Avant tout, je dois préciser que je n'aime pas les scénarii catastrophe. Ceci dit, je trouve que la série est très bien réalisée, et j'ai apprécié sa lecture, d'ou un 3/5.
Il y a quand même une séquence en particulier qui à bien réussi à foutre la gerbe (si vous me passez l'expression) au jeune père que je suis. C'est pour ce genre de séquence que ce type d'oeuvre me déplaît.
J'aime beaucoup le duo Trillo/Risso, mais là, je doit dire qu'ils ont particulièrement fait fort. Un oeuvre magistrale. Des personnages passionnés, pris dans un contexte de guerre d'indépendance, qui continuent à lutter pour des idéaux auxquels ils ne croient plus vraiment, s'affrontent, se déchirent, s'aiment... Là-dessus le dessin, noir et blanc, sert parfaitement le scénario.
C'est vraiment une bd que je conseillerais à tout ceux qui aiment l'exotisme, ou qui désirent connaître ce qui se fait en bd ailleurs (les auteurs sont sud-américains)
Autant le dire tout de suite, je suis devenu un fan de "Rapaces" dès les premières pages du premier tome. Je suis resté scotché aux dessins que nous offre Marini. Et les couleurs... absolument magnifiques et c'est peu dire. On peut prendre pour exemple les vues de la ville, les explosions ou encore les scènes de combats. Bref du grand art.
Côté scénario, aucune faiblesse: c'est sombre, mystérieux, gothique, sanglant le tout saupoudré d'un soupçon d'érotisme... D'habitude je déteste les BD gothiques mais là, je n'ai pu que succomber.
En plus Messieux, je suis sûr qu'aucun d'entre vous ne restera indifférent devant les deux créatures de rêve que sont Camilla et Vicky... Bavez pas trop quand même!!! Pour vous les filles, il reste tout de même les deux beaux ténébreux Aznar et Drago.
Un seul défaut: il n'y a que 4 albums, boouuhh, quelle tristesse quand c'est aussi bien. J'espère que ce n'est que le premier cycle et non la totalité de l'histoire.
Conseil: lisez les 4 tomes d'un coup pour encore plus de plaisir.
26/04/2007
Rapaces a été une de mes toutes premières séries quand j'ai commencé vers 2003 à acheter des BD par moi-même. J'avais été complètement subjugué par le dessin de Marini.
Aujourd'hui, je porte un regard plus mature sur cette BD. Ce qui m'avait ici semblé "hallucinant" à l'époque me paraît maintenant "très bien". Ma façon de voir cette BD a changé en même temps que ma collection s'est étoffée.
Je décide donc de mettre la note de 4/5. Malgré cela, Rapaces reste pour moi une excellente série. Je ne la considère cependant plus comme mythique.
Je ne suis pas du tout d'accord avec les deux autres avis postés ci-dessous. J'ai en effet trouvé le dessin de Comès somptueux, le plus réussi de tous ses bouquins à mon avis. N'étant techniquement pas spécialiste, je ne m'aventurerais pas dans une analyse détaillée mais les pages d'ouvertures dans les Ardennes sont assez représentatives de ce que j'appelle "un dessin magnifique". Comès mêle le noir et blanc comme je n'ai jamais vu personne le faire.
Niveau scénario, on n'est effectivement pas face à une BD novatrice même si c'est loin d'être ridicule. Comme dans "Eva", Comès parle de schizophrénie, et si son propos paraît parfois un peu simpliste, le sujet est traité avec tact et parfois même une approche poétique assez réussie. La fin est comme souvent chez cet auteur assez cruelle mais parfaitement amenée. Ma BD préférée de Comès après "La belette".
Voyage en Italie mélange tout : les époques (souvenirs, présent, futur probable), les lieux (Etats-Unis, Italie, Viet-Nam) et les gens (les personnages à différentes époques sont souvent différents de caractère). Il en ressort un méli-mélo assez complexe, surtout au niveau des personnages, on s'embrouille à vouloir leur faire adopter une attitude, qui bien souvent ne collera pas à leurs actes.
Alors quoi ? Alors un bel album pour se laisser porter comme on laisse dériver un canoë au fil de l'eau.
Des intentions pures, des âmes tourmentées, un dessin magnifique.
C'est beau.
Vanoli a un trait extrêmement particulier, d'une grande originalité et, je trouve, d'une réelle beauté. Il déstructure les corps, souvent difformes, et les architectures à la manière d'un peintre cubiste. C'est sûr qu'il faut accrocher mais j'ai trouvé ça vraiment réussi.
J'ai été un peu blousé par le titre, je m'attendais à voir une oeuvre en rapport avec le film de Pasolini, ce qui n'est pas le cas ici. Point de paillardises mais dix courtes histoires, parfois muettes dans l'Italie moyenâgeuse. Tout n'est pas franchement réussi et l'ensemble manque assez nettement de structure et de liant; on est ainsi parfois un peu perdu devant le manque de sens ou d'explication de certaines histoires. D'autres sont plus cartésiennes et, je trouve, plus réussies, ce qui fait que l'ensemble se lit (s'admire) avec plaisir.
C'est grand, c'est majestueux, c'est beau. Leo nous fait découvrir cette plantète avec encore plus d'animaux différents que celle d'Aldébaran, et même si l'histoire avance peu je suis captivé et attend avec impatience la suite. De toute manière, même si on ne s'intéresse pas à l'histoire les dessins d'animaux étranges valent déjà le détour.
Je suis passé complétement à travers. Rarement me suis-je ennuyé comme cela à la lecture d'un livre. Rempli de considérations pseudo-philosophiques, totalement décousu, d'une fluidité inexistante, d'une langueur à se jeter par la fenêtre pour abréger sa souffrance, dessiné de façon tellement minimaliste (Mister O, en comparaison, c'est la chapelle sixtine), et parfois sale (volontairement certes), qu'on a l'impression que l'auteur s'est lancé pour défi de ne jamais donner d'épaisseur à son trait, "L'homme à la fenêtre" me fait le même effet qu'un mauvais Godard: j'ai envie de regarder "Barb Wire" juste après (là j'ai lu "6666").
Entre rires et larmes, Chute de vélo s'inscrit bien dans la collection Aire Libre. Le temps des vacances, où tout le monde se retrouve, est un thème peu utilisé en BD, alors qu'il est riche en idées. Davodeau l'a bien compris et nous sert un album sensible.
Cet album m'a un peu rappelé "La Gloire de mon père" (Pagnol, pour les incultes, et non, ce n'est pas de la BD) : un moment privilégié où se rencontre la famille et où elle vit un peu en vase clos, se passent plusieurs petites aventures, avec un fil conducteur qui sert de prétexte.
Ce qui ne veut pas dire que Davodeau c'est du Pagnol... :)
Le dessin est sympa, les couleurs sont à mon avis meilleures que dans ses précédents albums, mais je pense que le n&b sied mieux au trait du bonhomme.
Suite du déjà très léger "666", cette série ne fait pas plus dans la finesse mais on peut pas dire que cela soit très surprenant. Faut être clair, je me suis attaqué à ce tome parce que j'ai rapidement vu que c'était plein de gonzesses aux gros seins. J'en ai profité pour me rendre compte du talent de Tacito, ses dessins (notamment spatiaux) étant pour la plupart superbes et assez supérieur à ce qu'il a fait sur la série mère. A l'inverse, le scénario de Froideval est encore plus ridicule et moins humoristique, ce qui limite quand même mon intérêt pour cette série, pour l'instant.
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Avant tout, je dois préciser que je n'aime pas les scénarii catastrophe. Ceci dit, je trouve que la série est très bien réalisée, et j'ai apprécié sa lecture, d'ou un 3/5. Il y a quand même une séquence en particulier qui à bien réussi à foutre la gerbe (si vous me passez l'expression) au jeune père que je suis. C'est pour ce genre de séquence que ce type d'oeuvre me déplaît.
Simon - Une aventure américaine
J'aime beaucoup le duo Trillo/Risso, mais là, je doit dire qu'ils ont particulièrement fait fort. Un oeuvre magistrale. Des personnages passionnés, pris dans un contexte de guerre d'indépendance, qui continuent à lutter pour des idéaux auxquels ils ne croient plus vraiment, s'affrontent, se déchirent, s'aiment... Là-dessus le dessin, noir et blanc, sert parfaitement le scénario. C'est vraiment une bd que je conseillerais à tout ceux qui aiment l'exotisme, ou qui désirent connaître ce qui se fait en bd ailleurs (les auteurs sont sud-américains)
Rapaces
Autant le dire tout de suite, je suis devenu un fan de "Rapaces" dès les premières pages du premier tome. Je suis resté scotché aux dessins que nous offre Marini. Et les couleurs... absolument magnifiques et c'est peu dire. On peut prendre pour exemple les vues de la ville, les explosions ou encore les scènes de combats. Bref du grand art. Côté scénario, aucune faiblesse: c'est sombre, mystérieux, gothique, sanglant le tout saupoudré d'un soupçon d'érotisme... D'habitude je déteste les BD gothiques mais là, je n'ai pu que succomber. En plus Messieux, je suis sûr qu'aucun d'entre vous ne restera indifférent devant les deux créatures de rêve que sont Camilla et Vicky... Bavez pas trop quand même!!! Pour vous les filles, il reste tout de même les deux beaux ténébreux Aznar et Drago. Un seul défaut: il n'y a que 4 albums, boouuhh, quelle tristesse quand c'est aussi bien. J'espère que ce n'est que le premier cycle et non la totalité de l'histoire. Conseil: lisez les 4 tomes d'un coup pour encore plus de plaisir. 26/04/2007 Rapaces a été une de mes toutes premières séries quand j'ai commencé vers 2003 à acheter des BD par moi-même. J'avais été complètement subjugué par le dessin de Marini. Aujourd'hui, je porte un regard plus mature sur cette BD. Ce qui m'avait ici semblé "hallucinant" à l'époque me paraît maintenant "très bien". Ma façon de voir cette BD a changé en même temps que ma collection s'est étoffée. Je décide donc de mettre la note de 4/5. Malgré cela, Rapaces reste pour moi une excellente série. Je ne la considère cependant plus comme mythique.
L'Arbre-coeur
Je ne suis pas du tout d'accord avec les deux autres avis postés ci-dessous. J'ai en effet trouvé le dessin de Comès somptueux, le plus réussi de tous ses bouquins à mon avis. N'étant techniquement pas spécialiste, je ne m'aventurerais pas dans une analyse détaillée mais les pages d'ouvertures dans les Ardennes sont assez représentatives de ce que j'appelle "un dessin magnifique". Comès mêle le noir et blanc comme je n'ai jamais vu personne le faire. Niveau scénario, on n'est effectivement pas face à une BD novatrice même si c'est loin d'être ridicule. Comme dans "Eva", Comès parle de schizophrénie, et si son propos paraît parfois un peu simpliste, le sujet est traité avec tact et parfois même une approche poétique assez réussie. La fin est comme souvent chez cet auteur assez cruelle mais parfaitement amenée. Ma BD préférée de Comès après "La belette".
Le Voyage en Italie
Voyage en Italie mélange tout : les époques (souvenirs, présent, futur probable), les lieux (Etats-Unis, Italie, Viet-Nam) et les gens (les personnages à différentes époques sont souvent différents de caractère). Il en ressort un méli-mélo assez complexe, surtout au niveau des personnages, on s'embrouille à vouloir leur faire adopter une attitude, qui bien souvent ne collera pas à leurs actes. Alors quoi ? Alors un bel album pour se laisser porter comme on laisse dériver un canoë au fil de l'eau. Des intentions pures, des âmes tourmentées, un dessin magnifique. C'est beau.
Le décaméron
Vanoli a un trait extrêmement particulier, d'une grande originalité et, je trouve, d'une réelle beauté. Il déstructure les corps, souvent difformes, et les architectures à la manière d'un peintre cubiste. C'est sûr qu'il faut accrocher mais j'ai trouvé ça vraiment réussi. J'ai été un peu blousé par le titre, je m'attendais à voir une oeuvre en rapport avec le film de Pasolini, ce qui n'est pas le cas ici. Point de paillardises mais dix courtes histoires, parfois muettes dans l'Italie moyenâgeuse. Tout n'est pas franchement réussi et l'ensemble manque assez nettement de structure et de liant; on est ainsi parfois un peu perdu devant le manque de sens ou d'explication de certaines histoires. D'autres sont plus cartésiennes et, je trouve, plus réussies, ce qui fait que l'ensemble se lit (s'admire) avec plaisir.
Bételgeuse
C'est grand, c'est majestueux, c'est beau. Leo nous fait découvrir cette plantète avec encore plus d'animaux différents que celle d'Aldébaran, et même si l'histoire avance peu je suis captivé et attend avec impatience la suite. De toute manière, même si on ne s'intéresse pas à l'histoire les dessins d'animaux étranges valent déjà le détour.
L'Homme à la fenêtre
Je suis passé complétement à travers. Rarement me suis-je ennuyé comme cela à la lecture d'un livre. Rempli de considérations pseudo-philosophiques, totalement décousu, d'une fluidité inexistante, d'une langueur à se jeter par la fenêtre pour abréger sa souffrance, dessiné de façon tellement minimaliste (Mister O, en comparaison, c'est la chapelle sixtine), et parfois sale (volontairement certes), qu'on a l'impression que l'auteur s'est lancé pour défi de ne jamais donner d'épaisseur à son trait, "L'homme à la fenêtre" me fait le même effet qu'un mauvais Godard: j'ai envie de regarder "Barb Wire" juste après (là j'ai lu "6666").
Chute de Vélo
Entre rires et larmes, Chute de vélo s'inscrit bien dans la collection Aire Libre. Le temps des vacances, où tout le monde se retrouve, est un thème peu utilisé en BD, alors qu'il est riche en idées. Davodeau l'a bien compris et nous sert un album sensible. Cet album m'a un peu rappelé "La Gloire de mon père" (Pagnol, pour les incultes, et non, ce n'est pas de la BD) : un moment privilégié où se rencontre la famille et où elle vit un peu en vase clos, se passent plusieurs petites aventures, avec un fil conducteur qui sert de prétexte. Ce qui ne veut pas dire que Davodeau c'est du Pagnol... :) Le dessin est sympa, les couleurs sont à mon avis meilleures que dans ses précédents albums, mais je pense que le n&b sied mieux au trait du bonhomme.
6666
Suite du déjà très léger "666", cette série ne fait pas plus dans la finesse mais on peut pas dire que cela soit très surprenant. Faut être clair, je me suis attaqué à ce tome parce que j'ai rapidement vu que c'était plein de gonzesses aux gros seins. J'en ai profité pour me rendre compte du talent de Tacito, ses dessins (notamment spatiaux) étant pour la plupart superbes et assez supérieur à ce qu'il a fait sur la série mère. A l'inverse, le scénario de Froideval est encore plus ridicule et moins humoristique, ce qui limite quand même mon intérêt pour cette série, pour l'instant.