J'ai beaucoup aimé le dessin avec ses 8 couleurs uniques en applats.
Le huis clos externe fait preuve de longueurs, devenant pénible au bout d'une vingtaine de pages à force de redondances.
Le récit est avant tout un long monologue d'un officier perdant la raison.
Il y a certes des sujets intéressants traités au premier ou second degré mais ma lecture m'a parue plane et morne.
Je n'ai pas bien saisi le final alors qu'au fil des pages je m'accrochais en le voyant excellent.
L'ensemble est donc une déception d'autant que j'apprécie les auteurs.
Cette nouvelle me parait trop légère au niveau du contenu pour faire une BD complète.
Je l'aurai davantage vue dans un recueil...
J’aime bien le style graphique de Gillon. Son trait réaliste est précis, ses décors sont soignées, ses personnages sont agréables à l’œil. L’encrage et l’aspect figé de certaines scènes d’action donnent un caractère démodé à l’ensemble … mais je n’ai jamais été à la mode, moi-même, donc cela ne constitue pas un handicap à mes yeux.
La colorisation est terne mais, pour le "vieux" lecteur que je suis, pas désagréable. Ce style est assez froid, passé de mode mais ne m’a pas dérangé.
Côté scénario, je suis nettement moins convaincu. Celui-ci est assez typique du début des années 80. Entendez par là : une intrigue politico-financière agrémentée de scènes de sexe menée par un couple sans problèmes financiers apparents, élégant et stylé. Ce n’est pas très crédible, et surtout les passages explicatifs au sujet du fameux montage financier sont indigestes au possible.
Notons au passage une petite touche d’originalité avec l’animal de compagnie du héros. D’habitude, nous avons droit à un chien ou un cheval. Ici, c’est un chat qui joue les assistants, sauvant à plus d’une reprise ses maîtres d’un danger mortel.
Cette pointe d’originalité ne sauve malheureusement pas la série du naufrage, pas plus que les quelques pages à la beauté sensuelle ma fois bien agréable (même si certains modèles féminins sont parfois hors normes, voir le tome 2 à ce sujet).
Démodé, et pénible à lire, mais agréable à feuilleter.
Cette BD est un curieux mélange des genres.
Jason a un dessin très particulier que l'on retrouve dans toutes ses BD. Ses personnages sont représentés sous des formes de chiens ou oiseaux.
Il est relativement simpliste, dépouillé et bien mis en couleurs.
Tout l'intérêt de ses BD réside donc sur les scenarii.
"Les Loups-garous de Montpellier" est assez vide par rapport à ses productions précédentes.
Le personnage principal se déguise en loup garou pour commettre des vols, ce qui n'est pas du goût des vrais loups-garous. Cette histoire basique n'est qu'un prétexte pour fournir en arrière plan un roman graphique classique avec des relations caduques entre les personnages. Les dialogues sont corrects, la narration est fluide et la lecture est rapide. Mais l'ensemble manque de consistance et d'audace.
Cette BD est plus relaxante que divertissante.
Je n’ai pas été terriblement emballé par cette danse.
Les histoires tournant autour du temps m’intéressent de manière générale, mais ici je n’y ai pas trouvé mon compte...
Un indien va faire la danse du temps pour ramener à la vie celle qu’il aime. Jusqu’ici rien de bien méchant si ce n’est l’expérience temporelle qui est assez convenue. Mais l’histoire d’amour se tient alors je m’intéresse.
Malheureusement, je déchante par la suite après la lecture des deux autres tomes. Cela part dans des directions qui ne sont pas des plus intéressantes. Il y a là bien des essais mais peu concluants, je me perds…
Quant à l’ uchronie, on peut passer à coté et ne déceler que les délires de quelques indiens refusant de voir la réalité en face. Enfin, ça, c’est ce que j’en pense…
Tout cela pour dire que finalement l’histoire générale ne m’a pas intéressé, pas plus que le point de départ à savoir : Christophe Colomb n'a jamais découvert l'Amérique.
Finalement ce qui reste le plus intéressant, c’est la vie de ces indiens et de leurs croyances, et de ce que cela peut nous apprendre…
Un peu trop juste…
(7/20)
Après la lecture des 2 premiers tomes.
"Slender Fungus" a tout d'une série abandonnée au 2/3 du chemin.
Le premier tome était intéressant avec son scénario mi " Usuals suspects " mi humour. Tout tourne autour d'un Slender Fungus que l'on ne voit jamais, pourtant c'est bien lui qui manipule les autres. Le dessin manque de lisibilité parfois, il a son style mais celui-ci cherche à faire trop compliqué....
A la lecture du second tome, on a une impression de ressort cassé. Le dessin change, l'intrigue passe à autre chose, la lecture devient ultra poussive, etc...
Les couleurs deviennent immondes et les pages presque illisibles tant elles sont chargées.
J'ai survolé la seconde moitié du tome par résignation. Je comprends pourquoi le T3 n'est pas sorti depuis...
Finalement le premier tome se suffit à lui même, le reste c'est du pur gâchis. Certes on apprend qui est Slender Fungus mais l'ensemble est devenu complètement indigeste.
Ce recueil de récits est le moins réussi de Boucq. Jusque là j'avais vraiment apprécié les scenarii mais dans le cas présent ils sont très inégaux avec une majorité de faibles et moyens.
Le dessin est excellent, je le préfère quand même en noir et blanc. Les couleurs sont parfois trop marquées à mon goût.
L'humour est partout mais il ne fonctionne pas réellement. C'est le danger de l'absurde qui n'est que très rarement universel. Les parodies n'ont pas relevé le niveau.
Je suis globalement déçu par cette lecture que j'attendais meilleure.
"Plastic Man" est d'une autre époque, de la moitié du XXème siècle pour être plus précis.
Ce n'est pas ce que j'affectionne le plus. Les histoires sont inintéressantes, elles ne tiennent pas la comparaison avec les productions actuelles.
Par contre, je suis surpris par le dessin d'un excellent niveau. Le trait est sûr et maitrisé.
Jack Cole était une référence en la matière et il faut reconnaitre qu'il n'a pas usurpé cette place.
L'intérêt d'une telle lecture est presque nul, celà relève plus de la curiosité.
J'ai trouvé la BD très bavarde, trop pour être plus précis. C'est dommage de mettre tant de bulles quand le dessin est de qualité.
La lecture est plus que dispensable sauf si vous vouez un culte aux héros élastiques ;)
Mon sentiment est mitigé après cette lecture, enfin du moins après la lecture des deux premiers tomes de cette série qui en compte 3. La première impression est visuelle : les couvertures sont belles, bien équilibrées, comportent de belles couleurs, et donnent envie au lecteur de bd franco-belges lambda de feuilleter les albums. L’intérieur est de bonne facture, avec ce dessin de Cornette fin, élégant, mais sans génie non plus. L’ambiance populaire new-yorkaise est à mon avis bien rendue, on sent le plaisir du dessinateur à s’y balader.
La lecture, relativement rapide, est plus nuancée. Le point commun de la série est donc un hôtel de New York, qui donne son nom à la série, lequel nom vient d’une rivière souterraine qui passe sous celui-ci. Cette rivière est mystérieuse, mais on n’en saura pas plus. Ce qui est sûr c’est qu’il se passe de drôles de choses dans cet hôtel, que ceux qui viennent pour un court ou un long séjour ont tous quelque chose de particulier. En général ils sont légèrement siphonnés voire complètement zinzins. Une idée plutôt pas mal, qui aurait sans doute mérité une série plus longue ; hélas, l’arrêt de la collection Bulle noire a contrarié les projets des deux auteurs.
Il faut dire que ce n’est pas exceptionnel non plus. La lecture du diptyque inaugural ne fut pas des plus passionnées, disons que j’ai lu ça sans déplaisir, mais rien de plus. L’histoire comporte son lot de personnages bizarres, de situations en décalage, une constante (sans jeu de mots par rapport au nom du dessinateur) qu’affectionne Jean-Luc Cornette (Au centre du Nowhere, du même duo, Les Passe-Murailles, Central Park…).
Mais justement, sans verser dans le gore ou le verbiage à la Stephen King, peut-être eût-il été plus intéressant de pousser un peu plus le côté absurde ou décalé que peut procurer un lieu particulier comme le Red River Hotel. Hélas, c’est trop tard.
J'aime beaucoup ce dessin, parfois très simple, noir et blanc façon Carnets de Joann Sfar à l'Association, parfois plus léché et en couleurs notamment sur les histoires de pirates que l'auteur a l'air de particulièrement affectionner.
Mais j'avoue que j'ai eu du mal à me passionner pour ce récit, ça démarre gentiment sur la visite chez le médecin pour un problème qui ne peut concerner que les hommes et ça part confusément dans une histoire d'amitié, piraterie. Je me demandais quelle était la part autobiographique et la pure fiction dans cet album. Je pense aussi que le fait d'avoir haché ma lecture sur plusieurs soirées m'a fait perdre des bouts du fil de l'histoire et de sa cohérence globale. Reste qu'au final, rien ne m'a vraiment marqué, et rien ne restera gravé dans mon souvenir suite à cette lecture.
Le bouquin est par ailleurs bien fait, Futuropolis oblige, un bon boulot d'édition soigné. Un peu plus de 100 pages et une fin à la piscine qui m'a fait repenser à une bd de Bastien Vivès.
Sa présentation me laissait croire que j’allais découvrir un récit policier à l’humour anglais ravageur. Le trait humoristique très franco-belge n’était pas pour me déplaire. J’ai donc fait le pari de cette lecture.
Bof …
L’humour anglais y est plutôt lourdingue mais surtout peu extravagant. Il est, de plus, mal servi par un dessin qui, s’il est agréable à l’œil au premier abord, se révèle peu efficace en matière d’expressivité et de dynamisme. Ce trait me fait penser à la production de P&T pour ses séries de blagues coquines, mais il n'y ferait pas partie du haut du panier.
Les dialogues, eux aussi, manquent de percutant. Ils me sont apparus, de plus, peu naturels, peu fluides.
L’ensemble se traine en longueur, et si le premier tome offre encore quelques bons passages, le second est plus soporifique qu’autre chose.
Franchement dispensable …
Je suis convaincu que le roman est autrement efficace, surtout dans sa langue originale. J’y jetterai un œil à l’occasion, quant à ces bandes dessinées, je vais bien sagement les oublier dans un coin …
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Dans la colonie pénitentiaire, de Franz Kafka
J'ai beaucoup aimé le dessin avec ses 8 couleurs uniques en applats. Le huis clos externe fait preuve de longueurs, devenant pénible au bout d'une vingtaine de pages à force de redondances. Le récit est avant tout un long monologue d'un officier perdant la raison. Il y a certes des sujets intéressants traités au premier ou second degré mais ma lecture m'a parue plane et morne. Je n'ai pas bien saisi le final alors qu'au fil des pages je m'accrochais en le voyant excellent. L'ensemble est donc une déception d'autant que j'apprécie les auteurs. Cette nouvelle me parait trop légère au niveau du contenu pour faire une BD complète. Je l'aurai davantage vue dans un recueil...
Les Leviathans
J’aime bien le style graphique de Gillon. Son trait réaliste est précis, ses décors sont soignées, ses personnages sont agréables à l’œil. L’encrage et l’aspect figé de certaines scènes d’action donnent un caractère démodé à l’ensemble … mais je n’ai jamais été à la mode, moi-même, donc cela ne constitue pas un handicap à mes yeux. La colorisation est terne mais, pour le "vieux" lecteur que je suis, pas désagréable. Ce style est assez froid, passé de mode mais ne m’a pas dérangé. Côté scénario, je suis nettement moins convaincu. Celui-ci est assez typique du début des années 80. Entendez par là : une intrigue politico-financière agrémentée de scènes de sexe menée par un couple sans problèmes financiers apparents, élégant et stylé. Ce n’est pas très crédible, et surtout les passages explicatifs au sujet du fameux montage financier sont indigestes au possible. Notons au passage une petite touche d’originalité avec l’animal de compagnie du héros. D’habitude, nous avons droit à un chien ou un cheval. Ici, c’est un chat qui joue les assistants, sauvant à plus d’une reprise ses maîtres d’un danger mortel. Cette pointe d’originalité ne sauve malheureusement pas la série du naufrage, pas plus que les quelques pages à la beauté sensuelle ma fois bien agréable (même si certains modèles féminins sont parfois hors normes, voir le tome 2 à ce sujet). Démodé, et pénible à lire, mais agréable à feuilleter.
Les Loups-garous de Montpellier
Cette BD est un curieux mélange des genres. Jason a un dessin très particulier que l'on retrouve dans toutes ses BD. Ses personnages sont représentés sous des formes de chiens ou oiseaux. Il est relativement simpliste, dépouillé et bien mis en couleurs. Tout l'intérêt de ses BD réside donc sur les scenarii. "Les Loups-garous de Montpellier" est assez vide par rapport à ses productions précédentes. Le personnage principal se déguise en loup garou pour commettre des vols, ce qui n'est pas du goût des vrais loups-garous. Cette histoire basique n'est qu'un prétexte pour fournir en arrière plan un roman graphique classique avec des relations caduques entre les personnages. Les dialogues sont corrects, la narration est fluide et la lecture est rapide. Mais l'ensemble manque de consistance et d'audace. Cette BD est plus relaxante que divertissante.
La Danse du temps
Je n’ai pas été terriblement emballé par cette danse. Les histoires tournant autour du temps m’intéressent de manière générale, mais ici je n’y ai pas trouvé mon compte... Un indien va faire la danse du temps pour ramener à la vie celle qu’il aime. Jusqu’ici rien de bien méchant si ce n’est l’expérience temporelle qui est assez convenue. Mais l’histoire d’amour se tient alors je m’intéresse. Malheureusement, je déchante par la suite après la lecture des deux autres tomes. Cela part dans des directions qui ne sont pas des plus intéressantes. Il y a là bien des essais mais peu concluants, je me perds… Quant à l’ uchronie, on peut passer à coté et ne déceler que les délires de quelques indiens refusant de voir la réalité en face. Enfin, ça, c’est ce que j’en pense… Tout cela pour dire que finalement l’histoire générale ne m’a pas intéressé, pas plus que le point de départ à savoir : Christophe Colomb n'a jamais découvert l'Amérique. Finalement ce qui reste le plus intéressant, c’est la vie de ces indiens et de leurs croyances, et de ce que cela peut nous apprendre… Un peu trop juste… (7/20)
Slender Fungus
Après la lecture des 2 premiers tomes. "Slender Fungus" a tout d'une série abandonnée au 2/3 du chemin. Le premier tome était intéressant avec son scénario mi " Usuals suspects " mi humour. Tout tourne autour d'un Slender Fungus que l'on ne voit jamais, pourtant c'est bien lui qui manipule les autres. Le dessin manque de lisibilité parfois, il a son style mais celui-ci cherche à faire trop compliqué.... A la lecture du second tome, on a une impression de ressort cassé. Le dessin change, l'intrigue passe à autre chose, la lecture devient ultra poussive, etc... Les couleurs deviennent immondes et les pages presque illisibles tant elles sont chargées. J'ai survolé la seconde moitié du tome par résignation. Je comprends pourquoi le T3 n'est pas sorti depuis... Finalement le premier tome se suffit à lui même, le reste c'est du pur gâchis. Certes on apprend qui est Slender Fungus mais l'ensemble est devenu complètement indigeste.
Point de fuite pour les braves
Ce recueil de récits est le moins réussi de Boucq. Jusque là j'avais vraiment apprécié les scenarii mais dans le cas présent ils sont très inégaux avec une majorité de faibles et moyens. Le dessin est excellent, je le préfère quand même en noir et blanc. Les couleurs sont parfois trop marquées à mon goût. L'humour est partout mais il ne fonctionne pas réellement. C'est le danger de l'absurde qui n'est que très rarement universel. Les parodies n'ont pas relevé le niveau. Je suis globalement déçu par cette lecture que j'attendais meilleure.
Plastic Man
"Plastic Man" est d'une autre époque, de la moitié du XXème siècle pour être plus précis. Ce n'est pas ce que j'affectionne le plus. Les histoires sont inintéressantes, elles ne tiennent pas la comparaison avec les productions actuelles. Par contre, je suis surpris par le dessin d'un excellent niveau. Le trait est sûr et maitrisé. Jack Cole était une référence en la matière et il faut reconnaitre qu'il n'a pas usurpé cette place. L'intérêt d'une telle lecture est presque nul, celà relève plus de la curiosité. J'ai trouvé la BD très bavarde, trop pour être plus précis. C'est dommage de mettre tant de bulles quand le dessin est de qualité. La lecture est plus que dispensable sauf si vous vouez un culte aux héros élastiques ;)
Red River Hotel
Mon sentiment est mitigé après cette lecture, enfin du moins après la lecture des deux premiers tomes de cette série qui en compte 3. La première impression est visuelle : les couvertures sont belles, bien équilibrées, comportent de belles couleurs, et donnent envie au lecteur de bd franco-belges lambda de feuilleter les albums. L’intérieur est de bonne facture, avec ce dessin de Cornette fin, élégant, mais sans génie non plus. L’ambiance populaire new-yorkaise est à mon avis bien rendue, on sent le plaisir du dessinateur à s’y balader. La lecture, relativement rapide, est plus nuancée. Le point commun de la série est donc un hôtel de New York, qui donne son nom à la série, lequel nom vient d’une rivière souterraine qui passe sous celui-ci. Cette rivière est mystérieuse, mais on n’en saura pas plus. Ce qui est sûr c’est qu’il se passe de drôles de choses dans cet hôtel, que ceux qui viennent pour un court ou un long séjour ont tous quelque chose de particulier. En général ils sont légèrement siphonnés voire complètement zinzins. Une idée plutôt pas mal, qui aurait sans doute mérité une série plus longue ; hélas, l’arrêt de la collection Bulle noire a contrarié les projets des deux auteurs. Il faut dire que ce n’est pas exceptionnel non plus. La lecture du diptyque inaugural ne fut pas des plus passionnées, disons que j’ai lu ça sans déplaisir, mais rien de plus. L’histoire comporte son lot de personnages bizarres, de situations en décalage, une constante (sans jeu de mots par rapport au nom du dessinateur) qu’affectionne Jean-Luc Cornette (Au centre du Nowhere, du même duo, Les Passe-Murailles, Central Park…). Mais justement, sans verser dans le gore ou le verbiage à la Stephen King, peut-être eût-il été plus intéressant de pousser un peu plus le côté absurde ou décalé que peut procurer un lieu particulier comme le Red River Hotel. Hélas, c’est trop tard.
Ma vie mal dessinée
J'aime beaucoup ce dessin, parfois très simple, noir et blanc façon Carnets de Joann Sfar à l'Association, parfois plus léché et en couleurs notamment sur les histoires de pirates que l'auteur a l'air de particulièrement affectionner. Mais j'avoue que j'ai eu du mal à me passionner pour ce récit, ça démarre gentiment sur la visite chez le médecin pour un problème qui ne peut concerner que les hommes et ça part confusément dans une histoire d'amitié, piraterie. Je me demandais quelle était la part autobiographique et la pure fiction dans cet album. Je pense aussi que le fait d'avoir haché ma lecture sur plusieurs soirées m'a fait perdre des bouts du fil de l'histoire et de sa cohérence globale. Reste qu'au final, rien ne m'a vraiment marqué, et rien ne restera gravé dans mon souvenir suite à cette lecture. Le bouquin est par ailleurs bien fait, Futuropolis oblige, un bon boulot d'édition soigné. Un peu plus de 100 pages et une fin à la piscine qui m'a fait repenser à une bd de Bastien Vivès.
Wilt
Sa présentation me laissait croire que j’allais découvrir un récit policier à l’humour anglais ravageur. Le trait humoristique très franco-belge n’était pas pour me déplaire. J’ai donc fait le pari de cette lecture. Bof … L’humour anglais y est plutôt lourdingue mais surtout peu extravagant. Il est, de plus, mal servi par un dessin qui, s’il est agréable à l’œil au premier abord, se révèle peu efficace en matière d’expressivité et de dynamisme. Ce trait me fait penser à la production de P&T pour ses séries de blagues coquines, mais il n'y ferait pas partie du haut du panier. Les dialogues, eux aussi, manquent de percutant. Ils me sont apparus, de plus, peu naturels, peu fluides. L’ensemble se traine en longueur, et si le premier tome offre encore quelques bons passages, le second est plus soporifique qu’autre chose. Franchement dispensable … Je suis convaincu que le roman est autrement efficace, surtout dans sa langue originale. J’y jetterai un œil à l’occasion, quant à ces bandes dessinées, je vais bien sagement les oublier dans un coin …