"Le chat", chat alors...
Je suis assez sévère avec mon 2/5 car je trouve beaucoup de strips particulièrement drôles mais je n’accroche absolument pas aux dessins que je trouve statiques, inexpressifs et simplistes. Geluck est un génie de la démonstration par l’absurde et ses jeux de mots font souvent mouche. En gros, il a d’excellentes idées de sketch mais la mise en image manque cruellement de vie.
D’ailleurs, si on fait le décompte, beaucoup de gags (je dirai la moitié) pourraient se passer du dessin, seul le dialogue (le monodialogue pour être précis :S) suffirait pour que la mécanique fonctionne. Et comme pour moi, dans la BD, le dessin est très important voire primordial vis-à-vis du scénario, ceci explique cela...
Les Femmes en blanc c'est sympa pendant 5 tomes, mais après c'est franchement mauvais. Déjà qu'à la base les gags ne me faisaient que sourire et que je ne riais que deux ou trois fois, ça devient pas drôle du tout.
On a souvent droit à deux genres de gags qui ne me font pas rire. Premièrement, y a des gags qui se passent en conférences avec un médecin qui nous décrit une maladie dont je n’ai rien à foutre. L'autre c'est deux infirmières qui parlent d'un sujet et y en a une autre qui arrive et se demande c'est quoi l'anecdote censée faire rire le lecteur.
L'un de pires séries que Cauvin à fait. Heureusement qu'il y a quelques bons gags dans les premiers tomes qui sauvent la série du 1/5.
Je n'ai jamais accroché à l'humour d'Édika. Au mieux, un album me fait sourire pendant 5 minutes avant de tourner en rond. Les situations ne me font pas rire ou ont certains potentiels qui sont malheureusement mal exploités. De plus, plusieurs gags sont trop lourds pour moi. Je n'ai rien contre l'humour pipi-caca-cul et ça me fait rigoler, mais pas avec Édika.
Le dessin est plutôt moyen. Je n'aime pas la façon dont Édika dessine ses personnages. Je trouve cela moche, en particulier les têtes. Les décors ne sont pas mal en revanche et je mets donc 2/5 au lieu de 1/5 rien que pour cela.
Ju-cdm est bon dessinateur qui possède un style assez agréable à lire. En revanche, pour le scénario et l'humour ça ne vole pas très haut. Les diverses histoires ne me font pas rire et je cherche toujours en quoi c'est marrant.
Cosmic Roger est un personnage sans aucune profondeur à mes yeux. Impossible de s'attacher à lui ! Je pourrais mettre 1/5, mais je préfère 2/5 car comme je l'ai dit, j'aime le dessin de Ju-cdm qui devrait sérieusement chercher un scénariste pour rendre ses histoires intéressantes.
Cette série met en scène les aventures d'un jeune garçon qui devient détective par passion pour une jeune fille admiratrice de Sherlock Holmes. Mais nous n'apprendrons ce postulat que dans le second et dernier tome. Nous passons en revue tous les personnages de la littérature : une large part pour Frankenstein dans le premier tome, Dracula, Merlin, Moriarty...
Je n'ai pas vraiment aimé ce mélange de genre. L'histoire est d'une très grande naïveté destinée surtout à un public en bas âge. Rien de fracassant ou d'original et trop enfantin pour convaincre...
Ce thriller ne restera pas dans les annales de la bande dessinée, c'est le moins que l'on puisse dire! Cela manque singulièrement de rythme. Nous avons une bonne part de mystère dans le premier tome qui évoque la carrière de sportifs américain de haut niveau dans le football américain.
On est baladé dans les deux suivants puis on nous assène la vérité dans un final aussi abruptement que possible. Cela m'a gâché un peu le plaisir.
Il y a beaucoup de personnages et de plans statiques. Le tout donne un effet accentué d'immobilisme à ce récit policier.
Et puis, cette sensation que cette histoire sonne faux tant les invraisemblances s'accumulent. On peut passer son chemin bien que cela ne soit pas intrinsèquement mauvais. Mais il manque beaucoup de subtilité et de psychologie à cette bd.
Un ensemble assez moyen. En effet, le scénario est un peu brinquebalent et le dessin pas assez maitrisé dans son ensemble. Les qualités de cet album ne peuvent sauver cette histoire un peu décousue.
L’intrigue démarre lentement sans trop de rapport avec ce qu’on apprend au début de l’histoire. Un cataclysme climatique a changé le visage de la planète, condamnant des côtes maritimes, modifiant des frontières et perturbant ainsi le contexte géopolitique. (par exemple Bordeaux se retrouve à côté de la mer). Mais cela ne nous avance pas à grand-chose de savoir cela puisqu’il n’y a aucun rapport avec ce qui se déroule par la suite… alors pourquoi nous présenter ce contexte ? De plus on ne maîtrise pas tous les aspects du scénario ce qui fait que parfois je me suis senti un peu déboussolé et entraîné sur de mauvaises pistes. C’est un peu confus côté construction de l’intrigue.
Pour le dessin, des bonnes cases côtoient des plans vraiment insipides voire totalement ratés. Mais bizarrement j’aime assez bien le trait d'Anton et j’attends de le voir plus finalisé. Trop de défauts ponctuent son dessin (les visages sont distordus) et ne donnent pas à voir le reflet exact de son travail, que l’on aperçoit quelquefois cependant (la couverture est vraiment chouette). Mais trop rarement. Son style me fait énormément penser à celui de Nicolas Nemiri, la ressemblance est saisissante.
Je ne saisis pas où les auteurs souhaitent nous emmener. Bref, un premier tome trop superficiel et trop imparfait.
Ayant relu récemment tous les Tetfol, je me suis mis en tête d'essayer de retrouver certaines oeuvres d'Eric, son talentueux dessinateur, au style si typique des années d'or du Lombard. Tombé par hasard sur "Wen", je l'ai donc lu.
Je ne sais pas où se situent, chronologiquement, ces histoires (le tome 1 a été publié en 1983, soit en pleine période Tetfol), mais je trouve son dessin moins abouti que sur sa série de référence. Plus "raccourci", moins travaillé la plupart du temps. Par contre, dès que Stoquart lui propose de croquer des créatures fantasmagoriques ou des scènes oniriques, Eric se lâche. Hélas, énorme hélas, un traitement des couleurs absolument abominable sur les trois quarts des planches gâche complètement le plaisir.
C'est bien dommage, parce que Jacques Stoquart lui avait concocté des histoires courtes sur mesure, à la fois fantastiques, oniriques comme je l'ai signalé, mais aussi avec un héros emblématique, libre, intrépide et parfois fascinant, même si parfois les saynètes sont un peu "faciles".
A lire si vous êtes fan de ce genre de récit.
Alors là euh...
Je pensais que ça n'existait plus ce genre de littérature... le style "djeunz-téssi-zyva" existe bel et bien, enfin, on essaye de le faire ressortir de la naphtaline. "Les Banlieuzards" est en fait la réédition des "Z'assistés" chez le même éditeur. Pas fou le Dikeuss publie lui-même ses trucs impubliables. A grand renfort de langage des banlieues, de situations mettant en scène des "meufs" toutes plus moches les unes que les autres, de belles caisses ou de gags basés sur à peu près tous les liquides (et solides) qui sortent du corps, Dikeuss nous propose des gags sur une ou plusieurs planches où la consternation le dispute à l'envie de passer à autre chose, comme ce délicieux chocolat qu'on m'a offert l'autre jour. En plus de ça, les vannes sont très mauvaises (JointVille", pffff... dire que j'habite à côté). Bref, on se désintéresse très vite du sort et des conneries de Bruno le parleur, Dom Dom le traaaaanquille, Abdel le Tchatcheur, Gilles le foncedé et Léo le vicelard.
Seul point positif, le dessin de Dikeuss n'est pas franchement mauvais, mais sa mise en scène et les couleurs criardes en font l'exemple le plus agressif que je connaisse dans la BD franco-belge. Un dessin qui serait bien mieux dans la caricature de presse à mon sens.
Bref, à éviter, sauf si vous habitez en banlieue, que vous avez moins de 14 ans et une cervelle de poule.
Ainsi donc il existait un « inspecteur secret du roi » sous la dynastie Choson, ou Yi (du nom de son fondateur, Yi Songgye, un général coréen), qui occupa le trône de 1392 à 1910, époque à laquelle le dernier roi Yi fut renversé par les Japonais. L’occupation japonaise, qui dura de 1905 à 1945, fut particulièrement rude, et explique encore l’animosité entre les deux pays à l’heure actuelle. Bien que cette animosité ait tendance à s’estomper chez les jeunes générations (en témoigne le succès d’un drama coréen au Japon), il demeure cependant remarquable de voir une mangaka s’intéresser à la Corée. Notons cependant qu’il s’agit de Natsuki Sumeragi, qui éprouve une profonde attirance pour la Chine, ce qui est aussi fort peu commun chez les Japonais, ceux-ci s’intéressant en général à la Chine plus pour ses légendes ou ce qu’elle est actuellement (une menace et un gigantesque marché).
Plus étonnant encore est l’aveu de Natsuki Sumeragi, qui écrit, en postface, avoir appris l’existence de l’inspecteur secret du roi dans un film nord-coréen projeté au Japon, lors d’un festival. Avouez que voilà qui est peu ordinaire, non ?
De ce film, donc, naquit l’envie d’en apprendre sur cet « inspecteur secret du roi », au titre trop romantique pour être oublié par une créatrice. Et, in fine, le recueil Intrigues au Pays du Matin Calme en représente l’aboutissement. En tout, quatre nouvelles qui forment, presque, une histoire continue, tant il semble qu’elles s’enchaînent chronologiquement (bien que rien ne permette de l’affirmer).
A priori, donc, au-delà de l’aspect un peu trop « romantique » de cet inspecteur secret du roi, aux attributions presque trop belles pour sembler vraies (traquer la corruption des fonctionnaires), Intrigues au Pays du Matin Calme semble tout avoir pour lui : un sujet pratiquement méconnu, ainsi qu’un contexte qui, lui-aussi, sort des sentiers battus (la Corée ancienne).
Malheureusement, les forces et faiblesses de Natsuki Sumeragi, qui transparaissaient dans La Voix des fleurs, semblent s’être répondues pour, de forces devenir faiblesses, et de faiblesses demeurer faiblesses. Il en va ainsi de ses défauts : bien que le dessin soit fort agréable et maîtrisé, les jeunes hommes semblent tous se ressembler, et ne se distinguer que par le costume. Il en va de même pour les jeunes femmes, qu’on parvient difficilement à distinguer les unes des autres. Et pire encore est-ce lorsqu’une jeune femme, homonyme de l’épouse de l’inspecteur secret du roi, rapelle celle-ci au « héros ». Au début, vu que les deux jeunes femmes portent le même nom, c’est la confusion la plus totale.
A contrario, ce qui semblait une faiblesse dans La Voix des Fleurs : la brièveté des nouvelles, ne devient pas une force. En ce sens qu’ici la faiblesse c’est que les quatre histoires concernent le même personnage, alors que cela ne se justifiait absolument pas. Il me semble que les nouvelles auraient gagné à reposer sur quatre protagonistes différents. Je pense que l’équilibre qui s’opérait entre les nouvelles de La Voix des Fleurs aurait de nouveau joué, malgré l’aspect parfois fade des histoires de Natsuki Sumeragi. Ainsi la nouvelle Vent violent dans région frontalière sino-coréenne aurait certainement eu plus de force si elle n’avait été rattachée, plutôt artificiellement, aux autres nouvelles. Car, ici, franchement, le rôle de l’inspecteur secret du roi est inexistant (il n’est même pas le personnage principal du récit), dans cette nouvelle qui est la plus intéressante et la plus forte des quatre... C’est tout dire, en fait.
Et la seule nouvelle qui justifie la présence de l’inspecteur secret du roi, puisqu’il y lutte contre un fonctionnaire corrompu (il s’agit de la nouvelle d’ouverture), ne me l’a d’ailleurs guère rendu sympathique. Pourquoi ? Parce que, tel un Robin des Bois inversé, il va « reprendre » aux riches, pour redonner aux anciens riches. Qu’on m’excuse, mais quand je vois ce « pauvre » fonctionnaire dont la famille a été spoliée d’une partie de ses terres, mais qui semble encore vivre très correctement, je pense surtout aux paysans sans qui, ni lui ni celui qui lui a « volé » ces terres, ne pourraient vivre sur un tel pied. Paysans dont on ne verra pas l’ombre d’une épaule miséreuse... Non, ici il nous est demandé de compatir gravement pour des jeunes gens beaux et plus très riches, qui ne souhaitent que redevenir riches comme il faut pour tenir leur rang de fonctionnaires.
Quant aux paysans miséreux, on n’en verra qu’un seul, et ce sera à la fin du recueil. À lui ne sera pas assuré la justice, mais une sorte de vengeance sous forme de mascarade rendue par « l’inspecteur secret du roi », qui signifie par là-même qu’il peut tout pour les riches fonctionnaires, mais rien pour les pauvres paysans. Sympathique et exaltante morale...
Enfin, la nouvelle consacrée tout à la fois à l’épouse de l’inspecteur secret du roi, et à son homonyme, ne pourra guère le rendre plus sympathique, bien au contraire. La compassion, franchement, possède ses limites.
De plus, et cela est franchement ennuyant, l’aspect « historique » du titre est assez faible. Certains indices nous signalent que l’action de place entre 1500 et 1640 (environ), mais elle aurait bien pu se dérouler en Chine à la même époque, voire sous les Song, ou au Japon avec quelques modifications de circonstances, que cela n’aurait pas changé grand chose. L’auteure avoue d’ailleurs qu’elle n’a réussi à réunir qu’une très faible documentation sur l’inspecteur secret du roi, ne sachant en fait comment il était nommé, comment il exerçait concrètement son pouvoir, et encore moins à obtenir des anecdotes sur des inspecteurs secrets historiques. Voilà qui se ressent dans ce titre, car en le refermant, j’avais la sensation de ne pas avoir appris grand chose sur cet inspecteur secret du roi, hormis son existence.
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Le Chat
"Le chat", chat alors... Je suis assez sévère avec mon 2/5 car je trouve beaucoup de strips particulièrement drôles mais je n’accroche absolument pas aux dessins que je trouve statiques, inexpressifs et simplistes. Geluck est un génie de la démonstration par l’absurde et ses jeux de mots font souvent mouche. En gros, il a d’excellentes idées de sketch mais la mise en image manque cruellement de vie. D’ailleurs, si on fait le décompte, beaucoup de gags (je dirai la moitié) pourraient se passer du dessin, seul le dialogue (le monodialogue pour être précis :S) suffirait pour que la mécanique fonctionne. Et comme pour moi, dans la BD, le dessin est très important voire primordial vis-à-vis du scénario, ceci explique cela...
Les Femmes en blanc
Les Femmes en blanc c'est sympa pendant 5 tomes, mais après c'est franchement mauvais. Déjà qu'à la base les gags ne me faisaient que sourire et que je ne riais que deux ou trois fois, ça devient pas drôle du tout. On a souvent droit à deux genres de gags qui ne me font pas rire. Premièrement, y a des gags qui se passent en conférences avec un médecin qui nous décrit une maladie dont je n’ai rien à foutre. L'autre c'est deux infirmières qui parlent d'un sujet et y en a une autre qui arrive et se demande c'est quoi l'anecdote censée faire rire le lecteur. L'un de pires séries que Cauvin à fait. Heureusement qu'il y a quelques bons gags dans les premiers tomes qui sauvent la série du 1/5.
Edika
Je n'ai jamais accroché à l'humour d'Édika. Au mieux, un album me fait sourire pendant 5 minutes avant de tourner en rond. Les situations ne me font pas rire ou ont certains potentiels qui sont malheureusement mal exploités. De plus, plusieurs gags sont trop lourds pour moi. Je n'ai rien contre l'humour pipi-caca-cul et ça me fait rigoler, mais pas avec Édika. Le dessin est plutôt moyen. Je n'aime pas la façon dont Édika dessine ses personnages. Je trouve cela moche, en particulier les têtes. Les décors ne sont pas mal en revanche et je mets donc 2/5 au lieu de 1/5 rien que pour cela.
Cosmik Roger
Ju-cdm est bon dessinateur qui possède un style assez agréable à lire. En revanche, pour le scénario et l'humour ça ne vole pas très haut. Les diverses histoires ne me font pas rire et je cherche toujours en quoi c'est marrant. Cosmic Roger est un personnage sans aucune profondeur à mes yeux. Impossible de s'attacher à lui ! Je pourrais mettre 1/5, mais je préfère 2/5 car comme je l'ai dit, j'aime le dessin de Ju-cdm qui devrait sérieusement chercher un scénariste pour rendre ses histoires intéressantes.
Zachary Holmes
Cette série met en scène les aventures d'un jeune garçon qui devient détective par passion pour une jeune fille admiratrice de Sherlock Holmes. Mais nous n'apprendrons ce postulat que dans le second et dernier tome. Nous passons en revue tous les personnages de la littérature : une large part pour Frankenstein dans le premier tome, Dracula, Merlin, Moriarty... Je n'ai pas vraiment aimé ce mélange de genre. L'histoire est d'une très grande naïveté destinée surtout à un public en bas âge. Rien de fracassant ou d'original et trop enfantin pour convaincre...
Quarterback
Ce thriller ne restera pas dans les annales de la bande dessinée, c'est le moins que l'on puisse dire! Cela manque singulièrement de rythme. Nous avons une bonne part de mystère dans le premier tome qui évoque la carrière de sportifs américain de haut niveau dans le football américain. On est baladé dans les deux suivants puis on nous assène la vérité dans un final aussi abruptement que possible. Cela m'a gâché un peu le plaisir. Il y a beaucoup de personnages et de plans statiques. Le tout donne un effet accentué d'immobilisme à ce récit policier. Et puis, cette sensation que cette histoire sonne faux tant les invraisemblances s'accumulent. On peut passer son chemin bien que cela ne soit pas intrinsèquement mauvais. Mais il manque beaucoup de subtilité et de psychologie à cette bd.
Miki
Un ensemble assez moyen. En effet, le scénario est un peu brinquebalent et le dessin pas assez maitrisé dans son ensemble. Les qualités de cet album ne peuvent sauver cette histoire un peu décousue. L’intrigue démarre lentement sans trop de rapport avec ce qu’on apprend au début de l’histoire. Un cataclysme climatique a changé le visage de la planète, condamnant des côtes maritimes, modifiant des frontières et perturbant ainsi le contexte géopolitique. (par exemple Bordeaux se retrouve à côté de la mer). Mais cela ne nous avance pas à grand-chose de savoir cela puisqu’il n’y a aucun rapport avec ce qui se déroule par la suite… alors pourquoi nous présenter ce contexte ? De plus on ne maîtrise pas tous les aspects du scénario ce qui fait que parfois je me suis senti un peu déboussolé et entraîné sur de mauvaises pistes. C’est un peu confus côté construction de l’intrigue. Pour le dessin, des bonnes cases côtoient des plans vraiment insipides voire totalement ratés. Mais bizarrement j’aime assez bien le trait d'Anton et j’attends de le voir plus finalisé. Trop de défauts ponctuent son dessin (les visages sont distordus) et ne donnent pas à voir le reflet exact de son travail, que l’on aperçoit quelquefois cependant (la couverture est vraiment chouette). Mais trop rarement. Son style me fait énormément penser à celui de Nicolas Nemiri, la ressemblance est saisissante. Je ne saisis pas où les auteurs souhaitent nous emmener. Bref, un premier tome trop superficiel et trop imparfait.
Wen
Ayant relu récemment tous les Tetfol, je me suis mis en tête d'essayer de retrouver certaines oeuvres d'Eric, son talentueux dessinateur, au style si typique des années d'or du Lombard. Tombé par hasard sur "Wen", je l'ai donc lu. Je ne sais pas où se situent, chronologiquement, ces histoires (le tome 1 a été publié en 1983, soit en pleine période Tetfol), mais je trouve son dessin moins abouti que sur sa série de référence. Plus "raccourci", moins travaillé la plupart du temps. Par contre, dès que Stoquart lui propose de croquer des créatures fantasmagoriques ou des scènes oniriques, Eric se lâche. Hélas, énorme hélas, un traitement des couleurs absolument abominable sur les trois quarts des planches gâche complètement le plaisir. C'est bien dommage, parce que Jacques Stoquart lui avait concocté des histoires courtes sur mesure, à la fois fantastiques, oniriques comme je l'ai signalé, mais aussi avec un héros emblématique, libre, intrépide et parfois fascinant, même si parfois les saynètes sont un peu "faciles". A lire si vous êtes fan de ce genre de récit.
Les Banlieuzards
Alors là euh... Je pensais que ça n'existait plus ce genre de littérature... le style "djeunz-téssi-zyva" existe bel et bien, enfin, on essaye de le faire ressortir de la naphtaline. "Les Banlieuzards" est en fait la réédition des "Z'assistés" chez le même éditeur. Pas fou le Dikeuss publie lui-même ses trucs impubliables. A grand renfort de langage des banlieues, de situations mettant en scène des "meufs" toutes plus moches les unes que les autres, de belles caisses ou de gags basés sur à peu près tous les liquides (et solides) qui sortent du corps, Dikeuss nous propose des gags sur une ou plusieurs planches où la consternation le dispute à l'envie de passer à autre chose, comme ce délicieux chocolat qu'on m'a offert l'autre jour. En plus de ça, les vannes sont très mauvaises (JointVille", pffff... dire que j'habite à côté). Bref, on se désintéresse très vite du sort et des conneries de Bruno le parleur, Dom Dom le traaaaanquille, Abdel le Tchatcheur, Gilles le foncedé et Léo le vicelard. Seul point positif, le dessin de Dikeuss n'est pas franchement mauvais, mais sa mise en scène et les couleurs criardes en font l'exemple le plus agressif que je connaisse dans la BD franco-belge. Un dessin qui serait bien mieux dans la caricature de presse à mon sens. Bref, à éviter, sauf si vous habitez en banlieue, que vous avez moins de 14 ans et une cervelle de poule.
Intrigues au Pays du Matin Calme
Ainsi donc il existait un « inspecteur secret du roi » sous la dynastie Choson, ou Yi (du nom de son fondateur, Yi Songgye, un général coréen), qui occupa le trône de 1392 à 1910, époque à laquelle le dernier roi Yi fut renversé par les Japonais. L’occupation japonaise, qui dura de 1905 à 1945, fut particulièrement rude, et explique encore l’animosité entre les deux pays à l’heure actuelle. Bien que cette animosité ait tendance à s’estomper chez les jeunes générations (en témoigne le succès d’un drama coréen au Japon), il demeure cependant remarquable de voir une mangaka s’intéresser à la Corée. Notons cependant qu’il s’agit de Natsuki Sumeragi, qui éprouve une profonde attirance pour la Chine, ce qui est aussi fort peu commun chez les Japonais, ceux-ci s’intéressant en général à la Chine plus pour ses légendes ou ce qu’elle est actuellement (une menace et un gigantesque marché). Plus étonnant encore est l’aveu de Natsuki Sumeragi, qui écrit, en postface, avoir appris l’existence de l’inspecteur secret du roi dans un film nord-coréen projeté au Japon, lors d’un festival. Avouez que voilà qui est peu ordinaire, non ? De ce film, donc, naquit l’envie d’en apprendre sur cet « inspecteur secret du roi », au titre trop romantique pour être oublié par une créatrice. Et, in fine, le recueil Intrigues au Pays du Matin Calme en représente l’aboutissement. En tout, quatre nouvelles qui forment, presque, une histoire continue, tant il semble qu’elles s’enchaînent chronologiquement (bien que rien ne permette de l’affirmer). A priori, donc, au-delà de l’aspect un peu trop « romantique » de cet inspecteur secret du roi, aux attributions presque trop belles pour sembler vraies (traquer la corruption des fonctionnaires), Intrigues au Pays du Matin Calme semble tout avoir pour lui : un sujet pratiquement méconnu, ainsi qu’un contexte qui, lui-aussi, sort des sentiers battus (la Corée ancienne). Malheureusement, les forces et faiblesses de Natsuki Sumeragi, qui transparaissaient dans La Voix des fleurs, semblent s’être répondues pour, de forces devenir faiblesses, et de faiblesses demeurer faiblesses. Il en va ainsi de ses défauts : bien que le dessin soit fort agréable et maîtrisé, les jeunes hommes semblent tous se ressembler, et ne se distinguer que par le costume. Il en va de même pour les jeunes femmes, qu’on parvient difficilement à distinguer les unes des autres. Et pire encore est-ce lorsqu’une jeune femme, homonyme de l’épouse de l’inspecteur secret du roi, rapelle celle-ci au « héros ». Au début, vu que les deux jeunes femmes portent le même nom, c’est la confusion la plus totale. A contrario, ce qui semblait une faiblesse dans La Voix des Fleurs : la brièveté des nouvelles, ne devient pas une force. En ce sens qu’ici la faiblesse c’est que les quatre histoires concernent le même personnage, alors que cela ne se justifiait absolument pas. Il me semble que les nouvelles auraient gagné à reposer sur quatre protagonistes différents. Je pense que l’équilibre qui s’opérait entre les nouvelles de La Voix des Fleurs aurait de nouveau joué, malgré l’aspect parfois fade des histoires de Natsuki Sumeragi. Ainsi la nouvelle Vent violent dans région frontalière sino-coréenne aurait certainement eu plus de force si elle n’avait été rattachée, plutôt artificiellement, aux autres nouvelles. Car, ici, franchement, le rôle de l’inspecteur secret du roi est inexistant (il n’est même pas le personnage principal du récit), dans cette nouvelle qui est la plus intéressante et la plus forte des quatre... C’est tout dire, en fait. Et la seule nouvelle qui justifie la présence de l’inspecteur secret du roi, puisqu’il y lutte contre un fonctionnaire corrompu (il s’agit de la nouvelle d’ouverture), ne me l’a d’ailleurs guère rendu sympathique. Pourquoi ? Parce que, tel un Robin des Bois inversé, il va « reprendre » aux riches, pour redonner aux anciens riches. Qu’on m’excuse, mais quand je vois ce « pauvre » fonctionnaire dont la famille a été spoliée d’une partie de ses terres, mais qui semble encore vivre très correctement, je pense surtout aux paysans sans qui, ni lui ni celui qui lui a « volé » ces terres, ne pourraient vivre sur un tel pied. Paysans dont on ne verra pas l’ombre d’une épaule miséreuse... Non, ici il nous est demandé de compatir gravement pour des jeunes gens beaux et plus très riches, qui ne souhaitent que redevenir riches comme il faut pour tenir leur rang de fonctionnaires. Quant aux paysans miséreux, on n’en verra qu’un seul, et ce sera à la fin du recueil. À lui ne sera pas assuré la justice, mais une sorte de vengeance sous forme de mascarade rendue par « l’inspecteur secret du roi », qui signifie par là-même qu’il peut tout pour les riches fonctionnaires, mais rien pour les pauvres paysans. Sympathique et exaltante morale... Enfin, la nouvelle consacrée tout à la fois à l’épouse de l’inspecteur secret du roi, et à son homonyme, ne pourra guère le rendre plus sympathique, bien au contraire. La compassion, franchement, possède ses limites. De plus, et cela est franchement ennuyant, l’aspect « historique » du titre est assez faible. Certains indices nous signalent que l’action de place entre 1500 et 1640 (environ), mais elle aurait bien pu se dérouler en Chine à la même époque, voire sous les Song, ou au Japon avec quelques modifications de circonstances, que cela n’aurait pas changé grand chose. L’auteure avoue d’ailleurs qu’elle n’a réussi à réunir qu’une très faible documentation sur l’inspecteur secret du roi, ne sachant en fait comment il était nommé, comment il exerçait concrètement son pouvoir, et encore moins à obtenir des anecdotes sur des inspecteurs secrets historiques. Voilà qui se ressent dans ce titre, car en le refermant, j’avais la sensation de ne pas avoir appris grand chose sur cet inspecteur secret du roi, hormis son existence.