Les bons côtés de cette BD, ce sont son dessin (il me fait penser au style de Pierre Tranchand, tiens) que je trouve dynamique et fin, le fait que certains gags m'ont fait sourire et le fait que l'ambiance générale de la BD soit assez sympa. Il ne faut pas être vraiment fan de foot pour apprécier la plupart des gags qui sont plutôt sympathiques.
Evidemment, comme beaucoup de séries d'humour à thème, ce n'est pas vraiment hilarant. Beaucoup de gags sont basiques, prévisibles ou un peu enfantins. Et n'aimant pas le foot, je m'imagine mal en conseiller l'achat. Mais par contre, une lecture pour le divertissement et pour profiter d'un agréable graphisme, pourquoi pas ?
Voilà une série qui base ses gags sur le thème des marionnettes et des ventriloques. On imagine facilement le style de gags façon "C'est pas moi, c'est lui" comme l'indique le titre du tome 1, mais il y a aussi la vie privée quand on est en permanence affublé d'une peluche au bras et que celle-ci vous parle comme votre moitié de couple.
Les gags ne sont pas mauvais, mais bon, ils ne cassent pas trois pattes à un canard. Et puis Cauvin a dû réaliser qu'il avait rapidement fait le tour du sujet (pour une fois qu'il s'en rend compte) et la série n'a pas perduré.
Pas désagréable mais sans plus.
Le dessin est pas trop mal, classique dans le style Spirou Magazine.
Et dans les premiers tomes, je trouvais la bouille du bébé assez sympa, très proche d'un vrai bébé : la tête toute mignonne, un peu perdue et larmoyante, du bébé qui fait des bêtises mais sans savoir qu'il fait quelque chose de pas bien.
Et dans ces premiers tomes, justement, je souriais pas mal à l'humour de cette série. C'était pas mal, quoi.
Seulement, ce style d'humour, ça tient durant quelques gags, mais pas trop. Et là, au bout de quelques albums, ça se tasse franchement vite, pour devenir du routinier, des gags classiques à la chaîne, sans âme et sans réel intérêt.
A trop tirer sur la corde, on obtient une série "bof, sans plus".
Énorme !
Je n'avais jamais lu de Bilal avant, je trouvais le dessin sublime certes, mais trop figé pour en faire de la BD. OK, je me suis trompé... Ce dessin est extraordinaire, il regorge de subtilités et de détails imperceptibles lorsqu'on ne fait que feuilleter. C'est impressionnant, j'aime !
Je m'attendais exactement à ce genre d'univers, même si lui aussi est d'une originalité sans failles. Là encore, je suis sous le charme.
L'histoire, bien qu'elle met un peu de temps à se mettre en route, ou plutôt à se laisser comprendre, est prennante comme peu de BD. J'ai été réellement DANS cet univers, DANS cette aventure jusqu'à la fin du 2nd tome.
Vraiment une BD qui mérite le détour...
Servais aime bien les histoires vraies. Il faut dire que l'imagination, quoi qu'on en dise, a ses limites, et la réalité est parfois plus intéressante et plus riche.
L'histoire est prenante, ce n'est pas surprenant, Servais sait tenir son lectorat en haleine.
L'album est aussi prétexte à dessiner la forêt, Servais est alors dans son élément et se fait plaisir, pour notre plus grand plaisir.
Il y a des BDs qui touchent au coeur, qui bouleversent sans raison, sans qu'on puisse s'expliquer rationnellement pourquoi.
Le journal de mon père est de celles-là. C'est une impression totalement personnelle qui visiblement n'est pas partagée. Mais on ne pourra pas me l'enlever, j'aimerai toujours profondément ce manga, encore plus que "quartier lointain".
Le graphisme ? Bah, comme toujours chez Taniguchi, je ne suis pas fan, ce qui ne m'empêche pas d'adorer son oeuvre. Le découpage est superbe, tout est dans la durée, la langueur, c'est tout bonnement magnifique.
L'histoire ? Mais on se fout qu'elle soit originale ou non, ce qui compte c'est qu'elle sonne juste, qu'elle soit émouvante, qu'elle encourage l'introspection !!! Si le thème a déjà maintes fois été traité au cinéma, en particulier chez le génial Ozu, c'est tout simplement parce que c'est un des plus beaux thèmes qui soit, un des plus universels.
En plus, la réédition est semble-t-il de qualité, par rapport à la première édition, calamiteuse et chère, que je possède. Pour moi c'est une BD incontournable.
Le cycle de "la Mémoire des Arbres" renferment des bijoux de la BD.
La Belle Coquetière en est un : les dessins sont superbes (à condition d'aimer le trait de Servais), l'histoire est cruelle et belle.
Servais est un conteur-né, il sait rendre une histoire attrayante.
Mon préféré du cycle, qui contient également La hache et le fusil, Les seins de café, La lettre froissée, Isabelle et La Tchalette (choix contestable puisqu'ils existaient déjà) et Le Tempérament de Marilou.
Tome 1
Attention les yeux, c'est beau !
Le dessin de Mazan arrache tout : des aquarelles superbes, des personnages admirablement bien caricaturés, des décors fantaisistes...
L'univers du bonhomme est riche en tout. Tout d'abord en satire. La société de consommation est plus qu'égratignée, elle est carrément mise au pilori. Tous les débordements y passent, de la boulimie à l'anoréxie, consommons, tout, tout de suite.
J'adore sa bouchère calé derrière son comptoir, c'est génial.
Mais Mazan sait faire preuve de recul.
Il montre, aussi. L'amour vu par lui est sublimé. C'est forcément le coup de foudre (toujours les extrêmes).
L'art en prend pour son grade au passage. Cadeau, mais pas gratuit. Mazan ne dénonce pas bêtement.
Au final, de quoi ça parle ? Mais d'une histoire d'amour, évidemment, sur fond de société délibérement "débile" (dans le sens faible). Le beau ne vaut que s'il est comparé au laid.
Je ne peux que verser une petite larme quant à la fin qu'il a choisi. Les extrêmes, toujours les extrêmes...
Black Jack a été une déception pour moi... Je trouve le personnage très bien trouvé, extrêmement charismatique, et j'attendais avec impatience de suivre ses aventures...
Mais malheureusement, les histoire sont découpées en épisodes trop courts, quand on connait le talent de Tezuka sur les histoires longues c'est frustrant. Et le tout est très naïf, trop naïf à mon goût.
Peut-être qu'enfant j'aurais aimé, mais déjà ado je n'acrochais pas trop.
C'est sympa à lire une fois, pas deux, si vous avez la possibilité de l'emprunter à quelqu'un ça en vaut la peine, mais bon :o/
J'avais retrouvé quelques vieux exemplaires poussiéreux de Bob et Bobette au fond d'un grenier, et c'est à cette occasion là que j'en ai lu, 3 ou 4. Hé ben, comment dire... bizarrement je n'ai pas eu envie d'explorer plus en avant cette série !
Mon futur beau-frère qui est hollandais avait une vision apocalyptique de la BD parce qu'il ne connaissait que ça... Heureusement son opinion est en train de changer petit à petit, mais c'est dur.
Bref, c'est nul. Point barre. Après on s'étonne que pour beaucoup la BD soit synonyme d'idiotie.
En tous cas je tiens à féliciter celui qui a eu le courage de poster les couvertures des 283 albums (!!!) que compte cette série. Quel courage et quelle abnégation !!! Quel esprit de sacrifice !!!
J'en reste pantoise.
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Les Babyfoots
Les bons côtés de cette BD, ce sont son dessin (il me fait penser au style de Pierre Tranchand, tiens) que je trouve dynamique et fin, le fait que certains gags m'ont fait sourire et le fait que l'ambiance générale de la BD soit assez sympa. Il ne faut pas être vraiment fan de foot pour apprécier la plupart des gags qui sont plutôt sympathiques. Evidemment, comme beaucoup de séries d'humour à thème, ce n'est pas vraiment hilarant. Beaucoup de gags sont basiques, prévisibles ou un peu enfantins. Et n'aimant pas le foot, je m'imagine mal en conseiller l'achat. Mais par contre, une lecture pour le divertissement et pour profiter d'un agréable graphisme, pourquoi pas ?
Tatayet
Voilà une série qui base ses gags sur le thème des marionnettes et des ventriloques. On imagine facilement le style de gags façon "C'est pas moi, c'est lui" comme l'indique le titre du tome 1, mais il y a aussi la vie privée quand on est en permanence affublé d'une peluche au bras et que celle-ci vous parle comme votre moitié de couple. Les gags ne sont pas mauvais, mais bon, ils ne cassent pas trois pattes à un canard. Et puis Cauvin a dû réaliser qu'il avait rapidement fait le tour du sujet (pour une fois qu'il s'en rend compte) et la série n'a pas perduré. Pas désagréable mais sans plus.
Toupet
Le dessin est pas trop mal, classique dans le style Spirou Magazine. Et dans les premiers tomes, je trouvais la bouille du bébé assez sympa, très proche d'un vrai bébé : la tête toute mignonne, un peu perdue et larmoyante, du bébé qui fait des bêtises mais sans savoir qu'il fait quelque chose de pas bien. Et dans ces premiers tomes, justement, je souriais pas mal à l'humour de cette série. C'était pas mal, quoi. Seulement, ce style d'humour, ça tient durant quelques gags, mais pas trop. Et là, au bout de quelques albums, ça se tasse franchement vite, pour devenir du routinier, des gags classiques à la chaîne, sans âme et sans réel intérêt. A trop tirer sur la corde, on obtient une série "bof, sans plus".
Le Sommeil du Monstre
Énorme ! Je n'avais jamais lu de Bilal avant, je trouvais le dessin sublime certes, mais trop figé pour en faire de la BD. OK, je me suis trompé... Ce dessin est extraordinaire, il regorge de subtilités et de détails imperceptibles lorsqu'on ne fait que feuilleter. C'est impressionnant, j'aime ! Je m'attendais exactement à ce genre d'univers, même si lui aussi est d'une originalité sans failles. Là encore, je suis sous le charme. L'histoire, bien qu'elle met un peu de temps à se mettre en route, ou plutôt à se laisser comprendre, est prennante comme peu de BD. J'ai été réellement DANS cet univers, DANS cette aventure jusqu'à la fin du 2nd tome. Vraiment une BD qui mérite le détour...
La Hache et le fusil
Servais aime bien les histoires vraies. Il faut dire que l'imagination, quoi qu'on en dise, a ses limites, et la réalité est parfois plus intéressante et plus riche. L'histoire est prenante, ce n'est pas surprenant, Servais sait tenir son lectorat en haleine. L'album est aussi prétexte à dessiner la forêt, Servais est alors dans son élément et se fait plaisir, pour notre plus grand plaisir.
Le Journal de mon père
Il y a des BDs qui touchent au coeur, qui bouleversent sans raison, sans qu'on puisse s'expliquer rationnellement pourquoi. Le journal de mon père est de celles-là. C'est une impression totalement personnelle qui visiblement n'est pas partagée. Mais on ne pourra pas me l'enlever, j'aimerai toujours profondément ce manga, encore plus que "quartier lointain". Le graphisme ? Bah, comme toujours chez Taniguchi, je ne suis pas fan, ce qui ne m'empêche pas d'adorer son oeuvre. Le découpage est superbe, tout est dans la durée, la langueur, c'est tout bonnement magnifique. L'histoire ? Mais on se fout qu'elle soit originale ou non, ce qui compte c'est qu'elle sonne juste, qu'elle soit émouvante, qu'elle encourage l'introspection !!! Si le thème a déjà maintes fois été traité au cinéma, en particulier chez le génial Ozu, c'est tout simplement parce que c'est un des plus beaux thèmes qui soit, un des plus universels. En plus, la réédition est semble-t-il de qualité, par rapport à la première édition, calamiteuse et chère, que je possède. Pour moi c'est une BD incontournable.
La Belle Coquetière
Le cycle de "la Mémoire des Arbres" renferment des bijoux de la BD. La Belle Coquetière en est un : les dessins sont superbes (à condition d'aimer le trait de Servais), l'histoire est cruelle et belle. Servais est un conteur-né, il sait rendre une histoire attrayante. Mon préféré du cycle, qui contient également La hache et le fusil, Les seins de café, La lettre froissée, Isabelle et La Tchalette (choix contestable puisqu'ils existaient déjà) et Le Tempérament de Marilou.
Les Aventures de Philibert
Tome 1 Attention les yeux, c'est beau ! Le dessin de Mazan arrache tout : des aquarelles superbes, des personnages admirablement bien caricaturés, des décors fantaisistes... L'univers du bonhomme est riche en tout. Tout d'abord en satire. La société de consommation est plus qu'égratignée, elle est carrément mise au pilori. Tous les débordements y passent, de la boulimie à l'anoréxie, consommons, tout, tout de suite. J'adore sa bouchère calé derrière son comptoir, c'est génial. Mais Mazan sait faire preuve de recul. Il montre, aussi. L'amour vu par lui est sublimé. C'est forcément le coup de foudre (toujours les extrêmes). L'art en prend pour son grade au passage. Cadeau, mais pas gratuit. Mazan ne dénonce pas bêtement. Au final, de quoi ça parle ? Mais d'une histoire d'amour, évidemment, sur fond de société délibérement "débile" (dans le sens faible). Le beau ne vaut que s'il est comparé au laid. Je ne peux que verser une petite larme quant à la fin qu'il a choisi. Les extrêmes, toujours les extrêmes...
Black Jack
Black Jack a été une déception pour moi... Je trouve le personnage très bien trouvé, extrêmement charismatique, et j'attendais avec impatience de suivre ses aventures... Mais malheureusement, les histoire sont découpées en épisodes trop courts, quand on connait le talent de Tezuka sur les histoires longues c'est frustrant. Et le tout est très naïf, trop naïf à mon goût. Peut-être qu'enfant j'aurais aimé, mais déjà ado je n'acrochais pas trop. C'est sympa à lire une fois, pas deux, si vous avez la possibilité de l'emprunter à quelqu'un ça en vaut la peine, mais bon :o/
Bob et Bobette
J'avais retrouvé quelques vieux exemplaires poussiéreux de Bob et Bobette au fond d'un grenier, et c'est à cette occasion là que j'en ai lu, 3 ou 4. Hé ben, comment dire... bizarrement je n'ai pas eu envie d'explorer plus en avant cette série ! Mon futur beau-frère qui est hollandais avait une vision apocalyptique de la BD parce qu'il ne connaissait que ça... Heureusement son opinion est en train de changer petit à petit, mais c'est dur. Bref, c'est nul. Point barre. Après on s'étonne que pour beaucoup la BD soit synonyme d'idiotie. En tous cas je tiens à féliciter celui qui a eu le courage de poster les couvertures des 283 albums (!!!) que compte cette série. Quel courage et quelle abnégation !!! Quel esprit de sacrifice !!! J'en reste pantoise.