A première vue, ça a l'air assez délirant et loufoque ; ce récit fractionné en petits chapitres, se veut une parodie du Far West basée sur l'absurde, où l'on croit reconnaître de vagues tronches d'acteurs... mais qu'est-ce que c'est laid ! graphiquement, c'est affreux, je ne peux pas lire un album dessiné de cette façon. Le dessin de Dumontheuil m'avait plu sur des récits comme Malentendus, Le Singe et la Sirène ou Qui a tué l'idiot ?, mais ici, il change complètement de style, délaisse la couleur directe et adopte une sorte de trait informe avec des visages encore plus tordus que d'habitude, je n'aime pas du tout ce genre de dessin, et spécialement pour un western.
Le western humoristique a été traité avec respect et dérision dans Lucky Luke et Les Tuniques Bleues, ou de façon carrément parodique et plus bon enfant dans Chick Bill et quelques autres Bd franco-belges, mais là, c'est du n'importe quoi, et en plus, ça n'est même pas drôle, je ne trouve rien qui puisse m'attirer dans ce type de bande qui n'est intéressante ni graphiquement, ni sur le plan du scénario, et je désespère de voir le western traité ainsi, en récoltant qui plus est une moyenne si élevée, j'avoue ne pas comprendre.
Dans un genre approchant et très déjanté, je préfère la vision surréaliste et décapante de Jacovitti sur Coccobill, là au moins c'est rigolo. De toute façon, il ne faut pas chercher à comparer "Big Foot" avec les westerns réalistes, qui en principe touchent un public différent ; je crois que je n'aurais jamais dû lire cette Bd, je vais avoir du mal à m'en remettre...
Un des mangas les moins réussis par Osamu Tezuka (mis à part les dessins qui sont toujours aussi beaux, ce que j'aime énormément chez le Dieu du Manga.)
[SPOILER]Le scénario se transforme peu à peu en une histoire à pleurer dans les chaumières, car son héros, le Dr Kirihito est antipathique: par exemple il promet à sa fiancée, Izumi, de l'épouser alors qu'à peine il part en bateau pour étudier la maladie, celle-ci se fait abuser sexuellement à plusieurs reprises par un médecin psychopathe, concurrent face à Kirihito. Quant à lui, lorsqu'il vient juste d'arriver dans une autre contrée Kirihito se met à épouser une dévergondée du village, Tazu, après l'avoir séduit avec son numéro de nue tentatrice.
Plus tard, celle-ci est tuée et Kirihito est atteint par la maladie du "Chien"; son ancienne promise Izumi vient le voir (sans le reconnaître) et il lui ment en disant qu'il ne l'a pas vu. (lui-même!)
Plus tard, il rencontre Reika,une contorsionniste ayant un penchant zoophile en voyant Kirihito en chien-mutant...[FIN SPOILER]
Bref le reste est pareil, une des pires oeuvres de Tezuka,avec la saga Black Jack et les 3 Adolf.
(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin)
Dans les années soixante aux Etats Unis, Alabama 1965 pour être précis, un couple de blancs tombe en panne de voiture et se trouve fortuitement mêlé à une manifestation de noirs revendiquant des droits qui nous paraissent si naturels aujourd’hui. La femme est exécrable et raciste, on a envie de lui mettre des baffes même si l’on sait que ça ne se fait pas, mais comme cela ne reste que des pensées vu que ça n’est qu’une BD on ne va pas se priver d’en avoir envie. Le mari est sous son influence (de sa femme), il est mou qu’on en arrive à avoir envie de lui mettre des baffes même si l’on sait que ça ne… enfin, vous voyez ce que je veux dire.
Si l’objectif de ce "one-shot" était de nous ouvrir l’esprit sur ce qu’ont vécu les noirs à cette époque, on n’avait pas besoin de lui pour ça, merci. Si l’objectif de ce "one-shot" était de nous distraire, c’est raté.
Je me suis ennuyé à cette lecture accompagnée d’un dessin N& B plutôt nerveux.
5 / 20
Un hentai qui possède tout ce que je n'aime pas dans le genre. Le dessin est moyen. Les filles ont des jolies têtes, mais cela ne m'excite pas assez pour que cela m'émoustille.
Le scénario possède plusieurs scènes qui sont trop hardcore (je n'aime pas du tout voir du fluide) à mon goût, mais en plus les filles semblent trop jeunes pour ce genre de scènes. Il y avait une atmosphère malsaine tout le long de ce one-shot qui me donnait plus envie de vomir que de m'exciter.
Je déconseille fortement ce one-shot, même pour ceux qui aiment le cul.
Du pur Bec : ni fait, ni à faire !
C'est dingue, à chaque fois, je me fais avoir : le pitch de l'album me séduit, je le feuillette, je trouve le dessin agréable, je suis rassuré par le fait qu'il s'agit d'un diptyque annoncé, alors j'achète ! Mais comme j'ai horreur d'attendre la suite, je remise l'œuvre en attendant la fin…
Et lorsqu’enfin je lis l'intégralité du récit, je réalise que l'on nage dans le grand n'importe quoi.
Les idées de départ de Christophe Bec sont généralement accrocheuses : son imagination débordante, son goût du mystère, du surnaturel, des héros virils et charismatiques lui fournissent matière à moult scénarios où l'aventure côtoie l'exotisme. Je sais, ça peut paraître ringard et terriblement convenu, mais normalement, j'adore ça.
Ici, il assume son sens de l'intrigue démodée et s'inspire ouvertement de Bob Morane, avec un personnage de beau lord anglais aventurier et gentleman, à la fois intrépide et sage, dont le brushing résiste à toutes les acrobaties. Il est accompagné d'un faire-valoir Français au grand cœur, râleur et alcoolique, d'un savant à barbiche richissime, dont les théories audacieuses et géniales dépassent l'intelligence limitée et la mesquinerie de ses pairs, ainsi que d'une blonde à forte poitrine (voir la couverture du tome 2) faussement émancipée qui ne rêve que d'être saillie par le grand blond musclé. Le cliché intégral : n'en jetez plus !
Mais tout ça je m'en moque : depuis que j'ai vu Bob Marone grimper sur le dos de Bill Gallantine, je m'estime vengé des héros trop parfaits et j'ai retrouvé le goût pour leurs aventures faites de rebondissements simplistes.
C'est pourtant là où le bât blesse. Avec un scénario signé Bec, on est servi en matière de simplicité, mais pour les rebondissements, rien à faire : l'histoire ne tient pas la route.
Je passe sur les invraisemblances lorsque l'auteur s'évertue à démontrer que les humains ont pu côtoyer les dinosaures et que les traces de leur civilisation ont résisté à 65 millions d'années d'érosion et de glissements tectoniques, sur les erreurs de datation concernant le tsunami qui a touché le Doggerland, ou sur sa méconnaissance crasse de la géographie élémentaire (à quoi sert-il de se rendre au Brésil pour prendre un sous-marin lorsque l'on souhaite rejoindre l'Arctique depuis Haïti ? d'ailleurs où trouve-t-on des complexes touristiques pour blancs fortunés à Haïti en 1959 ?…). Ce genre d'histoire ne s’embarrasse pas de ce genre de détails… N'empêche qu'à l'heure de Wikipédia et des atlas en ligne, Bec n'a pas d'excuse (peut-être que Bec n'a pas eu son bac… désolé c'est nul, mais je n'ai pas pu m’empêcher…).
Le problème principal tient simplement au rythme et à la cohérence du récit. L'intrigue se traîne dans le tome 1 et il faut attendre 25 planches pour que le prof à barbiche daigne expliquer pourquoi il a besoin d'aventuriers dans une base arctique secrète. Il faut d'ailleurs rappeler à Bec, que la banquise se trouve sur la mer et qu'on n'y trouve normalement pas de montagnes ; il doit confondre banquise et inlandsis (mais il est vrai que c'est plus dur à écrire, surtout quand on est fâché avec les dictionnaires et autres encyclopédies). Ensuite, interviennent les inévitables nazis qui poursuivent un but secret (tu parles : tout le monde sait très bien que le seul but des nazis et d'établir le quatrième Reich, on voit ça dans toutes les histoires). Dans le second tome, tout le monde descend dans un grand trou durant des jours, les héros trouvent toute l'histoire du monde en bande-dessinée rupestre, il y a une confrontation finale, les méchants sont bien punis et voilà…
C'est mal foutu au possible, avec des dialogues qui alternent entre l'allusion absconse et la logorrhée redondante, des flashbacks muets ou des scènes oniriques incompréhensibles, des péripéties téléphonées et des ressorts scénaristiques mille fois rabâchés.
Le dessin de Dzialowski n'est pas mauvais, il me rappelle un peu le travail de Walter Fahrer, mais en beaucoup moins léché. En fait, Dzialowski donne l'impression d'avoir travaillé très vite, ses décors sont juste suggérés, ses personnages ont tous la même tête (allez vous y retrouver entre la multitude de nazis blonds et le beau héros). Ce qu'il a surtout bien réussi, ce sont les deux couvertures, kitchissimes !
En résumé, les deux volumes de Lancaster constituent une œuvre que l'on peut parfaitement oublier.
Je monte ma note jusqu'à 1,5 / 5 à cause des couvertures (et de la blonde qui les orne), parce que le pitch de départ est rigolo, et que si on lit cette histoire au troisième degré, elle devient aussi risible qu'un film de Roger Corman. Mais j'arrondis tout de même à 1, parce que Les portes de l'Arctique constitue un récit si mauvais qu'il n'aurait peut-être même pas été publié sous forme de fumetti il y a seulement quelques années.
Vous voulez une vraie bonne histoire de civilisation perdue sous la terre ? Oubliez ce pitoyable récit et relisez L'Énigme de l'Atlantide, le tome 7 des aventures de Blake et Mortimer.
Je n'ai lu qu'un tome et cela suffit amplement !
Le problème avec la bande dessinée porno c'est que si on n'aime pas les fantasmes de l'auteur, cela devient vite sans intérêt. Je n'ai rien contre regarder des pénis en bande dessinée lorsque c'est le pénis d'un homme, mais lorsque c'est une femme cela me donne envie de vomir. Cela ne m’émoustille pas du tout. Et en plus comme il n'y a de scénario, je me suis vite ennuyé.
Je n'ai rien contre ceux qui ont ce fantasme. C'est juste que ce n'est pas un fantasme que j'aime. Dommage car le dessin est plutôt bon.
Ici l’enthousiasme des comics de zombies laisse place à une déception toute relative…
Après l’adolescence et les zombies titulaires d’un DEUG, voici les cours de récré envahies par des hordes de zombies ! Où allons-nous ?
De très bonnes critiques récoltées sur la toile ne résument pas tout, dans un esprit très MAD (le magazine anglais, pas Mad Movies), Bob Fingerman dresse un petit portrait de ces sales petits moutards qui cherchent rien que des emmerdes en se battant dans la cour d’école, se mettent les doigts dans le nez et matent des bouquins pornos. Un peu comme vous et moi il y a 30 ans (pour ma part) voire moins pour les plus jeunes d’entre nous.
La morale ne sera pas sauve puisqu’un charmant professeur aidé de deux têtes à claques intellos (vous savez, ces garçons boutonneux à lunettes qui font rien que d’étudier et qui ne vous intéressent pas et qu’on trouve dans tout récit se passant dans un collège US) fait quelques expériences à base d’une curieuse fumée mauve nauséabonde, prétexte à réanimer certaines cellules mortes sauf que là le résultat va être tout autre avec recrudescence de cadavres dans toute l’école !
Une petite chance subsiste : on ne devient zombie que si l’on est mordu ou trop jeune pour la puberté ! Une chance pour nos petits moutards décrits plus haut qui vont devoir s’armer de tout ce qui leur passe sous la main et découper du zomblard pour notre plus grand plaisir !
La couverture est plutôt prometteuse, de belles couleurs chatoyantes, des petits corps bien dessinés avec des grosses têtes et de la tripaille au bout de 30 pages sur les 100 que compte ce petit bouquin cartonné.
Et pourtant la mayonnaise ne prend pas pour un problème à la fois de culture et de souhait de faire de l’indépendant coute que coute j’imagine. C’est très bavard et ça se veut drôle sans l'être souvent.
Passe encore, c’est le gros avantage d’un comics par rapport à un roman. Mais le souci c’est que c’est BEAUCOUP trop bavard, les scènes sont plutôt mal découpées et le dessin si charmant du début commence sérieusement à gonfler au bout de quelques pages…
Le plus drôle c’est plutôt le contraste amené par ces charmants dessins avec les scènes gores car la fin du livre passe d’une scène de tripaille à une autre mais l’effet escompté n’est plus du tout le même. Nos petits mouflets survivants arrivent à sortir de leur école et … c’est la fin ! Une suite est-elle prévue ? même pas mais au vu des nombreuses critiques de ce Recess Pieces sur le net, a priori c’est un comics apprécié outre-Atlantique mais absolument pas de moi.
Un achat complètement superflu surfant sur le succès de Minimum Wage mais agaçant au possible. A fuir comme la peste, les curieux comme moi en seront pour leurs frais.
Ouch ! J'ai tenu... 50 pages... sur 500...
Alléché par une superbe couverture, c'est sans connaître du tout de quoi retournait cette BD que je me suis lancé dans cette lecture. Et là, j'ai vraiment l'impression de m'être pris un mur. Rarement un album m'aura paru à ce point rebutant, ennuyeux et fastidieux dans ma lecture. Et si je compte heureusement sur les doigts de la main les albums que je n'aurais pas réussi à finir, celui-ci vient malheureusement s'ajouter à cette courte liste.
Dommage, car si le dessin en noir et blanc de Dave Sim est bon, ses découpages et mises en page recherchés, c'est l'histoire et l'humour pincé qu'il développe que je n'ai pas supporté.
Tant pis...
Le sujet m'a aussitôt attiré ainsi que la belle couverture de cet album, et je me réjouissais de lire cette histoire que je connaissais depuis longtemps ; j'en avais lu une version assez fidèle en 1978 dans un gros pocket italien de BD d'horreur, au dessin plus classique mais insistant sur le côté sadique et l'érotisme (c'était la grande époque des Bd italiennes érotico-horrifiques). La vision que j'avais de cette légende sur laquelle je m'étais ensuite renseigné, m'a donc complètement dérouté avec cet album.
Aussi, quand j'ai vu son visuel, j'ai failli le refermer en me demandant dans quoi j'étais tombé ; je ne suis absolument pas habitué à ce type de graphisme, je n'en suis pas client et je n'ai pas envie de m'y aventurer... vous aurez donc compris que je n'aime pas du tout.
Ce qui est bizarre, c'est le prologue sur Jonathan Harker qui est en couleur et plutôt correct graphiquement, si tout le reste avait été dans ce style, ça aurait pu le faire, mais ensuite, ça change totalement, c'est une sorte de noir et blanc ou de couleurs délavées et c'est vraiment pas joli ; à se demander si c'est bien le même dessinateur. En me forçant un peu, j'ai en plus constaté que ça ne suivait pas forcément l'histoire de la comtesse Bathory : ce n'est pas un Dracula au féminin contrairement à ce qu'on veut faire croire, c'est une idée colportée mais fausse ; Erzebet Bathory se rapprocherait plus de Gilles de Rais qui tuait des enfants en invoquant le démon...
On y voit donc des filles sanguinolentes pendues par les mains, et la comtesse reste plantée au milieu à les regarder... c'est vraiment pas attirant ; on ne voit même pas son châtiment à la fin qui fut d'être emmurée vivante dans son château.
Au final, je suis très déçu, j'attendais une bio classique et bien développée, avec un soupçon de fantastique gothique et surtout un dessin plaisant, et je me retrouve avec un album expérimental où je me suis emmerdé comme un rat mort...
C'est probablement par ce personnage que Vuillemin a donné naissance à son style de BD dit crade et nauséeux. Je me souviens quand j'ai essayé de lire quelques pages dans Charlie Hebdo ou L'Echo des Savanes, je ne sais plus trop, vers 1978-79, j'ai rigolé un peu du fond qui rassemble toute la violence, la crasse, le sordide, la cruauté ou la haine dévastatrice qui habitent Raoul et ses copains aussi déroutants que lui. Mais ce qui me faisait vomir, c'était la forme : ce dessin hideux, ces gueules abominables et ce style non conventionnel, haché, bref la laideur graphique... je n'étais sans doute pas prêt pour ce genre de bande, parce que plus tard, Vuillemin m'a beaucoup réjoui avec ses "Sales Blagues de l'Echo", mais même aujourd'hui, je trouve ça laid et repoussant.
Sinon, je reconnais que l'humour excessivement noir de Berroyer qui donne dans le racisme, la vulgarité ou la scatologie mal employée et le trait férocement destructeur de Vuillemin qui crée l'un des anti-héros les plus négatifs qui soient, servent à dénoncer ce que les auteurs de cette Bd illustrent. Mais ce n'est absolument pas ma tasse de thé...
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Big Foot
A première vue, ça a l'air assez délirant et loufoque ; ce récit fractionné en petits chapitres, se veut une parodie du Far West basée sur l'absurde, où l'on croit reconnaître de vagues tronches d'acteurs... mais qu'est-ce que c'est laid ! graphiquement, c'est affreux, je ne peux pas lire un album dessiné de cette façon. Le dessin de Dumontheuil m'avait plu sur des récits comme Malentendus, Le Singe et la Sirène ou Qui a tué l'idiot ?, mais ici, il change complètement de style, délaisse la couleur directe et adopte une sorte de trait informe avec des visages encore plus tordus que d'habitude, je n'aime pas du tout ce genre de dessin, et spécialement pour un western. Le western humoristique a été traité avec respect et dérision dans Lucky Luke et Les Tuniques Bleues, ou de façon carrément parodique et plus bon enfant dans Chick Bill et quelques autres Bd franco-belges, mais là, c'est du n'importe quoi, et en plus, ça n'est même pas drôle, je ne trouve rien qui puisse m'attirer dans ce type de bande qui n'est intéressante ni graphiquement, ni sur le plan du scénario, et je désespère de voir le western traité ainsi, en récoltant qui plus est une moyenne si élevée, j'avoue ne pas comprendre. Dans un genre approchant et très déjanté, je préfère la vision surréaliste et décapante de Jacovitti sur Coccobill, là au moins c'est rigolo. De toute façon, il ne faut pas chercher à comparer "Big Foot" avec les westerns réalistes, qui en principe touchent un public différent ; je crois que je n'aurais jamais dû lire cette Bd, je vais avoir du mal à m'en remettre...
Kirihito
Un des mangas les moins réussis par Osamu Tezuka (mis à part les dessins qui sont toujours aussi beaux, ce que j'aime énormément chez le Dieu du Manga.) [SPOILER]Le scénario se transforme peu à peu en une histoire à pleurer dans les chaumières, car son héros, le Dr Kirihito est antipathique: par exemple il promet à sa fiancée, Izumi, de l'épouser alors qu'à peine il part en bateau pour étudier la maladie, celle-ci se fait abuser sexuellement à plusieurs reprises par un médecin psychopathe, concurrent face à Kirihito. Quant à lui, lorsqu'il vient juste d'arriver dans une autre contrée Kirihito se met à épouser une dévergondée du village, Tazu, après l'avoir séduit avec son numéro de nue tentatrice. Plus tard, celle-ci est tuée et Kirihito est atteint par la maladie du "Chien"; son ancienne promise Izumi vient le voir (sans le reconnaître) et il lui ment en disant qu'il ne l'a pas vu. (lui-même!) Plus tard, il rencontre Reika,une contorsionniste ayant un penchant zoophile en voyant Kirihito en chien-mutant...[FIN SPOILER] Bref le reste est pareil, une des pires oeuvres de Tezuka,avec la saga Black Jack et les 3 Adolf.
De Selma à Montgomery
(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin) Dans les années soixante aux Etats Unis, Alabama 1965 pour être précis, un couple de blancs tombe en panne de voiture et se trouve fortuitement mêlé à une manifestation de noirs revendiquant des droits qui nous paraissent si naturels aujourd’hui. La femme est exécrable et raciste, on a envie de lui mettre des baffes même si l’on sait que ça ne se fait pas, mais comme cela ne reste que des pensées vu que ça n’est qu’une BD on ne va pas se priver d’en avoir envie. Le mari est sous son influence (de sa femme), il est mou qu’on en arrive à avoir envie de lui mettre des baffes même si l’on sait que ça ne… enfin, vous voyez ce que je veux dire. Si l’objectif de ce "one-shot" était de nous ouvrir l’esprit sur ce qu’ont vécu les noirs à cette époque, on n’avait pas besoin de lui pour ça, merci. Si l’objectif de ce "one-shot" était de nous distraire, c’est raté. Je me suis ennuyé à cette lecture accompagnée d’un dessin N& B plutôt nerveux. 5 / 20
Ruri ruri
Un hentai qui possède tout ce que je n'aime pas dans le genre. Le dessin est moyen. Les filles ont des jolies têtes, mais cela ne m'excite pas assez pour que cela m'émoustille. Le scénario possède plusieurs scènes qui sont trop hardcore (je n'aime pas du tout voir du fluide) à mon goût, mais en plus les filles semblent trop jeunes pour ce genre de scènes. Il y avait une atmosphère malsaine tout le long de ce one-shot qui me donnait plus envie de vomir que de m'exciter. Je déconseille fortement ce one-shot, même pour ceux qui aiment le cul.
Lancaster
Du pur Bec : ni fait, ni à faire ! C'est dingue, à chaque fois, je me fais avoir : le pitch de l'album me séduit, je le feuillette, je trouve le dessin agréable, je suis rassuré par le fait qu'il s'agit d'un diptyque annoncé, alors j'achète ! Mais comme j'ai horreur d'attendre la suite, je remise l'œuvre en attendant la fin… Et lorsqu’enfin je lis l'intégralité du récit, je réalise que l'on nage dans le grand n'importe quoi. Les idées de départ de Christophe Bec sont généralement accrocheuses : son imagination débordante, son goût du mystère, du surnaturel, des héros virils et charismatiques lui fournissent matière à moult scénarios où l'aventure côtoie l'exotisme. Je sais, ça peut paraître ringard et terriblement convenu, mais normalement, j'adore ça. Ici, il assume son sens de l'intrigue démodée et s'inspire ouvertement de Bob Morane, avec un personnage de beau lord anglais aventurier et gentleman, à la fois intrépide et sage, dont le brushing résiste à toutes les acrobaties. Il est accompagné d'un faire-valoir Français au grand cœur, râleur et alcoolique, d'un savant à barbiche richissime, dont les théories audacieuses et géniales dépassent l'intelligence limitée et la mesquinerie de ses pairs, ainsi que d'une blonde à forte poitrine (voir la couverture du tome 2) faussement émancipée qui ne rêve que d'être saillie par le grand blond musclé. Le cliché intégral : n'en jetez plus ! Mais tout ça je m'en moque : depuis que j'ai vu Bob Marone grimper sur le dos de Bill Gallantine, je m'estime vengé des héros trop parfaits et j'ai retrouvé le goût pour leurs aventures faites de rebondissements simplistes. C'est pourtant là où le bât blesse. Avec un scénario signé Bec, on est servi en matière de simplicité, mais pour les rebondissements, rien à faire : l'histoire ne tient pas la route. Je passe sur les invraisemblances lorsque l'auteur s'évertue à démontrer que les humains ont pu côtoyer les dinosaures et que les traces de leur civilisation ont résisté à 65 millions d'années d'érosion et de glissements tectoniques, sur les erreurs de datation concernant le tsunami qui a touché le Doggerland, ou sur sa méconnaissance crasse de la géographie élémentaire (à quoi sert-il de se rendre au Brésil pour prendre un sous-marin lorsque l'on souhaite rejoindre l'Arctique depuis Haïti ? d'ailleurs où trouve-t-on des complexes touristiques pour blancs fortunés à Haïti en 1959 ?…). Ce genre d'histoire ne s’embarrasse pas de ce genre de détails… N'empêche qu'à l'heure de Wikipédia et des atlas en ligne, Bec n'a pas d'excuse (peut-être que Bec n'a pas eu son bac… désolé c'est nul, mais je n'ai pas pu m’empêcher…). Le problème principal tient simplement au rythme et à la cohérence du récit. L'intrigue se traîne dans le tome 1 et il faut attendre 25 planches pour que le prof à barbiche daigne expliquer pourquoi il a besoin d'aventuriers dans une base arctique secrète. Il faut d'ailleurs rappeler à Bec, que la banquise se trouve sur la mer et qu'on n'y trouve normalement pas de montagnes ; il doit confondre banquise et inlandsis (mais il est vrai que c'est plus dur à écrire, surtout quand on est fâché avec les dictionnaires et autres encyclopédies). Ensuite, interviennent les inévitables nazis qui poursuivent un but secret (tu parles : tout le monde sait très bien que le seul but des nazis et d'établir le quatrième Reich, on voit ça dans toutes les histoires). Dans le second tome, tout le monde descend dans un grand trou durant des jours, les héros trouvent toute l'histoire du monde en bande-dessinée rupestre, il y a une confrontation finale, les méchants sont bien punis et voilà… C'est mal foutu au possible, avec des dialogues qui alternent entre l'allusion absconse et la logorrhée redondante, des flashbacks muets ou des scènes oniriques incompréhensibles, des péripéties téléphonées et des ressorts scénaristiques mille fois rabâchés. Le dessin de Dzialowski n'est pas mauvais, il me rappelle un peu le travail de Walter Fahrer, mais en beaucoup moins léché. En fait, Dzialowski donne l'impression d'avoir travaillé très vite, ses décors sont juste suggérés, ses personnages ont tous la même tête (allez vous y retrouver entre la multitude de nazis blonds et le beau héros). Ce qu'il a surtout bien réussi, ce sont les deux couvertures, kitchissimes ! En résumé, les deux volumes de Lancaster constituent une œuvre que l'on peut parfaitement oublier. Je monte ma note jusqu'à 1,5 / 5 à cause des couvertures (et de la blonde qui les orne), parce que le pitch de départ est rigolo, et que si on lit cette histoire au troisième degré, elle devient aussi risible qu'un film de Roger Corman. Mais j'arrondis tout de même à 1, parce que Les portes de l'Arctique constitue un récit si mauvais qu'il n'aurait peut-être même pas été publié sous forme de fumetti il y a seulement quelques années. Vous voulez une vraie bonne histoire de civilisation perdue sous la terre ? Oubliez ce pitoyable récit et relisez L'Énigme de l'Atlantide, le tome 7 des aventures de Blake et Mortimer.
Casa HowHard
Je n'ai lu qu'un tome et cela suffit amplement ! Le problème avec la bande dessinée porno c'est que si on n'aime pas les fantasmes de l'auteur, cela devient vite sans intérêt. Je n'ai rien contre regarder des pénis en bande dessinée lorsque c'est le pénis d'un homme, mais lorsque c'est une femme cela me donne envie de vomir. Cela ne m’émoustille pas du tout. Et en plus comme il n'y a de scénario, je me suis vite ennuyé. Je n'ai rien contre ceux qui ont ce fantasme. C'est juste que ce n'est pas un fantasme que j'aime. Dommage car le dessin est plutôt bon.
Petites cervelles
Ici l’enthousiasme des comics de zombies laisse place à une déception toute relative… Après l’adolescence et les zombies titulaires d’un DEUG, voici les cours de récré envahies par des hordes de zombies ! Où allons-nous ? De très bonnes critiques récoltées sur la toile ne résument pas tout, dans un esprit très MAD (le magazine anglais, pas Mad Movies), Bob Fingerman dresse un petit portrait de ces sales petits moutards qui cherchent rien que des emmerdes en se battant dans la cour d’école, se mettent les doigts dans le nez et matent des bouquins pornos. Un peu comme vous et moi il y a 30 ans (pour ma part) voire moins pour les plus jeunes d’entre nous. La morale ne sera pas sauve puisqu’un charmant professeur aidé de deux têtes à claques intellos (vous savez, ces garçons boutonneux à lunettes qui font rien que d’étudier et qui ne vous intéressent pas et qu’on trouve dans tout récit se passant dans un collège US) fait quelques expériences à base d’une curieuse fumée mauve nauséabonde, prétexte à réanimer certaines cellules mortes sauf que là le résultat va être tout autre avec recrudescence de cadavres dans toute l’école ! Une petite chance subsiste : on ne devient zombie que si l’on est mordu ou trop jeune pour la puberté ! Une chance pour nos petits moutards décrits plus haut qui vont devoir s’armer de tout ce qui leur passe sous la main et découper du zomblard pour notre plus grand plaisir ! La couverture est plutôt prometteuse, de belles couleurs chatoyantes, des petits corps bien dessinés avec des grosses têtes et de la tripaille au bout de 30 pages sur les 100 que compte ce petit bouquin cartonné. Et pourtant la mayonnaise ne prend pas pour un problème à la fois de culture et de souhait de faire de l’indépendant coute que coute j’imagine. C’est très bavard et ça se veut drôle sans l'être souvent. Passe encore, c’est le gros avantage d’un comics par rapport à un roman. Mais le souci c’est que c’est BEAUCOUP trop bavard, les scènes sont plutôt mal découpées et le dessin si charmant du début commence sérieusement à gonfler au bout de quelques pages… Le plus drôle c’est plutôt le contraste amené par ces charmants dessins avec les scènes gores car la fin du livre passe d’une scène de tripaille à une autre mais l’effet escompté n’est plus du tout le même. Nos petits mouflets survivants arrivent à sortir de leur école et … c’est la fin ! Une suite est-elle prévue ? même pas mais au vu des nombreuses critiques de ce Recess Pieces sur le net, a priori c’est un comics apprécié outre-Atlantique mais absolument pas de moi. Un achat complètement superflu surfant sur le succès de Minimum Wage mais agaçant au possible. A fuir comme la peste, les curieux comme moi en seront pour leurs frais.
Une Histoire de Cerebus
Ouch ! J'ai tenu... 50 pages... sur 500... Alléché par une superbe couverture, c'est sans connaître du tout de quoi retournait cette BD que je me suis lancé dans cette lecture. Et là, j'ai vraiment l'impression de m'être pris un mur. Rarement un album m'aura paru à ce point rebutant, ennuyeux et fastidieux dans ma lecture. Et si je compte heureusement sur les doigts de la main les albums que je n'aurais pas réussi à finir, celui-ci vient malheureusement s'ajouter à cette courte liste. Dommage, car si le dessin en noir et blanc de Dave Sim est bon, ses découpages et mises en page recherchés, c'est l'histoire et l'humour pincé qu'il développe que je n'ai pas supporté. Tant pis...
Elizabeth Bathory
Le sujet m'a aussitôt attiré ainsi que la belle couverture de cet album, et je me réjouissais de lire cette histoire que je connaissais depuis longtemps ; j'en avais lu une version assez fidèle en 1978 dans un gros pocket italien de BD d'horreur, au dessin plus classique mais insistant sur le côté sadique et l'érotisme (c'était la grande époque des Bd italiennes érotico-horrifiques). La vision que j'avais de cette légende sur laquelle je m'étais ensuite renseigné, m'a donc complètement dérouté avec cet album. Aussi, quand j'ai vu son visuel, j'ai failli le refermer en me demandant dans quoi j'étais tombé ; je ne suis absolument pas habitué à ce type de graphisme, je n'en suis pas client et je n'ai pas envie de m'y aventurer... vous aurez donc compris que je n'aime pas du tout. Ce qui est bizarre, c'est le prologue sur Jonathan Harker qui est en couleur et plutôt correct graphiquement, si tout le reste avait été dans ce style, ça aurait pu le faire, mais ensuite, ça change totalement, c'est une sorte de noir et blanc ou de couleurs délavées et c'est vraiment pas joli ; à se demander si c'est bien le même dessinateur. En me forçant un peu, j'ai en plus constaté que ça ne suivait pas forcément l'histoire de la comtesse Bathory : ce n'est pas un Dracula au féminin contrairement à ce qu'on veut faire croire, c'est une idée colportée mais fausse ; Erzebet Bathory se rapprocherait plus de Gilles de Rais qui tuait des enfants en invoquant le démon... On y voit donc des filles sanguinolentes pendues par les mains, et la comtesse reste plantée au milieu à les regarder... c'est vraiment pas attirant ; on ne voit même pas son châtiment à la fin qui fut d'être emmurée vivante dans son château. Au final, je suis très déçu, j'attendais une bio classique et bien développée, avec un soupçon de fantastique gothique et surtout un dessin plaisant, et je me retrouve avec un album expérimental où je me suis emmerdé comme un rat mort...
Raoul Teigneux contre les Druzes
C'est probablement par ce personnage que Vuillemin a donné naissance à son style de BD dit crade et nauséeux. Je me souviens quand j'ai essayé de lire quelques pages dans Charlie Hebdo ou L'Echo des Savanes, je ne sais plus trop, vers 1978-79, j'ai rigolé un peu du fond qui rassemble toute la violence, la crasse, le sordide, la cruauté ou la haine dévastatrice qui habitent Raoul et ses copains aussi déroutants que lui. Mais ce qui me faisait vomir, c'était la forme : ce dessin hideux, ces gueules abominables et ce style non conventionnel, haché, bref la laideur graphique... je n'étais sans doute pas prêt pour ce genre de bande, parce que plus tard, Vuillemin m'a beaucoup réjoui avec ses "Sales Blagues de l'Echo", mais même aujourd'hui, je trouve ça laid et repoussant. Sinon, je reconnais que l'humour excessivement noir de Berroyer qui donne dans le racisme, la vulgarité ou la scatologie mal employée et le trait férocement destructeur de Vuillemin qui crée l'un des anti-héros les plus négatifs qui soient, servent à dénoncer ce que les auteurs de cette Bd illustrent. Mais ce n'est absolument pas ma tasse de thé...