Les derniers avis (5341 avis)

Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Au royaume des aveugles
Au royaume des aveugles

J'ai rarement vu une bd aussi mal dessinée avec des personnages dont les visages sont par moment totalement ramassés ou allongés. J'ai crû que c'était fait exprès mais ce n'est malheureusement pas le cas. Visiblement, il faut laisser la chance à des apprentis dessinateurs. Cependant, il devrait y avoir un passage obligé avant d'entreprendre une série chez un célèbre éditeur. Je pense à tous ceux qui ont du talent mais qui n'ont pas cette chance. Visiblement, c'est parfois le monde à l'envers ou quelquefois, il faudrait être aveugle... Au niveau de l'histoire, ce n'est pas très originale car l'idée principale est pompée sur V pour Vendetta. Cela se passe également à Londres donc ce n'est guère une coïncidence. C'est un peu bavard au début et enfin l'action décolle pour retomber aussitôt. Au final, une oeuvre plutôt décevante. Comme dit, au royaume des aveugles, le manchot est roi !

14/07/2013 (modifier)
Par Jérem
Note: 1/5
Couverture de la série Calcutta
Calcutta

Comme les posteurs précédents, je ne suis jamais rentré dans cette histoire. Et pourtant, je me suis forcé à aller au bout de ma lecture … qui a été un calvaire du début à la fin. J’ai rarement vu une narration aussi confuse : l’auteur passe d’une époque à l’autre sans transition, nous abreuve de tout un tas de personnalités de Calcutta aussi inintéressantes qu’anecdotiques qui s’insinuent sans logique dans la trame principale (elle-même déjà très brouillonne). C’est clairement illisible. L’album est beaucoup trop bavard et les textes sont très ennuyeux. Pire au lieu de nous faire découvrir l’histoire et la culture de la ville, Barnejee s’évertue à nous proposer une foule de faits divers décalés et accessoires. Incompréhensible et assommant, Calcutta est un roman graphique à éviter absolument !

12/07/2013 (modifier)
Par zébu
Note: 1/5
Couverture de la série Sylvain et Sylvette
Sylvain et Sylvette

Après la lecture de deux albums. Autant le dire de suite, même étant enfant je n'ai jamais adhéré à cette série. La faute à un scénario et des dialogues que je trouve beaucoup trop indigestes mais surtout niais au possible avec cette bonne vieille morale bien pensante et politiquement très correcte que je réprouve au plus haut point. Niveau dessin, c'est pas bien folichon non plus puisqu'ils ont très mal vieilli et sont d'un style qui me déplait au plus haut point. Enfin cette série qui semble destinée à un public très jeune risque, à mon avis, de ne pas attirer un grand nombre de nos bambins actuels. Bref vous l'avez compris, une série qui, pour moi, n'a jamais et ne représentera jamais le moindre intérêt.

01/07/2013 (modifier)
Par zébu
Note: 1/5
Couverture de la série La Vie sexuelle de Tintin
La Vie sexuelle de Tintin

Après la lecture d'un seul tome. Une BD clairement faite pour choquer car elle renferme un scénario inepte et risible qui se contente seulement d'accumuler les scènes pornographiques parfois à la limite du soutenable ; je me souviens notamment de Rastapopoulos se tapant une gamine ou de ce cher Tintin abusant de son fidèle Milou. De plus, puisque le scénario joue à fond la carte de la pornographie on est en droit de s'attendre à quelque chose d'un minimum émoustillant. Hélas on ne peut pas dire que l'ensemble soit très excitant, tout simplement parce qu'on a vraiment du mal à imaginer Tintin, le capitaine Haddock, Tournesol, la Castafiore ainsi que tous leurs amis dans diverses scènes érotiques, pourtant c'est ce que l'on nous sert tout le long de l'album et pour ne rien arranger les dessins sonnent comme une pale imitation de ceux d'Hergé avec des couleurs plutôt moches ; comment voulez vous que tout cela déclenche la moindre exitation. Bref, une BD qui passe clairement à coté pour la bonne et simple raison que Tintin et pornographie ne feront jamais bon ménage.

01/07/2013 (modifier)
Couverture de la série Les Eaux de Mortelune
Les Eaux de Mortelune

Ce genre de Bd, ça vous remue quelque part, et moi qui d'habitude aime les bandes post-atomiques, ici, je n'ai absolument pas été attiré par cette vision d'un Paris dévasté où vivent des êtres excentriques, dépravés, pervers et ignobles dirigés par une sorte de monarque jouisseur et lubrique qui règne sur une cour des miracles bigarrée, composée de satires, d'obsédés sexuels et de dégénérés qui se vautrent dans la fange sexuelle la plus trouble. Adamov retrouve son scénariste de Le Vent des Dieux, Cothias qui signe une fable futuriste fellinienne et baroque, à l'univers décadent, remplie de violence et d'érotisme sauvage qui laissent une impression nauséeuse. Malgré de bonnes trouvailles et le dessin d'une certaine finesse, Adamov multiplie les scènes orgiaques, les personnages aux physiques grotesques ou monstrueux, les déviances les plus sordides et les décors parisiens hallucinants où l'on devine les grands monuments défigurés par des verrues métalliques, ou les avenues éventrées par de larges tranchées. L'imaginaire est très riche, les costumes des personnages (quand ils en ont) sont aussi originaux, mais cette Bd d'une grande audace dérange et laisse un certain malaise que j'ai le plus grand mal à digérer. J'ai lu Mortelune dans le mensuel Circus à l'époque, et aujourd'hui encore, quand je vois en biblio un album et que j'en feuillette quelques pages, mon impression reste la même.

30/06/2013 (modifier)
Par Ned C.
Note: 1/5
Couverture de la série Aspicman
Aspicman

Lecture fastidieuse malgré la prétendue légèreté. Le seul point positif que j'ai trouvé à cet album, c'est qu'il n'y ait pas plus de pages. C'est bourré de clichés-l'auteur n'a apparemment pas une culture très vaste en ce qui concerne les super-héros- et les sempiternels "Yo, t'en tires une tronche ! T'as croisé Dark Vador en string, ou quoi ?" (trop looool) . La fin est complètement bâclée (manque de pages ou pressé d'en finir ?). Non, c'est vraiment mauvais et coté graphisme ça m'évoque les petites histoires illustrées parues dans les "J'aime lire", la nostalgie en moins. Je ne pourrais même pas l'offrir à un enfant, public qui serait le plus enclin à apprécier l'oeuvre à sa juste valeur, à cause de deux ou trois gros mots.

26/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Ada
Ada

Cette parodie satirique en noir et blanc des histoires d'aventures populaires de jungle, sur fond d'érotisme léger, et assaisonnée d'un humour très caustique, surprend lors de sa création dans le mensuel italien Linus en 1978. Traduite en 1982 dans A Suivre où je l'ai découverte, j'ai failli vômir tant cette bande me rendait mal à l'aise; et le dessin n'en parlons pas, ce trait hideux, étrange et subversif, qui n'a rien d'académique, m' a dégoûté au plus haut point. La bande propage un ton volontiers grivois et dérangeant; les personnages ont des gueules incroyables, où les hommes sont laids avec des nez bizarrement recourbés, leurs vêtements sont maculés de taches ou recouverts d'accrocs, les décors sont miteux.... vraiment je ne vois pas ce que ça apporte, seule Ada est une belle fille. Autre détail insolite: les petits commentaires ironiques de l'auteur, curieusement intercalés entre les cases, et dont la lecture crée une distanciation assez intéressante, est probablement la seule bonne idée que je retiens de l'esprit incisif et cinglant qui caractérise cette Bd atypique, guère accessible à tout le monde.

26/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Corto Maltese
Corto Maltese

Le Maltais taciturne et solitaire crée par Hugo Pratt en 1967 est devenu une figure emblématique du 9ème art, mais je n'ai jamais pu m'y attacher; je n'ai lu que La Ballade de la mer salée et Fables de Venise, mais ça m'a suffit pour approcher cet univers dans lequel je ne parviens pas à rentrer. Le premier récit qui rompt avec la narration classique, met en scène de nombreux personnages à la riche complexité et n'accorde qu'un rôle secondaire à Corto qui n'est pas encore totalement cerné, mais il est le plus intriguant, et captivant dans le sens où il renvoie au romanesque évocateur des aventuriers d'antan, inspiré par les romans de Melville ou le Lord Jim de Joseph Conrad. Son statut de marin-aventurier indéfinissable rend le personnage difficile à cerner, mystérieux et ambigu, et tous les personnages qui évoluent autour de lui sont également troubles, aux motivations incertaines. Ses aventures se déroulent au début du 20ème siècle dans des lieux chargés d'exotisme aux parfums très divers, à une époque où la géopolitique était cosmopolite, et où il peut tutoyer l'aventure en étant tantôt indifférent, tantôt impliqué. Graphiquement, le style de Pratt est épuré à l'extrême, sa maîtrise du noir et blanc et l'emploi subtil des masses d'ombre héritées au début du style de Milton Caniff, a surpris plus d'un lecteur, notamment lorsque Corto arrive dans Pif-Gadget en 1970. Cette innovation reste louable (Pratt était encore un quasi inconnu en France), mais proposer à de jeunes lecteurs une Bd déroutante, voire difficile était un pari audacieux, car la bande a rebuté la plupart du lectorat de ce journal habitué à un genre de Bd plus traditionnelles, moi le premier, c'est sans doute à cette période où je n'ai pas compris cette Bd que je m'en suis fait une idée d'exclusion (bien que les récits complets proposés étaient dessinés parfois en exclusivité pour Pif-Gadget). Cependant, lors de cette période, entre 1970 et 1973 où paraitront une vingtaine de récits de 20 planches, l'occasion sera donnée à Pratt de mieux définir son personnage, en lui donnant plus de relief et en levant quelques zones d'ombre, sans jamais lui ôter ce côté ambigu qui l'habite. L'effet sera sensiblement identique et ne fera pas l'unanimité parmi les lecteurs du journal Tintin lors de la publication de 2 récits en 1975 et 76. Il faudra attendre 1978 lorsque les aventures de Corto seront publiées dans le mensuel A Suivre pour qu'un public adulte découvre vraiment la torpeur et le côté hypnotique des récits du Maltais, en le propulsant vers un inexplicable firmament qui surestimera souvent de façon exagérée cette série. Malgré d'autres essais plus tard dans le mensuel A Suivre, puis des lectures en bibliothèque, je reste hermétique à Corto Maltese, mais je peux comprendre la fascination qu'il exerce sur d'autres lecteurs.

26/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Le Pape Terrible
Le Pape Terrible

La couverture affiche sans mensonges le contenu. Il n'y a pas tromperie, on va voguer dans les arcanes du Vatican, sur les traces du pape Jules II, impitoyable, manipulateur et obscène. Seulement, comme cela a été déjà dit, si l'illustration est particulièrement soignée, je n'ai pas envie d'aller plus loin que le premier volet. La faute à une volonté perpétuelle d'insérer dans les personnages une amoralité violente parfois et surtout une déviance sexuelle omniprésente totalement superflue. Où se trouve le vrai et le faux dans tout cela? Chaque case devient une occasion de montrer du lubrique gratuit que cela en devient écœurant en 20 pages et coule le pape terrible dans les profondeurs de la médiocrité, on en ressent un malaise à la lecture sur le but recherché. J'ai même été étonné d'avoir pu trouver cela dans une médiathèque. J'hésite sur les intentions de l'auteur, entre violent brûlot antireligieux et expression de sentiments personnels refoulés. Il y a façon et façon de faire pour raconter une histoire et le pape terrible le fait juste très mal.

25/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Requiem - Chevalier Vampire
Requiem - Chevalier Vampire

Après les Chroniques de la lune noire, l'ami fan de Ledroit me prête "Requiem" ; je m'attends au pire, et j'ai raison ; c'est le genre de Bd que je n'aime pas du tout. Bon, à la rigueur le tome 1 est acceptable pour l'univers qui se met en place, mais après, ça part en live, c'est du grand délire. J'ai plutôt regardé les albums suivants au lieu de les lire, car dans ce récit gothico-fantastique, plus encore que dans les Chroniques.., Ledroit a forcé sur l'aspect visuel, le dessin explose littéralement dans des compositions graphiques époustouflantes, liées à l'univers cauchemardesque du récit et à la cruauté des personnages. Il y a trop de rouge, trop de sang, les cases sont trop éclatées, et les dessins toujours autant surchargés. Côté histoire, d'après ce que j'ai compris, il est question du destin satanique d'un soldat allemand mort sur le front russe, ressuscité et précipité sur une planète où le temps s'écoule à reculons. C'est sanglant et dantesque, ça s'adresse à un public très averti, et c'est certainement l'oeuvre la plus ambitieuse de Ledroit, mais ce n'est pas pour moi.

21/06/2013 (modifier)