Cette série au ton étrange découverte dans Métal Hurlant en 1983, m'avait déconcerté à l'époque et même franchement rebuté. 30 ans après, en feuilletant d'anciens numéros et en chopant par hasard un album en bibli, j'ai relu ces récits à tendance onirique qui naviguent entre réalité et imaginaire, mais pas du tout attirants par leur côté très confus et trop insolite.
C'est du rêve cauchemardesque indéfinissable dans lequel il est très difficile de rentrer, et d'ailleurs je n'en ai pas envie, c'est incompréhensible et bien trop élevé pour mon petit cerveau. De plus, le dessin ne me plait pas, il est raide et vraiment pas joli. A oublier.
La vie en banlieue n’est pas très facile et j’en conviens aisément. C’est un constat de la société d’inégalité qu’il nous faut accepter au risque de remettre en cause le système capitaliste ce qui ne sera pas le propos en l’occurrence.
Pour autant, je n’ai pas apprécié cette œuvre sur cette bande de jeunes désœuvrés qui vivent de petites combines dans une vie minable. Leur dialogue m’a insupporté dès le début. Le pire, c’est que cela continuera tout le long où il faudra lire les bas de page pour comprendre ce qu’ils veulent bien dire. De toute façon, cela ne vole pas très haut.
Bref, une lecture de la banlieue qui est sans doute juste et fidèle mais qui m’insupporte sur la forme. Les personnages ne sont pas du tout attachants. La plupart sont même moralement douteux. Le style de cette bd ne me fait pas accrocher du tout. Je n’ai pas aimé.
En voyant les autres avis des internautes, je m'attendais à une lecture agréable. Eh bien c'est une grande déception.
Pour ce qui est du dessin: il est efficace, facile à comprendre, les harmonies des couleurs sont agréables mais les visages en forme de haricot, ce n'est pas de mon goût.
L'intrigue : certes, l'idée de départ n'était pas mauvaise. On regrette toutefois de nombreuses incohérences. On ne comprend pas pourquoi il était nécessaire de faire tant de victimes quand le 3e tome révèle toute la vérité.
Ce qui m'a le plus déçu, cependant, c'est le très grand nombre d'anachronismes (la façon de parler des personnages, leur comportement, leur psychologie, la représentation du système judiciaire, etc.) d'inexactitudes historiques et les fautes de français. Pourquoi situer cette histoire sous la Restauration ? Ce n'était vraiment pas indispensable. La façon dont se déroulent l'enquête et le procès rappelle malheureusement le format et les procédés des séries américaines actuelles et nous font passer à côté de l'occasion de lire une bonne BD historique. Les petits clins d'oeil à la littérature de l'époque ne font, malheureusement, qu'accentuer le sentiment que quelques petites recherches auraient pu éviter de grossières erreurs.
En 1989, je m'en souviens, la sortie du premier Batman de Burton avait donné lieu à une véritable batmania, c'était de la folie, entre le traitement gothique et baroque d'un metteur en scène de génie, et le disque de Prince qui cartonnait en boite avec la BatDance, on ne pouvait y échapper. J'ai ensuite acheté la VHS, puis ce fut le DVD, je crois que j'ai usé ce DVD à force de le regarder... bref, cette vision de Batman pour moi qui était déjà fan du comics, surtout dessiné par Neal Adams, ça reste monumental.
Alors pourquoi j'irai user mon plaisir avec cette version dessinée ? Comme toujours par curiosité, j'ai voulu voir à quoi ça ressemblait. Damn it ! c'est lamentable, je me demande comment on peut autoriser ce genre de publication. Si encore c'était bien fait, mais là non même pas, c'est un sinistre copié-collé, les auteurs repiquent plan par plan les scènes des 2 films sans aucune originalité et sans aucune inventivité, seuls les dessins sont potables, mais ça ne suffit pas parce que ça n'a aucun intérêt de recopier bêtement un film alors qu'on peut se le repasser autant de fois qu'on veut. Comme les adaptations d'autres films (Jurassic Park, Les Dents de la mer), c'est ultra commercial et ça ne sert à rien, à moins de vouloir collectionner tout ce qui paraît sur le Caped Crusader, et encore...
Le premier Dents de la mer réalisé par Spielberg en 1975 reste un chef-d'oeuvre inégalé qui a engendré une multitude de films pitoyables entre 1976 et le tout début des années 80 ; on a vu toutes sortes de monstres aquatiques ou terrestres attaquer l'homme avec férocité : des pieuvres (Tentacules), des orques (Orca, encore que celui-ci n'était pas mal), des piranhas (Piranhas, de Joe Dante, et Piranhas 2 , premier film de James Cameron, eh oui..), des araignées (L'Horrible invasion), des fourmis (l'Empire des fourmis géantes), des vers (la Nuit des vers géants), des rats (Soudain les monstres, celui-ci est très bon), et même d'autres requins (Requins, Machoires infernales..)...
Les Dents de la mer 2 (raillé par les mauvaises langues en Dents de la merde) n'est pas un mauvais film, il est même très bien réalisé par un Français installé à Hollywood et avalisé par Spielberg, mais il n'y a plus l'effet de surprise. En dehors de la qualité du film, ce que je n'aime pas dans cette Bd, c'est non seulement qu'elle ne suit pas vraiment le film, encore que ce ne soit pas un défaut, mais surtout qu'elle est mal faite, avec des couleurs horribles, c'est fait à la va-vite sans aucun soin, pour satisfaire aux prétentions commerciales et surfer sur la vague du film (qui lui, a obtenu un succès honorable). Pauvre Gene Colan qui se prête à cette honteuse entreprise de mauvais plagiat dessiné, fallait-il qu'il ait un arriéré d'impôt à payer pour accepter une telle daube... Et comme je l'ai dit dans d'autres avis du même genre, par définition, je déteste les adaptations de films en BD, ça n'a aucune saveur et aucun intérêt. Lorsque j'ai vu cet album, c'était plus fort que moi, il fallait que je jette un oeil par curiosité, mais en règle générale, j'ai l'impression de perdre mon temps, c'est le cas ici. Revoyez plutôt le film, il en vaut le coup plus qu'on ne croit, malgré les détracteurs.
Ces courts récits fantastiques avec des dessins très beaux et quelques filles à poil dont je ne vois pas ici la justification, me font glisser dans un abîme insondable, c'est une Bd labyrinthique aux méandres dont je ne saisis pas le propos ; tout ça me dépasse et n'a pour moi aucun sens. Et en plus, ça m'emmerde prodigieusement. De plus, ça n'est pas vraiment une Bd dans le sens propre du terme, c'est une succession de dessins artistiques au style très pictural, sans lien direct et surtout sans scénario.
Quand j'avais vu ça la première fois en 1978 dans A Suivre ou Métal Hurlant, ça m'avait complètement déconcerté ; oh bien sur, il y a des gens qui criaient au génie, que ça n'avait rien à voir avec l'école Belge ou les auteurs américains, mais bien davantage avec certains peintres surréalistes comme Magritte... c'est très bien, ça m'est égal, moi je n'empêche personne, mais pour moi, c'est trop impersonnel, trop distant de ma vision de la bande dessinée, surtout à cette époque où j'étais encore très jeune.
J'ai eu l'occasion de relire récemment cet album "Carapaces", et malgré mon évolution intellectuelle si je puis dire, je reste sur ma position : je m'emmerde et puis c'est tout... il n'est donc pas question que je lise les autres.
Décidément, j’ai du mal avec les séries de Soleil, trop formatées, trop markétées pour moi.
Voilà donc encore une histoire abracadabrante, avec ce qu’il faut (d’après les éditeurs de Soleil) de paranormal, une grosse dose de complot au plus haut niveau de l’État américain, un méchant bien cintré et des décors ultratechnologiques. Le cahier des charges est respecté jusqu’à l’indigestion.
Les héros sont forcément une paire de flics mal assortis, le beau gosse sculptural et le quinqua bougon au grand cœur. Qui semble d’ailleurs perdre 20 ans en cinq tomes en se mettant en ménage avec la jeune et belle héroïne que dédaigne le don juan de service.
Le dessin, à la fois virtuose et sans originalité, multiplie les perspectives de ville en plongée, les grandes cases pleines et de détails et les poses maniéristes très en vogue dans les bandes dessinées de la même veine (Cf. le Troisième Testament, 666 ou L’Histoire secrète, par exemple).
Le dessin serait toutefois acceptable (malgré un changement de dessinateur au tome 6 qui lui fait perdre un peu de qualité) avec une histoire mieux construite. On est ici dans le n’importe quoi rocambolesque. Et si les coups de théâtre sont amenés au rythme que préconisent les écoles de scénaristes, ils aiguillent à chaque fois un peu plus l’histoire dans le grand-guignol vaguement ridicule.
Prenons un exemple. Pardonnez-moi de gâcher un peu la surprise de ceux qui voudraient tout de même tenter la laborieuse lecture de cette série. Le premier tome décrit la tentative des vilains comploteurs de croiser des handicapés mentaux avec des espèces d’araignées cyborg (si, si !). L’objectif est théoriquement de produire des machines de guerre indestructibles. Rassurez-vous, ces monstres succombent à une balle de revolver aussi facilement que le virtuose du sabre des Aventuriers de l’arche perdue. Une belle manière de se compliquer la vie pour pas grand-chose…
Les grandes scènes finales de chaque album résolvent l’impossible imbroglio par des procédés façon deus ex machina à chaque fois plus improbables. J’ai renoncé à comprendre au bout de quelques tomes. Je ne suis pas sûr au demeurant que l’auteur maîtrise bien lui-même les pirouettes scénaristiques qu’il organise.
On pourrait estimer qu’il s’agit d’une lecture facile, d’un machin de plaisir immédiat qu’on dévore en quelques heures de sieste et qui laisse peu de trace. Mais l’effort pour essayer de comprendre les ressorts abracadabrants du scénario et la multiplication des clichés m’ont rapidement ôté le peu de plaisir que la série pouvait m’apporter.
Ecce Homo est beaucoup trop brouillon. C'est une bd expérimentale qui se déroule à trois époques différentes avec pour fil conducteur l'homme. Le décor change mais les acteurs restent les mêmes.
C'est hautement minimaliste et il faut se laisser prendre au jeu si on arrive à comprendre ce que le petit personnage baragouine. Bref, il y a un manque de cohérence manifeste.
C'est le genre de bd que je n'aime pas. Je comprends néanmoins le désir de publication de jeunes auteurs désirant se lancer. Cependant, le marché est sans pitié. Moi également.
Comme Miranda, ce conglomérat de mamelles à la plastique extraordinairement gonflée m'a donné la nausée.
Comme dans Mézolith l'histoire se situe dans une période peu documentée. Mais alors que dans Mezolith, on essaye de reconstituer un imaginaire fait de légendes qui voisinent avec les réalités concrètes du quotidien (la chasse, le repas, le fonctionnement de la tribu) ici on nous ressort le bon vieux monstre méchant contre lequel il faudra se battre. Rien d'original, d'autant plus que ce manichéisme écrase toute velléité de connaissance historique: comment démêler le documenté, du farfelu?
Je n'ai donc pas du tout accroché à l'intrigue, elle semble le support prétexte au dessin, qui parvient a être à la fois rond et agressif par ses couleurs très contrastées, et son aspect luisant. On sent qu'il y a une recherche d'érotisme, mais par quelqu'un qui aurait peu pratiqué les vraies femmes, ou qui ne les aimerait pas telles qu'elles sont. L’atmosphère est très artificielle, une sorte de réinterprétation 2010 des péplums Hollywoodiens en couleurs des années 50. C'est sans doute ce qui plait à Agecanonix, je ne vois que ça!
Les dialogues sont extrêmement figés, et c'est ça le plus raté. Que le dessin soit destiné à faire bander les adolescents, pourquoi pas, mais on ne peut pas croire un instant que qui que ce soit, à quelque époque que ce soit ait pu parler de cette manière ampoulée. Il faut s'y reprendre à trois fois pour lire une bulle, tellement c'est chiant. J'avoue que je ne suis pas parvenue à terminer le premier tome.
Prenez un dialoguiste, peut-être...., ça peut faire passer la pilule.
Bref tout ce savoir-faire me semble très mal employé. Je ne mets qu'une étoile parce que je ne peux vraiment pas finir la lecture, et que ce genre de BD contribue à symboliser la femme comme à la fois objet sexuel et tyran, ce qui me parait pour le moins inutile, voire néfaste.
A partir d'un scénario qui semble au départ très original, ce récit finit très vite par atteindre des abîmes vertigineux. J'ai lu le premier diptyque, puis le tome 3 et j'ai décroché, largué par ce récit embrouillé, vaincu par tant de hardiesse mal exploitée, d'autant plus que beaucoup de choses restent floues : la récompense de ces épreuves n'est pas clairement expliquée ; quel est l'intérêt de ces missions pour Leviathan ?
Bref, ce jeu mortel car c'en est un puisqu'il y a des morts (Jirakee était bien sympathique) m'a un peu déstabilisé et profondément ennuyé, et je trouve qu'il existe des moyens beaucoup plus fiables pour utiliser les aptitudes de chacun des concurrents sélectionnés.
Comme la série qui semble vouloir jouer avec le high tech et la modernité, le dessin n'est pas désagréable, mais pas révolutionnaire pour autant, en fait, il me laisse indifférent, comme le reste...
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Ivan Casablanca
Cette série au ton étrange découverte dans Métal Hurlant en 1983, m'avait déconcerté à l'époque et même franchement rebuté. 30 ans après, en feuilletant d'anciens numéros et en chopant par hasard un album en bibli, j'ai relu ces récits à tendance onirique qui naviguent entre réalité et imaginaire, mais pas du tout attirants par leur côté très confus et trop insolite. C'est du rêve cauchemardesque indéfinissable dans lequel il est très difficile de rentrer, et d'ailleurs je n'en ai pas envie, c'est incompréhensible et bien trop élevé pour mon petit cerveau. De plus, le dessin ne me plait pas, il est raide et vraiment pas joli. A oublier.
Tatanic
La vie en banlieue n’est pas très facile et j’en conviens aisément. C’est un constat de la société d’inégalité qu’il nous faut accepter au risque de remettre en cause le système capitaliste ce qui ne sera pas le propos en l’occurrence. Pour autant, je n’ai pas apprécié cette œuvre sur cette bande de jeunes désœuvrés qui vivent de petites combines dans une vie minable. Leur dialogue m’a insupporté dès le début. Le pire, c’est que cela continuera tout le long où il faudra lire les bas de page pour comprendre ce qu’ils veulent bien dire. De toute façon, cela ne vole pas très haut. Bref, une lecture de la banlieue qui est sans doute juste et fidèle mais qui m’insupporte sur la forme. Les personnages ne sont pas du tout attachants. La plupart sont même moralement douteux. Le style de cette bd ne me fait pas accrocher du tout. Je n’ai pas aimé.
Noirhomme
En voyant les autres avis des internautes, je m'attendais à une lecture agréable. Eh bien c'est une grande déception. Pour ce qui est du dessin: il est efficace, facile à comprendre, les harmonies des couleurs sont agréables mais les visages en forme de haricot, ce n'est pas de mon goût. L'intrigue : certes, l'idée de départ n'était pas mauvaise. On regrette toutefois de nombreuses incohérences. On ne comprend pas pourquoi il était nécessaire de faire tant de victimes quand le 3e tome révèle toute la vérité. Ce qui m'a le plus déçu, cependant, c'est le très grand nombre d'anachronismes (la façon de parler des personnages, leur comportement, leur psychologie, la représentation du système judiciaire, etc.) d'inexactitudes historiques et les fautes de français. Pourquoi situer cette histoire sous la Restauration ? Ce n'était vraiment pas indispensable. La façon dont se déroulent l'enquête et le procès rappelle malheureusement le format et les procédés des séries américaines actuelles et nous font passer à côté de l'occasion de lire une bonne BD historique. Les petits clins d'oeil à la littérature de l'époque ne font, malheureusement, qu'accentuer le sentiment que quelques petites recherches auraient pu éviter de grossières erreurs.
Batman - L'Adaptation officielle du film en BD
En 1989, je m'en souviens, la sortie du premier Batman de Burton avait donné lieu à une véritable batmania, c'était de la folie, entre le traitement gothique et baroque d'un metteur en scène de génie, et le disque de Prince qui cartonnait en boite avec la BatDance, on ne pouvait y échapper. J'ai ensuite acheté la VHS, puis ce fut le DVD, je crois que j'ai usé ce DVD à force de le regarder... bref, cette vision de Batman pour moi qui était déjà fan du comics, surtout dessiné par Neal Adams, ça reste monumental. Alors pourquoi j'irai user mon plaisir avec cette version dessinée ? Comme toujours par curiosité, j'ai voulu voir à quoi ça ressemblait. Damn it ! c'est lamentable, je me demande comment on peut autoriser ce genre de publication. Si encore c'était bien fait, mais là non même pas, c'est un sinistre copié-collé, les auteurs repiquent plan par plan les scènes des 2 films sans aucune originalité et sans aucune inventivité, seuls les dessins sont potables, mais ça ne suffit pas parce que ça n'a aucun intérêt de recopier bêtement un film alors qu'on peut se le repasser autant de fois qu'on veut. Comme les adaptations d'autres films (Jurassic Park, Les Dents de la mer), c'est ultra commercial et ça ne sert à rien, à moins de vouloir collectionner tout ce qui paraît sur le Caped Crusader, et encore...
Les Dents de la mer
Le premier Dents de la mer réalisé par Spielberg en 1975 reste un chef-d'oeuvre inégalé qui a engendré une multitude de films pitoyables entre 1976 et le tout début des années 80 ; on a vu toutes sortes de monstres aquatiques ou terrestres attaquer l'homme avec férocité : des pieuvres (Tentacules), des orques (Orca, encore que celui-ci n'était pas mal), des piranhas (Piranhas, de Joe Dante, et Piranhas 2 , premier film de James Cameron, eh oui..), des araignées (L'Horrible invasion), des fourmis (l'Empire des fourmis géantes), des vers (la Nuit des vers géants), des rats (Soudain les monstres, celui-ci est très bon), et même d'autres requins (Requins, Machoires infernales..)... Les Dents de la mer 2 (raillé par les mauvaises langues en Dents de la merde) n'est pas un mauvais film, il est même très bien réalisé par un Français installé à Hollywood et avalisé par Spielberg, mais il n'y a plus l'effet de surprise. En dehors de la qualité du film, ce que je n'aime pas dans cette Bd, c'est non seulement qu'elle ne suit pas vraiment le film, encore que ce ne soit pas un défaut, mais surtout qu'elle est mal faite, avec des couleurs horribles, c'est fait à la va-vite sans aucun soin, pour satisfaire aux prétentions commerciales et surfer sur la vague du film (qui lui, a obtenu un succès honorable). Pauvre Gene Colan qui se prête à cette honteuse entreprise de mauvais plagiat dessiné, fallait-il qu'il ait un arriéré d'impôt à payer pour accepter une telle daube... Et comme je l'ai dit dans d'autres avis du même genre, par définition, je déteste les adaptations de films en BD, ça n'a aucune saveur et aucun intérêt. Lorsque j'ai vu cet album, c'était plus fort que moi, il fallait que je jette un oeil par curiosité, mais en règle générale, j'ai l'impression de perdre mon temps, c'est le cas ici. Revoyez plutôt le film, il en vaut le coup plus qu'on ne croit, malgré les détracteurs.
Les Terres creuses - Carapaces
Ces courts récits fantastiques avec des dessins très beaux et quelques filles à poil dont je ne vois pas ici la justification, me font glisser dans un abîme insondable, c'est une Bd labyrinthique aux méandres dont je ne saisis pas le propos ; tout ça me dépasse et n'a pour moi aucun sens. Et en plus, ça m'emmerde prodigieusement. De plus, ça n'est pas vraiment une Bd dans le sens propre du terme, c'est une succession de dessins artistiques au style très pictural, sans lien direct et surtout sans scénario. Quand j'avais vu ça la première fois en 1978 dans A Suivre ou Métal Hurlant, ça m'avait complètement déconcerté ; oh bien sur, il y a des gens qui criaient au génie, que ça n'avait rien à voir avec l'école Belge ou les auteurs américains, mais bien davantage avec certains peintres surréalistes comme Magritte... c'est très bien, ça m'est égal, moi je n'empêche personne, mais pour moi, c'est trop impersonnel, trop distant de ma vision de la bande dessinée, surtout à cette époque où j'étais encore très jeune. J'ai eu l'occasion de relire récemment cet album "Carapaces", et malgré mon évolution intellectuelle si je puis dire, je reste sur ma position : je m'emmerde et puis c'est tout... il n'est donc pas question que je lise les autres.
Nemesis
Décidément, j’ai du mal avec les séries de Soleil, trop formatées, trop markétées pour moi. Voilà donc encore une histoire abracadabrante, avec ce qu’il faut (d’après les éditeurs de Soleil) de paranormal, une grosse dose de complot au plus haut niveau de l’État américain, un méchant bien cintré et des décors ultratechnologiques. Le cahier des charges est respecté jusqu’à l’indigestion. Les héros sont forcément une paire de flics mal assortis, le beau gosse sculptural et le quinqua bougon au grand cœur. Qui semble d’ailleurs perdre 20 ans en cinq tomes en se mettant en ménage avec la jeune et belle héroïne que dédaigne le don juan de service. Le dessin, à la fois virtuose et sans originalité, multiplie les perspectives de ville en plongée, les grandes cases pleines et de détails et les poses maniéristes très en vogue dans les bandes dessinées de la même veine (Cf. le Troisième Testament, 666 ou L’Histoire secrète, par exemple). Le dessin serait toutefois acceptable (malgré un changement de dessinateur au tome 6 qui lui fait perdre un peu de qualité) avec une histoire mieux construite. On est ici dans le n’importe quoi rocambolesque. Et si les coups de théâtre sont amenés au rythme que préconisent les écoles de scénaristes, ils aiguillent à chaque fois un peu plus l’histoire dans le grand-guignol vaguement ridicule. Prenons un exemple. Pardonnez-moi de gâcher un peu la surprise de ceux qui voudraient tout de même tenter la laborieuse lecture de cette série. Le premier tome décrit la tentative des vilains comploteurs de croiser des handicapés mentaux avec des espèces d’araignées cyborg (si, si !). L’objectif est théoriquement de produire des machines de guerre indestructibles. Rassurez-vous, ces monstres succombent à une balle de revolver aussi facilement que le virtuose du sabre des Aventuriers de l’arche perdue. Une belle manière de se compliquer la vie pour pas grand-chose… Les grandes scènes finales de chaque album résolvent l’impossible imbroglio par des procédés façon deus ex machina à chaque fois plus improbables. J’ai renoncé à comprendre au bout de quelques tomes. Je ne suis pas sûr au demeurant que l’auteur maîtrise bien lui-même les pirouettes scénaristiques qu’il organise. On pourrait estimer qu’il s’agit d’une lecture facile, d’un machin de plaisir immédiat qu’on dévore en quelques heures de sieste et qui laisse peu de trace. Mais l’effort pour essayer de comprendre les ressorts abracadabrants du scénario et la multiplication des clichés m’ont rapidement ôté le peu de plaisir que la série pouvait m’apporter.
Ecce Homo (Alter Comics)
Ecce Homo est beaucoup trop brouillon. C'est une bd expérimentale qui se déroule à trois époques différentes avec pour fil conducteur l'homme. Le décor change mais les acteurs restent les mêmes. C'est hautement minimaliste et il faut se laisser prendre au jeu si on arrive à comprendre ce que le petit personnage baragouine. Bref, il y a un manque de cohérence manifeste. C'est le genre de bd que je n'aime pas. Je comprends néanmoins le désir de publication de jeunes auteurs désirant se lancer. Cependant, le marché est sans pitié. Moi également.
Reconquêtes
Comme Miranda, ce conglomérat de mamelles à la plastique extraordinairement gonflée m'a donné la nausée. Comme dans Mézolith l'histoire se situe dans une période peu documentée. Mais alors que dans Mezolith, on essaye de reconstituer un imaginaire fait de légendes qui voisinent avec les réalités concrètes du quotidien (la chasse, le repas, le fonctionnement de la tribu) ici on nous ressort le bon vieux monstre méchant contre lequel il faudra se battre. Rien d'original, d'autant plus que ce manichéisme écrase toute velléité de connaissance historique: comment démêler le documenté, du farfelu? Je n'ai donc pas du tout accroché à l'intrigue, elle semble le support prétexte au dessin, qui parvient a être à la fois rond et agressif par ses couleurs très contrastées, et son aspect luisant. On sent qu'il y a une recherche d'érotisme, mais par quelqu'un qui aurait peu pratiqué les vraies femmes, ou qui ne les aimerait pas telles qu'elles sont. L’atmosphère est très artificielle, une sorte de réinterprétation 2010 des péplums Hollywoodiens en couleurs des années 50. C'est sans doute ce qui plait à Agecanonix, je ne vois que ça! Les dialogues sont extrêmement figés, et c'est ça le plus raté. Que le dessin soit destiné à faire bander les adolescents, pourquoi pas, mais on ne peut pas croire un instant que qui que ce soit, à quelque époque que ce soit ait pu parler de cette manière ampoulée. Il faut s'y reprendre à trois fois pour lire une bulle, tellement c'est chiant. J'avoue que je ne suis pas parvenue à terminer le premier tome. Prenez un dialoguiste, peut-être...., ça peut faire passer la pilule. Bref tout ce savoir-faire me semble très mal employé. Je ne mets qu'une étoile parce que je ne peux vraiment pas finir la lecture, et que ce genre de BD contribue à symboliser la femme comme à la fois objet sexuel et tyran, ce qui me parait pour le moins inutile, voire néfaste.
Cutting Edge
A partir d'un scénario qui semble au départ très original, ce récit finit très vite par atteindre des abîmes vertigineux. J'ai lu le premier diptyque, puis le tome 3 et j'ai décroché, largué par ce récit embrouillé, vaincu par tant de hardiesse mal exploitée, d'autant plus que beaucoup de choses restent floues : la récompense de ces épreuves n'est pas clairement expliquée ; quel est l'intérêt de ces missions pour Leviathan ? Bref, ce jeu mortel car c'en est un puisqu'il y a des morts (Jirakee était bien sympathique) m'a un peu déstabilisé et profondément ennuyé, et je trouve qu'il existe des moyens beaucoup plus fiables pour utiliser les aptitudes de chacun des concurrents sélectionnés. Comme la série qui semble vouloir jouer avec le high tech et la modernité, le dessin n'est pas désagréable, mais pas révolutionnaire pour autant, en fait, il me laisse indifférent, comme le reste...