J’ai appris ne plus faire confiance à Manara en matière de scénario. Cet album est constitué d’histoires courtes sur le thème de la télé, la télé réalité ou la télé spectacle, en tout cas la télé poubelle.
Le dessin de Manara y est excellent, comme toujours, avec des femmes très belles et sensuelles.
Par contre, les scénarios… C’est soit de l’érotisme gratuit et même pas émoustillant, soit des intrigues de bas niveau sorties du chapeau, soit des trucs assez malsains comme cette femme soumise qui aime à se faire fouetter par la mère de son mari ou cette femme accusée de sorcellerie qui se met nue dans les rues de Venise et que le froid fait faire sur elle…
Au final, une BD dont on regardera les images plutôt que d’y chercher un intérêt scénaristique quelconque.
Cette série regroupée sous le nom de Bianca contient en réalité deux albums totalement indépendants, ne s'apparentant que par leur héroïne principale, Bianca.
Le dessin de Crépax a une personnalité certaine et ses femmes ont une sensualité évidente. Mais le style est vraiment rétro, démodé. Et les compositions fouillis, la mise en page confuse et les traits inégaux et déformés de ce dessin ne me plaisent vraiment pas.
Sans parler des couleurs du second tome (le premier est en noir et blanc) et de son encrage que je trouve simplement mauvais. Sur ce plan là, le premier tome est nettement plus attrayant.
Le premier album est un album érotique où le graphisme est privilégié avant tout. Courbes et sensualité, histoires oniriques et symboliques, le tout dans une ambiance typique de la fin des années 70. Il faut aimer ce genre d'atmosphère, mais personnellement je la trouve trop démodé et n'y ai jamais accroché.
Le second album est une adaptation des voyages de Gulliver, ses quatre voyages, chez les petites personnes de Liliput, chez les géants de Brobdingnag, chez les savants de Laputa puis chez les chevaux intelligents de Hoiyhnhnm. L’adaptation est assez fidèle et du coup sans surprise. Seules différences, le fait que Gulliver y soit remplacé par la jolie Bianca, et le fait que l’action se passe dans une ambiance un peu SF, avec vaisseaux échoués sur de mystérieuses planètes.
Quant au récit, hormis le fait que les textes et circonstances sont plus ou moins strictement celles des livres, et même si le premier chapitre reste sage, l’auteur impose ensuite sans arrêt des postures érotiques totalement gratuites à son héroïne. Elle se retrouve nue, à quatre pattes ou tripotée sans explication autre que le désir de l’auteur de montrer ses formes et d’appâter le chaland. Et cela n’a rien d’érotique qui plus est tant cela paraît artificiellement mis en place et tant c’est sans intérêt de nos jours où les corps sensuels sont étalés partout dans les médias.
Bref, un premier album à l'ambiance érotique-mystique démodée à mes yeux et un deuxième album qui est une adaptation simplement sans intérêt tant graphiquement que narrativement parlant. Je n'ai pas aimé.
Raaaahhhh !!
Irritation et frustration m’envahissent à la fermeture de cet album. J’ai le sentiment que Rui Lacas avait toutes les ressources et le potentiel pour nous pondre une œuvre formidable. Entre autres, un joli coup de pinceau et un excellent sujet de fond. Mais voilà, l’approche et le traitement narratif sont, à mon goût, réellement trop légers et superficiels. C’est d’autant plus rédhibitoire que le thème traité est intense et sacrément délicat.
Alors, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?
Les caractères des personnages. À peine fouillés, trop convenus, voire trop manichéens. La gentille maman dévouée et protectrice, la candide petite fille obéissante et bonne élève, le méchant patron impitoyable, l’employé vicieux et primaire. Même les personnages secondaires (même l’âne !) sont triviaux, caricaturaux.
Le graphisme. C’est sûr, il est vraiment « chouette » ! Rond, doux, optimiste et dégageant une grande jovialité. Malheureusement, il créé un décalage irrémédiable avec un propos si grave (je ne révèle rien pour limiter le gâchis). Cette ligne, je l’ai également ressentie par trop « envahissante ». Des tronches énormes, des décors souvent en gros plan donnent l’impression qu’ils vont sortir des vignettes. Comme si les pages avaient été zoomées. Un effet qui renforce une certaine idée de vide, n’enrichit pas les expressions et, plus gênant, laisse transparaître quelques défauts.
À part le final, présentant un peu d’originalité, une linéarité dans la narration rend l’histoire assez prévisible. Conjuguée avec mes réticences, on aboutit à une lecture expresse, sans réelle empathie et en fin de compte fade et sans émotion.
L’ambition était-elle de créer un contraste, un électrochoc entre matière et forme ? …bof ! Je trouve le format grand et inadapté. Je préférerais un récit concentré sur beaucoup moins de pages et une taille plus petite, visant un résultat dense et percutant. Dans le cas contraire, le fond mérite un développement davantage fouillé, précis et l’illustration gagnerait à moins de détachement et plus de nuances. Pour une meilleure harmonie. Enfin, ce n’est que mon point de vue…
Non, merci patron, pas pour moi ! 2,5/5
Je ne suis pas trop fan des albums BD où l’auteur raconte ses petits états d’âme pas bien passionnants. Et c’est bien ainsi que je vois Peine Perdue, sauf le respect de Baladi.
Cet album relativement vite lu raconte comment Baladi enfant ressentait une grande tristesse et se faisait tout un film imaginaire autour d’une chanson qu’il aimait à écouter. Il était conscient de cette tristesse au point de vouloir s’enregistrer pleurer pour, adulte, retrouver ses émotions de jeunesse. Et voilà maintenant l’auteur, adulte, qui écoute cet enregistrement et se dit que ben non, il ne ressent plus grand-chose sur cette musique, même quand le hasard va l’amener à retrouver un disque de ce groupe et pouvoir réécouter la chanson concernée avec des oreilles d’adultes.
Même s’il est amusant de voir que comme beaucoup d’autres, on partage avec Baladi des souvenirs de musiques qui vous ont marqués et d’univers visuels qu’on y associait alors qu’ils ne correspondent souvent pas du tout avec le texte de la chanson, le récit tel qu’il est raconté ici n’a vraiment rien d’original ni de vraiment palpitant. J’ai même eu l’impression à divers moments que l’auteur, ne sachant trop quoi dire, partait en légères digressions pour parler un peu plus de lui et de sa petite vie.
De fait, j’ai ressenti un peu trop de nombrilisme dans ce récit qui n’a pas su ni me toucher ni m’intéresser. Désolé.
Ce polar dispose d’un dessin en noir et blanc tout à fait sympathique. C’est donc avec un bon à-priori que je l’ai entamée.
Cependant, très vite, la narration confuse m’a un peu refroidi. Les auteurs jouent sciemment là-dessus je suppose pour accentuer l’effet de trouble que ressent le personnage principal qui est un peu perdu et ne sait plus ce qui est vrai ou non. Mais quoiqu’il en soit, certains passages particulièrement flous ne sont tout simplement pas agréables à lire.
Et dans la même veine de la confusion, je n’aime pas les polars qui jouent cette carte comme facilité scénaristique : le personnage qui perd pied et les gens qui ont tous des comportements bizarres autour de lui, le rendant d’autant plus paranoïaque, ça m’a toujours énervé comme trame scénaristique.
Et puis ensuite, l’intrigue prend véritablement forme et je n’accroche toujours pas. Les discours misogynes et rétrogrades qui le parsèment m’ont notamment bien agacé même si c’est sensé faire partie de la clé du récit. Jusqu’à la conclusion qui m’a tout simplement agacé par son aspect convenu et facile.
Vraiment pas le genre de polar qui me plait tant au niveau de la narration que du contenu et du dénouement. Dommage car le dessin était sympathique.
Cette BD est ce qu’on pourrait appeler un pêché de jeunesse de Vatine et Cailleteau. Une histoire d’adolescents, avec des intrigues justement un petit peu trop adolescentes.
Le dessin de Vatine n’est déjà pas mauvais. Dynamique et joli, il est sympathique. Seul l’encrage qui manque de clarté et les couleurs un peu ternes, d’autant plus qu’elles sont grisées par moment par des effets de tramage, ne sont pas fantastiques.
Ces histoires courtes sont un cocktail de jolies filles à draguer ou à mater, d’une ambiance de vacances dans un décor années 60 assez sympa, un peu de SF, un peu de fantastique, mais surtout de l’humour… Mais cet humour est assez basique, sans grande surprise, bref il n’amène qu’à peine le sourire. Tant et si bien que je n’ai guère été passionné par cette lecture dont les intrigues sont sans surprise et qui ne m’ont pas vraiment fait rire.
Juste une lecture pas désagréable mais à consommer à petites doses.
Une BD totalement dans l’esprit de la série Les Blondes, bref une série d’humour très bas de plafond. Reprise de blagues très connues mais pas vraiment drôles pour autant, personnages ultra caricaturaux, intrigues artificielles « pour le gag » et mélanges de blagues de blondes et de blagues de brunes. BD indubitablement commerciale lancer sans doute pour contrer le succès de Les Blondes, donc…
Seul le dessin n’est pas mauvais. Dynamique, il est plaisant si ce n’est les traits des visages qui semblent plaquer sur des têtes vides. Mais cela correspond finalement assez bien aux personnages…
Cette BD vaut surtout par son dessin. Dans la plus pure veine Heroic-Fantasy, il me rappelle par bien des moments le dessin de Froideval dans les Chroniques de la lune noire. Décors titanesques et gothiques, créatures formidables, mages noirs et guerriers en armures impressionnantes, jusqu’à ce tourbillon de spectres qui m’a immédiatement fait penser aux mêmes tourbillons d’esprits ou d’élémentaux du vent dont est familier Froideval. Ce dessin est bon, voire très bon par moment, même si le dessinateur a une certaine tendance à préférer dessiner les visages de face. Les couleurs sont un peu trop sombres par contre.
Maintenant, à côté de ce dessin tout à fait intéressant, le scénario est assez basique d’une part, mais surtout la narration est très mauvaise. C’est bien simple, j’ai eu l’impression répétée qu’il manquait une page sur deux dans ce récit. Les enchaînements sont trop elliptiques, les scènes d’action racontées par bribes, le rythme très inégal et toute l’histoire se devine plus qu’elle ne se savoure. C’est assez pénible, donnant l’impression de suivre une suite de jolies images d’action mais sans jamais réussir à entrer dans un récit beaucoup trop décousu.
Bref, déjà que le scénario n’apporte vraiment rien de neuf au domaine de l’héroic-fantasy, si en plus il est mal raconté, c’est vraiment gâcher un dessin qui aurait mérité au minimum une meilleure narration.
Bon, je l'ai acheté, je l'ai lu et maintenant je vais le ranger et sûrement l'oublier.
L'histoire de la première traversée du Belem n'est ni originale, ni captivante.
Par contre les dessins sont très jolis et le Belem est très bien mis en valeur... c'est ce qui m'empêche de mettre 1/5.
C'est une BD digne des romans photos des magazines "people".
Là où je me marre, c'est qu'elle se prend au sérieux en dissertant sur la mythologie des dieux égyptiens afin de faire un parallèle avec les lois de l'existence humaine. Vraiment pathétique !
L'histoire de cette jeune femme fatale dénuée de sentiment apparaît réellement artificielle. On n'y croit pas une seconde. Par ailleurs, la trame de l'histoire est décousue.
Il faut passer son chemin. C'est un grand raté de la pourtant excellente collection "Aire Libre".
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Candide Caméra (Projection privée)
J’ai appris ne plus faire confiance à Manara en matière de scénario. Cet album est constitué d’histoires courtes sur le thème de la télé, la télé réalité ou la télé spectacle, en tout cas la télé poubelle. Le dessin de Manara y est excellent, comme toujours, avec des femmes très belles et sensuelles. Par contre, les scénarios… C’est soit de l’érotisme gratuit et même pas émoustillant, soit des intrigues de bas niveau sorties du chapeau, soit des trucs assez malsains comme cette femme soumise qui aime à se faire fouetter par la mère de son mari ou cette femme accusée de sorcellerie qui se met nue dans les rues de Venise et que le froid fait faire sur elle… Au final, une BD dont on regardera les images plutôt que d’y chercher un intérêt scénaristique quelconque.
Bianca
Cette série regroupée sous le nom de Bianca contient en réalité deux albums totalement indépendants, ne s'apparentant que par leur héroïne principale, Bianca. Le dessin de Crépax a une personnalité certaine et ses femmes ont une sensualité évidente. Mais le style est vraiment rétro, démodé. Et les compositions fouillis, la mise en page confuse et les traits inégaux et déformés de ce dessin ne me plaisent vraiment pas. Sans parler des couleurs du second tome (le premier est en noir et blanc) et de son encrage que je trouve simplement mauvais. Sur ce plan là, le premier tome est nettement plus attrayant. Le premier album est un album érotique où le graphisme est privilégié avant tout. Courbes et sensualité, histoires oniriques et symboliques, le tout dans une ambiance typique de la fin des années 70. Il faut aimer ce genre d'atmosphère, mais personnellement je la trouve trop démodé et n'y ai jamais accroché. Le second album est une adaptation des voyages de Gulliver, ses quatre voyages, chez les petites personnes de Liliput, chez les géants de Brobdingnag, chez les savants de Laputa puis chez les chevaux intelligents de Hoiyhnhnm. L’adaptation est assez fidèle et du coup sans surprise. Seules différences, le fait que Gulliver y soit remplacé par la jolie Bianca, et le fait que l’action se passe dans une ambiance un peu SF, avec vaisseaux échoués sur de mystérieuses planètes. Quant au récit, hormis le fait que les textes et circonstances sont plus ou moins strictement celles des livres, et même si le premier chapitre reste sage, l’auteur impose ensuite sans arrêt des postures érotiques totalement gratuites à son héroïne. Elle se retrouve nue, à quatre pattes ou tripotée sans explication autre que le désir de l’auteur de montrer ses formes et d’appâter le chaland. Et cela n’a rien d’érotique qui plus est tant cela paraît artificiellement mis en place et tant c’est sans intérêt de nos jours où les corps sensuels sont étalés partout dans les médias. Bref, un premier album à l'ambiance érotique-mystique démodée à mes yeux et un deuxième album qui est une adaptation simplement sans intérêt tant graphiquement que narrativement parlant. Je n'ai pas aimé.
Merci Patron
Raaaahhhh !! Irritation et frustration m’envahissent à la fermeture de cet album. J’ai le sentiment que Rui Lacas avait toutes les ressources et le potentiel pour nous pondre une œuvre formidable. Entre autres, un joli coup de pinceau et un excellent sujet de fond. Mais voilà, l’approche et le traitement narratif sont, à mon goût, réellement trop légers et superficiels. C’est d’autant plus rédhibitoire que le thème traité est intense et sacrément délicat. Alors, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? Les caractères des personnages. À peine fouillés, trop convenus, voire trop manichéens. La gentille maman dévouée et protectrice, la candide petite fille obéissante et bonne élève, le méchant patron impitoyable, l’employé vicieux et primaire. Même les personnages secondaires (même l’âne !) sont triviaux, caricaturaux. Le graphisme. C’est sûr, il est vraiment « chouette » ! Rond, doux, optimiste et dégageant une grande jovialité. Malheureusement, il créé un décalage irrémédiable avec un propos si grave (je ne révèle rien pour limiter le gâchis). Cette ligne, je l’ai également ressentie par trop « envahissante ». Des tronches énormes, des décors souvent en gros plan donnent l’impression qu’ils vont sortir des vignettes. Comme si les pages avaient été zoomées. Un effet qui renforce une certaine idée de vide, n’enrichit pas les expressions et, plus gênant, laisse transparaître quelques défauts. À part le final, présentant un peu d’originalité, une linéarité dans la narration rend l’histoire assez prévisible. Conjuguée avec mes réticences, on aboutit à une lecture expresse, sans réelle empathie et en fin de compte fade et sans émotion. L’ambition était-elle de créer un contraste, un électrochoc entre matière et forme ? …bof ! Je trouve le format grand et inadapté. Je préférerais un récit concentré sur beaucoup moins de pages et une taille plus petite, visant un résultat dense et percutant. Dans le cas contraire, le fond mérite un développement davantage fouillé, précis et l’illustration gagnerait à moins de détachement et plus de nuances. Pour une meilleure harmonie. Enfin, ce n’est que mon point de vue… Non, merci patron, pas pour moi ! 2,5/5
Peine perdue (Baladi)
Je ne suis pas trop fan des albums BD où l’auteur raconte ses petits états d’âme pas bien passionnants. Et c’est bien ainsi que je vois Peine Perdue, sauf le respect de Baladi. Cet album relativement vite lu raconte comment Baladi enfant ressentait une grande tristesse et se faisait tout un film imaginaire autour d’une chanson qu’il aimait à écouter. Il était conscient de cette tristesse au point de vouloir s’enregistrer pleurer pour, adulte, retrouver ses émotions de jeunesse. Et voilà maintenant l’auteur, adulte, qui écoute cet enregistrement et se dit que ben non, il ne ressent plus grand-chose sur cette musique, même quand le hasard va l’amener à retrouver un disque de ce groupe et pouvoir réécouter la chanson concernée avec des oreilles d’adultes. Même s’il est amusant de voir que comme beaucoup d’autres, on partage avec Baladi des souvenirs de musiques qui vous ont marqués et d’univers visuels qu’on y associait alors qu’ils ne correspondent souvent pas du tout avec le texte de la chanson, le récit tel qu’il est raconté ici n’a vraiment rien d’original ni de vraiment palpitant. J’ai même eu l’impression à divers moments que l’auteur, ne sachant trop quoi dire, partait en légères digressions pour parler un peu plus de lui et de sa petite vie. De fait, j’ai ressenti un peu trop de nombrilisme dans ce récit qui n’a pas su ni me toucher ni m’intéresser. Désolé.
Assassine
Ce polar dispose d’un dessin en noir et blanc tout à fait sympathique. C’est donc avec un bon à-priori que je l’ai entamée. Cependant, très vite, la narration confuse m’a un peu refroidi. Les auteurs jouent sciemment là-dessus je suppose pour accentuer l’effet de trouble que ressent le personnage principal qui est un peu perdu et ne sait plus ce qui est vrai ou non. Mais quoiqu’il en soit, certains passages particulièrement flous ne sont tout simplement pas agréables à lire. Et dans la même veine de la confusion, je n’aime pas les polars qui jouent cette carte comme facilité scénaristique : le personnage qui perd pied et les gens qui ont tous des comportements bizarres autour de lui, le rendant d’autant plus paranoïaque, ça m’a toujours énervé comme trame scénaristique. Et puis ensuite, l’intrigue prend véritablement forme et je n’accroche toujours pas. Les discours misogynes et rétrogrades qui le parsèment m’ont notamment bien agacé même si c’est sensé faire partie de la clé du récit. Jusqu’à la conclusion qui m’a tout simplement agacé par son aspect convenu et facile. Vraiment pas le genre de polar qui me plait tant au niveau de la narration que du contenu et du dénouement. Dommage car le dessin était sympathique.
Fred et Bob (Les Aventures de)
Cette BD est ce qu’on pourrait appeler un pêché de jeunesse de Vatine et Cailleteau. Une histoire d’adolescents, avec des intrigues justement un petit peu trop adolescentes. Le dessin de Vatine n’est déjà pas mauvais. Dynamique et joli, il est sympathique. Seul l’encrage qui manque de clarté et les couleurs un peu ternes, d’autant plus qu’elles sont grisées par moment par des effets de tramage, ne sont pas fantastiques. Ces histoires courtes sont un cocktail de jolies filles à draguer ou à mater, d’une ambiance de vacances dans un décor années 60 assez sympa, un peu de SF, un peu de fantastique, mais surtout de l’humour… Mais cet humour est assez basique, sans grande surprise, bref il n’amène qu’à peine le sourire. Tant et si bien que je n’ai guère été passionné par cette lecture dont les intrigues sont sans surprise et qui ne m’ont pas vraiment fait rire. Juste une lecture pas désagréable mais à consommer à petites doses.
Cindy mon journal d'une blonde
Une BD totalement dans l’esprit de la série Les Blondes, bref une série d’humour très bas de plafond. Reprise de blagues très connues mais pas vraiment drôles pour autant, personnages ultra caricaturaux, intrigues artificielles « pour le gag » et mélanges de blagues de blondes et de blagues de brunes. BD indubitablement commerciale lancer sans doute pour contrer le succès de Les Blondes, donc… Seul le dessin n’est pas mauvais. Dynamique, il est plaisant si ce n’est les traits des visages qui semblent plaquer sur des têtes vides. Mais cela correspond finalement assez bien aux personnages…
Les Cavaliers de l'Apocalypse
Cette BD vaut surtout par son dessin. Dans la plus pure veine Heroic-Fantasy, il me rappelle par bien des moments le dessin de Froideval dans les Chroniques de la lune noire. Décors titanesques et gothiques, créatures formidables, mages noirs et guerriers en armures impressionnantes, jusqu’à ce tourbillon de spectres qui m’a immédiatement fait penser aux mêmes tourbillons d’esprits ou d’élémentaux du vent dont est familier Froideval. Ce dessin est bon, voire très bon par moment, même si le dessinateur a une certaine tendance à préférer dessiner les visages de face. Les couleurs sont un peu trop sombres par contre. Maintenant, à côté de ce dessin tout à fait intéressant, le scénario est assez basique d’une part, mais surtout la narration est très mauvaise. C’est bien simple, j’ai eu l’impression répétée qu’il manquait une page sur deux dans ce récit. Les enchaînements sont trop elliptiques, les scènes d’action racontées par bribes, le rythme très inégal et toute l’histoire se devine plus qu’elle ne se savoure. C’est assez pénible, donnant l’impression de suivre une suite de jolies images d’action mais sans jamais réussir à entrer dans un récit beaucoup trop décousu. Bref, déjà que le scénario n’apporte vraiment rien de neuf au domaine de l’héroic-fantasy, si en plus il est mal raconté, c’est vraiment gâcher un dessin qui aurait mérité au minimum une meilleure narration.
Belem
Bon, je l'ai acheté, je l'ai lu et maintenant je vais le ranger et sûrement l'oublier. L'histoire de la première traversée du Belem n'est ni originale, ni captivante. Par contre les dessins sont très jolis et le Belem est très bien mis en valeur... c'est ce qui m'empêche de mettre 1/5.
La veuve blanche
C'est une BD digne des romans photos des magazines "people". Là où je me marre, c'est qu'elle se prend au sérieux en dissertant sur la mythologie des dieux égyptiens afin de faire un parallèle avec les lois de l'existence humaine. Vraiment pathétique ! L'histoire de cette jeune femme fatale dénuée de sentiment apparaît réellement artificielle. On n'y croit pas une seconde. Par ailleurs, la trame de l'histoire est décousue. Il faut passer son chemin. C'est un grand raté de la pourtant excellente collection "Aire Libre".