Les derniers avis (5292 avis)

Couverture de la série Chroniques de la lune noire
Chroniques de la lune noire

Je me sens d'une humeur noire ce matin, ha ha ha...(traduction : cette bd va en prendre plein la gueule). C'est nul, ce truc. Archi-nul. Moisi. Je vais commencer directement avec les seuls points intéressants : dans la veine comique, la montée en puissance de Wismerhill est pas mal du tout, même si ce n'est pas forcément l'effet escompté. Et puis c'est quand même un tant soit peu original que le héros suive la voie tracée par le mal, en tout cas assez rare dans l'héroic-fantasy pour être mentionné. Bon, pour les défauts, je vais me contenter de faire une liste de ceux qui m'ont particulièrement énervé, en essayant de ne pas trop en oublier : - narration pitoyable. Wismerhill commence sa quête, rencontre Pilou qui devient son ami en moins d'une page et met encore moins de temps pour tisser des liens physiques avec Fey. Ces deux personnages ainsi que les autres compagnons de Wis ne seront absolument pas développés psychologiquement, tout au plus font-ils figure d'accessoires. Evidemment, au bout de 11 tomes, ils commencent à prendre une dimension minime, mais rien de bien louable. - autre aspect de la narration, les premiers tomes n'ont pas vraiment de fil directeur, et il arrive que la communauté de Wis marche sans but, sans direction, juste pour le fun, le temps que les scénaristes leur trouvent quelque méchants à se mettre sous la dent - fait particulièrement blâmable, quand !SPOIL! Fey meurt, tuée par la succube, Wismer l'oublie sans concession et après quelque temps, il s'empresse même de mettre la même meurtrière dans son lit. Dans les 6 ou 7 tomes qui suivent, Fey n'est plus jamais mentionnée, comme si elle n'avait jamais existé ! !FIN SPOIL! - pendant les combats, on a droit aux classiques "mange ca, connard", a la pelle, et c'est particulièrement désagréable - les combats de masse pourraient être un tant soit peu intéressants si ce n'était pas un bordel incompréhensible, avec des doubles pages et des bulles partout qui ne servent à rien et qui font mal aux yeux. En plus, il n'y a aucune stratégie développée, ce qui serait le minimum (dans les derniers tomes de Hoshin, cet aspect est particulièrement intéressant) - ...heu, ben y doit en rester, mais là je suis fatigué, j'en rajouterai plus tard. Quoi qu'il en soit, tout ça pour dire que le succès de cette série est vraiment injustifié, et si j'ai lu les 11 tomes (ce qui relève de l'exploit en soi), c'est uniquement parce que tout le monde me les avait fortement conseillés. Par contre contrairement à la plupart des avis ici-présents, j'ai trouvé que le tome 11 était le moins nul, avec un léger regain d'intérêt au niveau scénaristique. Rien de transcendant toutefois. Une belle perte de temps...

28/04/2004 (modifier)
Par Braz
Note: 1/5
Couverture de la série Alix
Alix

Je ressens un certain malaise à détester aujourd'hui Alix, dans la mesure où j'aimais bien certains albums quand j'étais petit, et que Jacques Martin a des dons graphiques incontestables. Mais avec mes yeux d'adultes, je ne peux plus supporter l'esprit de cette BD. La personnalité d'Alix m'a toujours parue hermétique, c'est un héros fadasse dans la lignée de Tintin: courageux, probe, intègre, sobre, chaste, etc. Mais Tintin au moins est sauvé par Haddock et d'autres personnages secondaires, tandis qu'Alix est "secondé" par un personnage encore plus insignifiant que lui: Enak. Aucun humour, aucune chaleur humaine dans les personnages. C'est d'autant plus étrange que Jacques Martin revendique une bonne part de l'humour des derniers Tintin ("Bijoux de la Castafiore"...) lorsqu'il était aux studios Hergé. Etrange quand même.... Ensuite, il y a un fil conducteur politique qui m'agace prodigieusement: dans bon nombre d'histoires, la "Pax Romana" est menacée par des ambitieux et/ou des fanatiques. Alix, gallo-romain collabo des Romains, réussit toujours à déjouer les plans des méchants. On voit donc Alix dans des positions morales vraiment cuculs, par exemple donner à boire à un pauvre prisonnier dans un casque de soldat. Ce qui ne l'empêche pas d'être un fidèle de Jules César, général sanguinaire et cruel, et plus généralement d'être toujours du côté du manche impérialiste romain, esprit de droite jésuitique typique qui consiste à faire preuve de bon sentiments sans jamais remettre en cause les injustices fondamentales. Enfin, l'Antiquité à la Jacques Martin est quelque peu idyllique: Alix ne vit guère que dans des palaces somptueux, le moindre préfet de province romaine a de plus beaux appartements que Jean-Paul II lui-même. Les postures des personnages sont visiblement inspirées des statues grecques. Les visages ont tendance à tous se ressembler. Les premiers albums sont certainement les meilleurs, ça se tient bien sur le plan du récit. Mais à partir du "Dernier des Spartiates" à peu près, les scénarios dégénèrent dans l'insignifiance la plus profonde. Dire qu'Alix est nul serait injuste. Disons plutôt qu'Alix est malfaisant.

25/04/2004 (modifier)
Par Braz
Note: 1/5
Couverture de la série Nestor Burma
Nestor Burma

Je n'aime pas la personnalité de Burma, il me paraît froid et antipathique. Je trouve par ailleurs que le dessin de Tardi est franchement surcôté. Dessiner Paris flatte peut-être les parisiens, mais est-ce vraiment suffisant? Quand Burma se rend à Lyon, c'est pour dire qu'il déteste cette ville, je ne vois pas bien l'intérêt. Pourtant j'adore la BD historique, les bonnes intrigues policières et les atmosphères un peu troubles, mais je ne ressens pas beaucoup d'émotion quand je parcours les pages de Nestor Burma, c'est lent, c'est un peu plat. Pas pour moi, en tous cas...

25/04/2004 (modifier)
Par Kael
Note: 1/5
Couverture de la série Dread Mac Farlane
Dread Mac Farlane

Huhu, j'avoue l'avoir lu alors que je savais d'avance que ce serait mauvais, je suis parfois un peu zarb. Alors voilà, on débarque au pays de Peter Pan, comme si les auteurs avaient besoin d'un cadre que tout le monde connaît, comme s'ils manquaient d'idées pour developper l'aventure de cette nana peu pudique. Oui, peu pudique, et heureusement ! C'est le seul "intérêt" de cette BD. Si j'avais du temps à perdre, j'aurais compté le nombre de fois où elle montre ses seins. Mais attention, aucune scène de cul sur ce premier tome... Pfff... Mon dieu... Bref, l'histoire met 40 ans à démarrer, et finalement, on arrive à la fin de ce tome en se disant que tout ça est finalement bien creux, sans la moindre originalité, sans la moindre scène correcte. Oh ! Suspense insoutenable ! Dread Mac Farlane va-t-elle retrouver son père ? Va-t-elle résister au charme fou du Capitaine Crochet ? Eh bien... Je ne le saurai jamais, no way pour que je lise la suite.

23/04/2004 (modifier)
Par Cassidy
Note: 1/5
Couverture de la série L'Epinard de Yukiko
L'Epinard de Yukiko

Frédéric Boilet se veut le fer de lance de "la" nouvelle manga qui, loin de le ancien manga commercial pour ados, serait adulte, artistique, intelligent et tout et tout (lire à ce sujet son Manifeste pour ma nouvelle manga que j'ai, avec 20% en plus de vrais morceaux de BD d'auteur dedans, disponible sur son site officiel). Donc, plutôt que des histoires de robots, de samouraïs ou de yakuzas, il pose le thème "quotidien et intimiste" comme LE (ou la ?) sujet forcément super profond et intelligent pour amateurs de Grande Bande Dessinée d'Auteur. Tout ça pour nous vendre du roman-photo branchouillé, superficiel, nombriliste et ennuyeux. Ben oui parce qu'il faut bien le dire, mais L'Epinard de Yukiko n'est vraiment rien de plus que ça : Nous Deux version bourgeoise intello. On peut se servir d'histoires simples pour dire des choses touchantes et/ou profondes, on peut accéder à une certaine universalité à partir du récit de son expérience personnelle, c'est vrai : dans le genre émouvant, on peut citer Blankets - Manteau de neige de C. Thompson et dans le genre qui fait réfléchir, il y a le très dense Journal de F. Neaud. Mais Boilet, lui, se contente de nous raconter un épisode de sa vie sentimentale à peu près aussi palpitant qu'un Harlequin, et encore ; une histoire totalement dépourvue de substance, qui ne serait pas si détestable si elle n'était que profondément ennuyeuse mais qui, malheureusement, se révèle également terriblement frimeuse et narcissique. Sous prétexte de nous parler de son "amour" pour Yukiko, c'est surtout un album à sa propre gloire que signe Frédéric Boilet, le personnage féminin n'étant finalement qu'une sorte de bel objet qui n'est là que pour être dessiné, désiré et baisé par le Grand Artiste. "Regardez quel superbe amoureux transi et passionné je suis ! Regardez comme je la dessine bien, dans toutes les positions et avec tous les détails, cette jolie petite poupée japonaise !", voilà ce qu'on retient de cette laborieuse BD dont les effets de mise en scène, apparemment largement appréciés par les précédents posteurs, me semblent trop lourdement ostentatoires pour mériter autant de louanges. Le coup du tapis roulant, laissez-moi rire… "Hé les gars, v's'avez vu la super idée de mise en scène que j'ai, elle est cool, hein ? Attendez, je m'en ressers un petit coup, là… Allez, c'est tellement bien que je vais le refaire encore une fois… Allez, encore une fois pour que vous pigiez bien le truc : on croit que c'est juste une voix en bruit de fond, mais en fait c'est aussi un commentaire sur ce qui est en train de se produire ! Putain mais c'est carrément fort ça non comme effet de mise en scène non ? Je suis sûr que personne ne l'avait refait depuis Moore et Gibbons avec Watchmen, en 86 !" Ah, oui, vraiment, super la mise en scène. Et je vous parle pas de sa façon de découper l'action la plus simple en 250.000 cases histoire de faire durer le plaisir, de rendre tout ça encore plus intimiste et quotidien, sans doute… Mais voilà que je m'acharne sur ce pauvre Boilet ; c'est pas gentil et je vais encore me faire taper sur les doigts par mes confrères de BDT pour irrespect aggravé d'un Auteur de Bande Dessinée. Je n'ajouterai donc pas qu'en plus, je trouve son dessin moche et figé ; ce serait petit. Alors pour finir sur une note positive, je voudrais remercier Frédéric Boilet : grâce à lui, s'il y a bien un truc que je trouve encore moins intéressant et créatif que le ancien manga, c'est bien la nouvelle manga.

23/04/2004 (modifier)
Par Cassidy
Note: 1/5
Couverture de la série Les Aventures de Bouchon le petit cochon
Les Aventures de Bouchon le petit cochon

Ces courts albums (30 planches chacun) pour enfants ne sont pas une franche réussite… Certes, les enfants sont généralement moins exigeants que les adultes sur la qualité de leurs BD, et je ne pense pas qu’un gamin s’offusquera de l’absence de profondeur des personnages, de la platitude de la mise en scène ou du refus des auteurs d’aborder les implications psychanalytiques des rêves de Bouchon, mais néanmoins, il est fort probable que même un gosse ait du mal à se passionner pour ces histoires basiques et très cucul-la-praline. C’est bébête, les fins sont bâclées, les aventures sont peu riches en situations extraordinaires et en rebondissements palpitants, il n'y a pas de gags ou alors des petites choses tellement simplettes qu'il faut être hyper bon public pour en sourire, et les petits mondes où évoluent Bouchon et Bibelot, censés se situer dans l'univers du rêve, manquent cruellement de fantaisie et de mystère, ils sont même d'une grande banalité (en gros, on se demande même carrément pourquoi les auteurs choisissent de faire vivre à Bouchon ses aventures en rêve plutôt qu'en réalité). L'idée de la série semble surtout être de proposer, à chaque fois, une petite leçon de bonne conduite aux enfants… Je n'ai lu que les tomes 1 et 4, mais dans le premier, clairement l'histoire n'est qu'un prétexte à faire passer un message sur le thème "la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres", et dans le quatrième, l'idée c'est "il ne faut pas sortir tout seul sans permission". Du coup, on comprend vraiment que la série s'adresse exclusivements aux tout-petits ; au-delà de 6 ans, il y a des chances pour que votre gamin s'ennuie et lâche l'album pour aller lire Sex in Italie. Et comme les moins de 6 ans ne savent pas toujours lire, en clair il va falloir vous coltiner la lecture de Bouchon à voix haute avec votre mouflet sur les genoux. Finalement Bouchon est donc plutôt à réserver aux pédophiles qui veulent avoir un prétexte pour faire asseoir un enfant sur leur genoux parce qu'à part ça, même pour une série enfantine, ça reste assez bas-de-gamme, et donc les parents désireux d'apprendre à leurs enfants les leçons assénées dans Bouchon tout en leur faisant découvrir de belles histoires peuvent sans regret faire l'impasse sur ces albums et chercher autre chose de mieux.

22/04/2004 (modifier)
Couverture de la série La veuve blanche
La veuve blanche

Alors ça, c'est la surprise du siècle. Un album "Aire Libre" complètement naze, ça se fêterait presque. C'est bien simple, aussitôt lu, aussitôt revendu. A une époque où je conservais précieusement toutes les merdes, cet acte montre bien à quel point j'ai voulu oublier ce truc. Dessin : oh-mon-dieu ! Que c'est laid ! Déjà que je n'aime pas le dessin réaliste, mais en plus quand c'est fait n'importe comment (couleurs abonimables, en plus)... Scénario inexistant : ça consiste à aligner des cases où cette pauvre Valérie déambule. Super. Ca finit bientôt ? Ah non, merde, j'en suis à la 2e page. Passez votre chemin. En courant.

22/04/2004 (modifier)
Couverture de la série La Tchalette
La Tchalette

Les histoires sont très courtes et finissent en eau de boudin qu'en plus on voit venir de loin, c'en est vraiment navrant. Dans le genre, cet album est très nettement pire que "Les contes des hautes terres". En plus les expressions des personnages sont mal rendues et les visages souvent laids. Pour moi, lecture mortelle.

22/04/2004 (modifier)
Par Altaïr
Note: 1/5
Couverture de la série Bob et Bobette
Bob et Bobette

J'avais retrouvé quelques vieux exemplaires poussiéreux de Bob et Bobette au fond d'un grenier, et c'est à cette occasion là que j'en ai lu, 3 ou 4. Hé ben, comment dire... bizarrement je n'ai pas eu envie d'explorer plus en avant cette série ! Mon futur beau-frère qui est hollandais avait une vision apocalyptique de la BD parce qu'il ne connaissait que ça... Heureusement son opinion est en train de changer petit à petit, mais c'est dur. Bref, c'est nul. Point barre. Après on s'étonne que pour beaucoup la BD soit synonyme d'idiotie. En tous cas je tiens à féliciter celui qui a eu le courage de poster les couvertures des 283 albums (!!!) que compte cette série. Quel courage et quelle abnégation !!! Quel esprit de sacrifice !!! J'en reste pantoise.

22/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Les Ames d'Hélios
Les Ames d'Hélios

Super nul ! C'est la 1e chose qui m'est venue à l'esprit en refermant cette BD. Le pire c'est que j'avais lu quelques pages en pré-publi, et que ça ne m'avait déjà pas plu, mais un mois où il n'y avait pas beaucoup de sorties, j'ai acheté ce truc au pif, sans me rendre compte que je connaissais. J'ai vite remarqué mon erreur. Les dessins ne sont attrayants qu'au début, au bout de quelques pages ils m'ont saoûlée : trop chargés. Le scénario n'est pas original, ça aurait même pu être publié chez Soleil : gros seins, épées, monstres. Mais ce qui m'a complètement rebutée, c'est la scène des lesbiennes. Elle arrive comme un cheveu sur la soupe : déjà mal intégrée au récit, l'auteur en rajoute en mettant une scène de sexe ("mais si, tu vas voir, ça plaît aux lecteurs"). Super, merci, la tarte aux poils, très peu pour moi, en tout cas pas quand je pense lire de l'héroïc-fantasy de qualité chez Delcourt (chez Soleil, j'aurais été moins surprise. En fait, non, chez Soleil, je l'aurais pas achetée).

21/04/2004 (modifier)