Depuis plusieurs années, Sylvain Cordurié croit avoir eu l'idée du siècle en annexant l'univers de Sherlock Holmes et celui de Lovecraft (et, plus généralement, du fantastique). Idée pourtant saugrenue dès le départ tant ces deux mythes littéraires sont opposés dans l'esprit et que confirme la lecture en constatant que même avec la meilleure volonté du monde (car je ne suis pas un puriste pour autant) la greffe ne prend tout simplement pas et ne réussit qu'à dénaturer à la fois Holmes et l'univers lovecraftien.
C'est toutefois le célèbre détective qui en pâtit le plus. En fait, ce Sherlock Holmes à la sauce Cordurié n'a de Holmes que le patronyme (ce personnage étant rentré depuis longtemps dans le domaine public, on peut en faire hélas n'importe quoi).
Dépouillé de ses capacités déductives hors-norme autant que de sa rationalité, dénaturé dans sa personnalité, voué à combattre désormais créatures fantastiques et vivre des aventures abracadabrantes auxquelles on a bien du mal à croire, ce Holmes de pacotille fait peine à voir.
Pour ne rien arranger, les scénarios en eux-mêmes - qui à la limite pourraient se montrer plaisants et originaux, voir iconoclastes - sont banals, convenus, plein de clichés et d'effets faciles. En un mot : médiocres. Et dire que les albums de ce grand lifting raté n'arrêtent pas de s'accumuler pour former une saga pseudo-holmésienne aux allures de grand Barnum grand-guignolesque.
Graphiquement, ça reste très correct mais sans personnalité.
Mr Cordurié, l'inconditionnel de Sherlock Holmes (ou de Lovecraft) ne vous dit pas merci !
Je pensais lire un joli conte onirique avec de belles images poétiques, et c'est raté ! C'est une allégorie d' un onirisme ennuyeux mâtiné de fantastique où des gamins et des gamines passent leur temps à écouter des pies et à se promener avec des bestioles féeriques (des humanoïdes à tête de félin, des sangliers blancs) dans un décor forestier. C'est sans intérêt pour moi, ça ne me transporte pas, je ne suis pas sensible à ce genre d'histoire, ou alors et c'est parfaitement possible, je n'ai rien compris à ce récit, je n'ai pas su déceler le pourquoi du comment, ou savoir entrer dans cet univers, c'est trop abstrait pour moi, je n'en sais rien... bref je me suis emmerdé comme un rat mort.
Le dessin n'est pas désagréable, c'est ce qui m'a aidé à finir cette lecture qui va relativement vite, il n'y a pas d'énormes dialogues, mais j'ai quand même relevé certaines proportions bizarres dans les visages et têtes d'animaux, certains sont plutôt ratés ; la colorisation en revanche est jolie et douce par ses tons vert d'eau qui symbolisent cette nature recouvrant tout l'univers de cette Bd.
Un conte en forme de récit initiatique sur l'enfance qui reste très nébuleux.
Je vois dans cette bande dessinée une tentative de faire un western moderne et plus ou moins adapté à un lectorat d'adolescent et de jeunes adultes. Mais c'est vulgaire, stéréotypé et complètement raté.
Il y a tout d'abord un dessin que je trouve agaçant, avec de belles erreurs de perspective, une héroïne au physique racoleur sans aucune crédibilité et beaucoup de personnages qui se ressemblent trop pour ne pas être mélangés dans l'esprit du lecteur. Le découpage est également mauvais et rend confus les scènes d'action ou simplement la façon dont l'histoire est racontée.
La narration joue sur le mystère mais accumule les scènes embrouillées et régulièrement dispensables. Cela manque terriblement de maturité dans le ton et surtout de technique dans la manière de raconter. A cela s'ajoute quelques incohérences étranges que j'assimile à des facilités, des personnages qui sortent d'on ne sait où, une scène de jour qui devient crépusculaire immédiatement après juste parce qu'on se déplace de quelques centaines de mètres, des scènes d'action qui manquent fortement de clarté, une impossibilité de s'y retrouver dans le temps et l'espace tant tous les lieux ont l'air d'être juste les uns à côtés des autres, et bien sûr une héroïne super belle qui est un as du pistolet mais "qui a un passé sombre et douloureux trop trop triste" qui restera mystérieux jusqu'au bout...
Et surtout l'intrigue ne tient pas du tout la route. Outre son côté embrouillé, elle ne fait preuve d'aucune crédibilité. Les réactions des personnages sont idiotes et artificielles, les comportements des protagonistes sont souvent incohérents, certains passages sont franchement vulgaires. Et quand on a arrive à la fin de l'histoire avec son lot de révélations, on constate que les protagonistes ont agi et continuent à agir n'importe comment, comme si leurs motivations n'avaient plus rien à voir entre le début et la fin de l'histoire.
Clichés, facilités et narration embrouillée s'accumulent pour me rendre la lecture tout simplement pénible.
Une histoire prétendument d’heroic fantasy sans aucun intérêt et complètement bidon, unique prétexte à un étalage de dessins érotiques de son héroïne la reine Vivianne. Il y a donc erreur sur la marchandise, c’est d’un ecchi dont il s’agit ici.
Vivianne s’ennuie dans son château, c’est un temps de paix, alors la journée elle sort incognito se balader sous le nom de Claria où elle fait tout un tas de truc improductif dont l’énumération de la liste se révélerait assommante. Vivianne aka Claria donc, est belle et bien roulée, cela donne donc lieu à une série de commentaires d’une classe folle de la part du peuple comme de la part de ses mignons chaque fois qu’elle est dans les parages : « oh c’est Claria ! Quel cul, mais quel cul ! J’lui mettrais bien ma tête entre ses cuisses. Hééé mais c’est qu’elle est aussi bonne de d’vant dites-moi ! ». C’est vulgaire, misogyne et surtout jamais drôle. Le manga donne le ton dès le départ avec deux nymphettes en train de se « fister » le séant... Les dialogues « paf-paf et pan-pan » d’Akira Toriyama à l’époque de Dr. Slump passerait pour du Balzac en comparaison.
Un humour de sitcom de bas étage, une histoire qui raconte du rien quand elle ne ressasse pas tous les plus gros clichés du genre, une intrigue décousue et mal orchestrée, lorsque ça bouge un peu les graphismes sont difficilement lisibles…
Mais on est en France, donc mettez de la foufoune et des boobs et certains crieront au chef d’œuvre. Désolant. Il y a un public pour le ecchi et je n'ai rien contre même si ce n’est pas ma came, il y a des hentaï qui se déroulent dans l'espace mais est-ce pour autant de la science-fiction ? C’est sur l’aspect « fantasy » que je juge cette série, vu qu’elle est qualifiée ainsi ici et ailleurs.
Au titre et aux couvertures, je pensais que cette série allait nous présenter sous le thème de l'humour le parcours d'un jeune mangaka débutant, une version française d'un Bakuman mais en plus délirant. Et on dirait que c'était effectivement le but visé pour le premier tome, puis en partie pour le second tome... mais l'idée se délite dans une caricature de manga, une avalanche de postures choc et de points d'exclamations, d'incessantes tentatives d'humour niveau tarte à la crème, et la mise en scène de la vie débridée d'un adolescent à l'immaturité simplement pénible.
Le dessin, c'est du mauvais manga mal digéré : expressions faciales outrées, personnages qui gueulent tout le temps, tics graphiques agaçants, super deformed en permanence et décors bâclés. Pour ne rien arranger, les couleurs font mal aux yeux tant elles sont pétantes et sans harmonie.
Même si, de nos jours, les BD ou manga racontant le parcours de jeunes auteurs débutants sont nombreuses, l'idée de celle-ci, qui date d'il y a 5 ans, aurait pu être intéressante ou instructive. Mais les thèmes abordés sont parfaitement basiques et n'apprennent rien. Le récit est bien plus orienté vers l'humour et le délire. Mais les personnages n'ont aucun charisme, l'humour est immature, très lourd et prévisible et surtout la mise en scène tout en éclats de voix, en exagérations, en effets visuels et en gags qui se veulent percutants est pénible à lire.
J'ai tenu jusqu'au début du troisième tome mais n'ai pas pu m'empêcher de seulement feuilleter ce dernier car j'avais dépassé ma capacité à encaisser l'ennui et le mauvais humour.
Un 4e tome était prévu pour 2014 mais il semble avoir été reporté à au moins fin 2016. De toute manière, je ne le lirai pas.
Dire que je suis entré dans le récit serait un gros mensonge. Où étais-je alors ? J’ai essayé mais je me suis heurté à l’incompréhension la plus totale. Il est vrai qu’un major de promotion Bac+5 peut être parfois un parfait idiot. Cependant, il y a quand même des limites. Ce n’était pas l’heure des lames mais des larmes.
Certes, il faut accepter les délires psychotiques de l’auteur dans un monde possédant ses règles propres comme les lames qui tombent du ciel à la place de gouttes d’eau lors d’une pluie. Si ce n’était que cela, on pourrait passer sur l’absurdité d’une telle société mais cette fable surréaliste est tellement poussive. Certes, l’originalité est là mais elle est dénuée de sens.
Franchement, je ne dirai pas que c’est mauvais. Je dis simplement que c’est tellement à côté. Là encore, on pourra crier au génie créatif quand je ne verrai que déception. Certes, il faut parfois faire des efforts quand on souhaite connaître et respirer l’essence d’une œuvre. Que faire si on perd cette envie car on est assommé par la folie dès le début ? Sans doute passer à autre chose.
Il y a des BD où je n’arrive pas à entrer pour apprécier le récit. En l’occurrence, nous abordons les aspects psychotiques d’un meurtrier. J’avoue ne pas avoir été intéressé car c’est très confus.
Autant, une oeuvre comme Blast de Manu Larcenet pouvait être attirante par la manière d’aborder ces choses, autant là c’est d’un ennui presque mortel. A vrai dire, le talent n’y est pas du tout.
Alors, on pourra dire tout ce qu’on veut, il n’y a rien pour sauver Primal Zone de la médiocrité.
Je vais totalement dans le sens des deux avis précédents.
L'Enfer Blanc est une BD fort médiocre dont la lecture m'a particulièrement ennuyé.
Le scénario est vide et sans imagination avec son lot de personnages complètement insipides, de situations convenues et de scènes d'action stériles. Ce récit plutôt faiblard est en plus plombé par une narration brouillonne et datée. Je ne parle pas de la fin, sans doute l'une des plus nulles que j'ai lues.
Seul le dessin semble sauver l'album du naufrage total. Ce n'est pas parfait mais c'est plutôt réussi dans l'ensemble. J'ai quand même trouvé le trait assez vieillot.
L’Enfer Blanc est évidemment parfaitement dispensable, sauf peut être pour les amateurs de nanars.
Houla, là c'est une grosse déception. J'apprécie grandement le travail de Dufaux, mais ici je suis complètement passé à côté. La faute principale à une narration douteuse, qui fait qu'on sait rarement où on en est, ça va d'un sens à l'autre sans liant, sans colonne vertébrale. Et comme le dessin, beau au demeurant, est assez monocorde, cela renforce toujours plus ce sentiment d'une lecture qui s'enlise.
Pourtant cette histoire malouine de bateau revenant du passé aurait pu me plaire, mais in fine il y a tellement de cadavres, de situations ubuesques, de personnages qui semblent perdus et/ou rajoutés au fil de l'eau que cela mène à l'ennui. D'autant que les finalités de la vengeance, si elles peuvent être recevables, semblent orientées sur un personnage central alors pourquoi tant de morts.
La lecture du premier diptyque ne m'inspire guère à entamer les suivants. Je vais malgré tout m'y atteler. Mais à reculons. Qui sait, peut être remonterais-je.
C'est bizarre un comics à l'espagnol qui reprend la trame d'un polar noir classique mais qui le plonge dans le crade des bas-fonds sur le territoire américain. Il est vrai que je n'ai guère eu d'intérêt pour tout ce petit monde mafieux qui se tirent dessus.
Mais que fait donc la police ? Elle semble cautionner ce jeu de massacre assez glauque. La surprise viendra du protagoniste principal et de sa tragique destinée. On ne le regrettera pas. En tout cas, je ne suis pas amateur.
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Sherlock Holmes & le Necronomicon
Depuis plusieurs années, Sylvain Cordurié croit avoir eu l'idée du siècle en annexant l'univers de Sherlock Holmes et celui de Lovecraft (et, plus généralement, du fantastique). Idée pourtant saugrenue dès le départ tant ces deux mythes littéraires sont opposés dans l'esprit et que confirme la lecture en constatant que même avec la meilleure volonté du monde (car je ne suis pas un puriste pour autant) la greffe ne prend tout simplement pas et ne réussit qu'à dénaturer à la fois Holmes et l'univers lovecraftien. C'est toutefois le célèbre détective qui en pâtit le plus. En fait, ce Sherlock Holmes à la sauce Cordurié n'a de Holmes que le patronyme (ce personnage étant rentré depuis longtemps dans le domaine public, on peut en faire hélas n'importe quoi). Dépouillé de ses capacités déductives hors-norme autant que de sa rationalité, dénaturé dans sa personnalité, voué à combattre désormais créatures fantastiques et vivre des aventures abracadabrantes auxquelles on a bien du mal à croire, ce Holmes de pacotille fait peine à voir. Pour ne rien arranger, les scénarios en eux-mêmes - qui à la limite pourraient se montrer plaisants et originaux, voir iconoclastes - sont banals, convenus, plein de clichés et d'effets faciles. En un mot : médiocres. Et dire que les albums de ce grand lifting raté n'arrêtent pas de s'accumuler pour former une saga pseudo-holmésienne aux allures de grand Barnum grand-guignolesque. Graphiquement, ça reste très correct mais sans personnalité. Mr Cordurié, l'inconditionnel de Sherlock Holmes (ou de Lovecraft) ne vous dit pas merci !
L'Arbre aux pies
Je pensais lire un joli conte onirique avec de belles images poétiques, et c'est raté ! C'est une allégorie d' un onirisme ennuyeux mâtiné de fantastique où des gamins et des gamines passent leur temps à écouter des pies et à se promener avec des bestioles féeriques (des humanoïdes à tête de félin, des sangliers blancs) dans un décor forestier. C'est sans intérêt pour moi, ça ne me transporte pas, je ne suis pas sensible à ce genre d'histoire, ou alors et c'est parfaitement possible, je n'ai rien compris à ce récit, je n'ai pas su déceler le pourquoi du comment, ou savoir entrer dans cet univers, c'est trop abstrait pour moi, je n'en sais rien... bref je me suis emmerdé comme un rat mort. Le dessin n'est pas désagréable, c'est ce qui m'a aidé à finir cette lecture qui va relativement vite, il n'y a pas d'énormes dialogues, mais j'ai quand même relevé certaines proportions bizarres dans les visages et têtes d'animaux, certains sont plutôt ratés ; la colorisation en revanche est jolie et douce par ses tons vert d'eau qui symbolisent cette nature recouvrant tout l'univers de cette Bd. Un conte en forme de récit initiatique sur l'enfance qui reste très nébuleux.
Western Valley
Je vois dans cette bande dessinée une tentative de faire un western moderne et plus ou moins adapté à un lectorat d'adolescent et de jeunes adultes. Mais c'est vulgaire, stéréotypé et complètement raté. Il y a tout d'abord un dessin que je trouve agaçant, avec de belles erreurs de perspective, une héroïne au physique racoleur sans aucune crédibilité et beaucoup de personnages qui se ressemblent trop pour ne pas être mélangés dans l'esprit du lecteur. Le découpage est également mauvais et rend confus les scènes d'action ou simplement la façon dont l'histoire est racontée. La narration joue sur le mystère mais accumule les scènes embrouillées et régulièrement dispensables. Cela manque terriblement de maturité dans le ton et surtout de technique dans la manière de raconter. A cela s'ajoute quelques incohérences étranges que j'assimile à des facilités, des personnages qui sortent d'on ne sait où, une scène de jour qui devient crépusculaire immédiatement après juste parce qu'on se déplace de quelques centaines de mètres, des scènes d'action qui manquent fortement de clarté, une impossibilité de s'y retrouver dans le temps et l'espace tant tous les lieux ont l'air d'être juste les uns à côtés des autres, et bien sûr une héroïne super belle qui est un as du pistolet mais "qui a un passé sombre et douloureux trop trop triste" qui restera mystérieux jusqu'au bout... Et surtout l'intrigue ne tient pas du tout la route. Outre son côté embrouillé, elle ne fait preuve d'aucune crédibilité. Les réactions des personnages sont idiotes et artificielles, les comportements des protagonistes sont souvent incohérents, certains passages sont franchement vulgaires. Et quand on a arrive à la fin de l'histoire avec son lot de révélations, on constate que les protagonistes ont agi et continuent à agir n'importe comment, comme si leurs motivations n'avaient plus rien à voir entre le début et la fin de l'histoire. Clichés, facilités et narration embrouillée s'accumulent pour me rendre la lecture tout simplement pénible.
Stravaganza - La Reine au Casque de Fer
Une histoire prétendument d’heroic fantasy sans aucun intérêt et complètement bidon, unique prétexte à un étalage de dessins érotiques de son héroïne la reine Vivianne. Il y a donc erreur sur la marchandise, c’est d’un ecchi dont il s’agit ici. Vivianne s’ennuie dans son château, c’est un temps de paix, alors la journée elle sort incognito se balader sous le nom de Claria où elle fait tout un tas de truc improductif dont l’énumération de la liste se révélerait assommante. Vivianne aka Claria donc, est belle et bien roulée, cela donne donc lieu à une série de commentaires d’une classe folle de la part du peuple comme de la part de ses mignons chaque fois qu’elle est dans les parages : « oh c’est Claria ! Quel cul, mais quel cul ! J’lui mettrais bien ma tête entre ses cuisses. Hééé mais c’est qu’elle est aussi bonne de d’vant dites-moi ! ». C’est vulgaire, misogyne et surtout jamais drôle. Le manga donne le ton dès le départ avec deux nymphettes en train de se « fister » le séant... Les dialogues « paf-paf et pan-pan » d’Akira Toriyama à l’époque de Dr. Slump passerait pour du Balzac en comparaison. Un humour de sitcom de bas étage, une histoire qui raconte du rien quand elle ne ressasse pas tous les plus gros clichés du genre, une intrigue décousue et mal orchestrée, lorsque ça bouge un peu les graphismes sont difficilement lisibles… Mais on est en France, donc mettez de la foufoune et des boobs et certains crieront au chef d’œuvre. Désolant. Il y a un public pour le ecchi et je n'ai rien contre même si ce n’est pas ma came, il y a des hentaï qui se déroulent dans l'espace mais est-ce pour autant de la science-fiction ? C’est sur l’aspect « fantasy » que je juge cette série, vu qu’elle est qualifiée ainsi ici et ailleurs.
Chroniques d'un Mangaka
Au titre et aux couvertures, je pensais que cette série allait nous présenter sous le thème de l'humour le parcours d'un jeune mangaka débutant, une version française d'un Bakuman mais en plus délirant. Et on dirait que c'était effectivement le but visé pour le premier tome, puis en partie pour le second tome... mais l'idée se délite dans une caricature de manga, une avalanche de postures choc et de points d'exclamations, d'incessantes tentatives d'humour niveau tarte à la crème, et la mise en scène de la vie débridée d'un adolescent à l'immaturité simplement pénible. Le dessin, c'est du mauvais manga mal digéré : expressions faciales outrées, personnages qui gueulent tout le temps, tics graphiques agaçants, super deformed en permanence et décors bâclés. Pour ne rien arranger, les couleurs font mal aux yeux tant elles sont pétantes et sans harmonie. Même si, de nos jours, les BD ou manga racontant le parcours de jeunes auteurs débutants sont nombreuses, l'idée de celle-ci, qui date d'il y a 5 ans, aurait pu être intéressante ou instructive. Mais les thèmes abordés sont parfaitement basiques et n'apprennent rien. Le récit est bien plus orienté vers l'humour et le délire. Mais les personnages n'ont aucun charisme, l'humour est immature, très lourd et prévisible et surtout la mise en scène tout en éclats de voix, en exagérations, en effets visuels et en gags qui se veulent percutants est pénible à lire. J'ai tenu jusqu'au début du troisième tome mais n'ai pas pu m'empêcher de seulement feuilleter ce dernier car j'avais dépassé ma capacité à encaisser l'ennui et le mauvais humour. Un 4e tome était prévu pour 2014 mais il semble avoir été reporté à au moins fin 2016. De toute manière, je ne le lirai pas.
L'Heure des Lames (Knife o'clock)
Dire que je suis entré dans le récit serait un gros mensonge. Où étais-je alors ? J’ai essayé mais je me suis heurté à l’incompréhension la plus totale. Il est vrai qu’un major de promotion Bac+5 peut être parfois un parfait idiot. Cependant, il y a quand même des limites. Ce n’était pas l’heure des lames mais des larmes. Certes, il faut accepter les délires psychotiques de l’auteur dans un monde possédant ses règles propres comme les lames qui tombent du ciel à la place de gouttes d’eau lors d’une pluie. Si ce n’était que cela, on pourrait passer sur l’absurdité d’une telle société mais cette fable surréaliste est tellement poussive. Certes, l’originalité est là mais elle est dénuée de sens. Franchement, je ne dirai pas que c’est mauvais. Je dis simplement que c’est tellement à côté. Là encore, on pourra crier au génie créatif quand je ne verrai que déception. Certes, il faut parfois faire des efforts quand on souhaite connaître et respirer l’essence d’une œuvre. Que faire si on perd cette envie car on est assommé par la folie dès le début ? Sans doute passer à autre chose.
Primal Zone
Il y a des BD où je n’arrive pas à entrer pour apprécier le récit. En l’occurrence, nous abordons les aspects psychotiques d’un meurtrier. J’avoue ne pas avoir été intéressé car c’est très confus. Autant, une oeuvre comme Blast de Manu Larcenet pouvait être attirante par la manière d’aborder ces choses, autant là c’est d’un ennui presque mortel. A vrai dire, le talent n’y est pas du tout. Alors, on pourra dire tout ce qu’on veut, il n’y a rien pour sauver Primal Zone de la médiocrité.
L'Enfer Blanc
Je vais totalement dans le sens des deux avis précédents. L'Enfer Blanc est une BD fort médiocre dont la lecture m'a particulièrement ennuyé. Le scénario est vide et sans imagination avec son lot de personnages complètement insipides, de situations convenues et de scènes d'action stériles. Ce récit plutôt faiblard est en plus plombé par une narration brouillonne et datée. Je ne parle pas de la fin, sans doute l'une des plus nulles que j'ai lues. Seul le dessin semble sauver l'album du naufrage total. Ce n'est pas parfait mais c'est plutôt réussi dans l'ensemble. J'ai quand même trouvé le trait assez vieillot. L’Enfer Blanc est évidemment parfaitement dispensable, sauf peut être pour les amateurs de nanars.
Ombres
Houla, là c'est une grosse déception. J'apprécie grandement le travail de Dufaux, mais ici je suis complètement passé à côté. La faute principale à une narration douteuse, qui fait qu'on sait rarement où on en est, ça va d'un sens à l'autre sans liant, sans colonne vertébrale. Et comme le dessin, beau au demeurant, est assez monocorde, cela renforce toujours plus ce sentiment d'une lecture qui s'enlise. Pourtant cette histoire malouine de bateau revenant du passé aurait pu me plaire, mais in fine il y a tellement de cadavres, de situations ubuesques, de personnages qui semblent perdus et/ou rajoutés au fil de l'eau que cela mène à l'ennui. D'autant que les finalités de la vengeance, si elles peuvent être recevables, semblent orientées sur un personnage central alors pourquoi tant de morts. La lecture du premier diptyque ne m'inspire guère à entamer les suivants. Je vais malgré tout m'y atteler. Mais à reculons. Qui sait, peut être remonterais-je.
Affaires en suspens
C'est bizarre un comics à l'espagnol qui reprend la trame d'un polar noir classique mais qui le plonge dans le crade des bas-fonds sur le territoire américain. Il est vrai que je n'ai guère eu d'intérêt pour tout ce petit monde mafieux qui se tirent dessus. Mais que fait donc la police ? Elle semble cautionner ce jeu de massacre assez glauque. La surprise viendra du protagoniste principal et de sa tragique destinée. On ne le regrettera pas. En tout cas, je ne suis pas amateur.