Moi je n'ai que très moyennement accroché à ce one-shot.
Déjà j'ai beaucoup de mal avec le graphisme d'Alain Garrigue. Je le trouve difforme, immature... Ce n'est qu'une question de goût, bien sûr, mais cette révulsion m'a empêché à plusieurs reprises de lire d'autres albums réalisés par lui. Les couleurs de Joël Alessandra ont un peu atténué cette impression, ce qui m'a permis de lire cet album jusqu'au bout. A la fin, je n'aime toujours pas ce graphisme.
Concernant l'histoire, je la trouve vraiment très légère, même si le thème de la perte des repères, la place de la magie et celle de l'eau sont développés de façon originale. Mais malheureusement je me suis ennuyé à cette lecture.
Les BDs sur le thème de World of Warcraft pullulent ces temps-ci. Celle-ci aborde le thème un peu plus général des No Life, ces gamers intensifs plus habitués à chatter sur clavier qu'à vivre irl, mais toutes les allusions de ces gags portent incontestablement sur l'univers de WoW. Je n'y joue pas mais étant moi-même un geek un peu gamer et ancien rôliste, je ne suis guère dépaysé.
Le dessin est dans une veine humour kawaï, un peu le style de Marion Poinsot pour Le Donjon de Naheulbeuk. Le trait est cependant ici plus épuré, plus anguleux, et paradoxalement il parait plus pro.
J'ai trouvé assez amusant de m'y retrouver dans le comportement de ces maniaques du jeu en ligne et de la vie par écran interposé. Leurs conversations et certaines réactions attirent le sourire.
Par contre, les gags en eux-mêmes et leurs chutes ne sont guère hilarants. C'est souvent très basique, sans surprise, et un peu répétitif. Ils jouent notamment trop souvent sur la confusion entre jeu virtuel et vie réelle. Ce n'est pas très drôle et, passé une dizaine de gags, j'avoue m'être vite lassé.
A feuilleter pour sourire un peu, mais de là à l'acheter...
Avant d'entamer le récit, il faut lire soigneusement le background historique qui a été imaginé par les auteurs pour cette Terre parallèle où les évolutions scientifiques ultra-rapides et les conflits mondiaux auront totalement changé la donne. Sans cette explication, déjà complexe et pas toujours claire, le lecteur serait perdu dès les premières planches.
C'est un décor géopolitique et technique assez intéressant qui permet pas mal de développements. Malheureusement, le récit qui s'ensuit ne m'a vraiment pas convaincu. Il est entaché de trop nombreux défauts et erreurs d'immaturité.
Le dessin est techniquement correct mais j'avoue qu'il ne me plait pas trop. Cela tient probablement aux visages des personnages qui ne sont pas toujours reconnaissables, aux plans un peu trop serrés et aux couleurs peu harmonieuses.
Le scénario semble partiellement inspiré d'Akira, par ce groupe de clones dotés de pouvoirs et pilotés par des scientifiques militaires et surtout par le personnage de Little Boy, arme humaine cible de toutes les envies et tellement puissante qu'elle est placée en cryogénisation au fond d'une base secrète.
La lecture est assez pénible. Les enchainements de scène ne sont pas fluides. Il y a un excès de bulles narratives où l'on est sensé lire les pensées d'un ou plusieurs personnages mais on ne sait jamais vraiment qui pense ces mots. C'est assez embrouillé.
Qui plus est, les réactions des personnages sont souvent illogiques ou alors pas très compréhensibles. Le scénario parait très poussif, très artificiellement mené.
Et puis au final, l'accent est trop mis sur l'action et sur des dialogues d'ado immatures "bordel !", "putain de merde !", "ça va charcler !".
Dommage car il y avait de l'idée dans le background et dans le déroulement de l'intrigue. Mais ça manque complètement de finition et de maturité technique et narrative.
Il n'y a pas grand chose à dire sur cette petite bd. Assez mignonne graphiquement, avec des couleurs pastel et un dessin plutôt humoristique, c'est assez joli à regarder, dommage que le scénario ne soit pas à la hauteur.
Concernant celui-ci, il n'apporte rien au genre ; les déboires sentimentaux des femmes et leurs rapports avec les hommes n'a ici rien de novateur. Tout n'est que reprise, répétition et déjà-vu. Je serai tout de même un peu plus indulgente que mes camarades, car bien que très moyen je n'ai pas trouvé ça foncièrement nul non plus.
On pourrait résumer cette série en deux mots : série jeunesse. Le style narratif s'adresse aux plus jeunes, les histoires sont limite naïves et les personnages se sortent des situations difficiles en quelques cases. J'ai vraiment eu l'impression d'avoir été un peu prise pour une imbécile. Je n'ai fait que survoler le dernier tome, saturée par tant d'infantilisme. Je précise tout de même qu'il y a quelques bonnes idées, mais qui ont été mal exploitées et traitées de façon simpliste. Enfin, ça ravira les plus jeunes, rien n'est tout à fait perdu.
Par contre le dessin est assez joli avec de belles couleurs directes et de très beaux visages, même si le découpage des cases reste très classique. Je trouve dommage que le scénario, d'un point de vue adulte, ne soit pas à la hauteur du dessin.
Les histoires de pingouins, ça me fait souvent rire. D'autant plus quand le sujet est traité avec un humour un peu délirant, comme ici avec un pingouin décidé à devenir aviateur.
Malheureusement, j'ai trouvé cet album sans grand intérêt.
L'humour tombe à plat ou est on ne peut plus prévisible. C'est assez répétitif et ce n'est pas drôle. On dirait que le public visé est jeune, ce qui expliquerait la naïveté des scénarios, mais les gags ne leur conviennent pas vraiment non plus.
J'ai trouvé que ça manquait vraiment d'inspiration.
Je crois que chacun en conviendra, si la BD « Blacksad » n’avait pas pour elle le dessin très soigné de Guarnido, elle n’aurait probablement jamais attiré l’attention sur elle et n’aurait jamais figuré parmi les immanquables de ce site.
Les scenarii sont en effet des polars on ne peut plus banals, les personnages des archétypes déjà rencontrés mille fois dans ce genre de littérature. Sans être mauvais, ils ont du mal à me passionner. Tout est tellement prévisible…
Reste le dessin. Bon.
Effectivement, Guarnido est un technicien hors pair qui nous gratifie d’angles compliqués mais toujours parfaitement rendus (la plongée sur le bureau de Blacksad figure dans la galerie de cette fiche en est un exemple parfait). Certes, c’est très impressionnant, surtout que sa colorisation à l’aquarelle est tout aussi maîtrisée.
Mais ne serait-ce pas un peu de la poudre pour les yeux ? Un simple étalage de virtuosité qui n’a d’autre but que de flatter l’œil du lecteur moyen ?
Parce que son dessin souffre pour moi de deux défauts rédhibitoires pour une BD :
- on a plus envie de détailler les cases que de lire le texte (qui a il est vrai fort peu d’intérêt). On (enfin je) ne « rentre » pas du tout dans l’histoire.
- Son dessin ne dégage à mes yeux aucune émotion.
Finalement, « Blacksad » n’est pour moi qu’une suite d’images froides et impersonnelles qui illustrent un scénario médiocre. Ce n’est pas complètement mauvais, mais cela ne m’intéresse vraiment pas.
Petite déception. Ce premier tome nous propose un scénario déjà vu des dizaines de fois, sans lui apporter une quelconque nouveauté. Je n'ai éprouvé aucune empathie envers les personnages, leurs destins m'ont laissée indifférente. Arrive un moment où l'enfant illégitime d'un allemand et la répudiation de la mère pendant cette cruelle période de l'histoire, ne me touche absolument plus, tant j'en ai soupé.
Ce jeune homme qui va à la recherche de ses racines n'a rien de particulier, ayant déjà une histoire toute banale, il aurait pu avoir un caractère bien trempé qui le rende attachant et qui me donne envie de le suivre dans ses recherches. Même physiquement il n'a rien de spécial, avec une allure de monsieur tout le monde assez fade. Sa bonne bouille de gentil voudrait me faire ressentir de la sympathie pour lui, mais je n'accroche pas à ce type de personnages tout en bonté.
Malgré tout le dessin est assez réussi, j'aime bien ce style graphique. La colorisation informatique est bien appliquée et plutôt jolie. Les personnages sont très expressifs, j'aime bien la plupart des visages, sauf malheureusement celui de Gabriel. Les décors sont aussi très bons, pas surchargés et nous font facilement remonter dans le temps.
J'essaierai tout de même de lire la suite, voir si l'histoire cacherait un secret vraiment étonnant.
Avis sur 'Superman : Paix sur Terre' uniquement
Le dessin d'Alex Ross est vraiment superbe et il est très plaisant à regarder. On dirait des peintures. Malheureusement, le scénario n'est pas très captivant. Or, si on peut faire une bonne bd avec un bon scénario et un dessin moyen (cf Sfar et Trondheim), l'inverse n'est, malheureusement, pas vrai.
Comme l’a dit Cassidy, c'est anecdotique. En gros, Superman prend conscience des problèmes de famine dans le monde et il veut régler ça en donnant de la nourriture partout dans le monde. Voilà, c'est tout. Pas très palpitant, non ? Je me suis ennuyé du début jusqu'à la fin. La seule qualité de l'histoire est d'avoir montré à des lecteurs les problèmes de malnutrition dont souffrent des millions de gens.
J'aime beaucoup Chabouté.... mais en noir et blanc.
Si le dessin est toujours aussi remarquable, par contre j'ai moins apprécié l'adaptation scénaristique d'une nouvelle de Jack London. Cette histoire d'un homme luttant contre le froid ne m'a guère enthousiasmé.
En effet, cette bande dessinée quasi muette, se lit vite, beaucoup trop vite.
Dans le genre bd sans parole, le même Chabouté a signé Tout seul, que je tiens pour remarquable.
J'ai la nette impression que l'auteur s'est fait plaisir avec ce one shot mais comme l'ont souligné certains, c'est un livre qui certes mérite d'être lu mais de là à l'acheter... j'en doute.
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Séjour en Afrique
Moi je n'ai que très moyennement accroché à ce one-shot. Déjà j'ai beaucoup de mal avec le graphisme d'Alain Garrigue. Je le trouve difforme, immature... Ce n'est qu'une question de goût, bien sûr, mais cette révulsion m'a empêché à plusieurs reprises de lire d'autres albums réalisés par lui. Les couleurs de Joël Alessandra ont un peu atténué cette impression, ce qui m'a permis de lire cet album jusqu'au bout. A la fin, je n'aime toujours pas ce graphisme. Concernant l'histoire, je la trouve vraiment très légère, même si le thème de la perte des repères, la place de la magie et celle de l'eau sont développés de façon originale. Mais malheureusement je me suis ennuyé à cette lecture.
World of No Life
Les BDs sur le thème de World of Warcraft pullulent ces temps-ci. Celle-ci aborde le thème un peu plus général des No Life, ces gamers intensifs plus habitués à chatter sur clavier qu'à vivre irl, mais toutes les allusions de ces gags portent incontestablement sur l'univers de WoW. Je n'y joue pas mais étant moi-même un geek un peu gamer et ancien rôliste, je ne suis guère dépaysé. Le dessin est dans une veine humour kawaï, un peu le style de Marion Poinsot pour Le Donjon de Naheulbeuk. Le trait est cependant ici plus épuré, plus anguleux, et paradoxalement il parait plus pro. J'ai trouvé assez amusant de m'y retrouver dans le comportement de ces maniaques du jeu en ligne et de la vie par écran interposé. Leurs conversations et certaines réactions attirent le sourire. Par contre, les gags en eux-mêmes et leurs chutes ne sont guère hilarants. C'est souvent très basique, sans surprise, et un peu répétitif. Ils jouent notamment trop souvent sur la confusion entre jeu virtuel et vie réelle. Ce n'est pas très drôle et, passé une dizaine de gags, j'avoue m'être vite lassé. A feuilleter pour sourire un peu, mais de là à l'acheter...
S.C.A.L.P.
Avant d'entamer le récit, il faut lire soigneusement le background historique qui a été imaginé par les auteurs pour cette Terre parallèle où les évolutions scientifiques ultra-rapides et les conflits mondiaux auront totalement changé la donne. Sans cette explication, déjà complexe et pas toujours claire, le lecteur serait perdu dès les premières planches. C'est un décor géopolitique et technique assez intéressant qui permet pas mal de développements. Malheureusement, le récit qui s'ensuit ne m'a vraiment pas convaincu. Il est entaché de trop nombreux défauts et erreurs d'immaturité. Le dessin est techniquement correct mais j'avoue qu'il ne me plait pas trop. Cela tient probablement aux visages des personnages qui ne sont pas toujours reconnaissables, aux plans un peu trop serrés et aux couleurs peu harmonieuses. Le scénario semble partiellement inspiré d'Akira, par ce groupe de clones dotés de pouvoirs et pilotés par des scientifiques militaires et surtout par le personnage de Little Boy, arme humaine cible de toutes les envies et tellement puissante qu'elle est placée en cryogénisation au fond d'une base secrète. La lecture est assez pénible. Les enchainements de scène ne sont pas fluides. Il y a un excès de bulles narratives où l'on est sensé lire les pensées d'un ou plusieurs personnages mais on ne sait jamais vraiment qui pense ces mots. C'est assez embrouillé. Qui plus est, les réactions des personnages sont souvent illogiques ou alors pas très compréhensibles. Le scénario parait très poussif, très artificiellement mené. Et puis au final, l'accent est trop mis sur l'action et sur des dialogues d'ado immatures "bordel !", "putain de merde !", "ça va charcler !". Dommage car il y avait de l'idée dans le background et dans le déroulement de l'intrigue. Mais ça manque complètement de finition et de maturité technique et narrative.
Les Citadines
Il n'y a pas grand chose à dire sur cette petite bd. Assez mignonne graphiquement, avec des couleurs pastel et un dessin plutôt humoristique, c'est assez joli à regarder, dommage que le scénario ne soit pas à la hauteur. Concernant celui-ci, il n'apporte rien au genre ; les déboires sentimentaux des femmes et leurs rapports avec les hommes n'a ici rien de novateur. Tout n'est que reprise, répétition et déjà-vu. Je serai tout de même un peu plus indulgente que mes camarades, car bien que très moyen je n'ai pas trouvé ça foncièrement nul non plus.
Barry Lan
On pourrait résumer cette série en deux mots : série jeunesse. Le style narratif s'adresse aux plus jeunes, les histoires sont limite naïves et les personnages se sortent des situations difficiles en quelques cases. J'ai vraiment eu l'impression d'avoir été un peu prise pour une imbécile. Je n'ai fait que survoler le dernier tome, saturée par tant d'infantilisme. Je précise tout de même qu'il y a quelques bonnes idées, mais qui ont été mal exploitées et traitées de façon simpliste. Enfin, ça ravira les plus jeunes, rien n'est tout à fait perdu. Par contre le dessin est assez joli avec de belles couleurs directes et de très beaux visages, même si le découpage des cases reste très classique. Je trouve dommage que le scénario, d'un point de vue adulte, ne soit pas à la hauteur du dessin.
Le pingouin volant
Les histoires de pingouins, ça me fait souvent rire. D'autant plus quand le sujet est traité avec un humour un peu délirant, comme ici avec un pingouin décidé à devenir aviateur. Malheureusement, j'ai trouvé cet album sans grand intérêt. L'humour tombe à plat ou est on ne peut plus prévisible. C'est assez répétitif et ce n'est pas drôle. On dirait que le public visé est jeune, ce qui expliquerait la naïveté des scénarios, mais les gags ne leur conviennent pas vraiment non plus. J'ai trouvé que ça manquait vraiment d'inspiration.
Blacksad
Je crois que chacun en conviendra, si la BD « Blacksad » n’avait pas pour elle le dessin très soigné de Guarnido, elle n’aurait probablement jamais attiré l’attention sur elle et n’aurait jamais figuré parmi les immanquables de ce site. Les scenarii sont en effet des polars on ne peut plus banals, les personnages des archétypes déjà rencontrés mille fois dans ce genre de littérature. Sans être mauvais, ils ont du mal à me passionner. Tout est tellement prévisible… Reste le dessin. Bon. Effectivement, Guarnido est un technicien hors pair qui nous gratifie d’angles compliqués mais toujours parfaitement rendus (la plongée sur le bureau de Blacksad figure dans la galerie de cette fiche en est un exemple parfait). Certes, c’est très impressionnant, surtout que sa colorisation à l’aquarelle est tout aussi maîtrisée. Mais ne serait-ce pas un peu de la poudre pour les yeux ? Un simple étalage de virtuosité qui n’a d’autre but que de flatter l’œil du lecteur moyen ? Parce que son dessin souffre pour moi de deux défauts rédhibitoires pour une BD : - on a plus envie de détailler les cases que de lire le texte (qui a il est vrai fort peu d’intérêt). On (enfin je) ne « rentre » pas du tout dans l’histoire. - Son dessin ne dégage à mes yeux aucune émotion. Finalement, « Blacksad » n’est pour moi qu’une suite d’images froides et impersonnelles qui illustrent un scénario médiocre. Ce n’est pas complètement mauvais, mais cela ne m’intéresse vraiment pas.
L'Enfant maudit
Petite déception. Ce premier tome nous propose un scénario déjà vu des dizaines de fois, sans lui apporter une quelconque nouveauté. Je n'ai éprouvé aucune empathie envers les personnages, leurs destins m'ont laissée indifférente. Arrive un moment où l'enfant illégitime d'un allemand et la répudiation de la mère pendant cette cruelle période de l'histoire, ne me touche absolument plus, tant j'en ai soupé. Ce jeune homme qui va à la recherche de ses racines n'a rien de particulier, ayant déjà une histoire toute banale, il aurait pu avoir un caractère bien trempé qui le rende attachant et qui me donne envie de le suivre dans ses recherches. Même physiquement il n'a rien de spécial, avec une allure de monsieur tout le monde assez fade. Sa bonne bouille de gentil voudrait me faire ressentir de la sympathie pour lui, mais je n'accroche pas à ce type de personnages tout en bonté. Malgré tout le dessin est assez réussi, j'aime bien ce style graphique. La colorisation informatique est bien appliquée et plutôt jolie. Les personnages sont très expressifs, j'aime bien la plupart des visages, sauf malheureusement celui de Gabriel. Les décors sont aussi très bons, pas surchargés et nous font facilement remonter dans le temps. J'essaierai tout de même de lire la suite, voir si l'histoire cacherait un secret vraiment étonnant.
Les Plus Grands Super-Heros du Monde
Avis sur 'Superman : Paix sur Terre' uniquement Le dessin d'Alex Ross est vraiment superbe et il est très plaisant à regarder. On dirait des peintures. Malheureusement, le scénario n'est pas très captivant. Or, si on peut faire une bonne bd avec un bon scénario et un dessin moyen (cf Sfar et Trondheim), l'inverse n'est, malheureusement, pas vrai. Comme l’a dit Cassidy, c'est anecdotique. En gros, Superman prend conscience des problèmes de famine dans le monde et il veut régler ça en donnant de la nourriture partout dans le monde. Voilà, c'est tout. Pas très palpitant, non ? Je me suis ennuyé du début jusqu'à la fin. La seule qualité de l'histoire est d'avoir montré à des lecteurs les problèmes de malnutrition dont souffrent des millions de gens.
Construire un feu
J'aime beaucoup Chabouté.... mais en noir et blanc. Si le dessin est toujours aussi remarquable, par contre j'ai moins apprécié l'adaptation scénaristique d'une nouvelle de Jack London. Cette histoire d'un homme luttant contre le froid ne m'a guère enthousiasmé. En effet, cette bande dessinée quasi muette, se lit vite, beaucoup trop vite. Dans le genre bd sans parole, le même Chabouté a signé Tout seul, que je tiens pour remarquable. J'ai la nette impression que l'auteur s'est fait plaisir avec ce one shot mais comme l'ont souligné certains, c'est un livre qui certes mérite d'être lu mais de là à l'acheter... j'en doute. Empruntez-le.