Les derniers avis (113566 avis)

Par Remyz
Note: 4/5
Couverture de la série Naüja
Naüja

Je suis vraiment surpris de la note qu'obtient cette série, elle a de nombreuses qualités et il ne faut surtout pas s'arrêter au premier tome qui ne reflète pas ce que vaut la série. Tout d'abord, les dessins sont vraiment sublimes. Ca devient une habitude chez Paquet, mais tout est beau. Les décors sont somptueux et les personnages bien maîtrisés. On ne peut qu'être enchanté par les dessins d'Elias, un talentueux dessinateur comme les éditions Paquet savent si bien les trouver. Je ne vois vraiment pas quoi dire de plus sur les dessins, sinon d'ouvrir l'album pour vous faire votre propre avis. Les couleurs de Castillo sont elles aussi sublimes, elles s'associent parfaitement au dessin. A aucun moment on n'est choqué par la couleur utilisée... C'est vraiment de l'excellent travail ! L'histoire ne semble pas passionante dans le premier tome, elle est lente et on sait peu de choses de ce monde qui semble baigner dans l'heroïc fantasy. Le second et le troisième tome nous emmènent à la frontière du conte (surtout le troisième, avec le rêve). L'histoire en elle-même devient très intéressante au second tome, avec différentes quêtes. Le tout orchestré par une prophétie ancienne qui est sur le point de se renouveler. L'histoire est très bien découpée, et tient la route. On est vraiment envoûté par cette dernière, et on veut connaître le fin mot de l'histoire qui est, il est vrai, assez prévisible. Ce premier cycle (s'il y en a un deuxième) est donc réussi, les principaux personnages sont attachants et nous font alterner entre rire avec Raspa, serieux avec Gorb, et mystère avec la Mash Arim. Les péripéties sont bien dosées et servent l'histoire tout en laissant des parts d'ombres concernant certaines scènes. Bref, "Naüja" est sans doute au même titre que "Lock", une série de qualité qui a fait découvrir les prometteuses éditions Paquet !

10/01/2004 (modifier)
Couverture de la série Où le regard ne porte pas...
Où le regard ne porte pas...

Il en est de certaines illustrations de couverture comme d'un croissant à la frangipane sur le présentoir d'une boulangerie : on craque, sans réfléchir, ça semble si bon. "Où le regard ne porte pas..." s'ouvre sur une toile de Magritte. Ce dessin extraordinaire, bleu comme l'enfer, aux deux enfants suspendus dans le vide, est le plus beau que j'ai vu depuis, peut-être, le premier tome de Blacksad. (attention, l'image fournie pas BDP n'est pas la bonne : le lettrage du titre a changé, et surtout s'inscrit en blanc sur le bleu, petit nuage accroché aux rêves des deux gamins...) Un album double, déjà, à peine plus cher qu'un format standard... Olivier Pont aux dessins : tiens, c'est lui qui a réalisé cette couverture ? Le mec qui dessine les guides de La Honte, avec ces filles anguleuses qui ont toutes la même tête ? Vous pouvez ricaner, un peu, jusqu'à ce que les décors vous agrippent le regard pour ne plus vous faire penser à autre chose pendant les 90 pages du récit. C'est l'explosion du cadre, les collines italiennes arides et écrasées de soleil qui cherchent à déborder des frontières du livre : Pont est un grand gosse avec une boîte de peinture, qui s'amuse à reproduire la démesure du paysage ouvert devant lui. Toute l'italie paysanne du début du siècle m'a envahi les narines, je me suis retrouvé en plein Carlo Lévi, comme si "Le Christ s'est arrêté à Eboli" avait soudain croisé les collines de Pagnol. La chaleur, le bleu azur de la méditerrannée qui se confond avec celui du ciel, le mode de vie des paysans rudes et incultes, attachés à la terre de leur clan... impression étrange de voir un album de Philippe Francq qui aurait lâché règles et compas pour mettre de la rondeur partout, jusque dans les escarpes rocheuses des petites criques où se baignent les quatre héros. Un univers foisonnant de personnages secondaires, depuis le père citadin effectuant son "retour à la terre" et persuadé de faire fortune dans la pêche grâce au progrès, dans lequel on ne peut s'empêcher de retrouver Jean de Florette avec qui il partage le même optimisme fanatique et le goût des calculs prévisionnels, jusqu'au chef de clan incapable de raisonner autrement qu'en termes de tradition et d'autarcie, que l'on pourrait croire sorti de Astérix en Corse. Au coeur de l'histoire de ces adultes qui s'affrontent, moins pour la possession de la terre que pour une question d'incompréhension séculaire, les auteurs m'ont régalé de la naissance d'un amour encore incertain entre deux gamins, William le citadin, venu de Londres avec son père, et Lisa, adorable Lisa aux cheveux noirs qui connaît tous recoins de la garrigue. On pense à Pagnol, une nouvelle fois, pour l'amitié qui se crée entre Marcel et Lili, le coureur des collines... Quelle pudeur dans les regards, dans les sentiments ! Quelle justesse de ton aussi : là où certains font tomber amoureux des personnages le temps d'une page puis passent à autre chose, les auteurs font durer les rapports de tendresse chez ces enfants qui n'ont encore que dix ans. Tout est dans les attitudes, dans le non-dit : c'est dans les silences que l'histoire prend réellement forme, à la manière d'un récit de Larcenet... cet album, c'est Larcenet qui aurait dessiné un scénario de Claude Sautet. Les expressions des enfants, leurs visages, leurs petits gestes presque invisibles aux yeux des autres... C'est scandaleux d'être aussi doué, d'émouvoir à ce point avec une histoire qui n'a pas d'intrigue proprement dite, en dehors du mystère qui semble réunir les quatre enfants. On retiendra de nombreuses scènes déjà cultes, n'en doutez pas : les enfants qui jouent à "GeooOOOoorges" avec des herbes de provence, la tronche fabuleuse de l'âne à qui ont insère un piment rouge dans la rotondité charnue en guise d'épreuve initiatique, ou encore une poignée de main entre deux hommes, si discrète que personne ne la remarque, et qui scelle une amitié au premier regard. Les dialogues sont en accord avec le reste : sans faute. Le récit, tout à tour raconté par William ou Lisa, se laisse porter par des réflexions enfantines parfaitement écrites, où décidément Pagnol aurait sa place. Ce n'est ni puéril ni infantile : c'est simplement "juste", tel que cela doit l'être, et souvent très drôle, aussi. Qui s'en plaindra ? Une critique honteusement longue pour un album qui se défend très bien de lui-même. Ces derniers temps Dargaud semble décidé à publier de grandes bandes dessinées de qualité, et après Le Combat Ordinaire, "Où le regard ne porte pas..." est la première à m'émouvoir à ce point. La fin, aussi triste qu'elle est excitante, m'a achevé. Je compte déjà les jours d'ici le deuxième et probablement dernier tome.

10/01/2004 (modifier)
Par Remyz
Note: 2/5
Couverture de la série Pinocchio
Pinocchio

Adapter le conte de Pinocchio en BD n'est pas une mince affaire, Denoyelle et Boutle essaient de le revisiter et nous donnent une BD assez moyenne... Le dessin assez cartoon convient très bien à cette histoire, toutefois il est très inégal. En effet, seules quelques cases sortent du lot tandis que des planches entières sont correctes et quelques cases assez "ratées" (notamment avec Geppetto ou le Renard). Toutefois ca se laisse regarder. J'ai trouvé que l'histoire allait trop vite, on n'a pas le temps de s'attacher ou de découvrir qui est qui. De plus, certaines scènes sont vraiment inutiles et n'apportent rien à l'histoire. D'autres encore m'ont choqué (scène avec le grillon) ou étonné tant je ne comprenais pas ce que ça venait faire là. En bref, ce premier tome souffre de beaucoup de maladresses, ce qui le rend assez moyen. Dommage, mais cette série prévue en 3 tomes pourrait bien se révéler au second...

10/01/2004 (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série La Gloire d'Héra
La Gloire d'Héra

Pourquoi comparer cette série à la série "Tirésias", qui est, c'est vrai, excellente? Prise à part, cette serie reste très bonne. Le héros y est un peu plus invraisenblable, mais après tout, c'est un personnage mythologique, personne ne lui demande d'être réaliste. Le centaure m'a beaucoup fait rire et je trouve la fin en "douche froide" magistralement menée. Mais Le Tendre nous a habitué à l'excellence! Si des lecteurs n'en sont pas convaincus, qu'ils lisent "Atalante", ils verront la différence!

10/01/2004 (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série Gibier de potence
Gibier de potence

Je suis peut être un peu généreux sur la quatrième étoile, mais les avis précédents me semblent un peu sévères. Tous les ingrédients du western spaghetti y sont : un trésor des sudistes, les personnages en fuite perpétuelle, des méchants très forts et très méchants, un renégat indien, un jeune "cowboy" teigneux, de jolies femmes, un vieux shérif grincheux, des fusillades... Le tout traité avec entrain et humour. Alors pourquoi bouder son plaisir, tisane de tisane!

10/01/2004 (modifier)
Couverture de la série Requiem - Chevalier Vampire
Requiem - Chevalier Vampire

En somme, pas vraiment convaincu par cette BD. Je ne nie pas que l'on en prend plein la face au niveau du dessin, car le style de Ledroit est vraiment superbe et tellement original qu'on le reconnaîtrait entre mille. Non, là où je n'apprécie pas, c'est au niveau du scénario. Soit la traduction est vraiment mal faite, soit c'est vraiment mauvais, mais je trouve le tout confus et certains passages ennuyeux. Et pour finir, le tome 4 qui se finit à la manga (en nous laissant bien sur notre faim), beurk.

10/01/2004 (modifier)
Couverture de la série Les Chansons de Mr Eddy
Les Chansons de Mr Eddy

Personnellement, j'ai bien aimé cet album. Ne connaisant pas vraiment tous les dessinateurs ayant colaboré à cet album, je n'ai pas lu toutes ces chansons illustrées de la même manière, mais je trouve que d'avoir mélangé des auteurs de différentes génération est une bonne chose. "Les chansons de Mr eddy" est tout de même à lire et à écouter!

10/01/2004 (modifier)
Couverture de la série Candélabres
Candélabres

"Candélabres" est une série particulière, d'une part à cause des couvertures des moins attirantes, et d'autre part à cause d'un graphisme assez clair, pauvre parfois (souvent) en décor et des couleurs qui heureusement s'améliorent dès le second tome. Jusqu'ici, rien d'exceptionnel, et pourtant la série n'a rien de mauvais car sa force réside essentiellement dans le scénario et celui-ci fait réellement oublier les défauts precedemment cités. Le handicap d'un garçon et sa guérison, la rencontre avec un personnage assez mystique dans un univers fantastique sont tellement bien racontés qu'il m'a été impossible de décrocher de la série avant d'avoir lu les 3 tomes. Une grande réussite qui aurait mérité la note suprême si le dessin avait été meilleur.

10/01/2004 (modifier)
Par A.bomba
Note: 3/5
Couverture de la série Gothic
Gothic

Très… Gothic comme ambiance! Sombre et inquiétante. Ce premier tome met en place l’univers d’Edgard Poe à notre époque par le biais d’artistes en vogue. Le monde artistique va se mélanger tout doucement au monde réel, et le dénouement laisse présager l’angoisse... (tatatam) Je ne connais pas du tout les auteur de cette BD, mais la première approche m’a bien plue. Le scénario se met en place graduellement, nous faisons connaissance avec les acteurs principaux. La trame ne se dévoile pas immédiatement, mais accroche bien l’esprit. Niveau graphisme, je dirais sombre tout d’abord. Le dessin est adapté à l’ambiance. Un trait épais et des couleurs foncées. L’ombrage rend l’atmosphère mélancolique. Ce n’est pas très détaillé, mais ce n’est pas baclé non plus. Un travail assez équilibré je dirais. Une élaboration contenue pour le moment mais captivante. Je ne demande qu’à lire la suite et ne pas être déçue...

10/01/2004 (modifier)
Par A.bomba
Note: 3/5
Couverture de la série Margot
Margot

Que dire sinon un mot : surprise! Voilà ce ce que cette bd m’a fait, une surprise. Tout d’abord, en page de garde, une photo de Manhattan avec les twin tower dominantes! Une relique nostalgique aujourd’hui! Ensuite, un dessin à l’Italienne, un graphisme très réaliste bien travaillé, vraiment agréable, similaire à celui de Liberator (Ranxerox). Pas aussi beau mais très correct. De belles planches détaillées. Sympa, quoi. Massimiliano Frezzato, italien de naissance, découvert en France dans USA magazine, en 1989. Il publie une série en deux tomes de Margot avec Jérôme Charyn côté scénario, auteur américain qui a notamment fait «La femme du magicien» en collaboration avec François Boucq. Bon les présentations sont faites, passons à mon avis personnel. Tout d’abord, j’ai été étonnée, puis je me suis plongée en relecture 3 fois de suite. En effet, cela se lit vite, mais reste plaisant à regarder et l’histoire est typiquement américaine, plutôt New-Yorkaise, où la pauvreté flirte avec la démesure. L’ambiance tout d’abord, puis cette nana terrible qui finalement mène les hommes par le bout du nez! (eheh on en rêve toutes, non?) Sympa aussi, ça. (Mais non je suis pas machogine !) Bref, un sympathique moment passé. Ce n’est pas une BD indispensable, je l’ai trouvée à la bibliothèque Mouffetard-contrescarpe (pleine de bds cette biblio à paris!). Si vous avez l’occasion de tomber dessus (aïe) prenez juste le temps de la lire. C’est convenable, ça mange pas de pain et ça fait passer le temps.

10/01/2004 (modifier)