Houlà là, quel boxon ce scénar.... avec toute la meilleure bonne volonté du monde, faut pas pousser... Arrivé au deux tiers du premier tome de l'intégrale, me voila obligé de revenir en arrière pour bien m'assurer que mon cerveau n'était pas atteint de sénilité précoce, tant l'ensemble était confus ; personnages pas très identifiables aux motivations aussi obscures que le thème abordé, voilà à quoi j'étais confronté.
Côté dessin, malgré de bonnes ambiances, le résultat n'était pas plus brillant (et là, je ne cherche pas à faire de jeux de mots en relation ou plutôt en opposition avec le côté glauque de l'histoire). Ce que je reproche en fait au graphisme, c'est son manque de clarté. La mise en scène est très, très mauvaise. On trouve des plans rapprochés, là où il aurait fallu exactement le contraire afin de bien situer le propos et de mettre l'accent sur la trame. On assiste à des coups d'esbroufe graphique qui au lieu de servir l'intrigue, la desservent complètement.
Bref, cette série dont le thème promettait de belles choses, s'est lamentablement réduite à un catalogue d'images parfois très belles, mais sans âme. Un comble quand on aborde le thème de la mort et de ce qu'elle cache.
Faut-il faire table rase du passé ? Certainement. Bon, c'est pratique quand on est amnésique.
On va avoir droit à encore une de ces histoires à dormir debout avec en prime un traitement graphique qui laisse à désirer. :(
Si vous aimez les lectures exaspérantes, celle-ci est faite pour vous. Je ne dis pas que j'aime la simplicité. Tout est dans la manière de présenter les évènements afin qu'ils forment un ensemble cohérent et peut-être logique. Est-ce trop demandé ? Sans doute. Moi, je passe mon chemin.
Je mets une étoile pour l'encre et le papier (de toute façon, je n'ai pas le choix).
Bouillon de néant est un magma difforme d'images sans queue ni tête. On ne sait pas où l'on va et rien n'a de sens. On pourra se glosser d'une idée originale d'une Italie bombardée par l'ONU. On se demande ce qu'a fait Berlusconi pour mériter cela. ;) C'est franchement d'un ridicule ou d'une méconnaissance totale de géo-politique.
Je veux bien qu'on démontre une Italie rongée par ses démons mais bon, il ne faut quand même pas exagérer. Un récit âpre et visionnaire ? Non, plutôt une culture de bouillon face au néant ... en noir et blanc s'il vous plait !
Je sais bien que l'auteur est un grand nom de la bande dessinée et qu'il a beaucoup apporté etc... Cela n'empêche que je n'ai pas trop apprécié ce Mister O.
Il y a invariablement 60 hyper petites cases par planche sur 32 pages. Cela fait réellement mal à la tête d'autant que l'aventure consiste juste pour un petit bonhomme en O à sauter d'un bout à l'autre d'une falaise. Bien sûr, il y a de la créativité pour imaginer autant de situations à partir d'un constat unique. Cependant, pour moi, c'est répétitif à souhait et l'ennui nous guette très vite.
Que dire du dessin hyper minimaliste ou encore de l'absence totale de dialogues ? Je crois que je n'ai plus rien à ajouter si ce n'est que je n'ai pas trouvé cela particulièrement passionnant.
Ouch !
La bataille contre les spermatozoïdes géants (page 136, soit un peu moins de la moitié de l’album) a finalement eu raison de mon entêtement à continuer une lecture qui ne m’apportait aucun plaisir. L’histoire est un grand n’importe quoi, un gros délire certes original, mais souvent très compliqué et difficile à suivre. L’ensemble est vulgaire et trash à souhait, et surtout je ne me suis jamais intéressé aux intrigues (idiotes) ou attaché aux personnages.
Il y a certes quelques touches d’humour sarcastiques assez bien vues (dont notamment l’introduction du bouquin), mais c’est trop peu pour sauver cet album du naufrage… Quel ennui ! Dans le genre comics trash, préférez plutôt Transmetropolitan ou Wanted (Delcourt).
Bon ben voilà j'ai trouvé cet album décevant à bien des points. Pas un instant, mais alors pas une seconde je n'ai retrouvé un semblant de ce que j'avais tant aimé tant L'auberge du Bout du Monde des mêmes auteurs.... et pourtant j'aime bien les histoires de pirates, sujet dont il est question ici.
La faute à un récit pas passionnant pour un sou. Une galerie de personnages mêlant de méchants pirates à des enfants, cela aurait du permettre une histoire originale ou au minimum intéressante. Hélas non, les péripéties se suivent et se ressemblent... Notre fine équipe fuit les troupes anglaises à leur poursuite, qui les retrouvent 10 pages plus tard. On a donc droit à des scènes de batailles confuses avec pêle-mêle des français, des anglais, des indiens, des enfants. Puis re-fuite, puis re-rattrapage par les soldats, puis re-batailles confuses, puis re-fuite... Etc.
On tourne en boucle, c'est totalement sans surprise. Il m'a fallu m'y reprendre à plusieurs fois pour venir au bout de l'album.
La chasse au trésor en fil conducteur ne m'a pas branché non plus tellement j'ai eu du mal à y croire. J'ai espéré que l'histoire décolle, que la présence d'enfant apporte une touche originale. En vain.
Pas évident à lire, ce récit. D’une part, le dessin est par moment expérimental, et il m’est alors difficile, sinon impossible de le déchiffrer. Mais ces séquences sont rares et ce ne serait qu’un moindre mal si, d’autre part, la structure du récit n’était pas aussi inutilement alambiquée. Il m’aura en effet fallu franchir le deuxième tiers de l’album pour enfin délimiter chacune de ces multiples histoires.
Et lorsqu’enfin je parviens à différencier ces récits, je me rends compte que la plupart d’entre eux n’étaient mystérieux que grâce à cette structure artificiellement complexe.
Pour résumer : au début, je trouve le récit mystérieux mais incompréhensible. A la fin, je trouve le récit compréhensible mais banal. Du début à la fin, je ne suis donc pas convaincu.
Autre motif de mon insatisfaction : une narration très présente et trop pesante. Je ne sais pas s’il s’agit d’un problème de traduction mais ce texte est, par moment, vraiment pénible à lire. La plume de Loeb est tout sauf légère.
Quant au dessin, je vous en ai déjà touché un mot. Si, dans l’ensemble, le trait est agréable (sans être exceptionnel), Chris Bachalo s’essaie, à l’occasion, dans de l’expérimental mal maîtrisé, à la limite du lisible et inutilement laid.
Enfin, et même si ce n’est qu’un détail, la vision américaine de la sorcière, avec un foulard tout droit sorti de l’apprenti-sorcier de Walt Disney, ne correspond pas vraiment à la mienne. Aussi, lorsque les auteurs essaient de créer des passerelles entre la tradition européenne et la vision américaine de la sorcellerie, et bien, je trouve qu’ils se plantent et tombent dans le stéréotype le plus bêtifiant.
Décevant donc, très décevant. Sans avoir détesté, je peux toutefois déclarer que je n’ai pas aimé. A éviter.
Ce one shot risque de ne pas rencontrer son public. Si public il y a. J'en doute fort, car si sa lecture ne fut pas douloureuse, elle fut pour le moins confuse et désespérée.
Nous nous retrouvons dans un Paris fantasmé, une métropole des années 2080 partiellement enfouie sous les eaux. Enfin du moins, immergée, n'exagérons rien. Ce Paris où le samouraï semble faire des détours assez invraisemblables pour aller d'un endroit à un autre. Bon ok, c'est le cas aujourd'hui, en 2010, mais là quand même, les rues sont relativement désertes... Enfin passons pour nous concentrer sur ce tueur des temps (post) modernes, dont les déambulations semblent s'accompagner de paroles certes très jolies, mais complètement dénuées de sens. C'est bien simple, j'avais parfois l'impression de lire des haïkus rallongés... Alors je veux bien lire une BD où l'action est décrite par ellipses, pas sous-entendus, par toutes les figures de style et de rhétorique existantes. Mais là c'est d'une nébulosité abyssale, du genre qu'on ne rencontre que dans les bouquins de philosophie les plus abstraits...
Parfois quand on ne comprend rien, on se raccroche au dessin. Eh bien là non plus, je n'ai pas su m'accrocher. Non que ce soit franchement laid, mais je trouve le style trop... effacé, trop vaporeux pour que j'y sois réellement sensible... Oh bien sûr, il y a les images "hot" dont parlait mon camarade. Quelques-unes ne sont pas à mettre à portée de vue des plus jeunes, mais leur crudité est totalement effacée par le dessin brumeux d'Eberoni...
Bref, vous l'aurez compris, c'est un ouvrage sans le moindre intérêt pour moi.
Quelques fois, mon jugement sur une bd est sans appel possible. Cela arrive de préférence quand je n'aime pas une bd. ;)
Ici, j'ai bien senti qu'il y avait une espèce d'expérimentation graphique doublée par la lourdeur d'une narration emprunte de fausse poésie où l'on se meurt. On arrive dans un magma improbable à ne plus savoir où l'histoire commence, ce qui se passe réellement et comment cela se termine.
La confusion est partout dans cette atmosphère. La glauquitude n'est point mon apanage. Ô névrose quand tu nous tiens ! Tell me Dark reflète tout cela pour moi.
Je m'étais pourtant promis de ne plus jamais lire de bd d'humour catégoriel de cette collection Bamboo qui pourtant n'est pas trop mal dans les autres genres abordés (comme "angle comics" par exemple).
Les planches se ressemblent à l'image des gags répétitifs qui ne décollent jamais. Je pensais trouver quelque chose de frais et marrant. Ces histoires de bugs ne m'ont jamais fait sourire. C'est aussi simple que cela dans l'explication.
Bref, c'est de la bd bourrin et purement de supermarché. Je sais que c'est revendiqué par l'Editeur qui ne s'en cache pas. Mais franchement, je ne suis pas le public visé.
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L'Ile des morts
Houlà là, quel boxon ce scénar.... avec toute la meilleure bonne volonté du monde, faut pas pousser... Arrivé au deux tiers du premier tome de l'intégrale, me voila obligé de revenir en arrière pour bien m'assurer que mon cerveau n'était pas atteint de sénilité précoce, tant l'ensemble était confus ; personnages pas très identifiables aux motivations aussi obscures que le thème abordé, voilà à quoi j'étais confronté. Côté dessin, malgré de bonnes ambiances, le résultat n'était pas plus brillant (et là, je ne cherche pas à faire de jeux de mots en relation ou plutôt en opposition avec le côté glauque de l'histoire). Ce que je reproche en fait au graphisme, c'est son manque de clarté. La mise en scène est très, très mauvaise. On trouve des plans rapprochés, là où il aurait fallu exactement le contraire afin de bien situer le propos et de mettre l'accent sur la trame. On assiste à des coups d'esbroufe graphique qui au lieu de servir l'intrigue, la desservent complètement. Bref, cette série dont le thème promettait de belles choses, s'est lamentablement réduite à un catalogue d'images parfois très belles, mais sans âme. Un comble quand on aborde le thème de la mort et de ce qu'elle cache.
Table rase
Faut-il faire table rase du passé ? Certainement. Bon, c'est pratique quand on est amnésique. On va avoir droit à encore une de ces histoires à dormir debout avec en prime un traitement graphique qui laisse à désirer. :( Si vous aimez les lectures exaspérantes, celle-ci est faite pour vous. Je ne dis pas que j'aime la simplicité. Tout est dans la manière de présenter les évènements afin qu'ils forment un ensemble cohérent et peut-être logique. Est-ce trop demandé ? Sans doute. Moi, je passe mon chemin. Je mets une étoile pour l'encre et le papier (de toute façon, je n'ai pas le choix).
Bouillon de néant
Bouillon de néant est un magma difforme d'images sans queue ni tête. On ne sait pas où l'on va et rien n'a de sens. On pourra se glosser d'une idée originale d'une Italie bombardée par l'ONU. On se demande ce qu'a fait Berlusconi pour mériter cela. ;) C'est franchement d'un ridicule ou d'une méconnaissance totale de géo-politique. Je veux bien qu'on démontre une Italie rongée par ses démons mais bon, il ne faut quand même pas exagérer. Un récit âpre et visionnaire ? Non, plutôt une culture de bouillon face au néant ... en noir et blanc s'il vous plait !
Mister O
Je sais bien que l'auteur est un grand nom de la bande dessinée et qu'il a beaucoup apporté etc... Cela n'empêche que je n'ai pas trop apprécié ce Mister O. Il y a invariablement 60 hyper petites cases par planche sur 32 pages. Cela fait réellement mal à la tête d'autant que l'aventure consiste juste pour un petit bonhomme en O à sauter d'un bout à l'autre d'une falaise. Bien sûr, il y a de la créativité pour imaginer autant de situations à partir d'un constat unique. Cependant, pour moi, c'est répétitif à souhait et l'ennui nous guette très vite. Que dire du dessin hyper minimaliste ou encore de l'absence totale de dialogues ? Je crois que je n'ai plus rien à ajouter si ce n'est que je n'ai pas trouvé cela particulièrement passionnant.
The Filth
Ouch ! La bataille contre les spermatozoïdes géants (page 136, soit un peu moins de la moitié de l’album) a finalement eu raison de mon entêtement à continuer une lecture qui ne m’apportait aucun plaisir. L’histoire est un grand n’importe quoi, un gros délire certes original, mais souvent très compliqué et difficile à suivre. L’ensemble est vulgaire et trash à souhait, et surtout je ne me suis jamais intéressé aux intrigues (idiotes) ou attaché aux personnages. Il y a certes quelques touches d’humour sarcastiques assez bien vues (dont notamment l’introduction du bouquin), mais c’est trop peu pour sauver cet album du naufrage… Quel ennui ! Dans le genre comics trash, préférez plutôt Transmetropolitan ou Wanted (Delcourt).
Canoë Bay
Bon ben voilà j'ai trouvé cet album décevant à bien des points. Pas un instant, mais alors pas une seconde je n'ai retrouvé un semblant de ce que j'avais tant aimé tant L'auberge du Bout du Monde des mêmes auteurs.... et pourtant j'aime bien les histoires de pirates, sujet dont il est question ici. La faute à un récit pas passionnant pour un sou. Une galerie de personnages mêlant de méchants pirates à des enfants, cela aurait du permettre une histoire originale ou au minimum intéressante. Hélas non, les péripéties se suivent et se ressemblent... Notre fine équipe fuit les troupes anglaises à leur poursuite, qui les retrouvent 10 pages plus tard. On a donc droit à des scènes de batailles confuses avec pêle-mêle des français, des anglais, des indiens, des enfants. Puis re-fuite, puis re-rattrapage par les soldats, puis re-batailles confuses, puis re-fuite... Etc. On tourne en boucle, c'est totalement sans surprise. Il m'a fallu m'y reprendre à plusieurs fois pour venir au bout de l'album. La chasse au trésor en fil conducteur ne m'a pas branché non plus tellement j'ai eu du mal à y croire. J'ai espéré que l'histoire décolle, que la présence d'enfant apporte une touche originale. En vain.
L'Heure des Sorcières
Pas évident à lire, ce récit. D’une part, le dessin est par moment expérimental, et il m’est alors difficile, sinon impossible de le déchiffrer. Mais ces séquences sont rares et ce ne serait qu’un moindre mal si, d’autre part, la structure du récit n’était pas aussi inutilement alambiquée. Il m’aura en effet fallu franchir le deuxième tiers de l’album pour enfin délimiter chacune de ces multiples histoires. Et lorsqu’enfin je parviens à différencier ces récits, je me rends compte que la plupart d’entre eux n’étaient mystérieux que grâce à cette structure artificiellement complexe. Pour résumer : au début, je trouve le récit mystérieux mais incompréhensible. A la fin, je trouve le récit compréhensible mais banal. Du début à la fin, je ne suis donc pas convaincu. Autre motif de mon insatisfaction : une narration très présente et trop pesante. Je ne sais pas s’il s’agit d’un problème de traduction mais ce texte est, par moment, vraiment pénible à lire. La plume de Loeb est tout sauf légère. Quant au dessin, je vous en ai déjà touché un mot. Si, dans l’ensemble, le trait est agréable (sans être exceptionnel), Chris Bachalo s’essaie, à l’occasion, dans de l’expérimental mal maîtrisé, à la limite du lisible et inutilement laid. Enfin, et même si ce n’est qu’un détail, la vision américaine de la sorcière, avec un foulard tout droit sorti de l’apprenti-sorcier de Walt Disney, ne correspond pas vraiment à la mienne. Aussi, lorsque les auteurs essaient de créer des passerelles entre la tradition européenne et la vision américaine de la sorcellerie, et bien, je trouve qu’ils se plantent et tombent dans le stéréotype le plus bêtifiant. Décevant donc, très décevant. Sans avoir détesté, je peux toutefois déclarer que je n’ai pas aimé. A éviter.
Samouraï
Ce one shot risque de ne pas rencontrer son public. Si public il y a. J'en doute fort, car si sa lecture ne fut pas douloureuse, elle fut pour le moins confuse et désespérée. Nous nous retrouvons dans un Paris fantasmé, une métropole des années 2080 partiellement enfouie sous les eaux. Enfin du moins, immergée, n'exagérons rien. Ce Paris où le samouraï semble faire des détours assez invraisemblables pour aller d'un endroit à un autre. Bon ok, c'est le cas aujourd'hui, en 2010, mais là quand même, les rues sont relativement désertes... Enfin passons pour nous concentrer sur ce tueur des temps (post) modernes, dont les déambulations semblent s'accompagner de paroles certes très jolies, mais complètement dénuées de sens. C'est bien simple, j'avais parfois l'impression de lire des haïkus rallongés... Alors je veux bien lire une BD où l'action est décrite par ellipses, pas sous-entendus, par toutes les figures de style et de rhétorique existantes. Mais là c'est d'une nébulosité abyssale, du genre qu'on ne rencontre que dans les bouquins de philosophie les plus abstraits... Parfois quand on ne comprend rien, on se raccroche au dessin. Eh bien là non plus, je n'ai pas su m'accrocher. Non que ce soit franchement laid, mais je trouve le style trop... effacé, trop vaporeux pour que j'y sois réellement sensible... Oh bien sûr, il y a les images "hot" dont parlait mon camarade. Quelques-unes ne sont pas à mettre à portée de vue des plus jeunes, mais leur crudité est totalement effacée par le dessin brumeux d'Eberoni... Bref, vous l'aurez compris, c'est un ouvrage sans le moindre intérêt pour moi.
Tell me, Dark
Quelques fois, mon jugement sur une bd est sans appel possible. Cela arrive de préférence quand je n'aime pas une bd. ;) Ici, j'ai bien senti qu'il y avait une espèce d'expérimentation graphique doublée par la lourdeur d'une narration emprunte de fausse poésie où l'on se meurt. On arrive dans un magma improbable à ne plus savoir où l'histoire commence, ce qui se passe réellement et comment cela se termine. La confusion est partout dans cette atmosphère. La glauquitude n'est point mon apanage. Ô névrose quand tu nous tiens ! Tell me Dark reflète tout cela pour moi.
Les Informaticiens
Je m'étais pourtant promis de ne plus jamais lire de bd d'humour catégoriel de cette collection Bamboo qui pourtant n'est pas trop mal dans les autres genres abordés (comme "angle comics" par exemple). Les planches se ressemblent à l'image des gags répétitifs qui ne décollent jamais. Je pensais trouver quelque chose de frais et marrant. Ces histoires de bugs ne m'ont jamais fait sourire. C'est aussi simple que cela dans l'explication. Bref, c'est de la bd bourrin et purement de supermarché. Je sais que c'est revendiqué par l'Editeur qui ne s'en cache pas. Mais franchement, je ne suis pas le public visé.