C'est cucul, c'est concon, c'est bêbête et c'est débile, c’est Lanfeust de Troy !
Bon, je sais qu'on est supposé critiquer une série dans son entièreté, mais je n’ai pas réussi à aller au-delà du premier tome.
Du cul, du cul, du cul. Entre le fessier rebondi de Cixi qui occupe le devant de la scène une planche sur deux et l’humour grivois omniprésent, j’ai rarement vu quelque chose d’aussi graveleux. Alors certains vont reconnaître à demi-mots que c’est pas bien finaud, mais que voulez-vous mon bon Monsieur, il faut bien que jeunesse se fasse et puis on passe un bon moment, au moins c’est « facile à suivre » et on se prend pas la tête.
Je suis très loin d’être un féministe enragé, mais soyons honnêtes deux minutes, cette BD est sexiste à en crever. Et ne venez pas me faire le coup de « oui mais Cixi est une femme forte et libérée qui n’a pas peur d’user de ses appâts gnagnagna », nan nan, elle est objectifiée à 200%. Et Ci’an n’est pas mieux traitée ; en fait, c’est pire qu’elles soient deux : on tombe dans le dichotomie sainte/pute. Je suis du reste scotché que presque aucun des commentaires ci-dessous n’aborde la question ; la représentation de la femme dans les comics (et les jeux vidéo), ça fait pourtant bien depuis 2012 qu’on en a parlé avec beaucoup de justesse.
Même quand il s’agit de provoquer un troll, Lanfeust insulte sa virilité, le traite d’impuissant et de lopette (et une insulte homophobe, une !) ; qu’est-ce que c’est que ce troll qui n’ose même pas violer les deux belles pucelles que voilà ?
Et c’est comme ça sur chaque page…
Pour couronner le tout, l’univers a même un problème de cohérence interne avec la série dérivée Trolls de Troy ; ici, le troll fait toutes sortes de réparties piquantes et élabore des ruses complexes, comme faire le mort pour prendre l’ennemi à revers... A comparer avec les innombrables bourdes des Trolls de Troy, trop bêtes pour ne pas faire s’effondrer sur eux les fortifications qu’ils veulent abattre. Peut-être pire, il y a une vanne où Hebus est le seul à avoir repéré les bandits qui n’ont pas osé attaquer la troupe, et le troll de préciser qu’ils étaient « deux cent soixante-treize » ! On dirait Perceval qui connaît le nombre de pierres du château dans Kaamelott ! Les trolls de Troy en ahuris lunaires mais dotés de connaissances aussi insoupçonnées que farfelues ?
Ah, et le dessin se paye le luxe d’être moche. Il paraît que ça s’améliore par la suite… quant à moi, je ne peux parler de ce que je connais.
Pitié, ne mettez pas ça entre les mains de vos pré-ados. Et dire que c’est dans toutes les bibliothèques municipales de France… Dans le genre « high fantasy parodique pour ados », redécouvrez plutôt la série audio du Donjon de Naheulbeuk !
Mon dieu, mon dieu, mon dieu ! Et pourtant, il y a Moebius là-dedans...
Le début commence bien, puis au fur et à mesure qu'on tourne les pages, on se dit que certains ont un peu trop forcé sur les champignons cueillis en forêt (je reste soft). Je n'ai rien contre un peu de mysticisme, mais il ne faut pas se vautrer dans le très bas de gamme. La seconde histoire est carrément un naufrage, la dernière est banale, avec quelques belles z-images.
Je possède cet album dans la collection, je le sors de temps à autre pour montrer à mon interlocuteur que même un grand nom peut se fourvoyer.
Je ne comprendrai jamais ce besoin de s'approprier des personnages déjà existants pour les transformer en quelque chose qui n'a quasiment plus rien à voir avec la saga d'origine. Mais où est Kiki ? n'en est pas le pire exemple, mais il témoigne bien de cette manie idiote. Si on veut écrire une histoire si différente que ça de la saga initiale, pourquoi vouloir la rattacher à tout prix et au forceps à la saga en question, sinon pour des raisons purement cyniques et commerciales ?
Si on retrouve vaguement l'esprit de Tif et Tondu dans quelques rares dialogues de ce one-shot, les personnages auraient pu être totalement différents que ça n'aurait rien changé...
Mais bon, quand on voit le gloubi-boulga informe qu'est le scénario de cette BD (enfin, ce qui en tient lieu), le reproche fait précédemment n'est que très accessoire. En revanche, ce scénario... Mais que s'est-il passé ? Pendant quasiment la moitié de l'album, j'avoue, ça passait presque, je trouvais ça relativement plaisant même si ça ne cassait franchement pas des briques. Puis tout-à-coup rentre dans l'histoire une cape d'invisibilité, ayant pour seule fonction de remplir les trous d'un scénario dont on se demande si quelqu'un l'avait écrit avant que Blutch essaye de le mettre en images. Et à partir de là, c'est le drame...
De fait, l'introduction de cette cape d'invisibilité dans l'histoire semble être l'élément déclencheur qui permet à Robber de faire littéralement n'importe quoi avec ses personnages et son récit. A partir de là, je l'avoue sans complexes, j'ai été complètement paumé. La narration devient si confuse que je me suis retrouvé dans une sorte d'état second, où mon cerveau était incapable de trouver le moindre lien entre ce que mes yeux lisaient. J'ai juste compris qu'il n'y avait rien à comprendre. En même temps, quand on voit le mobile de l'antagoniste principal, on se demande quelle somme Robber et Blutch ont pu donner aux éditions Dupuis pour qu'elles acceptent de publier un truc aussi inepte.
Heureusement, l'auteur avait sans doute prévu que son absence totale de scénario ne serait pas comprise par tous les lecteurs et il balance cash dans le récit un personnage qui vient expliquer au héros le pourquoi du comment. Je ne dis pas que c'est plus clair après, mais le recours à un procédé aussi facile et éculé a le mérite de montrer que l'ambition des deux auteurs s'est envolée en même temps que le scénario.
Bref, tout ça n'a ni queue ni tête, peut-être Robber essaie-t-il de faire passer ça sur le compte de l'humour, mais c'est raté puisqu'hormis quelques échanges un peu amusants, Mais où est Kiki ? n'a pas grand-chose de drôle et encore moins de divertissant.
Comme en plus, le dessin de Blutch n'est pas franchement beau (remarquez mon sens de la diplomatie) et n'est pas du tout adapté à ce genre de récit, on se rend compte en refermant cette BD qu'il n'y a littéralement rien à en retenir et qu'en tant que fan de Tif et Tondu, on est assez dubitatif face à cet hommage en forme d'insulte à la saga d'origine. Et finalement, la seule issue qu'on a, c'est d'aller lâcher nos nerfs sur notre site de BD préféré...
Breaking News : Aux dernières nouvelles, les habitants de la ville de Johannesburg aurait vu passer dans le ciel de la ville une liasse de feuilles de papier qu'aucun ne parvint à intercepter. La légende dit qu'il s'agissait des pages manquantes du scénario de Robber... Si quelqu'un réussit un jour à mettre la main dessus, les éditions Dupuis sont prêtes à en donner un bon prix pour enfin savoir comment tout ça était censé se terminer. Merci d'avance et bonne chasse.
J'ai lu ce manga parce que j'avais bien aimé Mai Ball ! - Feminine Football Team du même dessinateur et rapidement j'ai su que je n'allais pas accrocher.
Déjà, le dessin est moins beau que dans Mai Ball. Je pense que c'était les débuts du dessinateur et ça se voit. Le style est plus stéréotypé et les cases sont souvent surchargées. De plus, alors que dans son manga de football féminin, il était scénariste, ici il dessine le scénario de quelqu'un d'autre et j'ai pas du tout accroché.
En gros, c'est un manga pour ados qui reprend les codes du genre sans ajouter rien de bien intéressant. Il y a de la baston et des belles filles, alors ça doit être assez pour un certain public j'imagine. Les personnages sont pas du tout intéressants et le manga m'a très ennuyé. Sérieux, cela faisait longtemps que juste tourner les pages me semblait un supplice. Je ne pense pas que même ado j'aurais accroché. C'est typiquement le genre de manga qui semble exister uniquement pour remplir les magazines de mangas qui sortent toutes les semaines au Japon, un peu comme à une certaine époque il y avait des bandes dessinées qui existaient uniquement pour boucher les trous dans Tintin ou Spirou.
Bref, j'ai même pas réussi à terminer le tome 2 tellement c'était peu captivant à lire. En plus, la série compte 6 tomes et l'éditeur français a abandonné après 4 tomes. Décidément, quand ça veut pas, ça veut pas. Si vous aimez les combats et les filles qui se retrouvent à poil, il y a des mangas bien mieux que ce truc fade et sans saveur.
Emprunté en bibliothèque, quelques planches m'ont plu... Et c'est malheureusement l'unique retour positif que je donnerai à ce récit.
C'est en fait une histoire d'amuuuuur qui se déroule au XVIème siècle, lorsque le nord de l'Italie était continuellement convoité par le royaume de France. La bataille de Marignan approche, mais n'imaginez pas que ce contexte soit le cœur du récit, la guerre n'occupera que 9 planches dans votre lecture et 6/7 cases seront utilisées pour parler rapido des faits historiques. Non non, ici je dis bien que c'est une histoire d'amouuuuur !
Deux points positifs sur cet album :
1° Il m'a permis de me rappeler à quelle époque s'était déroulée la bataille de Marignan...
2° Il existe quelques rares planches où le dessinateur a trouvé de belles inspirations, aussi bien dans les traits que dans les couleurs, comme les deux uniques duels du récit, la bataille de Marignan et les dernières planches du tome 2.
Pour le reste, c'est esthétiquement douteux. La tentative de récupérer les codes de la peinture de l'époque sur les plans larges ne m'a pas convaincu du tout. Et surtout les scènes sont figées à leur maximum, les visages sont inexpressifs.
Le pire reste le scénario. Je trouve l'histoire d'amour terriblement superficielle. Les dialogues restent en surface, on enchaîne des paraphrases sans saveur qui traduisent de simples "je t'aime", les deux femmes qui finissent par se rejoindre sont super copines en l'espace de 2 planches...
Je ne conseille pas vraiment la lecture, mais plutôt un feuilletage pour tomber sur quelques cases ou des dessins pleines pages qui pourront vous plaire.
J'avoue être complètement passé à côté de cet album.
Dans la ville de Funky Town, on suit l'histoire de Lele, jeune gamine, qui rend régulièrement visite à une sorcière. Elle est chargé de ramener une potion à sa maman. C'est tout ce que j'ai compris. J'ai beau avoir été attentif, je n'ai pas saisi le sens de cette histoire. Les cases s’enchaînent sans transition, les personnages sont tous plus répugnants les uns des autres, certains poèmes sont cités mais je n'ai pas compris leur intérêt scénaristique, je n'ai trouvé aucune accroche scénaristique et j'ai du me forcer pour finir ma lecture.
Alors certes, il s'agit d'un conte moderne. Il contient donc plusieurs niveaux de lecture. Et bien je n'en ai saisi aucun, pas même le premier. Je suis curieux de lire d'autres avis sur cet album afin de voir si je suis le seul à passer à côté de ce que l'auteur à voulu nous transmettre.
1 étoiles
MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Bon, bah chez moi plusieurs choix scénaristiques ont fait en sorte que je n’ai pas accroché à ce récit.
Déjà en soi, je le trouve très convenu. Récit post-apocalyptique assez classique, il nous narre les aventures d’un clan de chasseurs nomades sur une terre devenue hostile. Lutte avec clans adverses, bêtes sauvages menaçantes et tentative de retrouver un peu de l’ancienne civilisation (ne fusse que via l’agriculture) sont donc au menu. Bon ! On évite la maladie étrange qui décime cette humanité désœuvrée. Enfin, on l’évite presque puisque les auteurs nous glissent tout de même que la mère d’un des personnages est morte suite… à la contraction d’un mal étrange et incurable.
Honnêtement, je n’ai rien trouvé d’original dans ce premier tome. Le concept d’un monde post-apocalyptique né en l’an 1000 aurait pu être la source de cette originalité recherchée mais, malheureusement, il ne fonctionne pas à mes yeux.
Tout d’abord, le postulat initial est très bancal. Alors que ces aventures se situent des milliers d’années après l’apocalypse (qui semble se résumer à une pluie de météorites), il me paraît totalement inconcevable que l’humanité, même réduite à peu d’unités, ne sache même pas cultiver ou faire un peu d’élevage. Quand je compare l’an 2000 et l’an 0 (et c’est le minimum pour pouvoir dire que des milliers d’années se sont écoulées), bah je ne peux pas m’empêcher de penser que l’homme est capable d’évoluer, d’inventer et de se réinventer un chouïa plus vite que ce qui est imaginé ici. Ensuite, les personnages mis en avant tirent leur savoir de livres anciens… Anciens donc de plusieurs milliers d’années mais, chose étrange, quasiment pas altérés par le temps passé (alors qu’ils étaient à l’abandon dans une abbaye ou l’autre). Quand je vois les trésors d’ingéniosité qu’il nous faut aujourd’hui pour pouvoir encore visualiser (de préférence sans les toucher) des œuvres vieilles de 600 ans, je me dit qu’une bonne petite apocalypse, finalement, ça conserve !
Deux exemples parmi d’autres (tiens, ils utilisent des armes en acier ?) qui me sortent totalement de ce type de concept d’uchronie. Quitte à faire fantaisiste, j’aurais de loin préféré que les auteurs optent ouvertement pour la fantasy.
Ensuite viennent les péripéties. Et je pense avoir intégralement résumé ce premier tome en deux lignes de mon introduction. Par conséquent, vous l’aurez compris, le dessin occupe énormément d’espace. Les grandes cases sont nombreuses, les scènes de combat s’enchainent. Il n’y a rien de novateur mais c’est bien mis en images. Le style de Didier Poli est très classique, convient parfaitement au genre « fantasy » et ravira un large public. La mise en page est agréable, la lecture est fluide et malgré le fait que je n’ai jamais vraiment accroché au récit, je suis arrivé à la fin de ce premier tome sans douleur… mais je vais m’arrêter là !
Pour moi, mon rejet vient vraiment du concept. A mes yeux, créer une uchronie oblige les auteurs à un minimum de cohérence. Cohérence que je n’ai trouvée nulle part ici, ni dans le concept, ni dans certains événements (la mort de la mère de l’héroïne en est un autre bel exemple : la nana est atteinte d’un mal mystérieux, elle est donc… immolée de son plein gré et en toute quiétude. Je sais pas vous mais moi, si je devais me sacrifier pour sauver d’autres personnes, me brûler vif ne serait pas mon premier choix. On pouvait pas la décapiter avant ? Non ? Fallait vraiment qu’elle crame stoïquement ?) Et comme il n’y a ni humour, ni second degré, je n’ai pas su passer outre ces aspects au bénéfice d’un simple plaisir de lecture.
Non, vraiment, il y a trop de trucs qui me bloquent. Et malgré la manifeste maîtrise technique, je peux dire que je n’ai pas aimé.
J'ai rarement lu un bouquin qui me tombe aussi vite des mains.
Je n'ai rien compris, une suite d'événements inintéressants, sans liaison, sans queue ni tête.
Du sang, du sexe, du sein, pour quoi ?
Les dessins, s'ils sont plutôt jolis, sont parfois (souvent) limite illisibles. Les personnages grimaçants, les filles forcément nues. La colorisation n'arrange rien.
Vraiment pas aimé.
Une purge. Après plusieurs tentatives, j'en ai lu à peine le tiers ce qui ne m'arrive... jamais. Pourtant l'histoire se passe dans les Enfers au milieu des démons, les âmes en peine y finissent pour souffrir pour l'éternité. Cela fait vaguement écho à Dante. Le style de dessin en noir et blanc a ses qualités même s'il est brouillon. Mais l'histoire, juste pas possible. Rapidement, on ne comprend rien aux multiples personnages, le dessin n'aide en rien à savoir qui est qui, et de plus les personnages de démon ont deux ou trois visages à la fois. Les dialogues sont d'un niveau assez soutenu, trop pour moi. Je veux bien que ce soit exigeant, encore faut-il que cela ait un sens. Un des maîtres des démons arrive et marche sur un tas de corps gisant au sol. Puis il pisse sur l'un d'eux, un androgyne dont le physique lui plait, et poursuit sa route.
Un bouquin de 1996 qui doit être dans les précurseurs des publications de l'Association je pense, du moins dans sa forme beaucoup moins courante que les productions d'aujourd'hui. Voilà un concept de 300 pages qui je suis sûr est porté aux nues par de fins esthètes du 9ème art mais qui n'est pas du tout passé pour moi.
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Lanfeust de Troy
C'est cucul, c'est concon, c'est bêbête et c'est débile, c’est Lanfeust de Troy ! Bon, je sais qu'on est supposé critiquer une série dans son entièreté, mais je n’ai pas réussi à aller au-delà du premier tome. Du cul, du cul, du cul. Entre le fessier rebondi de Cixi qui occupe le devant de la scène une planche sur deux et l’humour grivois omniprésent, j’ai rarement vu quelque chose d’aussi graveleux. Alors certains vont reconnaître à demi-mots que c’est pas bien finaud, mais que voulez-vous mon bon Monsieur, il faut bien que jeunesse se fasse et puis on passe un bon moment, au moins c’est « facile à suivre » et on se prend pas la tête. Je suis très loin d’être un féministe enragé, mais soyons honnêtes deux minutes, cette BD est sexiste à en crever. Et ne venez pas me faire le coup de « oui mais Cixi est une femme forte et libérée qui n’a pas peur d’user de ses appâts gnagnagna », nan nan, elle est objectifiée à 200%. Et Ci’an n’est pas mieux traitée ; en fait, c’est pire qu’elles soient deux : on tombe dans le dichotomie sainte/pute. Je suis du reste scotché que presque aucun des commentaires ci-dessous n’aborde la question ; la représentation de la femme dans les comics (et les jeux vidéo), ça fait pourtant bien depuis 2012 qu’on en a parlé avec beaucoup de justesse. Même quand il s’agit de provoquer un troll, Lanfeust insulte sa virilité, le traite d’impuissant et de lopette (et une insulte homophobe, une !) ; qu’est-ce que c’est que ce troll qui n’ose même pas violer les deux belles pucelles que voilà ? Et c’est comme ça sur chaque page… Pour couronner le tout, l’univers a même un problème de cohérence interne avec la série dérivée Trolls de Troy ; ici, le troll fait toutes sortes de réparties piquantes et élabore des ruses complexes, comme faire le mort pour prendre l’ennemi à revers... A comparer avec les innombrables bourdes des Trolls de Troy, trop bêtes pour ne pas faire s’effondrer sur eux les fortifications qu’ils veulent abattre. Peut-être pire, il y a une vanne où Hebus est le seul à avoir repéré les bandits qui n’ont pas osé attaquer la troupe, et le troll de préciser qu’ils étaient « deux cent soixante-treize » ! On dirait Perceval qui connaît le nombre de pierres du château dans Kaamelott ! Les trolls de Troy en ahuris lunaires mais dotés de connaissances aussi insoupçonnées que farfelues ? Ah, et le dessin se paye le luxe d’être moche. Il paraît que ça s’améliore par la suite… quant à moi, je ne peux parler de ce que je connais. Pitié, ne mettez pas ça entre les mains de vos pré-ados. Et dire que c’est dans toutes les bibliothèques municipales de France… Dans le genre « high fantasy parodique pour ados », redécouvrez plutôt la série audio du Donjon de Naheulbeuk !
La Nuit de l'étoile
Mon dieu, mon dieu, mon dieu ! Et pourtant, il y a Moebius là-dedans... Le début commence bien, puis au fur et à mesure qu'on tourne les pages, on se dit que certains ont un peu trop forcé sur les champignons cueillis en forêt (je reste soft). Je n'ai rien contre un peu de mysticisme, mais il ne faut pas se vautrer dans le très bas de gamme. La seconde histoire est carrément un naufrage, la dernière est banale, avec quelques belles z-images. Je possède cet album dans la collection, je le sors de temps à autre pour montrer à mon interlocuteur que même un grand nom peut se fourvoyer.
Mais où est Kiki ? - Une aventure de Tif et Tondu
Je ne comprendrai jamais ce besoin de s'approprier des personnages déjà existants pour les transformer en quelque chose qui n'a quasiment plus rien à voir avec la saga d'origine. Mais où est Kiki ? n'en est pas le pire exemple, mais il témoigne bien de cette manie idiote. Si on veut écrire une histoire si différente que ça de la saga initiale, pourquoi vouloir la rattacher à tout prix et au forceps à la saga en question, sinon pour des raisons purement cyniques et commerciales ? Si on retrouve vaguement l'esprit de Tif et Tondu dans quelques rares dialogues de ce one-shot, les personnages auraient pu être totalement différents que ça n'aurait rien changé... Mais bon, quand on voit le gloubi-boulga informe qu'est le scénario de cette BD (enfin, ce qui en tient lieu), le reproche fait précédemment n'est que très accessoire. En revanche, ce scénario... Mais que s'est-il passé ? Pendant quasiment la moitié de l'album, j'avoue, ça passait presque, je trouvais ça relativement plaisant même si ça ne cassait franchement pas des briques. Puis tout-à-coup rentre dans l'histoire une cape d'invisibilité, ayant pour seule fonction de remplir les trous d'un scénario dont on se demande si quelqu'un l'avait écrit avant que Blutch essaye de le mettre en images. Et à partir de là, c'est le drame... De fait, l'introduction de cette cape d'invisibilité dans l'histoire semble être l'élément déclencheur qui permet à Robber de faire littéralement n'importe quoi avec ses personnages et son récit. A partir de là, je l'avoue sans complexes, j'ai été complètement paumé. La narration devient si confuse que je me suis retrouvé dans une sorte d'état second, où mon cerveau était incapable de trouver le moindre lien entre ce que mes yeux lisaient. J'ai juste compris qu'il n'y avait rien à comprendre. En même temps, quand on voit le mobile de l'antagoniste principal, on se demande quelle somme Robber et Blutch ont pu donner aux éditions Dupuis pour qu'elles acceptent de publier un truc aussi inepte. Heureusement, l'auteur avait sans doute prévu que son absence totale de scénario ne serait pas comprise par tous les lecteurs et il balance cash dans le récit un personnage qui vient expliquer au héros le pourquoi du comment. Je ne dis pas que c'est plus clair après, mais le recours à un procédé aussi facile et éculé a le mérite de montrer que l'ambition des deux auteurs s'est envolée en même temps que le scénario. Bref, tout ça n'a ni queue ni tête, peut-être Robber essaie-t-il de faire passer ça sur le compte de l'humour, mais c'est raté puisqu'hormis quelques échanges un peu amusants, Mais où est Kiki ? n'a pas grand-chose de drôle et encore moins de divertissant. Comme en plus, le dessin de Blutch n'est pas franchement beau (remarquez mon sens de la diplomatie) et n'est pas du tout adapté à ce genre de récit, on se rend compte en refermant cette BD qu'il n'y a littéralement rien à en retenir et qu'en tant que fan de Tif et Tondu, on est assez dubitatif face à cet hommage en forme d'insulte à la saga d'origine. Et finalement, la seule issue qu'on a, c'est d'aller lâcher nos nerfs sur notre site de BD préféré... Breaking News : Aux dernières nouvelles, les habitants de la ville de Johannesburg aurait vu passer dans le ciel de la ville une liasse de feuilles de papier qu'aucun ne parvint à intercepter. La légende dit qu'il s'agissait des pages manquantes du scénario de Robber... Si quelqu'un réussit un jour à mettre la main dessus, les éditions Dupuis sont prêtes à en donner un bon prix pour enfin savoir comment tout ça était censé se terminer. Merci d'avance et bonne chasse.
Real Bout Highschool
J'ai lu ce manga parce que j'avais bien aimé Mai Ball ! - Feminine Football Team du même dessinateur et rapidement j'ai su que je n'allais pas accrocher. Déjà, le dessin est moins beau que dans Mai Ball. Je pense que c'était les débuts du dessinateur et ça se voit. Le style est plus stéréotypé et les cases sont souvent surchargées. De plus, alors que dans son manga de football féminin, il était scénariste, ici il dessine le scénario de quelqu'un d'autre et j'ai pas du tout accroché. En gros, c'est un manga pour ados qui reprend les codes du genre sans ajouter rien de bien intéressant. Il y a de la baston et des belles filles, alors ça doit être assez pour un certain public j'imagine. Les personnages sont pas du tout intéressants et le manga m'a très ennuyé. Sérieux, cela faisait longtemps que juste tourner les pages me semblait un supplice. Je ne pense pas que même ado j'aurais accroché. C'est typiquement le genre de manga qui semble exister uniquement pour remplir les magazines de mangas qui sortent toutes les semaines au Japon, un peu comme à une certaine époque il y avait des bandes dessinées qui existaient uniquement pour boucher les trous dans Tintin ou Spirou. Bref, j'ai même pas réussi à terminer le tome 2 tellement c'était peu captivant à lire. En plus, la série compte 6 tomes et l'éditeur français a abandonné après 4 tomes. Décidément, quand ça veut pas, ça veut pas. Si vous aimez les combats et les filles qui se retrouvent à poil, il y a des mangas bien mieux que ce truc fade et sans saveur.
Anaïs Nin - Sur la mer des mensonges
Chaque homme à qui j'ai fait lire mes textes a tenté de changer mon écriture. Écrire comme un homme ne m'intéresse pas. Je veux écrire comme une femme. Cette présentation m'avait mis l'eau à la bouche. En ressortant de ce livre, je n'ai pas l'impression d'avoir eu un quelconque développement sur ce sujet. Anaïs Nin a de sacrés problèmes. Elle a visiblement baigné dans un milieu familial toxique et pervers. Elle est loin, très loin d'être au clair avec elle-même. Elle attire d'abord involontairement les hommes comme le miel les mouches et ne sait pas leur dire non, et ensuite elle les attire volontairement. Elle voudrait bien écrire des trucs super bien qui révolutionneraient les genres et casseraient les codes, et on la voit discuter de quel mot il faudrait mettre à la place de celui-ci... En terme de priorité, peut-être la structure ou le fond seraient-ils plus importants ? Elle fréquente June, la femme d'Henry Miller, et fait des commentaires sur sa vacuité et le fait qu'elle n'existe que dans le regard des autres. Par contre, elle, pour exister, couche avec à peu près tous les hommes qu'elle rencontre. Intéressant... Anaïs Nin, pour aller mieux, devrait sans doute faire une psychanalyse. Ce qu'elle fait. Mais elle couche avec son analyste. Alors elle fait une autre psychanalyse, avec un analyste vachement mieux, un disciple de Freud. Manque de bol, elle couche aussi avec. Quel dommage. Anaïs Nin, pour aller mieux, ne doit pas changer, elle doit s'accepter telle qu'elle est. Alors elle couche avec son père dans lequel elle cherche son image et des réponses, qu'elle croit trouver mais non. Alors elle cherche des réponses en elle-même, mais a quand même couché avec son père. Au final, Anaïs Nin, pour rester celle qu'elle veut être, réussira à perdre son enfant. Alors excusez-moi, mais sans connaître le personnage à part par ce récit et sans avoir lu un seul extrait de sa prose, je trouve Anaïs Nin d'un égoïsme sans borne, d'abord esclave de ses travers, puis esclave volontaire de ses travers. Victime de perversité, et elle-même perverse et dénuée de toute morale. Ne cherchant pas de solution pour s'améliorer mais s'enfonçant au contraire pour réussir à se sentir mieux. Ce récit est malsain, et il ne s'agit pas d'exploration de la féminité, mais d'exploration d'une personnalité. Même si à côté de ça les analyses psychologiques à deux balles fusent parfois, tel un épisode d'Anaïs et les garçons. Dans toute cette histoire, le seul personnage à peu près normal bienveillant est le mari d'Anaïs, cocu jusqu'au cou et auquel elle ment pour le préserver (ou se préserver elle-même ? ©Psychologie de quartier). On pourra dire qu'Anaïs Nin a trop d'amour pour un seul homme, et on gagnera ainsi le badge du club des excuses foireuses pour justifier l'infidélité. J'ai su au bout d'un demi-chapitre que ce livre ne me plairait pas. Je ne m'attendais pas que ça soit à ce point-là. Sinon, oui, le dessin est très beau.
L'Insoumise
Emprunté en bibliothèque, quelques planches m'ont plu... Et c'est malheureusement l'unique retour positif que je donnerai à ce récit. C'est en fait une histoire d'amuuuuur qui se déroule au XVIème siècle, lorsque le nord de l'Italie était continuellement convoité par le royaume de France. La bataille de Marignan approche, mais n'imaginez pas que ce contexte soit le cœur du récit, la guerre n'occupera que 9 planches dans votre lecture et 6/7 cases seront utilisées pour parler rapido des faits historiques. Non non, ici je dis bien que c'est une histoire d'amouuuuur ! Deux points positifs sur cet album : 1° Il m'a permis de me rappeler à quelle époque s'était déroulée la bataille de Marignan... 2° Il existe quelques rares planches où le dessinateur a trouvé de belles inspirations, aussi bien dans les traits que dans les couleurs, comme les deux uniques duels du récit, la bataille de Marignan et les dernières planches du tome 2. Pour le reste, c'est esthétiquement douteux. La tentative de récupérer les codes de la peinture de l'époque sur les plans larges ne m'a pas convaincu du tout. Et surtout les scènes sont figées à leur maximum, les visages sont inexpressifs. Le pire reste le scénario. Je trouve l'histoire d'amour terriblement superficielle. Les dialogues restent en surface, on enchaîne des paraphrases sans saveur qui traduisent de simples "je t'aime", les deux femmes qui finissent par se rejoindre sont super copines en l'espace de 2 planches... Je ne conseille pas vraiment la lecture, mais plutôt un feuilletage pour tomber sur quelques cases ou des dessins pleines pages qui pourront vous plaire.
Funky Town - L'Histoire de Lele
J'avoue être complètement passé à côté de cet album. Dans la ville de Funky Town, on suit l'histoire de Lele, jeune gamine, qui rend régulièrement visite à une sorcière. Elle est chargé de ramener une potion à sa maman. C'est tout ce que j'ai compris. J'ai beau avoir été attentif, je n'ai pas saisi le sens de cette histoire. Les cases s’enchaînent sans transition, les personnages sont tous plus répugnants les uns des autres, certains poèmes sont cités mais je n'ai pas compris leur intérêt scénaristique, je n'ai trouvé aucune accroche scénaristique et j'ai du me forcer pour finir ma lecture. Alors certes, il s'agit d'un conte moderne. Il contient donc plusieurs niveaux de lecture. Et bien je n'en ai saisi aucun, pas même le premier. Je suis curieux de lire d'autres avis sur cet album afin de voir si je suis le seul à passer à côté de ce que l'auteur à voulu nous transmettre. 1 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Les Âges perdus
Bon, bah chez moi plusieurs choix scénaristiques ont fait en sorte que je n’ai pas accroché à ce récit. Déjà en soi, je le trouve très convenu. Récit post-apocalyptique assez classique, il nous narre les aventures d’un clan de chasseurs nomades sur une terre devenue hostile. Lutte avec clans adverses, bêtes sauvages menaçantes et tentative de retrouver un peu de l’ancienne civilisation (ne fusse que via l’agriculture) sont donc au menu. Bon ! On évite la maladie étrange qui décime cette humanité désœuvrée. Enfin, on l’évite presque puisque les auteurs nous glissent tout de même que la mère d’un des personnages est morte suite… à la contraction d’un mal étrange et incurable. Honnêtement, je n’ai rien trouvé d’original dans ce premier tome. Le concept d’un monde post-apocalyptique né en l’an 1000 aurait pu être la source de cette originalité recherchée mais, malheureusement, il ne fonctionne pas à mes yeux. Tout d’abord, le postulat initial est très bancal. Alors que ces aventures se situent des milliers d’années après l’apocalypse (qui semble se résumer à une pluie de météorites), il me paraît totalement inconcevable que l’humanité, même réduite à peu d’unités, ne sache même pas cultiver ou faire un peu d’élevage. Quand je compare l’an 2000 et l’an 0 (et c’est le minimum pour pouvoir dire que des milliers d’années se sont écoulées), bah je ne peux pas m’empêcher de penser que l’homme est capable d’évoluer, d’inventer et de se réinventer un chouïa plus vite que ce qui est imaginé ici. Ensuite, les personnages mis en avant tirent leur savoir de livres anciens… Anciens donc de plusieurs milliers d’années mais, chose étrange, quasiment pas altérés par le temps passé (alors qu’ils étaient à l’abandon dans une abbaye ou l’autre). Quand je vois les trésors d’ingéniosité qu’il nous faut aujourd’hui pour pouvoir encore visualiser (de préférence sans les toucher) des œuvres vieilles de 600 ans, je me dit qu’une bonne petite apocalypse, finalement, ça conserve ! Deux exemples parmi d’autres (tiens, ils utilisent des armes en acier ?) qui me sortent totalement de ce type de concept d’uchronie. Quitte à faire fantaisiste, j’aurais de loin préféré que les auteurs optent ouvertement pour la fantasy. Ensuite viennent les péripéties. Et je pense avoir intégralement résumé ce premier tome en deux lignes de mon introduction. Par conséquent, vous l’aurez compris, le dessin occupe énormément d’espace. Les grandes cases sont nombreuses, les scènes de combat s’enchainent. Il n’y a rien de novateur mais c’est bien mis en images. Le style de Didier Poli est très classique, convient parfaitement au genre « fantasy » et ravira un large public. La mise en page est agréable, la lecture est fluide et malgré le fait que je n’ai jamais vraiment accroché au récit, je suis arrivé à la fin de ce premier tome sans douleur… mais je vais m’arrêter là ! Pour moi, mon rejet vient vraiment du concept. A mes yeux, créer une uchronie oblige les auteurs à un minimum de cohérence. Cohérence que je n’ai trouvée nulle part ici, ni dans le concept, ni dans certains événements (la mort de la mère de l’héroïne en est un autre bel exemple : la nana est atteinte d’un mal mystérieux, elle est donc… immolée de son plein gré et en toute quiétude. Je sais pas vous mais moi, si je devais me sacrifier pour sauver d’autres personnes, me brûler vif ne serait pas mon premier choix. On pouvait pas la décapiter avant ? Non ? Fallait vraiment qu’elle crame stoïquement ?) Et comme il n’y a ni humour, ni second degré, je n’ai pas su passer outre ces aspects au bénéfice d’un simple plaisir de lecture. Non, vraiment, il y a trop de trucs qui me bloquent. Et malgré la manifeste maîtrise technique, je peux dire que je n’ai pas aimé.
Saiyukiden - La Légende du Roi Singe (L'étrange voyage en Occident)
J'ai rarement lu un bouquin qui me tombe aussi vite des mains. Je n'ai rien compris, une suite d'événements inintéressants, sans liaison, sans queue ni tête. Du sang, du sexe, du sein, pour quoi ? Les dessins, s'ils sont plutôt jolis, sont parfois (souvent) limite illisibles. Les personnages grimaçants, les filles forcément nues. La colorisation n'arrange rien. Vraiment pas aimé.
Conte démoniaque
Une purge. Après plusieurs tentatives, j'en ai lu à peine le tiers ce qui ne m'arrive... jamais. Pourtant l'histoire se passe dans les Enfers au milieu des démons, les âmes en peine y finissent pour souffrir pour l'éternité. Cela fait vaguement écho à Dante. Le style de dessin en noir et blanc a ses qualités même s'il est brouillon. Mais l'histoire, juste pas possible. Rapidement, on ne comprend rien aux multiples personnages, le dessin n'aide en rien à savoir qui est qui, et de plus les personnages de démon ont deux ou trois visages à la fois. Les dialogues sont d'un niveau assez soutenu, trop pour moi. Je veux bien que ce soit exigeant, encore faut-il que cela ait un sens. Un des maîtres des démons arrive et marche sur un tas de corps gisant au sol. Puis il pisse sur l'un d'eux, un androgyne dont le physique lui plait, et poursuit sa route. Un bouquin de 1996 qui doit être dans les précurseurs des publications de l'Association je pense, du moins dans sa forme beaucoup moins courante que les productions d'aujourd'hui. Voilà un concept de 300 pages qui je suis sûr est porté aux nues par de fins esthètes du 9ème art mais qui n'est pas du tout passé pour moi.