Les derniers avis (5341 avis)

Par PAco
Note: 1/5
Couverture de la série Le Chat
Le Chat

Après avoir pioché dans différents albums et souvent fait le même constat négatif (malgré quelques vignettes bien senties qui ont réussies à me faire marrer, je reste plutôt hermétique à l'humour de Geluck) je me suis quand même lancé dans la lecture de son dernier opus "La Bible selon le chat" pour en avoir le cœur net. Et là, j'avoue que la consternation qui m'a frappé m'a rapidement terrassé... Amen... Ca partait plutôt bien avec un petit format à l'italienne original et une promo qui m'avait laissé entendre et fait espérer un petit côté sulfureux sur le sujet parodié. Mais j'ai vite déchanté... L'intro calamiteuse donne le ton : Dieu se cogne dans le noir et se dit qu'il aurait mieux fait de créer le tabouret après avoir créé la lumière... Mwahaha ! Comment ça déchire ! Le gag de ouf ! Voilà voilà voilà... Tout est dit... Violente envie de reposer cette brique sur les pauvres ruines d'un humour qui avec Geluck va ici finir par rejoindre l'imagerie d'Epinal qui colle à l'humour belge. Et con comme je suis, j'ai persévéré. Mais là, pas de sortie du tunnel, on s'enfonce plutôt pathétiquement au fil de gags lourdingues et de jeux de mots à 2 balles. La seule chose qui m'ait fait marrer c'est l'éclair de lucidité et de cynisme où Geluck se met lui même en scène, rencontre Dieu, et justifie ainsi produits dérivés et merchandising sur son personnage de BD... Belle mise en abîmes où il finit par nous perdre... Au moins ses ayants droits ne pourront pas la lui faire parce qu'il a perdu la boule... Pour le lecteur par contre, c'est autre chose, on s'est bien foutu de nous...

14/12/2013 (modifier)
Par Tomeke
Note: 1/5
Couverture de la série Sandman
Sandman

Je suis passé complètement à côté de cette série, pourtant considérée par beaucoup comme culte. Pour moi, rien de cela, juste une succession interminable d’histoires fantastico-poétiques sans saveur… Mon Dieu que ce fût long et ennuyant ! Je peux comprendre que cela plaît, ne fût-ce que pour la mise en page variée et audacieuse mais personnellement, au bout du premier tome de la réédition par Urban Comics, j’ai abandonné. Quelle déception ! Vite, je passe à autre chose…

13/12/2013 (modifier)
Par jul
Note: 1/5
Couverture de la série Tongue Lash
Tongue Lash

Cette étrange bd fait partie d'une pile de bds à 1 euro que j'ai trouvé en brocante. En temps normal je n'aurais jamais acheté ça. Je connaissais de loin cette œuvre en raison de sa couverture énigmatique (1ère édition) dans un catalogue Soleil de l'époque, mais cela ne me disait rien. Là à 1 euro ... Bien mal m'en a pris. C'est absolument sans aucun intérêt, moche, kitsch et incompréhensible (ça fait beaucoup). Le graphisme peut faire penser à Moebius mais sans le génie (ça c'est clair). En fait il ne reproduit que l'aspect qu'on pourrait qualifier de daté chez Moebius (couleurs pastel type le tome 3 et 4 des jardins d'Edena) et sans l'imagination et la créativité de ce dernier. De plus l'aspect érotique sadomasochiste omniprésent est complètement raté et ridicule. Il n'y a jamais d’érotisme à proprement parler et il s'agit plus d'une esthétique générale (pourquoi ?) qui a tendance à enfoncer cette œuvre toujours un peu plus loin dans le ridicule. D'ailleurs j'ai toujours eu du mal avec les masques SM type celui du héros (ou les masques de catcheurs mexicains type Santo). Ce terme "mexicain" me permet d'enchainer sur l'aspect apparemment aztèque de l'histoire. ???. C'est vraiment tordu et heureusement que j'ai lu les commentaires pour m'en apercevoir parce que je n'avais pas vraiment remarqué. En fait j’admets que je n'ai pas réussi à tout lire. J'ai lu la moitié. C'est trop pénible et ennuyeux. On ne comprend rien dès la 2ème page. Pour conclure je dirais que cette bd regroupe pas mal de tares : c'est donc incompréhensible, ringard, ennuyeux, assez moche (quoique paradoxalement assez bien dessiné style Moebius), et surtout ridicule dans son aspect SM psychédélique, ça tombe complètement à plat. Ah oui oublié de préciser que c'est une sorte de polar dans un monde "aztèque" futuriste SM moebiusien.

13/12/2013 (modifier)
Couverture de la série Krazy Kat
Krazy Kat

Il est probable que je vais en étonner beaucoup, mais moi, ce trio chien-chat-souris m'a toujours paru stupide et sans intérêt. A partir d'une intrigue simple, Herriman a peut-être installé un univers nosensique et un décor lunaire dépouillé, mais voir un chat recevoir des briques à la tête et interprétant ce geste comme un acte amoureux, ça ne m'a jamais fait rire. En règle générale, j'aime bien l'absurde à condition que ça soit intéressant, mais là c'est creux, bête à pleurer ; je déteste tout ce qui est surréaliste, et là c'est beaucoup trop poussé, même dans les dialogues. Ce monde irrationnel, les méditations des personnages font de cette bande une oeuvre purement intellectuelle, qui ne fut jamais trop appréciée en France, du fait aussi de sa traduction difficile. Je lis dans un avis précédent que l'humour y est hermétique, c'est le moins qu'on puisse dire...en tout cas, ça me sort par les trous de nez, et en plus, la laideur du dessin s'ajoute à mon boycot total de cette bande.

12/12/2013 (modifier)
Par fab11
Note: 1/5
Couverture de la série Crossed - Psychopathe
Crossed - Psychopathe

Je vais être beaucoup plus rapide que le posteur précédent pour faire comprendre aux personnes qui liront cet avis, que je n'ai pas du tout apprécié ce one shot se situant dans l'univers de Crossed. La première série avait réussi à m'intéresser, le one-shot Crossed - Valeurs familiales m'avait déçu, mais alors celui-là m'a simplement horrifié. Je l'ai trouvé absurde, glauque, à gerber et tout simplement inutile. Le personnage principal est un psychopathe qui est finalement pire que les infectés (qui sont toujours aussi ridicules avec leur marque sur le visage). Le one-shot précité avait déjà utilisé ce thème pour faire comprendre aux lecteurs que finalement il y avait pire que les "vilains" de la série mère. Mais alors là les auteurs se sont surpassés car ils ont créé un "méchant" pire que Freddy Krueger et Jason (le tueur de la série Vendredi 13) réunis. Les scènes de cette drôle de BD sont plus horribles les unes que les autres, ce qui rend la lecture difficile. Il y a un seul mot pour caractériser cette histoire : une boucherie. Le dessin que je trouve plutôt sympathique n'a pas réussi à me donner envie de mettre la note de 2/5 à cet album, c'est pour dire. Je ne vous conseille donc pas de lire cet horrible one shot, mais alors pas du tout.

08/12/2013 (modifier)
Couverture de la série Ardeur
Ardeur

Bien avant Erma Jaguar, Alex Varenne et son frère Daniel se lancent dans leur première grande série avec cette saga post-atomique au parfum vénéneux et cauchemardesque qui inclut violence, étrangeté et érotisme, au sein des pages de Charlie Mensuel en 1979. C'est à cette époque que j'ai découvert cette bande, avant qu'elle ne se poursuive dans Libération puis l'Echo des Savanes jusqu'en 1987. De toutes celles abordant ce sujet de monde ravagé par un conflit nucléaire, c'est sans aucun doute la Bd où je me suis le plus emmerdé ; c'est mauvais, mauvais, vraiment mauvais à tous les niveaux, même graphiquement. C'est d'ailleurs ce qui surprit le plus à l'époque, mais c'est surtout une frange d'intellos en manque d'originalité qui a encore souligné la soi-disant virtuosité graphique d'Alex Varenne qui était pourtant ici balbutiante ; comme quoi, ces gens n'y connaissent rien, il suffit qu'un imbécile décrète que c'est bien pour qu'un courant suive. Certes, on peut remarquer l'usage du trait noir et d'aplats rehaussés de grisés et de trames, technique qui deviendra la marque de fabrique de Varenne, mais elle est encore peu au point ici et demande à se perfectionner, car on a droit plus à des images sombres au noir baveux, surtout dans les premiers albums, sa technique s'améliorant vers la fin. Là-dessus, le contexte n'était pas fait non plus pour m'attirer, l'univers développé était bien trop angoissant, le côté sombre et pessimiste du scénario achevait de vous déprimer. A une époque où d'autres bandes comme Jeremiah, Simon du fleuve ou Hombre utilisaient le même contexte, "Ardeur" était pour moi très, très en dessous.

06/12/2013 (modifier)
Couverture de la série Wen
Wen

Cette série de 9 récits complets à mi-chemin entre le rêve et la réalité, où le héros faisait des rêves étranges grâce à des scénarios insolites et oniriques, a surpris les lecteurs du journal Tintin en 1973, moi le premier, car ce n'était pas du tout dans le style du journal qui voulait amener de nouveaux personnages et de nouveaux horizons. Intention louable, mais c'était carrément le genre de Bd que je n'aimais pas, je n'y comprenais rien et ça m'ennuyait profondément. Ce genre d'univers parallèle était trop biscornu pour mon jeune esprit à l'époque, ce fantastique trop décalé trop intrigant et pas assez passionnant. J'ai bien essayé d'y revenir plus tard, mais rien à faire, ces personnages comme Cranach' de Morganloup ou Rork qui franchissent des portes et passent dans d'autres mondes, ça me dépasse, c'est un univers trop abstrait. La série n'a d'ailleurs pas connu le succès, malgré le trait déjà sûr d'Eric, pourtant à ses débuts. Stoquart lui écrit ensuite une autre série fantastique, plus tournée vers la magie, avec Tetfol, toujours dans Tintin, que j'arrive à mieux accepter, même si c'était pas trop mon truc (le dessin était encore mieux) ; mais là encore, le succès n'est pas trop au rendez-vous, ni même sur la série suivante "Rorika" qui là me correspondait mieux puisqu'elle évoluait dans un univers Viking, mais il n'y eut que 2 récits et aucune parution en album. Bref, je n'avais pas de chance avec cet auteur.

05/12/2013 (modifier)
Couverture de la série Le Concombre Masqué
Le Concombre Masqué

En 1965, Mandryka fait surgir ce personnage légumier dans le journal Vaillant ; c'est une bande basée sur un humour nosensique et des gags absurdes qui peut surprendre dans ce journal pour jeunes, plutôt voué à l'aventure et à un humour moins intellectuel. Ceci dit, Vaillant/Pif-Gadget accueillera d'autres Bd qui seront aussi déroutantes pour son public, telles M le Magicien... de Mattioli, "les Compagnons d'Univerzoo" de Usero et Mora, "Milo Marat" de Bonvi, ou Corto Maltese... Ce concombre masqué vit donc une première vie où il ne se passe pas grand chose, on se contente de deviser de façon philosophique. La formule change en 1971 lorsque le légume atypique arrive dans Pilote : le décor est plus stylisé, les humains sont remplacés par d'autres végétaux, et le ton devient beaucoup plus tourné vers la psychanalyse et la discussion existentielle entre le héros et son copain Chourave. Plus tard, dans L'Echo des Savanes, le concombre se préoccupera de politique, avant de revenir dans Pilote où il retrouvera la poésie de ses débuts. C'est donc à partir de 1971 que cette bande inclassable et difficile à définir a été "récupérée" par une sorte d'élite intellectuelle qui y voyait une Bd de génie. Je suis désolé mais moi ça m'a toujours laissé froid, je trouvais ça stupide et sans intérêt, mais ça ne m'a pas étonné, car dès qu'il y a quelque chose d'un peu novateur ou de singulier par son non-sens, les intellos, qui souvent à cette époque avaient été les premiers dix ans avant à cracher sur la bande dessinée comme quoi c'était pas un art et tout ça...sont toujours là pour crier au génie, parce qu'un crétin a dû dire que c'était génial. Quelle hypocrisie et quelle récupération calamiteuse ! Bref, cette bande ne m'a jamais fait rire, et je n'ai jamais compris comment ça avait pu autant tourner la tête des gens, avec un humour à 2 balles et un dessin pas hideux mais pas formidable quand même. Pourtant j'aime bien l'absurde, mais là, je trouve que c'est pas vraiment intelligent, c'est banal, quelconque, commun, ennuyeux, lassant et ça veut rien dire...

30/11/2013 (modifier)
Couverture de la série Lone Sloane
Lone Sloane

Après son coup d'essai en retrait, Druillet fait surgir son néo-terrien aux yeux rouges en 1970 dans le journal Pilote ; celui-ci commence à virer tous les héros à la papa, pour inviter de nouveaux dessinateurs à s'exprimer, c'est ainsi qu'on verra des gens comme Alexis, Loro, Reiser, Mandryka, Solé, F'Murr, Brétécher, Caza ou Mulatier.... côtoyer un temps encore les dernières aventures de Lucky Luke, de Blueberry, d'Achile Talon ou d'Astérix....ça sera bizarre d'ailleurs ce changement de formule en mensuel, ce remaniement de dessinateurs et cette sorte de cohabitation parfois malaisée entre auteurs classiques et avant-gardistes. Druillet se situait tout à fait dans ceux-là, puisque "Lone Sloane" qui arrive avec les 6 Voyages se fondait dans le moule du nouveau Pilote, graphiquement, narrativement, idéologiquement et au niveau des couleurs aussi. Pour moi, c'était la fin d'une époque, et il n'était pas question que j'aime ce genre de bande (comme je l'ai dit dans l'avis Lone Sloane 66) ; cependant, cette bande est un jalon dans l'histoire de la bande dessinée, on a le droit de pas l'aimer, mais on doit savoir qu'elle existe. Surtout parce que ça déroute le lecteur et qu'on découvre alors le génie graphique d'un dessinateur aux pages délirantes et aux cadres éclatés, aux couleurs qui explosent, et composées d'architectures tourmentées, de machines de métal complexes, de visions chaotiques d'un monde en perdition, de décors fouillés et surchargés à l'excès.... bref, des images-choc abolissant le découpage classique de la BD traditionnelle, qui trouvent leur inspiration chez Lovecraft, et donnent une démesure dans le ton et le dessin dûs à la folie créatrice de Druillet. Certains observateurs prétendent que les créations de Druillet ressemblent plus à des prouesses graphiques qu'à de véritables histoires ; je ne suis pas assez qualifié pour trancher, mais ce qui est sûr, c'est que ses oeuvres ont profondément marqué le monde de la BD des années 70, et ont contribué à élever le 9ème art vers une véritable forme d'expression. J'ai donc suffisamment approché cet univers tortueux pour pouvoir le décrire, mais ça aura été au prix d'une épreuve assez difficile, une lecture que je ne pourrais plus refaire maintenant parce qu'il m'est absolument impossible de rentrer dedans sans me faire ch...voila tout.

28/11/2013 (modifier)
Couverture de la série Lone Sloane 66
Lone Sloane 66

Cette histoire fantastique et baroque emmène le héros vagabond intergalactique surgi du cosmos dans un cauchemar infini, à la recherche de la planète Terre, en parcourant d'étranges univers peuplés de guerriers sanguinaires, de démons vicieux et de sorciers démoniaques. C'était un personnage totalement novateur et avant-gardiste en 1966, ça a beaucoup surpris à cette époque, ce qui obligea Druillet à le mettre un peu en attente. Le personnage est apparu dans "le Mystère des abîmes" chez l'éditeur Eric Losfeld ; cet album est aujourd'hui très recherché ; puis il est réédité en 1977 aux Humanoïdes Associés sous le titre de "Lone Sloane 66". J'ai eu l'occasion de lire cette réédition, et c'est carrément le genre de Bd que je déteste au plus haut point, d'abord parce je n'y comprend rien, ensuite parce cet univers ne m'apporte rien, aucun plaisir, aucune joie de lecture, et en plus, ça n'est pas fait pour m'attirer vers la SF, déjà que je n'aime pas vraiment ça. Mais, il faut bien reconnaître (car je ne suis pas bêtement borné) que c'est du lourd. Un de mes oncles m'a raconté qu'à l'époque, on sentait le fort potentiel et le talent d'un créateur prêt à bousculer le cadre classique du graphisme et de la narration en bande dessinée. Et surtout, on sentit une approche de la science-fiction différente des Bd américaines, une SF résolument visionnaire. Bref, c'est pas mon truc du tout, mais ça fait partie de l'histoire de la BD, on ne peut l'ignorer.

28/11/2013 (modifier)