Les derniers avis (20704 avis)

Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Miss
Miss

J’ai trouvé que cette série partait pourtant bien. Dans ce Manhattan du début du siècle dernier, l’héroïne parle de son enfance : un père qui boit, une mère qui se prostitue. Rien d’exceptionnel pour le genre. Pourtant dans la narration, dans le style de construction des phrases, il y a quelque chose qui accroche. Rapidement Nola va s’associer avec Slim un Black rencontré lors d’une fusillade à Harlem. S’associer pour devenir un binôme de tueurs à gages. Voilà donc le décor planté, et ça aurait franchement pu être pas mal. Mais, car il y a un gros mais, le dessin n’est pas passé. Un trait froid, obscur, qui manque réellement de lisibilité. Un ensemble sombre qui rend la lecture difficile. Tous les blacks se ressemblent, impossible de les différencier, même leurs fringues ne le permettent pas par moment ! Et puis de temps en temps, au bout d’un passage de 3 cases, on part sur complètement autre chose pour seulement 4 cases, avant de rechanger. Une lecture assez pénible donc, et j’ai refermé le tome 2 sans avoir très envie d’ouvrir le 3. Je l’ai quand même fait, pour abandonner au bout de 5 pages….

05/01/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5
Couverture de la série Libre à jamais
Libre à jamais

Mwouais... Désolé, mais : tout ça c'est du déjà vu dans d'autres séries, sous une autre forme peut-être. Et ça ne renouvelle pas la SF. Ah que nenni !.. Joe Haldeman, le scénariste, est reconnu comme un des princes de la SF américaine. Tant mieux pour lui. Mais on n'a pas que des manchots du cerveau en Europe !... Marvano, le dessinateur, tire bien -heureusement- son épingle du jeu. L'univers qu'il décrit est plausible, bien structuré. Le graphisme est net, sans bavure, porteur d'idées. Et une belle palette de couleurs relève le niveau de l'ensemble. "Libre à jamais" ?... Malgré les bonnes idées, un scénario bien réfléchi, un graphisme plaisant, tout cela ne m'a pas interpellé outre mesure. Pas ennuyeux pourtant ! Mais de là à éventuellement crier à une "grande" série", il y a -vraiment- de la marge. Pas mal fait. Point.

05/01/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5
Couverture de la série Le Légataire
Le Légataire

Un album pour lequel il faut en avoir lu plusieurs autres avant, et ce n'est pas Blueberry ! Il met déjà une bonne vingtaine de pages avant de démarrer. Pourquoi donc !?!.. Mais, le temps de renouer les fils entre les différentes intrigues du Décalogue. Ah bon ?... Ben oui, il faut avoir lu cette autre série pour comprendre cet opus ! Boum !.. Cette mise en place est -personnellement- un peu longuette ; d'autant qu'il s'agit d'apprendre aux personnages ce que le lecteur du dit Décalogue connaît déjà. Bref, c'est bien gentil -chers auteurs-, mais faut quand même pas en remettre une couche ! Ceci écrit, c'est néanmoins assez efficace. Sans plus. Le trait de Béhé est d'une grande élégance, tout comme sa mise en couleurs. Plus uniforme, d'ailleurs, dans le présent opus. Paraît que cette histoire fera un total de six tomes. A pas envie...

05/01/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5
Couverture de la série Léon-la-Terreur (Léon Van Oukel)
Léon-la-Terreur (Léon Van Oukel)

J'espère sincèrement que le posteur initial de cette série ne m'en voudra pas MAIS : en ayant lu le contenu de la fenêtre "histoire", j'ose me permettre d'apporter quelques précisions. Léon ?... c'est un personnage assez redoutable ; une sorte de Léon Zitrone dans la force de l'âge. La cinquantaine grisonnante, et sous ses dehors d'homme respectable, ce personnage de BD -présentateur de radio et télévision- cache un réel tempérament volcanique. C'est un véritable mégalomane. Et qui plus est, sa mauvaise foi légendaire le pousse plus que souvent à provoquer des cataclysmes de toutes sortes... Léon ?... c'est une série hollandaise, également appréciée en Belgique ; mais du côté Flamand. Il fait son apparition dans le magazine "Nieuwe Revu" n° 22 du 28 Mai 1976. Les auteurs se sont inspiré -très librement- d'un présentateur de la télévision néerlandaise. Je possède quelques opus traduits en français. Curieux : le graphisme se rapproche très fort de la ligne claire chère à Hergé. Le dessinateur privilégie en effet ses personnages, leurs mouvements, par rapport aux décors et arrière-plans. Au point de vue du texte (bien traduit), ça arrive parfois au niveau de la truculence d'un Willy Vandersteen (Bob et Bobette). J'avoue que -sincèrement- cette série me serait passée inaperçue, si elle n'avait l'objet de parutions dans "L'écho des savanes" dès 1982. Qu'en dire ?... Assez iconoclaste par moments, je ne l'apprécie pas tellement. Toujours en cours, elle est distribuée en Belgique francophone mais n'y a que peu de succès.

05/01/2007 (modifier)
Couverture de la série Michel Vaillant
Michel Vaillant

Comment parler de Michel Vaillant en 2007 ? Comment ne pas s'associer aux différents commentaires concernant le style vieillot, tant au niveau du dessin, que des textes ou des scénarios ? Comment aussi, ne pas oublier que c'est la seule série, des séries à thème, qui parle du sport automobile ? Comment ne pas oublier que sur tant d'albums, il y a plusieurs périodes de style de BD qui sont passées, que d'éditeurs se sont succédés avec leurs impératifs et exigences différents ? Comment ne pas oublier que l'automobile et le sport automobile ont connu aussi des époques différentes ? Ceci pour dire, que pour les passionnés de cet univers, seule la série "Michel Vaillant" peut leur apporter une BD qui les concerne, cela au prix des défauts récurrents. Pour les autres, et notamment pour les plus jeunes, je ne peux que leur conseiller d'aborder cette série, non pas par le numéro 1 qui ne peut qu'accuser son GRAND âge, mais par les albums les plus récents, scénarisés par le fils de Jean Graton, qui apporte aux scénarios plus de modernisme et de machiavélisme dans les intrigues, au prix cependant des éternels poncifs de la série. Commencer une aussi longue série par le début, comme n'importe quelle série de cette longueur, ne peut que faire fuir les lecteurs actuels, et les faire passer à côté de bonnes choses. Que conseiller ? La lecture de "Paddock", de "La fièvre de Bercy" suivi du "Sponsor" ou de l"Opération Mirage" (albums qui pourraient être notés 3/5) et revenir ensuite, si on a apprécié, vers les albums les plus anciens, sans oublier qu'il y eut une époque où la production devait prendre le pas sur la qualité. J'allais oublier, dans les premiers albums, un épisode assez différent, ne parlant pas de sport automobile, mais présentant une histoire digne d'un Simenon : "le retour de Steve Warson", qui a lui seul vaudrait un 4/5. A rapprocher de la note globale donnée plus haut. Raymond

05/01/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Récits - Le Diable
Les Récits - Le Diable

Note approximative : 2.5/5 Cette oeuvre collective a pour principale qualité la réussite des dessins de la plupart de ses histoires et illustrations. Les auteurs ne sont pas véritablement au maximum de leur art - le dessin de Sorel par exemple est bon mais moins impressionnant que ses planches plus récentes - mais l'ensemble des histoires est assez beau à regarder. Par contre, les défauts sont bien présents. Pour commencer, les scénarios de chacune de ses histoires sont très moyens. Soit ils sont naïfs, soit ils sont sans surprise, soit ils sont difficilement compréhensibles. Car la narration est le gros problème d'au moins 2 de ces histoires, narration confuse, proprement ratée même car elle m'a tout simplement empêché de comprendre une histoire avant d'en déchiffrer le contenu à la lecture de la dernière case. Bref, jolis dessins, mais scénarios sans grand intérêt ou originalité et narration médiocre sur une petite moitié des récits. Un collectif dont la lecture n'est pas indispensable.

04/01/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Frères du Japon
Frères du Japon

J'ai découvert Tayio Matsumoto avec la lecture de ce manga et je dois dire être circonspect. Voilà un manga vraiment atypique, mais pas pour autant convaincant. Le dessin de Matsumoto est très spécial, très typé. S'il a du mal à me paraître beau, il ne manque cependant pas d'un certain charme dû à son originalité et pourrait bien me plaire si l'histoire en valait la peine. Cependant, les scénarios de ces nombreuses histoires courtes m'ont laissé très perplexes. Eux aussi sont très originaux. Je dirais même qu'ils sont souvent franchement délirants. Et l'idée de les mettre dans un même recueil peut paraître surprenant tant l'ensemble est hétéroclite. Après deux ou trois petites histoires courtes et très décousues tournant autour du thème de la mort, nous avons droit à une histoire brutale d'un combat muet entre deux chevaliers fantasy, une histoire de course de motos où les pilotes sont des animaux vivant au milieu d'humains, une histoire onirique des garçons magiques qui creusent la terre pour aller de l'autre côté du monde et y retrouver leur ami la baleine qui vole dans le ciel, et d'autres encore toutes aussi biscornues et surprenantes. La narration de chacune est assez différente mais dans l'ensemble, j'ai vraiment eu du mal à y accrocher, surtout aux premières dont certaines planches me sont même apparues complètement indéchiffrables, suites d'images sans aucun rapport les unes avec les autres. Quant au contenu de chacune, hormis l'histoire des animaux pilotes de moto qui est bien linéaire et assez prenante malgré sa fin un peu étrange, je suis resté sur ma faim, ne voyant pas trop où l'auteur voulait me mener et n'accrochant pas à sa poésie. Il semble que Mastumoto ne soit donc pas un auteur très facilement accessible : on est sensible à son art ou pas. Moi, je crains de ne guère l'être...

03/01/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Fluffy
Fluffy

Une BD véritablement étonnante, voire bizarre. Mais son originalité indéniable n'a vraiment pas suffi à me convaincre de son intérêt, de l'intérêt de la publier et encore moins de la traduire en Français, surtout pour la vendre à un tel prix dans le beau format souple de l'Edition de l'An 2. Le dessin tout simple, le début de l'histoire et le mignon petit Fluffy donnent l'impression de lire au premier abord une histoire pour enfants. Fluffy est un lapin mais il se comporte strictement comme un petit enfant, avec les mêmes dialogues décousus, les mêmes envies, les mêmes petites manies et jeux. Tout mignon, on ne peut cependant qu'être circonspect devant sa relation avec son papa, un humain très peu loquace, au visage inexpressif, au comportement mollasson et spectateur, qui traite Fluffy comme un enfant mais qui essaie aussi parfois de lui faire admettre qu'il est un lapin, pas un enfant. Comment cette situation a-t-elle pu se mettre en place ? Cela restera bien mystérieux. On les suit ainsi dans leur relation ambiguë, il ne se passe pas grand chose, on s'attend à comprendre pourquoi ce lapin là parle et vit comme un enfant (si ce n'est qu'il fait des petites crottes de lapin partout et qu'il ne mange pas de bifteck (ou peut-être que si ?)) mais rien ne vient. L'action, si l'on peut dire, s'installe avec un voyage en Sicile pour retrouver la famille, voyage qui s'agrémentera de diverses petites intrigues comme le lapin qui se perd dans le train, une mère au comportement obsessionnel, une disparition, une histoire d'amour ratée... Mais le rythme reste mou, toujours aussi bizarre. Toute l'action se passe sans que le personnage principal ne bouge les bras ou prenne pour de bon la parole. On suit les turpitudes de ses pensées contradictoires et confuses, il se désole de son mal-être et de sa tendance à rater sa vie, mais il reste apathique. Tout est en mode passif et contemplatif. Pour le reste du récit, les ruptures de tons sont très nombreuses, prenant le lecteur en permanence au dépourvu, mais ne me laissant malgré tout en tête qu'une idée répétitive : "mais qu'est-ce que c'est que cette BD ? Pourquoi avoir publié cela ?". Car franchement, à part éclater d'un rire jaune devant l'incongruité de certaines planches, je me suis littéralement ennuyé.

03/01/2007 (modifier)
Par herve
Note: 2/5
Couverture de la série Empire (Delcourt)
Empire (Delcourt)

Passionné de tout ce qui touche à l'Empereur, je me suis empressé d'acheter cet album. Mais ma déception fut grande. Après la série L'Histoire Secrète, bien décevante (je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout des 6 volumes), Pécau et Kordey se remettent en selle avec Empire, série plus légère prévue en trois volumes. D'ailleurs la couverture reste dans la lignée de leur précédente série. Cette uchronie se perd dans des explications inutiles voire fatigantes (les rappels de faits reconstitués comme la campagne d'Egypte ou encore les tirades sur les progrès de la science ou le récit du Waterloo afghan m'ont fortement ennuyé - et je passe sous silence la description de l'hélice ou de la machine à coder). Le scénario en outre se perd dans une avalanche de références littéraires ou historiques (avec Jules Verne, Surcouf, Dracula, le Loch Ness, Frankenstein) qui finissent par lasser le lecteur. Un premier volume assez lourd à digérer, avec comme seul atout le duo assez réussi composé de Nodier (le savant-poète) et du rescapé de la colonne d'Erlon. Je ne suis pas un grand fan du dessin de Kordey mais je l'ai trouvé beaucoup plus clair et soigné que dans la série L'Histoire Secrète où j'avais du mal à reconnaître les personnages.

03/01/2007 (modifier)
Par JJJ
Note: 2/5
Couverture de la série Kaamelott
Kaamelott

Je suis généralement peu enthousiaste face à cette vague d'adaptations en BD de programmes vus à la télévision, d'univers de chanteurs ou de comiques... Même si il y a dans le lot quelques albums qui valent le coup, je suis loin d'être client de ce genre de produit... j'emploie le mot client et non lecteur car il me semble mieux correspondre aux attentes de ces marchands de mauvaises images que sont Jungle et consorts. Je préfère -et de loin- une histoire originale, je ne connais pas la série Kaamelott, néanmoins ici c'est Casterman qui édite... un gage de qualité à mes yeux et le buzz autour de cette BD est plutôt positif. J'ai donc décidé de la lire tout en l'abordant avec retenue. Après lecture, une question me vient à l'esprit : Pourquoi cette BD n'est pas parue sous le label Jungle ? Elle y aurait sa place à mes yeux. Passons vite sur le dessin joli, propre, sans force ni caractère, mais tout à fait idéal pour satisfaire le client occasionnel, et, voyons ce que l'histoire nous propose. Alexandre Astier choisi de scénariser lui-même cette aventure, son bébé est sans doute trop précieux pour qu'il le confie à un exécutant comme il l'a fait pour le dessin. Une attitude noble qui donne un mauvais résultat. Belle initiative que de créer une histoire complète plutôt que de se contenter de gags ou d'histoires courtes, dommage cependant que l'auteur ait du mal à tenir le rythme, l'humour ne fonctionnant pas vraiment, on est vite dans une impasse. L'histoire étant assez classique elle n'est jamais sublimée car la mise en scène demeure plate et terne. Les dialogues envahissants n'aident pas vraiment non plus pour la progression de l'intrigue, c'est un peu trop lourd. Peut-être sonneront-ils mieux à l'oreille des fans de la série dont je ne fait pas partie. Seul l'univers assez décalé m'a plu. A mon avis cette BD a été réalisée pour les gens qui apprécient la série télé d'où elle est tirée. Et même si il y a un réel effort pour que cet album ressemble à un produit apte à capter l'intérêt d'une clientèle d'initiés cela ne prend pas, cette BD reste une opportunité commerciale de plus pour une franchise qui cartonne. Pour moi ce livre trouve plus sa place dans les rayons des grandes surfaces que sur les étagères de nos bonnes vieilles librairies. JJJ

03/01/2007 (modifier)