Les derniers avis (20731 avis)

Par Jeannette
Note: 2/5
Couverture de la série La Route
La Route

Ayant lu les deux avis précédents, je me réjouissais de découvrir ce chef d’œuvre, d’autant plus que « Le Rapport de Brodeck » m’avait pas mal impressionnée. Quelle déception ! J’ai eu beaucoup de peine à arriver à la fin de ce one shot qui se traîne en longueur avec un scénario si pauvre et si déprimant. Certes, la littérature ne doit pas aborder que des thèmes agréables mais quel peut être le plaisir de lire une œuvre pareille ? Et pourtant, j’avais beaucoup apprécié l’œuvre « Ravage » de René Barjavel qui, lui aussi, traitait d’un monde touché par une catastrophe. J’avais trouvé du sens à ce roman tandis qu’ici, les seules qualités de l’album résident pour moi dans son graphisme qui, il est vrai, est exceptionnel. Je suis donc devant un dilemme : côté dessin, je mettrais 5 mais côté scénario, je ne parviens pas à mettre plus que 1. Et comme, pour moi, le scénario prime de loin sur le dessin, j’arrondis ma cote à 2 – et tant pis pour ceux qui estiment que cette BD, inspirée du roman éponyme de Cormac McCarthy, est une œuvre majeure ! Note réelle : 1,5

14/04/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Batman - L'Adaptation officielle du film en BD
Batman - L'Adaptation officielle du film en BD

A première vue, ces adaptations des films de Tim Burton me paraissaient de bonne qualité. J'ai trouvé que leur graphisme était plutôt bon, soigné, et ça ne choquait pas de voir les visages des acteurs représentés avec tant de ressemblance. Il faut dire que je connais tellement par coeur ces films qu'une représentation moins fidèle aux images que j'avais en tête m'aurait davantage déstabilisé. Et je connais aussi tellement les films que j'ai commencé par combler inconsciemment les trous de ces adaptations BD : la musique absente, la mise en scène qui pose cette ambiance si spéciale que sait instaurer Burton, mais aussi pas mal d'éléments manquants, de bouts de scène et de dialogues. Et c'est là que je me suis rendu compte de ce qui clochait avec cette BD, comme dans tellement d'adaptations de films. Avec l'obligation pour les auteurs de s'en tenir strictement aux images et au déroulé des scènes du film, il n'y a pas moyen de compenser les manques du média BD par rapport à un film animé avec son et musique. Tout parait creux, sans saveur. En outre, la majorité des scènes y sont expédiées à toute vitesse et il faut vraiment avoir le film en tête pour les apprécier à leur juste valeur : sans cette connaissance préalable, elles paraissent baclées, bousculées, sans intérêt. Si bien qu'au lieu de ces récits plein d'ambiance et de personnalité qu'étaient les films de Burton, on se retrouve avec de banales histoires d'action sans intelligence et à la narration trop abrupte et décousue pour captiver le lecteur.

14/04/2024 (modifier)
Couverture de la série Catch Family
Catch Family

Les vacances en gîte permettent de découvrir de belles régions. Et, parfois, de vieilles BD qu'il ne nous serait jamais arrivé de lire autrement. C'est le cas de cet album. Bon, clairement, je ne suis pas le cœur de cible, ça s'adresse à un jeune lectorat, pas trop exigeant. Je serai quand même moins dur dans ma notation que le précédent avis. L'humour est souvent poussif, ne passe pas la barrière de l'âge. Mais les plus jeunes peuvent être plus sensibles aux gags - certains n'étant pas trop mauvais. La bande de copains, le héros vivant avec sa mère - catcheuse et plutôt sexy, des petites histoires rythmées : c'est bien formaté pour le lectorat visé. Le dessin n'est pas mon truc, mais là aussi les plus jeunes y trouveront leur compte. Mais bon, c'est souvent simpliste, ça véhicule certains clichés (la banquière méchante ET moche - parce que grosse par exemple). Pas mon truc. Mais des gosses en vacances - dans un gîte - s'y retrouveraient peut-être davantage ?

13/04/2024 (modifier)
Par Tarmine
Note: 2/5
Couverture de la série Le Chat
Le Chat

Le Chat !! Tout un programme mais franchement ça ne m'a jamais trop amusée. Un gag par ci par là, c'est sympa. Je n'ai jamais trop compris pourquoi il faisait un tabac. Et puis voir son auteur faire ses courses dans ma grande surface, à l'époque, avec une certaine prétention à l'anonymat en pleine heure d'affluence, n'était pas des plus sympathique. Pas un sourire ..., à la crémière peut-être, mais pas aux citoyens lambdas. C'est dommage car l'auteur à une bonne tête et ses duos avec Jacques Mercier me plaisaient. Le Chat, c'est un peu du réchauffé.

13/04/2024 (modifier)
Couverture de la série Les Blagues du Bled
Les Blagues du Bled

Pas mieux que mon prédécesseur. Une lecture au hasard d'une découverte dans un gîte, qui m'a laissé totalement froid, ne me faisant esquisser aucun sourire. C'est de l'humour pas drôle et sans réelle saveur - ou surprise. En effet c'est de l'humour passe-partout, qui pourrait prendre place dans nombre de séries de supermarché. Et rien de spécifiquement maghrebin je trouve. Seul le mot " bled" du titre, et des mots arabes traduits en bas de page tentent de faire exotique, artificiellement et sans que ça ne relève vraiment le plat. Le dessin enfantin est dynamique, la colorisation plutôt bonne. Mais la lecture manque d'intérêt.

13/04/2024 (modifier)
Couverture de la série Spirou et la Gorgone bleue
Spirou et la Gorgone bleue

Un ressenti plus que mitigé. J’ai beaucoup de respect pour les 2 auteurs mais à mes yeux ils sont passés à côté du sujet, leur version de notre groom m’a laissé de marbre. Attention tout n’est pas à jeter, c’est fait avec beaucoup de professionnalisme. Aux dessins, Dany fait du Dany, même si je l’ai trouvé limite trop sage, ça ne m’aurait pas déplu qu’il insiste plus sur le côté sexy, voir à dévergonder un chouïa notre héros. Je serai plus sévère sur l’histoire, je ne remets pas en question le fond (écologie, pollution …) mais j’ai trouvé le scénario de Yann très niais et mal imbriqué dans la mythologie Sprirouesque. Je n’ai pas reconnu l’auteur, ici c’est trop gentil et pas bien corrosif, du coup la dénonciation fait pchit. Ça se lit facile mais bof, en plus sur 88 pages ça se traîne un peu, j’ai pas trouvé ça très rythmé.

13/04/2024 (modifier)
Couverture de la série Dark Avengers
Dark Avengers

Je n’ai lu que le 1er tome mais j’ai exactement le même ressenti que Ro sur cette série. L’idée de base est plutôt sympa, les Avengers sont remplacés par une équipe composée de Super-vilains. Malheureusement, il n’y a que l’idée qui est sympatoche dans cet album. Si la réalisation passe encore, les différents dessinateurs ne forcent pas leur talent, je suis bien plus dubitatif concernant la narration que j’ai trouvé lourde et embrouillée … trop d’effets ou d’ellipses mal gérées. Il faut vraiment avoir une grande connaissance des événements pour tout saisir. En fait, c’est le gros point noir de l’album (et de beaucoup d’autres chez cet éditeur), on nous montre un puzzle mais en oubliant de nombreux morceaux. Je n’aime pas cette façon de faire et c’est tellement flagrant ici que ma lecture a été plus pénible qu’autre chose.

13/04/2024 (modifier)
Couverture de la série Barcelonight
Barcelonight

Bon, je vais finir par me faire une raison. Goetzinger, comme Brétecher, est une auteure qui ne semble pas faite pour moi. Je peine à trouver de l’intérêt dans la plupart de ses productions. Si certaines ont trouvé quelques grâces à mes yeux, la majorité ne m’ont pas du tout accroché. Et c’est le cas avec cet album, que j’ai lu sans enthousiasme, fini laborieusement, et dont « l’intrigue » s’estompe rapidement. Je me dépêche donc d’en faire une critique ! J’ai mis des guillemets autour d’intrigue, car j’ai eu du mal à en discerner une clairement. C’est plutôt une sorte d’hommage à Barcelone et aux Espagnols (Goetzinger a écrit plusieurs histoires s’y déroulant, seule ou avec Victor Mora – lui-même Barcelonais). Pour cela nous suivons une jeune femme, Catherine, à son boulot de femme de ménage, dans son quotidien et ses balades, ses réflexions, etc. On ne s’attache à aucun de ces personnages, et cette « visite guidée » est peu palpitante. D’autant plus que le dessin – toujours aussi figé – et les couleurs, assez ternes, ne donnent pas non plus beaucoup de dynamisme à l’histoire.

13/04/2024 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Frankenstein à Bagdad
Frankenstein à Bagdad

Adapté du roman de Ahmed Saadawi, "Frankenstein à Bagdad" nous propose de revisiter ce classique de la littérature fantastique dans un contexte singulier : Bagdad en 2005 sous occupation américaine. La ville est en proie aux rivalités des différentes milices, de la Garde nationale irakienne et de l'armée américaine. Un chaos ambiant où la mort fauche son lot de vies humaines à coup d'attentats-suicide quotidiennement, dans lequel un chiffonnier en profite pour récupérer des morceaux de corps sur les lieux des attentats pour assembler un être complet... Le roman d'Ahmed Saadawi sorti en 2017 avait été remarqué et salué par la critique. Pour ma part ne l'ayant pas lu j'étais curieux de découvrir cette adaptation. La bonne surprise vient du dessin de Toni Cittadini que je ne connaissais pas. Dès les premières pages j'ai été séduit par son trait souple et expressif, parfaitement mis en valeur par la colorisation d'Alessandra Alexakis ; on est rapidement immergé dans ce Bagdab chaotique au travers d'une brochette de personnages atypiques ou le fantastique s'invite tout en douceur. Malheureusement, c'est au niveau de la narration ou du scénario que ça pêche. Ca donne l'impression de partir un peu dans tous les sens avec des transitions abruptes et de multiples points de vues. La narration s'en retrouve hachée, ne nous laissant pas le temps d'éprouver un tant soit peu d'empathie pour les personnages. N'ayant pas lu le roman, j'ai quand même l'impression que les coupes ont été drastiques (le roman fait 450 pages) ce qui donne cette impression d'un récit survolé sans réel approfondissement. Bref, j'ai fini ma lecture sans réel conviction, avec cette impression que le roman devait effectivement être beaucoup plus riche et prenant que cette adaptation.

13/04/2024 (modifier)
Couverture de la série C.O.W.L.
C.O.W.L.

Les récits de super héros ne sont pas trop mon truc, mais je me laisse tenter parfois, surtout lorsque c’est « à la marge », comme ici. D’autant plus que lorsque j’ai emprunté l’album – au hasard – je pensais lire un récit polar uniquement. La côté un peu crépusculaire et blasé (les super héros sont-ils nécessaires, ne coûtent-ils pas trop cher à la société – ici le Chicago des années 1960 ?) est plutôt bien vu. Ça pouvait donner une intrigue qui revitalise certains poncifs du polar noir américain. Mais au final je suis sorti déçu de cette lecture, que j’ai même fini un peu à reculons, l’ennui guettant. D’abord certains dialogues sont durs à déchiffrer (couleur des bulles par rapport au dessin). Ensuite j’ai trouvé que ça manquait de rythme, et qu’aucun personnage, qu’il soit super héros ou simple policier (les deux sont mêlés pour faire régner l’ordre) – voire méchants n’est vraiment charismatique. Quant au dessin, il n’est pas mauvais techniquement. Mais le rendu ne m’a pas plu. Les décors, minimaliste et esquissés, avec des couleurs ternes, donnent aux personnages des airs de silhouettes collées sur des fonds d’un autre origine. Je ne sais comment l’expliquer, mais ça ne me convient pas. Une lecture qui m’a laissé sur ma faim en tout cas.

12/04/2024 (modifier)