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Couverture de la série Calamity Jane (Avril)
Calamity Jane (Avril)

Je n'ai pas été séduit par cette Calamity Jane de 11 ans. Adeline Avril propose une fiction qui place l'héroïne de western dans une situation de cheffe de famille en l'absence du père en voyage et sans la mère décédée. Avril s'essaye au difficile exercice d'équilibre entre un comique d'une bande d'enfants qui fait des petites bêtises et le tragique de la maladie de la petite soeur. De même j'ai trouvé le passage de la rencontre avec les soldats vraiment bizarre seulement pour introduire la thématique du pantalon. De plus j'ai trouvé les dialogues d'un faible niveau quand ils n'étaient pas inutilement grossiers comme " Fais pas de connerie avec le fusil" p26 t1," Quand tu l'ouvres, c'est toujours pour dire une connerie !"p38 t1. J'ai du mal à accepter un tel relâchement pour une lecture jeunesse. Le graphisme est du standard issu de l'animation via ordi sans aucun cachet perso. La mise en couleur qui utilise à l'excès du brun et du kaki n'est vraiment pas attractive. Enfin le personnage de la petite indienne qui arrive de nulle part pour résoudre un scénario bancal est d'une facilité déconcertante. Une pauvre lecture pas du tout à mon goût.

10/09/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 1/5
Couverture de la série La Technique du perinée
La Technique du perinée

Alors là, accrochez vous parce que celle-là, de critique, elle va être sanglante ! Je me permets un peu de violence parce que j'ai vraiment l'impression d'avoir lu les délires d'un scénariste qui se pignole un peu trop le cerveau et pas assez une autre partie de son corps. C'est d'un vide ! Abyssal ! L'histoire est vide, même chiante d'ailleurs, ça parle d'art contemporain vide de sens, de sexe hors-norme (oulala !) et de nouvelles façons de vivre (alors que ça pue jusqu'au bout le cynisme de bourgeois du siècle dernier). Soyons honnête, il ne ressort rien de pertinent de tout ça : question sexualité ça vole au ras de pâquerettes. C'est pas parce qu'on dépasse le missionnaire dans le noir qu'on est dans du neuf. Pareil niveau artistique, cet artiste qui nous est présenté ne semble avoir rien à dire. Le dialogue avec son pote sur le sens de la vidéo est éclairant, le type ne veut pas qu'on donne du sens à son œuvre. Eh ben je me demande bien pourquoi je la regarderais alors ! Cette BD pue les réflexions d'une bourgeoisie qui s'emmerde dans sa vie. C'est "moi, mon cul et mon art" à tous les étages, avec des personnes qui n'ont rien à raconter. Parce qu'à la base, l'histoire présentée ici c'est juste une histoire d'amour qui débute entre deux personnages qui ne veulent pas que ce soit aussi simple. Et tout le reste, c'est du bla-bla qui veut se croire plus intelligent que ça ne l'est réellement. Je n'ai eu aucune empathie pour aucun personnage et en plus je m'emmerdais à voir leurs vies vide de tout. Ce que je crains le plus, en lisant ce genre d’œuvre, c'est ce qu'on peut trouver comme raison de la publier. Je trouve qu'on a déjà assez de production pour ne pas en plus nous assommer d'histoires qui n'ont rien à raconter. Et je suis toujours surpris de cette façon de faire. Ce n'est pas parce que quelqu'un est artiste qu'il est intéressant, c'est pas parce qu'on parle de sexualité que ça va nous intéresser et une histoire d'amour peut être aussi plate que n'importe quelle autre histoire. Que voulaient dire les auteurs dans cette BD ? Je ne sais pas et j'ai l'impression qu'eux-même ne savaient pas.

06/09/2023 (modifier)
Couverture de la série Jeannette Pointu
Jeannette Pointu

J'ai vraiment été très déçu voire parfois en colère en lisant cette série. Pourtant le premier opus que j'ai lu m'avais plutôt bien plu (Aventures virtuelles). J'ai donc poursuivi avec trois autres numéros qui m'ont vraiment déplu. En premier lieu j'ai trouvé le graphisme très aléatoire. Le physique de Jeannette change d'un épisode à l'autre et la précision des personnages ou des détails est franchement moyenne. Wasterlain essaye de se rattraper avec des décors luxuriants mais là encore j'y ai lu pas mal d'imprécisions. Que Wasterlain propose des scénarii élémentaires à base d'insectes géants pourquoi pas mais il y a plusieurs choses que je n'ai pas supporté dans cette série pour enfants. La première est cette ambiance où l'on retrouve une équipe européenne qui se croit légitime dans tous les pays du monde pour poser sa tente et faire ce qu’elle veut sous couvert scientifique ou autre. Pour justifier le scénario Wasterlain introduit un-e enfant autochtone que maman Jeannette prend sous son aile contre les méchants bandits trafiquants d'ivoire ou de diamants. Cela présente un côté paternaliste qui remonte à plusieurs décennies. Mais le pire est de voir la gentille Jeannette sortir son bazooka, son fusil, son harpon ou sa machette (liste non exhaustive) pour trucider un requin, un croco, un insecte ou un serpent (là encore liste non exhaustive) qui l'empêche de bien vivre ses aventures dans un univers qui n'est pas le sien. À une époque où l'on parle de diversité animale à préserver d'urgence ou d'espèces qui disparaissent chaque jour proposer ce modèle de personnage aux jeunes lecteurs et lectrices est à pleurer. J'ai l'impression de lire une mauvaise BD des années 50 (ou 30 ?). Une très mauvaise lecture.

06/09/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 1/5
Couverture de la série Les Petites Victoires
Les Petites Victoires

J'ai longuement hésité sur ma note et je pense que je dois être honnête, donnant avant tout mon ressenti sur ce que j'ai tiré de ma lecture. Cette BD est venue à ma connaissance par les polémiques diverses qui ont entouré sa sortie, notamment lorsqu'un film a été proposé (film qui semble avoir disparu des radars aux dernières nouvelles). Et je l'ai lu en ayant ces polémiques en tête, ce qui m'a fait rapidement prendre de la distance avec le propos. Je crois que le contraste entre "Les Petites Victoires" et Ce n'est pas toi que j'attendais est saisissant, d'autant que j'ai lu les deux en peu de temps. Deux pères, deux enfants différents, deux façons de les approcher. Soyons clair, cette BD est problématique. Très problématique, même, au vu de l'aura de sympathie dont elle jouit. La question de l'autisme me touche beaucoup, moi qui suis dans une démarche de diagnostic. J'ai pas mal lu et écouté sur l'autisme, ce que c'est, comment on le vit. Et la BD est dure à lire en prenant en compte tout ça. Car l'un des aspects de la BD est simple : un père découvre le handicap de son fils, doit le surmonter et l'aider à s'intégrer dans le monde. Simple, mignon, émouvant. L'autre aspect est sombre et violent : violence éducative, validisme et négation de la différence. Il y aurait beaucoup à en dire, d'autres l'ont fait mieux que moi, mais je dois le souligner quand même. Parce que c'est crucial pour des centaines, des milliers d'enfants autistes dont les parents peuvent s'inspirer de ce récit. Il n'y a jamais, dans cette BD, la considération de l'enfant. Comment vit-il tout ceci, comment comprends-t-il ce qu'il se passe ? Cette absence n'est pas anodine. Lorsque le père lui apprend les câlins alors qu'il n'aime pas et refuse, il impose. L'enfant finit par abandonner la lutte, s'amollit et se laisse faire. Cette façon de faire est typique d'une éducation forcée : l'enfant ne supporte pas les câlins, et ne les supportera jamais. Il les subit, et cette violence d'apprentissage peut se transmettre à d'autres aspects plus tard (violences sexuelles notamment). En fait, tout est question de validisme. L'autisme n'est pas une maladie, ça ne se soigne pas. C'est, c'est tout. Ca existe, c'est là et ça le sera tout le temps. La tentative de faire de l'enfant un enfant "normal", c'est ça, le validisme. Nier la différence, le neuro-atypisme et se dire qu'on sait. Alors que le père fuit consciemment les recommandations médicales de spécialistes mais refuse une médication proposée, avant d'accepter de mauvaise grâce parce que ça l'aiderait. Sans se poser de questions sur les effets secondaires, par exemple. Je me suis retrouvé à noter la façon de faire du père tout au long de la BD, et je trouve qu'il s'agit d'une mise en avant de sa personne. Non, ce qu'il fait n'est pas chouette ni cool. Il ne réfléchit pas à comprendre son enfant, les différences qu'il a et comment les intégrer dans sa propre vie. Changer les meubles de place pour "éviter qu'il ne s'enferme dans sa bulle", c'est horrible. Parce qu'il ne s'habituera jamais au changement, ce sera toujours dur et violent. Par contre en faisant ça, on l'empêche de créer un espace sécurisé et rassurant où il serait à l'aise. Bref, je déblatère beaucoup de choses, mais je pense sincèrement que cette BD fait l'apologie d'une violence envers les autistes parce que cette différence n'est pas visible (à la différence de la non-voyance ou d'une trisomie) et qu'il faut un peu forcer pour en faire des gens "normaux". Normaux, ils ne le seront jamais et ne peuvent pas l'être. Il serait temps de le comprendre et cette BD me donne l'impression de recul face à l'autisme. Mais elle est surtout révélatrice de plein de choses sur la façon d'élever ses enfants et ce qu'on permet à un père. Là dessus aussi, j'en aurais des choses à dire. Je suis dur dans ma note et ma critique, mais je pense qu'il faut entendre lorsque les principaux concernés se mobilisent contre une BD et un film. Il serait nécessaire de laisser plus la voix aux personnes concernées et essayer de les comprendre, plutôt que de vouloir les intégrer. Une BD qui me donne l'impression que la violence éducative reste la seule réponse à toute forme de sortie de la norme.

06/09/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 1/5
Couverture de la série Jeune fille au pair
Jeune fille au pair

Ami de la poésie et du bon gout, au revoir ! Voila une BD bien sale à l'ancienne, comme j'espère qu'on en fait plus. Je n'ai rien lu de Chris, mais après cette première approche je pense que je ne reviendrai pas vers l'auteur. Dieu que c'est moche ! Dans le texte autant que dans le dessin. Certes, la BD pornographique n'est pas réputée pour ses scénarios mais là on est vraiment dans le vieux scénario du film canal des années 80 (et encore !). C'est vulgaire, violent, le jeune de la famille est horrible dans sa manière d'agir, le père est dérangé mentalement et la mère aussi. Ca fantasme les relations dominants/dominés sans mettre en place l'élément clé : la confiance. C'est du pur produit de fantasme malsain et je n'y crois pas un seul instant. Mais alors le dessin n'est pas en reste. Erreurs de proportions à toutes les pages, visages déformés, corps de même, organes génitaux représentés de manière carrément étrange… On n'est même pas là pour se rincer l'œil, c'est juste moche ! Les mouvements sont raides, les visages fermés et pratiquement jamais changeants, on pourrait décalquer la tête du médecin tout au long de l'album. L'exemple le plus flagrant pour moi est planche 135 où la fille flotte carrément sur le lit, ou planche 144 avec une ombre de table merveilleuse. L'idée est d'autant meilleure qu'avec la représentation d'un carrelage on voit que le point de fuite est raté, qu'il manque un pied, que l'ombre n'a rien à voir avec la table, etc… C'est un manque d'attention aux détails qui dénote bien la qualité de la BD. Et franchement, quand une BD de cul fait tellement d'erreurs que j'en rigole et passe mon temps à interrompre ma lecture pour le montrer à ma copine, je pense qu'on a raté le but dans les grandes largeurs. Scénario bâclé, dessin peu soigné, livre mal imprimé… La BD cul de base, qui n'a strictement aucun intérêt.

05/09/2023 (modifier)
Par yaglourt
Note: 1/5
Couverture de la série Gate - Au-delà de la porte
Gate - Au-delà de la porte

1,5 Impressionnant comment "Gate" regroupe toutes les tares qu'on peut retrouver chez les mangas : chauvinisme, xénophobie, fan-service, un quasi-harem, une lolita gothique, des elfes sortis d'un JRPG, des femmes-chats, un otaku comme personnage principal...Bref un manga qui s'adresse au weebs... Il y a un fond géopolitique mais c'est très médiocre et peu réaliste (ex: l'empereur qui envoie une armée traverser la fameuse porte pour envahir le Japon sans envoyer d'éclaireurs avant pour jauger la force de l'adversaire). Les personnages sont inintéressants, leur logique et leur psychologie ne tiennent pas debout, le perso principal est un ectoplasme qui se fait marcher dessus par tout le monde. C'est un manga fait avant tout pour promouvoir l'armée... pardon, les forces d'autodéfense japonaises. Ajoutons que le chara-design fait amateur (le reste est cependant réussi, merci les assistants ?). Je mets quand même 1,5 étoile car le sujet d'introduire une armée moderne au milieu d'un monde médiéval fantastique était intéressant, mais il a été très mal traité.

17/08/2023 (modifier)
Couverture de la série Jugurtha
Jugurtha

Je n'ai pas aimé cette série que je n'avais pas lue dans ma jeunesse. J'ai essayé de lire les albums 8 (en extrême orient) et 11 (en Afrique) mais j'ai vite abandonné ma lecture. Il est évident que ce Jugurtha n'a plus rien à voir avec le personnage historique des deux premiers tomes et qui est encore présent dans le roman national algérien comme symbole de la lutte contre un envahisseur. Ici Jugurtha très occidentalisé au physique comme dans la pensée ne sait que taper fort et avoir des états d'âmes sentimentaux d'ados de 14 ans. Le duo Jugurtha/Vania se balade, le plus souvent à cheval sur des milliers de kilomètres comme gentils redresseurs de torts au look occidental 70's toujours invulnérables à un contre cent et qui utilise un vocabulaire contestable comme un "ils ont récupéré leurs grigris" méprisant (Tome 11 page 18) pour les croyances des autres. C'est le type de scénarii à l'ancienne bourré d'anachronismes, puéril et naïf qui ne m'a jamais plu même jeune. Mon rejet de la série se complète par un très faible goût pour le graphisme de Franz. Franz a choisi un style assez réaliste avec beaucoup de détails et beaucoup de chevaux dans ses images. J'y vois plusieurs faiblesses. Je trouve l'image très chargée souvent par des détails incongrus comme de la neige éternelle sur un sommet africain ou des équipements équestres (des étriers par exemple) surprenants pour l'époque. Ensuite Franz a beau vouloir donner du mouvement à ses personnages, je les trouve raides et sans fluidité. Enfin Vania passe son temps à se déshabiller sans pour autant provoquer un soupçon de sensualité dans le récit tellement elle ressemble à un bout de bois agressif. Un personnage comme Kriss de Valnor qui lui ressemble n'a pas besoin de ça pour dégager un érotisme puissant. De plus Franz et Vernal ne vont pas au bout de leur suggestion de sexualité puisque Vania se retrouve souvent entre les mains de brigands/pirates/méchants et qu'elle s'en tire toujours sans dommage. Pour finir je dirais un mot de la mise en couleur. L'époque n'y fait rien à mon avis. Il était difficile de faire plus triste que les tons utilisés. Le tome 11 qui se passe en Afrique multiplie les tons gris et sombres pour le ciel. Dans un pays inondé de soleil, j'ai eu l'impression de me retrouver dans le Nord au mois de novembre. Les éclairages sont plats et les teintes fades, je trouve que c'est un travail très loin de mes attentes. Vraiment pas ma tasse de thé.

17/08/2023 (modifier)
Par karibou79
Note: 1/5
Couverture de la série Insolente Veggie
Insolente Veggie

Uniquement lecture du tome 1 (je ne poursuivrai pas) Le genre de bouquin n'ayant aucun intérêt pour ceux ne connaissant pas le blog : un dessin très minimaliste pas ouf et des caricatures gratuites de bouffeurs de viande. Et c'est très dommage car le blog est didactique et présente des arguments solides, un peu à la manière de celui de Marion Montaigne. Coup d'épée dans l'eau (tout du moins le tome 1).

17/08/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Chat
Le Chat

C'est quand même difficile de classer Le Chat comme une BD. D'ailleurs plus il y a de cases sur la planche moins c'est bon. Certains gags sont acceptables dans la construction des jeux de mots mais cela reste assez banal et vieux comme le monde (Judas Bricot !!!). Ses affiches de pub sont plutôt bonnes mais cela nous éloigne de la BD. Inutile d'aviser le graphisme puisqu'il se résume à une figure. Je vous en raconte une bien bonne Le Chat a plus de 60 avis sur un site de BD Silence de Comès culmine à 45 et Will Eisner a son meilleur à 21 C'est dingue non ? Oups je n'ai pas utilisé le mot C.. dans mon avis, ça va manquer. Vous trouvez ça drôle ? Non moi non plus.

16/08/2023 (modifier)
Par karibou79
Note: 1/5
Couverture de la série Les Foot Furieux
Les Foot Furieux

Comme Ro, mon avis reflète ce que je pense de la malhonneteté et la bétise crasse qu'incarne à merveille le foot, à contre-sens des autres sports collectifs. On accumule ici les insultes envers l'adversaire, l'arbitre, le coach... la mise en piedestal des simulations et agressions pour obtenir des coups-francs etc. Je l'ai lu car un copain de mon fils jouant 4 jours par semaine au foot kiffe cette série car elle reflète sans doute son vécu quasi-quotidien sur les terrains ou dans les vestiaires. Tout fier, mon fils m'a donné un album à lire (le 8 ou 10) et pour la première fois, je n'ai pas pu cacher mon jeu et ai refermé le bouquin avant la fin tellement c'est nul. Déception de sa part évidemment mais il a ensuite réalisé qu'effectivement c'est le cas. Mais apparemment les premiers tomes sont muets donc ça passe mieux. Par contre j'adhère vraiment au dessin à mi-chemin entre le style de Joan et celui des caricaturistes. Il y a vraiment une belle variété de physiques et de gueules, les actions techniques sont dynamiques et sans faute de proportion. Pour cela, je monte la note à 1.5.

14/08/2023 (modifier)