Au centre du Nowhere

Note: 3/5
(3/5 pour 6 avis)

Une quête loufoque dans un univers pas si éloigné du nôtre...


Consensus sur une BD

Elmore edison est un jeune homme charmant. Il va se marier avec Abigael, la riche héritière des biscuits Thompson. Ce qui n'empêche pas la demoiselle d'être moche et bête. Mais alors, très très bête et très très moche. Vous ne pouvez pas imaginer. Quand randolph, le père d'Elmore, constate l'absence de bouton à ses pantalons de cérémonie, il sombre dans une profonde et sournoise dépression. Il faut savoir que cette fermeture fut sculptée par un aïeul dans le cartilage d'une oreille de saumon. C'est donc un trésor familial inestimable. Sans hésiter, Elmore part à la recherche du mythique objet pour sauver son père. Et, à la limite, son mariage. Pour cela, il devra s'aventurer au tréfonds du Nowhere avec comme compagnon Mister Grey, son mulet misanthrope. (texte Editions du Lombard)

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 07 Octobre 2005
Statut histoire Série terminée 4 tomes parus
Couverture de la série Au centre du Nowhere
Les notes (6)
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18/10/2005 | Spooky
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Par Erik
Note: 3/5
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C’est vrai que la lecture du premier tome avait bien commencé jusqu’à ce que l’âne se mette brusquement à parler. Il aurait mieux fait de se taire, cet âne à la Shrek. Il est vrai qu’on change alors de registre pour tomber dans une espèce de burlesque. Fort heureusement, le style ainsi que la mise en scène font que l’ensemble même un peu décalé tienne la route. Les personnages sont plutôt sympathiques. On arrive à se passionner pour leurs petites aventures au centre du nowhere qui constitue à chaque fois une époque mythique de la construction des Etats-Unis, le pays phare de notre civilisation occidentale. J’ai bien aimé également le style de dessin ainsi que la colorisation. Une bonne idée également que d‘étaler plusieurs tomes sur les différentes générations de cette famille des Edison. On balaye ainsi le far West jusqu’à la guerre du Viet-Nam en passant par la prohibition. C’est une série plutôt jubilatoire et atypique. Il fallait le faire et le tout dans la bonne humeur. C’est certes déjanté mais pour une fois, cela passe. Une bonne distraction en tous les cas. Chose rare pour le souligner: je serai sans doute le seul lecteur à en conseiller l'achat car cette série en 4 tomes le mérite.

16/03/2017 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
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J'aime bien les séries absurdes qui mettent en scène des personnages étranges et ici je suis gâté ! Je trouve le scénario imaginatif et surprenant (je ne savais jamais ce qu'il allait se passer ensuite), les dialogues sont savoureux et le dessin est dynamique. Sauf que malgré ses qualités je n'ai jamais réussi à trouver l'histoire passionnante. Les personnages passent un peu trop de temps à parler et je n'aime pas les parties avec le héros et l'indienne. En fait, tous les autres personnages sont plus intéressant qu'eux et j'aurais préféré que ces deux là n'existent pas car j'aurais surement trouvé la série meilleure.

19/04/2014 (modifier)

C'est de la BD sans prétention mais distrayante. Son point fort réside dans les dialogues savoureux et le scénario complètement déjanté. On ne voit pas trop où cela va mener (et d'ailleurs le scénario ne captive jamais vraiment, il est comme un prétexte pour faire vivre les personnages), mais on est sûr de traverser des rires, du sang et un peu de sexe. Bizarrement je trouve le dessin des femmes peu réussi comparé aux hommes. Mais bon, il reste globalement correct et lisible. Pas de fantaisie graphique ici. Comme hennit le percheron de la dernière scène du tome 2 : "no pony is perfect"

23/04/2008 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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Voilà une drôle de BD dont il est difficile de capter le rythme. Je n'ai pas de réel reproche à lui faire. Le dessin manque un peu de finesse et de détails mais il est tout à fait correct. Le récit ne manque pas d'une certaine originalité. L'aspect farfelu du tout est assez amusant. Et les dialogues sont piquetés de nombreux passages plutôt drôles et d'un vocable qui amène le sourire. Mais il ne se passe pas grand chose de passionnant... C'est bavard, très bavard, et on suit lentement les aventures de notre héros tandis qu'il papote, papote, papote... Et ça suit son cours sans grande passion. C'est bien cela : pas de reproche mais pas de passion, pas de réel intérêt en ce qui me concerne pour cette BD qui m'a fait passer le temps mais dont je n'irais pas conseiller l'achat.

11/06/2007 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
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J’avais hésité à l’acheter à sa sortie. Finalement trouvé en occasion, ce fut pour moi le bon prétexte d’en faire l’acquisition (histoire de se donner bonne conscience). J’avoue avoir du mal à cerner où voulait en venir Jean-Luc Cornette. Avec un début des plus classiques, le récit plonge rapidement dans le farfelu avec une quête abracadabrantesque où Elmore se voit confier la rude tâche de retrouver le bouton de pantalon de son père taillé dans le cartilage d’une oreille de saumon (en référence à la quête du Graal ?) avec pour seule compagnie, un mulet misanthrope (en référence à Shrek ?). Toutefois, on a l’impression que l’auteur ne se lâche pas complètement et que, du coup, les loufoqueries paraissent un peu vaines. Cela donne quelque chose de décalé mais pas trop, de sympathique mais pas trop. Bref, on ne sait pas sur quel pied danser. L’histoire se lit gentiment, doucement, banalement... Le récit pourrait trouver son épilogue dans ce premier opus car il forme une histoire complète. Cela étant dit, on aurait apprécié en savoir d’avantage sur ce fameux bouton. De son côté, Michel Constant fournit un travail sympathique avec un trait qui navigue entre du Dupuy et Berberian et du Jouvray. De plus, les planches sont rehaussées par de belles couleurs chatoyantes... Une réussite visuelle incontestable mais une petite déception scénaristique. A noter que le tome 2 vient de sortir mais je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire (et comme je ne pense pas l’acheter).

24/10/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
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Après Central Park et Les Passe-Murailles, Jean-Luc Cornette continue à tracer son chemin singulier dans la BD belge. A la frontière des genres, sans public bien défini, avec un vernis de critique sociale. Ici l'humour et le décalage légèrement loufoque servent de prétexte à une fable gentillette, presque un conte pour enfants à la Dickens, doublée d'une quête initiatique où Elmore va découvrir quels sont ses véritables sentiments et motivations. On sourit, on fronce les sourcils. Cornette a réussi son pari : interloquer son lecteur. Car à l'issue du premier tome, on ne voit pas trop où il veut en venir. Cependant, le dessin de Michel Constant, moins réaliste que dans Bitume et donc, d'après ses dires, plus relâché, nous permet d'admirer sa technique, alliant une certaine élégance à une ligne claire qui, sans être austère, n'en est pas moins assez classique. Cornette parsème son récit d'éléments sympathiques (l'âne en particulier) qui nous rendent l'univers attachant. Voyons où ira la série...

18/10/2005 (modifier)