Un scénario franchement inspiré de Psychose est très bien illustré par Comès. L’ambiance est malsaine à souhait et le trait épais et sombre de l’auteur sied à merveille à ce genre de récit.
Malheureusement, le scénario n’est pas vraiment original et la fin devient rapidement prévisible. Et si les rebondissements ne manquent pas, les clichés non plus.
Un album à ne retenir que pour son ambiance, très réussie. Mais je préfère d’autres œuvres de l’auteur, à commencer par Silence.
Bof.
La « petite sœur » de Michel Vaillant.
Dans le milieu de la moto, elle vivra le même genre d’aventures que son grand frère. Je vois dans cette série une volonté de la part de Jean Graton de retrouver un second souffle en abandonnant l’univers automobile pour ce qui lui semblait alors être un monde plus propice à la véritable aventure sportive. Il en profitera pour essayer de gommer certains défauts récurrents de Michel Vaillant. Julie Wood ne gagnera pas toutes les courses (mais presque, quand même) et l’histoire se décalera parfois de son héroïne centrale au profit de personnages secondaires. Ce qui fut trop peu souvent le cas chez Michel Vaillant.
Au niveau graphique, une moto est moins visuellement intéressante qu’une voiture. Les modèles sont par conséquent moins spectaculaires, ce qui appauvrit l’univers de Julie Wood. Mais le souci d’exactitude est toujours bien présent et ne peut que séduire l’amateur du genre.
La série s’éteindra vite et Julie Wood intégrera l’œuvre majeure de l’auteur, sans grande réussite (un album comme « Steve et Julie » (NdM : tome 44 de la série Michel Vaillant) étant par exemple profondément ridicule).
Le lien entre cette BD et l'univers de Warhammer saute aux yeux. On sent vraiment les joueurs fans d'elfes noirs et de dieux du Chaos façon Games Workshop qui n'avaient pas le droit de reprendre véritablement tels quels les noms et l'univers copyrightés mais qui ont quand même pompé au maximum plutôt que d'imaginer un décor heroic-fantasy personnel. Toute la trame de base est donc connue des joueurs de Warhammer : des elfes noirs méchants qui ravagent les côtes à bord de leurs nefs et font autant d'esclaves que possibles pour les sacrifier à leurs dieux en leurs sombres cités, des adeptes de la torture "élégante", des conflits internes et autres coups de poignards dans le dos. Rien de neuf.
Seul intérêt apporté par l'intrigue de cette BD, des rivalités entre dieux assez spéciales, ces derniers étant représentés de manière plutôt étrange. Ils sont loin d'être omnipotents, mais ressemblent plutôt à de puissantes créatures humanoïdes, dotées de pouvoirs magiques mal définis, nourries par les âmes qui leur sont sacrifiées et liées par des lois spécifiques qui régissent leurs vies et leurs combats.
Cela pourrait donner quelque chose de plaisant à lire mais l'ensemble manque trop de maturité.
Le dessin a des allures amateurs. La technique n'est vraiment pas au rendez-vous. Visages de pleine face ou de profil la majorité du temps pour éviter les angles difficiles, postures raides, anatomies approximatives et autres décors aussi simples que possibles. Le pire, c'est que le personnage le plus raté est précisément le héros du récit. De même quand on ne sait pas, mais vraiment pas, dessiner une ville imposante vue du ciel, on évite d'en faire une grande double page comme celle du premier tome qui met d'autant plus en avant les défauts techniques. Le graphisme s'améliore au fil des tomes mais de toute façon je ne l'aime tout simplement pas.
Quant au récit, il se laisse lire mais suinte lui aussi d'immaturité technique comme narrative. Les ficelles scénaristiques sont prévisibles, les personnages caricaturaux et dotés d'une psychologie sans profondeur ni intérêt. Et comme dit plus haut, cela ressemble davantage à un fan-fiction banale dans un univers Warhammer à peine modifié qu'à une oeuvre personnelle.
C'est un divertissement qui fait passer le temps mais qui s'oublie aussi vite qu'il est lu.
Déçu par cette adaptation d'un de mes romans préférés.
Tout d'abord l'album se lit très rapidement, on n'a pas l'impression que plusieurs semaines se passent entre l'arrivée des Martiens et leur fin. Mis à part la barbe du héros, peu de séquences laissent supposer cet écoulement temporel. Du coup la lecture est faussée, on se sent un peu floué. Je n'ai pas ressenti le sentiment de tension, de paranoïa propres au récit de Wells, si brillant.
Côté dessin, je n'ai pas trouvé ça mauvais, mais cela n'a pas soulevé mon enthousiasme. Les tripodes ne sont pas trop mal dessinés, mais c'est à peu près tout au chapitre réellement positif.
Bref, j'ai trouvé l'adaptation chez Adonis carrément meilleure, mieux travaillée sur tous les plans.
Une bd historique bien documentée certes, mais une bd qui a oublié qu'il n'y a pas que des hommes sur terre et qu'il y a aussi des femmes, même à cette époque. Que les deux seules femmes qui apparaissent ne sont là que pour apporter un peu de nudité sur deux planches, et qu'en plus elles se font jeter comme des merdes, c'est limite dérangeant. De toutes façons la première partie est la mise en place d'un complot, la préparation à une bataille et la dernière partie de la bd n'est qu'une gué-guerre, une bataille entre mâles. Mais dans tout ça les auteurs auraient pu trouver une place aux femmes, autre que de vulgaires bouts de viande.
A la différence de Ro je n'ai pas vu d'éléments fantastiques mais juste des croyances religieuses, qui de toutes façons ne nous sont pas servies au pied de la lettre, mais juste pour nous montrer une certaine façon de voir les choses à l'époque, toujours empreintes de religion.
Le dessin n'est pas mal, quoiqu'un peu figé parfois. Les couleurs informatisées ne sont pas ici à mon goût, mais les visages sont suffisamment expressifs et différents les uns des autres pour rendre les personnages vivants et intéressants.
Deux étoiles pour l'Histoire et aucune pour l'histoire.
Après un bon premier tome accrocheur et soigné, l'intrigue se perd tout d'un coup dès le 2e tome et la fin laisse vraiment à désirer... Dommage, car cette série avait tous les ingrédients pour remodeler le genre "horreur". Mais finalement rien de bien nouveau ou original ne ressort de cette lecture. Le scénario reste conventionnel, les personnages tordus à souhait et un peu de sang qui gicle par ci par là. Une chose à signaler tout de même est l'ambiance glauque, oppressante, angoissante par moment. Une réussite en ce qui concerne ce ressenti (bah ouais quand même c'est sensé faire un petit peur).
Mais même avec une ambiance pas trop mal faite, je me suis détaché au fur et à mesure de l'histoire, suivant sans intérêt les péripéties du héros.
Le dessin est particulier mais pas mauvais pour autant. Faut se faire au style, mais une fois en accord avec les grandes zones d'ombres, on ne se sent pas gêné.
Cette série ne me laissera en définitive pas un souvenir impérissable.
Avec tant d’avis positifs, un titre prometteur et des jolies couvertures j’avais retardé le moment de lire cette série pour en apprécier le parfum à contre temps.
D’un point de vue graphique tout d’abord les deux tomes sont homogènes, des couleurs, de la lumière des personnages traités de manière assez différente suivant les planches, tantôt ligne simple et fluide, tantôt gros renfort de courbes, tantôt bien formés tantôt avec une tête sur dimensionnée. Les paysages de la nature italienne sont brillants, le cadrage assez vif dans le premier tome, un chouillat plus répétitif dans le second, mais est ce du à la jungle ? Bref c’est un style particulier auquel il faut un temps d’adaptation mais qui après quelques planches est agréable. Rien à dire sur la qualité de tirage si ce n’est une tendance à avoir des pages collées sur les tomes « intégrale ».
Côté scénario maintenant, le tome 1 nous raconte l’histoire d’une famille s’installant dans une vieille bâtisse Italienne. Des immigrés que forcément le village ne va pas voir d’un bon œil. Les enfants eux se retrouvent et forment une bande menée par une jeune fille un peu folle, un peu mystérieuse. D’épreuve initiatique farfelue en aventures, une vraie amitié se tisse entre les 4 enfants qui va contre la réprobation de plus en plus active et militante de certains hommes du village se sentant menacés. Ça se finit en drame évidemment et finalement on se dit qu’on vient de lire un « remake » de Manon des sources, car grosso modo le scénario est exactement le même, avec un peu de folklore italien sur l’honneur en plus (et beaucoup de talent en moins dans la psychologie des personnages). Ceci dit c’est long et il ne se passe pas grand-chose, les choses évoluent doucement et inexorablement vers la fin qu’on attend.
Le tome 2 nous remet les mêmes enfants 20 ans plus tard, et va être développé dans ce second tome le côté paranormal et lien psychique entre les personnages. Ce qui faisait un truc d’enfant un peu désuet au premier tome devient le sujet même. On n’y croit pas une seconde… Et puis que dire de la fin qui n’en finit pas de durer, de s’étaler sur des jolies planches de la jungle. C’est lent et inintéressant au possible.
Bref le tome 1 se laisse lire et est agréable dans ses tons pastels mais le tome 2 est un long chemin de croix inutile faisant passer quelque chose de gentil et d’enfantin comme thème principal.
Graphiquement pas parfait, le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, bref c’est une très grosse déception. Je dirai que la lecture du tome 2 n’est même pas indispensable alors le posséder encore moins !
J’ai acheté cette BD sans l’avoir lue, après avoir feuilleté l’album. Erreur ? Certes la déception fut immense car le scénario est celui d’un conte traditionnel russe. Il ne fallait donc pas chercher une interprétation mais plutôt une illustration. Les textes sont simplistes et donnent parfois l’impression de livre pour enfant (traduction ?).
En revanche j’ai plaisir à ouvrir cet album encore aujourd’hui. Evidemment je ne lis plus, je le prends comme un album de planches, d’illustrations somptueuses. Car si le scénario n’est pas au rendez vous, en revanche les planches sont absolument sublimes. Les couleurs sont éclatantes dans tous les tons, des planches bleues sombres succèdent aux planches or éclatantes. On en viendrait même à apprécier cette histoire même si on la connait. Je dirai même qu’on l’apprécie plus quand on la connait car on est absorbé par l’image.
Lire cet Album n’est pas obligatoire, mais le travail graphique est tellement somptueux que çà vaut le détour. L’acheter ? Je n’ai pas revendu mon album mais je l’ouvre rarement…
Petits potins, petites magouilles et petites coucheries au menu de cet Envers des Rêves très dispensable. Au fil des planches, nous assistons en simple spectateurs à diverses luttes d’influence dans le monde du cinéma. Le nombre élevé de protagonistes m’aura posé de sérieux problèmes. Il m’aura fallu en effet une fameuse concentration pour démêler ce sac d’embrouilles. D’autant plus que certains éléments sont abandonnés en cours de route, alors que je m’étais forcé à les mémoriser, convaincu qu’ils auraient, à un moment ou un autre, leur importance.
Je retiendrai cependant le très élégant graphisme de Warnauts. Il est certes un peu froid, mais tant le trait que la colorisation m’ont séduits par leur netteté, leur finesse, et leur … fraicheur (ben oui, forcement).
Sympa aussi, la page d’ouverture de chaque chapitre qui nous propose, sous la forme de calendrier, l’illustration d’une pin-up ainsi qu’une petite publicité garantie d’époque. Je me demande même si ce ne sont pas au final mes planches préférées. Ce qui vous donne une idée de mon appréciation de l’objet dans son ensemble.
Bof, bof, bof, …
De courtes histoires policières composent ce « Bahamas », œuvre de jeunesse du duo Stassen-Lapière. Particularité de ces histoires : elles sont sordides et se terminent souvent très mal. Ce qui n’est pas si fréquent dans la bd traditionnelle.
Les développements sont réduits au strict minimum par manque de place, et je le regrette, car certaines idées sont excellentes. L’album souffre donc d’un manque de développement tant narratif que psychologique, ce qui constitue sa grosse faiblesse.
Le dessin de Stassen, tout comme pour Bullwhite, était alors franchement inspiré de la ligne claire. Il est simple mais correct. J’aurais cependant été curieux de voir ces sombres histoires illustrées par un Moynot. Elles y auraient certainement gagné en noirceur et auraient alors pu prendre une autre dimension.
A noter que le nom du dessinateur mentionné à la fin de la première histoire est « Dean Marlowe ». Je pense que Stassen a bien fait de rapidement reprendre son véritable nom (Dean Marlowe, je vous jure ?!?)
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Eva
Un scénario franchement inspiré de Psychose est très bien illustré par Comès. L’ambiance est malsaine à souhait et le trait épais et sombre de l’auteur sied à merveille à ce genre de récit. Malheureusement, le scénario n’est pas vraiment original et la fin devient rapidement prévisible. Et si les rebondissements ne manquent pas, les clichés non plus. Un album à ne retenir que pour son ambiance, très réussie. Mais je préfère d’autres œuvres de l’auteur, à commencer par Silence. Bof.
Julie Wood
La « petite sœur » de Michel Vaillant. Dans le milieu de la moto, elle vivra le même genre d’aventures que son grand frère. Je vois dans cette série une volonté de la part de Jean Graton de retrouver un second souffle en abandonnant l’univers automobile pour ce qui lui semblait alors être un monde plus propice à la véritable aventure sportive. Il en profitera pour essayer de gommer certains défauts récurrents de Michel Vaillant. Julie Wood ne gagnera pas toutes les courses (mais presque, quand même) et l’histoire se décalera parfois de son héroïne centrale au profit de personnages secondaires. Ce qui fut trop peu souvent le cas chez Michel Vaillant. Au niveau graphique, une moto est moins visuellement intéressante qu’une voiture. Les modèles sont par conséquent moins spectaculaires, ce qui appauvrit l’univers de Julie Wood. Mais le souci d’exactitude est toujours bien présent et ne peut que séduire l’amateur du genre. La série s’éteindra vite et Julie Wood intégrera l’œuvre majeure de l’auteur, sans grande réussite (un album comme « Steve et Julie » (NdM : tome 44 de la série Michel Vaillant) étant par exemple profondément ridicule).
La loi du chaos
Le lien entre cette BD et l'univers de Warhammer saute aux yeux. On sent vraiment les joueurs fans d'elfes noirs et de dieux du Chaos façon Games Workshop qui n'avaient pas le droit de reprendre véritablement tels quels les noms et l'univers copyrightés mais qui ont quand même pompé au maximum plutôt que d'imaginer un décor heroic-fantasy personnel. Toute la trame de base est donc connue des joueurs de Warhammer : des elfes noirs méchants qui ravagent les côtes à bord de leurs nefs et font autant d'esclaves que possibles pour les sacrifier à leurs dieux en leurs sombres cités, des adeptes de la torture "élégante", des conflits internes et autres coups de poignards dans le dos. Rien de neuf. Seul intérêt apporté par l'intrigue de cette BD, des rivalités entre dieux assez spéciales, ces derniers étant représentés de manière plutôt étrange. Ils sont loin d'être omnipotents, mais ressemblent plutôt à de puissantes créatures humanoïdes, dotées de pouvoirs magiques mal définis, nourries par les âmes qui leur sont sacrifiées et liées par des lois spécifiques qui régissent leurs vies et leurs combats. Cela pourrait donner quelque chose de plaisant à lire mais l'ensemble manque trop de maturité. Le dessin a des allures amateurs. La technique n'est vraiment pas au rendez-vous. Visages de pleine face ou de profil la majorité du temps pour éviter les angles difficiles, postures raides, anatomies approximatives et autres décors aussi simples que possibles. Le pire, c'est que le personnage le plus raté est précisément le héros du récit. De même quand on ne sait pas, mais vraiment pas, dessiner une ville imposante vue du ciel, on évite d'en faire une grande double page comme celle du premier tome qui met d'autant plus en avant les défauts techniques. Le graphisme s'améliore au fil des tomes mais de toute façon je ne l'aime tout simplement pas. Quant au récit, il se laisse lire mais suinte lui aussi d'immaturité technique comme narrative. Les ficelles scénaristiques sont prévisibles, les personnages caricaturaux et dotés d'une psychologie sans profondeur ni intérêt. Et comme dit plus haut, cela ressemble davantage à un fan-fiction banale dans un univers Warhammer à peine modifié qu'à une oeuvre personnelle. C'est un divertissement qui fait passer le temps mais qui s'oublie aussi vite qu'il est lu.
La Guerre des Mondes
Déçu par cette adaptation d'un de mes romans préférés. Tout d'abord l'album se lit très rapidement, on n'a pas l'impression que plusieurs semaines se passent entre l'arrivée des Martiens et leur fin. Mis à part la barbe du héros, peu de séquences laissent supposer cet écoulement temporel. Du coup la lecture est faussée, on se sent un peu floué. Je n'ai pas ressenti le sentiment de tension, de paranoïa propres au récit de Wells, si brillant. Côté dessin, je n'ai pas trouvé ça mauvais, mais cela n'a pas soulevé mon enthousiasme. Les tripodes ne sont pas trop mal dessinés, mais c'est à peu près tout au chapitre réellement positif. Bref, j'ai trouvé l'adaptation chez Adonis carrément meilleure, mieux travaillée sur tous les plans.
Les Voies du Seigneur
Une bd historique bien documentée certes, mais une bd qui a oublié qu'il n'y a pas que des hommes sur terre et qu'il y a aussi des femmes, même à cette époque. Que les deux seules femmes qui apparaissent ne sont là que pour apporter un peu de nudité sur deux planches, et qu'en plus elles se font jeter comme des merdes, c'est limite dérangeant. De toutes façons la première partie est la mise en place d'un complot, la préparation à une bataille et la dernière partie de la bd n'est qu'une gué-guerre, une bataille entre mâles. Mais dans tout ça les auteurs auraient pu trouver une place aux femmes, autre que de vulgaires bouts de viande. A la différence de Ro je n'ai pas vu d'éléments fantastiques mais juste des croyances religieuses, qui de toutes façons ne nous sont pas servies au pied de la lettre, mais juste pour nous montrer une certaine façon de voir les choses à l'époque, toujours empreintes de religion. Le dessin n'est pas mal, quoiqu'un peu figé parfois. Les couleurs informatisées ne sont pas ici à mon goût, mais les visages sont suffisamment expressifs et différents les uns des autres pour rendre les personnages vivants et intéressants. Deux étoiles pour l'Histoire et aucune pour l'histoire.
L'Ombre du Cinéphage
Après un bon premier tome accrocheur et soigné, l'intrigue se perd tout d'un coup dès le 2e tome et la fin laisse vraiment à désirer... Dommage, car cette série avait tous les ingrédients pour remodeler le genre "horreur". Mais finalement rien de bien nouveau ou original ne ressort de cette lecture. Le scénario reste conventionnel, les personnages tordus à souhait et un peu de sang qui gicle par ci par là. Une chose à signaler tout de même est l'ambiance glauque, oppressante, angoissante par moment. Une réussite en ce qui concerne ce ressenti (bah ouais quand même c'est sensé faire un petit peur). Mais même avec une ambiance pas trop mal faite, je me suis détaché au fur et à mesure de l'histoire, suivant sans intérêt les péripéties du héros. Le dessin est particulier mais pas mauvais pour autant. Faut se faire au style, mais une fois en accord avec les grandes zones d'ombres, on ne se sent pas gêné. Cette série ne me laissera en définitive pas un souvenir impérissable.
Où le regard ne porte pas...
Avec tant d’avis positifs, un titre prometteur et des jolies couvertures j’avais retardé le moment de lire cette série pour en apprécier le parfum à contre temps. D’un point de vue graphique tout d’abord les deux tomes sont homogènes, des couleurs, de la lumière des personnages traités de manière assez différente suivant les planches, tantôt ligne simple et fluide, tantôt gros renfort de courbes, tantôt bien formés tantôt avec une tête sur dimensionnée. Les paysages de la nature italienne sont brillants, le cadrage assez vif dans le premier tome, un chouillat plus répétitif dans le second, mais est ce du à la jungle ? Bref c’est un style particulier auquel il faut un temps d’adaptation mais qui après quelques planches est agréable. Rien à dire sur la qualité de tirage si ce n’est une tendance à avoir des pages collées sur les tomes « intégrale ». Côté scénario maintenant, le tome 1 nous raconte l’histoire d’une famille s’installant dans une vieille bâtisse Italienne. Des immigrés que forcément le village ne va pas voir d’un bon œil. Les enfants eux se retrouvent et forment une bande menée par une jeune fille un peu folle, un peu mystérieuse. D’épreuve initiatique farfelue en aventures, une vraie amitié se tisse entre les 4 enfants qui va contre la réprobation de plus en plus active et militante de certains hommes du village se sentant menacés. Ça se finit en drame évidemment et finalement on se dit qu’on vient de lire un « remake » de Manon des sources, car grosso modo le scénario est exactement le même, avec un peu de folklore italien sur l’honneur en plus (et beaucoup de talent en moins dans la psychologie des personnages). Ceci dit c’est long et il ne se passe pas grand-chose, les choses évoluent doucement et inexorablement vers la fin qu’on attend. Le tome 2 nous remet les mêmes enfants 20 ans plus tard, et va être développé dans ce second tome le côté paranormal et lien psychique entre les personnages. Ce qui faisait un truc d’enfant un peu désuet au premier tome devient le sujet même. On n’y croit pas une seconde… Et puis que dire de la fin qui n’en finit pas de durer, de s’étaler sur des jolies planches de la jungle. C’est lent et inintéressant au possible. Bref le tome 1 se laisse lire et est agréable dans ses tons pastels mais le tome 2 est un long chemin de croix inutile faisant passer quelque chose de gentil et d’enfantin comme thème principal. Graphiquement pas parfait, le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, bref c’est une très grosse déception. Je dirai que la lecture du tome 2 n’est même pas indispensable alors le posséder encore moins !
L'Oiseau de feu
J’ai acheté cette BD sans l’avoir lue, après avoir feuilleté l’album. Erreur ? Certes la déception fut immense car le scénario est celui d’un conte traditionnel russe. Il ne fallait donc pas chercher une interprétation mais plutôt une illustration. Les textes sont simplistes et donnent parfois l’impression de livre pour enfant (traduction ?). En revanche j’ai plaisir à ouvrir cet album encore aujourd’hui. Evidemment je ne lis plus, je le prends comme un album de planches, d’illustrations somptueuses. Car si le scénario n’est pas au rendez vous, en revanche les planches sont absolument sublimes. Les couleurs sont éclatantes dans tous les tons, des planches bleues sombres succèdent aux planches or éclatantes. On en viendrait même à apprécier cette histoire même si on la connait. Je dirai même qu’on l’apprécie plus quand on la connait car on est absorbé par l’image. Lire cet Album n’est pas obligatoire, mais le travail graphique est tellement somptueux que çà vaut le détour. L’acheter ? Je n’ai pas revendu mon album mais je l’ouvre rarement…
L'Envers des rêves
Petits potins, petites magouilles et petites coucheries au menu de cet Envers des Rêves très dispensable. Au fil des planches, nous assistons en simple spectateurs à diverses luttes d’influence dans le monde du cinéma. Le nombre élevé de protagonistes m’aura posé de sérieux problèmes. Il m’aura fallu en effet une fameuse concentration pour démêler ce sac d’embrouilles. D’autant plus que certains éléments sont abandonnés en cours de route, alors que je m’étais forcé à les mémoriser, convaincu qu’ils auraient, à un moment ou un autre, leur importance. Je retiendrai cependant le très élégant graphisme de Warnauts. Il est certes un peu froid, mais tant le trait que la colorisation m’ont séduits par leur netteté, leur finesse, et leur … fraicheur (ben oui, forcement). Sympa aussi, la page d’ouverture de chaque chapitre qui nous propose, sous la forme de calendrier, l’illustration d’une pin-up ainsi qu’une petite publicité garantie d’époque. Je me demande même si ce ne sont pas au final mes planches préférées. Ce qui vous donne une idée de mon appréciation de l’objet dans son ensemble. Bof, bof, bof, …
Bahamas
De courtes histoires policières composent ce « Bahamas », œuvre de jeunesse du duo Stassen-Lapière. Particularité de ces histoires : elles sont sordides et se terminent souvent très mal. Ce qui n’est pas si fréquent dans la bd traditionnelle. Les développements sont réduits au strict minimum par manque de place, et je le regrette, car certaines idées sont excellentes. L’album souffre donc d’un manque de développement tant narratif que psychologique, ce qui constitue sa grosse faiblesse. Le dessin de Stassen, tout comme pour Bullwhite, était alors franchement inspiré de la ligne claire. Il est simple mais correct. J’aurais cependant été curieux de voir ces sombres histoires illustrées par un Moynot. Elles y auraient certainement gagné en noirceur et auraient alors pu prendre une autre dimension. A noter que le nom du dessinateur mentionné à la fin de la première histoire est « Dean Marlowe ». Je pense que Stassen a bien fait de rapidement reprendre son véritable nom (Dean Marlowe, je vous jure ?!?)