J'éprouve un sentiment très mitigé après la lecture des 2 premiers tomes de ce manhwa.
Coté graphisme tout d'abord, il faut reconnaitre un vrai talent, un trait très précis et très soigné... Pourtant le résultat ne m'emballe pas outre mesure, du fait des visages beaucoup trop expressifs à mon gout et des personnages comme déformés par la vision au travers d'un judas...
Coté scénarii ensuite, si ce premier tome est très introductif, il nous présente tout de même des personnages et une histoire à fort potentiel... Mais en nous laissant sur notre faim ! Le second semble ensuite partir dans tous les sens et on est un peu perdu dans cette histoire mystico-erotico-fantastico-romantico-bizarre.
Au final, Cette œuvre peut tout à fait nous réserver le meilleur (pour peu que l'on adhère au graphisme) comme le pire, il me faudrait en lire plus, mais pour ma part j'ai été suffisamment échaudé par ces 2 premiers tomes pour m'arrêter là.
Arf. Déception à l'horizon...
Ce premier tome n'est pas un échec, loin de là. C'est bien fait, bien réalisé, bien dessiné. Mais j'ai trouvé le tout commun. Les personnages sont abordés succinctement, sans trop de relief. On passe par beaucoup trop d'inconnues dans l'histoire. Et pour l'instant, on ne peut pas dire que l'intrigue soit fabuleuse : une plateforme industrielle puise des ressources énergétiques dans la mer. Cette entreprise fait une découverte sensationnelle et décide de la taire pour ne pas contrarier ses intérêts.
Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai pas trouvé cela particulièrement attractif. Même les scènes sensées créer du suspense me laissent de marbre... je ne rentre pas dans la mécanique mise en place par le scénariste. Ca me fait penser à un remake des "Dents de la mer" en pire, bien que je sache pertinemment que le récit s'oriente vers la science-fiction.
J'espère juste que ça amorce une thématique plus générale, ce que laisse penser la fin, que juste celle des requins...
Alexandre Nevsky dépeint la vie de ce grand roi de Russie, de son couronnement jusqu'à la fin de sa vie, qu'il aura consacré entièrement à sa patrie. Peu attiré par les récits historiques purs, je me suis laissé prendre au jeu sans réellement trouver ce récit passionnant.
Le scénario utilise énormément de raccourcis, faire tenir une vie (bien remplie) dans un album de 48 pages... c'est un peu court. C'est sûrement le plus gênant, des passages sont ellipsés de manière trop importante. Si on comprend l'ensemble, j'aurai aimé pouvoir m'attarder sur des épisodes de son existence. Le personnage de Nevsky est charismatique et fier. Mais on ne sent pas toutes les subtilités que le personnage a réellement. Disons que son potentiel est sous-exploité, le comble pour un roi !
Un point fort de cet album reste l'illustration qui colle à merveille pour ce genre d'histoire. La bataille de la glace est un moment épique et assurément très bien retranscrit.
Les passionnés d'Histoire y trouveront certainement leur compte, et encore, ils resteront sûrement sur leur fin en souhaitant plus de détails.
"Achille Talon" blablablabla...
Je n’ai lu que des gags de Greg, mais bon vu que ça correspond à plus de 90% de la série au jour d’aujourd’hui, je ne pense pas que mon avis sera faussé et de toute manière je n’ai pas l’intention de lire les derniers tomes et leurs suites.
Je ne me suis jamais attaché aux personnages de cette série. Quelques gags arrivent à me faire sourire mais beaucoup m’ennuient à cause de leurs tons pompeux. Et mon dieu que les dialogues sont longs et j’ai beaucoup de mal à me justifier cette longueur. Il y a une expression toute faite qui dit que les meilleures plaisanteries sont les plus courtes, et bien ça vaut aussi pour cette série, malheureusement les strips en une ou deux pages sont rares.
Bref la lourdeur et la longueur de ses sketches ne m’ont jamais permis de ressentir une quelconque richesse des dialogues si souvent mise en exergue par les fans, une richesse du vocabulaire à la rigueur mais faut-il encore que ça mène quelque part.
Le dessin de Greg puis de Widenlocher, est ce qu’on appelle du -gros nez- dans la pure tradition franco-belge. Et moi, le -gros nez- j’aime ça, de ce côté-là donc tout va bien, je regrette même qu’il y en ait de moins en moins au profit des styles semi-réalistes et réalistes.
Rien à dire sur la couleur, ce sont de simples aplats comme souvent avec ce genre.
Cinq grands noms de la BD (Cabanes-Berberian-Dupuy-Denis et Tripp) se sont réunis pour composer trois longues histoires ; lesquelles tranchent par leur style. Ces histoires, néanmoins, possèdent une sorte d’esprit où j’ai trouvé de la fantaisie, du fantastique, et un rien de nostalgie.
Mais tout ça pour quoi ?… Fallait-il VRAIMENT en faire un album ?.. Je ne sais pas. J’ai lu, puis survolé les pages. Une BD qui m’a semblé assez hasardeuses, avec même quelques ratés… tout comme ce qui peut arriver avec une correspondance.
Déjà oubliée.
L’histoire démarre bien MAIS : son développement ne casse pas des briques !…
Le récit est classique. Un peu trop.
Les personnages ?… ben.. on ne sait pas trop qui est qui…et qui fait quoi…
Le dessin ?… un beau trait réaliste qui aurait pu relever certaines carences du scénario. Mais ce n’est pas le cas. Egalement quelques « faiblesses » dans la construction de personnages ; une mise en page « standard ».
Tout ça pour ?… un tome divertissant mais qui n’a pas capté outre mesure mon attention. Voilà. C’est tout.
Une histoire avec un goût fort prononcé de déjà lu/déjà vu. Ben oui : de méchants E.T. envahisseurs qui inoculent une maladie mortelle, des gens qui partent à la recherche de l’antidote… ça fait quand même pas mal de clichés, non ?…
Heureusement : le graphisme sauve un scénario assez « standardisé ». C’est vrai, au point de vue dessin j’ai apprécié quelque chose de « nouveau » ; un trait moderne où pointent quelques influences nippones. Les personnages sont bien imaginés, bien campés, se meuvent dans des décors et paysages autant imaginatifs que d’une belle diversité.
A noter aussi : la palette graphique utilisée, parfois un peu trop « pétante ».
Tout ça pour : une bonne histoire bien réalisée, c’est vrai, mais qui –sincèrement- ne m’a pas apporté de « découverte de lecture ».
Une bande dessinée originale. Un album surprenant.
J’ai ici eu affaire à une fable, un conte, hors du temps : à une histoire inspirée et –par certains côtés- assez emballante.
Je me suis retrouvé -dans une sorte de monde hypothétique- à suivre un personnage qui ne doit sa (sur)vie qu’à son boulot d’épouvantail à peine humain. Et lorsque cet agent de sécurité à la gueule cassée –qui fait le bonheur du pouvoir en place- aura des états d’âmes, « il » ne sera plus bon –lui et son chien- qu’à se retrouver au chômage.
Un bon postulat, de bons développements pour un duo d’auteurs en pleine forme.
Seulement voilà : je n’aime pas le graphisme. Elevé dans cette vieille école dite « franco-belge », et bien que j’apprécie le renouveau graphique de ce bon 9ème art, j’ai eu du mal à assimiler ce trait (que je précise créatif) et cette mise en page.
C’est ainsi. Il y a des moments de ressenti que l’on ne sait expliquer. C’est viscéral. Et c’est comme ça pour cet album. A relire dans quelques temps… mais pas tout de suite…
Marrant… si on peut dire. Depuis quelques mois, les chaînes télés nous abreuvent de séries de type « les experts de… » ; séries qui mettent en scène une police plus scientifique de « terrain ». Forcément, fallait bien que ce genre d’histoires donnent des envies d’en créer de même type « sur papier ».
Ainsi est née A.C.I.S. Mais ce qui fonctionne bien en télé n’est pas forcément tout bon en BD.
C’est le cas ici. On suit –sans réel intérêt- une équipe d’analystes criminels sur une affaire de tueur-dépeceur. Le petit « plus », quand même, c’est que les membres de cette équipe se font descendre au fil des pages de l’album.
Le scénario ?… ténu.
Les dialogues ?… on est loin, très loin- d’être dans un Alix.
Le dessin ?… un trait réaliste assez moyen ; les intervenants n’ayant pas un réel attrait olfactif.
Tout ça pour ?… un « petit » album qui joue sur la vague de l’engouement que suscitent ces séries. Mais à part ça…
Cette BD a pas mal de qualités que ce soit au niveau de la narration ou du dessin. Son principal défaut, c'est qu'elle se compare immanquablement à Blacksad dont elle se rapproche beaucoup trop.
Nous retrouvons en effet ici une trame très similaire. Polar animalier, détective privé qui enquête en parallèle d'un commissaire bourru connu de longue date de l'héroïne, dessin proche du style Disney contrastant avec une ambiance un peu noire, histoires en un tome. On s'y croirait à ceci près que, non seulement l'originalité n'est plus là mais surtout, Léa Graslin ne tient pas la comparaison.
Pris indépendamment, le graphisme n'est pas mauvais. Les personnages animaliers façon Disney sont sympathiques d'aspect. Les postures des personnages sont pleines de vie et les scènes d'action très dynamiques. Seules les expressions un peu répétitives des visages, et notamment celui de l'héroïne qui a toujours les mêmes sourcils à demi froncés, sont un peu dommage. Les décors sont plus simples mais corrects.
L'ennui à nouveau, c'est la comparaison avec Blacksad. Elle se fait dès la première planche où, comme dans le premier tome de Guarnido, on a droit à deux vues plongeantes sur un bureau encombré. La différence de niveau technique est franchement flagrante.
En outre, les couleurs informatiques et délavées ne sont pas tout à fait à mon goût.
Quant à l'histoire, même si elle se déroule correctement, elle n'est pas des plus captivantes. L'héroïne est assez antipathique, femme au physique superbe qui le sait et se prend vraiment trop au sérieux, paraissant mépriser une bonne part de son entourage à commencer par son dévoué assistant. Le récit est largement axé sur le sexe notamment parce que le père de l'héroïne tient un sex-shop mais aussi parce que ses enquêtes sont le plus souvent des histoires de moeurs et de prostitution. D'où quelques scènes un peu racoleuses dont on aurait pu se passer.
Quant à l'intrigue en elle-même, elle manque de saveur et d'intérêt. On la suit sans grande passion, s'indignant parfois de certaines coïncidences faciles et du hasard qui fait bien les choses en plaçant l'héroïne au bon endroit au bon moment sans que rien ne le justifie dans le scénario.
Bref, une lecture divertissement qui reprend trop la recette de Blacksad sans en atteindre la qualité tant au niveau graphique que scénaristique.
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0/6 - Zéro Six
J'éprouve un sentiment très mitigé après la lecture des 2 premiers tomes de ce manhwa. Coté graphisme tout d'abord, il faut reconnaitre un vrai talent, un trait très précis et très soigné... Pourtant le résultat ne m'emballe pas outre mesure, du fait des visages beaucoup trop expressifs à mon gout et des personnages comme déformés par la vision au travers d'un judas... Coté scénarii ensuite, si ce premier tome est très introductif, il nous présente tout de même des personnages et une histoire à fort potentiel... Mais en nous laissant sur notre faim ! Le second semble ensuite partir dans tous les sens et on est un peu perdu dans cette histoire mystico-erotico-fantastico-romantico-bizarre. Au final, Cette œuvre peut tout à fait nous réserver le meilleur (pour peu que l'on adhère au graphisme) comme le pire, il me faudrait en lire plus, mais pour ma part j'ai été suffisamment échaudé par ces 2 premiers tomes pour m'arrêter là.
Carthago
Arf. Déception à l'horizon... Ce premier tome n'est pas un échec, loin de là. C'est bien fait, bien réalisé, bien dessiné. Mais j'ai trouvé le tout commun. Les personnages sont abordés succinctement, sans trop de relief. On passe par beaucoup trop d'inconnues dans l'histoire. Et pour l'instant, on ne peut pas dire que l'intrigue soit fabuleuse : une plateforme industrielle puise des ressources énergétiques dans la mer. Cette entreprise fait une découverte sensationnelle et décide de la taire pour ne pas contrarier ses intérêts. Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai pas trouvé cela particulièrement attractif. Même les scènes sensées créer du suspense me laissent de marbre... je ne rentre pas dans la mécanique mise en place par le scénariste. Ca me fait penser à un remake des "Dents de la mer" en pire, bien que je sache pertinemment que le récit s'oriente vers la science-fiction. J'espère juste que ça amorce une thématique plus générale, ce que laisse penser la fin, que juste celle des requins...
Alexandre Nevsky
Alexandre Nevsky dépeint la vie de ce grand roi de Russie, de son couronnement jusqu'à la fin de sa vie, qu'il aura consacré entièrement à sa patrie. Peu attiré par les récits historiques purs, je me suis laissé prendre au jeu sans réellement trouver ce récit passionnant. Le scénario utilise énormément de raccourcis, faire tenir une vie (bien remplie) dans un album de 48 pages... c'est un peu court. C'est sûrement le plus gênant, des passages sont ellipsés de manière trop importante. Si on comprend l'ensemble, j'aurai aimé pouvoir m'attarder sur des épisodes de son existence. Le personnage de Nevsky est charismatique et fier. Mais on ne sent pas toutes les subtilités que le personnage a réellement. Disons que son potentiel est sous-exploité, le comble pour un roi ! Un point fort de cet album reste l'illustration qui colle à merveille pour ce genre d'histoire. La bataille de la glace est un moment épique et assurément très bien retranscrit. Les passionnés d'Histoire y trouveront certainement leur compte, et encore, ils resteront sûrement sur leur fin en souhaitant plus de détails.
Achille Talon
"Achille Talon" blablablabla... Je n’ai lu que des gags de Greg, mais bon vu que ça correspond à plus de 90% de la série au jour d’aujourd’hui, je ne pense pas que mon avis sera faussé et de toute manière je n’ai pas l’intention de lire les derniers tomes et leurs suites. Je ne me suis jamais attaché aux personnages de cette série. Quelques gags arrivent à me faire sourire mais beaucoup m’ennuient à cause de leurs tons pompeux. Et mon dieu que les dialogues sont longs et j’ai beaucoup de mal à me justifier cette longueur. Il y a une expression toute faite qui dit que les meilleures plaisanteries sont les plus courtes, et bien ça vaut aussi pour cette série, malheureusement les strips en une ou deux pages sont rares. Bref la lourdeur et la longueur de ses sketches ne m’ont jamais permis de ressentir une quelconque richesse des dialogues si souvent mise en exergue par les fans, une richesse du vocabulaire à la rigueur mais faut-il encore que ça mène quelque part. Le dessin de Greg puis de Widenlocher, est ce qu’on appelle du -gros nez- dans la pure tradition franco-belge. Et moi, le -gros nez- j’aime ça, de ce côté-là donc tout va bien, je regrette même qu’il y en ait de moins en moins au profit des styles semi-réalistes et réalistes. Rien à dire sur la couleur, ce sont de simples aplats comme souvent avec ce genre.
Correspondances
Cinq grands noms de la BD (Cabanes-Berberian-Dupuy-Denis et Tripp) se sont réunis pour composer trois longues histoires ; lesquelles tranchent par leur style. Ces histoires, néanmoins, possèdent une sorte d’esprit où j’ai trouvé de la fantaisie, du fantastique, et un rien de nostalgie. Mais tout ça pour quoi ?… Fallait-il VRAIMENT en faire un album ?.. Je ne sais pas. J’ai lu, puis survolé les pages. Une BD qui m’a semblé assez hasardeuses, avec même quelques ratés… tout comme ce qui peut arriver avec une correspondance. Déjà oubliée.
Arctica
L’histoire démarre bien MAIS : son développement ne casse pas des briques !… Le récit est classique. Un peu trop. Les personnages ?… ben.. on ne sait pas trop qui est qui…et qui fait quoi… Le dessin ?… un beau trait réaliste qui aurait pu relever certaines carences du scénario. Mais ce n’est pas le cas. Egalement quelques « faiblesses » dans la construction de personnages ; une mise en page « standard ». Tout ça pour ?… un tome divertissant mais qui n’a pas capté outre mesure mon attention. Voilà. C’est tout.
Ether
Une histoire avec un goût fort prononcé de déjà lu/déjà vu. Ben oui : de méchants E.T. envahisseurs qui inoculent une maladie mortelle, des gens qui partent à la recherche de l’antidote… ça fait quand même pas mal de clichés, non ?… Heureusement : le graphisme sauve un scénario assez « standardisé ». C’est vrai, au point de vue dessin j’ai apprécié quelque chose de « nouveau » ; un trait moderne où pointent quelques influences nippones. Les personnages sont bien imaginés, bien campés, se meuvent dans des décors et paysages autant imaginatifs que d’une belle diversité. A noter aussi : la palette graphique utilisée, parfois un peu trop « pétante ». Tout ça pour : une bonne histoire bien réalisée, c’est vrai, mais qui –sincèrement- ne m’a pas apporté de « découverte de lecture ».
L'Epouvantail Pointeur
Une bande dessinée originale. Un album surprenant. J’ai ici eu affaire à une fable, un conte, hors du temps : à une histoire inspirée et –par certains côtés- assez emballante. Je me suis retrouvé -dans une sorte de monde hypothétique- à suivre un personnage qui ne doit sa (sur)vie qu’à son boulot d’épouvantail à peine humain. Et lorsque cet agent de sécurité à la gueule cassée –qui fait le bonheur du pouvoir en place- aura des états d’âmes, « il » ne sera plus bon –lui et son chien- qu’à se retrouver au chômage. Un bon postulat, de bons développements pour un duo d’auteurs en pleine forme. Seulement voilà : je n’aime pas le graphisme. Elevé dans cette vieille école dite « franco-belge », et bien que j’apprécie le renouveau graphique de ce bon 9ème art, j’ai eu du mal à assimiler ce trait (que je précise créatif) et cette mise en page. C’est ainsi. Il y a des moments de ressenti que l’on ne sait expliquer. C’est viscéral. Et c’est comme ça pour cet album. A relire dans quelques temps… mais pas tout de suite…
A.C.I.S
Marrant… si on peut dire. Depuis quelques mois, les chaînes télés nous abreuvent de séries de type « les experts de… » ; séries qui mettent en scène une police plus scientifique de « terrain ». Forcément, fallait bien que ce genre d’histoires donnent des envies d’en créer de même type « sur papier ». Ainsi est née A.C.I.S. Mais ce qui fonctionne bien en télé n’est pas forcément tout bon en BD. C’est le cas ici. On suit –sans réel intérêt- une équipe d’analystes criminels sur une affaire de tueur-dépeceur. Le petit « plus », quand même, c’est que les membres de cette équipe se font descendre au fil des pages de l’album. Le scénario ?… ténu. Les dialogues ?… on est loin, très loin- d’être dans un Alix. Le dessin ?… un trait réaliste assez moyen ; les intervenants n’ayant pas un réel attrait olfactif. Tout ça pour ?… un « petit » album qui joue sur la vague de l’engouement que suscitent ces séries. Mais à part ça…
Léa Graslin
Cette BD a pas mal de qualités que ce soit au niveau de la narration ou du dessin. Son principal défaut, c'est qu'elle se compare immanquablement à Blacksad dont elle se rapproche beaucoup trop. Nous retrouvons en effet ici une trame très similaire. Polar animalier, détective privé qui enquête en parallèle d'un commissaire bourru connu de longue date de l'héroïne, dessin proche du style Disney contrastant avec une ambiance un peu noire, histoires en un tome. On s'y croirait à ceci près que, non seulement l'originalité n'est plus là mais surtout, Léa Graslin ne tient pas la comparaison. Pris indépendamment, le graphisme n'est pas mauvais. Les personnages animaliers façon Disney sont sympathiques d'aspect. Les postures des personnages sont pleines de vie et les scènes d'action très dynamiques. Seules les expressions un peu répétitives des visages, et notamment celui de l'héroïne qui a toujours les mêmes sourcils à demi froncés, sont un peu dommage. Les décors sont plus simples mais corrects. L'ennui à nouveau, c'est la comparaison avec Blacksad. Elle se fait dès la première planche où, comme dans le premier tome de Guarnido, on a droit à deux vues plongeantes sur un bureau encombré. La différence de niveau technique est franchement flagrante. En outre, les couleurs informatiques et délavées ne sont pas tout à fait à mon goût. Quant à l'histoire, même si elle se déroule correctement, elle n'est pas des plus captivantes. L'héroïne est assez antipathique, femme au physique superbe qui le sait et se prend vraiment trop au sérieux, paraissant mépriser une bonne part de son entourage à commencer par son dévoué assistant. Le récit est largement axé sur le sexe notamment parce que le père de l'héroïne tient un sex-shop mais aussi parce que ses enquêtes sont le plus souvent des histoires de moeurs et de prostitution. D'où quelques scènes un peu racoleuses dont on aurait pu se passer. Quant à l'intrigue en elle-même, elle manque de saveur et d'intérêt. On la suit sans grande passion, s'indignant parfois de certaines coïncidences faciles et du hasard qui fait bien les choses en plaçant l'héroïne au bon endroit au bon moment sans que rien ne le justifie dans le scénario. Bref, une lecture divertissement qui reprend trop la recette de Blacksad sans en atteindre la qualité tant au niveau graphique que scénaristique.