La déception est grande. C'est désuet à pleurer, mais plus que le récit c’est le graphisme de Civiello que j‘ai envie de pleurer, tout ce travail pour raconter « ça ! »
Je ne veux pas critiquer le choix des auteurs, mais bon là, c’est difficile d’adhérer. Et ce n’est pas le petit mot d’introduction sur la colonisation qui va relever le niveau. C’est même pire, car faire le lien entre cette histoire et la colonisation c’est limite insultant pour les colonisés.
Côté scénario je trouve ça juste mauvais, pourtant les toutes premières planches étaient prometteuses, jusqu’à l’arrivée au village où tout bascule, on se croirait subitement dans un récit d'horreur pour enfants, tant c’est naïf et facile.
Je ne sais pas ce que vaut l’œuvre originale comparativement à cette adaptation, mais je peux dire que par moments les scènes de transition sont inexistantes, trois fois j’ai dû revenir en arrière pensant avoir tourné deux pages à la fois.
Je n’ai accroché à rien, ni aux personnages sans intérêt et aucunement attachants, sans parler de cette imagination de fou nécessaire à pondre un monde peuplé d’un genre de grenouilles préhistoriques mutantes passablement bêtes mais gentilles et de lémuriens juste cons, oui, c'est le mot. Ni les décors au final assez dépouillés, ni les dialogues ras du sol. Plus les quelques incohérences ou ficelles bienvenues qu'on y trouve : jouer du Bach pour éloigner les lémuriens ou encore le robot plein d’acide que l’autre prend à bras le corps sans se bruler.
La seule chose qui mérite un peu de considération c’est le fabuleux dessin et si ma note reste au plus bas malgré lui, c'est qu'elle reflète parfaitement le grand vide que j’ai ressenti en lisant cette B.D.
Je n’ai pas envie de connaître la suite, mais uniquement pour le plaisir de regarder le travail de Civiello je feuillèterai la B.D. en librairie.
Sans intérêt. Tout l'humour de la saga MP3 disparaît ici. La bd n'est tout simplement pas un support approprié, l'humour de Naheulbeuk dépendait en bonne partie de sa dimension audio qui forçait l'auditeur à imaginer à partir des seuls sons les aventures de cette bande de bras cassé. Point de vue imaginaire ça marchait, dès que c'est illustré le charme n'opère plus et l'univers devient simpliste et laid. A noter l’extrême platitude du dessin qui est d'une nullité achevée. Une création purement commerciale surfant sur le succès de la saga MP3 (gratuite, elle).
Conclusion: laissez de côté cette daube ainsi que les romans Naheulbeuk, affreusement mal écrits et peu inspirés et téléchargez la saga MP3 qui, elle, en vaut vraiment la peine.
PS: critique à copier coller pour reflets d'acide.
Je n'y arrive pas avec Warren Ellis. Ses oeuvres beaucoup trop complexes me sont impénétrables. Le plaisir de la lecture s'en ressent fortement. On sent bien qu'il y a des effets de mises en scène pour amener l'action via ce savant fou.
Cependant, cela ne produit pas l'effet escompté car le lecteur s'est totalement perdu en chemin. Il y a certainement de bonnes idées mais assez mal exploitées. Au final, la déception domine nettement.
A l'instar de son précédent bouquin Fun Home, Alison Bechdel a placé sa famille au centre de son oeuvre. cette fois-ci ce n'est pas son père, mais sa mère qui est concernée.
Et je dois dire que l'intérêt de l'entreprise me laisse rien moins que dubitatif. Certes, on sent que son histoire familiale interroge énormément Alison, qui ramène parfois trop de choses à son homosexualité. Visiblement son analyse n'est pas terminée, car elle inclut non seulement sa mère, son père et ses frères et ses petites amies dans son histoire, mais aussi ses psychanalystes... Si encore elle parlait de la façon dont tout ça influait sur son oeuvre, du moins son versant fictionnel, pour peu qu'il y en ait un, mais elle aborde très peu cet aspect.
Non, ce sont pour l'essentiel des retranscriptions de conversations avec toutes ces personnes, et je dois avouer que c'est d'un ennui... abyssal. J'ai même sauté quelques passages où elle citait et faisait l'exégèse de psychanalystes plus ou moins célèbres. il y a quelques raccords avec des auteurs, comme Virginia Woolf, mais seul ce vernis psy est présent.
Seul le dessin a finalement trouvé grâce à mes yeux ; il est clair, expressif, mais au final cela ne suffit pas à faire passer la pilule de près de 300 pages...
Tout ce qui a un rapport avec Chroniques de la lune noire ne peut que me rebuter, j'aurais donc dû ne pas m'intéresser à "Methraton", mais je suis incorrigible.
Ce genre de Bd se veut très picturale avec ses grandes cases aérées ; ses visions apocalyptiques visent à l'inscrire dans un genre de fantastique très torturé, et j'y reconnais le délire de Froideval.
Le dessin en lui-même n'est pas désagréable mais ce genre de bande qui appuie sur l'aspect mystique et se vautre dans les effets faciles, ça me saoule très vite ; j'ai failli refermer rapidement l'album, mais j'ai continué un peu et feuilleté les 2 autres tomes qui offrent de belles images comme la double page de Memphis dans le tome 2, et finalement, il m'est impossible de rentrer dans cet univers, ça fait partie des Bd que je ne comprends pas et qui ne m'apportent aucun plaisir de lecture. C'est bien d'y avoir jeté un oeil pour me faire une idée, mais c'est exactement ce à quoi je m'attrendais, c'est un type de fantasy que je n'aime pas, et je passe mon chemin pour trouver mieux ailleurs...
Ce mélange improbable de héros excentriques avec Batman et Robin m'a fait plutôt rigoler ; mais la vraie question, c'est faut-il en rire ? Je n'en ai pas envie rétrospectivement car j'ai été plus que déçu de voir comment des auteurs modernes peuvent verser dans le n'importe quoi sous prétexte de dépoussiérer les vieux super-héros D.C. (et c'est pareil pour ceux de Marvel qui ne sont pas mieux gâtés). Ce genre de confrontation comme ça se fera aussi avec des créatures comme Predator décrédibilise totalement l'image des super-héros que j'ai aimé étant gamin, et je ne peux souscrire à ce type de pantalonnade.
Oh bien-sûr, c'est une mise en page très moderne, le dessin est très bon, mais le scénario est complètement folklo, ce n'est plus du super-héros qui protège la société, c'est du jeu d'enquête à énigme, on se croirait dans Dix petits Nègres d'Agatha Christie... bref, c'est pitoyable, mais ce qui est triste c'est que certains jeunes lecteurs peuvent tomber dans le panneau en se disant que Batman, ça ne vaut rien et qu'ils peuvent ne plus y revenir, c'est dommage parce que c'est l'un des plus riches et des plus fascinants dans l'univers des super-héros, et qu'il mérite beaucoup mieux que ça.
L’épée de justice est un comics situé dans l’univers de Diablo entre l’extension Lord of Destruction de Diablo 2 et le troisième opus de la licence: bref, cela fait le lien entre les deux.
Il présente les aventures de Jacob qui a décidé de fuir sa ville natale de Staalbreak construite au pied du mont Arreat (où était caché la Pierre Monde avant sa destruction par Tyraël) après avoir tué son père qui était devenu fou. Ses voyages vont le mettre sur la route d’une épée magique et il sera un des premiers Nephalem, ces hommes plus puissants que les anges et démons.
J'avoue avoir été déçu par cet opus où l'on ne retrouve aucun des personnages marquants de la saga. J'étais un joueur dans le temps et ce jeu vidéo était l'un de mes préférés. La nostalgie m'a poussé vers ce titre et c'est bien une déception. Les dessins sont brouillons et le récit n'est pas très clair. Il faudra s'accrocher pour pouvoir suivre et apprécier. A noter que de toute façon, la série a été abandonnée.
Je me souviens de cet album vers 1974 ou 75, on en parlait beaucoup, Giraud s'était transformé en Moebius et donnait la pleine mesure de ses fantasmes délirants dans Métal Hurlant qu'il venait de co-fonder avec Dionnet et Druillet. Tous les intellos rappliquaient parce que subitement, la bande dessinée c'était très tendance d'en lire, surtout ce genre d'histoire où il ne se passe rien car il n'y a rien à comprendre pour un lecteur normalement constitué.
Tout est à l'image de cette suite de dessins où un gars subit une transformation en page de gauche : c'est le surréalisme à l'état pur, y'en a qui aiment ça, tant mieux pour eux chacun est libre et je ne juge pas, mais pour moi, ça ne veut rien dire et ça m'ennuie ; c'est très facile et ça va très vite de remplir des pages comme ça, je le sais parce qu'à une époque, je me suis amusé à faire de la poésie surréaliste, ça remplissait vite, j'écrivais tout ce qui me passait par la tête et ça n'avait aucun sens, mais certains crient au sublime devant un tel résultat. En BD, au prix où elles sont, c'est un peu se moquer du public, vaut mieux garder ça pour soi ou les amis.
Le dessin, c'est du Moebius, rien à dire, la qualité est au rendez-vous, mais question histoire, c'est d'une affligeante indigence, prétexte à du n'importe quoi, même si je reconnais que c'est imaginatif ; le sexe n'y est heureusement pas envahissant. Ces délires surréalistes ne sont donc pas du tout mon truc, et je n'ai jamais compris le succès de ce genre de Bd. De toute façon, j'ai toujours préféré Giraud à Moebius...
Pourquoi ?
C’est vraiment la question que je me pose lorsqu’arrivé page 24 je tombe sur un gag présentant le personnage glisser sur une peau de banane au terme d’un enchainement aussi plat que mal amené.
Non mais sérieusement, est-ce que ce genre de gag fait rire quelqu’un, de nos jours ? N’y a-t-il pas plus pertinent à faire avec un arbre que du papier sur lequel on imprime ce genre de daube ?! Une bande dessinée de ce format, ce n’est même pas fonctionnel pour allumer un feu et le papier glacé ne peut dépanner en cas de pénurie de papier WC !
Parce que le gag précité n’est peut-être pas le pire de tous ! Pour certains, je me suis vraiment (mais vraiment) demandé où c’était censé être drôle. Vous allez me dire : « oui mais c’est du Joker, fallait t’y attendre… » et je ne serai pas d’accord. Car un éditeur doit quand même croire en ses productions. Il doit avoir lu, avoir jugé le talent relatif du dessinateur et le manque total de savoir-faire du scénariste (qui dans le cas présent ne sont qu’une seule et même personne) ! S’il décide de publier cet album, il doit avoir une raison d’y croire… et, en toute sincérité, je ne vois vraiment pas laquelle.
Même en prenant les jeunes pour des crétins finis… Enfin, si ! Il y en a… Mais ceux-là savent-ils lire ?
Et puis pourquoi parler de Tribal scoot lorsqu’il n’y a pas de tribu et que les scooters sont là pour meubler (dans certains gags, l’auteur aurait dessiné une armoire normande en lieu et place du scooter que cela n’aurait rien changé) ? Parce que des motos en couverture, depuis le Joe Bar Team, ça fait vendre ? … Oui, sans doute…
Non, franchement, c’est mauvais, pas drôle, pas original, pas très bien dessiné (même si, de ce côté, tout n’est pas perdu) et laborieusement construit.
Fuyez !
Cette super-héroïne qui apparaît en 1980 dans les aventures de Daredevil, créée par Frank Miller pour Marvel, n'a pas eu la chance d'être bien servie graphiquement et même parfois scénaristiquement, je n'ai pas réussi à être satisfait à chaque lecture d'une quelconque version de ce personnage, excepté le style chorégraphique insufflé par Miller qui lui confère une originalité ; dans ce comics, pas manqué, je n'aime pas du tout ce traitement, et encore moins quand Miller s'entête à dessiner lui-même ses propres scénarios. Il faut dire qu'avec son dessin, j'ai du mal, mais étrangement il peut être assez bon sur certaines séries comme Sin City, et franchement laid sur d'autres, c'est le cas ici, et encore ce n'est pas la pire des versions sur Elektra que j'ai lue.
Le goût des récits tourmentés se retrouve dans ce scénario de Miller totalement imparfait et confus, et pas du tout mis en valeur par son dessin et ses cadrages étranges ; décidément, cet auteur ne me réussit pas, et je n'approuve pas sa façon de renouveler le comics de super-héros en général, car Elektra n'est pas le seul couac qu'il ait commis, ce qu'il a fait sur Batman n'est pas mieux.
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Rayons pour Sidar
La déception est grande. C'est désuet à pleurer, mais plus que le récit c’est le graphisme de Civiello que j‘ai envie de pleurer, tout ce travail pour raconter « ça ! » Je ne veux pas critiquer le choix des auteurs, mais bon là, c’est difficile d’adhérer. Et ce n’est pas le petit mot d’introduction sur la colonisation qui va relever le niveau. C’est même pire, car faire le lien entre cette histoire et la colonisation c’est limite insultant pour les colonisés. Côté scénario je trouve ça juste mauvais, pourtant les toutes premières planches étaient prometteuses, jusqu’à l’arrivée au village où tout bascule, on se croirait subitement dans un récit d'horreur pour enfants, tant c’est naïf et facile. Je ne sais pas ce que vaut l’œuvre originale comparativement à cette adaptation, mais je peux dire que par moments les scènes de transition sont inexistantes, trois fois j’ai dû revenir en arrière pensant avoir tourné deux pages à la fois. Je n’ai accroché à rien, ni aux personnages sans intérêt et aucunement attachants, sans parler de cette imagination de fou nécessaire à pondre un monde peuplé d’un genre de grenouilles préhistoriques mutantes passablement bêtes mais gentilles et de lémuriens juste cons, oui, c'est le mot. Ni les décors au final assez dépouillés, ni les dialogues ras du sol. Plus les quelques incohérences ou ficelles bienvenues qu'on y trouve : jouer du Bach pour éloigner les lémuriens ou encore le robot plein d’acide que l’autre prend à bras le corps sans se bruler. La seule chose qui mérite un peu de considération c’est le fabuleux dessin et si ma note reste au plus bas malgré lui, c'est qu'elle reflète parfaitement le grand vide que j’ai ressenti en lisant cette B.D. Je n’ai pas envie de connaître la suite, mais uniquement pour le plaisir de regarder le travail de Civiello je feuillèterai la B.D. en librairie.
Le Donjon de Naheulbeuk
Sans intérêt. Tout l'humour de la saga MP3 disparaît ici. La bd n'est tout simplement pas un support approprié, l'humour de Naheulbeuk dépendait en bonne partie de sa dimension audio qui forçait l'auditeur à imaginer à partir des seuls sons les aventures de cette bande de bras cassé. Point de vue imaginaire ça marchait, dès que c'est illustré le charme n'opère plus et l'univers devient simpliste et laid. A noter l’extrême platitude du dessin qui est d'une nullité achevée. Une création purement commerciale surfant sur le succès de la saga MP3 (gratuite, elle). Conclusion: laissez de côté cette daube ainsi que les romans Naheulbeuk, affreusement mal écrits et peu inspirés et téléchargez la saga MP3 qui, elle, en vaut vraiment la peine. PS: critique à copier coller pour reflets d'acide.
Doktor Sleepless
Je n'y arrive pas avec Warren Ellis. Ses oeuvres beaucoup trop complexes me sont impénétrables. Le plaisir de la lecture s'en ressent fortement. On sent bien qu'il y a des effets de mises en scène pour amener l'action via ce savant fou. Cependant, cela ne produit pas l'effet escompté car le lecteur s'est totalement perdu en chemin. Il y a certainement de bonnes idées mais assez mal exploitées. Au final, la déception domine nettement.
C'est toi ma maman ?
A l'instar de son précédent bouquin Fun Home, Alison Bechdel a placé sa famille au centre de son oeuvre. cette fois-ci ce n'est pas son père, mais sa mère qui est concernée. Et je dois dire que l'intérêt de l'entreprise me laisse rien moins que dubitatif. Certes, on sent que son histoire familiale interroge énormément Alison, qui ramène parfois trop de choses à son homosexualité. Visiblement son analyse n'est pas terminée, car elle inclut non seulement sa mère, son père et ses frères et ses petites amies dans son histoire, mais aussi ses psychanalystes... Si encore elle parlait de la façon dont tout ça influait sur son oeuvre, du moins son versant fictionnel, pour peu qu'il y en ait un, mais elle aborde très peu cet aspect. Non, ce sont pour l'essentiel des retranscriptions de conversations avec toutes ces personnes, et je dois avouer que c'est d'un ennui... abyssal. J'ai même sauté quelques passages où elle citait et faisait l'exégèse de psychanalystes plus ou moins célèbres. il y a quelques raccords avec des auteurs, comme Virginia Woolf, mais seul ce vernis psy est présent. Seul le dessin a finalement trouvé grâce à mes yeux ; il est clair, expressif, mais au final cela ne suffit pas à faire passer la pilule de près de 300 pages...
Methraton
Tout ce qui a un rapport avec Chroniques de la lune noire ne peut que me rebuter, j'aurais donc dû ne pas m'intéresser à "Methraton", mais je suis incorrigible. Ce genre de Bd se veut très picturale avec ses grandes cases aérées ; ses visions apocalyptiques visent à l'inscrire dans un genre de fantastique très torturé, et j'y reconnais le délire de Froideval. Le dessin en lui-même n'est pas désagréable mais ce genre de bande qui appuie sur l'aspect mystique et se vautre dans les effets faciles, ça me saoule très vite ; j'ai failli refermer rapidement l'album, mais j'ai continué un peu et feuilleté les 2 autres tomes qui offrent de belles images comme la double page de Memphis dans le tome 2, et finalement, il m'est impossible de rentrer dans cet univers, ça fait partie des Bd que je ne comprends pas et qui ne m'apportent aucun plaisir de lecture. C'est bien d'y avoir jeté un oeil pour me faire une idée, mais c'est exactement ce à quoi je m'attrendais, c'est un type de fantasy que je n'aime pas, et je passe mon chemin pour trouver mieux ailleurs...
Batman - L'île de Monsieur Mayhew
Ce mélange improbable de héros excentriques avec Batman et Robin m'a fait plutôt rigoler ; mais la vraie question, c'est faut-il en rire ? Je n'en ai pas envie rétrospectivement car j'ai été plus que déçu de voir comment des auteurs modernes peuvent verser dans le n'importe quoi sous prétexte de dépoussiérer les vieux super-héros D.C. (et c'est pareil pour ceux de Marvel qui ne sont pas mieux gâtés). Ce genre de confrontation comme ça se fera aussi avec des créatures comme Predator décrédibilise totalement l'image des super-héros que j'ai aimé étant gamin, et je ne peux souscrire à ce type de pantalonnade. Oh bien-sûr, c'est une mise en page très moderne, le dessin est très bon, mais le scénario est complètement folklo, ce n'est plus du super-héros qui protège la société, c'est du jeu d'enquête à énigme, on se croirait dans Dix petits Nègres d'Agatha Christie... bref, c'est pitoyable, mais ce qui est triste c'est que certains jeunes lecteurs peuvent tomber dans le panneau en se disant que Batman, ça ne vaut rien et qu'ils peuvent ne plus y revenir, c'est dommage parce que c'est l'un des plus riches et des plus fascinants dans l'univers des super-héros, et qu'il mérite beaucoup mieux que ça.
Diablo III
L’épée de justice est un comics situé dans l’univers de Diablo entre l’extension Lord of Destruction de Diablo 2 et le troisième opus de la licence: bref, cela fait le lien entre les deux. Il présente les aventures de Jacob qui a décidé de fuir sa ville natale de Staalbreak construite au pied du mont Arreat (où était caché la Pierre Monde avant sa destruction par Tyraël) après avoir tué son père qui était devenu fou. Ses voyages vont le mettre sur la route d’une épée magique et il sera un des premiers Nephalem, ces hommes plus puissants que les anges et démons. J'avoue avoir été déçu par cet opus où l'on ne retrouve aucun des personnages marquants de la saga. J'étais un joueur dans le temps et ce jeu vidéo était l'un de mes préférés. La nostalgie m'a poussé vers ce titre et c'est bien une déception. Les dessins sont brouillons et le récit n'est pas très clair. Il faudra s'accrocher pour pouvoir suivre et apprécier. A noter que de toute façon, la série a été abandonnée.
Le Bandard fou
Je me souviens de cet album vers 1974 ou 75, on en parlait beaucoup, Giraud s'était transformé en Moebius et donnait la pleine mesure de ses fantasmes délirants dans Métal Hurlant qu'il venait de co-fonder avec Dionnet et Druillet. Tous les intellos rappliquaient parce que subitement, la bande dessinée c'était très tendance d'en lire, surtout ce genre d'histoire où il ne se passe rien car il n'y a rien à comprendre pour un lecteur normalement constitué. Tout est à l'image de cette suite de dessins où un gars subit une transformation en page de gauche : c'est le surréalisme à l'état pur, y'en a qui aiment ça, tant mieux pour eux chacun est libre et je ne juge pas, mais pour moi, ça ne veut rien dire et ça m'ennuie ; c'est très facile et ça va très vite de remplir des pages comme ça, je le sais parce qu'à une époque, je me suis amusé à faire de la poésie surréaliste, ça remplissait vite, j'écrivais tout ce qui me passait par la tête et ça n'avait aucun sens, mais certains crient au sublime devant un tel résultat. En BD, au prix où elles sont, c'est un peu se moquer du public, vaut mieux garder ça pour soi ou les amis. Le dessin, c'est du Moebius, rien à dire, la qualité est au rendez-vous, mais question histoire, c'est d'une affligeante indigence, prétexte à du n'importe quoi, même si je reconnais que c'est imaginatif ; le sexe n'y est heureusement pas envahissant. Ces délires surréalistes ne sont donc pas du tout mon truc, et je n'ai jamais compris le succès de ce genre de Bd. De toute façon, j'ai toujours préféré Giraud à Moebius...
Tribal Scoot
Pourquoi ? C’est vraiment la question que je me pose lorsqu’arrivé page 24 je tombe sur un gag présentant le personnage glisser sur une peau de banane au terme d’un enchainement aussi plat que mal amené. Non mais sérieusement, est-ce que ce genre de gag fait rire quelqu’un, de nos jours ? N’y a-t-il pas plus pertinent à faire avec un arbre que du papier sur lequel on imprime ce genre de daube ?! Une bande dessinée de ce format, ce n’est même pas fonctionnel pour allumer un feu et le papier glacé ne peut dépanner en cas de pénurie de papier WC ! Parce que le gag précité n’est peut-être pas le pire de tous ! Pour certains, je me suis vraiment (mais vraiment) demandé où c’était censé être drôle. Vous allez me dire : « oui mais c’est du Joker, fallait t’y attendre… » et je ne serai pas d’accord. Car un éditeur doit quand même croire en ses productions. Il doit avoir lu, avoir jugé le talent relatif du dessinateur et le manque total de savoir-faire du scénariste (qui dans le cas présent ne sont qu’une seule et même personne) ! S’il décide de publier cet album, il doit avoir une raison d’y croire… et, en toute sincérité, je ne vois vraiment pas laquelle. Même en prenant les jeunes pour des crétins finis… Enfin, si ! Il y en a… Mais ceux-là savent-ils lire ? Et puis pourquoi parler de Tribal scoot lorsqu’il n’y a pas de tribu et que les scooters sont là pour meubler (dans certains gags, l’auteur aurait dessiné une armoire normande en lieu et place du scooter que cela n’aurait rien changé) ? Parce que des motos en couverture, depuis le Joe Bar Team, ça fait vendre ? … Oui, sans doute… Non, franchement, c’est mauvais, pas drôle, pas original, pas très bien dessiné (même si, de ce côté, tout n’est pas perdu) et laborieusement construit. Fuyez !
Elektra - Le Retour
Cette super-héroïne qui apparaît en 1980 dans les aventures de Daredevil, créée par Frank Miller pour Marvel, n'a pas eu la chance d'être bien servie graphiquement et même parfois scénaristiquement, je n'ai pas réussi à être satisfait à chaque lecture d'une quelconque version de ce personnage, excepté le style chorégraphique insufflé par Miller qui lui confère une originalité ; dans ce comics, pas manqué, je n'aime pas du tout ce traitement, et encore moins quand Miller s'entête à dessiner lui-même ses propres scénarios. Il faut dire qu'avec son dessin, j'ai du mal, mais étrangement il peut être assez bon sur certaines séries comme Sin City, et franchement laid sur d'autres, c'est le cas ici, et encore ce n'est pas la pire des versions sur Elektra que j'ai lue. Le goût des récits tourmentés se retrouve dans ce scénario de Miller totalement imparfait et confus, et pas du tout mis en valeur par son dessin et ses cadrages étranges ; décidément, cet auteur ne me réussit pas, et je n'approuve pas sa façon de renouveler le comics de super-héros en général, car Elektra n'est pas le seul couac qu'il ait commis, ce qu'il a fait sur Batman n'est pas mieux.