Là, je me suis vraiment ennuyé. J'aime bien les satires du monde de la télé, mais ici on ne retrouve que les mêmes critiques sans grandes nouveautés et en plus il y a plein de références à des vedettes françaises du début des années 90 que je ne connais pas toujours et dont je n'en ai rien à cirer.
Le dessin de Bercovici est bon comme d'habitude, mais ses caricatures sont parfois mauvaises. Dans un genre similaire, j'ai préféré Ado Stars.
Exit, ou comment ruiner un potentiel énorme en voulant en faire trop (au scénario) et pas assez (au dessin)...
Franchement, en entamant le premier tome, et malgré un dessin pas très réussi, j'étais plutôt enthousiaste même si on m'avait prévenue que ça allait se gâter par la suite. L'idée est très bonne, avec une petite ambiance "Traque sur internet" qui n'était pas pour me déplaire. Et puis d'un coup, ça tombe dans le n'importe quoi, une surenchère de rebondissements tous moins crédibles les uns que les autres et des coïncidences hallucinantes.
OK, on est dans de la fiction, mais il en faut quand même un minimum pour tenter d'y croire et se laisser prendre au jeu... Moi personnellement, dès l'arrivée dans le château médiéval, j'ai commencé à avoir de gros doutes... et la suite de ma lecture n'a pas réussi à rattraper le coup. J'avoue avoir simplement feuilleté la fin du troisième tome.
Comme évoqué plus haut, le dessin n'est franchement pas réussi et ne semble pas s'améliorer au fil des tomes : trait approximatif, couleurs peu esthétiques.
Rien de bien folichon ici en quelque sorte...
Cet ouvrage, édité avec l'aide de l'autorité organisatrice des transports en commun de l'Agglomération toulousaine, a pour but de commémorer l'ouverture de la deuxième ligne de métro dans la ville Rose.
Autant dire qu'avec un sujet aussi passionnant, c'était quasiment mission impossible pour les auteurs que de faire quelque chose d'un tant soit peu intéressant : c'est malheureusement raté.
A ma grande surprise, on peut même acquérir cet album sur le net. Moi qui l'ai eu au rabais lors d'un déstockage, j'ai cru après l'avoir lu que c'était le genre d'ouvrage qui se refilait gratos... que nenni...
Ma plus grande interrogation est donc de savoir qui a eu cette brillante idée... Moi qui suis natif du 59, même si une BD sur le métro de Lille était sortie, jamais l'idée de l'acheter ne me serait venue...
La nature humaine est parfois bien mystérieuse... quand je pense que ça a été édité chez "un grand"... A mon avis, il s'agit du résultat d'une lubie d'une ribambelle d'élus...
La première histoire "L'espace conversation" (Rochette/Pouy) tente de glisser des allusions sur le métro Toulousain dans une histoire se déroulant dans l'espace. Tout le côté "drôle" est censé résider dans un comique de répétition dans cette histoire de sourds, puisque les cosmonautes et la base ne se comprennent pas. En fait, les répliques ne sont pas drôles, et la répétition est lourdingue.
Du début à la fin, le décor, les personnages et leurs expressions, sont inchangés, ce qui n'arrange rien à l'ennui profond qui se dégage.
Deuxième histoire "Poupinou et Ratafiole prennent le métro à Toulouse" (Blutch et Felder).
Je ne suis déjà pas à la base un adepte des histoires de ces deux personnages dont je ne saisis vraiment pas le côté humoristique. Autant dire qu'avec un sujet imposé aussi luxuriant, on touche le fond...
Seules 4 cases ont peut-être provoqué un début d'activité dans la zone émotionnelle de mon cerveau, mais la zone de l'hilarité était à des années-lumières...
Troisième histoire : "Que se passe-t-il dans le métro de Toulouse" (Veyron)
En réalité, ce n'est pas un récit, mais un enchainement de vignettes dans lesquelles différents personnages, dans différentes situations, se disent grosso modo et texto "que se passe-t-il dans le métro à Toulouse", et cela, 39 fois... Oui oui : TRENTE NEUF FOIS !!!
Tout est dit.
Quatrième histoire : "Le sourd" (Baru et Pouy)
Une histoire de guerre de gangs de tagueurs se déroulant à Toulouse, dont l'un des chefs prône l'utilisation de ce mode de transport écologique qu'est le métro...
Autre référence à la ville du cassoulet : le héros est sourd à cause de l'explosion de l'usine AZF... (vous ne dormez pas encore ?)
Le scénario est inintéressant, les répliques et les enchainements incompréhensibles, quant au graphisme, il ne m'a pas séduit.
Je pense vous avoir convaincus que cet album méritait une seule étoile, puisqu'il n'existe pas de note plus basse.
(32)
J’ai envie de parler de panne d’inspiration…
Pourtant j’aime Chabouté mais, avec ce récit, l’auteur me donne le sentiment de s’être fourvoyé dans les grandeurs, de s’en être rendu compte en cours de route, d’avoir essayé de récupérer le bazar… et de s’être encore plus planté de ce fait.
Deux histoires s’entremêlent ici. L’une nous raconte la cavale de trois personnages, un récit convenu, sans surprise, sans personnage accrocheur, sans rythme. L’autre se centre sur un écrivain et son angoisse face à sa création, à nouveau un récit convenu, sans surprise et sans émotion. Associer les deux aura permis un court instant la naissance d’une intrigue (mais qu’est-ce qui peut bien relier ces différents personnages ?) mais le soufflé, si on peut parler de soufflé, retombe bien vite.
Au niveau du dessin, Chabouté ne nous livre pas non plus ses plus belles planches. Son style en noir et blanc me plait toujours mais il me semble ici moins soigné et, surtout, les planches sont moins travaillées dans leur composition d’ensemble.
Un gros échec, selon moi. Cet album n’aurait pas dû voir le jour car le seul résultat obtenu est que je me méfierai à l’avenir des productions de l’auteur. J’attendrai donc de pouvoir les lire via la bibliothèque avant d’envisager de les acheter.
Pour cet album, je ne peux que déconseiller l’achat !
Je ne sais pas si je suis réellement qualifié pour juger correctement cet album, car...
Je ne l'ai pas fini. La raison ? Elle est toute simple, sa lisibilité est proche du néant. Pas forcément du fait de son sujet, l'évocation de la Shoah au travers d'un conte mettant en scène des légumes (d'autres ont utilisé des souris, des chats, alors pourquoi pas des légumes...) ; pas forcément du fait du dessin, Gorski utilisant un style pictural très particulier mais non dénué de charme, qui rappelle quelque part les estampes japonaises. Mais plutôt au niveau de la narration, extrêmement hachée, chaotique, qui nous place d'emblée, mais sans prévenir, dans la sphère du conte, de l'allégorie ; pourquoi pas, mais c'est d'une telle densité que c'en est imbitable. Sans parler de tous les termes polonais non traduits, avec l'alphabet qui va bien, mais dont la fréquence omniprésente gêne énormément la lecture.
Au bout d'une vingtaine de pages, je me suis rendu compte que je ne comprenais strictement rien à ce que je lisais ; j'ai alors recommencé, pour buter un peu plus loin sur le même souci. J'ai essayé alors de lire des passages un peu plus loin, m'attardant sur quelques aquarelles qui valent quand même le coup d'oeil, mais sans réussir à me remettre à ma lecture.
Je souhaite donc bonne chance à ceux qui essaieront de lire cet album
Je partage l'avis de Guillaumeru et celui d'Arzak.
Par principe, je ne veux pas mettre une critique négative à une série en cours. Je me dis toujours que les derniers tomes donneront peut-être une cohérence au récit. Mais là, je dois faire une exception. Je ne comprends pas l'engouement de la plupart des lecteurs.
Le dessin est plutôt joli mais sans chaleur je trouve, sans âme. Les créatures me rappellent vaguement celles d'un jeu vidéo d'une dizaine d'années (Nightmare Creatures qui déjà ne faisait pas dans la dentelle...) et les scènes où les têtes, les bras et les tripes volent, m'ont vite fatigué.
Mais ce qui m'a rebuté le plus, c'est le scénario: il n'est pas complexe, il est juste incompréhensible et fouillis à défaut d'être fouillé.
Certes le contexte, le renouveau de la médecine, le personnage d'Ambroise Paré, la Dame à la Licorne pouvaient nous faire saliver mais encore fallait-il mettre son ouvrage sur le métier et tisser une œuvre cohérente. Seul le postulat est intéressant et pour ça, on n'a pas besoin de la bd puisqu'il n'est pas exploité ou de façon très confuse.
De John Steinbeck, j'avais retenu Les raisins de la colère qui se situe dans l'Amérique des années 30 qui suivent la fameuse grande dépression. Mon a-priori était plutôt positif lorsque j'ai commencé ma lecture.
Je me suis malheureusement très vite ennuyé car je n'ai pas accroché aux dialogues de ces deux hommes un peu étranges dont l'un tue manifestement des souris pour le plaisir. Il faut dire que c'est un attardé mental. Tout m'a paru totalement si anodin. Je n'ai pas eu envie de m'intéresser davantage d'autant que les dessins sont d'une grande imprécision avec un espèce de flouté sur les visages.
Une adaptation qui ne me semble pas réussie à moins que l'oeuvre originale soit tout aussi ennuyeuse. La collection Mirages m'avait habitué à mieux.
A titre personnel, j'ai trouvé le graphisme approximatif, laid et maladroit. Et la colorisation, terne et sans nuances, n'est pas de nature à relever le niveau.
Quant à l'histoire, et bien, je ne suis pas étonné que le scénariste porte le même nom que l'éditeur. Franchement, c'est plus que médiocre. Les personnages sont stéréotypés. Les rebondissements ne feraient pas sursauter une biche appeurée.
Et lorsque l'on associe des poses maladroites à des dialogues dépourvus de naturel, on atteint un bon niveau de médiocrité.
Reste une correcte évocation historique de la Flandres du XVIème siècle. Loin d'être suffisant pour que je m'emballe.
A oublier.
Ouacha ! Une des pires BD jeunesse qu'il m’ait été donné de lire de puis un bon moment !
Le trait est très gras et disgracieux, la colorisation bien glauque. Je n'ai vraiment pas aimé. Je ne vois même pas ce qui pourrait être ici attirant pour un jeune public. Ok, sortir des sentiers battus, c'est bien, mais là, j'avoue rester plus que perplexe...
D'autant que l'histoire n'est pas en reste. Le récit est aussi intéressant et gai que le graphisme. Rien que le nom du jeune personnage central, Salbette, est quand même assez hallucinante. C'est sombre, glauque, on nous parle de préoccupation d'adulte (chômage, dépression, condition sociale...) et rien ne me semble vraiment en phase avec un public jeunesse.
Bref, une BD qu'il vaut mieux éviter de refiler à vos jeunes têtes blondes à moins de ne vouloir les dégouter de la BD ou leur filer le bourdon.
J’ai tout simplement détesté et je me suis ennuyée ferme. Voici une vision réductrice et puérile de la lutte des classes : les parfaits sont riches, beaux et dirigent tout ; les ratés sont pauvres, moches et soumis, et en même temps les deux ont un niveau de bêtise égal. Je me suis crue dans le concours du « qui est le plus attardé », quasiment tous les personnages semblent lobotomisés, ils sont stupides et sont des cas désespérés.
Par ailleurs, ce n’est absolument pas drôle, ça ne prête même pas à sourire tant c’est désolant. Le manque d’humour est ce qui pouvait arriver de pire à cette bd, car c’est le seul vecteur valable pour faire passer ce scénario pour le moins simpliste et insipide.
Aucun personnage n’est attachant, aucune situation n’est pertinente, rien ne m’a poussée à la réflexion, ou alors si, mais plutôt du côté du manque d’imagination de l’auteur.
En général j’aime les Bds moisies, mais pas lorsqu’elles tombent dans une naïveté sans fond comme c’est le cas ici. Je n’ai pas le sentiment d’être passée à côté, ni de ne pas avoir vu le second degré ou quoi qu'est-ce, je ne suis tout simplement pas rentrée dans le délire de l’auteur.
Reste un dessin assez beau, mais peut-être pas assez peaufiné, l’auteur aurait pu faire bien mieux car il en a la capacité, cela dit, c’est largement honorable.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Téléfaune
Là, je me suis vraiment ennuyé. J'aime bien les satires du monde de la télé, mais ici on ne retrouve que les mêmes critiques sans grandes nouveautés et en plus il y a plein de références à des vedettes françaises du début des années 90 que je ne connais pas toujours et dont je n'en ai rien à cirer. Le dessin de Bercovici est bon comme d'habitude, mais ses caricatures sont parfois mauvaises. Dans un genre similaire, j'ai préféré Ado Stars.
Exit
Exit, ou comment ruiner un potentiel énorme en voulant en faire trop (au scénario) et pas assez (au dessin)... Franchement, en entamant le premier tome, et malgré un dessin pas très réussi, j'étais plutôt enthousiaste même si on m'avait prévenue que ça allait se gâter par la suite. L'idée est très bonne, avec une petite ambiance "Traque sur internet" qui n'était pas pour me déplaire. Et puis d'un coup, ça tombe dans le n'importe quoi, une surenchère de rebondissements tous moins crédibles les uns que les autres et des coïncidences hallucinantes. OK, on est dans de la fiction, mais il en faut quand même un minimum pour tenter d'y croire et se laisser prendre au jeu... Moi personnellement, dès l'arrivée dans le château médiéval, j'ai commencé à avoir de gros doutes... et la suite de ma lecture n'a pas réussi à rattraper le coup. J'avoue avoir simplement feuilleté la fin du troisième tome. Comme évoqué plus haut, le dessin n'est franchement pas réussi et ne semble pas s'améliorer au fil des tomes : trait approximatif, couleurs peu esthétiques. Rien de bien folichon ici en quelque sorte...
Tooloose
Cet ouvrage, édité avec l'aide de l'autorité organisatrice des transports en commun de l'Agglomération toulousaine, a pour but de commémorer l'ouverture de la deuxième ligne de métro dans la ville Rose. Autant dire qu'avec un sujet aussi passionnant, c'était quasiment mission impossible pour les auteurs que de faire quelque chose d'un tant soit peu intéressant : c'est malheureusement raté. A ma grande surprise, on peut même acquérir cet album sur le net. Moi qui l'ai eu au rabais lors d'un déstockage, j'ai cru après l'avoir lu que c'était le genre d'ouvrage qui se refilait gratos... que nenni... Ma plus grande interrogation est donc de savoir qui a eu cette brillante idée... Moi qui suis natif du 59, même si une BD sur le métro de Lille était sortie, jamais l'idée de l'acheter ne me serait venue... La nature humaine est parfois bien mystérieuse... quand je pense que ça a été édité chez "un grand"... A mon avis, il s'agit du résultat d'une lubie d'une ribambelle d'élus... La première histoire "L'espace conversation" (Rochette/Pouy) tente de glisser des allusions sur le métro Toulousain dans une histoire se déroulant dans l'espace. Tout le côté "drôle" est censé résider dans un comique de répétition dans cette histoire de sourds, puisque les cosmonautes et la base ne se comprennent pas. En fait, les répliques ne sont pas drôles, et la répétition est lourdingue. Du début à la fin, le décor, les personnages et leurs expressions, sont inchangés, ce qui n'arrange rien à l'ennui profond qui se dégage. Deuxième histoire "Poupinou et Ratafiole prennent le métro à Toulouse" (Blutch et Felder). Je ne suis déjà pas à la base un adepte des histoires de ces deux personnages dont je ne saisis vraiment pas le côté humoristique. Autant dire qu'avec un sujet imposé aussi luxuriant, on touche le fond... Seules 4 cases ont peut-être provoqué un début d'activité dans la zone émotionnelle de mon cerveau, mais la zone de l'hilarité était à des années-lumières... Troisième histoire : "Que se passe-t-il dans le métro de Toulouse" (Veyron) En réalité, ce n'est pas un récit, mais un enchainement de vignettes dans lesquelles différents personnages, dans différentes situations, se disent grosso modo et texto "que se passe-t-il dans le métro à Toulouse", et cela, 39 fois... Oui oui : TRENTE NEUF FOIS !!! Tout est dit. Quatrième histoire : "Le sourd" (Baru et Pouy) Une histoire de guerre de gangs de tagueurs se déroulant à Toulouse, dont l'un des chefs prône l'utilisation de ce mode de transport écologique qu'est le métro... Autre référence à la ville du cassoulet : le héros est sourd à cause de l'explosion de l'usine AZF... (vous ne dormez pas encore ?) Le scénario est inintéressant, les répliques et les enchainements incompréhensibles, quant au graphisme, il ne m'a pas séduit. Je pense vous avoir convaincus que cet album méritait une seule étoile, puisqu'il n'existe pas de note plus basse. (32)
Les Princesses aussi vont au petit coin
J’ai envie de parler de panne d’inspiration… Pourtant j’aime Chabouté mais, avec ce récit, l’auteur me donne le sentiment de s’être fourvoyé dans les grandeurs, de s’en être rendu compte en cours de route, d’avoir essayé de récupérer le bazar… et de s’être encore plus planté de ce fait. Deux histoires s’entremêlent ici. L’une nous raconte la cavale de trois personnages, un récit convenu, sans surprise, sans personnage accrocheur, sans rythme. L’autre se centre sur un écrivain et son angoisse face à sa création, à nouveau un récit convenu, sans surprise et sans émotion. Associer les deux aura permis un court instant la naissance d’une intrigue (mais qu’est-ce qui peut bien relier ces différents personnages ?) mais le soufflé, si on peut parler de soufflé, retombe bien vite. Au niveau du dessin, Chabouté ne nous livre pas non plus ses plus belles planches. Son style en noir et blanc me plait toujours mais il me semble ici moins soigné et, surtout, les planches sont moins travaillées dans leur composition d’ensemble. Un gros échec, selon moi. Cet album n’aurait pas dû voir le jour car le seul résultat obtenu est que je me méfierai à l’avenir des productions de l’auteur. J’attendrai donc de pouvoir les lire via la bibliothèque avant d’envisager de les acheter. Pour cet album, je ne peux que déconseiller l’achat !
Dans la nuit du champ
Je ne sais pas si je suis réellement qualifié pour juger correctement cet album, car... Je ne l'ai pas fini. La raison ? Elle est toute simple, sa lisibilité est proche du néant. Pas forcément du fait de son sujet, l'évocation de la Shoah au travers d'un conte mettant en scène des légumes (d'autres ont utilisé des souris, des chats, alors pourquoi pas des légumes...) ; pas forcément du fait du dessin, Gorski utilisant un style pictural très particulier mais non dénué de charme, qui rappelle quelque part les estampes japonaises. Mais plutôt au niveau de la narration, extrêmement hachée, chaotique, qui nous place d'emblée, mais sans prévenir, dans la sphère du conte, de l'allégorie ; pourquoi pas, mais c'est d'une telle densité que c'en est imbitable. Sans parler de tous les termes polonais non traduits, avec l'alphabet qui va bien, mais dont la fréquence omniprésente gêne énormément la lecture. Au bout d'une vingtaine de pages, je me suis rendu compte que je ne comprenais strictement rien à ce que je lisais ; j'ai alors recommencé, pour buter un peu plus loin sur le même souci. J'ai essayé alors de lire des passages un peu plus loin, m'attardant sur quelques aquarelles qui valent quand même le coup d'oeil, mais sans réussir à me remettre à ma lecture. Je souhaite donc bonne chance à ceux qui essaieront de lire cet album
La Licorne
Je partage l'avis de Guillaumeru et celui d'Arzak. Par principe, je ne veux pas mettre une critique négative à une série en cours. Je me dis toujours que les derniers tomes donneront peut-être une cohérence au récit. Mais là, je dois faire une exception. Je ne comprends pas l'engouement de la plupart des lecteurs. Le dessin est plutôt joli mais sans chaleur je trouve, sans âme. Les créatures me rappellent vaguement celles d'un jeu vidéo d'une dizaine d'années (Nightmare Creatures qui déjà ne faisait pas dans la dentelle...) et les scènes où les têtes, les bras et les tripes volent, m'ont vite fatigué. Mais ce qui m'a rebuté le plus, c'est le scénario: il n'est pas complexe, il est juste incompréhensible et fouillis à défaut d'être fouillé. Certes le contexte, le renouveau de la médecine, le personnage d'Ambroise Paré, la Dame à la Licorne pouvaient nous faire saliver mais encore fallait-il mettre son ouvrage sur le métier et tisser une œuvre cohérente. Seul le postulat est intéressant et pour ça, on n'a pas besoin de la bd puisqu'il n'est pas exploité ou de façon très confuse.
Des souris et des hommes
De John Steinbeck, j'avais retenu Les raisins de la colère qui se situe dans l'Amérique des années 30 qui suivent la fameuse grande dépression. Mon a-priori était plutôt positif lorsque j'ai commencé ma lecture. Je me suis malheureusement très vite ennuyé car je n'ai pas accroché aux dialogues de ces deux hommes un peu étranges dont l'un tue manifestement des souris pour le plaisir. Il faut dire que c'est un attardé mental. Tout m'a paru totalement si anodin. Je n'ai pas eu envie de m'intéresser davantage d'autant que les dessins sont d'une grande imprécision avec un espèce de flouté sur les visages. Une adaptation qui ne me semble pas réussie à moins que l'oeuvre originale soit tout aussi ennuyeuse. La collection Mirages m'avait habitué à mieux.
Les Chiens de Dieu
A titre personnel, j'ai trouvé le graphisme approximatif, laid et maladroit. Et la colorisation, terne et sans nuances, n'est pas de nature à relever le niveau. Quant à l'histoire, et bien, je ne suis pas étonné que le scénariste porte le même nom que l'éditeur. Franchement, c'est plus que médiocre. Les personnages sont stéréotypés. Les rebondissements ne feraient pas sursauter une biche appeurée. Et lorsque l'on associe des poses maladroites à des dialogues dépourvus de naturel, on atteint un bon niveau de médiocrité. Reste une correcte évocation historique de la Flandres du XVIème siècle. Loin d'être suffisant pour que je m'emballe. A oublier.
Bonnes vacances Salbette !
Ouacha ! Une des pires BD jeunesse qu'il m’ait été donné de lire de puis un bon moment ! Le trait est très gras et disgracieux, la colorisation bien glauque. Je n'ai vraiment pas aimé. Je ne vois même pas ce qui pourrait être ici attirant pour un jeune public. Ok, sortir des sentiers battus, c'est bien, mais là, j'avoue rester plus que perplexe... D'autant que l'histoire n'est pas en reste. Le récit est aussi intéressant et gai que le graphisme. Rien que le nom du jeune personnage central, Salbette, est quand même assez hallucinante. C'est sombre, glauque, on nous parle de préoccupation d'adulte (chômage, dépression, condition sociale...) et rien ne me semble vraiment en phase avec un public jeunesse. Bref, une BD qu'il vaut mieux éviter de refiler à vos jeunes têtes blondes à moins de ne vouloir les dégouter de la BD ou leur filer le bourdon.
La Révolte des ratés
J’ai tout simplement détesté et je me suis ennuyée ferme. Voici une vision réductrice et puérile de la lutte des classes : les parfaits sont riches, beaux et dirigent tout ; les ratés sont pauvres, moches et soumis, et en même temps les deux ont un niveau de bêtise égal. Je me suis crue dans le concours du « qui est le plus attardé », quasiment tous les personnages semblent lobotomisés, ils sont stupides et sont des cas désespérés. Par ailleurs, ce n’est absolument pas drôle, ça ne prête même pas à sourire tant c’est désolant. Le manque d’humour est ce qui pouvait arriver de pire à cette bd, car c’est le seul vecteur valable pour faire passer ce scénario pour le moins simpliste et insipide. Aucun personnage n’est attachant, aucune situation n’est pertinente, rien ne m’a poussée à la réflexion, ou alors si, mais plutôt du côté du manque d’imagination de l’auteur. En général j’aime les Bds moisies, mais pas lorsqu’elles tombent dans une naïveté sans fond comme c’est le cas ici. Je n’ai pas le sentiment d’être passée à côté, ni de ne pas avoir vu le second degré ou quoi qu'est-ce, je ne suis tout simplement pas rentrée dans le délire de l’auteur. Reste un dessin assez beau, mais peut-être pas assez peaufiné, l’auteur aurait pu faire bien mieux car il en a la capacité, cela dit, c’est largement honorable.