Wazem, un des grands espoirs de la BD Suisse, nous présente un carnet de voyage fait à Sarajevo. Ville emblématique, au centre du pire conflit ayant secoué l'Europe ces dernières années, on aurait pu s'attendre à quelque chose ayant un minimum d'intérêt. Surtout que Joe Sacco avait montré avec brio tout ce que la BD pouvait apporter à la description, l'analyse et la compréhension du conflit.
Mais Wazem est à l'opposé de Joe Sacco. Alors que ce dernier centre ses récits sur les gens qu'il rencontre, sur leurs témoignages, leur biographie, leurs contradictions, Wazem, lui, fuit les Bosniaques comme la peste, y compris ses hôtes. Quand il ne les fuit pas, il passe son temps à s'en moquer (un dessinateur de BD avec un ego surdimensionné, une petite vieille qui ne lui lâche pas les baskets, etc.). Il préfère marcher dans la ville et se laisser entraîner dans les situations qui s'offriront à lui, quitte à ne parler "que de l'anecdote la plus insignifiante, le détail le plus banal" (page 15). Et il nous dit cela sans humour, en semblant y croire dur comme fer! Naïveté? Amateurisme? Toujours est-il que malgré sa conviction d'avoir "vraiment pu toucher le fossé qui sépare les organisations bien pensantes et bien médiatisées d'une population blessée et désillusionnée" (page 16), la seule chose dont il nous parle, c'est des anecdotes de comptoir, des petites rencontres superficielles, des bouts de chandelles ici et là, pour finir par des vacances classiques à ... Dubrovnic !
Bref, "Presque Sarajevo" ne nous présente presque rien de Sarajevo. L'auteur s'en rend bien compte mais refuse quand même de se l'avouer. Sa mauvaise conscience et ses tentatives de se dédouaner en disant qu'il n'est "ni journaliste, ni reporter, ni spécialiste, ni politologue, ni engagé, ni militant, juste un occidental moyen" (prologue), et que ses hôtes Bosniaques "ne comprendront sans doute pas non plus ce carnet" (dernière page), sont véritablement pathétiques. Wazem ne se prive pas pour critiquer la superficialité des autres, leur manque d'engagement et de compréhension. Il ne fait pourtant pas mieux qu'eux.
Que voilà un album bavard ! (et rasoir !)
En quatrième de couverture, l’éditeur nous présente Kevin Huizenga comme « l’un des jeunes talents les plus prometteurs de la nouvelle génération d’auteurs de BD américains ». Voilà qui me laisse bien dubitative.
En effet, cet album relate des épisodes de la vie de Glenn Ganges et si on ne peut nier l’originalité des thèmes abordés (invasion d’étourneaux, débat théologique sur l’hypothèse de l’enfer et du salut des âmes, …), leur intérêt et leur traitement, par contre, sont très relatifs. J’ai d’ailleurs allègrement sauté toute la partie sur le débat théologique sur l’existence et la nature de l’enfer, dépouillant ainsi l’histoire de sa substance ! :D
En fait, il n’y a pas de rythme, pas de tension narrative -excepté dans la première histoire- et ces … contes (c’est ainsi que l’éditeur les appelle) se terminent invariablement d’une façon plate et décevante. « Tout ça pour ça ?! » se dit-on, alors.
Si on ajoute à cela, des dialogues assommants, parce que souvent constitués d’extraits de livres ou d’un texte rédigé par le personnage, et un dessin en noir et blanc pas transcendant, difficile d’apprécier cet album !
A noter que malgré la présence récurrente de Glenn Ganges il ne s'agit pas du tome 2 de la série Ganges ;)
Avant tout, je précise qu'on m'a prêté cette série.
Voilà une BD fantasy qui démarre tout à fait classiquement. Un mystère bien entretenu autour d'un bébé recueilli par un couple de villageois. Dans les deux premiers tomes, on suit avec indulgence l'éducation, puis la quête de Marlysa. Les méchants ou autres monstres et zombies sont à peine crédibles et les dessins passables. Une fois passé de "l'autre côté", les choses se gâtent vraiment. On dirait qu'un enfant a repris le scénario en main. Ca part dans tous les sens. Des raccourcis sont nombreux et il faut s'accrocher pour suivre le fil de l'histoire sans balancer la bd à l'autre bout de la pièce. De plus, dans les scènes d'action, on n'arrive plus à distinguer qui fait quoi. Le dénouement du 1er cycle est ridicule. Pour résumer les 5 premiers tomes (cycle 1) : Les personnages manquent de profondeur, l'histoire est d'une banalité affligeante et le dessin n'arrive pas à sauver le tout.
Comme j'avais la suite, j'ai quand même lu une vingtaine de pages du n°6 en espérant que l'histoire soit plus intéressante. Et ben non, le scénario est toujours aussi simpliste. La qualité du dessin qui va en s'améliorant au fil des tomes, n'arrive pas à sauver cette série de la médiocrité. A ce sujet, cette série étant avant tout destinée aux jeunes, je ne comprends pas l'habillement sexy et l'exhibition des formes généreuses des héroïnes. Note (sans hésiter) : 1
PS : Etant fan des romans "Assassin royal", j'ai des sérieuses doutes/craintes quant à l'adaptation de l'histoire en BD par le même scénariste.
J'ai eu la désagréable impression de lire dans un vieux cahier de brouillon. C'est certainement une expérience graphique d'un type révolutionnaire nouveau mais ce n'est guère ma tasse de thé...
En effet, j'ai rarement vu un dessin aussi gras dans un tourbillon de trait noir. Bref, l'horreur graphique à l'état pur.
Comme j'ai pas accroché au dessin, j'ai voulu me satisfaire du scénario en espérant qu'il sauverait le tout. "Houston: nous avons un problème" car il n'y a pas de scénario ! Tout juste quelques impressions de l'auteur sur des expériences de vie.
On balance un pauvre chien d'une falaise par exemple. Ces esquisses ne m'ont absolument pas convaincu. Rien... rien de rien. Je n'arrive pas à trouver quelque chose de positif à dire sur cette bd même en me forçant. Vraiment désolé !
Voilà un avis difficile à écrire, car je ne voulais pas vraiment lire cette BD, assez persuadé que je n'aimerais pas. 'On' a quand même insisté pour me la faire lire en pensant que j'étais quand même récupérable et que je trouverais des choses intéressantes dans cet album.
Quand je lis une BD, je cherche avant tout un moment de détente et de distraction, chose que je n'ai pas trouvée ici. J'aime qu'il y ait un minimum d'histoire, avec un début, un développement et une fin. Je ne suis pas exigeant, je veux juste qu'il y ait des éléments qui me captivent un peu et me donnent envie de connaître la suite et la fin. Je n'ai trouvé rien de tout ça dans cet album. Alors oui c'est vrai j'aime Tony Corso et Largo Winch mais ça ne m'empêche pas d'apprécier les récits plus intimistes (Ma maman est en Amérique par exemple) si ceux-ci sont touchants.
Et là, franchement, ces chroniques ne sont pas passées. En une, deux ou trois pages, l'auteur raconte une trop longue série d'anecdotes sans intérêt pour le lecteur lambda que je suis, sur un voyage en Birmanie. Ca ne m'a arraché aucun sourire, c'est assez vite devenu ennuyeux, et je dois l'avouer je n'ai pas dépassé la moitié des 260 pages de la BD (quel pavé !). Sans doute que les proches de l'auteur ont trouvé original de lire le récit de son voyage en bande dessinée, plutôt que de regarder un interminable diaporama photo, moi ça m'a laissé de marbre.
Pourquoi tant de bons dessinateurs pour des séries aussi nulles ?
Encore du Cauvin pur et dur : deux ou trois ficelles (bulletin, grand père et chinoise) pour une série de gags consternants, strictement répétitifs.
Quand une idée est bonne, elle est diluée en un nombre respectable de pages qui la rend épuisante.
C'est d'ailleurs le but et ce qui encourage à l'épuisement : constater que 2 ou 3 albums, vraisemblablement excellents, auraient pu exister (et se vendre d'autant mieux, d'ailleurs), plutôt que cette collection interminable de gags identiques et tréfilés.
Bon dessin.
Scénario et gags nuls.
Du travail gâché par le manque de réelle idée.
Mieux vaudrait 3 bons albums recommandables que 26 interminablement niais.
J'ai parcouru des albums de cette série, quand j'étais jeune, car elle traînait dans la maison. Quand il pleut et qu'on déteste les jeux de société, on peut la parcourir comme un masochisme actif.
Scénarios qui oscillent entre nul et inexistant : on se demande parfois si les pages se suivent, tant la consistance des histoires est effilochée. Les albums seraient encore consistants si on les constituait en disposant les pages au hasard.
Les dialogues sont nuls et creux.
Les cartonnés sont généralement de mauvaise qualité, mais il faut admettre que les lecteurs n'ont généralement aucun respect pour cette littérature, et ceci peut expliquer cela.
Une qualité toutefois : les albums sont généralement faciles à distinguer de loin, comme ça on peut aisément les éviter.
Je pense qu'il y a un problème culturel.
A mon avis Kana a eu tort de publier ce manga sous son label le plus prestigieux, Made In. Certes, Nekomura-san semble être une oeuvre très populaire au Japon, mais jamais ça ne marchera chez nous.
Bon, c'est original d'incarner une femme de ménage sous les traits d'une chatte, mais le trait est par trop naïf pour être pris au sérieux. Je parle de naïveté, pour ne pas accoler l'adjectif d'"enfantin"... D'autres franchiront sans doute ce pas.
Au-delà de ce style naïf, le récit l'est également. Le personnage principal est d'une candeur déconcertante, ça m'a vite énervé.
Je ne retiens rien de ce manga, trop simpliste pour avoir un quelconque intérêt à mes yeux.
Quelquefois, cela me fait mal de ne donner qu'une seule étoile à des oeuvres presque unanimement appréciées par les lecteurs d'autant que je n'ai rien contre le style particulier de l'auteur.
Mais voilà quand on a plus de 150 pages dans un langage châtié particulier, cela me donne la migraine. Juste un exemple de bulle sans l'aimable autorisation de l'auteur : «Bandicon ! C'est mal-di plaisanter sur les Ziggurats ! Si j'étais marabouté, tu f'rais pas ton golo, mais tu tamtamerais des mollets comme une biche-cochon, une veille de saucisson !». Bref, les personnages se balancent ce genre de phrases empâtées tout le long et pas qu'un peu ! Pris d'allergie, ce n'est pas le quartier qui s'est évanoui...
Alors, tout le monde a beau être sympathique dans ce quartier qui respire bon le melting-pot comme on en rêverait dans notre bonne vieille France, cette bd n'a pas produit sur moi l'effet escompté. Vraiment désolé mais c'est comme cela que je le ressens. On ne peut pas se forcer à aimer une bd qu'on a peiné à lire. Je suis peut-être passé à côté ; cependant je ne regrette rien.
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Presque Sarajevo
Wazem, un des grands espoirs de la BD Suisse, nous présente un carnet de voyage fait à Sarajevo. Ville emblématique, au centre du pire conflit ayant secoué l'Europe ces dernières années, on aurait pu s'attendre à quelque chose ayant un minimum d'intérêt. Surtout que Joe Sacco avait montré avec brio tout ce que la BD pouvait apporter à la description, l'analyse et la compréhension du conflit. Mais Wazem est à l'opposé de Joe Sacco. Alors que ce dernier centre ses récits sur les gens qu'il rencontre, sur leurs témoignages, leur biographie, leurs contradictions, Wazem, lui, fuit les Bosniaques comme la peste, y compris ses hôtes. Quand il ne les fuit pas, il passe son temps à s'en moquer (un dessinateur de BD avec un ego surdimensionné, une petite vieille qui ne lui lâche pas les baskets, etc.). Il préfère marcher dans la ville et se laisser entraîner dans les situations qui s'offriront à lui, quitte à ne parler "que de l'anecdote la plus insignifiante, le détail le plus banal" (page 15). Et il nous dit cela sans humour, en semblant y croire dur comme fer! Naïveté? Amateurisme? Toujours est-il que malgré sa conviction d'avoir "vraiment pu toucher le fossé qui sépare les organisations bien pensantes et bien médiatisées d'une population blessée et désillusionnée" (page 16), la seule chose dont il nous parle, c'est des anecdotes de comptoir, des petites rencontres superficielles, des bouts de chandelles ici et là, pour finir par des vacances classiques à ... Dubrovnic ! Bref, "Presque Sarajevo" ne nous présente presque rien de Sarajevo. L'auteur s'en rend bien compte mais refuse quand même de se l'avouer. Sa mauvaise conscience et ses tentatives de se dédouaner en disant qu'il n'est "ni journaliste, ni reporter, ni spécialiste, ni politologue, ni engagé, ni militant, juste un occidental moyen" (prologue), et que ses hôtes Bosniaques "ne comprendront sans doute pas non plus ce carnet" (dernière page), sont véritablement pathétiques. Wazem ne se prive pas pour critiquer la superficialité des autres, leur manque d'engagement et de compréhension. Il ne fait pourtant pas mieux qu'eux.
Malédictions
Que voilà un album bavard ! (et rasoir !) En quatrième de couverture, l’éditeur nous présente Kevin Huizenga comme « l’un des jeunes talents les plus prometteurs de la nouvelle génération d’auteurs de BD américains ». Voilà qui me laisse bien dubitative. En effet, cet album relate des épisodes de la vie de Glenn Ganges et si on ne peut nier l’originalité des thèmes abordés (invasion d’étourneaux, débat théologique sur l’hypothèse de l’enfer et du salut des âmes, …), leur intérêt et leur traitement, par contre, sont très relatifs. J’ai d’ailleurs allègrement sauté toute la partie sur le débat théologique sur l’existence et la nature de l’enfer, dépouillant ainsi l’histoire de sa substance ! :D En fait, il n’y a pas de rythme, pas de tension narrative -excepté dans la première histoire- et ces … contes (c’est ainsi que l’éditeur les appelle) se terminent invariablement d’une façon plate et décevante. « Tout ça pour ça ?! » se dit-on, alors. Si on ajoute à cela, des dialogues assommants, parce que souvent constitués d’extraits de livres ou d’un texte rédigé par le personnage, et un dessin en noir et blanc pas transcendant, difficile d’apprécier cet album ! A noter que malgré la présence récurrente de Glenn Ganges il ne s'agit pas du tome 2 de la série Ganges ;)
Marlysa
Avant tout, je précise qu'on m'a prêté cette série. Voilà une BD fantasy qui démarre tout à fait classiquement. Un mystère bien entretenu autour d'un bébé recueilli par un couple de villageois. Dans les deux premiers tomes, on suit avec indulgence l'éducation, puis la quête de Marlysa. Les méchants ou autres monstres et zombies sont à peine crédibles et les dessins passables. Une fois passé de "l'autre côté", les choses se gâtent vraiment. On dirait qu'un enfant a repris le scénario en main. Ca part dans tous les sens. Des raccourcis sont nombreux et il faut s'accrocher pour suivre le fil de l'histoire sans balancer la bd à l'autre bout de la pièce. De plus, dans les scènes d'action, on n'arrive plus à distinguer qui fait quoi. Le dénouement du 1er cycle est ridicule. Pour résumer les 5 premiers tomes (cycle 1) : Les personnages manquent de profondeur, l'histoire est d'une banalité affligeante et le dessin n'arrive pas à sauver le tout. Comme j'avais la suite, j'ai quand même lu une vingtaine de pages du n°6 en espérant que l'histoire soit plus intéressante. Et ben non, le scénario est toujours aussi simpliste. La qualité du dessin qui va en s'améliorant au fil des tomes, n'arrive pas à sauver cette série de la médiocrité. A ce sujet, cette série étant avant tout destinée aux jeunes, je ne comprends pas l'habillement sexy et l'exhibition des formes généreuses des héroïnes. Note (sans hésiter) : 1 PS : Etant fan des romans "Assassin royal", j'ai des sérieuses doutes/craintes quant à l'adaptation de l'histoire en BD par le même scénariste.
Eloge de la poussière
J'ai eu la désagréable impression de lire dans un vieux cahier de brouillon. C'est certainement une expérience graphique d'un type révolutionnaire nouveau mais ce n'est guère ma tasse de thé... En effet, j'ai rarement vu un dessin aussi gras dans un tourbillon de trait noir. Bref, l'horreur graphique à l'état pur. Comme j'ai pas accroché au dessin, j'ai voulu me satisfaire du scénario en espérant qu'il sauverait le tout. "Houston: nous avons un problème" car il n'y a pas de scénario ! Tout juste quelques impressions de l'auteur sur des expériences de vie. On balance un pauvre chien d'une falaise par exemple. Ces esquisses ne m'ont absolument pas convaincu. Rien... rien de rien. Je n'arrive pas à trouver quelque chose de positif à dire sur cette bd même en me forçant. Vraiment désolé !
Chroniques Birmanes
Voilà un avis difficile à écrire, car je ne voulais pas vraiment lire cette BD, assez persuadé que je n'aimerais pas. 'On' a quand même insisté pour me la faire lire en pensant que j'étais quand même récupérable et que je trouverais des choses intéressantes dans cet album. Quand je lis une BD, je cherche avant tout un moment de détente et de distraction, chose que je n'ai pas trouvée ici. J'aime qu'il y ait un minimum d'histoire, avec un début, un développement et une fin. Je ne suis pas exigeant, je veux juste qu'il y ait des éléments qui me captivent un peu et me donnent envie de connaître la suite et la fin. Je n'ai trouvé rien de tout ça dans cet album. Alors oui c'est vrai j'aime Tony Corso et Largo Winch mais ça ne m'empêche pas d'apprécier les récits plus intimistes (Ma maman est en Amérique par exemple) si ceux-ci sont touchants. Et là, franchement, ces chroniques ne sont pas passées. En une, deux ou trois pages, l'auteur raconte une trop longue série d'anecdotes sans intérêt pour le lecteur lambda que je suis, sur un voyage en Birmanie. Ca ne m'a arraché aucun sourire, c'est assez vite devenu ennuyeux, et je dois l'avouer je n'ai pas dépassé la moitié des 260 pages de la BD (quel pavé !). Sans doute que les proches de l'auteur ont trouvé original de lire le récit de son voyage en bande dessinée, plutôt que de regarder un interminable diaporama photo, moi ça m'a laissé de marbre.
Cédric
Pourquoi tant de bons dessinateurs pour des séries aussi nulles ? Encore du Cauvin pur et dur : deux ou trois ficelles (bulletin, grand père et chinoise) pour une série de gags consternants, strictement répétitifs. Quand une idée est bonne, elle est diluée en un nombre respectable de pages qui la rend épuisante. C'est d'ailleurs le but et ce qui encourage à l'épuisement : constater que 2 ou 3 albums, vraisemblablement excellents, auraient pu exister (et se vendre d'autant mieux, d'ailleurs), plutôt que cette collection interminable de gags identiques et tréfilés.
L'Agent 212
Bon dessin. Scénario et gags nuls. Du travail gâché par le manque de réelle idée. Mieux vaudrait 3 bons albums recommandables que 26 interminablement niais.
Bob et Bobette
J'ai parcouru des albums de cette série, quand j'étais jeune, car elle traînait dans la maison. Quand il pleut et qu'on déteste les jeux de société, on peut la parcourir comme un masochisme actif. Scénarios qui oscillent entre nul et inexistant : on se demande parfois si les pages se suivent, tant la consistance des histoires est effilochée. Les albums seraient encore consistants si on les constituait en disposant les pages au hasard. Les dialogues sont nuls et creux. Les cartonnés sont généralement de mauvaise qualité, mais il faut admettre que les lecteurs n'ont généralement aucun respect pour cette littérature, et ceci peut expliquer cela. Une qualité toutefois : les albums sont généralement faciles à distinguer de loin, comme ça on peut aisément les éviter.
Nekomura-san
Je pense qu'il y a un problème culturel. A mon avis Kana a eu tort de publier ce manga sous son label le plus prestigieux, Made In. Certes, Nekomura-san semble être une oeuvre très populaire au Japon, mais jamais ça ne marchera chez nous. Bon, c'est original d'incarner une femme de ménage sous les traits d'une chatte, mais le trait est par trop naïf pour être pris au sérieux. Je parle de naïveté, pour ne pas accoler l'adjectif d'"enfantin"... D'autres franchiront sans doute ce pas. Au-delà de ce style naïf, le récit l'est également. Le personnage principal est d'une candeur déconcertante, ça m'a vite énervé. Je ne retiens rien de ce manga, trop simpliste pour avoir un quelconque intérêt à mes yeux.
Le Quartier évanoui
Quelquefois, cela me fait mal de ne donner qu'une seule étoile à des oeuvres presque unanimement appréciées par les lecteurs d'autant que je n'ai rien contre le style particulier de l'auteur. Mais voilà quand on a plus de 150 pages dans un langage châtié particulier, cela me donne la migraine. Juste un exemple de bulle sans l'aimable autorisation de l'auteur : «Bandicon ! C'est mal-di plaisanter sur les Ziggurats ! Si j'étais marabouté, tu f'rais pas ton golo, mais tu tamtamerais des mollets comme une biche-cochon, une veille de saucisson !». Bref, les personnages se balancent ce genre de phrases empâtées tout le long et pas qu'un peu ! Pris d'allergie, ce n'est pas le quartier qui s'est évanoui... Alors, tout le monde a beau être sympathique dans ce quartier qui respire bon le melting-pot comme on en rêverait dans notre bonne vieille France, cette bd n'a pas produit sur moi l'effet escompté. Vraiment désolé mais c'est comme cela que je le ressens. On ne peut pas se forcer à aimer une bd qu'on a peiné à lire. Je suis peut-être passé à côté ; cependant je ne regrette rien.