Dillies nous offre là un chef-d'oeuvres, déjà un incontournable de la BD.
Tout y est, à peine commencée, on pénètre tout entier dans cette histoire s'écoulant sur un air de Jazz.
Même si il est souvent comparé à du Blain, du Sfar ou du Trondheim, j'ai trouvé le dessin très original, exceptionnel, possédant quelque chose de vraiment touchant. La colorisation est, elle aussi, très réussie et permet de s'imprégner encore plus de l'ambiance que dégage cette BD.
On ne peut faire autrement que s'attacher à ce petit canard, virtuose de la trompette au coeur brisé. Je n'ai pas pu non plus contenir une larme à la fin du récit.
INDISPENSABLE!
Hum... Bon, j'hésite entre dire que c'est Pas Mal et dire que c'est Bof.
En effet, j'ai trouvé le contexte intéressant. Je ne connais pas bien la Guerre d'Algérie et encore moins la façon dont elle s'est terminée. J'ai donc trouvé la BD intéressante pour son côté historique.
Mais d'un autre côté...
D'un autre côté, il y a déjà le dessin. Alain Bignon devait en être à ses débuts car le dessin est assez approximatif, notamment sur les visages qui sont souvent durs à reconnaître (d'autant que la colorisation laisse à désirer et qu'on ne peut même pas les reconnaître à la couleur des cheveux).
Et puis il y a le scénario. Oh, l'histoire aurait pu être sympa, enfin surtout intéressante. Mais la narration est ardue, la compréhension souvent difficile. Je dois avouer n'avoir pas tout suivi de l'action et des discussions, je m'y perdais entre les personnages, qui était qui, qui faisait quoi, qui est dans quel camp. En fin de lecture, j'ai eu le sentiment d'être complètement passé à côté du scénario et de l'intrigue.
Bref, une BD qui aurait mérité à la fois un dessin un peu meilleur (et aussi une meilleure colorisation) et surtout une narration plus fluide et intelligible.
C'est rien que du bon, des dialogues instinctifs, des actions très "brut de décoffrage". Mais passées les apparences brutes et sans cerveau, on peut trouver des notes d'humour très profondes. Je suis en attente du numéro 7. Si vous avez des infos contactez-moi, merci d'avance.
Un album sympa avec des petites histoires bien connes et absurdes comme je les aime. Dans la première histoire, un mec a une forêt dans son appart et se fait jeter par son propriétaire. Dans la deuxième c'est monsieur marchandises qui fait une réception chez lui, et il a une police d'assurance dans le cas où il ne resterait que des petits toasts aux anchois après 22h. Bref c'est une suite d'histoires bien délirantes dans ce genre.
Un album indispensable.
Que dire de plus si ce n'est qu'on se laisse littéralement charmer par cette BD. Son histoire, ses personnages, son atmosphère douce et qui pourtant se révèle d'une "grande" violence, ce petit village italien, etc, etc.
Cette BD ne m'attirait pas d'un premier abord, des dessins trop "classiques", une histoire presque trop "gentille", mais les deux auteurs arrivent à nous happer par je ne sais quelle magie... J'exagère peut-être mais c'est vraiment le sentiment que j'ai ressenti.
Une BD toute en émotion, on plonge dans notre vision d'enfant et je crois que c'est ça le secret de cet album.
En attente de la suite et la fin de cette histoire.
Le premier tome commence plutôt bien. Il a quelque chose d'un peu mystérieux, et la déchéance de cet écrivain qu'on sent proche éveille l'intérêt. Par contre, arrivé à la fin de l'album, impossible d'avoir une quelconque piste pour deviner de quoi sera faite la suite.
Le tome 2 se poursuit un peu comme ça. Le temps passe, des choses arrivent sans qu'on ait pu deviner quoi que ce soit à l'avance, et que même a posteriori on ne voit aucun lien entre elles. Plein de choses ne sont pas dites, et l'ensemble reste donc très hermétique.
Et puis le tome 3... Ah, le tome 3... Eh bien le tome 3, il donne une "explication". Le genre d'explication que vous lisez, vous arrivez à la fin et votre visage ne traduit rien sinon une incompréhension totale et bovine, entièrement dénuée de curiosité ou d'intérêt. Tout ça pour ça ?! Un truc tout bizarre complètement tiré par les cheveux ?! Ou alors je n'ai rien compris et dans ce cas c'est complètement abscon, un peu à la manière de ce qu'a été "Lost Highway" pour moi. Dans tous les cas, ça m'a prodigieusement gonflé.
Ah. En tant que bête lecteur, je dois dire que si le dessin de Battaglia me plaît bien, il ne m'enthousiasme dans l'ensemble pas plus que ça. Il tirerait plutôt du côté de la gravure ou de l'illustration que de la bande dessinée.
Mais ce que je n'aime vraiment pas dans cet album, ce sont les histoires. Elles sont censées êtes tirées des romantiques allemands et porter sur des récits (contes) à caractère fortement fantastique. Oui eh bien le fantastique en question c'est du pur et dur. Caricatural, qui tombe comme ça ** pouf magique ** sans aucune explication justification cohérence.
A la limite on pourrait se dire que c'est là le propre du fantastique. Certes, mais en plus c'est très mal mis en scène. Les histoires sont à la limite de l'incompréhensible, et ressemblent plus souvent à une suite d'illustrations qu'à de la bd. Quant à "la mise en page audacieuse", oui bon, peut-être (quoi que d'autres aient fait plus audacieux avant -- je pense entre autres à Eisner -- et depuis), mais elle n'ajoute rien, au contraire elle enlève à la lisibilité déjà pas élevée... Du coup l'ambiance propre au genre ne parvient pas à être convaincante et apparaît mauvaise.
Alors bon, je vais vous raconter une histoire : "Ferdinand se lève un jour et il entend une voix qui sort de son café. Effrayé, hagard, une goutte de sueur perlant sur son front, il le boit quand même. Depuis la voix sort de son ventre."
Ce genre de chose vous laisse froid ? Vous vous demandez quel intérêt ça peut avoir ? Alors ne lisez pas "Woyzeck".
Un bon album, qui se lit sans problème. L'idée de départ (des miliers de personnes vivent par procuration des aventures truquées de quelques autres) n'est pas super originale, mais est très bien mise en scène. Le fait que le jeu ne puisse pas être entièrement truqué (c'est quand même de vrais assassins qui sont poursuivis par le héros de l'émission) promet beaucoup d'action et de rebondissments. J'aime aussi la façon dont est traitée la jeune fille, sur le thème de l'ado-qui-découvre-la-vraie-vie. Son optimiste enthousiaste qui laisse place à des réactions plus mitigées face au comportement de sa meilleure amie et à la réalité de l'émission est bien fait, très sympa et assez crédible.
Et puis j'aime bien les dessins : traits ronds et sympas, qui suivent bien l'action, couleurs pas extraordinaires mais correctes, même si certains passages sont plutôt gores.
Bon, attendons de voir la suite, mais pour l'instant c'est une lecture très agréable.
Un graphisme typique de Dimitri : pas exceptionnel mais qui convient bien à une BD à l'humour caustique comme celle-ci.
Et concernant le scénario justement, bon, déjà il est bien loufoque : cet escroc qui s'est fait piquer les fesses par une arête de barracuda ensorcelée et qui depuis se transforme peu à peu en amphibien (tout en gardant toujours ses lunettes). Je dois avouer avoir rigolé en milieu de BD en observant la situation dans laquelle le héros de la BD se retrouvait face à cet homme-salamandre ridicule dans sa baignoire. Quelques dialogues sont savoureux.
Mais dans l'ensemble, il n'y a pas grand chose dans cette BD. Quand on a lu le début et vu la couverture, on sait tout ce qu'il va se passer ensuite. Tout l'album joue sur le loufoque de la situation, mais c'est quasiment toujours la même situation dont on doit rigoler, et une fois passée la moitié de l'album, on commence à se lasser. En outre, la fin est rapide et vite expédiée.
Bref, voilà une BD qu'on lit en bonne partie avec un certain plaisir, mais une fois arrivé à la fin, on peut l'oublier aussi vite.
Il est des BD dont on n’attend pas grand’chose et qui se révèlent être des réussites, et il en est de plus alléchantes qui, finalement, ne tiennent pas leurs promesses. Pour moi, malheureusement, "Whiteout" est entré dans la seconde catégorie… Je m’attendais à une bonne série noire qui sortirait des sentiers battus et rebattus du polar mais, hélas, si l’on excepte le cadre dans lequel évoluent les personnages, "Whiteout" se révèle être très conventionnel.
Le tome 1 relate une enquête policière assez banale, dans laquelle on retrouve tous les passages obligés du genre, traités sans originalité particulière : découverte des cadavres, autopsies, tension/rivalité entre les agents chargés de l’affaire, assassin planqué en embuscade… Ca reste assez plan-plan.
Le tome 2 est plus axé aventure même si le point de départ est, là encore, une enquête. Ça reste du même niveau, moyen sans plus : l’intrigue n’est pas particulièrement élaborée et la poursuite entre flics et voyous n’est pas franchement haletante.
Le personnage principal, une US Marshal tenace exilée de force au pôle Sud suite à une bavure, manque un peu d’originalité, de substance, de ce petit quelque chose qui fait qu’on s’attache à un personnage. Son côté "petite dure à cuire qui ne se laisse pas emmerder par tous ces machos qui l’entourent", ses souvenirs douloureux et sa blessure physique ne suffisent pas à lui insuffler l’âme nécessaire : pour un peu, son sort nous serait presque indifférent.
Le dessin manque lui aussi de personnalité… En plus, ce serait même presque brouillon par moments : les scènes d’action sont confuses, et l’héroïne semble changer de visage d’une case sur l’autre…
Bref, le jeu de mots est facile, mais "Whiteout" est vraiment une série qui laisse froid. Un produit de qualité honnête certes, pas foncièrement désagréable, mais qui n’atteint jamais des sommets. Dommage !
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Betty Blues
Dillies nous offre là un chef-d'oeuvres, déjà un incontournable de la BD. Tout y est, à peine commencée, on pénètre tout entier dans cette histoire s'écoulant sur un air de Jazz. Même si il est souvent comparé à du Blain, du Sfar ou du Trondheim, j'ai trouvé le dessin très original, exceptionnel, possédant quelque chose de vraiment touchant. La colorisation est, elle aussi, très réussie et permet de s'imprégner encore plus de l'ambiance que dégage cette BD. On ne peut faire autrement que s'attacher à ce petit canard, virtuose de la trompette au coeur brisé. Je n'ai pas pu non plus contenir une larme à la fin du récit. INDISPENSABLE!
Une éducation algérienne
Hum... Bon, j'hésite entre dire que c'est Pas Mal et dire que c'est Bof. En effet, j'ai trouvé le contexte intéressant. Je ne connais pas bien la Guerre d'Algérie et encore moins la façon dont elle s'est terminée. J'ai donc trouvé la BD intéressante pour son côté historique. Mais d'un autre côté... D'un autre côté, il y a déjà le dessin. Alain Bignon devait en être à ses débuts car le dessin est assez approximatif, notamment sur les visages qui sont souvent durs à reconnaître (d'autant que la colorisation laisse à désirer et qu'on ne peut même pas les reconnaître à la couleur des cheveux). Et puis il y a le scénario. Oh, l'histoire aurait pu être sympa, enfin surtout intéressante. Mais la narration est ardue, la compréhension souvent difficile. Je dois avouer n'avoir pas tout suivi de l'action et des discussions, je m'y perdais entre les personnages, qui était qui, qui faisait quoi, qui est dans quel camp. En fin de lecture, j'ai eu le sentiment d'être complètement passé à côté du scénario et de l'intrigue. Bref, une BD qui aurait mérité à la fois un dessin un peu meilleur (et aussi une meilleure colorisation) et surtout une narration plus fluide et intelligible.
Krän
C'est rien que du bon, des dialogues instinctifs, des actions très "brut de décoffrage". Mais passées les apparences brutes et sans cerveau, on peut trouver des notes d'humour très profondes. Je suis en attente du numéro 7. Si vous avez des infos contactez-moi, merci d'avance.
Contes d'à-côté
Un album sympa avec des petites histoires bien connes et absurdes comme je les aime. Dans la première histoire, un mec a une forêt dans son appart et se fait jeter par son propriétaire. Dans la deuxième c'est monsieur marchandises qui fait une réception chez lui, et il a une police d'assurance dans le cas où il ne resterait que des petits toasts aux anchois après 22h. Bref c'est une suite d'histoires bien délirantes dans ce genre. Un album indispensable.
Où le regard ne porte pas...
Que dire de plus si ce n'est qu'on se laisse littéralement charmer par cette BD. Son histoire, ses personnages, son atmosphère douce et qui pourtant se révèle d'une "grande" violence, ce petit village italien, etc, etc. Cette BD ne m'attirait pas d'un premier abord, des dessins trop "classiques", une histoire presque trop "gentille", mais les deux auteurs arrivent à nous happer par je ne sais quelle magie... J'exagère peut-être mais c'est vraiment le sentiment que j'ai ressenti. Une BD toute en émotion, on plonge dans notre vision d'enfant et je crois que c'est ça le secret de cet album. En attente de la suite et la fin de cette histoire.
Mobilis
Le premier tome commence plutôt bien. Il a quelque chose d'un peu mystérieux, et la déchéance de cet écrivain qu'on sent proche éveille l'intérêt. Par contre, arrivé à la fin de l'album, impossible d'avoir une quelconque piste pour deviner de quoi sera faite la suite. Le tome 2 se poursuit un peu comme ça. Le temps passe, des choses arrivent sans qu'on ait pu deviner quoi que ce soit à l'avance, et que même a posteriori on ne voit aucun lien entre elles. Plein de choses ne sont pas dites, et l'ensemble reste donc très hermétique. Et puis le tome 3... Ah, le tome 3... Eh bien le tome 3, il donne une "explication". Le genre d'explication que vous lisez, vous arrivez à la fin et votre visage ne traduit rien sinon une incompréhension totale et bovine, entièrement dénuée de curiosité ou d'intérêt. Tout ça pour ça ?! Un truc tout bizarre complètement tiré par les cheveux ?! Ou alors je n'ai rien compris et dans ce cas c'est complètement abscon, un peu à la manière de ce qu'a été "Lost Highway" pour moi. Dans tous les cas, ça m'a prodigieusement gonflé.
Contes et récits fantastiques
Ah. En tant que bête lecteur, je dois dire que si le dessin de Battaglia me plaît bien, il ne m'enthousiasme dans l'ensemble pas plus que ça. Il tirerait plutôt du côté de la gravure ou de l'illustration que de la bande dessinée. Mais ce que je n'aime vraiment pas dans cet album, ce sont les histoires. Elles sont censées êtes tirées des romantiques allemands et porter sur des récits (contes) à caractère fortement fantastique. Oui eh bien le fantastique en question c'est du pur et dur. Caricatural, qui tombe comme ça ** pouf magique ** sans aucune explication justification cohérence. A la limite on pourrait se dire que c'est là le propre du fantastique. Certes, mais en plus c'est très mal mis en scène. Les histoires sont à la limite de l'incompréhensible, et ressemblent plus souvent à une suite d'illustrations qu'à de la bd. Quant à "la mise en page audacieuse", oui bon, peut-être (quoi que d'autres aient fait plus audacieux avant -- je pense entre autres à Eisner -- et depuis), mais elle n'ajoute rien, au contraire elle enlève à la lisibilité déjà pas élevée... Du coup l'ambiance propre au genre ne parvient pas à être convaincante et apparaît mauvaise. Alors bon, je vais vous raconter une histoire : "Ferdinand se lève un jour et il entend une voix qui sort de son café. Effrayé, hagard, une goutte de sueur perlant sur son front, il le boit quand même. Depuis la voix sort de son ventre." Ce genre de chose vous laisse froid ? Vous vous demandez quel intérêt ça peut avoir ? Alors ne lisez pas "Woyzeck".
Reality Show (Mediacop)
Un bon album, qui se lit sans problème. L'idée de départ (des miliers de personnes vivent par procuration des aventures truquées de quelques autres) n'est pas super originale, mais est très bien mise en scène. Le fait que le jeu ne puisse pas être entièrement truqué (c'est quand même de vrais assassins qui sont poursuivis par le héros de l'émission) promet beaucoup d'action et de rebondissments. J'aime aussi la façon dont est traitée la jeune fille, sur le thème de l'ado-qui-découvre-la-vraie-vie. Son optimiste enthousiaste qui laisse place à des réactions plus mitigées face au comportement de sa meilleure amie et à la réalité de l'émission est bien fait, très sympa et assez crédible. Et puis j'aime bien les dessins : traits ronds et sympas, qui suivent bien l'action, couleurs pas extraordinaires mais correctes, même si certains passages sont plutôt gores. Bon, attendons de voir la suite, mais pour l'instant c'est une lecture très agréable.
Les Consommateurs
Un graphisme typique de Dimitri : pas exceptionnel mais qui convient bien à une BD à l'humour caustique comme celle-ci. Et concernant le scénario justement, bon, déjà il est bien loufoque : cet escroc qui s'est fait piquer les fesses par une arête de barracuda ensorcelée et qui depuis se transforme peu à peu en amphibien (tout en gardant toujours ses lunettes). Je dois avouer avoir rigolé en milieu de BD en observant la situation dans laquelle le héros de la BD se retrouvait face à cet homme-salamandre ridicule dans sa baignoire. Quelques dialogues sont savoureux. Mais dans l'ensemble, il n'y a pas grand chose dans cette BD. Quand on a lu le début et vu la couverture, on sait tout ce qu'il va se passer ensuite. Tout l'album joue sur le loufoque de la situation, mais c'est quasiment toujours la même situation dont on doit rigoler, et une fois passée la moitié de l'album, on commence à se lasser. En outre, la fin est rapide et vite expédiée. Bref, voilà une BD qu'on lit en bonne partie avec un certain plaisir, mais une fois arrivé à la fin, on peut l'oublier aussi vite.
Whiteout
Il est des BD dont on n’attend pas grand’chose et qui se révèlent être des réussites, et il en est de plus alléchantes qui, finalement, ne tiennent pas leurs promesses. Pour moi, malheureusement, "Whiteout" est entré dans la seconde catégorie… Je m’attendais à une bonne série noire qui sortirait des sentiers battus et rebattus du polar mais, hélas, si l’on excepte le cadre dans lequel évoluent les personnages, "Whiteout" se révèle être très conventionnel. Le tome 1 relate une enquête policière assez banale, dans laquelle on retrouve tous les passages obligés du genre, traités sans originalité particulière : découverte des cadavres, autopsies, tension/rivalité entre les agents chargés de l’affaire, assassin planqué en embuscade… Ca reste assez plan-plan. Le tome 2 est plus axé aventure même si le point de départ est, là encore, une enquête. Ça reste du même niveau, moyen sans plus : l’intrigue n’est pas particulièrement élaborée et la poursuite entre flics et voyous n’est pas franchement haletante. Le personnage principal, une US Marshal tenace exilée de force au pôle Sud suite à une bavure, manque un peu d’originalité, de substance, de ce petit quelque chose qui fait qu’on s’attache à un personnage. Son côté "petite dure à cuire qui ne se laisse pas emmerder par tous ces machos qui l’entourent", ses souvenirs douloureux et sa blessure physique ne suffisent pas à lui insuffler l’âme nécessaire : pour un peu, son sort nous serait presque indifférent. Le dessin manque lui aussi de personnalité… En plus, ce serait même presque brouillon par moments : les scènes d’action sont confuses, et l’héroïne semble changer de visage d’une case sur l’autre… Bref, le jeu de mots est facile, mais "Whiteout" est vraiment une série qui laisse froid. Un produit de qualité honnête certes, pas foncièrement désagréable, mais qui n’atteint jamais des sommets. Dommage !