Les derniers avis (5294 avis)

Couverture de la série Cellulite
Cellulite

Avec cette série inaugurée en 1969 dès son entrée au journal Pilote, C. Brétécher tranche avec ses précédentes créations publiées dans la presse juvénile, et se dirige vers un public adulte en imposant ce qui va devenir son style plus tard, pleinement exploité dans Les Frustrés, même graphiquement, son trait étant plus dépouillé mais toutefois expressif. Avec cette princesse médiévale acariâtre et cynique, au physique de laideron mal fagoté et à l'étrange nez en trompette, qui n'attire pas les soupirants, Brétécher livre les aventures tragi-comiques d'une anti-héroïne sous tous les aspects et caricature à outrance le mythe féminin ; c'est un moyen d'en finir avec les héroïnes de BD. Les hommes ne sont pas mieux traités : le père de Cellulite est un goujat inepte qui passe son temps à trousser les servantes ; les autres seigneurs comme les gens du peuple sont soit crétins, soit ignobles. Bref, à travers cette satire qui renvoie à notre société, l'auteure appuie là où ça démange, on sent que son crayon va se durcir plus tard. L'ennui, c'est que je n'ai jamais pu accrocher au dessin de Brétécher, la seule série que j'appréciais étant une de ses premières, jugée encore enfantine, c'est Les Naufragés. Et surtout, ce soi-disant humour ne m'a jamais fait rire ; je trouvais même que c'était un peu prétentieux, en tout cas, c'était dans la mouvance de l'époque, c'est à dire des Bd nouvelles qui arrivaient dans Pilote, qui voulaient péter plus haut que leur cul en se persuadant d'être drôles ou d'avoir un message à transmettre, et ce dans le seul but d'emmerder le bourgeois qui lisait de bonnes vieilles Bd de papa. En résumé, pour moi, c'est affreux visuellement et ennuyeux sur le fond.

16/09/2013 (modifier)
Couverture de la série Le Chat
Le Chat

J'avoue que lire et voir ce gros matou faussement philosophe débiter ses brèves de comptoir à l'humour décalé en forme de sentences pontifiantes, d'aphorismes absurdes ou de jeux de mots naïfs, m'ennuie fermement. Certes, malgré un certain bon sens dans ces élucubrations qui visent parfois l'humour des Monty Python, ces strips font preuve d'un aplomb imparable en dessinant le personnage pachydermique en gros plan qui regarde le lecteur en face, en se persuadant d'être un Confucius moderne, un La Rochefoucauld du 20ème siècle, un Pascal du nouveau millénaire. C'est bien ça qui m'énerve, ce semblant de complicité que l'auteur veut établir avec son lecteur, mais qui ne fait que le prendre à rebrousse-poil. Quant au dessin, n'en parlons pas! ce graphisme minimaliste et dépouillé, sans décor, est sûrement intentionnel, mais c'est laid, et ce chat ressemble plus à Babar qu'à un vrai chat. Bref, tout ça est très inégal, voire stupide, servi par un dessin inesthétique, et je ne comprends pas le succès d'une telle série.

16/09/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série DMC - Devil may cry
DMC - Devil may cry

L'univers de Devil May Cry ressemble à celui d'un mauvais jeu vidéo. Par la suite, j'ai appris que "le diable peut pleurer" est effectivement un hit de jeu vidéo vendu à près de 12 millions d'exemplaire à travers le monde. J'avoue ne jamais en avoir entendu parler. Il est vrai que je n'achète pas spécialement ce genre de jeu à mes enfants. Cette bd est censée être un préquelle au jeu vidéo afin de le compléter. Pourtant, le graphisme est plutôt réussi. Les monstres sont terrifiants de réalisme. L'intrigue sera malheureusement sans surprise. On va se perdre par rapport à la chronologie temporelle. La psychologie des personnages est plutôt sommaire. Tout est axé sur l'action avec une absence de temps mort. Il manque véritablement une âme. C'est froid et artificiel. Bref, les chroniques de Vergil sont plutôt réserver aux amateurs de ce jeu vidéo.

14/09/2013 (modifier)
Couverture de la série Ils s'aiment
Ils s'aiment

Comme yannis, j'ai eu l'occasion de feuilleter cet après midi cet album en supermarché - où il ne dépareillait pas de ce que d'autres rayons proposaient : c'est un produit de consommation opportuniste et commercial, avec une date de péremption assez courte. Il est en effet clair qu'il ne laissera pas trop de trace dans les mémoires, et en tout cas pas dans la mienne ! Si j'ai fait l'effort de le lire jusqu'au bout (ce qui prend peu de temps en fait !), je n'en ai pas tiré trop de plaisir. Il faut dire que je ne suis que moyennement réceptif à l'humour des deux acteurs, et que je le suis généralement encore moins aux publications Jungle ou Bamboo, qui se spécialisent dans ces one shot ou séries au kilomètre, qui manquent cruellement d'ambition, si ce n'est mercantile... Donc j'ai trouvé ça très peu drôle. Quant au dessin, il est passe partout. On reconnaît vaguement les acteurs (même si je trouve que Michelle Laroque y gagne ici...), ce qui est la moindre des choses, puisque cela semble le seul intérêt de cet album. Voilà donc une lecture dont vous pouvez facilement vous dispenser, je pense même pour les fans des deux acteurs !

11/09/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 1/5
Couverture de la série Saint Seiya - Les Chevaliers du Zodiaque
Saint Seiya - Les Chevaliers du Zodiaque

Je me rends compte maintenant que je n'ai pas avisé cette BD, mais je dois avouer que j'ai été rebuté au tome 2, alors... N'ayant pas connu l'adaptation en dessin animé, je pense que je n'ai pas cette nostalgie (et ce générique) en tête, ce qui explique peut-être bien des choses. Mais j'ai vraiment détesté cette BD. Tout m'insupporte. Les personnages qui sont super clichés (en deux tomes, j'ai été dégoûté... C'est dire !), le dessin qui est sympathique pour les armures mais qui n'est vraiment pas ma tasse de thé sinon, et surtout... le scénario ! Ou son absence. C'est peut-être pire encore. Dans le genre inintéressant, j'ai jamais vu pire. Rien ! Le vide, le néant. On se tape dessus, on se retape dessus, je suis trop fort, et vas-y que je te refait la même attaque qu'avant mais que cette fois-ci tu meurs... Bref, j'ai eu un dégoût au tome 2 de ce manga, j'ai tout revendu, je ne le lirai plus... Je ne pense pas que je le relirai un jour, je n'ai pas envie de savoir la suite. Non, vraiment, pour moi il n'y a rien dans ce manga !

10/09/2013 (modifier)
Par elveen
Note: 1/5
Couverture de la série La Fille du Vent
La Fille du Vent

Vraiment, je trouve cet album inabouti. Côté dessin d'abord, car comme le dit Pierig, il n’y a aucun relief. Le trait, assez joli en soi, n’est du coup pas assez lisible. Côté scénario, ensuite, l’idée est bonne, mais pas assez développée, et surtout, pas assez claire. Au début je me suis perdue dans les bulles (qui parle ?), et je n’ai pas tout compris à l’histoire, à cause des multiples ellipses du récit. En fait, on a l'impression qu'il s'agit d'un passage d'une série dont on n'aurait ni le début ni la fin. C'est d'autant plus dommage qu'il y avait un beau potentiel.

08/09/2013 (modifier)
Par Superjé
Note: 1/5
Couverture de la série Shaman King
Shaman King

Note : 1,5/5 C'est difficile d'avoir un avis objectif sur cette série, pour moi, car c'est la première série de manga que j'ai suivie, du début jusqu'à (malheureusement) la fin. Et cette série comporte quand même pas mal de défauts. Déjà, la série met de nombreux tomes (5 à peu près), pour se mettre véritablement en route, installer son univers et ses personnages et avant de proposer un début d'intrigue accrocheuse à suivre... Évidemment, cette intrigue ce sera donc un tournoi de baston, dans la plus pure lignée des clichés de nekketsu. Même si c'est une série pour pré-adolescent, une fois lancé, on arrive à la suivre sans grand déplaisir, même avec des yeux d'adultes car il y a quelques passages plus accrocheurs (les plus sombres). Mais très vite, cette histoire de tournoi s'étire inutilement et l'auteur nous propose des rebondissements et une foultitude de combats officieux entre participants, il y a donc, dans la série, un passage de flottement où il ne se passe rien (d’intéressant) et où les lecteurs les moins obstinés pourront décrocher (autour du tome 14). Et puis, une fois que le récit est relancé, aux alentours du tome 20, la série s'enfonce à chaque tome dans des péripéties les plus stupides, invraisemblables, incongrues et inutiles au possible. Comme tout le monde le sait, la série s'est interrompue après le tome 31, avec une simili-fin incompréhensible qui n'a convaincu personne... A presque 6€ chaque tome, Shaman King devient vite une arnaque. Quelques années après, l'auteur a repris son histoire au japon, et des fans ont traduit ces nouvelles planches sur internet en français. Par acquis de conscience j'ai lu cette fin, assez minable et peu inspirée il faut bien l'avouer et dont le seul mérite est de proposer une fin décente à cette saga. A oublier, malgré un dessin efficace (quoique trop anguleux et brouillon dans les scènes de combats à mon goût) dans le genre shônen, cette série, c'est jeter de l'argent en l'air inutilement.

13/01/2008 (MAJ le 08/09/2013) (modifier)
Par meuh
Note: 1/5
Couverture de la série Marie Rose and Co
Marie Rose and Co

Pas d'histoire, pas de sketch, juste un fil conducteur : la misère humaine ... car c'est bien de cela dont il s'agit pages après pages, jusqu'à ce que le lecteur termine sa lecture avec un petit gout amer dans la bouche. Une BD bien trop trash, pas drôle , qui m'a personnellement presque choquée !

07/09/2013 (modifier)
Couverture de la série Histoire d'O
Histoire d'O

En 1975, sortait sur les écrans le film de Just Jaeckin d'après le livre de Pauline Réage qui fut à l'origine d'une vive indignation. La même année, Crepax entreprend l'adaptation du livre en BD en réussissant à donner plus d'impact à cette oeuvre jugée scandaleuse que le film lui-même. Il est vrai que le côté figé du dessin permettait au lecteur de s'attarder longuement sur les images, et que le graphisme raffiné de Crepax ajoutait un atout supplémentaire. Ces jeux pervers et ce sado-masochisme exacerbé étaient à l'époque, aussi bien à l'écran qu'en BD, d'une audace extrême, on était en pleine révolution sexuelle, et ça s'adressait à un public averti. Quand j'ai vu le film, c'est vrai que j'ai pénétré dans un monde étrange, mais ce fut instructif. Pour ma part, je n'aime absolument pas ces pratiques sexuelles et je ne comprends pas qu'on puisse souffrir ou faire souffrir quelqu'un en prenant du plaisir, pour moi, l'amour est une fusion où 2 amants ne cherchent qu'à se faire du bien et non du mal; mais je me garde bien de juger ces pratiques et les personnes qui s'y adonnent, après tout, ils sont libres, et ça ne me dérange pas. Tout ça pour dire que ce genre de Bd ne m'attire pas du tout malgré la réputation de son auteur qui reste fidèle à l'esthétisme auquel il a habitué ses lecteurs avec ses bandes précédentes. La sophistication du trait, le fétichisme, les jeux amoureux et bestiaux des personnages ainsi que les mises en page aux cadrages multiples et aux inévitables gros plans achèvent de donner un aspect encore plus sulfureux qu'à celui du film ou du roman, et me confortent dans la répugnance que j'éprouve pour le SM. Ceux qui veulent en essayer la lecture doivent se préparer à être un peu secoué.

03/09/2013 (modifier)
Couverture de la série Ivan Casablanca
Ivan Casablanca

Pour le dire clairement : je pense n’avoir strictement rien compris à ces aventures. Attiré par le nom de Claude Renard (qui a souvent collaboré avec François Schuiten) et le côté fantastique et froid des couvertures, je pensais y trouver mon compte. La vérité est tout autre. Je n’ai jamais réussi à m’immerger dans cet univers, y restant désespérément hermétique. Les dialogues sont volontairement obscurs, et cela n’est pas pour m’aider à appréhender cette histoire. Le dessin dégage un certain charme mais il demeure aussi très froid et souvent imprécis. Mais, bon, quand je ne comprends rien à une histoire, je ne peux pas l’aimer.

03/09/2013 (modifier)