J'aime toujours autant "Tif et Tondu". Avec Gil Jourdan, je trouve que ce sont des histoires policières destinées à la jeunesse qui n'ont pas vieilli et plaisent aussi bien aux jeunes qu'aux plus vieux.
En réalité, je donne la note globale de 4/5, mais seule une portion des aventures de "Tif et Tondu" me plaisent vraiment, tandis que j'en trouve d'autres plutôt ennuyeuses et d'un autre niveau.
Par exemple, je préfère les albums scénarisés par Desberg, car ils insèrent souvent une petite part de SF / fantastique, et que j'aime ça. Néanmoins, certains albums scénarisés par Tillieux sont également excellents (notamment "Le scaphandrier mort", "Sorti des abimes", "Le reveil de Toar"...). Par contre, je n'aime pas franchement les histoires les plus anciennes qui ont trop mal vieilli à mon goût, de même que je n'aime pas les récentes reprises depuis le "départ" de Will (je trouve que la série est devenue trop sérieuse et trop modernisée).
En lisant cet album, on s'aperçoit dès le début que l'originalité ne sera pas au rendez-vous. Le genre est en effet bien circonscrit et "Lucie s'en soucie" ne s'en éloigne pas. Au contraire, il utilise l'ensemble des clichés à sa disposition.
Cela en aurait fait une lecture "juste" passablement ennuyeuse... mais il y a la fin. Fin où le caractère de chieuse de Lucie passe de l'album à la réalité (de chiante avec les mecs, elle devient chiante avec le lecteur). Fin où la morale à deux balles complètement gnangnan éclate dans toute sa splendeur. Et fin enfin, qui finit très exactement comme on doit s'y attendre. Inutile de dire que ça m'a prodigieusement gavé.
Bref, ennuyeux, fait de clichés. Rien de nouveau, suivant. :(
Grande déception, après tant d'avis dithyrambiques…
N'ayant lu que deux albums du duo Christin / Bilal, je tentais ici d'approfondir ma culture BD, avec ce soit disant "incontournable" pour beaucoup d'amateurs...
Autant les planches de Bilal font preuve d'un réel esthétisme, autant son scénario m'est apparu comme un réel "fourre-tout". Effectivement, cette trilogie est très certainement fertile en sujets et en concepts intéressants, mais leur juxtaposition ou leur enchaînement me sont apparus indigestes. La lecture s'en ressent : difficile globalement et parfois désagréable.
L'auteur semble avoir construit sa trilogie sans ligne directrice claire (hormis l'idée de départ du 1er tome : un dieu paranoïaque qui s'incarne dans un humain pour satisfaire son ambition personnelle). Cet univers aurait peut-être mérité plus qu'une trilogie...
Les 2 tomes que j'ai lus de cette série étaient très décousus et difficiles à suivre. On y est plongé de plein fouet dans un monde dont ne sait presque rien, avec des personnages nouveaux à chaque coin de rue qui sont sensés se connaître entre eux mais dont on ne sait rien non plus et qui disparaissent aussi vite qu'ils étaient apparus.
L'histoire elle-même mêle à la fois brutalité, un peu d'absurde et un peu de poésie. Les méchants sont efféminés et vêtus de belles armures, ou bien ils volent dans les airs accrochés à des cordes de soie. C'est un univers très spécial et une impression à la lecture très mitigée pour moi.
Je trouvais qu'il y avait là un monde original, quelques bonnes idées, un étrange mélange de poésie et de brutalité presque gore, le tout avec un dessin pas mauvais, quoique la colorisation soit un peu spéciale.
Premier contact avec Comès, et un avis plutôt mitigé sur cet album...
Les planches sont belles, sensuelles par moments, angoissantes à d'autres. Le dessin semble figé, le rythme est saccadé (cf. roman photo), ce qui favorise l'ambiguïté sur la nature des personnages (êtres vivants et/ou automates).
Par contre, je partage l'avis d'ArzaK sur le scénario. On est suffisamment proche du synopsis de "Psychose" pour en admettre la ressemblance, voire le plagiat… ou dans le doute, un hommage (l'univers des automates étant le vrai plus).
Oui, bon, "Tanguy et Laverdure", c'est sympa mais sans plus, quoi. Je les relis sans trop de déplaisir, mais le style de narration et les histoires ont assez mal vieilli, je trouve. Ceci étant dit, les histoires d'avions, ça donne pas mal l'impression que quand on en a lu une, on les a toutes lues.
Le personnage de Tanguy est totalement insipide (beau, sérieux, avec juste le caractère qu'il faut pour être un héros noble et vaillant). Quant au personnage de Laverdure, c'est le bon copain gaffeur typique des héros créés par Charlier.
Ce qui est amusant dans les premiers épisodes, c'est ce côté patriotique de la série. Les Français sont les gentils, et même si certains leur en veulent pour des raisons qui sont les leurs, on peut pas leur en vouloir car la France sait pardonner à ses ennemis.
Puis le ton change avec le changement d'éditeur (à partir de "La mystérieuse escadre delta"), quand nos deux héros quittent l'armée pour devenir des sortes de barbouzes volantes. Alors que les scénarios auraient dû s'en trouver modernisés et moins manichéens, je trouve qu'ils deviennent ennuyeux, fouillis et parfois inutilement complexes. Ce n'est plus la même âme et ça ne me donne plus envie de lire. Ça devient trop sérieux, d'une certaine manière. Le scénariste s'y croit trop.
Après la parution du premier tome j'hésitais un peu à mettre 4 étoiles parce qu'après l'excellentissime Le Tueur, Matz proposait ici quelque chose de beaucoup plus classique, dans la forme comme dans le fond.
Cependant, la relecture du premier tome suivi du second a été un vrai panard. "Du plomb dans la tête" est un très bon thriller aux dialogues plus que savoureux (quoique la discussion des deux tueurs sur l'intérêt de se payer des pompes à $2000 rappelle furieusement Vince et Jules dans "Pulp Fiction"), à l'humour délicieusement noir et au scénario en béton armé, ce que confirme un deuxième tome absolument trépidant. Malgré son côté un peu classique donc, ce polar est plus que recommendable et ne devrait pas tarder à trouver une place de choix dans vos bibliothèques, elle dépasse de quelques coudées la majorité du genre.
Quelle super série de SF!
Au départ, le titre de la série m'avait un peu fait peur, car je n'aime pas plus que ça les récits de guerre. Mais comme c'était de la SF, j'ai quand même jeté un oeil, comme ça, à tout hasard. Grand bien m'en a pris. Il s'agit d'après moi de la plus belle fresque de SF jamais réalisée en BD.
Tout d'abord, on sent que le travail est fignolé. Rien n'est laissé au hasard. On a vraiment l'impression que l'auteur, même en y passant plus longtemps, n'aurait pas pu faire mieux. Les dessins de couvertures, de véritables oeuvres d'art, le petit flashback au début de chaque tome, sur chacun des héros, qui retrouve son sens plus tard, jusqu'à la première page, avant même la page de présentation, qui est particulièrement soignée, tout est etudié dans ces BDs. Bravo à Bajram pour son professionnalisme. Un exemple à suivre.
Côté scénario, c'est aussi du haut vol, avec une petite baisse, me semble t'il, sur les deux derniers tomes. Mais bon, on avait atteint un tel niveau sur les tomes 3 et 4, que la conclusion de l'histoire en patit sans doute un peu.
A lire, à relire, à faire lire.
Vilà (écrivain principalement de SF cyberpunk mais il a également écrit "Sang Futur", livre de chevet de la vague punk de 1977) s'attaque ici au scénario de bande dessinée. C'est une vraie réussite.
La trame est peut-être un peu oportuniste et n'est pas la plus novatrice de l'année, mais l'ensemble est excellemment mené et cohérent. L'univers est planté comme rarement il l'est dans les BD cyber-punk et entoure une histoire claire et prenante qui utilise parfaitement l'environnement extérieur; on n'a pas cette désagréable impression que le monde créé n'est là que pour le folklore, il fait partie intégrante de l'intrigue et de son intérêt.
Le dessin est très manga tendance (à rapprocher de HK, je dirais) et d'une qualité évidente pour qui aime ce genre de graphisme. Je le trouve personnellement très réussi (avec une recherche assez poussée sur tout ce qui est design et architecture), de même que la mise en couleurs où les différents cadrages qui, sans être tape à l'oeil, sont d'une redoutable efficacité.
Un mot enfin sur la couverture pour partie en relief, absolument superbe, mais dont la qualité vous échappera malheureusement ici.
Probablement le plus mauvais Davodeau que j'aie lu.
Voilà pourquoi : son histoire sent le réchauffé, avec son beauf un peu trop neuneu et ses gauchistes trop typés. on n'arrive pas vraiment à accrocher à cette histoire, sans rythme, sans intérêt réel... Quant au dessin, j'ai un peu de mal avec le style graphique de Davodeau (fade, inconstant), ce qui n'arrange pas vraiment mon avis.
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Tif et Tondu
J'aime toujours autant "Tif et Tondu". Avec Gil Jourdan, je trouve que ce sont des histoires policières destinées à la jeunesse qui n'ont pas vieilli et plaisent aussi bien aux jeunes qu'aux plus vieux. En réalité, je donne la note globale de 4/5, mais seule une portion des aventures de "Tif et Tondu" me plaisent vraiment, tandis que j'en trouve d'autres plutôt ennuyeuses et d'un autre niveau. Par exemple, je préfère les albums scénarisés par Desberg, car ils insèrent souvent une petite part de SF / fantastique, et que j'aime ça. Néanmoins, certains albums scénarisés par Tillieux sont également excellents (notamment "Le scaphandrier mort", "Sorti des abimes", "Le reveil de Toar"...). Par contre, je n'aime pas franchement les histoires les plus anciennes qui ont trop mal vieilli à mon goût, de même que je n'aime pas les récentes reprises depuis le "départ" de Will (je trouve que la série est devenue trop sérieuse et trop modernisée).
Lucie s'en soucie
En lisant cet album, on s'aperçoit dès le début que l'originalité ne sera pas au rendez-vous. Le genre est en effet bien circonscrit et "Lucie s'en soucie" ne s'en éloigne pas. Au contraire, il utilise l'ensemble des clichés à sa disposition. Cela en aurait fait une lecture "juste" passablement ennuyeuse... mais il y a la fin. Fin où le caractère de chieuse de Lucie passe de l'album à la réalité (de chiante avec les mecs, elle devient chiante avec le lecteur). Fin où la morale à deux balles complètement gnangnan éclate dans toute sa splendeur. Et fin enfin, qui finit très exactement comme on doit s'y attendre. Inutile de dire que ça m'a prodigieusement gavé. Bref, ennuyeux, fait de clichés. Rien de nouveau, suivant. :(
La Trilogie Nikopol
Grande déception, après tant d'avis dithyrambiques… N'ayant lu que deux albums du duo Christin / Bilal, je tentais ici d'approfondir ma culture BD, avec ce soit disant "incontournable" pour beaucoup d'amateurs... Autant les planches de Bilal font preuve d'un réel esthétisme, autant son scénario m'est apparu comme un réel "fourre-tout". Effectivement, cette trilogie est très certainement fertile en sujets et en concepts intéressants, mais leur juxtaposition ou leur enchaînement me sont apparus indigestes. La lecture s'en ressent : difficile globalement et parfois désagréable. L'auteur semble avoir construit sa trilogie sans ligne directrice claire (hormis l'idée de départ du 1er tome : un dieu paranoïaque qui s'incarne dans un humain pour satisfaire son ambition personnelle). Cet univers aurait peut-être mérité plus qu'une trilogie...
La Teigne (Téhy)
Les 2 tomes que j'ai lus de cette série étaient très décousus et difficiles à suivre. On y est plongé de plein fouet dans un monde dont ne sait presque rien, avec des personnages nouveaux à chaque coin de rue qui sont sensés se connaître entre eux mais dont on ne sait rien non plus et qui disparaissent aussi vite qu'ils étaient apparus. L'histoire elle-même mêle à la fois brutalité, un peu d'absurde et un peu de poésie. Les méchants sont efféminés et vêtus de belles armures, ou bien ils volent dans les airs accrochés à des cordes de soie. C'est un univers très spécial et une impression à la lecture très mitigée pour moi. Je trouvais qu'il y avait là un monde original, quelques bonnes idées, un étrange mélange de poésie et de brutalité presque gore, le tout avec un dessin pas mauvais, quoique la colorisation soit un peu spéciale.
Eva
Premier contact avec Comès, et un avis plutôt mitigé sur cet album... Les planches sont belles, sensuelles par moments, angoissantes à d'autres. Le dessin semble figé, le rythme est saccadé (cf. roman photo), ce qui favorise l'ambiguïté sur la nature des personnages (êtres vivants et/ou automates). Par contre, je partage l'avis d'ArzaK sur le scénario. On est suffisamment proche du synopsis de "Psychose" pour en admettre la ressemblance, voire le plagiat… ou dans le doute, un hommage (l'univers des automates étant le vrai plus).
Tanguy et Laverdure
Oui, bon, "Tanguy et Laverdure", c'est sympa mais sans plus, quoi. Je les relis sans trop de déplaisir, mais le style de narration et les histoires ont assez mal vieilli, je trouve. Ceci étant dit, les histoires d'avions, ça donne pas mal l'impression que quand on en a lu une, on les a toutes lues. Le personnage de Tanguy est totalement insipide (beau, sérieux, avec juste le caractère qu'il faut pour être un héros noble et vaillant). Quant au personnage de Laverdure, c'est le bon copain gaffeur typique des héros créés par Charlier. Ce qui est amusant dans les premiers épisodes, c'est ce côté patriotique de la série. Les Français sont les gentils, et même si certains leur en veulent pour des raisons qui sont les leurs, on peut pas leur en vouloir car la France sait pardonner à ses ennemis. Puis le ton change avec le changement d'éditeur (à partir de "La mystérieuse escadre delta"), quand nos deux héros quittent l'armée pour devenir des sortes de barbouzes volantes. Alors que les scénarios auraient dû s'en trouver modernisés et moins manichéens, je trouve qu'ils deviennent ennuyeux, fouillis et parfois inutilement complexes. Ce n'est plus la même âme et ça ne me donne plus envie de lire. Ça devient trop sérieux, d'une certaine manière. Le scénariste s'y croit trop.
Du plomb dans la tête
Après la parution du premier tome j'hésitais un peu à mettre 4 étoiles parce qu'après l'excellentissime Le Tueur, Matz proposait ici quelque chose de beaucoup plus classique, dans la forme comme dans le fond. Cependant, la relecture du premier tome suivi du second a été un vrai panard. "Du plomb dans la tête" est un très bon thriller aux dialogues plus que savoureux (quoique la discussion des deux tueurs sur l'intérêt de se payer des pompes à $2000 rappelle furieusement Vince et Jules dans "Pulp Fiction"), à l'humour délicieusement noir et au scénario en béton armé, ce que confirme un deuxième tome absolument trépidant. Malgré son côté un peu classique donc, ce polar est plus que recommendable et ne devrait pas tarder à trouver une place de choix dans vos bibliothèques, elle dépasse de quelques coudées la majorité du genre.
Universal War One
Quelle super série de SF! Au départ, le titre de la série m'avait un peu fait peur, car je n'aime pas plus que ça les récits de guerre. Mais comme c'était de la SF, j'ai quand même jeté un oeil, comme ça, à tout hasard. Grand bien m'en a pris. Il s'agit d'après moi de la plus belle fresque de SF jamais réalisée en BD. Tout d'abord, on sent que le travail est fignolé. Rien n'est laissé au hasard. On a vraiment l'impression que l'auteur, même en y passant plus longtemps, n'aurait pas pu faire mieux. Les dessins de couvertures, de véritables oeuvres d'art, le petit flashback au début de chaque tome, sur chacun des héros, qui retrouve son sens plus tard, jusqu'à la première page, avant même la page de présentation, qui est particulièrement soignée, tout est etudié dans ces BDs. Bravo à Bajram pour son professionnalisme. Un exemple à suivre. Côté scénario, c'est aussi du haut vol, avec une petite baisse, me semble t'il, sur les deux derniers tomes. Mais bon, on avait atteint un tel niveau sur les tomes 3 et 4, que la conclusion de l'histoire en patit sans doute un peu. A lire, à relire, à faire lire.
Neurotrans
Vilà (écrivain principalement de SF cyberpunk mais il a également écrit "Sang Futur", livre de chevet de la vague punk de 1977) s'attaque ici au scénario de bande dessinée. C'est une vraie réussite. La trame est peut-être un peu oportuniste et n'est pas la plus novatrice de l'année, mais l'ensemble est excellemment mené et cohérent. L'univers est planté comme rarement il l'est dans les BD cyber-punk et entoure une histoire claire et prenante qui utilise parfaitement l'environnement extérieur; on n'a pas cette désagréable impression que le monde créé n'est là que pour le folklore, il fait partie intégrante de l'intrigue et de son intérêt. Le dessin est très manga tendance (à rapprocher de HK, je dirais) et d'une qualité évidente pour qui aime ce genre de graphisme. Je le trouve personnellement très réussi (avec une recherche assez poussée sur tout ce qui est design et architecture), de même que la mise en couleurs où les différents cadrages qui, sans être tape à l'oeil, sont d'une redoutable efficacité. Un mot enfin sur la couverture pour partie en relief, absolument superbe, mais dont la qualité vous échappera malheureusement ici.
La gloire d'Albert
Probablement le plus mauvais Davodeau que j'aie lu. Voilà pourquoi : son histoire sent le réchauffé, avec son beauf un peu trop neuneu et ses gauchistes trop typés. on n'arrive pas vraiment à accrocher à cette histoire, sans rythme, sans intérêt réel... Quant au dessin, j'ai un peu de mal avec le style graphique de Davodeau (fade, inconstant), ce qui n'arrange pas vraiment mon avis.