J'ai aimé le jeu Prisoner of Ice en son temps et je suis amateur des récits de Lovecraft. C'est donc avec un bon à-priori que j'ai entamé le premier tome de cette BD.
J'ai hélas rapidement déchanté.
Le dessin est proche de l'amateurisme. Basique, abusant de facilités par-ci par-là, offrant des personnages moches aux visages figés, colorisé de manière approximative... Ce n'est vraiment pas terrible.
Mais ce n'est le cas que pour le premier tome, les suivants étant d'autres dessinateurs, un peu meilleurs, techniquement parlant.
Le scénario est médiocre également. Rien à voir avec le jeu vidéo éponyme, ce que je regrette car j'aurais aimé retrouver des éléments de celui-ci. Nous sommes simplement là face à un copier/coller de ce qui fait la base superficielle des récits de H.P Lovecraft. On croirait au pompage pur et simple d'un patchwork de ses nouvelles si le résultat n'était pas aussi puéril et fade. Une expédition, des signes ô combien mystérieux et effrayants (bof...), une tribu sanguinaire vénérant dans la folie des créatures affreuses, un rituel pour ouvrir la porte aux grands affreux Dieux Anciens qui vont tout ravager sur la Terre, rituel qui, ô hasard, attendait juste la venue des explorateurs pour s'entamer, du sang, des péripéties bidons, etc... Bidon, c'est le mot que je retiendrais.
Bidon, fade et prévisible au possible.
Wormwood ça pourrait être un gros délire bien loufoque. Le personnage principal est un asticot qui squatte un cadavre et qui montre le bout de sa tête à travers le globe oculaire du corps qu'il habite. Cette idée déjantée est la porte ouverte à une série délirante se passant dans un monde complètement barré.
Mais malheureusement, la porte entrouverte n'a pas été poussée. Si le dessin est original et sympa, il n'est pas vraiment mis en valeur par des couleurs sombres et peu variées. Si ce personnage principal sorti de nulle part laissait espérer quelques bons fou rires, ils ne sont jamais venu. Le monde dans lequel il évolue n'est pas assez travaillé, les décors sont vides, quasi inexistants, difficile alors de se faire une idée précise de cet environnement dans ces conditions. Difficile de suivre l'auteur dans son délire si on n'est pas plongé dans son univers.
Et enfin l'intrigue principale - une enquête sur des meurtres bizarroïdes - est bien mince et peu palpitante.
Dommage.
Vraiment moyen... et pourtant cette série aurait pu être très prometteuse, malheureusement le dessin se dégrade progressivement au cours des trois tomes, si le premier est plutôt pas mal le dernier a été fait à la va-vite, sans retouches comme si le premier coup de crayon avait été le bon et sinon tant pis ils ont quand même gardé, c'est insultant pour le lecteur.
Le scénario lui est constant et bien écrit, mais il n'y a rien de vraiment nouveau dans ce récit de fantasy, avec des noms plutôt durs à retenir, surtout au début et qui semblent tout droit sortis du Seigneur des Anneaux.
Pour les fans de fantasy ça se lit si on n'est pas très regardant sur le graphisme.
Beaucoup trop de facilités dans ce manga qui joue la carte des combats, des gags et des découvertes oh combien surprenantes... L'histoire est convenue, ultra revue, sans intérêt : l'héroïne fabrique son Angelic layer sans problème, bon passons ce détail, elle se lance à corps perdu dans les combats entre ces marionnettes et contre toute attente elle gagne, oh surprise ! Et les pseudos intrigues avec le mec qui la guide mais on ne sait pas qui il est, oulalala qu'il est mystérieux, et je vous parle pas de la jeune femme qui suit avec attention notre héroïne. Bref, basique et peu intéressant.
En plus, l'humour est lourd-dingue, les situations peu originales... à oublier. Cela en devient fatigant d'enchainer ce genre de mangas qui véhicule souvent des messages communs et surtout qui se content du minimum. Les auteurs font juste l'effort de trouver une idée originale (enfin originale... des poupées qui se fight oO) et après déroule leur histoire sur des schémas préconçus.
Les dessins sont peu originaux également, simplifiés au possible, appliqués lors des joutes et le reste on s'en fout. C'est un choix hein, chacun son truc.
J'ai même eu l'impression que les auteurs se sont ennuyés et qu'ils ont bâclé leur histoire en 5 tomes, ayant épuisé leurs idées.
En lisant une bande dessinée évoquant les grands espaces de l'Ouest américain, je ne pouvais que souscrire naturellement. Pourtant, c'est loin d'être le cas pour le lecteur exigent que je suis.
J'ai d'abord crû à une vaste farce en découvrant des dialogues à la limite de la niaiserie et d'un autre temps de la bande dessinée moderne que je vénère il est vrai. Le scénario tient à un fil: l'enlèvement de la femme et du fils d'un ancien soldat de l'armée américaine ayant participé à des expéditions diverses. C'est non seulement maigre mais sans grand intérêt même d'un point de vue historique où d'autres lectures procurent plus de plaisir ou d'information sur les moeurs de cette époque bien particulière de découverte.
L'enchainement des situations est pire que pathétique. On sent même que l'auteur a construit son histoire de manière mécanique voir très lourde sans laisser place à la poésie.
J'ai ensuite crû à une bd destinée à la jeunesse mais des scènes cruelles et sanguinolentes sont là pour nous rappeler la sauvagerie presque manichéenne de l'époque western. Un dessin plutôt minimaliste, des personnages mal proportionnés, des décors absents, bref tout ce que je n'aime pas. Go West mais pas sur la Wild River !
Et voila encore une série arrêtée de chez l’éditeur Soleil ! Six ans que j’attends le troisième tome de "Fleurs carnivores" ! Je pense que cette série est définitivement abandonnée alors que les lecteurs ne sauront jamais comment cette histoire se termine ! C’est d’autant dommage car j’aime bien ces deux premiers tomes...
C’est une histoire de vengeance sur fond de Far West que nous propose Jean-Blaise Djian, rien d’original donc, à part que les personnages principaux sont quatre femmes...
Et pourtant ! N’allez pas croire que ces belles héroïnes ont été créées rien que pour appâter le lectorat masculin (quoique les auteurs auraient mieux fait de bannir certaines scènes de nudité inutiles et de mettre une autre couverture pour le deuxième tome... mais bon, j’ai vu pire !) ! Car la trame de fond de ce récit est intéressante à suivre et la présence de ces femmes m’est apparue cohérente par rapport à cette histoire de vengeance.
Dans l’ensemble, les personnages sont assez attachants, l’existence d’un protagoniste ressemblant à Lee Van Cleef (Cet acteur a joué le rôle de la brute dans l’un des fameux films de Sergio Leone) ne m’a pas dérangé.
La bd comporte de nombreuses scènes d’action qui combleront les amateurs du genre. Cependant, je regrette un peu que cette histoire ne comprenne pas de scènes humoristiques.
Au niveau du dessin, je trouve que Régis Penet a fait du bon boulot. Son coup de crayon est –à mon avis- très agréable à regarder, les décors sont fouillés. La mise en page aérée contribue beaucoup au plaisir de lecture que j’ai ressenti. Et puis, il faut bien l’avouer, les héroïnes sont vraiment belles... euh, je veux dire par là que les lecteurs ne se perdront pas du tout dans l’identification des différents protagonistes.
La mise en couleurs utilisant des tons à dominante ocre m’est apparue adaptée aux diverses séquences et lieux. Cependant, il est dommage que certaines planches emploient des ambiances un peu trop sombres à mon goût.
Au final, "Fleurs carnivores" m’est apparu comme un western assez captivant à lire. La présence d’héroïnes dans cette bd n’est pas là que pour attirer le lectorat masculin, elles s’intègrent avec cohérence dans ce scénario de Jean-Blaise Djian. Quant au coup de patte de Régis Penet, je l’ai trouvé très agréable à contempler.
Hélas, mille fois hélas ! La série semble avoir été abandonnée, on ne saura jamais la fin de cette histoire ! Du coup, ma note est très sévère : j’ai horreur que les éditeurs et/ou auteurs nous prennent pour des pigeons !
Note finale : 2/5 (3,5/5 si l’histoire avait été terminée)
Un drame à l'antique, ce n'est pas très fréquent en bande dessinée.
Un drame à l'antique réussi c'est encore moins fréquent."Labienus" émarge hélas parmi les échecs du genre. Pourtant c'est une histoire affreuse qui nous est contée. Celle d'un tribun qui bascule dans la folie lors d'une campagne contre des barbares. Son culte à Mithra l'amène à sacrifier un prisonnier, et à amener ses hommes et lui-même à se repaître de sa chair et de son sang. Le dieu appréciera, et proposera même l'immortalité à Labienus, en échange de la vie de la chair de sa chair.
Une histoire dramatique classique donc, mais à laquelle il manque hélas un véritable souffle épique. Je me suis un peu ennuyé pendant cette lecture, même si le second tome me semblait un peu meilleur. Le dessin de Christian Léger m'a rebuté au plus haut point. Pourtant j'ai bien senti un effort de construction, de mise en scène, d'ambiance même. Mais rien à faire, je n'aime pas ce style confus.
Peut-être d'autres lecteurs aimeront-ils...
Je n’accroche pas vraiment avec l’histoire.
Les dessins et la mise en couleur ne me gênent pas plus que ça, je les trouve même plutôt réussis, surtout les couvertures. Par contre coté scénario, c’est lent et sans surprises. Le premier tome passe encore, mais à partir du deuxième franchement on s’ennuie sérieusement. Les albums suivants restent une répétition du premier avec d’autres personnages.
"La liste 66" manque de consistance. L’intrigue reste légère. En bref, malgré un premier album « correct », je ne recommande pas trop cette série, plutôt bof (10/20).
Après l'excellent Qui a tué l'idiot ?, j'attendais plus de ce one-shot.
On y retrouve la même qualité graphique que j'affectionne.
Pour le reste je suis resté perplexe, la première partie du récit étant délirante, la suite m'a tout simplement déconcerté !!!
C'est devenu complètement absurde.
C'est dommage de gâcher un tel potentiel au dessin par un délire sans queue ni tête.
Dommage est bien le mot qui résume cette lecture......
Bande dessinée qui a plutôt mal vieilli dans l'ensemble, surfant sur la "mode" (à l'époque !) de l'héroïc-fantasy. L'univers en lui-même n'est pas trop mal fichu, l'intrigue conventionnelle mais plaisante. Par contre sa réalisation est plate, privilégiant la baston à la réflexion. Les aventures se multiplient, des combats incessants parsèment l'album et le but de tout ça... aucune idée ! Enfin bref, la suite aurait peut-être pu donner une ensemble correct mais à mon avis pas non plus de qualité exceptionnelle. Alors qu'il n'y ait qu'un seul tome...
Malgré une couverture accrocheuse et intrigante, le graphisme est particulièrement raté. Pas dans toutes les pages mais dans l'ensemble c'est mauvais... Le trait est gras et lourd, fouillis et peu attrayant. Cela ne met pas du tout en valeur cette bande dessinée.
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Prisoner of Ice
J'ai aimé le jeu Prisoner of Ice en son temps et je suis amateur des récits de Lovecraft. C'est donc avec un bon à-priori que j'ai entamé le premier tome de cette BD. J'ai hélas rapidement déchanté. Le dessin est proche de l'amateurisme. Basique, abusant de facilités par-ci par-là, offrant des personnages moches aux visages figés, colorisé de manière approximative... Ce n'est vraiment pas terrible. Mais ce n'est le cas que pour le premier tome, les suivants étant d'autres dessinateurs, un peu meilleurs, techniquement parlant. Le scénario est médiocre également. Rien à voir avec le jeu vidéo éponyme, ce que je regrette car j'aurais aimé retrouver des éléments de celui-ci. Nous sommes simplement là face à un copier/coller de ce qui fait la base superficielle des récits de H.P Lovecraft. On croirait au pompage pur et simple d'un patchwork de ses nouvelles si le résultat n'était pas aussi puéril et fade. Une expédition, des signes ô combien mystérieux et effrayants (bof...), une tribu sanguinaire vénérant dans la folie des créatures affreuses, un rituel pour ouvrir la porte aux grands affreux Dieux Anciens qui vont tout ravager sur la Terre, rituel qui, ô hasard, attendait juste la venue des explorateurs pour s'entamer, du sang, des péripéties bidons, etc... Bidon, c'est le mot que je retiendrais. Bidon, fade et prévisible au possible.
Wormwood
Wormwood ça pourrait être un gros délire bien loufoque. Le personnage principal est un asticot qui squatte un cadavre et qui montre le bout de sa tête à travers le globe oculaire du corps qu'il habite. Cette idée déjantée est la porte ouverte à une série délirante se passant dans un monde complètement barré. Mais malheureusement, la porte entrouverte n'a pas été poussée. Si le dessin est original et sympa, il n'est pas vraiment mis en valeur par des couleurs sombres et peu variées. Si ce personnage principal sorti de nulle part laissait espérer quelques bons fou rires, ils ne sont jamais venu. Le monde dans lequel il évolue n'est pas assez travaillé, les décors sont vides, quasi inexistants, difficile alors de se faire une idée précise de cet environnement dans ces conditions. Difficile de suivre l'auteur dans son délire si on n'est pas plongé dans son univers. Et enfin l'intrigue principale - une enquête sur des meurtres bizarroïdes - est bien mince et peu palpitante. Dommage.
Le Coeur de Sang
Vraiment moyen... et pourtant cette série aurait pu être très prometteuse, malheureusement le dessin se dégrade progressivement au cours des trois tomes, si le premier est plutôt pas mal le dernier a été fait à la va-vite, sans retouches comme si le premier coup de crayon avait été le bon et sinon tant pis ils ont quand même gardé, c'est insultant pour le lecteur. Le scénario lui est constant et bien écrit, mais il n'y a rien de vraiment nouveau dans ce récit de fantasy, avec des noms plutôt durs à retenir, surtout au début et qui semblent tout droit sortis du Seigneur des Anneaux. Pour les fans de fantasy ça se lit si on n'est pas très regardant sur le graphisme.
Angelic Layer
Beaucoup trop de facilités dans ce manga qui joue la carte des combats, des gags et des découvertes oh combien surprenantes... L'histoire est convenue, ultra revue, sans intérêt : l'héroïne fabrique son Angelic layer sans problème, bon passons ce détail, elle se lance à corps perdu dans les combats entre ces marionnettes et contre toute attente elle gagne, oh surprise ! Et les pseudos intrigues avec le mec qui la guide mais on ne sait pas qui il est, oulalala qu'il est mystérieux, et je vous parle pas de la jeune femme qui suit avec attention notre héroïne. Bref, basique et peu intéressant. En plus, l'humour est lourd-dingue, les situations peu originales... à oublier. Cela en devient fatigant d'enchainer ce genre de mangas qui véhicule souvent des messages communs et surtout qui se content du minimum. Les auteurs font juste l'effort de trouver une idée originale (enfin originale... des poupées qui se fight oO) et après déroule leur histoire sur des schémas préconçus. Les dessins sont peu originaux également, simplifiés au possible, appliqués lors des joutes et le reste on s'en fout. C'est un choix hein, chacun son truc. J'ai même eu l'impression que les auteurs se sont ennuyés et qu'ils ont bâclé leur histoire en 5 tomes, ayant épuisé leurs idées.
Wild river
En lisant une bande dessinée évoquant les grands espaces de l'Ouest américain, je ne pouvais que souscrire naturellement. Pourtant, c'est loin d'être le cas pour le lecteur exigent que je suis. J'ai d'abord crû à une vaste farce en découvrant des dialogues à la limite de la niaiserie et d'un autre temps de la bande dessinée moderne que je vénère il est vrai. Le scénario tient à un fil: l'enlèvement de la femme et du fils d'un ancien soldat de l'armée américaine ayant participé à des expéditions diverses. C'est non seulement maigre mais sans grand intérêt même d'un point de vue historique où d'autres lectures procurent plus de plaisir ou d'information sur les moeurs de cette époque bien particulière de découverte. L'enchainement des situations est pire que pathétique. On sent même que l'auteur a construit son histoire de manière mécanique voir très lourde sans laisser place à la poésie. J'ai ensuite crû à une bd destinée à la jeunesse mais des scènes cruelles et sanguinolentes sont là pour nous rappeler la sauvagerie presque manichéenne de l'époque western. Un dessin plutôt minimaliste, des personnages mal proportionnés, des décors absents, bref tout ce que je n'aime pas. Go West mais pas sur la Wild River !
Fleurs carnivores
Et voila encore une série arrêtée de chez l’éditeur Soleil ! Six ans que j’attends le troisième tome de "Fleurs carnivores" ! Je pense que cette série est définitivement abandonnée alors que les lecteurs ne sauront jamais comment cette histoire se termine ! C’est d’autant dommage car j’aime bien ces deux premiers tomes... C’est une histoire de vengeance sur fond de Far West que nous propose Jean-Blaise Djian, rien d’original donc, à part que les personnages principaux sont quatre femmes... Et pourtant ! N’allez pas croire que ces belles héroïnes ont été créées rien que pour appâter le lectorat masculin (quoique les auteurs auraient mieux fait de bannir certaines scènes de nudité inutiles et de mettre une autre couverture pour le deuxième tome... mais bon, j’ai vu pire !) ! Car la trame de fond de ce récit est intéressante à suivre et la présence de ces femmes m’est apparue cohérente par rapport à cette histoire de vengeance. Dans l’ensemble, les personnages sont assez attachants, l’existence d’un protagoniste ressemblant à Lee Van Cleef (Cet acteur a joué le rôle de la brute dans l’un des fameux films de Sergio Leone) ne m’a pas dérangé. La bd comporte de nombreuses scènes d’action qui combleront les amateurs du genre. Cependant, je regrette un peu que cette histoire ne comprenne pas de scènes humoristiques. Au niveau du dessin, je trouve que Régis Penet a fait du bon boulot. Son coup de crayon est –à mon avis- très agréable à regarder, les décors sont fouillés. La mise en page aérée contribue beaucoup au plaisir de lecture que j’ai ressenti. Et puis, il faut bien l’avouer, les héroïnes sont vraiment belles... euh, je veux dire par là que les lecteurs ne se perdront pas du tout dans l’identification des différents protagonistes. La mise en couleurs utilisant des tons à dominante ocre m’est apparue adaptée aux diverses séquences et lieux. Cependant, il est dommage que certaines planches emploient des ambiances un peu trop sombres à mon goût. Au final, "Fleurs carnivores" m’est apparu comme un western assez captivant à lire. La présence d’héroïnes dans cette bd n’est pas là que pour attirer le lectorat masculin, elles s’intègrent avec cohérence dans ce scénario de Jean-Blaise Djian. Quant au coup de patte de Régis Penet, je l’ai trouvé très agréable à contempler. Hélas, mille fois hélas ! La série semble avoir été abandonnée, on ne saura jamais la fin de cette histoire ! Du coup, ma note est très sévère : j’ai horreur que les éditeurs et/ou auteurs nous prennent pour des pigeons ! Note finale : 2/5 (3,5/5 si l’histoire avait été terminée)
Labienus
Un drame à l'antique, ce n'est pas très fréquent en bande dessinée. Un drame à l'antique réussi c'est encore moins fréquent."Labienus" émarge hélas parmi les échecs du genre. Pourtant c'est une histoire affreuse qui nous est contée. Celle d'un tribun qui bascule dans la folie lors d'une campagne contre des barbares. Son culte à Mithra l'amène à sacrifier un prisonnier, et à amener ses hommes et lui-même à se repaître de sa chair et de son sang. Le dieu appréciera, et proposera même l'immortalité à Labienus, en échange de la vie de la chair de sa chair. Une histoire dramatique classique donc, mais à laquelle il manque hélas un véritable souffle épique. Je me suis un peu ennuyé pendant cette lecture, même si le second tome me semblait un peu meilleur. Le dessin de Christian Léger m'a rebuté au plus haut point. Pourtant j'ai bien senti un effort de construction, de mise en scène, d'ambiance même. Mais rien à faire, je n'aime pas ce style confus. Peut-être d'autres lecteurs aimeront-ils...
La Liste 66
Je n’accroche pas vraiment avec l’histoire. Les dessins et la mise en couleur ne me gênent pas plus que ça, je les trouve même plutôt réussis, surtout les couvertures. Par contre coté scénario, c’est lent et sans surprises. Le premier tome passe encore, mais à partir du deuxième franchement on s’ennuie sérieusement. Les albums suivants restent une répétition du premier avec d’autres personnages. "La liste 66" manque de consistance. L’intrigue reste légère. En bref, malgré un premier album « correct », je ne recommande pas trop cette série, plutôt bof (10/20).
Malentendus
Après l'excellent Qui a tué l'idiot ?, j'attendais plus de ce one-shot. On y retrouve la même qualité graphique que j'affectionne. Pour le reste je suis resté perplexe, la première partie du récit étant délirante, la suite m'a tout simplement déconcerté !!! C'est devenu complètement absurde. C'est dommage de gâcher un tel potentiel au dessin par un délire sans queue ni tête. Dommage est bien le mot qui résume cette lecture......
La Hache du Pouvoir
Bande dessinée qui a plutôt mal vieilli dans l'ensemble, surfant sur la "mode" (à l'époque !) de l'héroïc-fantasy. L'univers en lui-même n'est pas trop mal fichu, l'intrigue conventionnelle mais plaisante. Par contre sa réalisation est plate, privilégiant la baston à la réflexion. Les aventures se multiplient, des combats incessants parsèment l'album et le but de tout ça... aucune idée ! Enfin bref, la suite aurait peut-être pu donner une ensemble correct mais à mon avis pas non plus de qualité exceptionnelle. Alors qu'il n'y ait qu'un seul tome... Malgré une couverture accrocheuse et intrigante, le graphisme est particulièrement raté. Pas dans toutes les pages mais dans l'ensemble c'est mauvais... Le trait est gras et lourd, fouillis et peu attrayant. Cela ne met pas du tout en valeur cette bande dessinée. A éviter si vous avez l'occasion de tomber dessus, pas d'intérêt à la lire.