Ces nouvelles absurdes ne sont pas vraiment ennuyantes, mais l'auteur fait souvent tellement n'importe quoi que ça rend parfois l'histoire un peu confuse. De plus, il y a plusieurs histoires que je n'ai pas aimées et les autres ne me font ni chaud ni froid.
Le seul récit que j'ai vraiment aimé est l'hommage à Osamu Tezuka qui est rigolo. Le reste est très vite oublié. Quant au dessin, je ne l'ai pas beaucoup aimé car il ne présente pas clairement certaines scènes d'action. Néanmoins, l'auteur semble posséder un certain talent et il est donc à surveiller.
Je suis un fan de longue date du Lt Blueberry.
Les 3 premiers albums de la Jeunesse sont indispensables pour tout connaître du parcours du personnage, ensuite ça s'étire un peu trop à mon goût.
Alors j'étais un peu circonspect en voyant arriver cette nouvelle "série dans la série". Qu'est-ce que ça pourra apporter de différent de "la Jeunesse" ? Et puis, vu l'époque où s'insère "Marshal Blueberry", j'ai pensé qu'ici, on allait traiter d'aventures axées sur les guerres indiennes. Malheureusement avec ce rôle de marshal en ville, ça ressemble de plus en plus à la jeunesse de Blueb. Sa raison d'être est donc de moins en moins justifiée.
Un autre dessinateur pour marquer la différence de série, c'est bien vu. Mais on en change à nouveau au 3ème tome et c'est dommage car ça rompt une unité de style qui aurait caractérisé ce petit hors-série.
Le dessin de Vance se prête très bien au western, les décors extérieurs, enneigés ou pluvieux sont magnifiques, comme il sait si bien le faire, les indiens très bien aussi.
Mais c'est bien moins réussi dans les décors moins "crasse", les intérieurs. Mais ça aussi c'est du Vance, et c'est son défaut, il alterne de beaux paysages sauvages avec de trop nombreuses cases statiques, de portraits de personnages qui parlent.
On a l'impression de voir les acteurs de XIII jouer dans un western, avec toujours les mêmes visages.
Quant à Rouge, je suis partagé sur son trait. Je le trouve inégal. Parfois un peu fade et d'autres fois, pas mal du tout. En tout cas, très différent de Vance. Mais Rouge est quand même mieux pour les personnages. Visages plus variés et Red Neck et Mc Clure sont bien rendus.
Bien que je déplore un peu les 1eres pages aux grosses cases à la "jeunesse de Blueberry 1er jet", au final, le tome 3 est plutôt bon. En tout cas, bien meilleur que les 2 précédents.
Car ces 2 premiers souffrent de découpages catastrophiques :
Tome 1: on passe à côté de quelque chose avec l'attaque du fort. Toute cette séquences n'est pas du tout mise en valeur. Beaucoup trop de blabla/gros plans des officiers discutant de la situation, au lieu de démonstrations par l'image, avec de belles scènes de batailles qu'on n'a plus qu'à imaginer. Le comble, c'est que les indiens investissent le fort et on n'en voit quasiment aucun de toute la séquence !
Et le pire passage du T.2 est la scène de l'attaque de Mike (p.28 à 30) où le rythme est mal trouvé : mauvais découpage ou mauvaise illustration? Un homme met 3 cases à traverser une vitre, avec un coup de feu, il saigne à 2 reprises, Mike se retrouve subitement à l'intérieur, il parle de 2 agresseurs alors que jusque là on n'en voit qu'un seul, et ce dernier, sérieusement blessé, ne semblera pas l'être du tout quelques pages plus loin. Bref ça sent le bâclé.
Les seuls bons points que j'y trouve sont de petites originalités scénaristiques; la touche de Giraud je pense, par exemple :
Blueberry qui commet quelques petites erreurs de jugement dans son enquête, erreurs de jeunesse sans doute, et du coup, n'apparaît pas comme le héros infaillible qui devine tout sans coup férir, et c'est plutôt bien.
Une surprenante crise cardiaque (et oui ça peut arriver aussi !)
Et surtout la description très réussie de la folie montante d'une protagoniste, folie qui culmine dans un final qui se règle sans notre héros! Etonnant, et j'aime ça.
Ah oui ! Il y a aussi le pétage de plombs du colonel qui paraissait pourtant l'archétype du vieux briscard expérimenté et rassurant. (attaque du fort tome 1). Ca c'est la marque de Giraud !
Sinon l'histoire est des plus classiques, pas mauvaise, pas révolutionnaire non plus, et n'apporte pas grand chose de neuf à la série. Ca aurait été bien s'ils étaient restés dans un univers "guerres indiennes", mais là...
J'ai pas trouvé cela très "mignon" mais plutôt "vide" de sens. Je résume brièvement cette fable enfantine: un homme du nom de Monsieur Forme se cogne sans arrêt dans les panneaux et autres réverbères et cela fait "boong" ! :|
Mais visiblement aux yeux de la population locale, ce n'est pas normal. Ce bruit pose véritablement un problème existentialiste à ce petit bonhomme qui va tenter de trouver des réponses dans la médecine puis autour de lui. Le docteur lui indique qu'il serait "vide" au dedans et le renvoie aussitôt à coup de pied dehors.
Alors cet homme va tenter de se remplir de nourriture spirituelle. J'ai pas bien compris la fin de ce récit que je ne dévoilerais pas tant le message de l'auteur semble obscur même si on pourrait le deviner. Mais je me demande quand même si un enfant pourra comprendre le cas échéant. On ne sait jamais direz vous !
Une histoire totalement décousue qui m'a laissé totalement de marbre...
Cette BD peine à trouver son style. On a le choix entre le conte érotique incestueux ou le conte animalier bébête (bien vu les carpes qui parlent!)... Au choix...:S
Cela reste un conte assez fantasque parfaitement calibré pour un certain public auquel je n'adhère pas.
On tourne les pages en ressentant un véritable sentiment de gâchis. Pas étonnant avec un tel scénario tarabiscoté ! N'allez pas vous aventurer à le vérifier. Ou bien, faites-vous votre propre expérience...
A la vue de la couverture, j'ai cru lire une aventure d'Harry Potter mais en format Bd tant la ressemblance semble frappante avec le héros de cette aventure.
Je dois dire qu'on est vite happé par l'histoire qui semble intéressante mais à première vue seulement. En effet, si on pousse plus en avant la réflexion, on se demande ce que viennent faire les nazis dans ce récit un peu fantastique : un zeste d'Indiana Jones ? Pour saupoudrer le tout, on y ajoute la légende universelle et ô combien mercantile du Titanic.
Par ailleurs, la rencontre dans le train avec la demoiselle semble totalement surfaite. Je me demande encore quelle est l'explication fumeuse qui indique que le livre recherché se situe à Gibraltar. :|
Bref, j'ai senti beaucoup d'incohérence et d'artificialité. Et puis, a-t'on véritablement envie de découvrir son destin inscrit dans un livre et tout faire au péril de sa vie pour le découvrir ? J'ai l'impression qu'on nous balance cela comme une évidence : oui, il faut absolument découvrir son destin.
Je tiens également à signaler que cette Bd n'est pas un one-shot comme indiqué sur la fiche mais le premier volet d'un triptyque. La sortie du tome 2 ne m'a pas inspiré. J'ai pas très envie de me forcer à continuer cette série...
Jintetsu est tué par des samouraïs, mais un étrange savant récupère son corps pour le transformer en pantin à la manière de Frankenstein et lui offre un sabre magique qui s'exprime. Dès lors, Jintetsu va arpenter les routes sans jamais pouvoir se séparer de son sabre qui lui insuffle la vie... Qui est véritablement ce tueur ? Est-il mort ou vivant ? Qui, du sabre magique ou du pantin, anime l'autre ? Sur ces mystères l'auteur, une illustratrice japonaise, Kei Tome, construit un conte noir et soi-disant romantique qu'elle met en image.
Pour moi, l'intrigue est simpliste et ces questions ne m'ont pas suscité un grand intérêt. Un amateur de Seinen pourra peut-être apprécier car il en comprendra toutes les subtilités. Pour moi, cela s'apparente à un grand flacon vide qu'on a de la peine à consommer et pour cause... Un sabre qui parle à la place du pantin : on aura tout vu ! :|
Pour apporter des précisions sur le titre de cette mini-série, Kuro Gane signifie "Acier Noir". Ce petit pantin timide et attachant va observer les hommes, dénoncer leur violence et découvrir leur bonté. Rien de très original à cela.
Au "crédit" de cette série, on pourra apprécier un excellent dessin tout en finesse qui sera tantôt en noir et blanc pour la plus large partie, tantôt en couleur au gré de l'envie de l'auteur sans qu'on puisse finalement en connaître les réelles motivations.
Il était une fois... "La légende des Jedi".
Le scenario de Anderson nous ramène à cinq mille ans avant Episode IV (et environ mille ans avant Les Chevaliers de l'Ancienne République), les Jedi et les Sith sont légion, le règne des seigneurs noirs est à son apogée. Ce cycle qui va nous décrire l’âge d’or des Sith puis leur chute est une période clef de l’univers Star Wars, souvent évoquée mais jamais réellement traitée.
De prime abord, le sujet est alléchant, cependant après lecture, je trouve que le récit s’éloigne trop du genre space opéra et donne plus dans l’heroic fantasy. L’univers -starwarsien- perd de son identité contrairement à tout ce que j’ai pu lire jusque là, et je trouve ça gênant. C’est peut-être pour faire plus légendaire... A côté de ça, il y a de bonnes idées comme les pionniers des routes de l’hyperespace. Le premier tome est un peu long à démarrer mais il pose les bases d’évènements dont j’ai envie de connaître le dénouement.
Je trouve les dessins de Carrasco moyens, très à l’écart de l’univers Star Wars, et les couleurs de Rambo vieillottes et criardes. Bref, côté illustrations, ce n’est pas ce qui se fait de mieux dans la lointaine, très lointaine galaxie. J’ai l’impression qu’ils ont essayé de faire du rétro pour accentuer le côté -Il y a 5000 ans-, mais pour moi, ils y sont mal pris.
Une histoire assez étrange ayant pour cadre une piscine municipale: tel est le concept de cette bd. Une jeune femme restauratrice de mosaïques va tomber amoureux du fantôme d'un noyé, le tout dans les années 60. C'est sans compter l'obstination du directeur de la piscine qui a le béguin pour notre héroïne Delphine, une petite fille capricieuse qui rêve encore au prince charmant.
Ce récit avait tout pour plaire mais il est traité à la manière d'un roman photo. Les sentiments qu'expriment les personnages sont comme artificiels, sans aucune chaleur. J'ai trouvé que Delphine est la parfaite nunuche associé à un semblant de compagnon manquant singulièrement de charisme. On ne s'attache pas car on n'éprouve rien.
Par ailleurs, les invraisemblances "matérielles" m'ont toujours agacé. Voilà Delphine qui remplit une piscine d'eau en quelques minutes avant d'y plonger. Tout le monde sait qu'il faut bien plus d'une journée pour remplir un bassin. :| Mais bon, passons !
Graphiquement, c'est morne et fade à la fois. Mais cela se laisse regarder sans aucun plaisir pour les yeux même si je dois reconnaître une certaine fluidité harmonieuse de l'ensemble. Les 3 premières pages dont les cases se combinent sont d'ailleurs très réussies.
Oui au final, il manque singulièrement quelque chose à cette bd. Un petit supplément d'âme !
Mär - Märchen Awaken Romance était un shonen plutôt efficace mais ni original ni très captivant. Alors quand la série s'est terminée, je n'aurais pas été le premier à réclamer une suite. Ce fut pourtant le cas avec la création de Mär Omega qui reprenait le filon pour des raisons sûrement commerciales, au Japon du moins car je ne sais pas si la série originelle a tellement marché en France.
On y retrouve le même univers, 6 ans après. Le héros de la première série, Ginta, n'est plus là. Mais il va être dès le début remplacé par un petit nouveau, qui lui ressemble d'ailleurs beaucoup physiquement, à la couleur de cheveux près. Ce dernier a la seule différence d'être un vrai habitant du monde des rêves. Mais pour le reste, il va lui aussi se retrouver armé de l'Ärm vivant Babbo, se révéler très vite très doué malgré un emportement caractéristique de l'adolescent de shonen.
L'intrigue globale change un peu, l'ennemi n'est plus l'Echiquier mais des créateurs-manipulateurs de Malefacts, mais dans l'ensemble... on prend les mêmes et on recommence.
Alors qu'est-ce que ce nouveau shonen apporte de neuf ? Pas grand chose. Le dessin est plutôt bon, quoiqu'un peu embrouillé dans certaines scènes d'action ou de fusion entre ärms. La narration est correcte mais sans innovation. Les personnages sont banals. Le scénario est empli de facilités, de coïncidences bienheureuses et de personnages clés qui apparaissent toujours pile au bon moment. L'ingrédient principal d'un tel shonen de combat, l'envie de voir le personnage devenir de plus en plus fort, n'est pas vraiment là non plus car le jeune Kai récupère dès le début des pouvoirs très puissants que, même s'il les maîtrise mal, il peut sortir dès qu'il s'énerve.
Et surtout, comme pour Mär - Märchen Awaken Romance, l'intrigue n'est pas des plus captivantes. Les facilités achèvent de la rendre insipide. Ca marchera peut-être sur certains lecteurs adolescents pas trop regardants mais moi, cette série m'a tout simplement indifféré.
Il y a des fois où, après avoir vu pleins d'avis positifs, on a envie de lire une bande dessinée et on pense que notre avis va rejoindre ceux des autres. Malheureusement, à la lecture, on se rend compte que ce n'est pas fameux et on se dit 'Pourquoi tout le monde aime sauf moi ?'.
C'est ce qui est arrivé avec moi avec 'Alex Clément est mort'. Je m'attendais à un bon thriller et je fus très déçu quand je l'ai lu. Pour commencer, j'ai trouvé que l'histoire démarrait lentement. L'idée du coup de téléphone était bonne, mais les personnages passent 20 pages à avoir peur et à se crier dessus. J'ai été bien content de voir arriver la deuxième partie, mais mes espérances ont disparu quand j'ai vu la famille qui passe le plus clair de son temps à s'engueuler.
Bref, je n'ai pas aimé ce one-shot. Je m'attendais à mieux que ça.
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Daiô
Ces nouvelles absurdes ne sont pas vraiment ennuyantes, mais l'auteur fait souvent tellement n'importe quoi que ça rend parfois l'histoire un peu confuse. De plus, il y a plusieurs histoires que je n'ai pas aimées et les autres ne me font ni chaud ni froid. Le seul récit que j'ai vraiment aimé est l'hommage à Osamu Tezuka qui est rigolo. Le reste est très vite oublié. Quant au dessin, je ne l'ai pas beaucoup aimé car il ne présente pas clairement certaines scènes d'action. Néanmoins, l'auteur semble posséder un certain talent et il est donc à surveiller.
Marshal Blueberry
Je suis un fan de longue date du Lt Blueberry. Les 3 premiers albums de la Jeunesse sont indispensables pour tout connaître du parcours du personnage, ensuite ça s'étire un peu trop à mon goût. Alors j'étais un peu circonspect en voyant arriver cette nouvelle "série dans la série". Qu'est-ce que ça pourra apporter de différent de "la Jeunesse" ? Et puis, vu l'époque où s'insère "Marshal Blueberry", j'ai pensé qu'ici, on allait traiter d'aventures axées sur les guerres indiennes. Malheureusement avec ce rôle de marshal en ville, ça ressemble de plus en plus à la jeunesse de Blueb. Sa raison d'être est donc de moins en moins justifiée. Un autre dessinateur pour marquer la différence de série, c'est bien vu. Mais on en change à nouveau au 3ème tome et c'est dommage car ça rompt une unité de style qui aurait caractérisé ce petit hors-série. Le dessin de Vance se prête très bien au western, les décors extérieurs, enneigés ou pluvieux sont magnifiques, comme il sait si bien le faire, les indiens très bien aussi. Mais c'est bien moins réussi dans les décors moins "crasse", les intérieurs. Mais ça aussi c'est du Vance, et c'est son défaut, il alterne de beaux paysages sauvages avec de trop nombreuses cases statiques, de portraits de personnages qui parlent. On a l'impression de voir les acteurs de XIII jouer dans un western, avec toujours les mêmes visages. Quant à Rouge, je suis partagé sur son trait. Je le trouve inégal. Parfois un peu fade et d'autres fois, pas mal du tout. En tout cas, très différent de Vance. Mais Rouge est quand même mieux pour les personnages. Visages plus variés et Red Neck et Mc Clure sont bien rendus. Bien que je déplore un peu les 1eres pages aux grosses cases à la "jeunesse de Blueberry 1er jet", au final, le tome 3 est plutôt bon. En tout cas, bien meilleur que les 2 précédents. Car ces 2 premiers souffrent de découpages catastrophiques : Tome 1: on passe à côté de quelque chose avec l'attaque du fort. Toute cette séquences n'est pas du tout mise en valeur. Beaucoup trop de blabla/gros plans des officiers discutant de la situation, au lieu de démonstrations par l'image, avec de belles scènes de batailles qu'on n'a plus qu'à imaginer. Le comble, c'est que les indiens investissent le fort et on n'en voit quasiment aucun de toute la séquence ! Et le pire passage du T.2 est la scène de l'attaque de Mike (p.28 à 30) où le rythme est mal trouvé : mauvais découpage ou mauvaise illustration? Un homme met 3 cases à traverser une vitre, avec un coup de feu, il saigne à 2 reprises, Mike se retrouve subitement à l'intérieur, il parle de 2 agresseurs alors que jusque là on n'en voit qu'un seul, et ce dernier, sérieusement blessé, ne semblera pas l'être du tout quelques pages plus loin. Bref ça sent le bâclé. Les seuls bons points que j'y trouve sont de petites originalités scénaristiques; la touche de Giraud je pense, par exemple : Blueberry qui commet quelques petites erreurs de jugement dans son enquête, erreurs de jeunesse sans doute, et du coup, n'apparaît pas comme le héros infaillible qui devine tout sans coup férir, et c'est plutôt bien. Une surprenante crise cardiaque (et oui ça peut arriver aussi !) Et surtout la description très réussie de la folie montante d'une protagoniste, folie qui culmine dans un final qui se règle sans notre héros! Etonnant, et j'aime ça. Ah oui ! Il y a aussi le pétage de plombs du colonel qui paraissait pourtant l'archétype du vieux briscard expérimenté et rassurant. (attaque du fort tome 1). Ca c'est la marque de Giraud ! Sinon l'histoire est des plus classiques, pas mauvaise, pas révolutionnaire non plus, et n'apporte pas grand chose de neuf à la série. Ca aurait été bien s'ils étaient restés dans un univers "guerres indiennes", mais là...
Monsieur Forme
J'ai pas trouvé cela très "mignon" mais plutôt "vide" de sens. Je résume brièvement cette fable enfantine: un homme du nom de Monsieur Forme se cogne sans arrêt dans les panneaux et autres réverbères et cela fait "boong" ! :| Mais visiblement aux yeux de la population locale, ce n'est pas normal. Ce bruit pose véritablement un problème existentialiste à ce petit bonhomme qui va tenter de trouver des réponses dans la médecine puis autour de lui. Le docteur lui indique qu'il serait "vide" au dedans et le renvoie aussitôt à coup de pied dehors. Alors cet homme va tenter de se remplir de nourriture spirituelle. J'ai pas bien compris la fin de ce récit que je ne dévoilerais pas tant le message de l'auteur semble obscur même si on pourrait le deviner. Mais je me demande quand même si un enfant pourra comprendre le cas échéant. On ne sait jamais direz vous !
Les trois cheveux blancs
Une histoire totalement décousue qui m'a laissé totalement de marbre... Cette BD peine à trouver son style. On a le choix entre le conte érotique incestueux ou le conte animalier bébête (bien vu les carpes qui parlent!)... Au choix...:S Cela reste un conte assez fantasque parfaitement calibré pour un certain public auquel je n'adhère pas. On tourne les pages en ressentant un véritable sentiment de gâchis. Pas étonnant avec un tel scénario tarabiscoté ! N'allez pas vous aventurer à le vérifier. Ou bien, faites-vous votre propre expérience...
Le Livre des Destins
A la vue de la couverture, j'ai cru lire une aventure d'Harry Potter mais en format Bd tant la ressemblance semble frappante avec le héros de cette aventure. Je dois dire qu'on est vite happé par l'histoire qui semble intéressante mais à première vue seulement. En effet, si on pousse plus en avant la réflexion, on se demande ce que viennent faire les nazis dans ce récit un peu fantastique : un zeste d'Indiana Jones ? Pour saupoudrer le tout, on y ajoute la légende universelle et ô combien mercantile du Titanic. Par ailleurs, la rencontre dans le train avec la demoiselle semble totalement surfaite. Je me demande encore quelle est l'explication fumeuse qui indique que le livre recherché se situe à Gibraltar. :| Bref, j'ai senti beaucoup d'incohérence et d'artificialité. Et puis, a-t'on véritablement envie de découvrir son destin inscrit dans un livre et tout faire au péril de sa vie pour le découvrir ? J'ai l'impression qu'on nous balance cela comme une évidence : oui, il faut absolument découvrir son destin. Je tiens également à signaler que cette Bd n'est pas un one-shot comme indiqué sur la fiche mais le premier volet d'un triptyque. La sortie du tome 2 ne m'a pas inspiré. J'ai pas très envie de me forcer à continuer cette série...
Kuro Gane
Jintetsu est tué par des samouraïs, mais un étrange savant récupère son corps pour le transformer en pantin à la manière de Frankenstein et lui offre un sabre magique qui s'exprime. Dès lors, Jintetsu va arpenter les routes sans jamais pouvoir se séparer de son sabre qui lui insuffle la vie... Qui est véritablement ce tueur ? Est-il mort ou vivant ? Qui, du sabre magique ou du pantin, anime l'autre ? Sur ces mystères l'auteur, une illustratrice japonaise, Kei Tome, construit un conte noir et soi-disant romantique qu'elle met en image. Pour moi, l'intrigue est simpliste et ces questions ne m'ont pas suscité un grand intérêt. Un amateur de Seinen pourra peut-être apprécier car il en comprendra toutes les subtilités. Pour moi, cela s'apparente à un grand flacon vide qu'on a de la peine à consommer et pour cause... Un sabre qui parle à la place du pantin : on aura tout vu ! :| Pour apporter des précisions sur le titre de cette mini-série, Kuro Gane signifie "Acier Noir". Ce petit pantin timide et attachant va observer les hommes, dénoncer leur violence et découvrir leur bonté. Rien de très original à cela. Au "crédit" de cette série, on pourra apprécier un excellent dessin tout en finesse qui sera tantôt en noir et blanc pour la plus large partie, tantôt en couleur au gré de l'envie de l'auteur sans qu'on puisse finalement en connaître les réelles motivations.
Star Wars - La Légende des Jedi
Il était une fois... "La légende des Jedi". Le scenario de Anderson nous ramène à cinq mille ans avant Episode IV (et environ mille ans avant Les Chevaliers de l'Ancienne République), les Jedi et les Sith sont légion, le règne des seigneurs noirs est à son apogée. Ce cycle qui va nous décrire l’âge d’or des Sith puis leur chute est une période clef de l’univers Star Wars, souvent évoquée mais jamais réellement traitée. De prime abord, le sujet est alléchant, cependant après lecture, je trouve que le récit s’éloigne trop du genre space opéra et donne plus dans l’heroic fantasy. L’univers -starwarsien- perd de son identité contrairement à tout ce que j’ai pu lire jusque là, et je trouve ça gênant. C’est peut-être pour faire plus légendaire... A côté de ça, il y a de bonnes idées comme les pionniers des routes de l’hyperespace. Le premier tome est un peu long à démarrer mais il pose les bases d’évènements dont j’ai envie de connaître le dénouement. Je trouve les dessins de Carrasco moyens, très à l’écart de l’univers Star Wars, et les couleurs de Rambo vieillottes et criardes. Bref, côté illustrations, ce n’est pas ce qui se fait de mieux dans la lointaine, très lointaine galaxie. J’ai l’impression qu’ils ont essayé de faire du rétro pour accentuer le côté -Il y a 5000 ans-, mais pour moi, ils y sont mal pris.
Calypso
Une histoire assez étrange ayant pour cadre une piscine municipale: tel est le concept de cette bd. Une jeune femme restauratrice de mosaïques va tomber amoureux du fantôme d'un noyé, le tout dans les années 60. C'est sans compter l'obstination du directeur de la piscine qui a le béguin pour notre héroïne Delphine, une petite fille capricieuse qui rêve encore au prince charmant. Ce récit avait tout pour plaire mais il est traité à la manière d'un roman photo. Les sentiments qu'expriment les personnages sont comme artificiels, sans aucune chaleur. J'ai trouvé que Delphine est la parfaite nunuche associé à un semblant de compagnon manquant singulièrement de charisme. On ne s'attache pas car on n'éprouve rien. Par ailleurs, les invraisemblances "matérielles" m'ont toujours agacé. Voilà Delphine qui remplit une piscine d'eau en quelques minutes avant d'y plonger. Tout le monde sait qu'il faut bien plus d'une journée pour remplir un bassin. :| Mais bon, passons ! Graphiquement, c'est morne et fade à la fois. Mais cela se laisse regarder sans aucun plaisir pour les yeux même si je dois reconnaître une certaine fluidité harmonieuse de l'ensemble. Les 3 premières pages dont les cases se combinent sont d'ailleurs très réussies. Oui au final, il manque singulièrement quelque chose à cette bd. Un petit supplément d'âme !
Mär Omega
Mär - Märchen Awaken Romance était un shonen plutôt efficace mais ni original ni très captivant. Alors quand la série s'est terminée, je n'aurais pas été le premier à réclamer une suite. Ce fut pourtant le cas avec la création de Mär Omega qui reprenait le filon pour des raisons sûrement commerciales, au Japon du moins car je ne sais pas si la série originelle a tellement marché en France. On y retrouve le même univers, 6 ans après. Le héros de la première série, Ginta, n'est plus là. Mais il va être dès le début remplacé par un petit nouveau, qui lui ressemble d'ailleurs beaucoup physiquement, à la couleur de cheveux près. Ce dernier a la seule différence d'être un vrai habitant du monde des rêves. Mais pour le reste, il va lui aussi se retrouver armé de l'Ärm vivant Babbo, se révéler très vite très doué malgré un emportement caractéristique de l'adolescent de shonen. L'intrigue globale change un peu, l'ennemi n'est plus l'Echiquier mais des créateurs-manipulateurs de Malefacts, mais dans l'ensemble... on prend les mêmes et on recommence. Alors qu'est-ce que ce nouveau shonen apporte de neuf ? Pas grand chose. Le dessin est plutôt bon, quoiqu'un peu embrouillé dans certaines scènes d'action ou de fusion entre ärms. La narration est correcte mais sans innovation. Les personnages sont banals. Le scénario est empli de facilités, de coïncidences bienheureuses et de personnages clés qui apparaissent toujours pile au bon moment. L'ingrédient principal d'un tel shonen de combat, l'envie de voir le personnage devenir de plus en plus fort, n'est pas vraiment là non plus car le jeune Kai récupère dès le début des pouvoirs très puissants que, même s'il les maîtrise mal, il peut sortir dès qu'il s'énerve. Et surtout, comme pour Mär - Märchen Awaken Romance, l'intrigue n'est pas des plus captivantes. Les facilités achèvent de la rendre insipide. Ca marchera peut-être sur certains lecteurs adolescents pas trop regardants mais moi, cette série m'a tout simplement indifféré.
Alex Clément est mort
Il y a des fois où, après avoir vu pleins d'avis positifs, on a envie de lire une bande dessinée et on pense que notre avis va rejoindre ceux des autres. Malheureusement, à la lecture, on se rend compte que ce n'est pas fameux et on se dit 'Pourquoi tout le monde aime sauf moi ?'. C'est ce qui est arrivé avec moi avec 'Alex Clément est mort'. Je m'attendais à un bon thriller et je fus très déçu quand je l'ai lu. Pour commencer, j'ai trouvé que l'histoire démarrait lentement. L'idée du coup de téléphone était bonne, mais les personnages passent 20 pages à avoir peur et à se crier dessus. J'ai été bien content de voir arriver la deuxième partie, mais mes espérances ont disparu quand j'ai vu la famille qui passe le plus clair de son temps à s'engueuler. Bref, je n'ai pas aimé ce one-shot. Je m'attendais à mieux que ça.