Je me suis plutôt pas mal ennuyée en lisant cette bd, je m'attendais à plus d'action, de rebondissements mais on tombe vite dans un huis clos assez lent sur fond de trahison, mouais, rien de transcendent à mon goût.
Dans le résumé de l'histoire il est écrit : "Aucun d'eux ne veut se sentir responsable de la guerre qui creusera le tombeau de l'humanité". D'après le souvenir que j'en garde j'ai plutôt eu l'impression que personne ne veut y laisser sa peau et point final. Avec de surcroît ce petit fond moraliste que je n'aime pas et qui n'a pas arrangé les choses. Vu le nombre d'avis si enthousiastes ma déception n'a été que plus grande, une chose est sûre, je ne relirai pas cette bd.
Sinon je veux bien reconnaître que la narration est bonne, le dessin est en accord avec l'histoire même si ce n'est pas le style que je préfère.
Rosalinde est une jolie bd aux couleurs pastel et au dessin qui va à l'essentiel sans surcharges mais avec beaucoup de gaîté.
Le début de l'album est excellent, soit environ les trente premières pages. On s'attache aux personnages immédiatement et c'est vraiment drôle, surtout dans les attitudes de Rosalinde et de Muchu sa comparse.
Rosalinde a par ailleurs une paire de seins qui n'ont même plus forme de gants de toilettes mais qui semblent animés d'une vie propre, c'est vraiment tordant.
La bataille qu'elles mènent aux extraterrestres est originale et drôle.
La suite ? Tout simplement, comme le dit Rosalinde elle-même : "je m'ennuie" et bien l'ennui nous gagne également, l'humour n'est plus qu'un vague souvenir, même les seins de Rosalinde sont plus sages, bref la bd a perdu presque tout ce qui faisait son charme.
On tombe dans une histoire de manipulation médiatique sans le piquant de la première partie, puis arrive la fin sans vraiment de grande surprise, bien que l'action semble revenir un peu, mais pas suffisamment.
Bref, une déception après un début magistral.
Bof, non. Moi j'ai pas accroché au Décalogue.
J'ai été surpris, malgré la pluralité de dessinateurs, de trouver une cohésion graphique très forte de l'ensemble. D'une façon générale j'ai aimé les dessins de ces auteurs.
Non, c'est au niveau du scénario que je suis très déçu. Tout d'abord et contrairement au graphisme, je trouve qu'il manque une cohésion à l'ensemble, je n'ai à aucun moment eu le sentiment de lire une série mais plutôt un lot de 10 one-shot. À vrai dire certains tomes sont intéressants, mais de nombreux tomes sont vides, insipides et inutiles. Chacun des tomes s'appuie sur une et une seule caractéristique de l'objet central de l'œuvre ("Nahik"). Sa valeur pécuniaire, la valeur artistique de ces écrits, la valeur de ses aquarelles, sa valeur de collection (tome unique et donc incunable), la valeur spirituelle de son contenu... Mais à AUCUN moment ce livre n'est vu comme un tout, comme un ensemble... C'est tellement absurde à mon sens que cela décrédibilise totalement ces scénarii où Nahik n'est finalement qu'un prétexte de départ à des one-shot totalement distincts.
Cette série me donne plus le sentiment d'être un brouillon qu'une œuvre achevé. Je sais que c'est faux mais c'est le sentiment qu'il m'en reste à la fin de la lecture des 11 tomes du Décalogue.
Bof, bof. J'aime vraiment bien les dessins, l'ambiance celtique mais pour l'histoire en elle même c'est pas top.
J'ai l'impression d'avoir une BD avec un potentiel énorme et qu'on en fait pas grand chose. Il y a juste des bonnes idées. Le rythme de l'histoire est lent... lent... très lent. Après avoir lu un tome on se dit quoi, c'est tout, mais il ne s'est rien passé...
Donc intéressant à lire pour découvrir l'ambiance mais sans plus.
Un album signé par un collectif d'auteurs, qui plus est, lorsqu’il est composé de 8 histoires courtes, c'est un peu comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber.
Ces histoires courtes ont un thème commun : la vision du bonheur. Thème inhabituel en bande dessinée, cela fait plutôt sujet de dissertation de philo. Soyons honnête, le sujet n'a visiblement pas inspiré tous les élèves, à commencer par Christin et Lepage qui auraient raté leur bac pour le coup.
Entre 3 et 4 pages c'est vraiment trop court pour faire passer un message ou une émotion au lecteur qui restera sur sa faim. C'est trop bref, trop furtif (comme un instant de bonheur ?) pour marquer l'inconscient et une fois refermée, cette BD ne devrait pas trop laisser de souvenir.
Heureusement, les auteurs sud américains, Angel Mosquito et Pablo De Santis, on été plus inspirés que leurs confrères européens et leurs petites histoires sauvent l'ensemble en arrachant quelques sourires aux lecteurs.
En feuilletant cet album chez le libraire, son ambiance graphique a instantanément séduit l’amateur de BD belge classique que je suis.
Nous sommes dans un univers qui évoque irrésistiblement la grande époque du magazine Spirou, entre (excusez du peu) Tillieux, Will et Franquin. Le résumé de l’histoire, en quatrième de couverture, évoque même irrésistiblement le chef d’œuvre de ce dernier « QRN sur Bretzelburg ». C’est donc sans hésiter que j’ai fait l’acquisition de cette bande dessinée.
Si le dessin tient parfaitement ses promesses, il n’en est malheureusement pas de même du scénario, sans originalité et des dialogues, consternants de vacuité.
Pourtant, Danier (pseudonyme de Daan Jippes) a adapté un roman d’un auteur de polars néerlandais très connu (aux dires de l'éditeur), Hendrikus Frederikus van der Kallen (?), dont le personnage s’exprime paraît-il « dans un sabir comparable à celui de San-Antonio » (je cite la préface). Et Danier connaît visiblement ses classiques. Tout y est ! Les fameux documents ne jouent qu'un rôle de « MacGuffin » et le contexte vaguement historique s'efface derrière les nombreuses péripéties du scénario. Attentats mystérieux, enlèvements, courses poursuites en voiture, interventions de personnages secondaires hauts en couleur, fausses pistes… s’enchaînent à un rythme effréné, à tel point que l’on ne sait plus guère ce que cherche l'inspecteur, ni quelle est sa stratégie !
L’Ombre, le personnage principal est un petit bonhomme rondouillard, bronzé, entre deux âges, porté sur les jolies femmes et la bouteille, chaussé de sandales de moine et de chaussettes grises (le personnage est d'origine néerlandaise, même si ce n’est pas une excuse…) ; il conduit une guimbarde rouge sang baptisée « Tomate » et semble se complaire à arborer des déguisements ridicules, qui ne dupent personne… Une sorte de Jean-Claude Brialy que l'on aurait croisé avec Artemus Gordon, plutôt sympathique, mais pas vraiment attachant.
Dans la version originale, la principale caractéristique semble provenir de son langage ampoulé, dont les traducteurs signalent d’ailleurs qu’ils ont essayé de restituer le côté « fleuri » et les « jeux de mots à la Tillieux ». On peut dire qu’ils ont raté leur coup, puisque l’album est parsemé de dialogues déclamés sur un ton étrange et le plus souvent décalés par rapport à l’action, dont l’humour supposé tombe à plat (comment faut-il comprendre une réplique du genre : « Ceci pourrait bien se terminer comme le cas de cette grosse dame au maillot trop étroit : une histoire captivante ! » ???).
En somme, « Casse-tête » est un album très agréablement dessiné, mais mettant en scène des personnages finalement superficiels et une histoire invraisemblable, parsemée d’aphorismes étranges, sans doute mal traduits…
Peut-être arriverait-on à quelque chose en réécrivant tous les textes en français fluide, mais n’est pas Tillieux qui veut. Hélas !
Série intéressante, en trois volumes, je me la suis procurée car je suis fan de Requiem… J’avoue être légèrement déçue, en effet, le scénario n’est pas à la hauteur de Chevalier Vampire, une simple histoire de vengeance… un peu facile et sans grand intérêt.
Le dessin quant à lui est sympathique mais manque de clarté, il est parfois trop confus. Pour finir, cette série manque véritablement d’intérêt et les dessins de Ledroit ne parviennent pas à la hisser très haut. Lisez-la chez un ami mais pour 36 euros, passez votre chemin !
C'est fou ce qu'on peut trouver dans une bibliothèque. Des trucs oubliés comme ce "Ticonderoga" par exemple. Personnellement, je m'attendais à une bonne histoire d'aventure du même genre que Fort Wheeling, mais ce ne fut pas le cas. Je me suis ennuyé du début jusqu'à la fin et je ne suis jamais rentré dans l'histoire.
L'action m'a parue lente et totalement inintéressante. J'ai dû me forcer pour finir l'album. Il faut dire que les dessins n'aident pas car, comme d'habitude chez Hugo Pratt, je trouve le dessin totalement moche et je me demande pourquoi il y a autant de gens qui trouvent ça génial. Ça ne doit pas être mon genre de style.
Au fait, il y a une erreur historique, mais je pense que c'est la faute du traducteur. À un moment, quelqu'un dit 'au Québec' dans une phrase. Or, il devrait plutôt dire 'à Québec' car si la ville existait à cette époque, ce ne fut pas le cas de la province. Le territoire de l'époque s'appelait la Nouvelle-France. Il faudra attendre la conquête pour que le territoire s'appelle, pour la première fois, "Province of Québec".
Boarff...
Non, ce n'est pas un des vomissements de Mia, l'héroïne de cette BD, qui oscille graphiquement entre Comics et manga. Oui, une réelle déception à la lecture de ce one shot de Man. Car le graphisme m'avait vraiment fait de l'oeil sur les rayonnages de mon libraire préféré. Une 4e de couverture qui titille ma curiosité... Et hop, je me laisse tenter !
Sauf que ma déception fut à la hauteur de mon engouement graphique premier... Car si le dessin et le découpage sont bons, le scénario est plat et embrouillé... Un prétexte d'enquête brouillonne, mélangée à une histoire d'amour et recoupée avec le sujet principal sur les troubles alimentaires, et en remâchant tout cela sans vraiment traiter correctement chacun de ses sujet. Et heureusement que la fin de cette BD se clôt sur un extrait de journal de Mia illustré de croquis qui nous éclaire davantage sur son mal être et sur le sujet principal de cet opus.
Bref, sans mauvais jeu de mots, je suis vraiment resté sur ma fin.
Ah ben moi je fais complètement l'impasse sur ce tome. Pourtant, je me réjouissais déjà dès l'annonce de sa sortie. Mais j'ai bien vite déchanté en voyant la mise en couleur catastrophique. C’est super moche ! Affreux, Affreux, Affreux . . . Comment peut-on saborder visuellement une série de cette qualité ?
Le style de Makyo évolue aussi. Sans être désagréable, il n’atteint cependant pas le niveau des trois premiers opus. Quand au récit, rien de neuf à se mettre sous la dent pour celui qui connaît Les Bogros. Les fondements de la série originelle sont repris sans aucune innovation. Grosse grosse déception !
Allez, soyons positif, espérons que ce tome incitera un éditeur à rééditer les trois premiers opus qui eux sont vraiment de qualité !
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Le Bataillon des lâches
Je me suis plutôt pas mal ennuyée en lisant cette bd, je m'attendais à plus d'action, de rebondissements mais on tombe vite dans un huis clos assez lent sur fond de trahison, mouais, rien de transcendent à mon goût. Dans le résumé de l'histoire il est écrit : "Aucun d'eux ne veut se sentir responsable de la guerre qui creusera le tombeau de l'humanité". D'après le souvenir que j'en garde j'ai plutôt eu l'impression que personne ne veut y laisser sa peau et point final. Avec de surcroît ce petit fond moraliste que je n'aime pas et qui n'a pas arrangé les choses. Vu le nombre d'avis si enthousiastes ma déception n'a été que plus grande, une chose est sûre, je ne relirai pas cette bd. Sinon je veux bien reconnaître que la narration est bonne, le dessin est en accord avec l'histoire même si ce n'est pas le style que je préfère.
Rosalinde
Rosalinde est une jolie bd aux couleurs pastel et au dessin qui va à l'essentiel sans surcharges mais avec beaucoup de gaîté. Le début de l'album est excellent, soit environ les trente premières pages. On s'attache aux personnages immédiatement et c'est vraiment drôle, surtout dans les attitudes de Rosalinde et de Muchu sa comparse. Rosalinde a par ailleurs une paire de seins qui n'ont même plus forme de gants de toilettes mais qui semblent animés d'une vie propre, c'est vraiment tordant. La bataille qu'elles mènent aux extraterrestres est originale et drôle. La suite ? Tout simplement, comme le dit Rosalinde elle-même : "je m'ennuie" et bien l'ennui nous gagne également, l'humour n'est plus qu'un vague souvenir, même les seins de Rosalinde sont plus sages, bref la bd a perdu presque tout ce qui faisait son charme. On tombe dans une histoire de manipulation médiatique sans le piquant de la première partie, puis arrive la fin sans vraiment de grande surprise, bien que l'action semble revenir un peu, mais pas suffisamment. Bref, une déception après un début magistral.
Le Décalogue
Bof, non. Moi j'ai pas accroché au Décalogue. J'ai été surpris, malgré la pluralité de dessinateurs, de trouver une cohésion graphique très forte de l'ensemble. D'une façon générale j'ai aimé les dessins de ces auteurs. Non, c'est au niveau du scénario que je suis très déçu. Tout d'abord et contrairement au graphisme, je trouve qu'il manque une cohésion à l'ensemble, je n'ai à aucun moment eu le sentiment de lire une série mais plutôt un lot de 10 one-shot. À vrai dire certains tomes sont intéressants, mais de nombreux tomes sont vides, insipides et inutiles. Chacun des tomes s'appuie sur une et une seule caractéristique de l'objet central de l'œuvre ("Nahik"). Sa valeur pécuniaire, la valeur artistique de ces écrits, la valeur de ses aquarelles, sa valeur de collection (tome unique et donc incunable), la valeur spirituelle de son contenu... Mais à AUCUN moment ce livre n'est vu comme un tout, comme un ensemble... C'est tellement absurde à mon sens que cela décrédibilise totalement ces scénarii où Nahik n'est finalement qu'un prétexte de départ à des one-shot totalement distincts. Cette série me donne plus le sentiment d'être un brouillon qu'une œuvre achevé. Je sais que c'est faux mais c'est le sentiment qu'il m'en reste à la fin de la lecture des 11 tomes du Décalogue.
Merlin (Istin/Lambert)
Bof, bof. J'aime vraiment bien les dessins, l'ambiance celtique mais pour l'histoire en elle même c'est pas top. J'ai l'impression d'avoir une BD avec un potentiel énorme et qu'on en fait pas grand chose. Il y a juste des bonnes idées. Le rythme de l'histoire est lent... lent... très lent. Après avoir lu un tome on se dit quoi, c'est tout, mais il ne s'est rien passé... Donc intéressant à lire pour découvrir l'ambiance mais sans plus.
Dessine-moi le bonheur
Un album signé par un collectif d'auteurs, qui plus est, lorsqu’il est composé de 8 histoires courtes, c'est un peu comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Ces histoires courtes ont un thème commun : la vision du bonheur. Thème inhabituel en bande dessinée, cela fait plutôt sujet de dissertation de philo. Soyons honnête, le sujet n'a visiblement pas inspiré tous les élèves, à commencer par Christin et Lepage qui auraient raté leur bac pour le coup. Entre 3 et 4 pages c'est vraiment trop court pour faire passer un message ou une émotion au lecteur qui restera sur sa faim. C'est trop bref, trop furtif (comme un instant de bonheur ?) pour marquer l'inconscient et une fois refermée, cette BD ne devrait pas trop laisser de souvenir. Heureusement, les auteurs sud américains, Angel Mosquito et Pablo De Santis, on été plus inspirés que leurs confrères européens et leurs petites histoires sauvent l'ensemble en arrachant quelques sourires aux lecteurs.
Havank (Une aventure de)
En feuilletant cet album chez le libraire, son ambiance graphique a instantanément séduit l’amateur de BD belge classique que je suis. Nous sommes dans un univers qui évoque irrésistiblement la grande époque du magazine Spirou, entre (excusez du peu) Tillieux, Will et Franquin. Le résumé de l’histoire, en quatrième de couverture, évoque même irrésistiblement le chef d’œuvre de ce dernier « QRN sur Bretzelburg ». C’est donc sans hésiter que j’ai fait l’acquisition de cette bande dessinée. Si le dessin tient parfaitement ses promesses, il n’en est malheureusement pas de même du scénario, sans originalité et des dialogues, consternants de vacuité. Pourtant, Danier (pseudonyme de Daan Jippes) a adapté un roman d’un auteur de polars néerlandais très connu (aux dires de l'éditeur), Hendrikus Frederikus van der Kallen (?), dont le personnage s’exprime paraît-il « dans un sabir comparable à celui de San-Antonio » (je cite la préface). Et Danier connaît visiblement ses classiques. Tout y est ! Les fameux documents ne jouent qu'un rôle de « MacGuffin » et le contexte vaguement historique s'efface derrière les nombreuses péripéties du scénario. Attentats mystérieux, enlèvements, courses poursuites en voiture, interventions de personnages secondaires hauts en couleur, fausses pistes… s’enchaînent à un rythme effréné, à tel point que l’on ne sait plus guère ce que cherche l'inspecteur, ni quelle est sa stratégie ! L’Ombre, le personnage principal est un petit bonhomme rondouillard, bronzé, entre deux âges, porté sur les jolies femmes et la bouteille, chaussé de sandales de moine et de chaussettes grises (le personnage est d'origine néerlandaise, même si ce n’est pas une excuse…) ; il conduit une guimbarde rouge sang baptisée « Tomate » et semble se complaire à arborer des déguisements ridicules, qui ne dupent personne… Une sorte de Jean-Claude Brialy que l'on aurait croisé avec Artemus Gordon, plutôt sympathique, mais pas vraiment attachant. Dans la version originale, la principale caractéristique semble provenir de son langage ampoulé, dont les traducteurs signalent d’ailleurs qu’ils ont essayé de restituer le côté « fleuri » et les « jeux de mots à la Tillieux ». On peut dire qu’ils ont raté leur coup, puisque l’album est parsemé de dialogues déclamés sur un ton étrange et le plus souvent décalés par rapport à l’action, dont l’humour supposé tombe à plat (comment faut-il comprendre une réplique du genre : « Ceci pourrait bien se terminer comme le cas de cette grosse dame au maillot trop étroit : une histoire captivante ! » ???). En somme, « Casse-tête » est un album très agréablement dessiné, mais mettant en scène des personnages finalement superficiels et une histoire invraisemblable, parsemée d’aphorismes étranges, sans doute mal traduits… Peut-être arriverait-on à quelque chose en réécrivant tous les textes en français fluide, mais n’est pas Tillieux qui veut. Hélas !
Sha
Série intéressante, en trois volumes, je me la suis procurée car je suis fan de Requiem… J’avoue être légèrement déçue, en effet, le scénario n’est pas à la hauteur de Chevalier Vampire, une simple histoire de vengeance… un peu facile et sans grand intérêt. Le dessin quant à lui est sympathique mais manque de clarté, il est parfois trop confus. Pour finir, cette série manque véritablement d’intérêt et les dessins de Ledroit ne parviennent pas à la hisser très haut. Lisez-la chez un ami mais pour 36 euros, passez votre chemin !
Ticonderoga
C'est fou ce qu'on peut trouver dans une bibliothèque. Des trucs oubliés comme ce "Ticonderoga" par exemple. Personnellement, je m'attendais à une bonne histoire d'aventure du même genre que Fort Wheeling, mais ce ne fut pas le cas. Je me suis ennuyé du début jusqu'à la fin et je ne suis jamais rentré dans l'histoire. L'action m'a parue lente et totalement inintéressante. J'ai dû me forcer pour finir l'album. Il faut dire que les dessins n'aident pas car, comme d'habitude chez Hugo Pratt, je trouve le dessin totalement moche et je me demande pourquoi il y a autant de gens qui trouvent ça génial. Ça ne doit pas être mon genre de style. Au fait, il y a une erreur historique, mais je pense que c'est la faute du traducteur. À un moment, quelqu'un dit 'au Québec' dans une phrase. Or, il devrait plutôt dire 'à Québec' car si la ville existait à cette époque, ce ne fut pas le cas de la province. Le territoire de l'époque s'appelait la Nouvelle-France. Il faudra attendre la conquête pour que le territoire s'appelle, pour la première fois, "Province of Québec".
Mia
Boarff... Non, ce n'est pas un des vomissements de Mia, l'héroïne de cette BD, qui oscille graphiquement entre Comics et manga. Oui, une réelle déception à la lecture de ce one shot de Man. Car le graphisme m'avait vraiment fait de l'oeil sur les rayonnages de mon libraire préféré. Une 4e de couverture qui titille ma curiosité... Et hop, je me laisse tenter ! Sauf que ma déception fut à la hauteur de mon engouement graphique premier... Car si le dessin et le découpage sont bons, le scénario est plat et embrouillé... Un prétexte d'enquête brouillonne, mélangée à une histoire d'amour et recoupée avec le sujet principal sur les troubles alimentaires, et en remâchant tout cela sans vraiment traiter correctement chacun de ses sujet. Et heureusement que la fin de cette BD se clôt sur un extrait de journal de Mia illustré de croquis qui nous éclaire davantage sur son mal être et sur le sujet principal de cet opus. Bref, sans mauvais jeu de mots, je suis vraiment resté sur ma fin.
Les Bozons
Ah ben moi je fais complètement l'impasse sur ce tome. Pourtant, je me réjouissais déjà dès l'annonce de sa sortie. Mais j'ai bien vite déchanté en voyant la mise en couleur catastrophique. C’est super moche ! Affreux, Affreux, Affreux . . . Comment peut-on saborder visuellement une série de cette qualité ? Le style de Makyo évolue aussi. Sans être désagréable, il n’atteint cependant pas le niveau des trois premiers opus. Quand au récit, rien de neuf à se mettre sous la dent pour celui qui connaît Les Bogros. Les fondements de la série originelle sont repris sans aucune innovation. Grosse grosse déception ! Allez, soyons positif, espérons que ce tome incitera un éditeur à rééditer les trois premiers opus qui eux sont vraiment de qualité !