Le dessin en couleurs directes est beau mais manque cruellement de couleurs, toute la bd est sur le même ton marron-beige, du coup les changements de scènes sont souvent difficiles à repérer, ce sont les conversations qui indiquent le passage à une autre situation.
Les personnages se ressemblent tous, la seule chose qui les différencie c'est la coiffure, la barbe ou le vêtement. Un moment d'inattention ou de fatigue et hop il faut revenir en arrière pour savoir qui parle et en plus les femmes ont des têtes d'hommes !
La seule chose qui m'ait vraiment intéressée c'est cette histoire de géants, mais qui n'est malheureusement pas développée vu qu'ils ont disparus, alors…
Vraiment une bd fatigante à lire, je l'ai entamé trois fois et ce n'est qu'à la quatrième que j'ai enfin pu la lire en entier ! Ce n'est qu'un premier tome certes, mais la difficulté que j'ai eu à suivre et différencier tous ces personnages ne me donne pas du tout envie de continuer, d'autant plus que leurs aventures ne me plaisent pas non plus, (rivalités, jalousies, vengeance, bof). Pourtant la fantasy est mon genre préféré mais pas de la façon dont elle est traitée ici.
Mise à jour
Malgré tous ces défauts, j'ai refait une tentative en relisant le premier tome et enchaînant avec le second, mais hélas l'impression est toujours la même. Une B.D. où il faut être très voire trop concentré et un récit qui ne me parle pas, où il n'y a pas assez de fantastique à mon goût et aux personnages pas du tout attachants.
Boum patatras !
On tombe en plein milieu d'un conflit dont on ne connaît ni les enjeux, ni l'origine, ni même les protagonistes.
Au fil des pages, on comprend un peu plus, mais je trouve le procédé plus que douteux. En effet j'ai décroché assez rapidement de l'histoire, essayant de me concentrer sur les dessins. Ceux-ci ne sont pas mauvais, mais manquent singulièrement de personnalité, d'âme. C'est dommage, cela aurait pu me plaire comme ça. Mais vraiment non, l'histoire m'a gonflé plus qu'autre chose, je n'aime pas avoir l'impression d'être pris pour un geek qui connaît déjà tout le background au moment d'aborder une série. Alors certes, cela s'inscrit dans une oeuvre télévisuelle animée, mais si on ne l'a pas vue, on fait quoi ?
On referme l'album et on rentre chez soi.
Mon avis ne porte que sur le tome 1 de la réédition chez Lefrancq Editeur.
Le trait de Sirius ne laisse planer que peu de doutes quant à l’âge respectable de l’album. Le dessin a d’ailleurs pris un sérieux coup de vieux. Personnellement, je n’accroche pas trop à ce style qui se veut enfantin dans les contours avec des traits plus réalistes en gros plan. Le rendu est bizarre, presque dérangeant. Quant au récit, je le qualifierai de niais et débordant de bons sentiments. C’est confondant de naïveté. Je doute même qu’un enfant puisse y trouver un quelconque intérêt tant le récit est ballot. On peut toutefois créditer l’album d’un esprit avant-gardiste puisqu’il y est question d’écologie. Mais bon, le traitement reste sommaire et très simpliste.
L'étiquette "BD commerciale" est accrochée en gros sur cet album qui profite bien évidemment de l'actualité. Et je suis désolé de le dire, mais il n'y a vraiment pas grand chose à en tirer.
90% des gags sont tout simplement lamentables. On dirait que le scénariste a obtenu une liste des sports représentés aux J.O et qu'il avait 5 minutes pour trouver un gag pour chacun d'entre eux, qu'il soit inspiré ou non. Et franchement, ce n'est quasiment jamais inspiré. Et quand l'inspiration ne venait pas, l'auteur a tout simplement récupéré des blagues connues comme celle du gars qui pisse du plongeoir ou des gags d'autres auteurs, comme ce gag piqué des Idées Noires de Franquin.
En tout et pour tout, j'ai comptabilisé 4 gags qui m'ont tout de même fait rire ou sourire : tout n'est donc pas à jeter.
Le dessin non plus n'est pas à jeter car il n'est pas mauvais du tout. Un peu formaté "BD franco-belge d'humour", il ne présente pas moins une petite personnalité et un trait dynamique agréable à lire.
C'est bien là ce qui, à mes yeux, sauve cette BD du massacre.
Cette série n’est qu’une énième bd d’humour thématique. A la différence des autres, la cible n’est pas une corporation de métier mais une personne. Et quelle personne, notre JCVD national !
On est tous d’accord là-dessus, cette bd ne casse pas trois pattes à un canard, fut-il tripode. JCVD n’est pas un monstre sacré mais un dinosaure. Tel ce reptile du temps jadis, son cerveau n’est pas plus grand qu’une noix. A partir de ce postulat, tout est prétexte à des bêtises qui n’ont d’égal que les citations de l’acteur (présents par ailleurs dans les hauts de pages). JCVD n’est pas bien méchant mais il accumule les gaffes en voulant bien faire, ce qui est censé faire rire le lecteur. Ca marche parfois mais l’humour ne vole pas bien haut en général. Côté dessin, Rudo s’applique plutôt bien dans un style passe-partout. Juste la composition des planches qui n’est pas terrible mais cela est inhérent au sujet traité.
Rien de bien transcendant donc . . . Mais laissons le mot de la fin à JCVD :
Tu vois, si tu veux rester aware, tu te dois de lire cette wonderful bd. Le livre, c’est du papier. Le papier, c’est de l’arbre. Et l’arbre, c’est la vie ! Lire cette bd, c’est respirer la vie. Be aware my friend !
La vache, j’ai le brain tout en compote. Dur dur de penser comme lui.
Pierig
J'ai eu un peu de mal à caser cette série quelque part. En effet elle raconte la vie quotidienne d'un couple de lycéens homosexuels, qui sont aux prises avec des démons et des fantômes, tout en essayant de vivre librement leur sexualité.
Finalement j'ai choisi "érotique", car les scènes intimes sont relativement explicites (même si du flouté apparaît aux bons endroits), et leur vie de lycéens en tant que telle n'est pas trop abordée ; de même le côté "chasseur de fantômes" n'est utilisé qu'à deux reprises au cours des 260 pages de ce manga.
Erotique, mais personnellement je n'ai pas été du tout excité par les scènes explicites. Je suis hétérosexuel, ceci explique peut-être cela. L'homosexualité ne me gêne pas, et je me suis efforcé de me concentrer sur ce qui fait le centre de cette histoire, la relation amoureuse entre les deux garçons. Franchement j'espérais mieux. Les dialogues sont niais ("si tu meurs, je te suivrai...") et manquent totalement de réalisme, je trouve. De même, l'auteur nous montre leur vie intime quasiment uniquement sous l'angle de la sexualité, ce que je trouve très réducteur, même concernant des lycéens...
Le style graphique de Takakura est assez typique des mangas sentimentaux : les garçons sont efféminés, mais le trait est assez élégant. Par contre ce pauvre Ryû semble parfois souffrir de malformations physiques plutôt moches...
Bof, quoi...
Encore une adaptation BD d'une série télévisée et encore une fois je ne connais pas cette dernière. Mais celle-là, au vu de la BD, je la zapperai volontiers.
Mélange de Star Academy et de Sous le Soleil, cette BD met en scène des filles de 18 ans aussi immatures que des écolières. L'intrigue est d'une grande platitude et tellement prévisible que c'en est navrant. C'est le genre de scénario pondu à la chaîne dans les magazines pour enfants qui ne se soucient ni d'originalité ni de profondeur. J'ai trouvé ça assez pénible par moment.
Quant au dessin, il est de niveau "fanzine +", c'est-à-dire le bon amateur, au trait très typé manga, à qui on donne sa chance au niveau professionnel. Les décors sont très simples, les anatomies pas très respectées, et seuls les visages sont de bon niveau même si leurs expressions sont souvent outrées ou un peu en décalage par rapport aux contextes.
Ce n'est clairement pas pour moi. Mais peut-être qu'un lectorat de jeunes filles pourrait y trouver son compte...
Je m’attendais à découvrir une bd humoristique en lisant « Je t’ai aimé comme on aime les cons » et ce ne fut pas du tout le cas.
Ce récit raconte la séparation assez douloureuse entre Miranda et Pedro après quatre ans de vie commune racontée par la jeune femme. Ceux-ci se sont rencontrés par Internet, c’est Miranda qui a fait le premier pas en allant rejoindre Pedro à Séville. Une fois sur place, Miranda va ressentir la solitude, la galère pour trouver un job stable et son manquement pour Valence sa ville natale…
Je ne sais pas si cette bd est une œuvre autobiographique, toujours est-il que je ne l’ai pas trop appréciée… En effet, je n’ai rien retenu de ce récit, ni ressenti d’émotions en le lisant. A la rigueur, si Pedro semble être incontestablement le grand responsable de cette séparation, je trouve que Miranda en est également coupable par son enfermement, son absence d’initiative et son absence de dialogue : pendant ses périodes à la recherche d’un emploi, elle avait quand même suffisamment de temps pour s’occuper de son compagnon n’est ce pas ?
Bref, j’ai eu le sentiment d’assister au déballage d’une jeune femme sans que cela m’apporte quelque chose sauf que la vie continue malgré tout après cet échec… c’est un peu maigre comme constat non ?
La narration employée par l’auteur m’a posé de gros problème de compréhension : le récit jongle sans cesse entre des scènes du présent et celles du passé sans alerter les lecteurs si bien que je n’ai eu de cesse de me demander où j’en étais !
A mon avis, il aurait fallu que le dessinateur différencie davantage son graphisme en adoptant par exemple un coup de crayon plus brouillon lors des séquences d’antan et plus clair pour les scènes d’aujourd’hui, à défaut de réaliser une mise en couleurs.
Quant au dessin proprement dit de José Miguel Fonollosa, je l’ai trouvé très agréable à contempler : son style est épuré et tout en rondeur, les décors sont minimalistes mais suffisent amplement pour ce genre de récit, les personnages sont assez facilement identifiables.
En conclusion, je suis ressorti un peu indifférent de cette lecture, je n’ai pas ressenti d’émotions particulières en lisant « Je t’ai aimé comme on aime les cons ». Le personnage principal, Miranda, ne fait que des constats ou de se lamenter sur son sort sans pour autant faire avancer les choses ou construire un projet commun (de toute façon, il n’y avait pas de dialogues dans ce couple…). Bref, j’ai eu l’impression de lire une bd où l’héroïne (l’auteure ?) ne faisait que de se libérer de ses rancoeurs.
Quant à la narration, je l’ai trouvée chaotique…
Pas terrible du tout.
Comme l’a souligné Ro, il s’agit d’une adaptation d’une série d’animation prise en cours de route. N’ayant pas non plus vu cette série animée, j’ai été un peu perdu au début. Mais bien vite les repères se prennent pour constater qu’il n’y a rien de bien original à se mettre sous la dent. Il s’agit vraiment d’un ersatz de Star Wars à la trame ultra-conventionnelle et sans aucune saveur. On sent dans cet univers un mélange de choses connues, ce qui donne une désagréable impression de déjà vu. Mais ce mélange aurait pu être mieux préparé. Là, on frise l’indigestion. Côté dessins, rien de bien formidable non plus. Le trait semi-réaliste et les couleurs flashies ne m’ont en aucun cas séduit.
Bref, une série sans aucune profondeur... à réserver sans doute aux amateurs de l’anime ?
J'ai souvent du mal avec le mélange des genres. (Par exemple un polar qui se termine par une pirouette fantastique). Mais quand je suis prévenu dès le début, généralement j'arrive à accrocher. En plus ici dès la page 15, on a affaire à des bestioles surréalistes, donc on est complètement dans du fantastique, genre que je peux apprécier.
Le dessin me plaît pas mal, il est original et agréable. Le premier tome m'a bien plu, ça se passe dans un bled paumé et plusieurs habitants meurent dans d'étranges circonstances. Crimes atroces ? Bêtes sauvages ? ou tout simplement le vieil indien que personne n'aime ? C'est bien mené, intrigant et l'on sent évidement que l'explication de tout ça sera fantastique.
Jusque-là tout allait bien. Que ses grosses bébêtes soient les auteurs des crimes m'allait très bien... Mais que par-dessus on rajoute une couche d'ésotérisme, d'anges et de démons, le tout accompagné de chevaliers templiers, là non ce n'est pas passé. En plus les dialogues en vers ne m'ont pas franchement plu.
Quelle belle déception que cette conclusion...
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Servitude
Le dessin en couleurs directes est beau mais manque cruellement de couleurs, toute la bd est sur le même ton marron-beige, du coup les changements de scènes sont souvent difficiles à repérer, ce sont les conversations qui indiquent le passage à une autre situation. Les personnages se ressemblent tous, la seule chose qui les différencie c'est la coiffure, la barbe ou le vêtement. Un moment d'inattention ou de fatigue et hop il faut revenir en arrière pour savoir qui parle et en plus les femmes ont des têtes d'hommes ! La seule chose qui m'ait vraiment intéressée c'est cette histoire de géants, mais qui n'est malheureusement pas développée vu qu'ils ont disparus, alors… Vraiment une bd fatigante à lire, je l'ai entamé trois fois et ce n'est qu'à la quatrième que j'ai enfin pu la lire en entier ! Ce n'est qu'un premier tome certes, mais la difficulté que j'ai eu à suivre et différencier tous ces personnages ne me donne pas du tout envie de continuer, d'autant plus que leurs aventures ne me plaisent pas non plus, (rivalités, jalousies, vengeance, bof). Pourtant la fantasy est mon genre préféré mais pas de la façon dont elle est traitée ici. Mise à jour Malgré tous ces défauts, j'ai refait une tentative en relisant le premier tome et enchaînant avec le second, mais hélas l'impression est toujours la même. Une B.D. où il faut être très voire trop concentré et un récit qui ne me parle pas, où il n'y a pas assez de fantastique à mon goût et aux personnages pas du tout attachants.
Skyland
Boum patatras ! On tombe en plein milieu d'un conflit dont on ne connaît ni les enjeux, ni l'origine, ni même les protagonistes. Au fil des pages, on comprend un peu plus, mais je trouve le procédé plus que douteux. En effet j'ai décroché assez rapidement de l'histoire, essayant de me concentrer sur les dessins. Ceux-ci ne sont pas mauvais, mais manquent singulièrement de personnalité, d'âme. C'est dommage, cela aurait pu me plaire comme ça. Mais vraiment non, l'histoire m'a gonflé plus qu'autre chose, je n'aime pas avoir l'impression d'être pris pour un geek qui connaît déjà tout le background au moment d'aborder une série. Alors certes, cela s'inscrit dans une oeuvre télévisuelle animée, mais si on ne l'a pas vue, on fait quoi ? On referme l'album et on rentre chez soi.
Bouldaldar et Colégram
Mon avis ne porte que sur le tome 1 de la réédition chez Lefrancq Editeur. Le trait de Sirius ne laisse planer que peu de doutes quant à l’âge respectable de l’album. Le dessin a d’ailleurs pris un sérieux coup de vieux. Personnellement, je n’accroche pas trop à ce style qui se veut enfantin dans les contours avec des traits plus réalistes en gros plan. Le rendu est bizarre, presque dérangeant. Quant au récit, je le qualifierai de niais et débordant de bons sentiments. C’est confondant de naïveté. Je doute même qu’un enfant puisse y trouver un quelconque intérêt tant le récit est ballot. On peut toutefois créditer l’album d’un esprit avant-gardiste puisqu’il y est question d’écologie. Mais bon, le traitement reste sommaire et très simpliste.
Bienvenue aux JO
L'étiquette "BD commerciale" est accrochée en gros sur cet album qui profite bien évidemment de l'actualité. Et je suis désolé de le dire, mais il n'y a vraiment pas grand chose à en tirer. 90% des gags sont tout simplement lamentables. On dirait que le scénariste a obtenu une liste des sports représentés aux J.O et qu'il avait 5 minutes pour trouver un gag pour chacun d'entre eux, qu'il soit inspiré ou non. Et franchement, ce n'est quasiment jamais inspiré. Et quand l'inspiration ne venait pas, l'auteur a tout simplement récupéré des blagues connues comme celle du gars qui pisse du plongeoir ou des gags d'autres auteurs, comme ce gag piqué des Idées Noires de Franquin. En tout et pour tout, j'ai comptabilisé 4 gags qui m'ont tout de même fait rire ou sourire : tout n'est donc pas à jeter. Le dessin non plus n'est pas à jeter car il n'est pas mauvais du tout. Un peu formaté "BD franco-belge d'humour", il ne présente pas moins une petite personnalité et un trait dynamique agréable à lire. C'est bien là ce qui, à mes yeux, sauve cette BD du massacre.
Ze World selon Jean-Claude
Cette série n’est qu’une énième bd d’humour thématique. A la différence des autres, la cible n’est pas une corporation de métier mais une personne. Et quelle personne, notre JCVD national ! On est tous d’accord là-dessus, cette bd ne casse pas trois pattes à un canard, fut-il tripode. JCVD n’est pas un monstre sacré mais un dinosaure. Tel ce reptile du temps jadis, son cerveau n’est pas plus grand qu’une noix. A partir de ce postulat, tout est prétexte à des bêtises qui n’ont d’égal que les citations de l’acteur (présents par ailleurs dans les hauts de pages). JCVD n’est pas bien méchant mais il accumule les gaffes en voulant bien faire, ce qui est censé faire rire le lecteur. Ca marche parfois mais l’humour ne vole pas bien haut en général. Côté dessin, Rudo s’applique plutôt bien dans un style passe-partout. Juste la composition des planches qui n’est pas terrible mais cela est inhérent au sujet traité. Rien de bien transcendant donc . . . Mais laissons le mot de la fin à JCVD : Tu vois, si tu veux rester aware, tu te dois de lire cette wonderful bd. Le livre, c’est du papier. Le papier, c’est de l’arbre. Et l’arbre, c’est la vie ! Lire cette bd, c’est respirer la vie. Be aware my friend ! La vache, j’ai le brain tout en compote. Dur dur de penser comme lui. Pierig
Pure Love
J'ai eu un peu de mal à caser cette série quelque part. En effet elle raconte la vie quotidienne d'un couple de lycéens homosexuels, qui sont aux prises avec des démons et des fantômes, tout en essayant de vivre librement leur sexualité. Finalement j'ai choisi "érotique", car les scènes intimes sont relativement explicites (même si du flouté apparaît aux bons endroits), et leur vie de lycéens en tant que telle n'est pas trop abordée ; de même le côté "chasseur de fantômes" n'est utilisé qu'à deux reprises au cours des 260 pages de ce manga. Erotique, mais personnellement je n'ai pas été du tout excité par les scènes explicites. Je suis hétérosexuel, ceci explique peut-être cela. L'homosexualité ne me gêne pas, et je me suis efforcé de me concentrer sur ce qui fait le centre de cette histoire, la relation amoureuse entre les deux garçons. Franchement j'espérais mieux. Les dialogues sont niais ("si tu meurs, je te suivrai...") et manquent totalement de réalisme, je trouve. De même, l'auteur nous montre leur vie intime quasiment uniquement sous l'angle de la sexualité, ce que je trouve très réducteur, même concernant des lycéens... Le style graphique de Takakura est assez typique des mangas sentimentaux : les garçons sont efféminés, mais le trait est assez élégant. Par contre ce pauvre Ryû semble parfois souffrir de malformations physiques plutôt moches... Bof, quoi...
Chante !
Encore une adaptation BD d'une série télévisée et encore une fois je ne connais pas cette dernière. Mais celle-là, au vu de la BD, je la zapperai volontiers. Mélange de Star Academy et de Sous le Soleil, cette BD met en scène des filles de 18 ans aussi immatures que des écolières. L'intrigue est d'une grande platitude et tellement prévisible que c'en est navrant. C'est le genre de scénario pondu à la chaîne dans les magazines pour enfants qui ne se soucient ni d'originalité ni de profondeur. J'ai trouvé ça assez pénible par moment. Quant au dessin, il est de niveau "fanzine +", c'est-à-dire le bon amateur, au trait très typé manga, à qui on donne sa chance au niveau professionnel. Les décors sont très simples, les anatomies pas très respectées, et seuls les visages sont de bon niveau même si leurs expressions sont souvent outrées ou un peu en décalage par rapport aux contextes. Ce n'est clairement pas pour moi. Mais peut-être qu'un lectorat de jeunes filles pourrait y trouver son compte...
Je t'ai aimé comme on aime les cons
Je m’attendais à découvrir une bd humoristique en lisant « Je t’ai aimé comme on aime les cons » et ce ne fut pas du tout le cas. Ce récit raconte la séparation assez douloureuse entre Miranda et Pedro après quatre ans de vie commune racontée par la jeune femme. Ceux-ci se sont rencontrés par Internet, c’est Miranda qui a fait le premier pas en allant rejoindre Pedro à Séville. Une fois sur place, Miranda va ressentir la solitude, la galère pour trouver un job stable et son manquement pour Valence sa ville natale… Je ne sais pas si cette bd est une œuvre autobiographique, toujours est-il que je ne l’ai pas trop appréciée… En effet, je n’ai rien retenu de ce récit, ni ressenti d’émotions en le lisant. A la rigueur, si Pedro semble être incontestablement le grand responsable de cette séparation, je trouve que Miranda en est également coupable par son enfermement, son absence d’initiative et son absence de dialogue : pendant ses périodes à la recherche d’un emploi, elle avait quand même suffisamment de temps pour s’occuper de son compagnon n’est ce pas ? Bref, j’ai eu le sentiment d’assister au déballage d’une jeune femme sans que cela m’apporte quelque chose sauf que la vie continue malgré tout après cet échec… c’est un peu maigre comme constat non ? La narration employée par l’auteur m’a posé de gros problème de compréhension : le récit jongle sans cesse entre des scènes du présent et celles du passé sans alerter les lecteurs si bien que je n’ai eu de cesse de me demander où j’en étais ! A mon avis, il aurait fallu que le dessinateur différencie davantage son graphisme en adoptant par exemple un coup de crayon plus brouillon lors des séquences d’antan et plus clair pour les scènes d’aujourd’hui, à défaut de réaliser une mise en couleurs. Quant au dessin proprement dit de José Miguel Fonollosa, je l’ai trouvé très agréable à contempler : son style est épuré et tout en rondeur, les décors sont minimalistes mais suffisent amplement pour ce genre de récit, les personnages sont assez facilement identifiables. En conclusion, je suis ressorti un peu indifférent de cette lecture, je n’ai pas ressenti d’émotions particulières en lisant « Je t’ai aimé comme on aime les cons ». Le personnage principal, Miranda, ne fait que des constats ou de se lamenter sur son sort sans pour autant faire avancer les choses ou construire un projet commun (de toute façon, il n’y avait pas de dialogues dans ce couple…). Bref, j’ai eu l’impression de lire une bd où l’héroïne (l’auteure ?) ne faisait que de se libérer de ses rancoeurs. Quant à la narration, je l’ai trouvée chaotique…
Skyland
Pas terrible du tout. Comme l’a souligné Ro, il s’agit d’une adaptation d’une série d’animation prise en cours de route. N’ayant pas non plus vu cette série animée, j’ai été un peu perdu au début. Mais bien vite les repères se prennent pour constater qu’il n’y a rien de bien original à se mettre sous la dent. Il s’agit vraiment d’un ersatz de Star Wars à la trame ultra-conventionnelle et sans aucune saveur. On sent dans cet univers un mélange de choses connues, ce qui donne une désagréable impression de déjà vu. Mais ce mélange aurait pu être mieux préparé. Là, on frise l’indigestion. Côté dessins, rien de bien formidable non plus. Le trait semi-réaliste et les couleurs flashies ne m’ont en aucun cas séduit. Bref, une série sans aucune profondeur... à réserver sans doute aux amateurs de l’anime ?
Lune d'argent sur Providence
J'ai souvent du mal avec le mélange des genres. (Par exemple un polar qui se termine par une pirouette fantastique). Mais quand je suis prévenu dès le début, généralement j'arrive à accrocher. En plus ici dès la page 15, on a affaire à des bestioles surréalistes, donc on est complètement dans du fantastique, genre que je peux apprécier. Le dessin me plaît pas mal, il est original et agréable. Le premier tome m'a bien plu, ça se passe dans un bled paumé et plusieurs habitants meurent dans d'étranges circonstances. Crimes atroces ? Bêtes sauvages ? ou tout simplement le vieil indien que personne n'aime ? C'est bien mené, intrigant et l'on sent évidement que l'explication de tout ça sera fantastique. Jusque-là tout allait bien. Que ses grosses bébêtes soient les auteurs des crimes m'allait très bien... Mais que par-dessus on rajoute une couche d'ésotérisme, d'anges et de démons, le tout accompagné de chevaliers templiers, là non ce n'est pas passé. En plus les dialogues en vers ne m'ont pas franchement plu. Quelle belle déception que cette conclusion...