J'aime beaucoup Larcenet pour son humour et son dessin. J'aime aussi la personne et la plupart de ses idées, mais pourtant je ne m'identifie pas à lui. Et c'est également le cas pour le personnage du Combat Ordinaire : je ne m'identifie pas à lui et à ses idées. Et j'ai le sentiment qu'on ressent d'autant mieux la BD en question lorsqu'on se sent proche du héros et qu'on se dit qu'on réagirait comme lui dans telle ou telle situation. Et moi, justement, ce n'est pas mon cas.
Alors je trouve cette BD sympa, certaines scènes touchantes, d'autres scènes intelligentes. C'est donc une BD que je trouve pas mal, réalisée par un auteur que j'aime bien, mais son message et son contenu ne m'ont pas atteint comme ils auraient pu.
Et quand je vois tous ces gens balancer des "GeoOorges" sur le net depuis qu'ils ont lu cette BD (non, je ne vise pas la critique précédente ;) ), ça ne me fait ni chaud ni froid et ça me fait craindre un peu l'effet de mode qui était déjà actif avant même Angoulême. Quoiqu'il en soit, je considère "le Combat Ordinaire" comme un bon One-Shot. Personnellement je ne l'achéterai pas, mais je suis sûr (et je vois) qu'elle plaît à beaucoup d'autres.
La lecture du tome 2 m'a laissé la même impression. Je n'accroche toujours pas au personnage, pas à sa façon de vivre et que très légèrement à sa façon de penser. Ce 2e tome pose quelques questions intéressantes, notamment sur l'ancien ami qui a "viré FN", sur la maladie du père, mais il affiche également quelques sujets plus basiques et moins originaux, comme l'artiste réputé qui se révèle être un con ou encore l'envie de bébé (qu'on trouvait déjà dans Le Retour à la terre). Je n'ai pas ressenti grand chose à la lecture de cet album, si ce n'est la fin qui m'a fait mal mais que j'ai trouvée trop abrupte. Trop abrupte non pas la nouvelle qu'apprend le héros, mais les simples 3 pages qui suivent : ça m'a donné l'impression d'être un coup de massue donné gratuitement au lecteur (et au héros) similaire au coup du chat dans le tome 1 mais qui arrive presque comme un cheveu sur la soupe, trop proche de la fin de l'album, comme pas assez exploité...
Bref, sur deux tomes, je ne suis toujours pas aussi convaincu que d'autres semblent l'être par cette série.
GeooOOOrge !!
Ca faisait longtemps que je passais devant cette BD en me disant "j'achète, j'achète pas ..." En le feuilletant, je me disais "Ouais, ça a l'air pas mal... mais c'est bizarre comme style graphique, et l'histoire n'a pas l'air très drôle ..."
Et puis est venu Angoulême et l'annonce du prix d'Angoulême de la meilleurs BD de l'année. Alors, pour me faire ma propre idée, je l'achète.
Conclusion : LA MEILLEURS BD DE L'ANNEE !
PS : Et c'est pas GeooOOOrge qui me contredira. ;)
PS : A lire d'urgence également : "Le retour à la terre" !
Bah voilà une bd que je trouve pas mal mais vraiment sans plus.
Le dessin de Servais est égal à lui-même : agréable à regarder et à lire mais à mon goût trop réaliste pour me plaire vraiment.
Quant à l'histoire, elle est vraiment toute simple. Elle joue sur les émotions, les sentiments, la nostalgie d'une jeunesse et d'un amour adolescent. Et effectivement, elle décrit des Ardennes qui donnent envie d'y couler une vie douce et proche de la nature. Par contre, les histoires d'amitié et d'amour en elles-mêmes m'ont franchement peu touché, de même que la fin de la BD. J'ai largement moins ressenti d'émotions que dans une bd de Cosey par exemple, dont le style général se rapproche de celle-ci par cette langueur et cet intérêt porté sur les émotions plus que sur les actions.
Bref, une BD pas désagréable, assez jolie, mais qui ne me marquera sûrement pas du tout.
Tout d'abord, il y a ce graphisme très particulier d'Altan. Du pur noir & blanc, sans hachures ni rien. Et surtout ces visages caricaturaux avec des nez en forme d'escargot pour les hommes. On aime ou on n'aime pas. Moi, j'aime pas.
Puis il y a cette histoire très "milieu italien", très noire, presque dérangeante. Ces personnages qui ne peuvent pas laisser indifférents et qui personnellement m'étaient antipathiques à 100%.
L'histoire est fouillis, déjantée par moment et en tous cas original.
Mais personnellement, je n'ai franchement pas aimé.
Que le scénariste ne nous dise pas qu'il n'a pas vu "Usual Suspect", personne ne le croira : des bandits qui ne se connaissent pas avant, réunis pour perpétrer un casse impossible au grand patron que personne ne voit et qui manipule tout le monde, en passant par l'histoire racontée en flashback, le pompage en rêgle est assez flagrant (il y a même un "Benicio del Toro" qui se fait buter parce qu'il la ramène un peu trop).
Le paradoxe c'est que, malgré cela, la BD reste vachement efficace et prenante; l'ambiance est pesante et le fait que la fin soit connue est ici plus qu'un effet de style et participe grandement à cette atmosphère étouffante. Le deuxième tome fait plus que confirmer l'excellente impression du premier: très noir, un scénario impeccable et implacable et une fin très réussie. Au final une série immanquable dans le genre polar, tenant de plus en deux tomes très denses. A ne pas rater, notamment pour ceux qui aiment les histoires de braquage.
Laissez vous entraîner dans les galères de Catherine. Elle ne vous épargne rien. Elle vous dévoile sa vie sans concessions. Mais on ne tombe pas dans le misérabilisme pour autant. Le scénario est très bien construit. Les événements s'enchaînent parfaitement, comme si ça allait de soi.
Ce scénario noir est soutenu par un dessin de qualité. Les traits de Catherine suffisent à vous révéler son état d'esprit. Les attitudes des différents personnages sont également très bien rendues.
Les couleurs servent aussi le récit : brun pour la moiteur de l'appartement, rose pour le dancing, gris et même un fond noir pour révéler toute l'angoisse du personnage.
C'est pas drôle. C'est poignant. Evitez de lire cet album quand vous avez le cafard.
Un petit bijou, sorti d'on ne sait où. Je ne connaissais aucun des deux auteurs, et je dois dire que j'ai été très agréablement surpris. A la fois par le dessin de Tirabosco, à la technique (la craie grasse) parfaitement adaptée au style (rondouillard), à la fois très agréable à regarder et très facile à décrypter. Mais aussi et surtout par le scénario qui, bien que n'étant pas très original, réussit à nous faire sentir très proches des personnages, qui n'ont rien d'exceptionnel ou d'excentrique. Simplement, leur vie a basculé au cours d'un week-end entre potes, ce qui pourrait arriver à n'importe lequel d'entre nous... Bien que convenus par moments, les dialogues sont tout à fait crédibles, ainsi que les situations. Une belle sensibilité, un bel album.
Bof bof bof...
J'avais été attiré par la couverture pas mal du tout, et aussi par le fait que la collection Encrages est souvent intéressante... Mais au bout de quelques pages, l'évidence saute aux yeux : il s'agit là d'un n'importe quoi narratif mis en images par des dessins proprement (ou salement ?) hideux... Ca ne ressemble strictement à rien, et c'est bien dommage...
Voilà une BD que j'ai lue quand j'étais en 5ème à la fin des années 80. C'était alors la mode des "Livres dont VOUS êtes le héros" et j'étais en plein dedans. Alors quand j'ai découvert une bd qui suivait le même concept, j'ai bondi dessus.
A l'époque, je trouvais les dessins bien sympas, même si en les revoyant maintenant je trouve les couleurs moches. En outre, ils avaient de quoi bien émoustiller un gamin de l'âge que j'avais car il y avait quelques séquences "chaudes" dans l'histoire (un sein, une paire de fesses, voilà quoi... mais comme VOUS, c'est-à-dire MOI, j'étais le héros, eh bien... eh eh...).
Et puis, il y avait aussi un peu de gore : le héros, quand il se faisait tuer (là, ce n'était plus MOI), il ne faisait pas dans la dentelle : visage arraché, corps tranché, etc...
Par contre, déjà en 5ème, je trouvais le scénario franchement moyen, voire nul. C'était du basique porte-monstre-trésor, et ça mis en BD, ce n'est vraiment pas passionnant.
Bref, même pour un gamin, cette BD n'était pas fameuse, alors pour un adulte... :o/
Une curiosité cependant, d'autant plus que je n'avais aucune idée jusqu'à aujourd'hui que l'auteur de cette BD était le même que je connais maintenant par ses BDs qui ont eu plus de succès.
Avec l'Homme des Caraïbes, on est loin de la poésie de Pratt telle que celle à laquelle il nous a habitué avec Corto Maltese. C'est de l'aventure moderne et réaliste. Un gars sympa (Svend) qui a pas mal bourlingué et qui se retrouve impliqué dans une aventure qui ne l'intéresse pas mais dans laquelle il se sentira forcé d'agir, parce que son matelot et ami s'est fait tuer à cause de toute cette affaire. Une relation entre hommes d'aventures, des discussions qui ressemblent souvent à des engueulades, une ambiance un peu film noir ou film d'aventures des années 50.
Il n'y a rien dans ce one-shot de bien exceptionnel, mais l'histoire est sympa, assez intelligente et on passe un assez bon moment à la lire.
Bref, une BD pas mal d'un auteur qui s'est rendu célèbre pour d'autres types d'aventures.
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Le combat ordinaire
J'aime beaucoup Larcenet pour son humour et son dessin. J'aime aussi la personne et la plupart de ses idées, mais pourtant je ne m'identifie pas à lui. Et c'est également le cas pour le personnage du Combat Ordinaire : je ne m'identifie pas à lui et à ses idées. Et j'ai le sentiment qu'on ressent d'autant mieux la BD en question lorsqu'on se sent proche du héros et qu'on se dit qu'on réagirait comme lui dans telle ou telle situation. Et moi, justement, ce n'est pas mon cas. Alors je trouve cette BD sympa, certaines scènes touchantes, d'autres scènes intelligentes. C'est donc une BD que je trouve pas mal, réalisée par un auteur que j'aime bien, mais son message et son contenu ne m'ont pas atteint comme ils auraient pu. Et quand je vois tous ces gens balancer des "GeoOorges" sur le net depuis qu'ils ont lu cette BD (non, je ne vise pas la critique précédente ;) ), ça ne me fait ni chaud ni froid et ça me fait craindre un peu l'effet de mode qui était déjà actif avant même Angoulême. Quoiqu'il en soit, je considère "le Combat Ordinaire" comme un bon One-Shot. Personnellement je ne l'achéterai pas, mais je suis sûr (et je vois) qu'elle plaît à beaucoup d'autres. La lecture du tome 2 m'a laissé la même impression. Je n'accroche toujours pas au personnage, pas à sa façon de vivre et que très légèrement à sa façon de penser. Ce 2e tome pose quelques questions intéressantes, notamment sur l'ancien ami qui a "viré FN", sur la maladie du père, mais il affiche également quelques sujets plus basiques et moins originaux, comme l'artiste réputé qui se révèle être un con ou encore l'envie de bébé (qu'on trouvait déjà dans Le Retour à la terre). Je n'ai pas ressenti grand chose à la lecture de cet album, si ce n'est la fin qui m'a fait mal mais que j'ai trouvée trop abrupte. Trop abrupte non pas la nouvelle qu'apprend le héros, mais les simples 3 pages qui suivent : ça m'a donné l'impression d'être un coup de massue donné gratuitement au lecteur (et au héros) similaire au coup du chat dans le tome 1 mais qui arrive presque comme un cheveu sur la soupe, trop proche de la fin de l'album, comme pas assez exploité... Bref, sur deux tomes, je ne suis toujours pas aussi convaincu que d'autres semblent l'être par cette série.
Le combat ordinaire
GeooOOOrge !! Ca faisait longtemps que je passais devant cette BD en me disant "j'achète, j'achète pas ..." En le feuilletant, je me disais "Ouais, ça a l'air pas mal... mais c'est bizarre comme style graphique, et l'histoire n'a pas l'air très drôle ..." Et puis est venu Angoulême et l'annonce du prix d'Angoulême de la meilleurs BD de l'année. Alors, pour me faire ma propre idée, je l'achète. Conclusion : LA MEILLEURS BD DE L'ANNEE ! PS : Et c'est pas GeooOOOrge qui me contredira. ;) PS : A lire d'urgence également : "Le retour à la terre" !
Fanchon
Bah voilà une bd que je trouve pas mal mais vraiment sans plus. Le dessin de Servais est égal à lui-même : agréable à regarder et à lire mais à mon goût trop réaliste pour me plaire vraiment. Quant à l'histoire, elle est vraiment toute simple. Elle joue sur les émotions, les sentiments, la nostalgie d'une jeunesse et d'un amour adolescent. Et effectivement, elle décrit des Ardennes qui donnent envie d'y couler une vie douce et proche de la nature. Par contre, les histoires d'amitié et d'amour en elles-mêmes m'ont franchement peu touché, de même que la fin de la BD. J'ai largement moins ressenti d'émotions que dans une bd de Cosey par exemple, dont le style général se rapproche de celle-ci par cette langueur et cet intérêt porté sur les émotions plus que sur les actions. Bref, une BD pas désagréable, assez jolie, mais qui ne me marquera sûrement pas du tout.
Zorro Bolero
Tout d'abord, il y a ce graphisme très particulier d'Altan. Du pur noir & blanc, sans hachures ni rien. Et surtout ces visages caricaturaux avec des nez en forme d'escargot pour les hommes. On aime ou on n'aime pas. Moi, j'aime pas. Puis il y a cette histoire très "milieu italien", très noire, presque dérangeante. Ces personnages qui ne peuvent pas laisser indifférents et qui personnellement m'étaient antipathiques à 100%. L'histoire est fouillis, déjantée par moment et en tous cas original. Mais personnellement, je n'ai franchement pas aimé.
Break Point
Que le scénariste ne nous dise pas qu'il n'a pas vu "Usual Suspect", personne ne le croira : des bandits qui ne se connaissent pas avant, réunis pour perpétrer un casse impossible au grand patron que personne ne voit et qui manipule tout le monde, en passant par l'histoire racontée en flashback, le pompage en rêgle est assez flagrant (il y a même un "Benicio del Toro" qui se fait buter parce qu'il la ramène un peu trop). Le paradoxe c'est que, malgré cela, la BD reste vachement efficace et prenante; l'ambiance est pesante et le fait que la fin soit connue est ici plus qu'un effet de style et participe grandement à cette atmosphère étouffante. Le deuxième tome fait plus que confirmer l'excellente impression du premier: très noir, un scénario impeccable et implacable et une fin très réussie. Au final une série immanquable dans le genre polar, tenant de plus en deux tomes très denses. A ne pas rater, notamment pour ceux qui aiment les histoires de braquage.
Le Style Catherine
Laissez vous entraîner dans les galères de Catherine. Elle ne vous épargne rien. Elle vous dévoile sa vie sans concessions. Mais on ne tombe pas dans le misérabilisme pour autant. Le scénario est très bien construit. Les événements s'enchaînent parfaitement, comme si ça allait de soi. Ce scénario noir est soutenu par un dessin de qualité. Les traits de Catherine suffisent à vous révéler son état d'esprit. Les attitudes des différents personnages sont également très bien rendues. Les couleurs servent aussi le récit : brun pour la moiteur de l'appartement, rose pour le dancing, gris et même un fond noir pour révéler toute l'angoisse du personnage. C'est pas drôle. C'est poignant. Evitez de lire cet album quand vous avez le cafard.
Week-end avec préméditation
Un petit bijou, sorti d'on ne sait où. Je ne connaissais aucun des deux auteurs, et je dois dire que j'ai été très agréablement surpris. A la fois par le dessin de Tirabosco, à la technique (la craie grasse) parfaitement adaptée au style (rondouillard), à la fois très agréable à regarder et très facile à décrypter. Mais aussi et surtout par le scénario qui, bien que n'étant pas très original, réussit à nous faire sentir très proches des personnages, qui n'ont rien d'exceptionnel ou d'excentrique. Simplement, leur vie a basculé au cours d'un week-end entre potes, ce qui pourrait arriver à n'importe lequel d'entre nous... Bien que convenus par moments, les dialogues sont tout à fait crédibles, ainsi que les situations. Une belle sensibilité, un bel album.
Goudron Plumé
Bof bof bof... J'avais été attiré par la couverture pas mal du tout, et aussi par le fait que la collection Encrages est souvent intéressante... Mais au bout de quelques pages, l'évidence saute aux yeux : il s'agit là d'un n'importe quoi narratif mis en images par des dessins proprement (ou salement ?) hideux... Ca ne ressemble strictement à rien, et c'est bien dommage...
La Sphère du Nécromant
Voilà une BD que j'ai lue quand j'étais en 5ème à la fin des années 80. C'était alors la mode des "Livres dont VOUS êtes le héros" et j'étais en plein dedans. Alors quand j'ai découvert une bd qui suivait le même concept, j'ai bondi dessus. A l'époque, je trouvais les dessins bien sympas, même si en les revoyant maintenant je trouve les couleurs moches. En outre, ils avaient de quoi bien émoustiller un gamin de l'âge que j'avais car il y avait quelques séquences "chaudes" dans l'histoire (un sein, une paire de fesses, voilà quoi... mais comme VOUS, c'est-à-dire MOI, j'étais le héros, eh bien... eh eh...). Et puis, il y avait aussi un peu de gore : le héros, quand il se faisait tuer (là, ce n'était plus MOI), il ne faisait pas dans la dentelle : visage arraché, corps tranché, etc... Par contre, déjà en 5ème, je trouvais le scénario franchement moyen, voire nul. C'était du basique porte-monstre-trésor, et ça mis en BD, ce n'est vraiment pas passionnant. Bref, même pour un gamin, cette BD n'était pas fameuse, alors pour un adulte... :o/ Une curiosité cependant, d'autant plus que je n'avais aucune idée jusqu'à aujourd'hui que l'auteur de cette BD était le même que je connais maintenant par ses BDs qui ont eu plus de succès.
L'Homme des Caraibes (Sven)
Avec l'Homme des Caraïbes, on est loin de la poésie de Pratt telle que celle à laquelle il nous a habitué avec Corto Maltese. C'est de l'aventure moderne et réaliste. Un gars sympa (Svend) qui a pas mal bourlingué et qui se retrouve impliqué dans une aventure qui ne l'intéresse pas mais dans laquelle il se sentira forcé d'agir, parce que son matelot et ami s'est fait tuer à cause de toute cette affaire. Une relation entre hommes d'aventures, des discussions qui ressemblent souvent à des engueulades, une ambiance un peu film noir ou film d'aventures des années 50. Il n'y a rien dans ce one-shot de bien exceptionnel, mais l'histoire est sympa, assez intelligente et on passe un assez bon moment à la lire. Bref, une BD pas mal d'un auteur qui s'est rendu célèbre pour d'autres types d'aventures.