Elle m'a été chaudement recommandée par un ami bédéphile, et c'est elle qui ma fait me rendre compte qu'on n'a pas toujours les mêmes goûts.
Comme disait maelle : "C'est trash, c'est vulgaire, c'est violent, c'est gratuit." Mais c'est ce qui fait justement que moi je n'ai pas, mais vraiment pas aimé.
Le dessin n'est pas mauvais, très "comics superhéros". Mais les dialogues sont tellement vulgaires gratuitement et à tous moments que je n'ai pas réussi à rentrer dedans.
Je n'ai pas non plus réussi à accrocher au concept de ces super vilains qui dirigent le monde. Je n'y ai pas trouvé de fond intéressant, rien à quoi m'accrocher: une lecture ennuyeuse. C'est même je pense une des pires BDs que j'ai pu lire.
Boule et Bill évoque chez moi une courte période post-Quick et Flupke. Et comme pour cette dernière série, ce ne sont pas mes meilleurs souvenirs de BD humoristique.
Je préférais nettement Gaston et toute sa bande. Je n’ai jamais vraiment trouvé Boule et Bill marrant; navrant, souvent. Certains gags se terminent sans vraiment avoir de chute. C’est plat et ennuyeux.
En outre, je ne pourrais pas relire cette série aujourd’hui, ce qui n’est pas le cas d’autres séries de cette époque que je redécouvre encore avec un énorme plaisir. Bref, cette série ne m’a pas marqué et je suis rapidement passé à autre chose.
Le pitch avait l'air emballant d'un premier abord. L'humanité s'est éteinte il y a plusieurs siècles. Un homme en hibernation artificielle refait surface sur cette planète avec pour mission de ressusciter l'empire humain. On ne saura pas grand chose sur ce qui s'est passé. Il croise des créatures plus étranges les unes que les autres.
L'univers s'inspire de celui de Moebius avec son côté contemplatif. L'homme est seul et la narration est ultra pesante. On a droit à des commentaires sur chacune des actions à la manière des BD d'autrefois. Bref, je me suis ennuyé à mourir. On comprend que l'humanité n'y ait pas survécu.
Visiblement, c'est le retour d'une licence qui avait périclité dans les années 90. Je ne suis pas sûr que sortir des cartons poussiéreux soit en soi une bonne chose. Les dessinateurs vont se succéder au fil de ce premier tome en donnant chacun une version graphique différente pour assurer la continuité de l'histoire. Bref, il faudra du courage.
Cette bande fait figure de véritable ovni en 1971 dans le journal Pilote, encore qu'elle faisait partie d'un peloton de Bd nouvelles à l'époque dont le but était de révolutionner le langage BD ; pour cela, il fallait virer toutes les bandes académiques du genre Astérix, Lucky Luke, Blueberry ou Achille Talon...bien que ces 2 dernières aient cohabité encore un temps avec ces nouvelles bandes. Quand j'ai vu ça, il m'était impossible de l'accepter, ça bousculait toutes mes conceptions de la bande dessinée telle que je l'avais connue enfant, bien dessinée, au trait lisible, aux dialogues riches, au scénario bien construit et au ton classique....de la BD normale quoi !
Cette...chose ou je ne sais comment l'appeler, c'était forcément dérangeant, provocateur et agressif, surtout par son graphisme, même si son propos de départ était une féroce satire antimilitariste, je n'étais pas contre, bien au contraire. Pour moi, la véritable satire de l'armée reste à faire ; il y a bien eu Beetle Bailey, mais d'une part c'est ricain, et d'autre part, c'est bien trop soft.
C'est vrai que visuellement, c'était une vraie claque, ce trait géométrique, repoussant, ces couleurs criardes utilisant surtout le vert, le violet ou le rouge vif, avec en plus des bulles énormes qui bouffaient presque les cases, et ce personnage de sergent à la gueule horrible... tout ça était à vomir, une véritable agression oculaire.
Aargllll...Tendre banlieue, beurk, bleuhhh..... Une série que je vomis depuis ma plus tendre enfance. L’archétype de la bd éducative suintant les bons sentiments de la morale chrétienne. Présente le plus souvent dans les cdi de collège, son rôle est de propager sournoisement les bonnes valeurs morales, médicales et sociales comme le sida c'est mal, le racisme c'est mal, la drogue c'est mal ou encore des sujets graves tels que le divorce, l'adoption, la mort du grand père, mon meilleur ami est gay, dois-je lui en vouloir ? ... pffff. C'est vraiment prendre les enfants et ados pour des crétins. Je ne dis pas que le racisme c'est bien, que le sida c'est bien et que les problèmes familiaux ce n'est pas intéressant mais là cela ressemble plus à de la prévention dans une infirmerie de collège ou une mission locale. On n'est pas dans la bd. C'est lourd mais lourd.
C'est donc lourd, cliché, ringard, niais, kitsch, moche, cucul, tiède, gnangnan... les adjectifs me manquent. Une série qui m'a toujours révulsé, même à 10, 12 ans. Une insulte à la bande dessinée et à l’évasion qu'elle procure. Une infiltration dans le 9ème art par la chrétienté.
Donc j'en avais lu 6 ou 7 à l'époque du collège. Pour ma défense je dirais que j'avais lu la totalité des bandes dessinées de la bibliothèque. Les dessins de Tito sont de simples photocopies de photos. Il y a du boulot ok mais le résultat est horriblement artificiel. Encore que ce style passe bien dans son autre série, Jaunes (l'association étrange de 2 personnalités carrément opposées que sont Tito et Bucquoy), passer de Jaunes à Tendre banlieue c'est vraiment bizarre ???
Bref, Tendre banlieue fait partie de mon top 3 des séries les plus haïes. Je crois que c'est la 1ère juste devant le chat.
Que c'est pompeux tout ça! La narration et les dialogues, a priori sans intérêt, ont fini par avoir raison de moi... Pas possible de terminer le bouquin!
Pourtant, quelle claque visuelle! Le trait est hyper stylé et expressif. La colorisation sort des sentiers battus et offre au final un rendu magistral.
En conclusion, malgré une qualité graphique exceptionnelle, le récit m'a paru complètement opaque et inaccessible. J'ai décroché car devoir à ce point me forcer à lire ne devient plus un plaisir. De surcroît, je n'ai pas lu le roman original... et ce n'est pas la bd qui m'aura donné envie de m'y plonger!
A la base, je n'aime pas trop les chats pour leur côté sournois, je préfère les chiens. En BD et en dessin animé, j'aimais bien Poussy, les Tom & Jerry, Sylvestre et Titi..etc. Mais ce chat là, Garfield ? certainement pas. Gras, cossard, égocentrique, cynique, hypocrite, bref une vraie tête à claques qui ne pense qu'à bouffer et pioncer, sûrement le chat le plus insupportable de la BD. Ca, c'est pour le caractère ; ensuite, c'est le strip que je n'aime pas. Situé à mi-chemin des personnages crées par Hanna & Barbera en cartoons et les séries intellectuelles des années 50, telles Peanuts ou Pogo, c'est un humour qui ne me fait pas rire du tout, faussement sérieux, aux gags laborieux, tirés par les cheveux, dont la plupart des chutes tombent à plat, et qui recycle pratiquement toujours les mêmes éléments....dire qu'il y a plus de 60 albums, quelle overdose ! mais qui peut acheter tout ça ?
Enfin, le dessin rond et caricatural, proche du graphisme de Gordon Bess sur La Tribu Terrible, n'est pas le pire, il ressemble au graphisme de beaucoup de strips U.S., mais il m'indiffère, il pourrait me faire aimer ce strip si l'humour était à la hauteur. Je ne comprends donc pas l'engouement de ce chat auprès du public, et son exploitation dans la pub ou le cinéma...
Ce one-shot m'a fait un peu penser à Jimmy Corrigan car plusieurs pages ont un graphisme et une construction particulière et comme avec Jimmy je trouve que ses idées originales sont mises au profit d'une histoire que j'ai trouvée banale.
Dès le début je n'ai pas trouvé les personnages intéressants et rien ne m'intéressait dans le scénario. C'est devenu pire lorsque je me suis mis à ne pas comprendre certaines scènes ou alors ces scènes pouvaient parfaitement se comprendre et j'étais trop ennuyé pour essayer de comprendre ce que je lisais. Je n'aime pas vraiment les différents styles que l'auteur essaie durant l'album et il y a des cases où j'ai eu de la difficulté à lire ce qui était écrit. J'ai arrêté ma lecture au milieu de l'album tellement j'en avais marre et je ne compte pas lire le reste.
C'est sans doute l'une des bandes modernes les plus insolites et les plus étranges des années 80, tant par son graphisme que par son climat. Dans des décors géométriques aux couleurs pétantes, Linda est une brune sexy qui aime se promener nue dans son appart', en s'adonnant au voyeurisme sur Canal Q et en menant une vie ambiguë.
J'ai découvert ces frasques érotiques en 1983 dans Pilote, et c'était loin d'être excitant ; la série visait encore une fois à provoquer le lecteur par son ton moderniste, un peu comme le faisait Serge Clerc avec Phil Perfect. La série était plombée par un faux esthétisme censé donner un genre, dont le dessin dépouillé et volontairement mal foutu me révulsait ; encore que sur la planche présentée en galerie, il s'agit du dessin du dernier album, un peu mieux torché, mais celui des 2 premiers albums, c'était vraiment vilain.
Qu'en est-il aujourd'hui ? ben, j'ai pas varié, je trouve toujours ça sans intérêt, mais ça plaira sûrement aux intellectuels, c'était d'ailleurs la cible visée à l'époque, car ces gens-là faisaient semblant de s'intéresser à la bande dessinée après lui avoir craché dessus pendant des années, il fallait bien les contenter. Pour les gens comme moi, aux goûts plus simples, ça ne passe pas.
Cette Bd fait partie de celles qui ont révolutionné le langage bédéphile dans Pilote entre 1971 et 1976 ; on peut y associer Cellulite de Brétécher, Hypocrite de Forest, Al Crane d'Alexis (mais ça c'était pas mal), les fantaisies délirantes de Solé, les "Stupineptidioties" de Massonnat, "Délirius" de Druillet, Sergent Laterreur de Touis, Les Mange-bitume de Bielsa et Lob, ou Scènes de la vie de banlieue de Caza....Toutes ont participé à l'évolution du journal qui était à peu près le seul en France à permettre aux dessinateurs de s'exprimer.
Cette bande de nature très personnelle et quasiment ubuesque, est reconnue par beaucoup de lecteurs et par les critiques comme un petit chef-d'oeuvre d'humour nosensique, aux qualités graphiques non moins reconnues.
Je suis désolé, je dois être déconnecté ou je ne sais quoi, mais moi, j'ai toujours éprouvé une réelle aversion pour cette série et son dessin. Alors oui, elle a bien un univers à part, avec des situations absurdes, et elle fait preuve parfois d'une savante imagination, mais je reste totalement allergique à cette forme d'humour et à tout ce petit monde de brebis à l'intelligence excessive, de chien gardien béatement heureux et de berger pensif, sans parler du dessin que je trouve laid et sans personnalité. Or pour moi, le dessin c'est ce qui doit accrocher en premier le lecteur potentiel, et quand je vois ça, j'ai vraiment pas envie....
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Wanted (J.G. Jones)
Elle m'a été chaudement recommandée par un ami bédéphile, et c'est elle qui ma fait me rendre compte qu'on n'a pas toujours les mêmes goûts. Comme disait maelle : "C'est trash, c'est vulgaire, c'est violent, c'est gratuit." Mais c'est ce qui fait justement que moi je n'ai pas, mais vraiment pas aimé. Le dessin n'est pas mauvais, très "comics superhéros". Mais les dialogues sont tellement vulgaires gratuitement et à tous moments que je n'ai pas réussi à rentrer dedans. Je n'ai pas non plus réussi à accrocher au concept de ces super vilains qui dirigent le monde. Je n'y ai pas trouvé de fond intéressant, rien à quoi m'accrocher: une lecture ennuyeuse. C'est même je pense une des pires BDs que j'ai pu lire.
Boule & Bill
Boule et Bill évoque chez moi une courte période post-Quick et Flupke. Et comme pour cette dernière série, ce ne sont pas mes meilleurs souvenirs de BD humoristique. Je préférais nettement Gaston et toute sa bande. Je n’ai jamais vraiment trouvé Boule et Bill marrant; navrant, souvent. Certains gags se terminent sans vraiment avoir de chute. C’est plat et ennuyeux. En outre, je ne pourrais pas relire cette série aujourd’hui, ce qui n’est pas le cas d’autres séries de cette époque que je redécouvre encore avec un énorme plaisir. Bref, cette série ne m’a pas marqué et je suis rapidement passé à autre chose.
John Prophet
Le pitch avait l'air emballant d'un premier abord. L'humanité s'est éteinte il y a plusieurs siècles. Un homme en hibernation artificielle refait surface sur cette planète avec pour mission de ressusciter l'empire humain. On ne saura pas grand chose sur ce qui s'est passé. Il croise des créatures plus étranges les unes que les autres. L'univers s'inspire de celui de Moebius avec son côté contemplatif. L'homme est seul et la narration est ultra pesante. On a droit à des commentaires sur chacune des actions à la manière des BD d'autrefois. Bref, je me suis ennuyé à mourir. On comprend que l'humanité n'y ait pas survécu. Visiblement, c'est le retour d'une licence qui avait périclité dans les années 90. Je ne suis pas sûr que sortir des cartons poussiéreux soit en soi une bonne chose. Les dessinateurs vont se succéder au fil de ce premier tome en donnant chacun une version graphique différente pour assurer la continuité de l'histoire. Bref, il faudra du courage.
Sergent Laterreur
Cette bande fait figure de véritable ovni en 1971 dans le journal Pilote, encore qu'elle faisait partie d'un peloton de Bd nouvelles à l'époque dont le but était de révolutionner le langage BD ; pour cela, il fallait virer toutes les bandes académiques du genre Astérix, Lucky Luke, Blueberry ou Achille Talon...bien que ces 2 dernières aient cohabité encore un temps avec ces nouvelles bandes. Quand j'ai vu ça, il m'était impossible de l'accepter, ça bousculait toutes mes conceptions de la bande dessinée telle que je l'avais connue enfant, bien dessinée, au trait lisible, aux dialogues riches, au scénario bien construit et au ton classique....de la BD normale quoi ! Cette...chose ou je ne sais comment l'appeler, c'était forcément dérangeant, provocateur et agressif, surtout par son graphisme, même si son propos de départ était une féroce satire antimilitariste, je n'étais pas contre, bien au contraire. Pour moi, la véritable satire de l'armée reste à faire ; il y a bien eu Beetle Bailey, mais d'une part c'est ricain, et d'autre part, c'est bien trop soft. C'est vrai que visuellement, c'était une vraie claque, ce trait géométrique, repoussant, ces couleurs criardes utilisant surtout le vert, le violet ou le rouge vif, avec en plus des bulles énormes qui bouffaient presque les cases, et ce personnage de sergent à la gueule horrible... tout ça était à vomir, une véritable agression oculaire.
Tendre banlieue
Aargllll...Tendre banlieue, beurk, bleuhhh..... Une série que je vomis depuis ma plus tendre enfance. L’archétype de la bd éducative suintant les bons sentiments de la morale chrétienne. Présente le plus souvent dans les cdi de collège, son rôle est de propager sournoisement les bonnes valeurs morales, médicales et sociales comme le sida c'est mal, le racisme c'est mal, la drogue c'est mal ou encore des sujets graves tels que le divorce, l'adoption, la mort du grand père, mon meilleur ami est gay, dois-je lui en vouloir ? ... pffff. C'est vraiment prendre les enfants et ados pour des crétins. Je ne dis pas que le racisme c'est bien, que le sida c'est bien et que les problèmes familiaux ce n'est pas intéressant mais là cela ressemble plus à de la prévention dans une infirmerie de collège ou une mission locale. On n'est pas dans la bd. C'est lourd mais lourd. C'est donc lourd, cliché, ringard, niais, kitsch, moche, cucul, tiède, gnangnan... les adjectifs me manquent. Une série qui m'a toujours révulsé, même à 10, 12 ans. Une insulte à la bande dessinée et à l’évasion qu'elle procure. Une infiltration dans le 9ème art par la chrétienté. Donc j'en avais lu 6 ou 7 à l'époque du collège. Pour ma défense je dirais que j'avais lu la totalité des bandes dessinées de la bibliothèque. Les dessins de Tito sont de simples photocopies de photos. Il y a du boulot ok mais le résultat est horriblement artificiel. Encore que ce style passe bien dans son autre série, Jaunes (l'association étrange de 2 personnalités carrément opposées que sont Tito et Bucquoy), passer de Jaunes à Tendre banlieue c'est vraiment bizarre ??? Bref, Tendre banlieue fait partie de mon top 3 des séries les plus haïes. Je crois que c'est la 1ère juste devant le chat.
Dorian Gray
Que c'est pompeux tout ça! La narration et les dialogues, a priori sans intérêt, ont fini par avoir raison de moi... Pas possible de terminer le bouquin! Pourtant, quelle claque visuelle! Le trait est hyper stylé et expressif. La colorisation sort des sentiers battus et offre au final un rendu magistral. En conclusion, malgré une qualité graphique exceptionnelle, le récit m'a paru complètement opaque et inaccessible. J'ai décroché car devoir à ce point me forcer à lire ne devient plus un plaisir. De surcroît, je n'ai pas lu le roman original... et ce n'est pas la bd qui m'aura donné envie de m'y plonger!
Garfield
A la base, je n'aime pas trop les chats pour leur côté sournois, je préfère les chiens. En BD et en dessin animé, j'aimais bien Poussy, les Tom & Jerry, Sylvestre et Titi..etc. Mais ce chat là, Garfield ? certainement pas. Gras, cossard, égocentrique, cynique, hypocrite, bref une vraie tête à claques qui ne pense qu'à bouffer et pioncer, sûrement le chat le plus insupportable de la BD. Ca, c'est pour le caractère ; ensuite, c'est le strip que je n'aime pas. Situé à mi-chemin des personnages crées par Hanna & Barbera en cartoons et les séries intellectuelles des années 50, telles Peanuts ou Pogo, c'est un humour qui ne me fait pas rire du tout, faussement sérieux, aux gags laborieux, tirés par les cheveux, dont la plupart des chutes tombent à plat, et qui recycle pratiquement toujours les mêmes éléments....dire qu'il y a plus de 60 albums, quelle overdose ! mais qui peut acheter tout ça ? Enfin, le dessin rond et caricatural, proche du graphisme de Gordon Bess sur La Tribu Terrible, n'est pas le pire, il ressemble au graphisme de beaucoup de strips U.S., mais il m'indiffère, il pourrait me faire aimer ce strip si l'humour était à la hauteur. Je ne comprends donc pas l'engouement de ce chat auprès du public, et son exploitation dans la pub ou le cinéma...
Lartigues & Prévert
Ce one-shot m'a fait un peu penser à Jimmy Corrigan car plusieurs pages ont un graphisme et une construction particulière et comme avec Jimmy je trouve que ses idées originales sont mises au profit d'une histoire que j'ai trouvée banale. Dès le début je n'ai pas trouvé les personnages intéressants et rien ne m'intéressait dans le scénario. C'est devenu pire lorsque je me suis mis à ne pas comprendre certaines scènes ou alors ces scènes pouvaient parfaitement se comprendre et j'étais trop ennuyé pour essayer de comprendre ce que je lisais. Je n'aime pas vraiment les différents styles que l'auteur essaie durant l'album et il y a des cases où j'ai eu de la difficulté à lire ce qui était écrit. J'ai arrêté ma lecture au milieu de l'album tellement j'en avais marre et je ne compte pas lire le reste.
Linda aime l'art
C'est sans doute l'une des bandes modernes les plus insolites et les plus étranges des années 80, tant par son graphisme que par son climat. Dans des décors géométriques aux couleurs pétantes, Linda est une brune sexy qui aime se promener nue dans son appart', en s'adonnant au voyeurisme sur Canal Q et en menant une vie ambiguë. J'ai découvert ces frasques érotiques en 1983 dans Pilote, et c'était loin d'être excitant ; la série visait encore une fois à provoquer le lecteur par son ton moderniste, un peu comme le faisait Serge Clerc avec Phil Perfect. La série était plombée par un faux esthétisme censé donner un genre, dont le dessin dépouillé et volontairement mal foutu me révulsait ; encore que sur la planche présentée en galerie, il s'agit du dessin du dernier album, un peu mieux torché, mais celui des 2 premiers albums, c'était vraiment vilain. Qu'en est-il aujourd'hui ? ben, j'ai pas varié, je trouve toujours ça sans intérêt, mais ça plaira sûrement aux intellectuels, c'était d'ailleurs la cible visée à l'époque, car ces gens-là faisaient semblant de s'intéresser à la bande dessinée après lui avoir craché dessus pendant des années, il fallait bien les contenter. Pour les gens comme moi, aux goûts plus simples, ça ne passe pas.
Le Génie des alpages
Cette Bd fait partie de celles qui ont révolutionné le langage bédéphile dans Pilote entre 1971 et 1976 ; on peut y associer Cellulite de Brétécher, Hypocrite de Forest, Al Crane d'Alexis (mais ça c'était pas mal), les fantaisies délirantes de Solé, les "Stupineptidioties" de Massonnat, "Délirius" de Druillet, Sergent Laterreur de Touis, Les Mange-bitume de Bielsa et Lob, ou Scènes de la vie de banlieue de Caza....Toutes ont participé à l'évolution du journal qui était à peu près le seul en France à permettre aux dessinateurs de s'exprimer. Cette bande de nature très personnelle et quasiment ubuesque, est reconnue par beaucoup de lecteurs et par les critiques comme un petit chef-d'oeuvre d'humour nosensique, aux qualités graphiques non moins reconnues. Je suis désolé, je dois être déconnecté ou je ne sais quoi, mais moi, j'ai toujours éprouvé une réelle aversion pour cette série et son dessin. Alors oui, elle a bien un univers à part, avec des situations absurdes, et elle fait preuve parfois d'une savante imagination, mais je reste totalement allergique à cette forme d'humour et à tout ce petit monde de brebis à l'intelligence excessive, de chien gardien béatement heureux et de berger pensif, sans parler du dessin que je trouve laid et sans personnalité. Or pour moi, le dessin c'est ce qui doit accrocher en premier le lecteur potentiel, et quand je vois ça, j'ai vraiment pas envie....