Misère, que c'est mauvais !
Le dessinateur sauve les meubles et fait un travail très correct (3,4/5 en ce qui me concerne), mais pour le scénario, c'est d'une pauvreté abyssale consternante qui mérite la cote nulle absolue, voire si j'étais sournois .... niak niak niak (imaginez maintenant un mutant aux grandes oreilles et aux dents acérées ...) un cote négative ... niak niak niak !
Trêve de mauvaise plaisanterie.
Le scénariste, pour tout de même accoucher d'un scénario (qui pour moi n'en est pas), fait apparaître des monstres mutants bouffeurs d'humains qui sont le pivot d'une intrigue de type "thriller", et servant de faire valoir à l'imagination qui lui manque de façon plus qu'affligeante.
Car cette histoire est entre-nous, franchement débile ; à l'analyse, rien ne tient.
Et comme lecteur je ne "marche" nulle part !
Christophe Bec est pourtant parvenu, avec Royal Aubrac, à pondre une histoire normale avec des gens normaux (de loin le plus difficile à faire) à mille lieues de cette très pénible trilogie absconse.
On peut donc espérer qu'il ressorte un jour un scénario digne d'intérêt... mais ce ne sera pas pour cette série où je ne vois dans l'ensemble pas grand chose à sauver.
Etant curieux, je savais bien qu'un jour, je devrais me frotter aux Technopères. C'est une lecture qui aura été éprouvante, d'emblée ça m'a rebuté, mais je n'ai décroché qu'au tome 3, lu des passages importants du tome 4 et feuilleté les pages des albums suivants en m'arrêtant de temps en temps sur 1 dialogue ou 2.
Je veux bien admettre que certaines idées sont profondément originales, mais c'est carrément le genre de science-fiction que je déteste le plus. Par opposition à certains avis précédents, je ne pense pas que le tout soit niais ou à pleurer, mais tout simplement je ne peux rentrer dans ce type de récit parce que je m'y emmerde prodigieusement, ça ne me touche pas, je n'y prend aucun plaisir de lecture, et même ça me débecte par endroits, car j'y retrouve surtout tout ce qui correspond aux fantasmes et aux délires de Jodorowsky, c'est du Jodo pur jus, et je n'y souscris pas.
Ou je suis très con parce que je ne comprends pas sa vision du cyberespace, ou je n'ai pas l'esprit assez ouvert pour le suivre dans ses turpitudes cérébro-métaphysico-cosmiques, c'est souvent du n'importe quoi... Quand je pense qu'il y a 8 albums et que j'ai réussi à en lire au moins 3, j'arrive pas à le croire. Certains posteurs disent que sur 8 albums, c'est répétitif, j'en sais trop rien vu que j'ai largué la série en cours de route, mais ce que je sais, c'est que la somme de ces délires visuels qui sont le reflet de la débordante imagination de Jodo, c'est du tordu de chez tordu et en plus incompréhensible ; en effet, on reçoit des images sans queue ni tête qui ne sont reliées par aucun scénario consistant, avec hélas toujours chez ce scénariste, ce sentiment de malaise et de nausée qui vous obstrue l'intellect, illustré ici peut-être de façon plus marquée. Il y a quelques scènes crades qui correspondent bien à l'imagination fantasmatique de son auteur.
Le seul point positif : un dialogue souvent riche et raffiné, ça tranche vraiment avec le décor de l'action. Au niveau dessin, c'est très joli ; le graphisme hyperréaliste très lisse de Janjetov, et la mise en couleurs obtenue de façon numérique par Beltran impriment à la série un côté peut-être un peu froid et déshumanisé, mais ce procédé ne me gêne pas, ça donne un beau visuel très fluide et un aspect très pictural, c'est ce que je recherche dans une Bd : un beau rendu graphique. Seulement, ceci n'est pas suffisant pour captiver le lecteur que je suis, il doit y avoir un vrai scénario qui sert le dessin, ce qui n'est pas le cas ici.
Voila un sujet qui ressemble à du Jodorowsky, mais pourtant, c'est du Mangin, habituellement peu portée sur l'historique, si ce n'est pour l'assaisonner à la sauce SF. Dès l'ouverture de cet album et la lecture des premières pages, j'ai failli vomir. Cette Bd est vraiment déconcertante et je ne comprends pas comment on peut écrire un sujet pareil, aussi nauséeux, aussi répulsif, aussi proche du dégoût.
A l'aversion s'ajoute l'absurdité d'une tête qui vit sa vie et parle en étant autonome du corps du jeune Denis. Profondément écoeuré, j'ai vite refermé cet album (que je n'avais heureusement pas acheté), sans chercher à lire le second, et en regrettant que Griffo se soit prêté à cette effarante aventure ; la qualité de son graphisme méritait plutôt une vraie Bd sur la Révolution française.
Elle m'a été chaudement recommandée par un ami bédéphile, et c'est elle qui ma fait me rendre compte qu'on n'a pas toujours les mêmes goûts.
Comme disait maelle : "C'est trash, c'est vulgaire, c'est violent, c'est gratuit." Mais c'est ce qui fait justement que moi je n'ai pas, mais vraiment pas aimé.
Le dessin n'est pas mauvais, très "comics superhéros". Mais les dialogues sont tellement vulgaires gratuitement et à tous moments que je n'ai pas réussi à rentrer dedans.
Je n'ai pas non plus réussi à accrocher au concept de ces super vilains qui dirigent le monde. Je n'y ai pas trouvé de fond intéressant, rien à quoi m'accrocher: une lecture ennuyeuse. C'est même je pense une des pires BDs que j'ai pu lire.
Boule et Bill évoque chez moi une courte période post-Quick et Flupke. Et comme pour cette dernière série, ce ne sont pas mes meilleurs souvenirs de BD humoristique.
Je préférais nettement Gaston et toute sa bande. Je n’ai jamais vraiment trouvé Boule et Bill marrant; navrant, souvent. Certains gags se terminent sans vraiment avoir de chute. C’est plat et ennuyeux.
En outre, je ne pourrais pas relire cette série aujourd’hui, ce qui n’est pas le cas d’autres séries de cette époque que je redécouvre encore avec un énorme plaisir. Bref, cette série ne m’a pas marqué et je suis rapidement passé à autre chose.
Le pitch avait l'air emballant d'un premier abord. L'humanité s'est éteinte il y a plusieurs siècles. Un homme en hibernation artificielle refait surface sur cette planète avec pour mission de ressusciter l'empire humain. On ne saura pas grand chose sur ce qui s'est passé. Il croise des créatures plus étranges les unes que les autres.
L'univers s'inspire de celui de Moebius avec son côté contemplatif. L'homme est seul et la narration est ultra pesante. On a droit à des commentaires sur chacune des actions à la manière des BD d'autrefois. Bref, je me suis ennuyé à mourir. On comprend que l'humanité n'y ait pas survécu.
Visiblement, c'est le retour d'une licence qui avait périclité dans les années 90. Je ne suis pas sûr que sortir des cartons poussiéreux soit en soi une bonne chose. Les dessinateurs vont se succéder au fil de ce premier tome en donnant chacun une version graphique différente pour assurer la continuité de l'histoire. Bref, il faudra du courage.
Cette bande fait figure de véritable ovni en 1971 dans le journal Pilote, encore qu'elle faisait partie d'un peloton de Bd nouvelles à l'époque dont le but était de révolutionner le langage BD ; pour cela, il fallait virer toutes les bandes académiques du genre Astérix, Lucky Luke, Blueberry ou Achille Talon...bien que ces 2 dernières aient cohabité encore un temps avec ces nouvelles bandes. Quand j'ai vu ça, il m'était impossible de l'accepter, ça bousculait toutes mes conceptions de la bande dessinée telle que je l'avais connue enfant, bien dessinée, au trait lisible, aux dialogues riches, au scénario bien construit et au ton classique....de la BD normale quoi !
Cette...chose ou je ne sais comment l'appeler, c'était forcément dérangeant, provocateur et agressif, surtout par son graphisme, même si son propos de départ était une féroce satire antimilitariste, je n'étais pas contre, bien au contraire. Pour moi, la véritable satire de l'armée reste à faire ; il y a bien eu Beetle Bailey, mais d'une part c'est ricain, et d'autre part, c'est bien trop soft.
C'est vrai que visuellement, c'était une vraie claque, ce trait géométrique, repoussant, ces couleurs criardes utilisant surtout le vert, le violet ou le rouge vif, avec en plus des bulles énormes qui bouffaient presque les cases, et ce personnage de sergent à la gueule horrible... tout ça était à vomir, une véritable agression oculaire.
Aargllll...Tendre banlieue, beurk, bleuhhh..... Une série que je vomis depuis ma plus tendre enfance. L’archétype de la bd éducative suintant les bons sentiments de la morale chrétienne. Présente le plus souvent dans les cdi de collège, son rôle est de propager sournoisement les bonnes valeurs morales, médicales et sociales comme le sida c'est mal, le racisme c'est mal, la drogue c'est mal ou encore des sujets graves tels que le divorce, l'adoption, la mort du grand père, mon meilleur ami est gay, dois-je lui en vouloir ? ... pffff. C'est vraiment prendre les enfants et ados pour des crétins. Je ne dis pas que le racisme c'est bien, que le sida c'est bien et que les problèmes familiaux ce n'est pas intéressant mais là cela ressemble plus à de la prévention dans une infirmerie de collège ou une mission locale. On n'est pas dans la bd. C'est lourd mais lourd.
C'est donc lourd, cliché, ringard, niais, kitsch, moche, cucul, tiède, gnangnan... les adjectifs me manquent. Une série qui m'a toujours révulsé, même à 10, 12 ans. Une insulte à la bande dessinée et à l’évasion qu'elle procure. Une infiltration dans le 9ème art par la chrétienté.
Donc j'en avais lu 6 ou 7 à l'époque du collège. Pour ma défense je dirais que j'avais lu la totalité des bandes dessinées de la bibliothèque. Les dessins de Tito sont de simples photocopies de photos. Il y a du boulot ok mais le résultat est horriblement artificiel. Encore que ce style passe bien dans son autre série, Jaunes (l'association étrange de 2 personnalités carrément opposées que sont Tito et Bucquoy), passer de Jaunes à Tendre banlieue c'est vraiment bizarre ???
Bref, Tendre banlieue fait partie de mon top 3 des séries les plus haïes. Je crois que c'est la 1ère juste devant le chat.
Que c'est pompeux tout ça! La narration et les dialogues, a priori sans intérêt, ont fini par avoir raison de moi... Pas possible de terminer le bouquin!
Pourtant, quelle claque visuelle! Le trait est hyper stylé et expressif. La colorisation sort des sentiers battus et offre au final un rendu magistral.
En conclusion, malgré une qualité graphique exceptionnelle, le récit m'a paru complètement opaque et inaccessible. J'ai décroché car devoir à ce point me forcer à lire ne devient plus un plaisir. De surcroît, je n'ai pas lu le roman original... et ce n'est pas la bd qui m'aura donné envie de m'y plonger!
A la base, je n'aime pas trop les chats pour leur côté sournois, je préfère les chiens. En BD et en dessin animé, j'aimais bien Poussy, les Tom & Jerry, Sylvestre et Titi..etc. Mais ce chat là, Garfield ? certainement pas. Gras, cossard, égocentrique, cynique, hypocrite, bref une vraie tête à claques qui ne pense qu'à bouffer et pioncer, sûrement le chat le plus insupportable de la BD. Ca, c'est pour le caractère ; ensuite, c'est le strip que je n'aime pas. Situé à mi-chemin des personnages crées par Hanna & Barbera en cartoons et les séries intellectuelles des années 50, telles Peanuts ou Pogo, c'est un humour qui ne me fait pas rire du tout, faussement sérieux, aux gags laborieux, tirés par les cheveux, dont la plupart des chutes tombent à plat, et qui recycle pratiquement toujours les mêmes éléments....dire qu'il y a plus de 60 albums, quelle overdose ! mais qui peut acheter tout ça ?
Enfin, le dessin rond et caricatural, proche du graphisme de Gordon Bess sur La Tribu Terrible, n'est pas le pire, il ressemble au graphisme de beaucoup de strips U.S., mais il m'indiffère, il pourrait me faire aimer ce strip si l'humour était à la hauteur. Je ne comprends donc pas l'engouement de ce chat auprès du public, et son exploitation dans la pub ou le cinéma...
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Sarah
Misère, que c'est mauvais ! Le dessinateur sauve les meubles et fait un travail très correct (3,4/5 en ce qui me concerne), mais pour le scénario, c'est d'une pauvreté abyssale consternante qui mérite la cote nulle absolue, voire si j'étais sournois .... niak niak niak (imaginez maintenant un mutant aux grandes oreilles et aux dents acérées ...) un cote négative ... niak niak niak ! Trêve de mauvaise plaisanterie. Le scénariste, pour tout de même accoucher d'un scénario (qui pour moi n'en est pas), fait apparaître des monstres mutants bouffeurs d'humains qui sont le pivot d'une intrigue de type "thriller", et servant de faire valoir à l'imagination qui lui manque de façon plus qu'affligeante. Car cette histoire est entre-nous, franchement débile ; à l'analyse, rien ne tient. Et comme lecteur je ne "marche" nulle part ! Christophe Bec est pourtant parvenu, avec Royal Aubrac, à pondre une histoire normale avec des gens normaux (de loin le plus difficile à faire) à mille lieues de cette très pénible trilogie absconse. On peut donc espérer qu'il ressorte un jour un scénario digne d'intérêt... mais ce ne sera pas pour cette série où je ne vois dans l'ensemble pas grand chose à sauver.
Les Technopères
Etant curieux, je savais bien qu'un jour, je devrais me frotter aux Technopères. C'est une lecture qui aura été éprouvante, d'emblée ça m'a rebuté, mais je n'ai décroché qu'au tome 3, lu des passages importants du tome 4 et feuilleté les pages des albums suivants en m'arrêtant de temps en temps sur 1 dialogue ou 2. Je veux bien admettre que certaines idées sont profondément originales, mais c'est carrément le genre de science-fiction que je déteste le plus. Par opposition à certains avis précédents, je ne pense pas que le tout soit niais ou à pleurer, mais tout simplement je ne peux rentrer dans ce type de récit parce que je m'y emmerde prodigieusement, ça ne me touche pas, je n'y prend aucun plaisir de lecture, et même ça me débecte par endroits, car j'y retrouve surtout tout ce qui correspond aux fantasmes et aux délires de Jodorowsky, c'est du Jodo pur jus, et je n'y souscris pas. Ou je suis très con parce que je ne comprends pas sa vision du cyberespace, ou je n'ai pas l'esprit assez ouvert pour le suivre dans ses turpitudes cérébro-métaphysico-cosmiques, c'est souvent du n'importe quoi... Quand je pense qu'il y a 8 albums et que j'ai réussi à en lire au moins 3, j'arrive pas à le croire. Certains posteurs disent que sur 8 albums, c'est répétitif, j'en sais trop rien vu que j'ai largué la série en cours de route, mais ce que je sais, c'est que la somme de ces délires visuels qui sont le reflet de la débordante imagination de Jodo, c'est du tordu de chez tordu et en plus incompréhensible ; en effet, on reçoit des images sans queue ni tête qui ne sont reliées par aucun scénario consistant, avec hélas toujours chez ce scénariste, ce sentiment de malaise et de nausée qui vous obstrue l'intellect, illustré ici peut-être de façon plus marquée. Il y a quelques scènes crades qui correspondent bien à l'imagination fantasmatique de son auteur. Le seul point positif : un dialogue souvent riche et raffiné, ça tranche vraiment avec le décor de l'action. Au niveau dessin, c'est très joli ; le graphisme hyperréaliste très lisse de Janjetov, et la mise en couleurs obtenue de façon numérique par Beltran impriment à la série un côté peut-être un peu froid et déshumanisé, mais ce procédé ne me gêne pas, ça donne un beau visuel très fluide et un aspect très pictural, c'est ce que je recherche dans une Bd : un beau rendu graphique. Seulement, ceci n'est pas suffisant pour captiver le lecteur que je suis, il doit y avoir un vrai scénario qui sert le dessin, ce qui n'est pas le cas ici.
Petit Miracle
Voila un sujet qui ressemble à du Jodorowsky, mais pourtant, c'est du Mangin, habituellement peu portée sur l'historique, si ce n'est pour l'assaisonner à la sauce SF. Dès l'ouverture de cet album et la lecture des premières pages, j'ai failli vomir. Cette Bd est vraiment déconcertante et je ne comprends pas comment on peut écrire un sujet pareil, aussi nauséeux, aussi répulsif, aussi proche du dégoût. A l'aversion s'ajoute l'absurdité d'une tête qui vit sa vie et parle en étant autonome du corps du jeune Denis. Profondément écoeuré, j'ai vite refermé cet album (que je n'avais heureusement pas acheté), sans chercher à lire le second, et en regrettant que Griffo se soit prêté à cette effarante aventure ; la qualité de son graphisme méritait plutôt une vraie Bd sur la Révolution française.
Wanted (J.G. Jones)
Elle m'a été chaudement recommandée par un ami bédéphile, et c'est elle qui ma fait me rendre compte qu'on n'a pas toujours les mêmes goûts. Comme disait maelle : "C'est trash, c'est vulgaire, c'est violent, c'est gratuit." Mais c'est ce qui fait justement que moi je n'ai pas, mais vraiment pas aimé. Le dessin n'est pas mauvais, très "comics superhéros". Mais les dialogues sont tellement vulgaires gratuitement et à tous moments que je n'ai pas réussi à rentrer dedans. Je n'ai pas non plus réussi à accrocher au concept de ces super vilains qui dirigent le monde. Je n'y ai pas trouvé de fond intéressant, rien à quoi m'accrocher: une lecture ennuyeuse. C'est même je pense une des pires BDs que j'ai pu lire.
Boule & Bill
Boule et Bill évoque chez moi une courte période post-Quick et Flupke. Et comme pour cette dernière série, ce ne sont pas mes meilleurs souvenirs de BD humoristique. Je préférais nettement Gaston et toute sa bande. Je n’ai jamais vraiment trouvé Boule et Bill marrant; navrant, souvent. Certains gags se terminent sans vraiment avoir de chute. C’est plat et ennuyeux. En outre, je ne pourrais pas relire cette série aujourd’hui, ce qui n’est pas le cas d’autres séries de cette époque que je redécouvre encore avec un énorme plaisir. Bref, cette série ne m’a pas marqué et je suis rapidement passé à autre chose.
John Prophet
Le pitch avait l'air emballant d'un premier abord. L'humanité s'est éteinte il y a plusieurs siècles. Un homme en hibernation artificielle refait surface sur cette planète avec pour mission de ressusciter l'empire humain. On ne saura pas grand chose sur ce qui s'est passé. Il croise des créatures plus étranges les unes que les autres. L'univers s'inspire de celui de Moebius avec son côté contemplatif. L'homme est seul et la narration est ultra pesante. On a droit à des commentaires sur chacune des actions à la manière des BD d'autrefois. Bref, je me suis ennuyé à mourir. On comprend que l'humanité n'y ait pas survécu. Visiblement, c'est le retour d'une licence qui avait périclité dans les années 90. Je ne suis pas sûr que sortir des cartons poussiéreux soit en soi une bonne chose. Les dessinateurs vont se succéder au fil de ce premier tome en donnant chacun une version graphique différente pour assurer la continuité de l'histoire. Bref, il faudra du courage.
Sergent Laterreur
Cette bande fait figure de véritable ovni en 1971 dans le journal Pilote, encore qu'elle faisait partie d'un peloton de Bd nouvelles à l'époque dont le but était de révolutionner le langage BD ; pour cela, il fallait virer toutes les bandes académiques du genre Astérix, Lucky Luke, Blueberry ou Achille Talon...bien que ces 2 dernières aient cohabité encore un temps avec ces nouvelles bandes. Quand j'ai vu ça, il m'était impossible de l'accepter, ça bousculait toutes mes conceptions de la bande dessinée telle que je l'avais connue enfant, bien dessinée, au trait lisible, aux dialogues riches, au scénario bien construit et au ton classique....de la BD normale quoi ! Cette...chose ou je ne sais comment l'appeler, c'était forcément dérangeant, provocateur et agressif, surtout par son graphisme, même si son propos de départ était une féroce satire antimilitariste, je n'étais pas contre, bien au contraire. Pour moi, la véritable satire de l'armée reste à faire ; il y a bien eu Beetle Bailey, mais d'une part c'est ricain, et d'autre part, c'est bien trop soft. C'est vrai que visuellement, c'était une vraie claque, ce trait géométrique, repoussant, ces couleurs criardes utilisant surtout le vert, le violet ou le rouge vif, avec en plus des bulles énormes qui bouffaient presque les cases, et ce personnage de sergent à la gueule horrible... tout ça était à vomir, une véritable agression oculaire.
Tendre banlieue
Aargllll...Tendre banlieue, beurk, bleuhhh..... Une série que je vomis depuis ma plus tendre enfance. L’archétype de la bd éducative suintant les bons sentiments de la morale chrétienne. Présente le plus souvent dans les cdi de collège, son rôle est de propager sournoisement les bonnes valeurs morales, médicales et sociales comme le sida c'est mal, le racisme c'est mal, la drogue c'est mal ou encore des sujets graves tels que le divorce, l'adoption, la mort du grand père, mon meilleur ami est gay, dois-je lui en vouloir ? ... pffff. C'est vraiment prendre les enfants et ados pour des crétins. Je ne dis pas que le racisme c'est bien, que le sida c'est bien et que les problèmes familiaux ce n'est pas intéressant mais là cela ressemble plus à de la prévention dans une infirmerie de collège ou une mission locale. On n'est pas dans la bd. C'est lourd mais lourd. C'est donc lourd, cliché, ringard, niais, kitsch, moche, cucul, tiède, gnangnan... les adjectifs me manquent. Une série qui m'a toujours révulsé, même à 10, 12 ans. Une insulte à la bande dessinée et à l’évasion qu'elle procure. Une infiltration dans le 9ème art par la chrétienté. Donc j'en avais lu 6 ou 7 à l'époque du collège. Pour ma défense je dirais que j'avais lu la totalité des bandes dessinées de la bibliothèque. Les dessins de Tito sont de simples photocopies de photos. Il y a du boulot ok mais le résultat est horriblement artificiel. Encore que ce style passe bien dans son autre série, Jaunes (l'association étrange de 2 personnalités carrément opposées que sont Tito et Bucquoy), passer de Jaunes à Tendre banlieue c'est vraiment bizarre ??? Bref, Tendre banlieue fait partie de mon top 3 des séries les plus haïes. Je crois que c'est la 1ère juste devant le chat.
Dorian Gray
Que c'est pompeux tout ça! La narration et les dialogues, a priori sans intérêt, ont fini par avoir raison de moi... Pas possible de terminer le bouquin! Pourtant, quelle claque visuelle! Le trait est hyper stylé et expressif. La colorisation sort des sentiers battus et offre au final un rendu magistral. En conclusion, malgré une qualité graphique exceptionnelle, le récit m'a paru complètement opaque et inaccessible. J'ai décroché car devoir à ce point me forcer à lire ne devient plus un plaisir. De surcroît, je n'ai pas lu le roman original... et ce n'est pas la bd qui m'aura donné envie de m'y plonger!
Garfield
A la base, je n'aime pas trop les chats pour leur côté sournois, je préfère les chiens. En BD et en dessin animé, j'aimais bien Poussy, les Tom & Jerry, Sylvestre et Titi..etc. Mais ce chat là, Garfield ? certainement pas. Gras, cossard, égocentrique, cynique, hypocrite, bref une vraie tête à claques qui ne pense qu'à bouffer et pioncer, sûrement le chat le plus insupportable de la BD. Ca, c'est pour le caractère ; ensuite, c'est le strip que je n'aime pas. Situé à mi-chemin des personnages crées par Hanna & Barbera en cartoons et les séries intellectuelles des années 50, telles Peanuts ou Pogo, c'est un humour qui ne me fait pas rire du tout, faussement sérieux, aux gags laborieux, tirés par les cheveux, dont la plupart des chutes tombent à plat, et qui recycle pratiquement toujours les mêmes éléments....dire qu'il y a plus de 60 albums, quelle overdose ! mais qui peut acheter tout ça ? Enfin, le dessin rond et caricatural, proche du graphisme de Gordon Bess sur La Tribu Terrible, n'est pas le pire, il ressemble au graphisme de beaucoup de strips U.S., mais il m'indiffère, il pourrait me faire aimer ce strip si l'humour était à la hauteur. Je ne comprends donc pas l'engouement de ce chat auprès du public, et son exploitation dans la pub ou le cinéma...