Y'a pas à dire, j'aime pas Sattouf !
Après plusieurs essais sur ses différentes productions, cet album n'a pas réussi à m'accrocher non plus. Je n'ai même pas pu le finir (et c'est pourtant rare !), et j'ai laché à la moitié.
J'aime pas son coup de patte caricatural, et je trouve ce qu'il relate d'un ennui profond... Oui les collégiens ont tous leur travers, ceux là encore. Mais de là à en faire une BD trépidante sur une tranche de vie si particulière... Pour moi ça ne marche pas. Sattouf à peu être été traumatisé par ses années collège, mais là c'est nous qu'il risque de traumatiser !
Alors, à moins d'être un inconditionnel de l'auteur, ou d'avoir quelques heures de colles à occuper, allez plutôt choisir autre chose pour vous dérider !
Comme les aviseurs ci-dessous, je n’ai pas retiré grand-chose de cette lecture.
Le dessin est trop raide, trop froid et trop pauvre pour m’intéresser. Les personnages tirent de tronches jusque par terre, mais ce trait trop schématique ne parvient même pas à donner une certaine profondeur à ces physionomies. Les décors sont trop succincts pour capter mon attention. Les couleurs sont fades et sans nuances.
L’histoire manque de passion. Le portrait de cette maghrébine manque d’intérêt, tant l’héroïne manque de charisme. La seconde partie du récit se veut plus dynamique mais rien, ni dans le dessin, ni dans la narration, ne parvient à donner vie à cette aventure.
Enfin, l’esthétique des années ’80 était particulièrement rebutante. Par conséquent, revoir ces horribles coupes de cheveux, ces vêtements aussi ridicules que flashants (et la page de la galerie en est un bon exemple) n’était pas fait pour me séduire.
Et c’est bien parce que je me suis retrouvé enfermé dans un local exigu (le genre d’endroit où l’on s’assied le pantalon baissé) avec le présent ouvrage pour seule lecture que je suis parvenu au terme de celle-ci.
Quelle déception !!!! Après avoir lu l'excellent V pour Vendetta et avoir vu le très bon Watchmen, ma cause était pourtant tout acquise à ce grand auteur qu'est Alan Moore. C'est donc sans aucune hésitation et avec un plaisir non dissimulé que je me suis empressé de lire cette BD.
Dans les ouvrages précédemment lus de Mr Moore, le scénario était tellement bon que j'avais pu passer outre le dessin et la mise en couleur très moyens, mais là, ce fût très difficile voire impossible tant le trait est brouillon et les couleurs laides. La narration est de plus très laborieuse, les dialogues des personnages du décor nuisant, à mon avis, à la clarté de l'ensemble.
Côté scénario, je me range à l'avis des commentaires de Miranda et de Spooky, celui-ci est lent et l'histoire se résume aux remords d'un homme sur les choix qu'il a faits tout au long de sa vie. Les ficelles de l'histoire, et notamment l'identité du petit meurtrier pistant sans relâche le héros, apparaissent ainsi très rapidement comme une évidence aux yeux du lecteur.
Un ouvrage dont je n'ai peut être pas perçu la profondeur malgré une bonne volonté évidente...
Originalité : 2/5
Histoire : 2/5
Dessin : 1/5
Mise en couleur : 1/5
NOTE GLOBALE : 6/20
J'adore les documentaires, notamment ceux qui ont des comptes à rendre avec l'histoire pour faire ressurgir la vérité.
Pourtant "Témoins muets" restera une de mes plus pénibles expériences de lecture.
Sur le fond j'accrochais tant bien que mal, mais sur la forme ce fut la déroute. La narration est lourde et sans fil conducteur clair. La BD est très bavarde mais sans queue ni tête.
Le dessin est fin mais est tout simplement gâché par une colorisation abjecte.
Comment a t'on pu laisser un tel projet partir en vrille comme ça ?
Je m'en souviendrai longtemps mais pas pour de bonnes raisons...
Un one shot qui commence comme un tome 2...
Une momie qui déambule dans un Londres victorien sans que cela ne choque personne...
D'autres momies qui sont, elles, par contre, de vraies momies...
Un scénario qui se développe sans réellement se préoccuper du lecteur...
Une histoire d'amour qui m'a laissé indifférent...
Un dessin relativement beau, mais assez approximatif par moment (mention spéciale pour la planche montrant le tribunal)...
Et cette BD à reçu différents prix ? Faudra qu'on m'explique...
Mais si certains adorent cette BD, tant mieux pour eux...
L'occasion s'est présentée de lire ces trois ouvrages.
Et quelle déception !
Tout d'abord les dessins : ils sont certes torturés mais cela dessert totalement le scénario, c'est moche, on ne s'attache à aucun personnage et le résultat ne fait pas peur du tout...
Les couleurs sont ignobles mais je pense que c'est parce que cela a mal vieilli...
Pour les scénarios, je n'ai pas aimé aussi. C'est sensé faire peur, être glauque, moi j'ai trouvé ça malsain avec ces histoires d'inceste et autres pseudo aventures abracadabrantes..
Bref, deux mots pour décrire ce que j'ai ressenti : laid et malsain
Je ne conseille pas...
Après Secrets : Le serpent sous la glace que j'aurais pu trouver bien sans une invraisemblance énorme sur le point central de l'intrigue, je me suis attaquée à "Secrets : Pâques avant les Rameaux" avec un a priori légèrement défavorable à cause des avis déjà lus sur cette histoire réputée cousue de fil blanc …
Ma lecture ne m'aura pas fait changer d'avis : entre le dessin qui a agressé ma sensibilité oculaire dès la première planche (plutôt moche avec ses morphologies changeantes, ses perspectives hasardeuses et ses visages inexpressifs au possible) et le secret qui n'en est pas vraiment un, rien n'a su m'intéresser dans ce one-shot. J'ai même failli arrêter dès les 15 premières pages tant les échanges entre les belles filles autour de la table du repas familial étaient soporifiques. A aucun moment de ma lecture je n'ai vraiment eu envie de savoir ce qu'il en était. Et la fin, le souvenir le plus horrible qui revient à la mémoire de Suzanne et qui explique son "absence" toutes ces années semble complètement déplacé, "dément", "invraisemblable" comme le disent très justement iannick et Ro dans leurs avis, comme s'il était là juste pour faire sensation.
Si je compte bien, ça fait deux "Secrets" sur deux que je lis qui sont invraisemblables au niveau du point de départ même de l'intrigue, ça fait beaucoup...
Le seul point positif que j'accorde à cette histoire revient aux couleurs, qui n'agressent pas l'œil, maigre consolation.
N’étant pas familier du domaine je ne saurai dire si le récit qui nous est conté est une biographie ou un récit. Cet avis est écrit avec l’impression que c’est une biographie.
Que dire de l’histoire ? Nous est présenté un homme noir tatoué n’ayant comme principe que la violence. Curieusement on nous parle de musique mais jamais nous ne verrons un concert ou un enregistrement. Nous ne verrons que des prisons, des gangs, des pistolets, le tout dans un univers exclusivement « Black ». Pas de femmes qui ne sont que des objets, les rares blancs sont des gardiens de prisons qui abusent de leur situation. Tout n’est que violence gratuite, savoir « qui a la plus grosse », alors on sort son pistolet à tout bout de champ et on tire car on est des durs. Pas de « justice ». Si ceci s’accompagnait d’une explication des différents gangs, par exemple du pourquoi cette haine entre ceux de la côte Est et ceux de la côte Ouest, on pourrait au moins essayer de comprendre, là même pas. Qui plus est la narration qui accompagne le récit et les poses données à notre héros sont celles d’un candide innocent, comme si ce n’était pas lui qui tirait sur d’autres individus, pas lui qui commettait moult délits. Voilà ce qui m’a le plus gêné dans ce récit, finalement on nous présente un « artiste » comme une icône, jamais on ne parle de musique et le type adopte exactement les mêmes méthodes que ceux qui sont présentés comme les ennemis. On a droit à la somme de tous les clichés possible du blanc flic qui frappe les détenus noirs, à la seule femme du récit qui est à l’origine de la fin mortelle puisqu’elle demande à son chéri de ne pas prendre son calibre ce soir en l’appelant bébé.
Bref le scénario est complètement indigeste. Le dessin est quant à lui incroyablement pauvre par rapport à la couverture que j’avais trouvée intéressante. Les positions sont figées malgré les multiples courses et confrontation de pistolets, même les « guns » qui doivent être le truc le plus dessiné du récit paraissent factices. Les prises de vues sont mauvaises et dignes des mauvaises séries télé américaines, les arrières plans pauvres. Les colorations sont plates et fades pour couronner le tout.
Un scénario franchement douteux et des dessins bien pauvres, cet album est à vite oublier. Le lire ne me parait pas indispensable alors l’acheter ! Préférez un clip de hip hop sur MTV vous aurez la même impression avec plus de bombes féminines et sans ce nauséabond background primaire.
NB. Au final je me rends compte que si c’était une fiction, mon avis ne changerait pas d’un iota.
une seule étoile pour cette série, ou plutôt le premier tome en tous cas. Je n'ai en effet pas pu le finir, m'étant arrêté au bout des trente premières pages.
Que n'ai-je donc pas aimé pour être aussi sévère? Eh bien tout.
Le dessin tout d'abord: il accuse son âge mais je le juge avec des yeux actuels. Les couleurs sont toujours dans la même veine marron, ce qui autorise peu d'éclat et peu de contrastes. Quant au style de Makyo (dans cet album), il me donne envie de me focaliser sur le texte qui lui me donne envie d'envoyer paître le bouquin.
Les dialogues sont plutôt assommants, sans âme, tout comme les personnages.
L'histoire repose sur un unique postulat: quel terrible secret renferme le poignet de Grimion ?
Bref, rien qui ne me donne envie de continuer la série.
Stylisé …
C’est le moins que l’on puisse dire.
Stylisée, la narration. Extrêmement présente, elle alanguit le rythme de la lecture, casse toute ébauche d’action et s’évertue à commenter la case à laquelle elle est reliée. Du genre : « allongée sur le sofa bleu turquoise de son intérieur épuré aux odeurs vanillées, Ruby admirait négligemment l’océan azuré », et en dessous du texte, nous avons droit au personnage féminin allongé sur son sofa et regardant la mer. Une fois de temps à autres, cela peut passer, mais lorsque le procédé ne cesse de se répéter, je dois bien admettre qu’il me gonfle furieusement. Reconnaissons-lui toutefois une qualité : la richesse de son vocabulaire.
Stylisé, le dessin. On se croirait en effet en face de dessins de mode, version ligne claire. C’est … personnel, mais je n’aime pas ce style trop épuré dont la courbe a été bannie. Seuls, les visages (et le bouches en particulier) offrent une certaine rondeur. A titre de comparaison, je ne vois que la série Adler pour se rapprocher un tant soi peu de ce style, mais cette dernière est, à mes yeux, bien mieux réussie. Je pense cependant que les amatrices (et amateurs) de mode pourront trouver un certains plaisir à la vue de ce graphisme, car les costumes des différents rôles féminins sont, à n’en pas douter, variés et soignés (mais très stylisés).
Les histoires ?
Et bien, chaque tome en comporte une différente, chacune se déroulant dans la même station balnéaire : Madila. Toutes parlent du parcours d’une femme et touchent au domaine de l’apparence (mode, photographie, cinéma, chanson). Le rythme y fait cruellement défaut, tout comme le suspense, d’ailleurs. En effet, Chantal De Spiegeleer ne peut s’empêcher de dévoiler très rapidement les petites zones d’ombre de ses scénarios.
Je soulignerai toutefois la recherche au niveau de la colorisation du premier tome, qui se ternit au fur et à mesure que l’héroïne de ce tome se perd elle-même dans sa recherche d’identité. Cette idée était bonne et audacieuse. Mais c’est le seul point positif que j’ai retiré de cette lecture.
En résumé : Madila n’était pas faite pour moi.
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Retour au collège
Y'a pas à dire, j'aime pas Sattouf ! Après plusieurs essais sur ses différentes productions, cet album n'a pas réussi à m'accrocher non plus. Je n'ai même pas pu le finir (et c'est pourtant rare !), et j'ai laché à la moitié. J'aime pas son coup de patte caricatural, et je trouve ce qu'il relate d'un ennui profond... Oui les collégiens ont tous leur travers, ceux là encore. Mais de là à en faire une BD trépidante sur une tranche de vie si particulière... Pour moi ça ne marche pas. Sattouf à peu être été traumatisé par ses années collège, mais là c'est nous qu'il risque de traumatiser ! Alors, à moins d'être un inconditionnel de l'auteur, ou d'avoir quelques heures de colles à occuper, allez plutôt choisir autre chose pour vous dérider !
La Voyageuse de petite ceinture
Comme les aviseurs ci-dessous, je n’ai pas retiré grand-chose de cette lecture. Le dessin est trop raide, trop froid et trop pauvre pour m’intéresser. Les personnages tirent de tronches jusque par terre, mais ce trait trop schématique ne parvient même pas à donner une certaine profondeur à ces physionomies. Les décors sont trop succincts pour capter mon attention. Les couleurs sont fades et sans nuances. L’histoire manque de passion. Le portrait de cette maghrébine manque d’intérêt, tant l’héroïne manque de charisme. La seconde partie du récit se veut plus dynamique mais rien, ni dans le dessin, ni dans la narration, ne parvient à donner vie à cette aventure. Enfin, l’esthétique des années ’80 était particulièrement rebutante. Par conséquent, revoir ces horribles coupes de cheveux, ces vêtements aussi ridicules que flashants (et la page de la galerie en est un bon exemple) n’était pas fait pour me séduire. Et c’est bien parce que je me suis retrouvé enfermé dans un local exigu (le genre d’endroit où l’on s’assied le pantalon baissé) avec le présent ouvrage pour seule lecture que je suis parvenu au terme de celle-ci.
Une petite mort (Petits meurtres)
Quelle déception !!!! Après avoir lu l'excellent V pour Vendetta et avoir vu le très bon Watchmen, ma cause était pourtant tout acquise à ce grand auteur qu'est Alan Moore. C'est donc sans aucune hésitation et avec un plaisir non dissimulé que je me suis empressé de lire cette BD. Dans les ouvrages précédemment lus de Mr Moore, le scénario était tellement bon que j'avais pu passer outre le dessin et la mise en couleur très moyens, mais là, ce fût très difficile voire impossible tant le trait est brouillon et les couleurs laides. La narration est de plus très laborieuse, les dialogues des personnages du décor nuisant, à mon avis, à la clarté de l'ensemble. Côté scénario, je me range à l'avis des commentaires de Miranda et de Spooky, celui-ci est lent et l'histoire se résume aux remords d'un homme sur les choix qu'il a faits tout au long de sa vie. Les ficelles de l'histoire, et notamment l'identité du petit meurtrier pistant sans relâche le héros, apparaissent ainsi très rapidement comme une évidence aux yeux du lecteur. Un ouvrage dont je n'ai peut être pas perçu la profondeur malgré une bonne volonté évidente... Originalité : 2/5 Histoire : 2/5 Dessin : 1/5 Mise en couleur : 1/5 NOTE GLOBALE : 6/20
Témoins muets
J'adore les documentaires, notamment ceux qui ont des comptes à rendre avec l'histoire pour faire ressurgir la vérité. Pourtant "Témoins muets" restera une de mes plus pénibles expériences de lecture. Sur le fond j'accrochais tant bien que mal, mais sur la forme ce fut la déroute. La narration est lourde et sans fil conducteur clair. La BD est très bavarde mais sans queue ni tête. Le dessin est fin mais est tout simplement gâché par une colorisation abjecte. Comment a t'on pu laisser un tel projet partir en vrille comme ça ? Je m'en souviendrai longtemps mais pas pour de bonnes raisons...
La Fille du professeur
Un one shot qui commence comme un tome 2... Une momie qui déambule dans un Londres victorien sans que cela ne choque personne... D'autres momies qui sont, elles, par contre, de vraies momies... Un scénario qui se développe sans réellement se préoccuper du lecteur... Une histoire d'amour qui m'a laissé indifférent... Un dessin relativement beau, mais assez approximatif par moment (mention spéciale pour la planche montrant le tribunal)... Et cette BD à reçu différents prix ? Faudra qu'on m'explique... Mais si certains adorent cette BD, tant mieux pour eux...
Adam Sarlech
L'occasion s'est présentée de lire ces trois ouvrages. Et quelle déception ! Tout d'abord les dessins : ils sont certes torturés mais cela dessert totalement le scénario, c'est moche, on ne s'attache à aucun personnage et le résultat ne fait pas peur du tout... Les couleurs sont ignobles mais je pense que c'est parce que cela a mal vieilli... Pour les scénarios, je n'ai pas aimé aussi. C'est sensé faire peur, être glauque, moi j'ai trouvé ça malsain avec ces histoires d'inceste et autres pseudo aventures abracadabrantes.. Bref, deux mots pour décrire ce que j'ai ressenti : laid et malsain Je ne conseille pas...
Secrets - Pâques avant les Rameaux
Après Secrets : Le serpent sous la glace que j'aurais pu trouver bien sans une invraisemblance énorme sur le point central de l'intrigue, je me suis attaquée à "Secrets : Pâques avant les Rameaux" avec un a priori légèrement défavorable à cause des avis déjà lus sur cette histoire réputée cousue de fil blanc … Ma lecture ne m'aura pas fait changer d'avis : entre le dessin qui a agressé ma sensibilité oculaire dès la première planche (plutôt moche avec ses morphologies changeantes, ses perspectives hasardeuses et ses visages inexpressifs au possible) et le secret qui n'en est pas vraiment un, rien n'a su m'intéresser dans ce one-shot. J'ai même failli arrêter dès les 15 premières pages tant les échanges entre les belles filles autour de la table du repas familial étaient soporifiques. A aucun moment de ma lecture je n'ai vraiment eu envie de savoir ce qu'il en était. Et la fin, le souvenir le plus horrible qui revient à la mémoire de Suzanne et qui explique son "absence" toutes ces années semble complètement déplacé, "dément", "invraisemblable" comme le disent très justement iannick et Ro dans leurs avis, comme s'il était là juste pour faire sensation. Si je compte bien, ça fait deux "Secrets" sur deux que je lis qui sont invraisemblables au niveau du point de départ même de l'intrigue, ça fait beaucoup... Le seul point positif que j'accorde à cette histoire revient aux couleurs, qui n'agressent pas l'œil, maigre consolation.
Tupac Shakur
N’étant pas familier du domaine je ne saurai dire si le récit qui nous est conté est une biographie ou un récit. Cet avis est écrit avec l’impression que c’est une biographie. Que dire de l’histoire ? Nous est présenté un homme noir tatoué n’ayant comme principe que la violence. Curieusement on nous parle de musique mais jamais nous ne verrons un concert ou un enregistrement. Nous ne verrons que des prisons, des gangs, des pistolets, le tout dans un univers exclusivement « Black ». Pas de femmes qui ne sont que des objets, les rares blancs sont des gardiens de prisons qui abusent de leur situation. Tout n’est que violence gratuite, savoir « qui a la plus grosse », alors on sort son pistolet à tout bout de champ et on tire car on est des durs. Pas de « justice ». Si ceci s’accompagnait d’une explication des différents gangs, par exemple du pourquoi cette haine entre ceux de la côte Est et ceux de la côte Ouest, on pourrait au moins essayer de comprendre, là même pas. Qui plus est la narration qui accompagne le récit et les poses données à notre héros sont celles d’un candide innocent, comme si ce n’était pas lui qui tirait sur d’autres individus, pas lui qui commettait moult délits. Voilà ce qui m’a le plus gêné dans ce récit, finalement on nous présente un « artiste » comme une icône, jamais on ne parle de musique et le type adopte exactement les mêmes méthodes que ceux qui sont présentés comme les ennemis. On a droit à la somme de tous les clichés possible du blanc flic qui frappe les détenus noirs, à la seule femme du récit qui est à l’origine de la fin mortelle puisqu’elle demande à son chéri de ne pas prendre son calibre ce soir en l’appelant bébé. Bref le scénario est complètement indigeste. Le dessin est quant à lui incroyablement pauvre par rapport à la couverture que j’avais trouvée intéressante. Les positions sont figées malgré les multiples courses et confrontation de pistolets, même les « guns » qui doivent être le truc le plus dessiné du récit paraissent factices. Les prises de vues sont mauvaises et dignes des mauvaises séries télé américaines, les arrières plans pauvres. Les colorations sont plates et fades pour couronner le tout. Un scénario franchement douteux et des dessins bien pauvres, cet album est à vite oublier. Le lire ne me parait pas indispensable alors l’acheter ! Préférez un clip de hip hop sur MTV vous aurez la même impression avec plus de bombes féminines et sans ce nauséabond background primaire. NB. Au final je me rends compte que si c’était une fiction, mon avis ne changerait pas d’un iota.
Grimion gant de cuir
une seule étoile pour cette série, ou plutôt le premier tome en tous cas. Je n'ai en effet pas pu le finir, m'étant arrêté au bout des trente premières pages. Que n'ai-je donc pas aimé pour être aussi sévère? Eh bien tout. Le dessin tout d'abord: il accuse son âge mais je le juge avec des yeux actuels. Les couleurs sont toujours dans la même veine marron, ce qui autorise peu d'éclat et peu de contrastes. Quant au style de Makyo (dans cet album), il me donne envie de me focaliser sur le texte qui lui me donne envie d'envoyer paître le bouquin. Les dialogues sont plutôt assommants, sans âme, tout comme les personnages. L'histoire repose sur un unique postulat: quel terrible secret renferme le poignet de Grimion ? Bref, rien qui ne me donne envie de continuer la série.
Madila
Stylisé … C’est le moins que l’on puisse dire. Stylisée, la narration. Extrêmement présente, elle alanguit le rythme de la lecture, casse toute ébauche d’action et s’évertue à commenter la case à laquelle elle est reliée. Du genre : « allongée sur le sofa bleu turquoise de son intérieur épuré aux odeurs vanillées, Ruby admirait négligemment l’océan azuré », et en dessous du texte, nous avons droit au personnage féminin allongé sur son sofa et regardant la mer. Une fois de temps à autres, cela peut passer, mais lorsque le procédé ne cesse de se répéter, je dois bien admettre qu’il me gonfle furieusement. Reconnaissons-lui toutefois une qualité : la richesse de son vocabulaire. Stylisé, le dessin. On se croirait en effet en face de dessins de mode, version ligne claire. C’est … personnel, mais je n’aime pas ce style trop épuré dont la courbe a été bannie. Seuls, les visages (et le bouches en particulier) offrent une certaine rondeur. A titre de comparaison, je ne vois que la série Adler pour se rapprocher un tant soi peu de ce style, mais cette dernière est, à mes yeux, bien mieux réussie. Je pense cependant que les amatrices (et amateurs) de mode pourront trouver un certains plaisir à la vue de ce graphisme, car les costumes des différents rôles féminins sont, à n’en pas douter, variés et soignés (mais très stylisés). Les histoires ? Et bien, chaque tome en comporte une différente, chacune se déroulant dans la même station balnéaire : Madila. Toutes parlent du parcours d’une femme et touchent au domaine de l’apparence (mode, photographie, cinéma, chanson). Le rythme y fait cruellement défaut, tout comme le suspense, d’ailleurs. En effet, Chantal De Spiegeleer ne peut s’empêcher de dévoiler très rapidement les petites zones d’ombre de ses scénarios. Je soulignerai toutefois la recherche au niveau de la colorisation du premier tome, qui se ternit au fur et à mesure que l’héroïne de ce tome se perd elle-même dans sa recherche d’identité. Cette idée était bonne et audacieuse. Mais c’est le seul point positif que j’ai retiré de cette lecture. En résumé : Madila n’était pas faite pour moi.