, il ne se passe pas grand-chose... Lily passe beaucoup de temps à rêvasser, à attendre, à se poser des questions, alors que tous, autour d'elle, agissent. Du coup, on a un peu envie de la baffer, cette gamine...
J’avais envie de l’aimer ce manhwa avec ses jolies couleurs pastelles...
Une mère et un fils débarquent en ville à la recherche du père. Ils tombent sur un vieil homme et sa petite fille. Ils font état de leur misère affective commune. Leçon de vie... Amitié... et tout et tout... A la fin, ils vont tous vivre ensemble pour mieux supporter la vie... C’est d’un mielleux! A ce titre, le dos de couverture est explicite : « Sans sombrer dans le réalisme ou la noirceur, cette histoire a le pouvoir de toucher notre coeur. Elle nous démontre que l’espoir et l’amour de l’humanité peuvent faire fondre la froideur et l’indifférence de nos sociétés urbaines. »... Tout un programme... on croirait entendre la bande annonce d’une nunucherie américaine... Et bien la nunucherie coréenne, ça existe aussi, « Cours Bong-Gu » en est un beau spécimen...
Et le dessin, pourtant attirant au premier abord, devient vite insupportable par son incapacité à exprimer des sentiments sur le visage de ses personnages... Les deux gosses, par exemple, n’ont que deux expressions possibles, la bouche grande ouverte comme s’ils gueulaient et la bouche fermée... On est loin de la finesse d’un Tanigushi. Le découpage n’est pas toujours évident à suivre... on ne comprend pas toujours ce qui se passe...
J’avais envie de l’aimer ce manhwa avec ses jolies couleurs pastelles...
Décidément, Yann ne risque pas de faire taire ceux qui déplorent le caractère « commercial » de ses dernières créations. Les Innommables, Les exploits de Yoyo et Le Prince des Ecureuils sont décidément bien loin...
Aujourd’hui, il donne plutôt dans les séries plus standard telles que Les Eternels ou Yoni... C’est dans cette veine que se situe clairement « Narvalo ». Soit une intrigue carrée et grossièrement ficelée, un dessin réaliste très correct susceptible de ne déplaire à personne...
Alors oui, ça se laisse lire, mais c’est relativement froid et bidon... Presque sans âme tant les personnages semblent creusés dans le roc, comme des espèces de conglomérats de clichés ambulants… Alors oui, ça peut plaire à ceux qui ont aimés Imago Mundi ou Wayne Shelton... C’est aussi fade...
Hum bon. Voici typiquement ce que certains de mes camarades appellent une BD moisie. Et je vais encore être la risée du village, les gens vont me lancer des pierres, mais bon, je m'en fiche, j'aime ça. :)
Là on a un exemple parfait : un héros intrépide, une jolie femme mystérieuse et seule au monde, des vilains pas beaux qui font que des trucs pas gentils, etc. Dans un décor et une technologie très typés des années 1970- début 1980. Un peu de space-opera, une race de méchants envahisseurs, des costumes qui ressemblent à des pyjamas... Attention aux rebondissements, qui sont téléphonés. Les humains font d'emblée confiance à cette race d'extraterrestres, les Kronosiks (venus de la planète Kronos du titre), alors que ceux-ci pourraient leur piquer leur vaisseau et aller voir plus loin si l'on y est... Tout y est, et l'on pourrait détester cette BD tant elle rassemble de clichés.
Mais non, finalement, elle n'est pas si mauvaise. La présence du gamin insupportable est intéressante, le héros n'est pas invincible, la fille est trop bête pour être dangereuse... En y regardant à deux fois, le dessin n'est pas franchement mauvais, il est surtout gâché par des couleurs fadasses à pleurer. Bon, ok, la fille est ratée à chaque fois qu'on la voit, mais ce n'est pas bien grave...
Disons que c'est du moisi moyen. :)
D'un intérêt faible sous tous les aspects. Mais il faut rappeler qu'il s'agit d'une série d'épisodes de l'Echo des savanes. Alors c'est un peu érotique, un peu comique, un peu aventureux, mais tout cela sans grande réussite. L'auteur a visiblement manqué d'inspiration sur ce coup ; de Arnon préférez Dinausor Bop plus réussi.
Plus que décevant. Si l’intrigue et la trame de départ sont bonnes, et le dessin excellent, on ne peut pas en dire autant du reste. Tout cela est si caricatural !
Le héros : une sorte de top-modèle hyper érudit, excellent escrimeur, aux talents d’acrobate qui feraient pâlir un trapéziste, qui à toutes les femmes à ses pieds avant de les faire grimper aux rideaux en hurlant, et j’en oublie. Il est bien sûr accompagné de son anti-thèse/faire valoir, et fait moult choses exceptionnelles.
La femme, une sorte d’Esméralda, tout aussi top-modèle que le précédent, pleine de talents elle aussi, et même si elle est une ennemie au début, on a compris qu’elle couchera avec le héros.
Le méchant : c'est Richelieu d'Alexandre Dumas croisé avec Jafar, dans la grande tradition des méchants démoniaques, jusque dans le physique.
En conclusion, c’est loin d’être plaisant à lire, mais il faut reconnaître que l’intrigue est intéressante et le dessin superbe, mais tout le reste est très lourd, réchauffé, racoleur, en un mot : hollywoodien. Cela ressemble plus à un produit commercial conçu par une équipe marketing qu’à un travail d’auteur.
Ces deux nouvelles adaptées par Loustal, à partir d’un recueil de Coatalem ne m’ont guère passionnée, je les ai trouvées sympa sans plus. Dans la première, la chute est franchement téléphonée, quant à la seconde, plus inattendue, on se demande où l’auteur veut nous conduire, mais la fin est plus déconcertante qu’autre chose. Bien sûr, le titre du recueil “Tout est factice” permet de mieux comprendre la démarche de Coatalem, mais il manque un petit quelque chose pour que ce soit vraiment convaincant. Je n'ai pas lu le livre de Coatalem, est-ce dû à l'adaptation ?
Le dessin de Loustal, lui, est assez plaisant, et la mise en couleur soignée, avec des ambiances très chaleureuses. Ceci dit, en ce qui me concerne ça ne suffit pas à me donner envie de posséder cet album.
Bizarre cet album. Une atmosphère de froid, de neige et de solitude, la détresse d’un ouvrier, contraint de quitter un lieu de travail auquel il est profondément attaché, au nom du progrès, une critique du libéralisme en tant que machine à broyer les hommes, une usine désaffectée ou presque, des fantômes, de l’absurde, un dessin noir et blanc au pastel, ciselé et tout en camaïeu de gris, peu de dialogues mais une voix off. Voilà, je n’ai pas été touchée par cette histoire.
Whiteout n'est pas une mauvaise BD, seulement un environnement original ne suffit pas pour hisser un polar très moyen au niveau d'oeuvre de qualité.
Une fois de plus, je suis déçu par un scénario de Rucka, en plus d'être un peu trop pépère et classique à mon goût, ses histoires utilisent souvent des personnages un peu trop semblables. Carrie Stetko, une femme d'apparence forte mais perturbée par ses démons, est un personnage qui a été réutilisée avec d'autres traits et un autre nom (Tara Chace), dans le Queen & Country du même Rucka. Les personnages les plus intéressant de Gotham Central sont également des femmes flics préoccupées.
Alors certes, Rucka est doué pour créer des personnages féminins crédibles et touchants, mais un peu de variété serait bienvenue.
Pour les dessins Lieber s'en tire bien, il réussit à instaurer une ambiance graphique sombre et étouffante à souhait dans un univers immense et immaculé.
Les scènes d'extérieur sont particulièrement réussies.
A l'instar d'autres posteurs, j'ai apprécié les illustrations des têtes de chapitres par de célèbres dessinateurs, et surtout, la magnifique couverture de Frank Miller (J'ai acheté l'album pour ça!).
Whiteout est un comic qui a des qualités certaines, mais auquel il manque un peu de folie et de passion pour me plaire. C'est vraiment trop mou, dommage.
A noter que mon avis porte uniquement sur le premier tome, n'étant pas totalement convaincu je ne pense pas lire Fusion.
Cette série "les Assureurs" est en réalité une réédition de la série "Le grand bêtisier des déclarations d'accident " qui était parue en 2000. La première série avait bien marché alors Bamboo ne s'est pas privé d'exploiter le filon une seconde fois.
Vous connaissez sans doute les "perles des assurances", des déclarations d'assurance en principe véridiques mais surtout bien souvent hilarantes qui circulent sur le net ou en bouquins. Eh bien, ce sont celles-ci qui sont reprises telles quelles, illustrées pour donner un aspect BD ou du moins livre d'images humoristiques.
Personnellement, je trouve ces "perles des assurances" véritablement drôles. En les lisant sur le Net ou par mails que j'avais reçus, j'étais souvent éclaté de rire. Et en lisant celles choisies pour ces BDs, c'est idem, elles sont vraiment drôles pour la majorité.
Mais à côté de ça, à quoi sert le support BD ? A quoi sert-il d'illustrer ces "perles" ?
A mes yeux, à rien du tout. Voire pire, les illustrations ici tentent d'offrir une image "rigolote" sensée rajouter encore plus d'humour aux "perles" elles-mêmes, mais l'humour y est souvent nul ou totalement décevant par rapport à celui des "perles" elles-mêmes. C'est pas drôle et en plus ça gâche le texte lui-même.
Ce qu'il en ressort donc, c'est une utilisation totalement commerciale de "perles des assurances" autrement gratuite sur le Net en justifiant le prix de la BD par ces illustrations inutiles et pas drôles.
Je n'en conseille pas l'achat.
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The Summer of Love
Debbie Drechsler a bien évolué depuis Daddy's Girl. Son dessin est plus fin, plus "propre", et sa narration plus harmonieuse. Son sujet, aussi, est plus "sage", moins brut. Elle raconte ici les aléas sentimentaux d'une adolescente (autobiographie ?), qui découvre presque simultanément l'homosexualité féminine, la sexualité avec des garçons plus âgés, et la fragilité d'une amitié adolescente. Bon, ça peut être intéressant si l'on a l'âme fleur bleue, mais quand même, il ne se passe pas grand-chose... Lily passe beaucoup de temps à rêvasser, à attendre, à se poser des questions, alors que tous, autour d'elle, agissent. Du coup, on a un peu envie de la baffer, cette gamine...
Cours, Bong-Gu!
J’avais envie de l’aimer ce manhwa avec ses jolies couleurs pastelles... Une mère et un fils débarquent en ville à la recherche du père. Ils tombent sur un vieil homme et sa petite fille. Ils font état de leur misère affective commune. Leçon de vie... Amitié... et tout et tout... A la fin, ils vont tous vivre ensemble pour mieux supporter la vie... C’est d’un mielleux! A ce titre, le dos de couverture est explicite : « Sans sombrer dans le réalisme ou la noirceur, cette histoire a le pouvoir de toucher notre coeur. Elle nous démontre que l’espoir et l’amour de l’humanité peuvent faire fondre la froideur et l’indifférence de nos sociétés urbaines. »... Tout un programme... on croirait entendre la bande annonce d’une nunucherie américaine... Et bien la nunucherie coréenne, ça existe aussi, « Cours Bong-Gu » en est un beau spécimen... Et le dessin, pourtant attirant au premier abord, devient vite insupportable par son incapacité à exprimer des sentiments sur le visage de ses personnages... Les deux gosses, par exemple, n’ont que deux expressions possibles, la bouche grande ouverte comme s’ils gueulaient et la bouche fermée... On est loin de la finesse d’un Tanigushi. Le découpage n’est pas toujours évident à suivre... on ne comprend pas toujours ce qui se passe... J’avais envie de l’aimer ce manhwa avec ses jolies couleurs pastelles...
Narvalo
Décidément, Yann ne risque pas de faire taire ceux qui déplorent le caractère « commercial » de ses dernières créations. Les Innommables, Les exploits de Yoyo et Le Prince des Ecureuils sont décidément bien loin... Aujourd’hui, il donne plutôt dans les séries plus standard telles que Les Eternels ou Yoni... C’est dans cette veine que se situe clairement « Narvalo ». Soit une intrigue carrée et grossièrement ficelée, un dessin réaliste très correct susceptible de ne déplaire à personne... Alors oui, ça se laisse lire, mais c’est relativement froid et bidon... Presque sans âme tant les personnages semblent creusés dans le roc, comme des espèces de conglomérats de clichés ambulants… Alors oui, ça peut plaire à ceux qui ont aimés Imago Mundi ou Wayne Shelton... C’est aussi fade...
Kronos
Hum bon. Voici typiquement ce que certains de mes camarades appellent une BD moisie. Et je vais encore être la risée du village, les gens vont me lancer des pierres, mais bon, je m'en fiche, j'aime ça. :) Là on a un exemple parfait : un héros intrépide, une jolie femme mystérieuse et seule au monde, des vilains pas beaux qui font que des trucs pas gentils, etc. Dans un décor et une technologie très typés des années 1970- début 1980. Un peu de space-opera, une race de méchants envahisseurs, des costumes qui ressemblent à des pyjamas... Attention aux rebondissements, qui sont téléphonés. Les humains font d'emblée confiance à cette race d'extraterrestres, les Kronosiks (venus de la planète Kronos du titre), alors que ceux-ci pourraient leur piquer leur vaisseau et aller voir plus loin si l'on y est... Tout y est, et l'on pourrait détester cette BD tant elle rassemble de clichés. Mais non, finalement, elle n'est pas si mauvaise. La présence du gamin insupportable est intéressante, le héros n'est pas invincible, la fille est trop bête pour être dangereuse... En y regardant à deux fois, le dessin n'est pas franchement mauvais, il est surtout gâché par des couleurs fadasses à pleurer. Bon, ok, la fille est ratée à chaque fois qu'on la voit, mais ce n'est pas bien grave... Disons que c'est du moisi moyen. :)
Les Furies
D'un intérêt faible sous tous les aspects. Mais il faut rappeler qu'il s'agit d'une série d'épisodes de l'Echo des savanes. Alors c'est un peu érotique, un peu comique, un peu aventureux, mais tout cela sans grande réussite. L'auteur a visiblement manqué d'inspiration sur ce coup ; de Arnon préférez Dinausor Bop plus réussi.
Le Scorpion
Plus que décevant. Si l’intrigue et la trame de départ sont bonnes, et le dessin excellent, on ne peut pas en dire autant du reste. Tout cela est si caricatural ! Le héros : une sorte de top-modèle hyper érudit, excellent escrimeur, aux talents d’acrobate qui feraient pâlir un trapéziste, qui à toutes les femmes à ses pieds avant de les faire grimper aux rideaux en hurlant, et j’en oublie. Il est bien sûr accompagné de son anti-thèse/faire valoir, et fait moult choses exceptionnelles. La femme, une sorte d’Esméralda, tout aussi top-modèle que le précédent, pleine de talents elle aussi, et même si elle est une ennemie au début, on a compris qu’elle couchera avec le héros. Le méchant : c'est Richelieu d'Alexandre Dumas croisé avec Jafar, dans la grande tradition des méchants démoniaques, jusque dans le physique. En conclusion, c’est loin d’être plaisant à lire, mais il faut reconnaître que l’intrigue est intéressante et le dessin superbe, mais tout le reste est très lourd, réchauffé, racoleur, en un mot : hollywoodien. Cela ressemble plus à un produit commercial conçu par une équipe marketing qu’à un travail d’auteur.
Jolie mer de Chine
Ces deux nouvelles adaptées par Loustal, à partir d’un recueil de Coatalem ne m’ont guère passionnée, je les ai trouvées sympa sans plus. Dans la première, la chute est franchement téléphonée, quant à la seconde, plus inattendue, on se demande où l’auteur veut nous conduire, mais la fin est plus déconcertante qu’autre chose. Bien sûr, le titre du recueil “Tout est factice” permet de mieux comprendre la démarche de Coatalem, mais il manque un petit quelque chose pour que ce soit vraiment convaincant. Je n'ai pas lu le livre de Coatalem, est-ce dû à l'adaptation ? Le dessin de Loustal, lui, est assez plaisant, et la mise en couleur soignée, avec des ambiances très chaleureuses. Ceci dit, en ce qui me concerne ça ne suffit pas à me donner envie de posséder cet album.
L'Usine électrique
Bizarre cet album. Une atmosphère de froid, de neige et de solitude, la détresse d’un ouvrier, contraint de quitter un lieu de travail auquel il est profondément attaché, au nom du progrès, une critique du libéralisme en tant que machine à broyer les hommes, une usine désaffectée ou presque, des fantômes, de l’absurde, un dessin noir et blanc au pastel, ciselé et tout en camaïeu de gris, peu de dialogues mais une voix off. Voilà, je n’ai pas été touchée par cette histoire.
Whiteout
Whiteout n'est pas une mauvaise BD, seulement un environnement original ne suffit pas pour hisser un polar très moyen au niveau d'oeuvre de qualité. Une fois de plus, je suis déçu par un scénario de Rucka, en plus d'être un peu trop pépère et classique à mon goût, ses histoires utilisent souvent des personnages un peu trop semblables. Carrie Stetko, une femme d'apparence forte mais perturbée par ses démons, est un personnage qui a été réutilisée avec d'autres traits et un autre nom (Tara Chace), dans le Queen & Country du même Rucka. Les personnages les plus intéressant de Gotham Central sont également des femmes flics préoccupées. Alors certes, Rucka est doué pour créer des personnages féminins crédibles et touchants, mais un peu de variété serait bienvenue. Pour les dessins Lieber s'en tire bien, il réussit à instaurer une ambiance graphique sombre et étouffante à souhait dans un univers immense et immaculé. Les scènes d'extérieur sont particulièrement réussies. A l'instar d'autres posteurs, j'ai apprécié les illustrations des têtes de chapitres par de célèbres dessinateurs, et surtout, la magnifique couverture de Frank Miller (J'ai acheté l'album pour ça!). Whiteout est un comic qui a des qualités certaines, mais auquel il manque un peu de folie et de passion pour me plaire. C'est vraiment trop mou, dommage. A noter que mon avis porte uniquement sur le premier tome, n'étant pas totalement convaincu je ne pense pas lire Fusion.
Les Assureurs - Le grand bêtisier des déclarations d'accident
Cette série "les Assureurs" est en réalité une réédition de la série "Le grand bêtisier des déclarations d'accident " qui était parue en 2000. La première série avait bien marché alors Bamboo ne s'est pas privé d'exploiter le filon une seconde fois. Vous connaissez sans doute les "perles des assurances", des déclarations d'assurance en principe véridiques mais surtout bien souvent hilarantes qui circulent sur le net ou en bouquins. Eh bien, ce sont celles-ci qui sont reprises telles quelles, illustrées pour donner un aspect BD ou du moins livre d'images humoristiques. Personnellement, je trouve ces "perles des assurances" véritablement drôles. En les lisant sur le Net ou par mails que j'avais reçus, j'étais souvent éclaté de rire. Et en lisant celles choisies pour ces BDs, c'est idem, elles sont vraiment drôles pour la majorité. Mais à côté de ça, à quoi sert le support BD ? A quoi sert-il d'illustrer ces "perles" ? A mes yeux, à rien du tout. Voire pire, les illustrations ici tentent d'offrir une image "rigolote" sensée rajouter encore plus d'humour aux "perles" elles-mêmes, mais l'humour y est souvent nul ou totalement décevant par rapport à celui des "perles" elles-mêmes. C'est pas drôle et en plus ça gâche le texte lui-même. Ce qu'il en ressort donc, c'est une utilisation totalement commerciale de "perles des assurances" autrement gratuite sur le Net en justifiant le prix de la BD par ces illustrations inutiles et pas drôles. Je n'en conseille pas l'achat.