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Couverture de la série La Brigade Chimérique
La Brigade Chimérique

Pour comprendre tout a fait de quoi il s'agissait j'ai pris les mots de l'auteur : "Aux sources de La Brigade Chimérique, il y a une frustration et un étonnement. La frustration est sans mystère : non seulement il n’y a pas de super-héros en France, et plus largement en Europe continentale, mais il semble impossible d’en créer un qui ne soit pas un hommage, une parodie ou un décalque affaibli des grandes figures des comics US. Quelque chose « manque » dans notre imaginaire, sans qu’on puisse dire quoi exactement " Il s'agit donc au départ de combler un vide ?! pourquoi n’y a-t-il plus de super-héros en Europe ? En partant d'un existant, en reprenant comme point de départ un roman méconnu et non fini, l'auteur a décidé de répondre à la question ... en en rédigeant une suite ! Et dès la première page une citation de Nietzsche pose la question du sur-homme, comprenez du super-héros Le projet de cette BD est donc ... extraordinairement ambitieux ! On réalise tout de suite que cette Uchronie est le penchant européen d'un Watchmen, ou de la Ligue. Effectivement au long des tomes on va croiser énormément de mythes, de personnages imaginaires ou réels et l'on ressent rapidement cette volonté de rassembler au sein d'un seul ouvrage l'ensemble des mythes européens. Là où ca coince de mon point de vue c'est que cette unification n'est pas réellement convaincante. Beaucoup de références, d'allusions et d'hommages, mais pas réellement de cohérence, et assez peu de lisibilité tant dans le scénario que dans le dessin. Le plus gênant c'est que lorsqu’on amène une référence elle se justifie rarement et ne donne pas l'éclairage qu'on attend, n'apporte pas sa pierre à l'édifice. Du point de vue de la narration donc, on est a des années lumières de la virtuosité d'un Watchmen qui parallélise les narrations, et met en abyme le réel, l'imaginaire, le culturel, le livre lui-même etc. Ce n'est donc pas "génial", c'est... confus, et on a beaucoup de mal à comprendre les enjeux. Pour le coup on ne s'attache absolument pas aux héros. Et ceux-ci ne crèvent pas l'écran. Pour le dessin, certaines mises en page sont contestables, et ressemblent parfois à un mauvais redécoupage/redimensionnement. Les traits numériques piquent parfois les yeux. (Ce n'est pas du Mignolia quoi ...) Il y parfois des cases qui se promènent, et c'est assez étonnant. Plus étrange, sur le fond, c'est à la fois scientifique (on suit de près la fille de Marie Curie), on assimile rapidement la naissance de certain super héros à cette découverte majeure de la radioactivité. Et en parallèle, on se met à penser que ces héros seraient au fond le fruit d'un imaginaire collectif matérialisé. On nous parle donc de Freud, Jung et j'en passe. On traite donc rapidement la physique de la matière puis la psychanalyse. C'est donc assez casse gueule. Finalement il y a énormément de choses, mais après avoir fermé le troisième tome, je ne parviens pas à trouver cette cohérence extraordinaire qui était l'enjeu du projet. Vivement la suite tout de même car on a envie de dire : " Ca passait ... c'était beau !!! "

26/02/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Les Serpents aveugles
Les Serpents aveugles

Je suis surpris de voir autant de bons avis pour une bd qui m'a paru franchement médiocre. Il y a beaucoup mieux dans le genre historique. J'ai trouvé le scénario particulièrement confus. Il est question d'un règlement de compte entre deux hommes à New-York en 1939 mais sur fond de guerre d'Espagne. Maintenant, chacun est libre d'apprécier. Cependant, je dois bien avouer avoir lu beaucoup mieux au cours de mes nombreuses lectures. Ai-je alors été aussi aveugle que les serpents sur les qualités de cette bd ? C'est vrai qu'il y a de nombreuses subtilités qu'il faut comprendre entre des personnages qui naviguent entre différentes factions de luttes armés par exemple, les branches communistes qui se font la guerre dans la guerre opposant les républicains aux franquistes. Il faut dire que les auteurs ne facilitent pas la tâche puisqu'ils ne font même pas un tableau historique de la situation. Je suis pourtant un passionné d'Histoire mais là, je me dis que le commun des mortels risque fort de ne rien comprendre. Alors, chapeau pour ceux qui ont eu plus de clairvoyance que moi !

26/02/2010 (modifier)
Par fred0873
Note: 2/5
Couverture de la série L'Homme de la Toundra
L'Homme de la Toundra

6 petites histoires dans lesquelles l'homme est confronté à la nature. Pas le meilleur de Taniguchi, seules 2 nouvelles sortent du lot. Le reste est selon moi, sans plus. Vite lu, vite oublié. On est bien loin des références telles que Quartier lointain ou Le Journal de mon père. L'achat n'est évidemment pas nécessaire. Un emprunt à la bibliothèque suffit largement. Je rajouterais également un titre assez inapproprié par rapport à l'ensemble du contenu.

26/02/2010 (modifier)
Couverture de la série Les Huit jours du diable
Les Huit jours du diable

J’ai craint le pire en commençant cet album. Et, au terme de celui-ci, je dois bien avouer que le résultat ne m’apparaît vraiment pas convainquant. Craint le pire ? Ben oui, parce que, faut avouer, la version « E.T. versus Poséidon » pour illustrer la légende de l’Atlantide, le tout dans un style pompeux et sans aucun second degré, ça a de quoi effrayer un lecteur dans mon genre. Surtout que ce premier récit est suivi d’une version tout aussi étonnante du mythe de Sodome et Gomorrhe, dans laquelle interviennent à nouveaux des extraterrestres aux motivations on ne peut moins claires. Le tout, il est peut-être utile de le rappeler, pour illustrer les huit jours du diable ! Allez comprendre … Le reste demeure dans un style emphatique très sérieux mais, heureusement pour moi, revient tout de même à une vision plus conforme à mon idée des légendes illustrées. Les chapitres suivants nous emmèneront donc en Bretagne, dans des versions plus traditionnelles des légendes d’Ys ou du château de Dinan (entre autres). Arrivé à ce point, je dois bien avouer avoir plus tendance à feuilleter l’album (même si esthétiquement parlant on est quand même loin du chef-d’œuvre) qu’à vraiment le lire. D’ailleurs, j’aurais bien du mal à vous parler de la légende nous emmenant au pays des mille et une nuits. Puis vint la dernière nouvelle … bien plus agréable et préfigurant la série « Chats » du même auteur. Si je ne vois toujours pas le rapport avec les huit jours du diable, je trouve ce court récit post-apocalyptique d’une bonne qualité. Ouf ! C’est sans doute à cette dernière nouvelle que l’album doit d’éviter à la sanction suprême. 2/5, mais un album à oublier au plus vite !

26/02/2010 (modifier)
Couverture de la série Bruno Brazil
Bruno Brazil

J’aime beaucoup Greg, et le style graphique de Vance ne me rebute pas. Mais Bruno Brazil ne m’a jamais convaincu. Pourquoi ? Déjà, parce que je n’aime pas les histoires à la « mission impossible » avec force gadgets et « ce fameux lancer de couteau qui n’avait qu’une chance sur mille de réussir » et qui réussit à tous les coups. Et le concept de Bruno Brazil et son commando Caïman s’en rapproche quand même furieusement. Chaque membre a sa propre spécificité, dans laquelle il excelle comme un demi-dieu. Bruno Brazil trône au-dessus d’eux (et parmi eux) tel Zeus, sûr de sa compétence et de sa puissance. Il ne manque finalement que les superpouvoirs pour obtenir un remake des 4 fantastiques. Mais il n’y a pas qu’avec son concept de héros infaillible que la série est américaine d’esprit. Toute la série, jusque dans ses intrigues, baigne dans un esprit labellisé « Oncle Sam ». La mise en image, elle-même, se veut très américano-cinématographique, tombant souvent dans la surenchère de cascades ou de séquences chocs gratuites (ce qui, à nouveau, n’est pas de nature à m’emballer). De plus, hormis un tome (Quitte ou double pour Alak 6) les intrigues ne m’accrochent pas, tant leurs dénouements me paraissent prévisibles. C’est le cas d’autres séries, mais cette situation m’énerve particulièrement dans celle-ci, sans doute parce que le personnage même de Bruno Brazil, ce héros sans failles, m’indispose. Enfin, généralement j’aime bien l’humour que Greg insérait dans ses scénarios d’aventure. Mais dans le cas présent, je le trouve lourd et forcé. Restent le savoir-faire de Greg pour conter une histoire, la patte de Vance pour l’illustrer de manière efficace, et un tome que j’ai vraiment apprécié (voir plus haut). Ce n’est pas assez pour me convaincre, mais cela suffit à éviter un total rejet de ma part. Bof, donc …

26/02/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série Blues train
Blues train

Je n'avais jamais lu une BD avec un tel dessin. Le rendu est très sale : on dirait la technique de la carte à gratter avec un traitement de vieillissement extrême. J'ai moyennement accroché au récit manquant de liant. Certaines choses m'ont échappé et d'autres me sont parues peu explicites ou insuffisamment développées. Mis à part l'originalité de ce petit opus, je n'en garde pas une bonne impression. Il y a une prise de risques importante des auteurs qui aboutit sur un résultat qui ne me convient pas.

26/02/2010 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Journal d'Italie
Journal d'Italie

Journal d'Italie, avec un titre pareil je ne m'attendais pas à une histoire comme je les affectionne habituellement avec David B. pleines d'aventures, de fantastique et d'originalité, on est ici dans un tout autre registre. L'auteur au gré de ses déambulations à Venise, toujours escorté de sa compagne, a trouvé matière à faire quelques courts récits que je trouve moyens et qui n'ont pas su m'accrocher pour la plupart d'entre eux. Il s'inspire de faits divers, de lectures ou de simples observations de son environnement et le résultat est ce qu'il est, des histoires très variées, sans humour et souvent un peu soporifiques. Graphiquement David B. est égal à lui-même, malgré tout les décors sont réduits au minimum ce qui n'aide pas à créer une ambiance ni un univers dans lequel on aimerait se balader. On pouvait aussi espérer de belles planches sur Venise, mais hélas il n'y en pas non plus. Un avis court pour une bd pas très folichonne qui ne m'inspire pas plus que ça.

25/02/2010 (modifier)
Par GiZeus
Note: 2/5
Couverture de la série Batman (Archives)
Batman (Archives)

J'étais curieux de voir ce que donnaient les premières aventures de Batman. Il faut avouer que ce n'est pas terrible. J'ai tenu pendant environ 100 pages, tout d'abord tenu en éveil par un côté naïf qui me faisait découvrir à la fois la narration de l'époque et la simplicité des intrigues. Force est de constater que c'est assez lourd. Le nombre de pages ne permet pas de développer l'histoire et contraint à une narration assez basique qui casse totalement le rythme. De plus les scènes d'actions, qui sont généralement celles qui se passent de commentaires, sont systématiquement expliquées par une voix off carrément lourdingue. M'y connaissant assez peu sur les BD de l'époque, j'aurais eu tendance à généraliser à partir de cette intégrale si je n'avais pas lu l'avis de Ro ci-dessous. Et il est étonnant de voir l'évolution qu'a subie l'art séquentiel en 70 ans. Il faut croire qu'à l'époque, le public demandait des intrigues basiques sans se soucier de la crédibilité des actions. Car les pirouettes sont plus que nombreuses. Je n'ai pas croisé une seule histoire sur les 100 pages que j'ai lues qui en soit dénué. En plus les dessins n'arrangent rien. Couleurs flashy, aucune ambiance, cadrages peu dynamiques, personnages figés, proportions parfois hasardeuses, rien n'aide à aimer les premiers Batman, tout du moins aujourd'hui, et encore moins la dénomination du héros, LE Batman, ce qui sonne très désagréablement. A part pour les nostalgiques, je ne vois pas trop les personnes qui pourraient aimer les premières histoires de Batman. Mais je suis un peu curieux, et j'essayerai de trouver les histoires qui parlent de Robin, la Batmobile et du Joker, histoire d'apprécier encore plus les prochains comics que je lirai.

25/02/2010 (modifier)
Par Tomeke
Note: 2/5
Couverture de la série Elizabeth Bathory
Elizabeth Bathory

Mouais… Bien que le graphisme de l’album soit très bon, j’ai trouvé que la narration de l’album manquait franchement de clarté. Pourquoi l’auteur n’a-t-il pas jugé bon de changer les caractères des textes dans les phylactères et ce, en fonction du narrateur ? Sans que je ne me sois trouvé totalement perdu, je me suis posé plusieurs fois la question de savoir qui s’adressait à moi… et cela a tendance à m’embêter ! Pour le reste, l’histoire est sympa à lire une fois, mais je n’ai pas non plus apprécié la clôture du récit qui m’a laissé sur ma faim. Bref, bien que j’ai été particulièrement séduit par l’univers graphique – bien stylisé et gothique à souhait – le reste du récit m’est apparu fade, faute sans doute à une narration, selon moi, ratée…

25/02/2010 (modifier)
Couverture de la série La Cité Saturne
La Cité Saturne

Ah je suis vraiment déçu. J'ai sauté sur le tome 1 grâce à cette couverture somptueuse. Je me suis bien accroché, je me suis laissé bercer même. J'ai ouvert mon coeur à la douceur de la narration et j'ai patienté, comme pour m'immerger. J'ai même lu le tome 2 dès la sortie en espérant enfin trouver cette poésie qu'on pré-sent en achetant cette série. J'ai persévéré, pour ne pas passer à coté. Mais ca ne vient pas ... Et pourtant Misu rencontre des gens, il interagit, il a un passé, il a un présent, il se pose des questions. Au vu du déroulé des 2 premiers tomes, on était en droit d'attendre un petit prince ... et on se retrouve avec juste un laveur de carreaux. Je ne comprends pas :'(

25/02/2010 (modifier)