Il m'est assez difficile de juger ces deux albums avec des yeux neufs. En effet, cette série est assez fortement ancrée dans son époque, dans un style des années 70 mélangeant SF et mysticisme légèrement 68-ard. Et, bon, des décors de ciel étoilé empli de grosses boules de couleur sensées représenter des étoiles ou des planètes, ça fait un peu vieillot, aussi désuet que ces anciennes tapisseries psychédéliques à motifs orange et noir.
Mais il faut admettre que le dessin de Comes est très sympa, pas parfait mais très bon quand même.
Quant aux scénarios, ils sont également très empreints de mysticisme, de mystère, de fantastique, voire d'onirique. Personnellement, je trouve toutes ces histoires assez peu prenantes, d'autant que je n'en capte pas l'aspect symbolique qui parait pourtant évident.
Donc, bon, pour moi ça se lit assez bien mais ce n'est pas exceptionnel.
Etant enfant, j'adorais les BDs ou les dessins animés avec des inventeurs et toutes leurs inventions originales, qui donnent un côté SF à une BD plus orientée humour et jeunesse (par exemple, j'adorais Géo Trouvetou ou bien Léonard). Mais étrangement, alors même que j'étais encore un enfant, j'avais déjà l'impression d'être trop vieux pour bien apprécier Génial Olivier.
Tout d'abord, je trouvais et je trouve encore le dessin super rétro. On dirait à la fois du dessin comique mais aussi du dessin figé, au trait trop fin, aux couleurs ternes, etc... Comme une BD qui aurait été publiée 10 ou 20 ans avant la naissance du lecteur.
Et de même, l'humour aussi me paraissait dépassé, pas vraiment drôle, simplet parfois. Tout comme les personnages de cette série qui sont souvent simplets et sans saveur.
C'est donc une série humoristique qui a étrangement vieilli plus vite que la moyenne, mais qui sait si elle m'aurait jamais vraiment fait rire de toutes manières ?
Excellent, je ne connaissais que le tome 1, qu'il y a toujours eu chez moi, je ne savais pas qu'il y en avait d'autres !!
Ce premier tome, je l'ai lu et relu étant petite, et ça continuera...
Bon alors celui que j'ai lu, ce tome 1 était pas mal du tout.
Niveau dessin, assez sympa, dessin rond tout en souplessen agréable à l'oeil.
L'histoire est très distrayante aussi. Une histoire sans prise de tête mais surprenante, inventive, pleine de surprises.
Bref un bon moment.
Je n'ai jamais aimé cette BD, même étant enfant. Peut être suis-je né trop tard pour aimer ce genre de truc vieillot ?
En tout cas, je trouve ces histoires proche de la débilité tant c'est de mauvais goût.
Poliment, je vais dire que ça a mal vieilli, mais franchement, j'ai du mal à penser que ça a pu faire rire ou même sourire certains lecteurs.
Encore un Largo Winch en puissance. Il est beau, il est riche, les femmes sont à ses pieds, il vit dans un somptueux loft avec vue sur Manhattan. A croire que les nouveau heros ont besoin d'être libérés des besoins bassement materiels pour pouvoir se consacrer à l'aventure. En plus le scénario ne nécessitait pas un tel déballage de luxe arrogant. Tout ceci est d'un banal.
Tout comme le dessin d'ailleurs. Que des poupées stéréotypées et de beaux mâles "à la mode". On ne peut que relever les nombreuses imperfections et les couleurs ternes qui, à mon sens, gâchent vraiment la lecture.
Pourquoi deux étoiles alors ? Hé bien parce que malgré tout, ce premier tome m'a donné envie de connaitre la suite. Et je sais Corbeyran capable de bien mieux que ça.
Une série qui m'a fait penser à Largo Winch sur deux points :
- d'abord le dessin qui y est aussi "bon", moderne et réaliste avec des beaux décors et de jolies couleurs. C'est une série de BDs jolies à voir. Ca c'est la comparaison positif avec Largo Winch.
- Mais ensuite, Niklos Koda est exactement ce que je n'aime pas dans Largo : c'est le héros beau, fort, intelligent, qui fait craquer toutes les femmes et qui est, qui plus est, "un peu magicien". Et par-dessus le marché, il se la pète, et il est totalement sûr de lui et de ses capacités. Bref le connard qu'on a envie de baffer ou de voir tomber dans une fosse septique à la première occasion.
Je vois donc Niklos Koda comme une série qui a tenté de surfer sur les succès de Largo Winch, XIII et autres "James Bond-eries". D'autant qu'on y retrouve la même propension à montrer aussi souvent que possible de belles femmes nues ou torse nu.
Cependant, je dois avouer que ça se lit assez bien.
Les deux premiers tomes sont résolument tournés vers le fantastique, ce que les suivants sont largement moins. Cela devient rapidement des histoires d'espionnage, de gros sous, de trafics, avec en fil rouge quelques histoires d'amour du beau héros et la recherche de sa fille.
Franchement, ce n'est pas le genre d'histoire que j'aime à lire (je trouve ça trop dédié à un public mâle adolescent ou post-adolescent), mais j'ai lu les 5 tomes sans m'ennuyer, en trouvant les décors très réussis et en trouvant les histoires relativement prenantes.
Un dessin plutôt bon pour coller à ces aventures heroïc-fantasy. Bon, enfin, il ne faut pas y regarder de trop près car, par exemple, les visages féminins comme celui de la sorcière sont souvent déformés et assez moches.
Mais un scénario complètement plat. C'est bien simple, ce type de scénario est exactement le genre qui sert pour un jeu de rôles où l'essentiel est basé sur l'action, la baston, les courses-poursuites, etc... J'ai franchement eu l'impression de voir illustrées de petites aventures d'un groupe d'AD&D (trois joueurs : un guerrier, une sorcière et un roublard) sans grand interêt ni cohérence entre elles. Le héros, le beau guerrier avec une épée grande comme lui, est idiot et suffisant (mais je doute que les auteurs l'aient fait exprès), soi-disant chevaleresque et amoureux de sa belle abandonnée au loin mais en fait, il saute la première venue et pense plus au fric qu'à sa douce qui se lamente (en principe). Les aventures de ces aventuriers sont sans saveur, la narration très moyenne (certains effets sont complètement ratés comme la tête de dragon qui se met à glisser dans le tome 2 : il a fallu que je lise le texte descriptif à la page suivante pour comprendre ce qui s'était passé), et le tout se lit avec plus ou moins de bonheur... plutôt moins que plus en ce qui me concerne.
De l'heroïc-fantasy sans originalité ni intérêt.
Hum...
Bon, si je ne mets pas 1/5, c'est pour le dessin de Moebius qui comme toujours est très bon (quoique tout ne m'aie pas plu).
Mais alors l'histoire, elle... Déjà, je n'aime pas le côté mystique de Jodorowsky, mais alors là il y mêle en plus violence, sado-maso, soumission, inceste, et tout un flot de symboles pseudo-freudiens et surtout complètement mystico-hermétiques. En gros, la femme se doit de libérer son âme pour devenir vraiment Femme et pour cela elle doit passer par le meurtre du père, l'auto-mutilation, la scatologie métaphorique, la soumission-domination par rapport aux hommes, le libre cours de ses pulsions sexuelles, pour finir pénétrée par tous les trous par "l'illumination", la libération spirituelle...
Mouais...
Hum...
Dire que je ne suis pas en accord avec une telle vision de l'âme et du sexe me parait évident.
Et donc je n'ai pas du tout aimé le texte de Jodorowsky et tout ce qui fait le "scénario" de cette BD.
Dommage car Moebius qui se met à l'érotique, c'est plutôt réussi graphiquement.
Effectivement, le dessin laisse planer le trouble du lecteur qui ne sait décider entre considérer cette série comme étant destinée aux enfants ou aux adultes. En effet, je trouve les décors franchement beaux (quoique sombres), notamment tout ce qui a trait aux bateaux, aux voiles et au milieu des ports et de la mer. Ce sont des décors réalistes, sombres, sérieux. Et à côté de ça, les personnages, enfin surtout leurs visages, sont tout simplifiés, comme de la BD jeunesse franco-belge. L'effet est sans doute voulu pour ne pas plonger dans le glauque (c'est quand même Yann au scénario) car le scénario est résolument adulte, noir et sans douceur.
La série est donc bien destinée aux adultes. Et c'est justement pourquoi ces personnages enfantins me déplaisent un peu. Je les aurais aimé un tout petit peu moins simplifiés, moins "jeunesse", car ce mélange sucré-salé m'empêche de goûter pleinement le "sel" de l'histoire.
Concernant les scénarios maintenant, il est vrai qu'ils sont assez moyens.
Le premier tome fait un peu office d'introduction aux personnages. On retrouve encore une fois Whitechapel et les bas-fonds du Londres Victorien comme on le trouve finalement assez souvent en BD ces temps-ci (Peter Pan, From Hell, O'Malley, ...). Et la vie y est dure pour nos deux héros qui ont grandi trop vite mais se débrouillent comme de vrais adultes.
Concernant le second tome, j'ai été un peu déçu, car j'ai franchement eu l'impression de voir une autre version de From Hell (à quelques détails près sur la fin). L'histoire de Jack the Ripper y est la même, simplement on la voit d'un autre point de vue avec les pérégrinations de Basil et Victoria autour de tout ça. Scénario sans grand interêt à mes yeux, malgré quelques moments forts et durs (le chien dans le sac) mais un peu inutiles quand on y pense.
Puis avec le troisième tome, l'aventure se fait plus exotique, avec un horizon élargi. Et... bon... Ca reste assez peu palpitant.
Disons que la série est sympa, originale par son alternance entre histoire dure et dessins de personnages "rigolos", mais qu'elle ne marque pas son lecteur ni par son interêt ni par sa force de narration.
Encore une fois, Sfar fait preuve d'une extrême originalité pour le thème de cette série et les scénarios de chaque tome. En effet, chaque album est presque radicalement différent dans son histoire, et chaque personnage de la série est vraiment original. Il y a de quoi se dire : "mais où va-t-il chercher toutes ses idées, ce Sfar ?".
Bon, ceci étant dit, personnellement je n'aime pas son dessin. Je le trouve trop sombre, trop sinistre (quoique dans cette série, les dessins soient plus épurés et moins hachurés que dans d'autres séries comme Le Chat du Rabbin ou Donjon crépuscule), presque torturé. OK ça colle avec l'histoire, mais moi j'aime pas. J'ai par contre découvert dans cette série les dessins de décor de Sfar, notamment pour le manoir anglais dans le premier tome, et j'ai pu constater qu'effectivement, il sait dessiner car même avec son style, j'ai trouvé ce manoir très réussi.
Et ensuite, concernant les scénarios, malgré (je le répète) leur franche originalité, je n'arrive pas à accrocher. Il y a quelque chose qui m'empêche de me sentir impliqué dans l'histoire, vraiment intéressé par ce qu'il s'y passe, plongé dans le monde imaginé par Sfar. Je ne sais si cela vient de la narration ou simplement de ma réticence face au dessin et à l'"obscurité" relative des scénarios.
Quoiqu'il en soit, voilà une série dont je reconnais les qualités mais que je n'apprécie que moyennement.
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Ergün l'errant
Il m'est assez difficile de juger ces deux albums avec des yeux neufs. En effet, cette série est assez fortement ancrée dans son époque, dans un style des années 70 mélangeant SF et mysticisme légèrement 68-ard. Et, bon, des décors de ciel étoilé empli de grosses boules de couleur sensées représenter des étoiles ou des planètes, ça fait un peu vieillot, aussi désuet que ces anciennes tapisseries psychédéliques à motifs orange et noir. Mais il faut admettre que le dessin de Comes est très sympa, pas parfait mais très bon quand même. Quant aux scénarios, ils sont également très empreints de mysticisme, de mystère, de fantastique, voire d'onirique. Personnellement, je trouve toutes ces histoires assez peu prenantes, d'autant que je n'en capte pas l'aspect symbolique qui parait pourtant évident. Donc, bon, pour moi ça se lit assez bien mais ce n'est pas exceptionnel.
M. Rectitude et Génial Olivier
Etant enfant, j'adorais les BDs ou les dessins animés avec des inventeurs et toutes leurs inventions originales, qui donnent un côté SF à une BD plus orientée humour et jeunesse (par exemple, j'adorais Géo Trouvetou ou bien Léonard). Mais étrangement, alors même que j'étais encore un enfant, j'avais déjà l'impression d'être trop vieux pour bien apprécier Génial Olivier. Tout d'abord, je trouvais et je trouve encore le dessin super rétro. On dirait à la fois du dessin comique mais aussi du dessin figé, au trait trop fin, aux couleurs ternes, etc... Comme une BD qui aurait été publiée 10 ou 20 ans avant la naissance du lecteur. Et de même, l'humour aussi me paraissait dépassé, pas vraiment drôle, simplet parfois. Tout comme les personnages de cette série qui sont souvent simplets et sans saveur. C'est donc une série humoristique qui a étrangement vieilli plus vite que la moyenne, mais qui sait si elle m'aurait jamais vraiment fait rire de toutes manières ?
Ali Beber
Excellent, je ne connaissais que le tome 1, qu'il y a toujours eu chez moi, je ne savais pas qu'il y en avait d'autres !! Ce premier tome, je l'ai lu et relu étant petite, et ça continuera... Bon alors celui que j'ai lu, ce tome 1 était pas mal du tout. Niveau dessin, assez sympa, dessin rond tout en souplessen agréable à l'oeil. L'histoire est très distrayante aussi. Une histoire sans prise de tête mais surprenante, inventive, pleine de surprises. Bref un bon moment.
M. Rectitude et Génial Olivier
Je n'ai jamais aimé cette BD, même étant enfant. Peut être suis-je né trop tard pour aimer ce genre de truc vieillot ? En tout cas, je trouve ces histoires proche de la débilité tant c'est de mauvais goût. Poliment, je vais dire que ça a mal vieilli, mais franchement, j'ai du mal à penser que ça a pu faire rire ou même sourire certains lecteurs.
Le Territoire
Encore un Largo Winch en puissance. Il est beau, il est riche, les femmes sont à ses pieds, il vit dans un somptueux loft avec vue sur Manhattan. A croire que les nouveau heros ont besoin d'être libérés des besoins bassement materiels pour pouvoir se consacrer à l'aventure. En plus le scénario ne nécessitait pas un tel déballage de luxe arrogant. Tout ceci est d'un banal. Tout comme le dessin d'ailleurs. Que des poupées stéréotypées et de beaux mâles "à la mode". On ne peut que relever les nombreuses imperfections et les couleurs ternes qui, à mon sens, gâchent vraiment la lecture. Pourquoi deux étoiles alors ? Hé bien parce que malgré tout, ce premier tome m'a donné envie de connaitre la suite. Et je sais Corbeyran capable de bien mieux que ça.
Niklos Koda
Une série qui m'a fait penser à Largo Winch sur deux points : - d'abord le dessin qui y est aussi "bon", moderne et réaliste avec des beaux décors et de jolies couleurs. C'est une série de BDs jolies à voir. Ca c'est la comparaison positif avec Largo Winch. - Mais ensuite, Niklos Koda est exactement ce que je n'aime pas dans Largo : c'est le héros beau, fort, intelligent, qui fait craquer toutes les femmes et qui est, qui plus est, "un peu magicien". Et par-dessus le marché, il se la pète, et il est totalement sûr de lui et de ses capacités. Bref le connard qu'on a envie de baffer ou de voir tomber dans une fosse septique à la première occasion. Je vois donc Niklos Koda comme une série qui a tenté de surfer sur les succès de Largo Winch, XIII et autres "James Bond-eries". D'autant qu'on y retrouve la même propension à montrer aussi souvent que possible de belles femmes nues ou torse nu. Cependant, je dois avouer que ça se lit assez bien. Les deux premiers tomes sont résolument tournés vers le fantastique, ce que les suivants sont largement moins. Cela devient rapidement des histoires d'espionnage, de gros sous, de trafics, avec en fil rouge quelques histoires d'amour du beau héros et la recherche de sa fille. Franchement, ce n'est pas le genre d'histoire que j'aime à lire (je trouve ça trop dédié à un public mâle adolescent ou post-adolescent), mais j'ai lu les 5 tomes sans m'ennuyer, en trouvant les décors très réussis et en trouvant les histoires relativement prenantes.
Les Traîne-Ténèbres
Un dessin plutôt bon pour coller à ces aventures heroïc-fantasy. Bon, enfin, il ne faut pas y regarder de trop près car, par exemple, les visages féminins comme celui de la sorcière sont souvent déformés et assez moches. Mais un scénario complètement plat. C'est bien simple, ce type de scénario est exactement le genre qui sert pour un jeu de rôles où l'essentiel est basé sur l'action, la baston, les courses-poursuites, etc... J'ai franchement eu l'impression de voir illustrées de petites aventures d'un groupe d'AD&D (trois joueurs : un guerrier, une sorcière et un roublard) sans grand interêt ni cohérence entre elles. Le héros, le beau guerrier avec une épée grande comme lui, est idiot et suffisant (mais je doute que les auteurs l'aient fait exprès), soi-disant chevaleresque et amoureux de sa belle abandonnée au loin mais en fait, il saute la première venue et pense plus au fric qu'à sa douce qui se lamente (en principe). Les aventures de ces aventuriers sont sans saveur, la narration très moyenne (certains effets sont complètement ratés comme la tête de dragon qui se met à glisser dans le tome 2 : il a fallu que je lise le texte descriptif à la page suivante pour comprendre ce qui s'était passé), et le tout se lit avec plus ou moins de bonheur... plutôt moins que plus en ce qui me concerne. De l'heroïc-fantasy sans originalité ni intérêt.
Griffes d'Ange
Hum... Bon, si je ne mets pas 1/5, c'est pour le dessin de Moebius qui comme toujours est très bon (quoique tout ne m'aie pas plu). Mais alors l'histoire, elle... Déjà, je n'aime pas le côté mystique de Jodorowsky, mais alors là il y mêle en plus violence, sado-maso, soumission, inceste, et tout un flot de symboles pseudo-freudiens et surtout complètement mystico-hermétiques. En gros, la femme se doit de libérer son âme pour devenir vraiment Femme et pour cela elle doit passer par le meurtre du père, l'auto-mutilation, la scatologie métaphorique, la soumission-domination par rapport aux hommes, le libre cours de ses pulsions sexuelles, pour finir pénétrée par tous les trous par "l'illumination", la libération spirituelle... Mouais... Hum... Dire que je ne suis pas en accord avec une telle vision de l'âme et du sexe me parait évident. Et donc je n'ai pas du tout aimé le texte de Jodorowsky et tout ce qui fait le "scénario" de cette BD. Dommage car Moebius qui se met à l'érotique, c'est plutôt réussi graphiquement.
Basil & Victoria
Effectivement, le dessin laisse planer le trouble du lecteur qui ne sait décider entre considérer cette série comme étant destinée aux enfants ou aux adultes. En effet, je trouve les décors franchement beaux (quoique sombres), notamment tout ce qui a trait aux bateaux, aux voiles et au milieu des ports et de la mer. Ce sont des décors réalistes, sombres, sérieux. Et à côté de ça, les personnages, enfin surtout leurs visages, sont tout simplifiés, comme de la BD jeunesse franco-belge. L'effet est sans doute voulu pour ne pas plonger dans le glauque (c'est quand même Yann au scénario) car le scénario est résolument adulte, noir et sans douceur. La série est donc bien destinée aux adultes. Et c'est justement pourquoi ces personnages enfantins me déplaisent un peu. Je les aurais aimé un tout petit peu moins simplifiés, moins "jeunesse", car ce mélange sucré-salé m'empêche de goûter pleinement le "sel" de l'histoire. Concernant les scénarios maintenant, il est vrai qu'ils sont assez moyens. Le premier tome fait un peu office d'introduction aux personnages. On retrouve encore une fois Whitechapel et les bas-fonds du Londres Victorien comme on le trouve finalement assez souvent en BD ces temps-ci (Peter Pan, From Hell, O'Malley, ...). Et la vie y est dure pour nos deux héros qui ont grandi trop vite mais se débrouillent comme de vrais adultes. Concernant le second tome, j'ai été un peu déçu, car j'ai franchement eu l'impression de voir une autre version de From Hell (à quelques détails près sur la fin). L'histoire de Jack the Ripper y est la même, simplement on la voit d'un autre point de vue avec les pérégrinations de Basil et Victoria autour de tout ça. Scénario sans grand interêt à mes yeux, malgré quelques moments forts et durs (le chien dans le sac) mais un peu inutiles quand on y pense. Puis avec le troisième tome, l'aventure se fait plus exotique, avec un horizon élargi. Et... bon... Ca reste assez peu palpitant. Disons que la série est sympa, originale par son alternance entre histoire dure et dessins de personnages "rigolos", mais qu'elle ne marque pas son lecteur ni par son interêt ni par sa force de narration.
Professeur Bell
Encore une fois, Sfar fait preuve d'une extrême originalité pour le thème de cette série et les scénarios de chaque tome. En effet, chaque album est presque radicalement différent dans son histoire, et chaque personnage de la série est vraiment original. Il y a de quoi se dire : "mais où va-t-il chercher toutes ses idées, ce Sfar ?". Bon, ceci étant dit, personnellement je n'aime pas son dessin. Je le trouve trop sombre, trop sinistre (quoique dans cette série, les dessins soient plus épurés et moins hachurés que dans d'autres séries comme Le Chat du Rabbin ou Donjon crépuscule), presque torturé. OK ça colle avec l'histoire, mais moi j'aime pas. J'ai par contre découvert dans cette série les dessins de décor de Sfar, notamment pour le manoir anglais dans le premier tome, et j'ai pu constater qu'effectivement, il sait dessiner car même avec son style, j'ai trouvé ce manoir très réussi. Et ensuite, concernant les scénarios, malgré (je le répète) leur franche originalité, je n'arrive pas à accrocher. Il y a quelque chose qui m'empêche de me sentir impliqué dans l'histoire, vraiment intéressé par ce qu'il s'y passe, plongé dans le monde imaginé par Sfar. Je ne sais si cela vient de la narration ou simplement de ma réticence face au dessin et à l'"obscurité" relative des scénarios. Quoiqu'il en soit, voilà une série dont je reconnais les qualités mais que je n'apprécie que moyennement.