La couverture et le titre de cette BD attisaient ma curiosité depuis un moment mais j'avoue avoir été déçu par ma lecture.
C'était avant tout le graphisme qui m'attirait. En feuilletant l'album, je trouvais les couleurs sympathiques et les bouilles des personnages expressives et mignonnes. C'est un style de dessin assez moderne, de forte inspiration manga par moment.
Je le trouve cependant encore un peu amateur, manquant de maîtrise dans le trait, l'encrage, l'anatomie et les décors. Ce n'est pas moche, c'est même parfois assez agréable et vivant comme style. Mais certains défauts et certaines approximations m'ont régulièrement dérangé.
Ceci étant dit, sur un bon récit, je n'aurais pas été plus ennuyé que cela. Mais c'est là que je n'ai vraiment pas accroché.
La narration est très décousue. Déjà, il m'a fallu plusieurs pages avant de comprendre la structure en flash-backs, pouvoir discerner quels passages étaient dans le présent et lesquels dans le passé. Reconnaitre facilement les personnages m'y aurait aidé mais ce n'est pas chose aisée en première lecture puisque l'héroïne change de look et que, vu le style de dessin, le look des personnages est bien l'une des seules manières pour les reconnaitre. D'autant plus qu'ils ne sont que rarement appelés par leurs prénoms dans les dialogues des premières pages.
Mais une fois que j'ai eu compris la structure, j'ai constaté que le scénario racontait des petits bouts de la vie intime de l'héroïne, avec ses hauts et ses bas, ses expériences sexuelles et plus ou moins sentimentales, sans vraiment de liant et le tout étant assez morose. J'ai vraiment peiné à m'attacher à ces petites frasques assez immatures, à ces personnages superficiels aux comportements adolescents, à ces scènes de sexe franchement froides voire malsaines. Et tout ça pour finir sur l'entame de (peut-être) une petite love story. Hum... Mouairf...
Exercice vain et mal raconté à mes yeux, je n'ai pas accroché.
Eh bien pour ma part je tempérerai ces avis. Conseillé par un ami et de nombreux éloges sur cette série, j’ai acheté d’un coup 7 volumes !? Il fallait bien entendu donner un peu de valeur à ma Bdthèque par la présence de ce joyau.
Bien mal m’en pris, j’ai trouvé cette série "plaisante", mais certainement pas culte !
D’un graphisme " Simple ?! - Nous dirons que je n'ai pas accroché non plus ! sur le trait malgré une excellente colorisation !
Le scénario est prévisible et déborde de cliché. Un humour CM2 / 6ème, Des chamailleries à la Laurel et Hardy. L’emploi de tirades poétiques est au départ original puis finit par lasser.
Seule consolation cette série bénéficie d’une excellente cote ! J’ai donc revendu le tout neuf avec une plus value sur un site de mise aux enchères !?
Empruntez les albums à votre médiathèque. C’est incontournable ! Elle l’aura. Mais ne faites pas plus d’effort.
Là, comme ça, si vous n’avez pas lu la fiche de la série, mais que vous tombez directement sur cet avis, vous pouvez vous dire « mais qu’est-ce que c’est encore que cette série d’horreur ? ».
Bon, d’une certaine façon, Urukyu, c’est de l’horreur, mais point celle qu’on croit.
Certes, on verrait bien comme sous titre : Urukyu, la montagne infernale, ou Urukyu, le démon des profondeurs, voire Urukyu et les quarante tronçonneuses. Mais non, Urukyu c’est un shôjô ! Bah ouais, quoi, un shôjô, un truc pour petites filles...
Alors, sur ce, donc... pourquoi Urukyu ? Tentons de rendre cet avis un poil instructif, à défaut d’être captivant (vu le niveau de la série d’origine).
Urukyu, parce que... « ultra cute » en anglais !
Ah bon, vous ne saisissez pas le principe ? À vrai dire, c’est difficile à qui ne connaîtrait pas les subtilités de la langue japonaise. Celle-ci s’écrit en effet dans un alphabet syllabique. Autrement dit, en japonais, une consonne est toujours accompagnée d’une voyelle, sauf pour le -n final. En japonais donc, le « ultra cute » anglais, se trouve transcrit en urutora kyuto, ce qui est un équivalent phonétique à ultra cute, sachant que son « l » n’existe pas réellement en japonais, mais que le « r » se prononce comme un r roulé, intermédiaire entre le r et le l. Et lorsque les Japonais veulent transcrire une voyelle seule (comme le « l » de ultra) ils choisissent toujours une syllabe s’achevant en -u, sauf pour le do et le to (parce que le « du » et le « tu » n’existent plus dans le syllabaire japonais, ayant évolué en « zu » et « tsu »). D’où : urutora kyuto. Prenez les premières syllabes, et le diminutif d’urutora kyuto devient urukyu. Et voilà...
Bref, espérant avoir appris quelque chose à ceux qui l’ignoraient, passons maintenant à la partie la moins intéressante de cet avis : l’avis sur la série en lui-même. Sachant qu’il pourrait se réduire à l’exergue qui accompagne les deux étoiles : « bof, sans plus ». Cela colle parfaitement à Urukyu, la série au titre étrange, et au rythme faussement déjanté.
Certes, à la première lecture de ce titre (dont j’avais acheté les cinq premiers tomes d’occasion), et comme je découvrais l’univers du manga, j’ai trouvé plutôt amusant et distrayant au moins les deux premiers tomes. C’est fort bien dessiné, et surtout c’était alors fort dépaysant pour moi. L’ennui est que, comme le souligne un avis précédent, l’histoire semble partir dans tous les sens. Il survient rebondissement sur rebondissement, et nouvelle trame sur nouvelle trame. On s’y perd. L’histoire elle-même, qui lorgne du côté du romantisme (recherche de l’âme-sœur) y perd toute crédibilité, et toute finesse. Entre le speed et le romantisme, il faut un moment choisir. Or Urukyu ne choisit pas. Enfin, l’aspect toujours très « propre sur soi », très « mode » des héroïnes achève de donner à cette histoire un cachet de futilité et de vacuité qui ne milite guère en sa faveur, mais qui résume parfaitement ce qu’est Urukyu.
Il était une fois...
La Belle du Temple Hanté aurait pu débuter par ces quatre mots qui caractérisent le conte à l’occidentale, puisque nous sommes, ici, clairement, dans le registre du conte.
C’est d’ailleurs certainement ce qui ressort de plus intéressant dans cette bande dessinée : l’impression de goûter à l’esprit des anciens contes chinois.
Cependant, car il y a bien sûr un « cependant » ou un « mais », La Belle du Temple Hanté ne m’a pas du tout convaincu. C’est magnifiquement dessiné, dans un beau crayonné vif et vigoureux, certes. Mais pour quoi en faire ?
En relisant cette histoire, j’ai franchement eu l’impression de me trouver face à un titre jeunesse, tant les personnages sont outrés et caricaturaux. S’il n’y avait eu ces passages érotiques et horrifiques, magnifiquement rendus par le crayonné de l’auteur, j’aurais franchement pu conseiller l’achat et la lecture de cette œuvre chinoise pour des enfants. Car ce qui m’a semblé rédhibitoire en tant qu’adulte m’apparaîtrait constituer un parfait conte pour la jeunesse. En effet, si les personnages sont outrés, le scénario, lui, tient parfaitement la route. De plus, voilà un titre qui vient de Chine, et l’ouverture au monde me semble une valeur importante à transmettre (ou à tenter de transmettre).
Malheureusement, donc, ce titre comme le dit la quatrième de couverture est « un conte pour adultes ». Dommage qu’on ne puisse envisager une version pour la jeunesse. Car là où je n’ai vu dans le personnage principal qu’un benêt, limite fat, un enfant y aurait vu un jeune peintre plein d’une fougue joyeuse. Et avec des yeux d’enfant, j’eus vu la même chose. Là où, adulte, la scène de la révélation de l’identité de monsieur Yan une m’a paru d’un pur grotesque d’autosuffisance, digne d’un mauvais nanar genre Mister Yan contre les Pizzaiolos Ninjas, un enfant y eut vu un rebondissement bienvenu, et l’apparition d’un personnage fort au moment opportun.
Il en va de même de la dernière partie. Je n’ai rien contre les happy end, mais là j’ai franchement eu l’impression très désagréable d’un happy end forcé, suintant d’une guimauve sirupeuse. Dans un titre jeunesse, j’en eus jugé différemment, estimant sans doute cette fin tendre, douce et mignonne. Mais, nous ne nous trouvons point dans un titre jeunesse (l’érotisme et l’horrifique y sont en effet largement présents).
C’est pourquoi, ayant refermé ce titre, et n’ayant été ni bouleversé, ni « emporté », j’ai eu une brève pensée matérialiste. Vous me l’excuserez, je l’espère. Je me suis dit que c’était bien cher pour ce que c’était.
Je n'ai pas du tout accroché. C'est indiqué clairement en 4e de couverture que cette bande dessinée est un hommage à La Guerre des Boutons mais de là à repomper... Changer juste 2-3 détails et hop en voiture on édite... C'est vrai que l'histoire est un peu universelle (deux bandes rivales s'opposent) mais là on retrouve beaucoup trop d'éléments similaires au roman de Pergaud : les personnages, le décor de campagne, les adultes en retrait, le chef de bande,...
Le dessin est également très moyen (les couvertures sont réussies, l'envie de jeter un oeil dans cette BD vient de là). Trop d'inégalités entre les cases. On peut passer d'une case très réussie à un ratage complet. Les têtes des personnages par exemple sont mal retranscrites, en particulier le côté figé et souvent grand ouvert de la bouche. Les couleurs par contre sont vraiment sympas. Couleurs chaudes avec une palette assez étendue, on se sent en été à courir dans les prés !
Mais bon à part ça... il me fut difficile de m'intéresser à l'histoire et je n'ai pas envie d'aller au-delà du 2ème tome.
Ca commence comme Quelques jours avec un menteur, en moins bien. Déjà, j’aime moins le dessin, trop sombre, trop rond. Et puis, je sens comme une sorte de malaise planer au-dessus de ce week-end.
Mais bon, globalement, j’ai quand même l’impression d’être embarquée dans une balade de trentenaires en plein bilan, prompts à s’envoyer des vannes bien lourdes et quelques réflexions bien incisives. De ce côté-là je suis servie, mais, assez brutalement, l’histoire prend une tout autre tournure.
Les pages cartonnées noires qui servent de transition entre chaque scène, ponctuent les allers-retours entre le présent et le passé des personnages. Cette construction narrative est intéressante, mais de mon point de vue, la chair n’est pas à la hauteur du squelette. La faute à des personnages trop rapidement esquissés, trop mystérieux, pour qu’on s’y attache, pour que l’on soit touché par ce qu’il arrive à l’un d’eux. Au moment où j’écris cet avis, cela fait une semaine que j’ai achevé la lecture très prenante d’un livre dont les personnages me hantent encore. L’appréciation de cet album en a peut-être pâti.
J’ai également été déçu par cette série.
A vrai dire, j’ai mis beaucoup de temps à terminer le premier tome, chose assez rare… L’histoire d’abord, que j’ai trouvé très longue à devenir intéressante ; il m’a fallu deux tomes pour commencer à lire l’histoire avec intérêt et à soupçonner une larme de suspens.
Les dessins sont sympas, les couleurs aussi, mais ne « cassent pas vraiment la baraque ». Je reconnais néanmoins que l’imagination de l’auteur offre une belle diversité dans l’univers créé. C’est le point positif de la lecture de cette série: relever certains détails irréels du monde dans lequel évolue le héros est agréable. Pour le reste, je n’ai pas accroché et, en lisant la majorité des avis, j’ai même eu droit à une belle désillusion après l’achat de l’édition intégrale.
Une relecture s’impose… Quand ? Il faudra attendre, si mon avis est modifié, j’apporterai évidemment les modifications. Pour l’instant, je passe à autre chose !
Je suis plutôt mitigé face à cette série. Le scénario est intéressant, mais ça part dans tous les sens et ça rend la lecture confuse. Plusieurs personnages apparaissent comme par 'enchantement' (j'entends par là qu'ils apparaissent en une case alors qu'ils n'étaient pas là avant).
Ça manque aussi de cohérence à mon goût et j'ai l'impression de ne voir qu'une suite de péripéties plus ou moins liées. C'est dommage car le dessin est vraiment dynamique et fluide de qui rend la lecture agréable.
Avis ne portant que sur le premier tome.
Je ne chercherai pas le second vu que cette série est abandonnée.
Tarek fait du bon travail au niveau du scénario mais il n'est pas aidé par le dessin. En effet celui ci est de niveau très variable selon les cases avec une constante assez faible. La colorisation n'a pas du être une tâche aisée du coup et le résultat parle de lui même : parfois très bonne, mais souvent fade.
Je n'aime pas rester en plan quand j'attaque une lecture, j'avais emprunté cette BD pour Tarek.
Si le scénario avait du potentiel, c'est quand même une déception en raison de la partie graphique et de l'abandon de la série.
J'ai pas mal entendu parler de Francis Masse et de ses oeuvres, mais celle-ci est la première que je lis et elle ne m'a clairement pas convaincu.
J'aime bien le graphisme. Ce mélange entre décors aux aspects de gravures retravaillées et ces personnages expressifs et bien dessinés m'ont bien plu. Tout cela est esthétique et agréable à l'oeil.
Ce serait même un graphisme efficace si cette BD n'était pas aussi bavarde.
Mais que c'est bavard !
Tellement que, je l'avoue, je n'ai pas réussi à tout lire. Très vite, trop vite, je me suis pris à feuilleter les pages sans lire tous les dialogues tellement ils étaient pesants.
C'est toute l'idée de cette BD, deux personnages à un balcon, façon petits vieux du Muppet Show, commentent ce qu'ils voient et parlent comme des encyclopédistes qu'ils disent être. Et chaque histoire courte embraye sur un thème issu de livres d'essais sur la physique, la psychologie ou autres. C'est comme si l'auteur avait ouvert une encyclopédie au hasard et décidé de reprendre l'intégralité d'un article et de le mettre dans la bouche de ses personnages. Résultat, c'est ch... ennuyeux. Et pas drôle alors qu'il semble que ce soit l'effet recherché.
Et pourtant je suis amateur de loufoque et ce qu'on voit dans ces planches est tout ce qu'il y a de plus loufoque la plupart du temps, mais c'est trop lourd et trop bavard.
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La couverture et le titre de cette BD attisaient ma curiosité depuis un moment mais j'avoue avoir été déçu par ma lecture. C'était avant tout le graphisme qui m'attirait. En feuilletant l'album, je trouvais les couleurs sympathiques et les bouilles des personnages expressives et mignonnes. C'est un style de dessin assez moderne, de forte inspiration manga par moment. Je le trouve cependant encore un peu amateur, manquant de maîtrise dans le trait, l'encrage, l'anatomie et les décors. Ce n'est pas moche, c'est même parfois assez agréable et vivant comme style. Mais certains défauts et certaines approximations m'ont régulièrement dérangé. Ceci étant dit, sur un bon récit, je n'aurais pas été plus ennuyé que cela. Mais c'est là que je n'ai vraiment pas accroché. La narration est très décousue. Déjà, il m'a fallu plusieurs pages avant de comprendre la structure en flash-backs, pouvoir discerner quels passages étaient dans le présent et lesquels dans le passé. Reconnaitre facilement les personnages m'y aurait aidé mais ce n'est pas chose aisée en première lecture puisque l'héroïne change de look et que, vu le style de dessin, le look des personnages est bien l'une des seules manières pour les reconnaitre. D'autant plus qu'ils ne sont que rarement appelés par leurs prénoms dans les dialogues des premières pages. Mais une fois que j'ai eu compris la structure, j'ai constaté que le scénario racontait des petits bouts de la vie intime de l'héroïne, avec ses hauts et ses bas, ses expériences sexuelles et plus ou moins sentimentales, sans vraiment de liant et le tout étant assez morose. J'ai vraiment peiné à m'attacher à ces petites frasques assez immatures, à ces personnages superficiels aux comportements adolescents, à ces scènes de sexe franchement froides voire malsaines. Et tout ça pour finir sur l'entame de (peut-être) une petite love story. Hum... Mouairf... Exercice vain et mal raconté à mes yeux, je n'ai pas accroché.
De Cape et de Crocs
Eh bien pour ma part je tempérerai ces avis. Conseillé par un ami et de nombreux éloges sur cette série, j’ai acheté d’un coup 7 volumes !? Il fallait bien entendu donner un peu de valeur à ma Bdthèque par la présence de ce joyau. Bien mal m’en pris, j’ai trouvé cette série "plaisante", mais certainement pas culte ! D’un graphisme " Simple ?! - Nous dirons que je n'ai pas accroché non plus ! sur le trait malgré une excellente colorisation ! Le scénario est prévisible et déborde de cliché. Un humour CM2 / 6ème, Des chamailleries à la Laurel et Hardy. L’emploi de tirades poétiques est au départ original puis finit par lasser. Seule consolation cette série bénéficie d’une excellente cote ! J’ai donc revendu le tout neuf avec une plus value sur un site de mise aux enchères !? Empruntez les albums à votre médiathèque. C’est incontournable ! Elle l’aura. Mais ne faites pas plus d’effort.
Ultracute (Urukyu)
Là, comme ça, si vous n’avez pas lu la fiche de la série, mais que vous tombez directement sur cet avis, vous pouvez vous dire « mais qu’est-ce que c’est encore que cette série d’horreur ? ». Bon, d’une certaine façon, Urukyu, c’est de l’horreur, mais point celle qu’on croit. Certes, on verrait bien comme sous titre : Urukyu, la montagne infernale, ou Urukyu, le démon des profondeurs, voire Urukyu et les quarante tronçonneuses. Mais non, Urukyu c’est un shôjô ! Bah ouais, quoi, un shôjô, un truc pour petites filles... Alors, sur ce, donc... pourquoi Urukyu ? Tentons de rendre cet avis un poil instructif, à défaut d’être captivant (vu le niveau de la série d’origine). Urukyu, parce que... « ultra cute » en anglais ! Ah bon, vous ne saisissez pas le principe ? À vrai dire, c’est difficile à qui ne connaîtrait pas les subtilités de la langue japonaise. Celle-ci s’écrit en effet dans un alphabet syllabique. Autrement dit, en japonais, une consonne est toujours accompagnée d’une voyelle, sauf pour le -n final. En japonais donc, le « ultra cute » anglais, se trouve transcrit en urutora kyuto, ce qui est un équivalent phonétique à ultra cute, sachant que son « l » n’existe pas réellement en japonais, mais que le « r » se prononce comme un r roulé, intermédiaire entre le r et le l. Et lorsque les Japonais veulent transcrire une voyelle seule (comme le « l » de ultra) ils choisissent toujours une syllabe s’achevant en -u, sauf pour le do et le to (parce que le « du » et le « tu » n’existent plus dans le syllabaire japonais, ayant évolué en « zu » et « tsu »). D’où : urutora kyuto. Prenez les premières syllabes, et le diminutif d’urutora kyuto devient urukyu. Et voilà... Bref, espérant avoir appris quelque chose à ceux qui l’ignoraient, passons maintenant à la partie la moins intéressante de cet avis : l’avis sur la série en lui-même. Sachant qu’il pourrait se réduire à l’exergue qui accompagne les deux étoiles : « bof, sans plus ». Cela colle parfaitement à Urukyu, la série au titre étrange, et au rythme faussement déjanté. Certes, à la première lecture de ce titre (dont j’avais acheté les cinq premiers tomes d’occasion), et comme je découvrais l’univers du manga, j’ai trouvé plutôt amusant et distrayant au moins les deux premiers tomes. C’est fort bien dessiné, et surtout c’était alors fort dépaysant pour moi. L’ennui est que, comme le souligne un avis précédent, l’histoire semble partir dans tous les sens. Il survient rebondissement sur rebondissement, et nouvelle trame sur nouvelle trame. On s’y perd. L’histoire elle-même, qui lorgne du côté du romantisme (recherche de l’âme-sœur) y perd toute crédibilité, et toute finesse. Entre le speed et le romantisme, il faut un moment choisir. Or Urukyu ne choisit pas. Enfin, l’aspect toujours très « propre sur soi », très « mode » des héroïnes achève de donner à cette histoire un cachet de futilité et de vacuité qui ne milite guère en sa faveur, mais qui résume parfaitement ce qu’est Urukyu.
La Belle du temple hanté
Il était une fois... La Belle du Temple Hanté aurait pu débuter par ces quatre mots qui caractérisent le conte à l’occidentale, puisque nous sommes, ici, clairement, dans le registre du conte. C’est d’ailleurs certainement ce qui ressort de plus intéressant dans cette bande dessinée : l’impression de goûter à l’esprit des anciens contes chinois. Cependant, car il y a bien sûr un « cependant » ou un « mais », La Belle du Temple Hanté ne m’a pas du tout convaincu. C’est magnifiquement dessiné, dans un beau crayonné vif et vigoureux, certes. Mais pour quoi en faire ? En relisant cette histoire, j’ai franchement eu l’impression de me trouver face à un titre jeunesse, tant les personnages sont outrés et caricaturaux. S’il n’y avait eu ces passages érotiques et horrifiques, magnifiquement rendus par le crayonné de l’auteur, j’aurais franchement pu conseiller l’achat et la lecture de cette œuvre chinoise pour des enfants. Car ce qui m’a semblé rédhibitoire en tant qu’adulte m’apparaîtrait constituer un parfait conte pour la jeunesse. En effet, si les personnages sont outrés, le scénario, lui, tient parfaitement la route. De plus, voilà un titre qui vient de Chine, et l’ouverture au monde me semble une valeur importante à transmettre (ou à tenter de transmettre). Malheureusement, donc, ce titre comme le dit la quatrième de couverture est « un conte pour adultes ». Dommage qu’on ne puisse envisager une version pour la jeunesse. Car là où je n’ai vu dans le personnage principal qu’un benêt, limite fat, un enfant y aurait vu un jeune peintre plein d’une fougue joyeuse. Et avec des yeux d’enfant, j’eus vu la même chose. Là où, adulte, la scène de la révélation de l’identité de monsieur Yan une m’a paru d’un pur grotesque d’autosuffisance, digne d’un mauvais nanar genre Mister Yan contre les Pizzaiolos Ninjas, un enfant y eut vu un rebondissement bienvenu, et l’apparition d’un personnage fort au moment opportun. Il en va de même de la dernière partie. Je n’ai rien contre les happy end, mais là j’ai franchement eu l’impression très désagréable d’un happy end forcé, suintant d’une guimauve sirupeuse. Dans un titre jeunesse, j’en eus jugé différemment, estimant sans doute cette fin tendre, douce et mignonne. Mais, nous ne nous trouvons point dans un titre jeunesse (l’érotisme et l’horrifique y sont en effet largement présents). C’est pourquoi, ayant refermé ce titre, et n’ayant été ni bouleversé, ni « emporté », j’ai eu une brève pensée matérialiste. Vous me l’excuserez, je l’espère. Je me suis dit que c’était bien cher pour ce que c’était.
Les Chaussettes trouées
Je n'ai pas du tout accroché. C'est indiqué clairement en 4e de couverture que cette bande dessinée est un hommage à La Guerre des Boutons mais de là à repomper... Changer juste 2-3 détails et hop en voiture on édite... C'est vrai que l'histoire est un peu universelle (deux bandes rivales s'opposent) mais là on retrouve beaucoup trop d'éléments similaires au roman de Pergaud : les personnages, le décor de campagne, les adultes en retrait, le chef de bande,... Le dessin est également très moyen (les couvertures sont réussies, l'envie de jeter un oeil dans cette BD vient de là). Trop d'inégalités entre les cases. On peut passer d'une case très réussie à un ratage complet. Les têtes des personnages par exemple sont mal retranscrites, en particulier le côté figé et souvent grand ouvert de la bouche. Les couleurs par contre sont vraiment sympas. Couleurs chaudes avec une palette assez étendue, on se sent en été à courir dans les prés ! Mais bon à part ça... il me fut difficile de m'intéresser à l'histoire et je n'ai pas envie d'aller au-delà du 2ème tome.
Week-end avec préméditation
Ca commence comme Quelques jours avec un menteur, en moins bien. Déjà, j’aime moins le dessin, trop sombre, trop rond. Et puis, je sens comme une sorte de malaise planer au-dessus de ce week-end. Mais bon, globalement, j’ai quand même l’impression d’être embarquée dans une balade de trentenaires en plein bilan, prompts à s’envoyer des vannes bien lourdes et quelques réflexions bien incisives. De ce côté-là je suis servie, mais, assez brutalement, l’histoire prend une tout autre tournure. Les pages cartonnées noires qui servent de transition entre chaque scène, ponctuent les allers-retours entre le présent et le passé des personnages. Cette construction narrative est intéressante, mais de mon point de vue, la chair n’est pas à la hauteur du squelette. La faute à des personnages trop rapidement esquissés, trop mystérieux, pour qu’on s’y attache, pour que l’on soit touché par ce qu’il arrive à l’un d’eux. Au moment où j’écris cet avis, cela fait une semaine que j’ai achevé la lecture très prenante d’un livre dont les personnages me hantent encore. L’appréciation de cet album en a peut-être pâti.
Horologiom
J’ai également été déçu par cette série. A vrai dire, j’ai mis beaucoup de temps à terminer le premier tome, chose assez rare… L’histoire d’abord, que j’ai trouvé très longue à devenir intéressante ; il m’a fallu deux tomes pour commencer à lire l’histoire avec intérêt et à soupçonner une larme de suspens. Les dessins sont sympas, les couleurs aussi, mais ne « cassent pas vraiment la baraque ». Je reconnais néanmoins que l’imagination de l’auteur offre une belle diversité dans l’univers créé. C’est le point positif de la lecture de cette série: relever certains détails irréels du monde dans lequel évolue le héros est agréable. Pour le reste, je n’ai pas accroché et, en lisant la majorité des avis, j’ai même eu droit à une belle désillusion après l’achat de l’édition intégrale. Une relecture s’impose… Quand ? Il faudra attendre, si mon avis est modifié, j’apporterai évidemment les modifications. Pour l’instant, je passe à autre chose !
Kochka
Je suis plutôt mitigé face à cette série. Le scénario est intéressant, mais ça part dans tous les sens et ça rend la lecture confuse. Plusieurs personnages apparaissent comme par 'enchantement' (j'entends par là qu'ils apparaissent en une case alors qu'ils n'étaient pas là avant). Ça manque aussi de cohérence à mon goût et j'ai l'impression de ne voir qu'une suite de péripéties plus ou moins liées. C'est dommage car le dessin est vraiment dynamique et fluide de qui rend la lecture agréable.
Démon Yäk
Avis ne portant que sur le premier tome. Je ne chercherai pas le second vu que cette série est abandonnée. Tarek fait du bon travail au niveau du scénario mais il n'est pas aidé par le dessin. En effet celui ci est de niveau très variable selon les cases avec une constante assez faible. La colorisation n'a pas du être une tâche aisée du coup et le résultat parle de lui même : parfois très bonne, mais souvent fade. Je n'aime pas rester en plan quand j'attaque une lecture, j'avais emprunté cette BD pour Tarek. Si le scénario avait du potentiel, c'est quand même une déception en raison de la partie graphique et de l'abandon de la série.
Les Deux du balcon
J'ai pas mal entendu parler de Francis Masse et de ses oeuvres, mais celle-ci est la première que je lis et elle ne m'a clairement pas convaincu. J'aime bien le graphisme. Ce mélange entre décors aux aspects de gravures retravaillées et ces personnages expressifs et bien dessinés m'ont bien plu. Tout cela est esthétique et agréable à l'oeil. Ce serait même un graphisme efficace si cette BD n'était pas aussi bavarde. Mais que c'est bavard ! Tellement que, je l'avoue, je n'ai pas réussi à tout lire. Très vite, trop vite, je me suis pris à feuilleter les pages sans lire tous les dialogues tellement ils étaient pesants. C'est toute l'idée de cette BD, deux personnages à un balcon, façon petits vieux du Muppet Show, commentent ce qu'ils voient et parlent comme des encyclopédistes qu'ils disent être. Et chaque histoire courte embraye sur un thème issu de livres d'essais sur la physique, la psychologie ou autres. C'est comme si l'auteur avait ouvert une encyclopédie au hasard et décidé de reprendre l'intégralité d'un article et de le mettre dans la bouche de ses personnages. Résultat, c'est ch... ennuyeux. Et pas drôle alors qu'il semble que ce soit l'effet recherché. Et pourtant je suis amateur de loufoque et ce qu'on voit dans ces planches est tout ce qu'il y a de plus loufoque la plupart du temps, mais c'est trop lourd et trop bavard.