Voilà une bd assez originale, presque un exercice de style...
Le jeune Jason (mais l'est-il vraiment?) a des pensées qui horrifieraient tout parent bien-pensant : sexe, cigarettes, mépris de toute sensibilité (son père est une "tapette" parce qu'il pleure). Il apparaît très mûr tant au niveau de ses idées (du genre, lorsque lui est présentée une société idyllique : "libre, ça veut toujours dire qu'il y a un truc interdit") que de son adaptation aux événements qu'il ne comprend pas, qui le font se poser les questions existentielles.
En fait, poursuivi par des sortes de Terminators terrifiants visuellement mais bienveillants (matérialisations du surmoi?), contraint d'élaborer des stratégies pour échapper à des parents, incarnations d'un ordre moral, qui veulent l'emmener dans un monde aseptisé, il doit prendre son courage à deux mains et "sauter". D'ailleurs, la plupart des dernières cases des double pages nous le montrent en posture incertaine et son obstination, en dépit de maigres moyens physiques, force l'admiration.
J'ai donc lu cette bd fascinante d'une seule traite, d'abord interloqué puis emballé tant par l'histoire que par le dessin, très expressif. Seul bémol, elle est bien courte.
Très clairement, ce qui m'a poussé à acheter cette série, c'est le dessin du premier tome. Jay Anacleto, dentiste de profession, signe un chef d'oeuvre en terme graphique ! J'ai rarement vu plus beau chez Semic. Malheureusement, Jay lache la série dès le second volet pour laisser place à divers dessinateurs, mais le talent n'y est pas vraiment et cela change l'ambiance et l'atmosphère d'un scénario très original de Brian Holguin.
A acheter les yeux fermés...
Petite fable écologique, mais aussi réflexion sur les relations humaines, cette petite BD est bien sympathique!
Les dessins sont simples et esthétiques, et servent bien le texte. J'apprécie particulièrement le dessin de l'astéroïde hérissé de télescopes et le discours du touriste de l'espace intéressé et immoraliste.
A lire!
L’auteur traite ici de sa vision du vote et des élections. Vision très réductrice (réduite à un unique aspect, sans aucune tentative ou volonté de l’élargir), et très superficielle (j’ai connu des discussions plus profondes sur le forum de tout et de rien). Les quelques exemples mis en illustrations de manière plutôt sympathique ne convainquent absolument pas, on n’apprend strictement rien, et les quelques tentatives d’humour tombent à plat.
N'est pas Luz, Squarzoni, ou Davodeau qui veut.
Une pure merveille!
Un concentré de philosophie. On peut le relire tous les jours, ce sera toujours aussi bien!
Et le dessin, symbolique, ajoute encore à la signification du texte!
(Et ça pour seulement 3 euros! Je dois être au paradis!)
Bon, "Le Chant des Stryges" était une B.D sympa mais "Le Maître de Jeu", pour moi, c'est du 9/13 sur l'échelle de Wilkinson (c'est un peu rasant sur les bords, quoi).
Le genre de truc qui part bien au début, qui nous intéresse ("chouette, alors c'est le même tableau que dans le Chant des Stryges!", se dit-on tout content de faire le lien entre les deux séries).
Et puis papa et Maman se font tuer, les deux crânes rasés retiennent tout le monde en otage...
L'histoire s'emballe et son développement ne m'intéressait plus du tout... personnellement.
Alors on ferme l'album... et pis on le rend à son propriétaire et on se désintéresse totalement de cette série.
Et au fait... et "Le Clan des Chimères" ?
Ce tout petit ouvrage de Nancy Pena (Le cabinet chinois) est bien sympathique. L’histoire, très courte, fait penser à une pièce de théâtre : les personnages sont en effet tous situés sur une scène (la place du village), les dialogues paraissent finement ciselés, et enfin l’ensemble a tout simplement quelque chose… de théâtral (dans le bon sens du terme).
Le dessin très particulier de l’auteur est assez savoureux. Les personnages, absurdes et légèrement outrés, sont le parfait reflet de ce que l’auteur veut dire, de même que l’histoire qui sous une apparente absurdité, se révèle être une toute petite fable plaisante et vraiment bien construite.
Un exercice ou un amusement, certes, mais vraiment réussi.
Le scénario de cette série est rocambolesque, même si l’on a l’impression de suivre un vieux Maigret. le dessin de Baruti, quant à lui, est assez quelconque, mal mis en valeur par des couleurs très années 70-80, ce qui rend l’ensemble vieillot. Dommage, puisque le premier album (avec une jolie couverture au style proche de celui de Mitton) date de 1998… Une série médiocre et mineure, à tous points de vue.
Ce pourrait être une bonne BD.
Le scénario est bien construit. L'histoire est parfois difficile à suivre, mais c'est parce que les deux protagonistes tentent de reconstituer le puzzle des événements. Ils tentent de comprendre, tout comme le lecteur. On suit leur enquête.
Les faits et gestes des personnages sont mis en rapport avec une bande dessinée. Des passages de cette bande dessinée sont ainsi introduits dans l'histoire. Ces cases de BD sont bien réalisées graphiquement, et bien introduites dans l'histoire.
Cependant, malgré un scénario qui pourrait être passionnant, on se désintéresse de cette enquête. On ne s'attache pas non plus aux personnages.
Est-ce à cause du dessin? Celui-ci n'est pas mauvais, mais les personnages sont trop statiques dans leurs attitudes et leurs expressions. Trop figé pour nous entraîner dans l'histoire.
Je dois avouer que pour une fois, j'accroche à l'humour de Cauvin. Le dessin sec et nerveux de Sandron y est aussi pour beaucoup. Dans un décor original (pour une BD d'humour), les aventures de Godaille et Godasse sont vraiment délirantes et l'album "Sacré Sacre" (que je conseille) est vraiment poilant pour peu qu'on rentre bien dans l'ambiance. L'ayant relu récemment, j'y ai retrouvé la bonne humeur et l'humour débridé qui m'avait fait rire étant adolescent. Et pour une fois, relisant une BD scénarisé par Cauvin, je n'ai pas eu ce sentiment d'éxaspération et de rire forcé que j'ai en lisant certains "Tuniques Bleues" (les plus récents) ou autres albums publiés à la chaine : "Godaille et Godasse" a gardé un aspect frais et un bon humour. Bon, vers la fin, les gags répétitifs avec Madame la Maréchale Lefèbvre qui jure en permanence et choque tout le monde, ça fait un peu moins rire, mais toute l'ambiance des BDs reste sympa.
Pourtant la série n'a pas eu de succès et elle a été arrêtée avant d'être suffisamment connue. Ceci dit, il y a 5 tomes existants et c'est déjà bien suffisant pour découvrir cette sympathique BD humoristique.
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Bad Boy
Voilà une bd assez originale, presque un exercice de style... Le jeune Jason (mais l'est-il vraiment?) a des pensées qui horrifieraient tout parent bien-pensant : sexe, cigarettes, mépris de toute sensibilité (son père est une "tapette" parce qu'il pleure). Il apparaît très mûr tant au niveau de ses idées (du genre, lorsque lui est présentée une société idyllique : "libre, ça veut toujours dire qu'il y a un truc interdit") que de son adaptation aux événements qu'il ne comprend pas, qui le font se poser les questions existentielles. En fait, poursuivi par des sortes de Terminators terrifiants visuellement mais bienveillants (matérialisations du surmoi?), contraint d'élaborer des stratégies pour échapper à des parents, incarnations d'un ordre moral, qui veulent l'emmener dans un monde aseptisé, il doit prendre son courage à deux mains et "sauter". D'ailleurs, la plupart des dernières cases des double pages nous le montrent en posture incertaine et son obstination, en dépit de maigres moyens physiques, force l'admiration. J'ai donc lu cette bd fascinante d'une seule traite, d'abord interloqué puis emballé tant par l'histoire que par le dessin, très expressif. Seul bémol, elle est bien courte.
The Magic of Aria
Très clairement, ce qui m'a poussé à acheter cette série, c'est le dessin du premier tome. Jay Anacleto, dentiste de profession, signe un chef d'oeuvre en terme graphique ! J'ai rarement vu plus beau chez Semic. Malheureusement, Jay lache la série dès le second volet pour laisser place à divers dessinateurs, mais le talent n'y est pas vraiment et cela change l'ambiance et l'atmosphère d'un scénario très original de Brian Holguin. A acheter les yeux fermés...
Les Voisins
Petite fable écologique, mais aussi réflexion sur les relations humaines, cette petite BD est bien sympathique! Les dessins sont simples et esthétiques, et servent bien le texte. J'apprécie particulièrement le dessin de l'astéroïde hérissé de télescopes et le discours du touriste de l'espace intéressé et immoraliste. A lire!
Politicus
L’auteur traite ici de sa vision du vote et des élections. Vision très réductrice (réduite à un unique aspect, sans aucune tentative ou volonté de l’élargir), et très superficielle (j’ai connu des discussions plus profondes sur le forum de tout et de rien). Les quelques exemples mis en illustrations de manière plutôt sympathique ne convainquent absolument pas, on n’apprend strictement rien, et les quelques tentatives d’humour tombent à plat. N'est pas Luz, Squarzoni, ou Davodeau qui veut.
Nous sommes tous morts
Une pure merveille! Un concentré de philosophie. On peut le relire tous les jours, ce sera toujours aussi bien! Et le dessin, symbolique, ajoute encore à la signification du texte! (Et ça pour seulement 3 euros! Je dois être au paradis!)
Le Maître de Jeu
Bon, "Le Chant des Stryges" était une B.D sympa mais "Le Maître de Jeu", pour moi, c'est du 9/13 sur l'échelle de Wilkinson (c'est un peu rasant sur les bords, quoi). Le genre de truc qui part bien au début, qui nous intéresse ("chouette, alors c'est le même tableau que dans le Chant des Stryges!", se dit-on tout content de faire le lien entre les deux séries). Et puis papa et Maman se font tuer, les deux crânes rasés retiennent tout le monde en otage... L'histoire s'emballe et son développement ne m'intéressait plus du tout... personnellement. Alors on ferme l'album... et pis on le rend à son propriétaire et on se désintéresse totalement de cette série. Et au fait... et "Le Clan des Chimères" ?
Le péril Léporide
Ce tout petit ouvrage de Nancy Pena (Le cabinet chinois) est bien sympathique. L’histoire, très courte, fait penser à une pièce de théâtre : les personnages sont en effet tous situés sur une scène (la place du village), les dialogues paraissent finement ciselés, et enfin l’ensemble a tout simplement quelque chose… de théâtral (dans le bon sens du terme). Le dessin très particulier de l’auteur est assez savoureux. Les personnages, absurdes et légèrement outrés, sont le parfait reflet de ce que l’auteur veut dire, de même que l’histoire qui sous une apparente absurdité, se révèle être une toute petite fable plaisante et vraiment bien construite. Un exercice ou un amusement, certes, mais vraiment réussi.
Mandrill
Le scénario de cette série est rocambolesque, même si l’on a l’impression de suivre un vieux Maigret. le dessin de Baruti, quant à lui, est assez quelconque, mal mis en valeur par des couleurs très années 70-80, ce qui rend l’ensemble vieillot. Dommage, puisque le premier album (avec une jolie couverture au style proche de celui de Mitton) date de 1998… Une série médiocre et mineure, à tous points de vue.
Le Roi du Monde
Ce pourrait être une bonne BD. Le scénario est bien construit. L'histoire est parfois difficile à suivre, mais c'est parce que les deux protagonistes tentent de reconstituer le puzzle des événements. Ils tentent de comprendre, tout comme le lecteur. On suit leur enquête. Les faits et gestes des personnages sont mis en rapport avec une bande dessinée. Des passages de cette bande dessinée sont ainsi introduits dans l'histoire. Ces cases de BD sont bien réalisées graphiquement, et bien introduites dans l'histoire. Cependant, malgré un scénario qui pourrait être passionnant, on se désintéresse de cette enquête. On ne s'attache pas non plus aux personnages. Est-ce à cause du dessin? Celui-ci n'est pas mauvais, mais les personnages sont trop statiques dans leurs attitudes et leurs expressions. Trop figé pour nous entraîner dans l'histoire.
Godaille et Godasse
Je dois avouer que pour une fois, j'accroche à l'humour de Cauvin. Le dessin sec et nerveux de Sandron y est aussi pour beaucoup. Dans un décor original (pour une BD d'humour), les aventures de Godaille et Godasse sont vraiment délirantes et l'album "Sacré Sacre" (que je conseille) est vraiment poilant pour peu qu'on rentre bien dans l'ambiance. L'ayant relu récemment, j'y ai retrouvé la bonne humeur et l'humour débridé qui m'avait fait rire étant adolescent. Et pour une fois, relisant une BD scénarisé par Cauvin, je n'ai pas eu ce sentiment d'éxaspération et de rire forcé que j'ai en lisant certains "Tuniques Bleues" (les plus récents) ou autres albums publiés à la chaine : "Godaille et Godasse" a gardé un aspect frais et un bon humour. Bon, vers la fin, les gags répétitifs avec Madame la Maréchale Lefèbvre qui jure en permanence et choque tout le monde, ça fait un peu moins rire, mais toute l'ambiance des BDs reste sympa. Pourtant la série n'a pas eu de succès et elle a été arrêtée avant d'être suffisamment connue. Ceci dit, il y a 5 tomes existants et c'est déjà bien suffisant pour découvrir cette sympathique BD humoristique.