C'est très intéressant comme exercice, mais il n'y a pas du tout de texte. Je trouve que c'est un manque même si évidemment c'est encore plus difficile de concevoir une bd palindrome avec des textes... N'est pas Etienne Lécroart qui veut.
Ce manque de texte fait qu'on a parfois un peu de mal à voir ce qu'a voulu faire passer l'auteur. On met un peu de temps à comprendre, à se faire sa propre interprétation.
Bon ça reste tout de même sympa, et l'auteur fait preuve d'un certain cynisme.
C'est bien marrant même si je ne me reconnais pas vraiment dans les héros d'enfance chéris par le petit Christian. Ce bouquin est une suite de petites histoires de 4 ou 5 pages (certaines sont parues dans Fluide Glacial à une lointaine époque). C'est assez marrant et même si je ne considère pas le dessin de Blutch comme sublime, il est bien agréable.
J'ai néanmoins hésité entre 3 et 4 pour la note, mais dans tous les cas ça vaut le coup d'oeil.
Le Flagada, ça a commencé par un mini-récit semblable au tome 1 du Marsupilami où un chasseur tente de capturer cet étrange oiseau et que celui-ci se révèle doté de très nombreuses capacités et spécificités étranges. Mais ensuite, c'est très vite devenu autre chose, une série de BD pas prise de tête, qui ne se prenait pas au sérieux et qui avait pour thème principal l'étrangeté du Flagada et ses relations avec ses proches.
En réalité, le Flagada était, à mes yeux, un Totoro avant l'heure, dans le sens où cet étrange animal est devenu la mascotte de pas mal de gens, aussi bien sous la forme de peluche que dans des dessins insérés dans d'autres séries BD (comme dans Gaston bien entendu mais aussi dans Boule et Bill par exemple).
Bref, pour l'originalité de cet oiseau jaune, pour l'humour de ses apparitions et de ses planches, cette BD est sympa.
Et puis, c'est une BD que les collectionneurs et autres curieux de l'époque des anciens Spirou Magazine ne doivent pas manquer.
Comme l'ont dit d'autres avant moi, Peeters expose la même histoire sous 3 points de vue. On a le droit à 3 interprétations d'une scène, et je trouve l'exercice de style bien réussi et adapté à ce genre de format un peu expérimental. C'est intéressant de rentrer tour à tour dans les pensées de chaque personnage, même si on peut dire que ce genre de choses n'est pas nouveau.
Par contre je trouve que la fin tombe un peu à plat, c'est dommage.
Les dessins sont agréables avec un trait assez gras et réaliste.
Mouais, de la même école que "Pim Pam Poum" mais en moins bon je trouve. Il y a carrément plus de déchet dans les gags, et on s'attache bien moins aux personnages.
Du coup, il n'y a pas de réel esprit dans cette bd, pas de charme...
Moui, j'avoue, je lisais ça sans déplaisir quand j'étais enfant, mais je n'ai jamais vraiment accroché, et aujourd'hui, c'est complètement dépassé.
J'ai eu un peu de mal avec cette histoire. C'est sûr que c'est assez touchant mais je ne me suis pas vraiment reconnu dans ses personnages et ces histoires d'ados. Et puis ce mec qui tente de se suicider par "amour" si on peut appeler ça comme ça - j'espère que j'en raconte pas trop au moins. C'est d'une stupidité sans nom. Bien sûr c'est touchant de voir la loque que devient ce pauvre gars, mais bon ce n'est peut-être tout simplement pas une histoire pour moi.
Personnellement je n'ai pas lu les sujets sur Bdparadisio, et ça m'étonnerait que je le fasse un jour. En tout cas je m'étonne du succès que semble rencontrer cette histoire là-bas.
Que c'est triste comme histoire. :(( En fait ça parle d'un coureur automobile "has been" si je puis dire. Il ne gagne plus aucune course et ne fait pas le poids face aux petits jeunes. Alors il se noie dans l'alcool avec ses potes au bar du coin et déprime parce qu'en plus sa femme est une loque. Bref le mec qu'a pas de chance, et moi aussi je picolerais à sa place.
Côté dessins, je n'aime pas vraiment cette représentation tout en pointe : les personnages n'ont ni tête, ni mains... En tout cas ça doit prendre moins de temps à dessiner, et c'est un style.
Je trouve quand même qu'il y a mieux à lire dans cette collection.
Acheté et lu la réédition du journal de mon père en un tome unique. Casterman respecte ainsi le format de l'oeuvre d'origine qu'ils avaient d'abord publié en 3 tomes pour d'obscures raisons. Bon le sens de lecture est toujours à l'occidentale mais je n'ai pas été trop gêné par l'inversion des bulles. C'est vrai qu'il faut lire les cases des fois de gauche à droite et des fois de droite à gauche.
Concernant l'histoire en elle-même, elle est sensible et on voit un peu la différence de culture par rapport à chez nous, le grand respect qui existe pour les membres de sa famille à commencer par le vouvoiement. Le récit est une suite de flashbacks, le fils, revenu voir son père qu'il n'avait pas visité depuis des années sous des prétextes futiles, se souvient des bons moments et d'autres moins bons passés avec son père, et plus généralement sa mère et sa soeur.
Ca retrace aussi les douleurs et l'évolution du père et de son fils, ceux-ci n'étant pas si proches dans leur relation finalement. Enfin le tout est très réussi.
Quand en plus le dessin de Taniguchi, très fin et tout simplement superbe vient par dessus, on ne peut qu'apprécier.
Le voilà.
Je l’attendais depuis longtemps et c’est lui : le manga qui s’impose à moi comme l’une des plus belles bandes dessinées que j’aie pu lire. Ce n’est pas le premier manga que je lis mais presque, mais c’est le premier à me faire un tel effet. Il entre par la grande porte au sein des œuvres cultes, des bouquins qui ont su me marquer de façon indélébile.
Le postulat de départ est très excitant … ne vous êtes vous jamais posé la question de ce que vous feriez si vous pouviez revenir en arrière ? Ce que vous changeriez dans votre vie si vous aviez l’occasion de revivre des périodes-clés, ces moments où certains choix déterminent l’itinéraire d’une vie et où s’estompent comme des rêves les réalités qui auraient pu être, les chemins différents qui resteront à jamais de l’ordre du conditionnel passé ?
Taniguchi nous prouve ici à quel point la réponse classique « moi je ne changerais rien » n’est pas si évidente que ça.
Voilà très exactement le genre de sujet qui me fascine. Parce que tout en lisant l’histoire de Hiroshi, son retour à l’adolescence alors qu’il a gardé tous ses souvenirs d’homme mûr, on se pose des questions sur soi-même. Sur sa vie, sur ce qu’on regrette d’avoir fait. Sur ce qu’on regrette de n’avoir pas fait.
Taniguchi nous entraîne avec lui dans l’histoire intimiste d’un homme ordinaire. Ça peut paraître un brin rébarbatif dit comme ça… et pourtant c’est tout le contraire.
Le récit est passionnant, parsemé de ces détails qui font d’une histoire une bonne histoire. Et, bien que situé dans le Japon des années 60 la majorité du temps, le récit a quelque chose d’universel, ce quelque chose qui fait qu’il touche tout le monde.
L’auteur prend le temps de poser son décor, ses personnages, il évite de se précipiter dans le déroulement de son intrigue et c’est tant mieux. Car au fil des pages on évolue en même temps que Hiroshi.
D’abord l’étonnement, le refus d’y croire.
Ensuite vient l’expérimentation, on est heureux de voir le personnage profiter de son expérience d’adulte pour améliorer sa vie d’adolescent. On se prend à espérer le voir réaliser telle ou telle chose, on se dit « moi à sa place je ferais ça ! », on vit l’expérience pleinement.
Et enfin on se pose les questions de fond avec lui. A-t-il le droit d’influencer son passé, de prendre des chemins qu’il n’avait pas pris la première fois qu’il avait 14 ans ? Le peut-il seulement ?
Le suspense monte tandis que Hiroshi cherche à résoudre le mystère de son père…
Bref, ce manga est captivant du début à la fin.
Côté dessin, Taniguchi sait faire jouer ses deux principales qualités : la simplicité et le réalisme de son trait tiennent un grand rôle dans le fait qu’on se plonge sans la moindre retenue dans son histoire.
« Quartier lointain » est un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années, et je le range sans hésiter parmi les chefs d’œuvre du 9ème art.
Bon, j'aime assez le dessin de Mazel même s'il est ici très classique dans le genre de BD aventure/humour/jeunesse parues dans Spirou.
Mais par contre, je n'aime pas cette série au niveau des scénarios et des personnages. Je ferais à Boulouloum/Kaloum le même reproche que je fais à Titi dans Titi et Gros Minet : cette petite andouille est toujours défenseur du bien et de la gentillesse, il gagne sans arrêt et ça m'agace ! Je ne sais pas pourquoi mais ce mini-tarzan me donne des envies de le baffer que je le lise maintenant autant que lorsque j'étais jeune. Encore Guiliguili/Kong est assez sympa comme perso (le gros costaud gentil et serviable), mais alors l'autre miniature... grumpf...
Enfin, passons. Au niveau scénario, c'est du tout gentil, tout gamin au départ. Il y a les méchants braconniers/chasseurs d'ivoire et autres, et heureusement il y a le petit défenseur de la nature et son gros garde du corps et hop, ils ont gagné et tout est bien qui finit bien. Ca devient un peu moins simplet au bout de quelques tomes, mais les scénarios ne m'ont franchement jamais captivé.
Avec le temps, je trouve que cette série ressemble pas mal à la série Le Marsupilami, sauf que je trouve la seconde plus amusante... quoique...
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Morphologie Variable
C'est très intéressant comme exercice, mais il n'y a pas du tout de texte. Je trouve que c'est un manque même si évidemment c'est encore plus difficile de concevoir une bd palindrome avec des textes... N'est pas Etienne Lécroart qui veut. Ce manque de texte fait qu'on a parfois un peu de mal à voir ce qu'a voulu faire passer l'auteur. On met un peu de temps à comprendre, à se faire sa propre interprétation. Bon ça reste tout de même sympa, et l'auteur fait preuve d'un certain cynisme.
Le Petit Christian
C'est bien marrant même si je ne me reconnais pas vraiment dans les héros d'enfance chéris par le petit Christian. Ce bouquin est une suite de petites histoires de 4 ou 5 pages (certaines sont parues dans Fluide Glacial à une lointaine époque). C'est assez marrant et même si je ne considère pas le dessin de Blutch comme sublime, il est bien agréable. J'ai néanmoins hésité entre 3 et 4 pour la note, mais dans tous les cas ça vaut le coup d'oeil.
Le Flagada
Le Flagada, ça a commencé par un mini-récit semblable au tome 1 du Marsupilami où un chasseur tente de capturer cet étrange oiseau et que celui-ci se révèle doté de très nombreuses capacités et spécificités étranges. Mais ensuite, c'est très vite devenu autre chose, une série de BD pas prise de tête, qui ne se prenait pas au sérieux et qui avait pour thème principal l'étrangeté du Flagada et ses relations avec ses proches. En réalité, le Flagada était, à mes yeux, un Totoro avant l'heure, dans le sens où cet étrange animal est devenu la mascotte de pas mal de gens, aussi bien sous la forme de peluche que dans des dessins insérés dans d'autres séries BD (comme dans Gaston bien entendu mais aussi dans Boule et Bill par exemple). Bref, pour l'originalité de cet oiseau jaune, pour l'humour de ses apparitions et de ses planches, cette BD est sympa. Et puis, c'est une BD que les collectionneurs et autres curieux de l'époque des anciens Spirou Magazine ne doivent pas manquer.
Constellation
Comme l'ont dit d'autres avant moi, Peeters expose la même histoire sous 3 points de vue. On a le droit à 3 interprétations d'une scène, et je trouve l'exercice de style bien réussi et adapté à ce genre de format un peu expérimental. C'est intéressant de rentrer tour à tour dans les pensées de chaque personnage, même si on peut dire que ce genre de choses n'est pas nouveau. Par contre je trouve que la fin tombe un peu à plat, c'est dommage. Les dessins sont agréables avec un trait assez gras et réaliste.
Hägar Dünor le Viking
Mouais, de la même école que "Pim Pam Poum" mais en moins bon je trouve. Il y a carrément plus de déchet dans les gags, et on s'attache bien moins aux personnages. Du coup, il n'y a pas de réel esprit dans cette bd, pas de charme... Moui, j'avoue, je lisais ça sans déplaisir quand j'étais enfant, mais je n'ai jamais vraiment accroché, et aujourd'hui, c'est complètement dépassé.
Romain
J'ai eu un peu de mal avec cette histoire. C'est sûr que c'est assez touchant mais je ne me suis pas vraiment reconnu dans ses personnages et ces histoires d'ados. Et puis ce mec qui tente de se suicider par "amour" si on peut appeler ça comme ça - j'espère que j'en raconte pas trop au moins. C'est d'une stupidité sans nom. Bien sûr c'est touchant de voir la loque que devient ce pauvre gars, mais bon ce n'est peut-être tout simplement pas une histoire pour moi. Personnellement je n'ai pas lu les sujets sur Bdparadisio, et ça m'étonnerait que je le fasse un jour. En tout cas je m'étonne du succès que semble rencontrer cette histoire là-bas.
Lone Racer
Que c'est triste comme histoire. :(( En fait ça parle d'un coureur automobile "has been" si je puis dire. Il ne gagne plus aucune course et ne fait pas le poids face aux petits jeunes. Alors il se noie dans l'alcool avec ses potes au bar du coin et déprime parce qu'en plus sa femme est une loque. Bref le mec qu'a pas de chance, et moi aussi je picolerais à sa place. Côté dessins, je n'aime pas vraiment cette représentation tout en pointe : les personnages n'ont ni tête, ni mains... En tout cas ça doit prendre moins de temps à dessiner, et c'est un style. Je trouve quand même qu'il y a mieux à lire dans cette collection.
Le Journal de mon père
Acheté et lu la réédition du journal de mon père en un tome unique. Casterman respecte ainsi le format de l'oeuvre d'origine qu'ils avaient d'abord publié en 3 tomes pour d'obscures raisons. Bon le sens de lecture est toujours à l'occidentale mais je n'ai pas été trop gêné par l'inversion des bulles. C'est vrai qu'il faut lire les cases des fois de gauche à droite et des fois de droite à gauche. Concernant l'histoire en elle-même, elle est sensible et on voit un peu la différence de culture par rapport à chez nous, le grand respect qui existe pour les membres de sa famille à commencer par le vouvoiement. Le récit est une suite de flashbacks, le fils, revenu voir son père qu'il n'avait pas visité depuis des années sous des prétextes futiles, se souvient des bons moments et d'autres moins bons passés avec son père, et plus généralement sa mère et sa soeur. Ca retrace aussi les douleurs et l'évolution du père et de son fils, ceux-ci n'étant pas si proches dans leur relation finalement. Enfin le tout est très réussi. Quand en plus le dessin de Taniguchi, très fin et tout simplement superbe vient par dessus, on ne peut qu'apprécier.
Quartier lointain
Le voilà. Je l’attendais depuis longtemps et c’est lui : le manga qui s’impose à moi comme l’une des plus belles bandes dessinées que j’aie pu lire. Ce n’est pas le premier manga que je lis mais presque, mais c’est le premier à me faire un tel effet. Il entre par la grande porte au sein des œuvres cultes, des bouquins qui ont su me marquer de façon indélébile. Le postulat de départ est très excitant … ne vous êtes vous jamais posé la question de ce que vous feriez si vous pouviez revenir en arrière ? Ce que vous changeriez dans votre vie si vous aviez l’occasion de revivre des périodes-clés, ces moments où certains choix déterminent l’itinéraire d’une vie et où s’estompent comme des rêves les réalités qui auraient pu être, les chemins différents qui resteront à jamais de l’ordre du conditionnel passé ? Taniguchi nous prouve ici à quel point la réponse classique « moi je ne changerais rien » n’est pas si évidente que ça. Voilà très exactement le genre de sujet qui me fascine. Parce que tout en lisant l’histoire de Hiroshi, son retour à l’adolescence alors qu’il a gardé tous ses souvenirs d’homme mûr, on se pose des questions sur soi-même. Sur sa vie, sur ce qu’on regrette d’avoir fait. Sur ce qu’on regrette de n’avoir pas fait. Taniguchi nous entraîne avec lui dans l’histoire intimiste d’un homme ordinaire. Ça peut paraître un brin rébarbatif dit comme ça… et pourtant c’est tout le contraire. Le récit est passionnant, parsemé de ces détails qui font d’une histoire une bonne histoire. Et, bien que situé dans le Japon des années 60 la majorité du temps, le récit a quelque chose d’universel, ce quelque chose qui fait qu’il touche tout le monde. L’auteur prend le temps de poser son décor, ses personnages, il évite de se précipiter dans le déroulement de son intrigue et c’est tant mieux. Car au fil des pages on évolue en même temps que Hiroshi. D’abord l’étonnement, le refus d’y croire. Ensuite vient l’expérimentation, on est heureux de voir le personnage profiter de son expérience d’adulte pour améliorer sa vie d’adolescent. On se prend à espérer le voir réaliser telle ou telle chose, on se dit « moi à sa place je ferais ça ! », on vit l’expérience pleinement. Et enfin on se pose les questions de fond avec lui. A-t-il le droit d’influencer son passé, de prendre des chemins qu’il n’avait pas pris la première fois qu’il avait 14 ans ? Le peut-il seulement ? Le suspense monte tandis que Hiroshi cherche à résoudre le mystère de son père… Bref, ce manga est captivant du début à la fin. Côté dessin, Taniguchi sait faire jouer ses deux principales qualités : la simplicité et le réalisme de son trait tiennent un grand rôle dans le fait qu’on se plonge sans la moindre retenue dans son histoire. « Quartier lointain » est un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années, et je le range sans hésiter parmi les chefs d’œuvre du 9ème art.
Boulouloum et Guiliguili (Les Jungles Perdues)
Bon, j'aime assez le dessin de Mazel même s'il est ici très classique dans le genre de BD aventure/humour/jeunesse parues dans Spirou. Mais par contre, je n'aime pas cette série au niveau des scénarios et des personnages. Je ferais à Boulouloum/Kaloum le même reproche que je fais à Titi dans Titi et Gros Minet : cette petite andouille est toujours défenseur du bien et de la gentillesse, il gagne sans arrêt et ça m'agace ! Je ne sais pas pourquoi mais ce mini-tarzan me donne des envies de le baffer que je le lise maintenant autant que lorsque j'étais jeune. Encore Guiliguili/Kong est assez sympa comme perso (le gros costaud gentil et serviable), mais alors l'autre miniature... grumpf... Enfin, passons. Au niveau scénario, c'est du tout gentil, tout gamin au départ. Il y a les méchants braconniers/chasseurs d'ivoire et autres, et heureusement il y a le petit défenseur de la nature et son gros garde du corps et hop, ils ont gagné et tout est bien qui finit bien. Ca devient un peu moins simplet au bout de quelques tomes, mais les scénarios ne m'ont franchement jamais captivé. Avec le temps, je trouve que cette série ressemble pas mal à la série Le Marsupilami, sauf que je trouve la seconde plus amusante... quoique...