Je me suis mortellement ennuyé à cette lecture qui nous fait découvrir trois artistes un peu atypiques dans le Paris du début des années 80. Il est vrai que la collection "Aire Libre" nous avait habitués à beaucoup mieux.
Un peintre, un écrivain et un pianiste se retrouvent à l'occasion de la remise d'un prix par une fondation et il y a une multitude de sous-intrigues dans lesquelles le lecteur va se perdre. Cela relève plus d'un marivaudage protéiforme que d'un véritable scénario passionnant. Nous avons un album plein de paradoxes. Je suis un tantinet déçu par sa tournure.
Je n'y arrive pas non plus... J'ai déjà beaucoup de mal avec les bd à papa. C'est clair que les bd à grand-papa, cela ne pouvait être mieux. Je n'essayerai plus, c'est promis ! Il faut dire que née trois ans avant les Pieds nickelés et 24 ans avant Tintin, Bécassine, coiffe, sabots et parapluie rouge sous le bras, est la doyenne des héros de bande dessinée. Elle vient de fêter ses 110 ans d'existence !
Je crois me reconnaître totalement dans l'avis de Guillaume M. Ce n'est pas ma génération de lecture. La bd a beaucoup évolué notamment au cours de ces 15 dernières années où elle est devenue plus adulte. Elle a beaucoup gagné en maturité. Quand je lis "Bécassine", tout me rebute. C'est poussiéreux à souhait. C'est totalement dépassé. Plaisir de lecture : zéro ! J'aime pourtant la Bretagne mais là n'est pas la question.
Alors pourquoi, me suis-je acharné à lire quelque chose d'aussi ancien ? J'ai sans doute voulu dépasser l'idée d'un conflit de génération. Tout le monde reconnaît par exemple une vieille Bd pionnière comme Little Nemo. J'ai moi-même apprécié durant toute mon enfance les gags contenus dans Pim Pam Poum. J'ai voulu retrouver une saveur d'enfance. Je n'y parviens pas. C'est comme cela : je dois l'accepter et tourner la page.
J'aurais voulu mettre un 4 étoiles et indiquer que ce sont de telles bd qui ont contribué à la popularisation de la bande dessinée. Tout le monde aurait été content de voir que ce sont dans les vieux pots qu'on fait la meilleure confiture. Je n'y crois plus. Cependant, on trouve toujours des petits jeunes voulant faire plaisir à leurs ainés et qui apprécieront cette héroïne totalement démodée. Oui, cela existe aussi !
L’ami L’Ymagier vous le dira sûrement mieux que moi. L’historien (officiel) de Bdtheque vous le dira lui-même, « Bicot » est un peu comme Bécassine : c’est une grande série des années 20.
Comme mentionnée dans mon avis sur Bécassine, ma grand-mère est une fan inconditionnelle du petit garnement Bicot. Elle ne jure que par ces deux héros de la bande dessinée. J’ai été élevé à grand coup (au sens figuré) d’Astérix, Spirou et Tintin. Ma grand-mère l’a été avec Bicot et Bécassine. Différente génération, différentes bande dessinées !
Je précise que la note donnée n’est absolument pas représentative de la valeur objective de « Bicot » pour le neuvième art. Elle reflète simplement mon plaisir à la lecture, moi homme des années 80 lisant les albums en 2009.
Le dessin a forcément énormément vieilli mais je ne le critique pas. Les moyens et les styles ont évolué. Idem pour les couleurs délavées.
Les petites histoires de Bicot m’ont laissé indifférent. Je n’ai jamais ri ou souri. Les blagues du jeune garnement et ses petites aventures s’enchaînent sans prétention et sans rythme. C’est profondément ennuyé que j’ai refermé les vieux albums de « Bicot ».
Déjà peu attiré par les aventures de Quick et Flupke, peut-être que l’humour vieillot de petits garnements n’est pas fait pour moi...
Je ne recommande pas l’achat des albums mais si vous en trouvez dans le grenier de vos grands parents, gardez-les jalousement... Votre cœur de collectionneur palpitera !
Quelle déception...
On est loin de la BD Les dépoteurs de chrysanthèmes du même auteur.
Ici, le dessin est grossier, le trait gras et les couleurs fades.
Les strips ne m'ont pas fait rire.
Pourtant avec des fous il y a de la marge pour faire de l'humour !!!!
Un échec sur toute la ligne qu'il vaut mieux éviter.
A qui se destine cette BD ?
Visiblement aux ados qui sont pris pour des truffes !!!!
Le récit offre le summum de la morale à deux balles....
On franchit allègrement la limite de la caricature.
Le dessin est moyen, pas à mon goût.
La lecture m'a paru insipide. Je me demande si le fait de situer le contexte dans un milieu " fun " pour les ados ne rend pas le discours encore plus ringard.
Enfin bref, je n'ai pas du tout aimé et je ne conseille donc pas cette BD.
Voici donc le dernier né des attrape-couillons pour se faire du fric sur le dos des fans collectionneurs invétérés : X Files, la BD... Avant toute chose je tiens à remercier mon libraire de ne pas voir d'inconvénient à ce que je lise l'intégralité d'une BD dans son magasin et que je ressorte sans rien acheter...
Pour commencer le dessin est très moche, on dirait de la retouche photo mais avec quand même une forte capacité à faire des personnages parfois pas du tout ressemblants (et tout étirés de haut en bas), les couleurs hésitent entre le criard qui rend aveugle et le dégradé monochrome digne d'un nuancier du rayon peinture de chez Casto. Le tout avec des ombres hyper marquées, un peu comme dans une précédente production du même éditeur : La Tour sombre.
Côté scénario : ce premier tome comporte deux histoires, découpées chacune en plusieurs chapitres comme si on regardait à la télé plusieurs épisodes de la série, avec même un semblant de générique au début et un risible "la suite page suivante" (ou un truc du genre) à la fin... Entre rebondissements mous et déductions foireuses et expéditives, nos deux agents fédéraux bouclent ces deux affaires encore plus vite que dans les épisodes TV (que j'adore soit dit en passant). En plus, pour ces deux premières enquêtes, tout se solde par une explication "rationnelle" (sans être toutefois crédible, un comble), dans la plus pure tradition de la "théorie du complot" correspondant à l'époque que j'aime le moins dans la série.
Mulder, Scully, Skinner et les bandits solitaires ne sauveront pas cette production mercantile de l'oubli je pense. A éviter à tout prix, et surtout à celui-là : 13,25€.
Une parodie de Dragon Ball.
Les premiers tomes sont sympas mais l'histoire s'éloigne ensuite rapidement des Dragon Ball et devient particulièrement pesante à lire. Plus rare, le dessin devient bâclé passé les premiers tomes. A éviter ; surtout pour les fans de Dragon Ball.
Le tout début de l'histoire est assez prenant : une famille entière est assassinée, juste la fille aînée en réchappe ; ça aurait pu réserver de bonnes surprises, mais au fur et à mesure que l'on avance ça devient carrément cucul. L'ombre d'un dragon que l'on aperçoit à un moment sur le sol en reste là, point de dragon finalement ni de fantastique ; c'est juste une tuerie, les personnages tombent comme des mouches, une vraie hécatombe. Le passage des règles de la gamine, pfff ce que c'est pénible comme scène et ça n'apporte absolument rien à l'histoire.
De plus la narration est totalement plate et surtout très naïve, ce qui n'arrange rien, je dirais même que cela aggrave considérablement le déplaisir de lecture. Plus que le récit en lui-même c'est la narration qui achève cette œuvre. Ça manque de poésie et de rythme.
C'est dommage car j'ai beaucoup apprécié le dessin aux couleurs pastel et aux énormes cases, ainsi que les visages assez expressifs des personnages. Mais un beau dessin ne saurait sauver un scénario sans saveur.
Bon, bein là, c’est nul …
Pourtant, je n’aime pas dire du mal du produit d’auteurs sincères qui donnent le meilleur d’eux-mêmes. Mais ces Zélus me sont apparus pitoyables à plus d’un échelon.
Mais avant toutes choses, sachez que ces albums sont en fait des recueils de gags en une ou deux planches, qui mettent en scène un président et sa cour. Les ressorts humoristiques lorgnent (enfin ! « lorgnent » …, « louchent franchement » serait plus adéquat) sur la prétendue corruptibilité des hommes politiques.
C’eut pu être drôle si cela avait été pertinent, malheureusement :
- les gags sont très prévisibles, et manquent autant d’originalité que de mordant ;
- la narration est linéaire et la construction des planches est si laborieuse que, même si un gag avait fait montre d’originalité, la chute de celui-ci aurait été gâchée par le parcours du combattant que les auteurs nous imposent pour attendre celle-là ;
- le dessin à gros nez très sommaire qui nous est proposé ici manque de tout : dynamisme, expressivité, détails, humour en second plan …
Le comble est sans doute atteint avec les titres de ces courtes histoires. Des titres qui privilégient les jeux de mots les plus plats qu’il m’ait été donné de lire. C’est pitoyable, je n’ai pas d’autres mots …
J’espère que Nicoby et Ferru me donneront tort à l’avenir, et produiront une série de qualité, aussi séduisante que convaincante, mais, à mes yeux, ces Zélus s’avèrent être un échec de dimension.
(Entre parenthèses, Nicoby m’a déjà prouvé qu’il était capable d’une production d’une bien meilleure qualité via le très agréable « Les Ensembles contraires »).
Ma grand-mère ne jure que par « Bécassine » et Bicot : « Tu sais Guillaume, moi de mon temps, on n’avait pas toute cette variété... Je ne comprends rien à tous ces monstres et navettes spatiales d’aujourd’hui. Quand j’étais petite, je lisais « Bécassine » et Bicot. C’est tellement bien... »
Notez bien que je ne me moque pas. Pas même un peu. Je relate simplement ses dires. Vous pouvez d’ailleurs être sûrs que dans quelques années, je dirai à mes petits-enfants : « Moi de mon temps on n’avait pas des têtes de morts partout et du heavy trash compost métal trance... Non ! Moi je lisais de la qualité ! Astérix, Tintin, Spirou, ... ça c’était de la bande dessinée... »
Cela enseigne une chose : la bande dessinée a énormément évoluée en 80 ans. Les mœurs, styles et moyens se sont métamorphosés. Ce qui était génial hier ne paraît pas forcément l’être aujourd’hui.
Pour ma grand-mère, « Bécassine » c’est le top du top. Elle a bercé son enfance et lui a fait connaître le neuvième art. Elle est son Astérix en quelque sorte.
Je ne note pas cette série ainsi dans le but de critiquer ou pénaliser. « Bécassine » est un monstre de la bande dessinée. C’est l’une des premières séries grand public qui a marqué nos grands-parents. Au même titre que Tintin, Astérix ou Spirou, elle est un pilier de la bande dessinée moderne même si nombre d’entre nous n’ont même jamais lu un seul album. Il n’empêche que chacun de vous peut me décrire Bécassine et me chanter le refrain de Chantal Goya, si admirablement repris par l’ami Spooky.
Ma note, tout comme Ro est représentative de mon plaisir à la lecture en tant qu’homme des années 80 lisant « Bécassine » en 2009. Je me suis ennuyé mortellement et la petite bretonne m’a laissé de marbre. Cela a été difficile de finir les albums. J’ai juste éprouvé une drôle de sensation à l’ouverture de l’album d’époque que ma grand-mère tenait dans ses mains il y a plus de 60 ans... J’ai été ému par l’histoire, par le mythe mais à aucun moment par l’histoire contée.
Cette série a (évidemment) énormément vieilli et la sauce ne prend plus.
Faut-il acheter « Bécassine » ? Oui pour le mythe et la valeur de sa collection (je garderai toute ma vie jalousement dans ma bibliothèque les albums hérités de ma grand-mère) mais non si vous comptez lire les albums.
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Trois artistes à Paris
Je me suis mortellement ennuyé à cette lecture qui nous fait découvrir trois artistes un peu atypiques dans le Paris du début des années 80. Il est vrai que la collection "Aire Libre" nous avait habitués à beaucoup mieux. Un peintre, un écrivain et un pianiste se retrouvent à l'occasion de la remise d'un prix par une fondation et il y a une multitude de sous-intrigues dans lesquelles le lecteur va se perdre. Cela relève plus d'un marivaudage protéiforme que d'un véritable scénario passionnant. Nous avons un album plein de paradoxes. Je suis un tantinet déçu par sa tournure.
Bécassine
Je n'y arrive pas non plus... J'ai déjà beaucoup de mal avec les bd à papa. C'est clair que les bd à grand-papa, cela ne pouvait être mieux. Je n'essayerai plus, c'est promis ! Il faut dire que née trois ans avant les Pieds nickelés et 24 ans avant Tintin, Bécassine, coiffe, sabots et parapluie rouge sous le bras, est la doyenne des héros de bande dessinée. Elle vient de fêter ses 110 ans d'existence ! Je crois me reconnaître totalement dans l'avis de Guillaume M. Ce n'est pas ma génération de lecture. La bd a beaucoup évolué notamment au cours de ces 15 dernières années où elle est devenue plus adulte. Elle a beaucoup gagné en maturité. Quand je lis "Bécassine", tout me rebute. C'est poussiéreux à souhait. C'est totalement dépassé. Plaisir de lecture : zéro ! J'aime pourtant la Bretagne mais là n'est pas la question. Alors pourquoi, me suis-je acharné à lire quelque chose d'aussi ancien ? J'ai sans doute voulu dépasser l'idée d'un conflit de génération. Tout le monde reconnaît par exemple une vieille Bd pionnière comme Little Nemo. J'ai moi-même apprécié durant toute mon enfance les gags contenus dans Pim Pam Poum. J'ai voulu retrouver une saveur d'enfance. Je n'y parviens pas. C'est comme cela : je dois l'accepter et tourner la page. J'aurais voulu mettre un 4 étoiles et indiquer que ce sont de telles bd qui ont contribué à la popularisation de la bande dessinée. Tout le monde aurait été content de voir que ce sont dans les vieux pots qu'on fait la meilleure confiture. Je n'y crois plus. Cependant, on trouve toujours des petits jeunes voulant faire plaisir à leurs ainés et qui apprécieront cette héroïne totalement démodée. Oui, cela existe aussi !
Bicot
L’ami L’Ymagier vous le dira sûrement mieux que moi. L’historien (officiel) de Bdtheque vous le dira lui-même, « Bicot » est un peu comme Bécassine : c’est une grande série des années 20. Comme mentionnée dans mon avis sur Bécassine, ma grand-mère est une fan inconditionnelle du petit garnement Bicot. Elle ne jure que par ces deux héros de la bande dessinée. J’ai été élevé à grand coup (au sens figuré) d’Astérix, Spirou et Tintin. Ma grand-mère l’a été avec Bicot et Bécassine. Différente génération, différentes bande dessinées ! Je précise que la note donnée n’est absolument pas représentative de la valeur objective de « Bicot » pour le neuvième art. Elle reflète simplement mon plaisir à la lecture, moi homme des années 80 lisant les albums en 2009. Le dessin a forcément énormément vieilli mais je ne le critique pas. Les moyens et les styles ont évolué. Idem pour les couleurs délavées. Les petites histoires de Bicot m’ont laissé indifférent. Je n’ai jamais ri ou souri. Les blagues du jeune garnement et ses petites aventures s’enchaînent sans prétention et sans rythme. C’est profondément ennuyé que j’ai refermé les vieux albums de « Bicot ». Déjà peu attiré par les aventures de Quick et Flupke, peut-être que l’humour vieillot de petits garnements n’est pas fait pour moi... Je ne recommande pas l’achat des albums mais si vous en trouvez dans le grenier de vos grands parents, gardez-les jalousement... Votre cœur de collectionneur palpitera !
Napoléon et Bonaparte
Quelle déception... On est loin de la BD Les dépoteurs de chrysanthèmes du même auteur. Ici, le dessin est grossier, le trait gras et les couleurs fades. Les strips ne m'ont pas fait rire. Pourtant avec des fous il y a de la marge pour faire de l'humour !!!! Un échec sur toute la ligne qu'il vaut mieux éviter.
No limits
A qui se destine cette BD ? Visiblement aux ados qui sont pris pour des truffes !!!! Le récit offre le summum de la morale à deux balles.... On franchit allègrement la limite de la caricature. Le dessin est moyen, pas à mon goût. La lecture m'a paru insipide. Je me demande si le fait de situer le contexte dans un milieu " fun " pour les ados ne rend pas le discours encore plus ringard. Enfin bref, je n'ai pas du tout aimé et je ne conseille donc pas cette BD.
The X-files - La Vérité est ailleurs
Voici donc le dernier né des attrape-couillons pour se faire du fric sur le dos des fans collectionneurs invétérés : X Files, la BD... Avant toute chose je tiens à remercier mon libraire de ne pas voir d'inconvénient à ce que je lise l'intégralité d'une BD dans son magasin et que je ressorte sans rien acheter... Pour commencer le dessin est très moche, on dirait de la retouche photo mais avec quand même une forte capacité à faire des personnages parfois pas du tout ressemblants (et tout étirés de haut en bas), les couleurs hésitent entre le criard qui rend aveugle et le dégradé monochrome digne d'un nuancier du rayon peinture de chez Casto. Le tout avec des ombres hyper marquées, un peu comme dans une précédente production du même éditeur : La Tour sombre. Côté scénario : ce premier tome comporte deux histoires, découpées chacune en plusieurs chapitres comme si on regardait à la télé plusieurs épisodes de la série, avec même un semblant de générique au début et un risible "la suite page suivante" (ou un truc du genre) à la fin... Entre rebondissements mous et déductions foireuses et expéditives, nos deux agents fédéraux bouclent ces deux affaires encore plus vite que dans les épisodes TV (que j'adore soit dit en passant). En plus, pour ces deux premières enquêtes, tout se solde par une explication "rationnelle" (sans être toutefois crédible, un comble), dans la plus pure tradition de la "théorie du complot" correspondant à l'époque que j'aime le moins dans la série. Mulder, Scully, Skinner et les bandits solitaires ne sauveront pas cette production mercantile de l'oubli je pense. A éviter à tout prix, et surtout à celui-là : 13,25€.
Dragon Fall
Une parodie de Dragon Ball. Les premiers tomes sont sympas mais l'histoire s'éloigne ensuite rapidement des Dragon Ball et devient particulièrement pesante à lire. Plus rare, le dessin devient bâclé passé les premiers tomes. A éviter ; surtout pour les fans de Dragon Ball.
Breathe
Le tout début de l'histoire est assez prenant : une famille entière est assassinée, juste la fille aînée en réchappe ; ça aurait pu réserver de bonnes surprises, mais au fur et à mesure que l'on avance ça devient carrément cucul. L'ombre d'un dragon que l'on aperçoit à un moment sur le sol en reste là, point de dragon finalement ni de fantastique ; c'est juste une tuerie, les personnages tombent comme des mouches, une vraie hécatombe. Le passage des règles de la gamine, pfff ce que c'est pénible comme scène et ça n'apporte absolument rien à l'histoire. De plus la narration est totalement plate et surtout très naïve, ce qui n'arrange rien, je dirais même que cela aggrave considérablement le déplaisir de lecture. Plus que le récit en lui-même c'est la narration qui achève cette œuvre. Ça manque de poésie et de rythme. C'est dommage car j'ai beaucoup apprécié le dessin aux couleurs pastel et aux énormes cases, ainsi que les visages assez expressifs des personnages. Mais un beau dessin ne saurait sauver un scénario sans saveur.
Les Zélus
Bon, bein là, c’est nul … Pourtant, je n’aime pas dire du mal du produit d’auteurs sincères qui donnent le meilleur d’eux-mêmes. Mais ces Zélus me sont apparus pitoyables à plus d’un échelon. Mais avant toutes choses, sachez que ces albums sont en fait des recueils de gags en une ou deux planches, qui mettent en scène un président et sa cour. Les ressorts humoristiques lorgnent (enfin ! « lorgnent » …, « louchent franchement » serait plus adéquat) sur la prétendue corruptibilité des hommes politiques. C’eut pu être drôle si cela avait été pertinent, malheureusement : - les gags sont très prévisibles, et manquent autant d’originalité que de mordant ; - la narration est linéaire et la construction des planches est si laborieuse que, même si un gag avait fait montre d’originalité, la chute de celui-ci aurait été gâchée par le parcours du combattant que les auteurs nous imposent pour attendre celle-là ; - le dessin à gros nez très sommaire qui nous est proposé ici manque de tout : dynamisme, expressivité, détails, humour en second plan … Le comble est sans doute atteint avec les titres de ces courtes histoires. Des titres qui privilégient les jeux de mots les plus plats qu’il m’ait été donné de lire. C’est pitoyable, je n’ai pas d’autres mots … J’espère que Nicoby et Ferru me donneront tort à l’avenir, et produiront une série de qualité, aussi séduisante que convaincante, mais, à mes yeux, ces Zélus s’avèrent être un échec de dimension. (Entre parenthèses, Nicoby m’a déjà prouvé qu’il était capable d’une production d’une bien meilleure qualité via le très agréable « Les Ensembles contraires »).
Bécassine
Ma grand-mère ne jure que par « Bécassine » et Bicot : « Tu sais Guillaume, moi de mon temps, on n’avait pas toute cette variété... Je ne comprends rien à tous ces monstres et navettes spatiales d’aujourd’hui. Quand j’étais petite, je lisais « Bécassine » et Bicot. C’est tellement bien... » Notez bien que je ne me moque pas. Pas même un peu. Je relate simplement ses dires. Vous pouvez d’ailleurs être sûrs que dans quelques années, je dirai à mes petits-enfants : « Moi de mon temps on n’avait pas des têtes de morts partout et du heavy trash compost métal trance... Non ! Moi je lisais de la qualité ! Astérix, Tintin, Spirou, ... ça c’était de la bande dessinée... » Cela enseigne une chose : la bande dessinée a énormément évoluée en 80 ans. Les mœurs, styles et moyens se sont métamorphosés. Ce qui était génial hier ne paraît pas forcément l’être aujourd’hui. Pour ma grand-mère, « Bécassine » c’est le top du top. Elle a bercé son enfance et lui a fait connaître le neuvième art. Elle est son Astérix en quelque sorte. Je ne note pas cette série ainsi dans le but de critiquer ou pénaliser. « Bécassine » est un monstre de la bande dessinée. C’est l’une des premières séries grand public qui a marqué nos grands-parents. Au même titre que Tintin, Astérix ou Spirou, elle est un pilier de la bande dessinée moderne même si nombre d’entre nous n’ont même jamais lu un seul album. Il n’empêche que chacun de vous peut me décrire Bécassine et me chanter le refrain de Chantal Goya, si admirablement repris par l’ami Spooky. Ma note, tout comme Ro est représentative de mon plaisir à la lecture en tant qu’homme des années 80 lisant « Bécassine » en 2009. Je me suis ennuyé mortellement et la petite bretonne m’a laissé de marbre. Cela a été difficile de finir les albums. J’ai juste éprouvé une drôle de sensation à l’ouverture de l’album d’époque que ma grand-mère tenait dans ses mains il y a plus de 60 ans... J’ai été ému par l’histoire, par le mythe mais à aucun moment par l’histoire contée. Cette série a (évidemment) énormément vieilli et la sauce ne prend plus. Faut-il acheter « Bécassine » ? Oui pour le mythe et la valeur de sa collection (je garderai toute ma vie jalousement dans ma bibliothèque les albums hérités de ma grand-mère) mais non si vous comptez lire les albums.