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Couverture de la série Chroniques de la lune noire
Chroniques de la lune noire

Un ami fan de cette série (mais conscient de sa lente dégradation) a voulu m'initier à cette saga de fantasy barbare et sanglante, j'ai dit d'accord, j'ai découvert un monde de chaos et de guerre, aux personnages cruels, féroces où règnent la démesure, la fureur, les sortilèges et les forces obscures, bon jusque là c'est classique du genre, mais plus j'avançais, plus ça me dégoûtait, et cette fantasy-là, je n'y suis jamais rentré dedans, et j'ai du mal à croire que ces Chroniques soient saluées comme une réussite, que c'est un chef-d'oeuvre de la fantasy, une oeuvre majeure... bref, plein de gens sont en admiration, eh bien pas moi! Et pourtant, c'est pas faute d'avoir essayé, je me suis farci tous les tomes dessinés par Ledroit et les 2 premiers de Pontet. Cette BD apocalyptique et brutale puise dans de nombreuses mythologies (germanique et celtique entre autres), et emprunte quelques clins d'oeil aux récits de Tolkien, notamment dans les architectures fantastiques des cités, certaines créatures néfastes ou les scènes de batailles démentielles; les compagnons de Whismerill sont intéressants mais on s'intéresse finalement peu à ces personnages, ils n'ont pas de fond. La narration de Froideval est riche en formules poétiques, mais quelle confusion, j'étais obligé de revenir en arrière souvent pour bien comprendre ; j'ai eu l'impression qu'il écrivait ses scénarios au coup par coup ; est-ce qu'il avait tout son plan dans la tête dès le tome 1 ? J'en doute tant il abuse des raccourcis et des faux fuyants, ça part dans tous les sens dès le tome 8 (d'après l'ami qui m'a prêté les albums), et surtout, il y a trop de personnages, on s'y perd un peu si on lit pas les albums de façon rapprochée. Graphiquement, je suis hésitant, plein de gens bavent devant les dessins, alors que moi, je ne les trouve pas si beaux, les décors baroques et tourmentés sont soit trop confus et surchargés, soit très réussis, mais l' abus des double pages et la prolifération des batailles donnent l'impression que les dessinateurs (Ledroit ou Pontet) veulent en mettre plein la vue, alors que j'ai ressenti l'effet contraire, il y a une overdose de batailles et de cases trop remplies, trop de folie et de surenchère qu'au bout d'un moment, j'en peux plus. En gros, cette série même si elle a des qualités, ne m'a rien apporté parce que je n'y ai pas compris grand chose, c'est trop agressif et racoleur à mon goût. Tous ces éléments alourdissent une série qui aurait gagné aussi à trouver une conclusion plus tôt, Fromental ayant voulu brasser trop de thèmes et de situations. Bref, les Chroniques.. reste un jalon sans doute important de la BD fantastique, mais c'est pas du tout mon truc.

20/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Bouncer
Bouncer

Lorsque Jodorowsky quitte la SF pour le western, ça donne "Bouncer", où je n'ai pas accroché un instant ; il y a quelque chose d'indigeste pour moi dans cette série, et pourtant je me suis forcé à lire le premier cycle, j'ai lu en diagonale le second et feuilleté le 3ème, rien à faire. Pourtant, la série est mise en image d'un trait puissant par Boucq, au graphisme plus soigné que dans ses autres bandes, les cadrages aérés aux grandes cases panoramiques, mises en valeur par le grand format des albums, exaltent la violence et un certain malaise à la lecture, les auteurs montrant un Far West bien loin des classiques héros de l'Ouest, et même des séries inspirées de l'univers spaghetti comme Durango ou Wanted. Ils décrivent un Ouest sale, répugnant, sauvage, laminé par la violence, la cruauté et le fracas des armes; c'est d'un réalisme très cru et brut, différent aussi de ce qu'a montré le cinéma, encore que des films comme Tombstone ou Impitoyable ont approché ce concept. C'est du western crépusculaire pur, peut-être plus proche de ce qu'était vraiment l'Ouest en réalité, mais je n'y souscris pas, car les idées dérangeantes de Jodo me mettent mal à l'aise quelque part, c'est indicible, je n'arrive pas vraiment à l'expliquer. Le seul élément qui est cependant intéressant, c'est le Bouncer, un héros loin des clichés et très atypique, c'est tout ce que je peux sauver ; sinon c'est vraiment trop déjanté, trop malsain, trop déséquilibré, trop repoussant, ce n'est pas ma conception du western. Seuls les grands espaces dessinés par Boucq semblent épargnés par la fureur et par les passions humaines de ce western en forme de tragédie grecque, qui certes, renouvelle le genre. J'ai lu dans un avis précédent, que les amateurs de western se devaient de posséder cette série, eh bien non, je suis très amateur de western, mais je ne sais pas si j'en lirais d'autres tomes, peut-être en bibliothèque, mais pas sûr...

20/06/2013 (modifier)
Par dut
Note: 1/5
Couverture de la série Amerikkka
Amerikkka

Grosse déception pour moi la lecture du 1er tome d'Amerikkka. Je lorgnais sur cette BD depuis quelques temps, et j'ai sauté le pas quand j'ai trouvé ce 1er tome en brocante. La façon dont est racontée l'histoire de ce 1er tome est plutôt poussive, j'ai trouvé que parfois les pages s’enchainaient sans aucun lien, les personnages sont inintéressants au possible (j'ai lu la BD hier et je suis bien incapable de donner le nom du gars et de la fille). De toute façon, je pense que quand on aborde ce genre de thème très fort tel que le KKK ou le racisme, faire des histoires en 1 tome, c'est trop court ! L'histoire n'aura pas de profondeur et ça restera trop superficiel. Quant au dessin, je l'ai trouvé particulièrement laid, figé et pas du tout dynamique dans les scènes "dites d'action". Il est rare que les personnages se ressemblent d'une case à l'autre. Il parait que le dessin s'améliore au fil des tomes, je n'aurai pas l'occasion de voir ça, car je n'ai pas du tout envie de les lire. Dommage car une BD sur ces thèmes aurait pu faire une belle BD !

19/06/2013 (modifier)
Couverture de la série M. Rectitude et Génial Olivier
M. Rectitude et Génial Olivier

Ai-je vieilli ? la BD a-t-elle vieilli ? Je ne doute pas de m’approcher de plus en plus de la catégorie vieux con, mais pourtant cette série ne passe absolument plus. Les scénettes, mettant en scène un bambin surdoué pour faire des gadgets en tous genres qui mettent au supplice un professeur pas totalement naïf, se répètent avec métronomie. Si vous en aimez une nul doute que les albums sont faits pour vous, mais lorsque systématiquement tout cela tombe à plat, çà devient très lourd très vite. Evidemment il y a ces coupes de cheveux qui viennent nous faire rire, cela fait toujours quelque chose mais bon, pas sûr que c’était voulu à l’époque ! Côté dessin la lisibilité est nettement moins bonne que dans la ligne claire habituelle gros nez, le train me semble nettement plus confus et les planches font souvent l’effet trop fouillis. La colorisation n’a rien d’extraordinaire, au moins elle ne se fait pas remarquer par des couleurs trop criardes. Au final je n’aime vraiment pas cette série, le principe de l’enfant intelligent connait de bien meilleures moutures par ailleurs.

17/06/2013 (modifier)
Couverture de la série City Hunter
City Hunter

Quelle déception ! Moi qui étais fan du dessin animé pendant ma jeunesse, j'attendais beaucoup de cette lecture, une sorte de retrouvaille avec Nicky Larson, un retour en arrière... Malheureusement, malgré une certaine insistance de ma part, à aucun moment je n'ai retrouvé le charme du dessin animé de mon enfance, ou alors tout simplement, je suis déjà devenu un vieux con insensible à cet humour potache. Les intringues sont insignifiantes, forcées, incrédibles, lourdes, je me suis vraiment ennuyé. Concernant la touche humoristique, elle n'a pas fait mouche, même si les gags ciblent un peu plus le public adulte que le dessin animé, notamment du fait de son caractère grivois plus prononcé. Bref, je n'ai même pas réussi à lire un tome en entier, j'en ai essayé des différents, mais rien à faire, toujours le même constat... Dommage. (224)

14/06/2013 (modifier)
Par Ned C.
Note: 1/5
Couverture de la série Pascal Brutal
Pascal Brutal

Pascal Brutal, le beauf à gourmette et Adidas torsion. Bon, j’avais assez vite compris le concept d’anti-héros provoc’ (faut pas être sorti de Harvard pour piger la finesse de l’idée de base). Bancal, inconstant, contradictoire dans ses principales lignes; ce qui m’énerve principalement dans ce personnage (ou chez son auteur), c’est que ce rôle d’anti-héros n’est pas du tout assumé. Le leitmotiv « Plus cool que moi, tu meures » m’insupporte et le mec, qui serait le plus balèze des mecs qu’assurent, est-il toujours un anti-héros ?? Des dialogues puérils et un scénario basique ainsi que des dessins assez maladroits auront parachevé mon opinion. Quelques bonnes idées malgré tout, comme le contexte futuristique proche qui me semble bien vu (par exemple). Et j’ai quand même rit sur certains gags (l’agacement l’a emporté). Riad Sattouf surfe sur la vague de la mode actuelle contournant la réelle subversivité et évitant ainsi les foudres de la bien-pensance (Rap, « libération » sexuelle, bisexualité, drogues douces, islamophobie, dee-jaying,…). Finalement, je le trouve bien soft Pascal Brutal par rapport à un Crumb ou un Gotlib (par exemple). Pas mal pour un public adolescent.

13/06/2013 (modifier)
Par Ned C.
Note: 1/5
Couverture de la série Bécassine
Bécassine

Beh oui, j’ai ce truc-là dans ma collection (rien que pour sa singularité, sa valeur sentimentale et parce qu’elle ajoute de la valeur à ma collection), ainsi que 4 ou 5 autres titres de la même série. Enfant, j’étais tombé dessus dans le grenier. Ma mère (qui les tenait de sa mère) voyant que j’appréciais me les offrit quelques années plus tard (lorsque mes instincts pyromanes semblaient derrière moi). Mon opinion ou vague souvenir d’enfant ne serait certainement pas réaliste ou objectif, alors j’ai rebouquiné vite fait l’ouvrage ancestral et Boudiouh, que c’est laid !!! Bécassine, les origines (sobrement nommé « L’enfance de Bécassine ») relate comme son nom l’indique l’enfance de Bécassine. Avec sa grosse tête ronde (à peu près ronde), elle va d’histoires courtes en historiettes découvrir une passion de la musique profondément enfouie en elle, les joyeusetés de la bourgeoisie, se faire arracher une dent à l’ancienne méthode ou bien perdre son parapluie ; palpitant n’est-il pas ?? Les dessins et les couleurs font mal aux yeux (même de qualité délavée) et le texte narratif façon « machine à écrire » au bas de chaque case (remplaçant notre bonne vieille phylactère) est assez pénible à lire. Je comprends cependant l’attachement qu’ont les anciens fans de Bécassine à cette série et je le respecte. Veuillez pardonnez par avance mon humour gras. Je ne saurais en recommander l’achat car Bécassine doit maintenant être hors de prix. Dans le style, je préfère Tintin, nettement plus viril et Hard-Core ou bien réécouter le tube mondial de Chantal G.

13/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Batman - Noël
Batman - Noël

Etant donné les notes positives sur cette série, j'avais décidé de l'acheter, alors qu'a priori ce n'était pas mon truc: une histoire de super héros au graphisme hyper informatisé... J'aurais pas du... Les dessins ne sont pas moches, on peut même dire qu'ils sont réussis, en fait, mais ce n'est vraiment pas mon genre, ça me rebute trop. Aucune saveur, ce papier glacé, brillant, avec des couleurs flashy et pétantes, très prononcées. Quant à l'histoire, je ne suis jamais tombé dedans, c'est plutôt l'album qui m'est tombé des mains... Pourtant, Batman est sans doute le super héros que je trouve le moins risible, mais, rien à faire, j'ai trouvé cette adaptation du célèbre conte de Noël de Dickens ridicule et pas crédible pour deux sous. Je me doute que cette BD puisse trouver preneur dans son public cible, mais je n'en fait tout simplement pas partie. (219)

13/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Dans la colonie pénitentiaire, de Franz Kafka
Dans la colonie pénitentiaire, de Franz Kafka

Beurk beurk beurk..... Que dire? Je ne suis vraiment pas fan du dessin de Mael... trait mal assuré, visages déformés, un parti pris, sans doute, mais qui ne fonctionne pas avec moi. Quant aux couleurs, elles sont vomitives... marron, jaune, violet... Les dessins n'avaient pas besoin de ça. L'histoire en elle même est relativement insignifiante, je trouve, elle pourrait se résumer en une ligne, et n'est absolument pas intrigante. D'ailleurs, tout au long de l'album, on a affaire à trois mêmes personnages seulement, dans un lieu unique qui ne change pas. Bref, très ennuyeux, et même pas beau à regarder. (217)

13/06/2013 (modifier)
Par Jetjet
Note: 1/5
Couverture de la série Space Chef Caisar
Space Chef Caisar

Aaaaaaaah j’aurai pu commencer cet avis par « Je n’ai jamais lu une merde pareille » ou « Spooky me doit un verre pour m’avoir fait acheter un tel truc aussi pourri grâce à son avis » mais je vais être beaucoup plus respectueux que cela car après tout qui suis-je pour critiquer une « œuvre » ou même tenter de reproduire ne serait-ce qu’un dessin de cette trempe. Pourtant les filles avec des gros nichons et de l’humour bien lourdingue, je n’ai jamais été contre. Les quelques personnes malheureuses de ce site me connaissant un tant soit peu le savent : ce genre de truc d’un gout aussi délicat qu’un sketch sur les pets enrobés par Jean-Marie Bigard m’est clairement destiné. Et pourtant… et pourtant c’est bien simple, il n’y a rien à sauver de ce machin immonde, baclé et sans intérêt. Il y avait pourtant matière à développer un minimum d’intérêt autour de ces aventures farfelues de chef cuisinier se livrant à des duels culinaires autour de la galaxie avec ses 3 chasseuses de prime super sexy mais rien ne colle. Le dessin reste dans un style kawaii la plupart du temps, vous savez ce genre typiquement japonais où les personnages sont déformés et grotesques pour bien prévenir le lecteur qu’on est en mode absurde et qu’il faut rire ? Sauf qu’ici comme tout est grotesque constamment ben on est dans ce style également constamment. Secundo un personnage qui devient grand, beau, doué etc… uniquement lorsqu’il porte sa toque de cuisinier aurait pu être marrant si c’était bien exploité mais ce n’est pas le cas non plus ici. Les 3 filles insipides au possible et dessinées comme des poupées gonflables (gros seins, gros attributs et visages grossièrement simplifiés) s’amusent à lui « cacher » cette fameuse toque pour le garder en esclave culinaire ( ???? ) dans les endroits les plus improbables, chaussette, string etc… Les duels auraient pu être un minimum drôles mais les dialogues ne sont à aucun moment drôles ou pertinents et les chapitres sont tellement courts qu’on y sacrifie l’essentiel de la narration pour un rendu bordélique que le découpage chaotique des dessins n’arrange rien. Le summum c’est que l’auteur Boichi déclare s’être amuser comme un fou à faire cette succession d’histoires courtes et dont il n’y a pas de fin. Il aimerait poursuivre ce chef d’œuvre de la littérature coréenne/japonaise ? Mais par pitié ce monsieur doit se faire assister par un VRAI scénariste afin qu’il y subsiste au moins un minimum de consistance. A priori ce bouquin amuse et fait rire beaucoup de monde si j’en crois ce que j’en ai lu sur le net donc je dois être vraiment devenu un vieux con débile et has been mais je n’en ai tiré aucun plaisir.. Bref c’est le degré zéro du manga/manhuan ou appelez ce machin comme vous le voulez mais je pense que Hotel du même auteur doit être bien plus intéressant que ce pot pourri bien pourri sans intérêt. Si un lecteur mosellan est éventuellement intéressé par la lecture et l’acquisition de ce Space Chef Caisar, je suis bien disposé à lui remettre mon exemplaire en parfait état et en mains propres à mon domicile ou dans un bar contre une bière, un expresso ou même juste un sourire, me dire merci serait superflu tellement cette personne risque d’être déçue à son tour après l’avoir lu. Faites suivre votre offre à la modération qui transmettra ! Profitez en avant que je ne l’utilise comme allume barbecue ! ;) Par chance et vu le climat actuel dehors, il risque encore de prendre un peu la poussière…

10/06/2013 (modifier)