Dans Kador, on retrouve le même humour ou presque que dans Les Bidochon (d'ailleurs, on retrouve les Bidochon). Le dessin y est le même également (quoique dans le tome 1 de Kador, la tête de Raymonde Bidochon fait un peu peur).
Donc quand on aime Les Bidochon, on aime Kador.
Et moi, j'aime les Bidochon.
Et pourtant je rigole moins avec un Kador qu'avec les Bidochon. En effet, l'humour y est moins une satire de la société moderne, et le personnage même du chien Kador est moins fendard à mes yeux que le couple Robert et Raymonde. Disons que l'humour est moins percutant car plus détaché : Kador voit le monde des hommes avec une certaine distance, tandis que les Bidochon nous plonge en plein dedans. En outre, les gags sont plus bavards, moins épurés et du coup un peu plus pénibles à lire.
Voilà une série clairement destinée à la jeunesse et qui, à mes yeux d'adulte, lui convient très bien.
Côté dessin, c'est de la ligne claire, presque rétro. J'avais l'impression d'ouvrir les pages d'un "J'aime Lire" de ma jeunesse.
En ce qui concerne les histoires, elles sont carrément moralisatrices, c'est clair. C'est d'ailleurs bien là leur moindre défaut. Mais par contre, elles sont aussi intelligentes et bien foutues. C'est très agréable à lire, même pour un adulte.
Oh, ça ne va pas révolutionner le genre ni casser trois pattes à un canard, mais c'est le genre de BD qu'un père tel que moi achèterait volontiers à ses enfants quand ils auront environ 8 ans. Maintenant, je n'ai aucune idée si ce type de BD plaît à la nouvelle génération de jeunes de nos jours : c'est tellement plus politiquement correct qu'un Titeuf ou autres que... faut voir...
Je suis assez sous le charme du dessin d'Alfred, atypique au possible et tout à fait réussi. Il y a du Tim Burton de "L'étrange Noel de M. Jack" dans cette BD, un même goût pour le macabre et le tordu. Le scénar de Corbeyran, quoique laissant effectivement une sensation de trop peu à la fin de la lecture, est vraiment original, à 10 000 lieues de ses dernières banalités type "Archipel" ou "Asphodèle". Il parvient à créer de toutes pièces un monde "fantasmagorique", à la manière d'un Caro et Jeunet, et plonge le lecteur avec facilité et aisance dans cet univers, comme s'il l'avait toujours connu. Une bien belle réussite à tous les niveaux.
J'adore l'humour de Larcenet dans ces types de gags-là. Il mêle absurdité et délire avec un véritable brio. Et son dessin correspond exactement à ça. (Combien de fois ai-je été plié devant un de ses personnages qui reste ébahi avec les yeux comme ça : O_o , ou bien devant ses habituelles apparitions d'éléphants ?).
L'ennui, et j'ai l'impression de me répéter, c'est que ce sont des gags que je lis avec grand plaisir dans Fluide Glacial, mais jamais je n'achèterais ça en album. Pourquoi ? Parce que ça se lit trop vite (trop bien aussi, il faut l'avouer) et qu'un simple album ne contient pas assez d'histoires pour valoir son prix à mes yeux.
J'aime beaucoup le dessin de Maëster, même si son côté fouillis n'aide pas toujours à la narration. Et dans Soeur Marie-Thérèse, j'aime retrouver son style délirant, aussi bien dans l'histoire elle-même que dans les nombreux détails parsemés dans chaque case. Je lis un album de cette série avec plaisir.
Maintenant, ceci dit, je dois admettre que je préférais cette série quand j'étais adolescent. Maintenant, son humour me touche moins, d'autant qu'après quelques tomes, les histoires ont tendance à se répéter. Alors autant c'est drôle et original au début, autant ensuite, ça lasse.
C'est marrant : j'ai commencé à lire Soda dès ses tous premiers tomes, alors que la série était tout sauf connue. J'avais trouvé ça bien sympa, le coup du révérend qui n'en est pas un, et qui est en fait un flic qui se déguise ainsi pour ne pas choquer sa mère. Mais j'étais un peu trop jeune pour ressentir tout le côté plus sérieux, plus ambiance de cette série.
Car Soda ne s'adresse pas seulement à un public adolescent, mais aussi à un public adulte. Sous un dessin agréable et légèrement bon enfant, les auteurs nous décrivent une ville de New York belle par la vie qui y prolifère, mais aussi noire par son côté obscur et les dangers qu'affrontent Soda et ses proches. Et pourtant, il y règne en permanence un humour évident ainsi qu'une légère bonne humeur et joie de vivre que je ne saurais exprimer.
Chacun des tomes de cette série m'a largement plu et je les ai tous lus avec plaisir sans pour autant pouvoir en citer un de meilleur parmi les autres.
Quand Moebius s'attaque à une série comics, ça donne un résultat excellent au niveau visuel. Le dessin correspond parfaitement au personnage du Surfer d'Argent et à son univers.
En ce qui concerne l'histoire, elle fait dans le grandiose : oui, l'arrivée de Galactus sur Terre, ça se remarque. Et le tout est très bien mené par le couple Stan Lee/Moebius.
Le premier point négatif tient dans le personnage même du Surfer d'Argent : je ne l'apprécie guère, et même si cet album là relève le niveau par rapport à la série de base du Surfer, je continue à ne pas vraiment apprécier l'histoire en elle-même qui est écrite ici.
Une curiosité néanmoins pour ceux qui veulent voir ce que donne un maître comme Moebius quand il travaille avec un maître du comics américain.
Voilà un scénario de Jodorowsky que j'aime bien. Bon, ok, Jodo ne peut s'y empêcher de mettre sa clique habituelle de rites initiatiques, de personnages mutilés et auto-mutilés, et sa touche métaphysique particulière, autant de choses que je n'aime pas dans ses scénarios, mais là, bon, j'aime bien la quasi totalité de l'histoire. Et ce surtout parce que ce scénario est bougrement original, du début jusqu'à la fin de ce que je considère comme le "premier cycle".
Ensuite, après le tome 6, je trouve que l'histoire continue sans grande saveur ni interêt. Mais du tome 1 au tome 6, je conseille la lecture.
J'aime beaucoup l'humour absurde, donc j'aime beaucoup ce que fait Ferri en général. D'autant plus qu'ici l'idée est originale et le personnage d'Aimé Lacapelle bien construit et bien marrant. Et le dessin de Ferri, qu'il dessine des visages humains ou bien des animaux (rah, les poules de Ferri ! :) ) colle excellemment bien à l'ambiance et à l'humour.
Maintenant, je dois admettre que la narration de ces histoires n'est pas totalement excellente. Et surtout que, comme souvent avec les séries d'humour de Fluide Glacial, c'est sympa d'en lire une ou deux à la suite, mais tout un album, voire trois albums ici, c'est assez vite ennuyeux.
Bref, série sympa à consommer avec modération (d'où ma non-recommandation d'achat).
Pour le moment, je n'ai lu que le tome 1 et vais supposer que la suite est au moins à la hauteur de celui-ci. D'où le fait que je donne une note de Franchement Bien à la série.
En effet, j'ai été charmé par le premier tome. Tout d'abord par sa densité : c'est un vrai plaisir d'avoir une BD aussi densément remplie qui ne se lit pas en 5 minutes. C'est le sentiment d'en avoir pour son argent.
D'autant que l'histoire est vraiment très originale, de même que les personnages. Rien à redire de ce côté là : l'auteur a fait preuve d'une grande imagination et, une fois de plus, c'est un vrai plaisir de découvrir ces mondes qu'il a créés ainsi.
Côté dessin, j'avoue que j'aime un peu moins. Je trouve le trait un peu trop... indécis. Ce n'est pas moche du tout, mais ça me parait manquer un peu de détails et de rigueur. Mais c'est sans doute un style et qui sait, peut-être l'aimerais-je au long de la série.
Après lecture du tome2, j'ai été un peu déçu. L'histoire devient encore plus fouillis et l'intrigue et l'ambiance sont un peu moins prenantes à mon goût. Cependant, l'univers décrit s'approfondit encore et j'attends de voir la suite pour juger pour de bon.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Kador
Dans Kador, on retrouve le même humour ou presque que dans Les Bidochon (d'ailleurs, on retrouve les Bidochon). Le dessin y est le même également (quoique dans le tome 1 de Kador, la tête de Raymonde Bidochon fait un peu peur). Donc quand on aime Les Bidochon, on aime Kador. Et moi, j'aime les Bidochon. Et pourtant je rigole moins avec un Kador qu'avec les Bidochon. En effet, l'humour y est moins une satire de la société moderne, et le personnage même du chien Kador est moins fendard à mes yeux que le couple Robert et Raymonde. Disons que l'humour est moins percutant car plus détaché : Kador voit le monde des hommes avec une certaine distance, tandis que les Bidochon nous plonge en plein dedans. En outre, les gags sont plus bavards, moins épurés et du coup un peu plus pénibles à lire.
Ludo
Voilà une série clairement destinée à la jeunesse et qui, à mes yeux d'adulte, lui convient très bien. Côté dessin, c'est de la ligne claire, presque rétro. J'avais l'impression d'ouvrir les pages d'un "J'aime Lire" de ma jeunesse. En ce qui concerne les histoires, elles sont carrément moralisatrices, c'est clair. C'est d'ailleurs bien là leur moindre défaut. Mais par contre, elles sont aussi intelligentes et bien foutues. C'est très agréable à lire, même pour un adulte. Oh, ça ne va pas révolutionner le genre ni casser trois pattes à un canard, mais c'est le genre de BD qu'un père tel que moi achèterait volontiers à ses enfants quand ils auront environ 8 ans. Maintenant, je n'ai aucune idée si ce type de BD plaît à la nouvelle génération de jeunes de nos jours : c'est tellement plus politiquement correct qu'un Titeuf ou autres que... faut voir...
Abraxas
Je suis assez sous le charme du dessin d'Alfred, atypique au possible et tout à fait réussi. Il y a du Tim Burton de "L'étrange Noel de M. Jack" dans cette BD, un même goût pour le macabre et le tordu. Le scénar de Corbeyran, quoique laissant effectivement une sensation de trop peu à la fin de la lecture, est vraiment original, à 10 000 lieues de ses dernières banalités type "Archipel" ou "Asphodèle". Il parvient à créer de toutes pièces un monde "fantasmagorique", à la manière d'un Caro et Jeunet, et plonge le lecteur avec facilité et aisance dans cet univers, comme s'il l'avait toujours connu. Une bien belle réussite à tous les niveaux.
Soyons fous
J'adore l'humour de Larcenet dans ces types de gags-là. Il mêle absurdité et délire avec un véritable brio. Et son dessin correspond exactement à ça. (Combien de fois ai-je été plié devant un de ses personnages qui reste ébahi avec les yeux comme ça : O_o , ou bien devant ses habituelles apparitions d'éléphants ?). L'ennui, et j'ai l'impression de me répéter, c'est que ce sont des gags que je lis avec grand plaisir dans Fluide Glacial, mais jamais je n'achèterais ça en album. Pourquoi ? Parce que ça se lit trop vite (trop bien aussi, il faut l'avouer) et qu'un simple album ne contient pas assez d'histoires pour valoir son prix à mes yeux.
Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
J'aime beaucoup le dessin de Maëster, même si son côté fouillis n'aide pas toujours à la narration. Et dans Soeur Marie-Thérèse, j'aime retrouver son style délirant, aussi bien dans l'histoire elle-même que dans les nombreux détails parsemés dans chaque case. Je lis un album de cette série avec plaisir. Maintenant, ceci dit, je dois admettre que je préférais cette série quand j'étais adolescent. Maintenant, son humour me touche moins, d'autant qu'après quelques tomes, les histoires ont tendance à se répéter. Alors autant c'est drôle et original au début, autant ensuite, ça lasse.
Soda
C'est marrant : j'ai commencé à lire Soda dès ses tous premiers tomes, alors que la série était tout sauf connue. J'avais trouvé ça bien sympa, le coup du révérend qui n'en est pas un, et qui est en fait un flic qui se déguise ainsi pour ne pas choquer sa mère. Mais j'étais un peu trop jeune pour ressentir tout le côté plus sérieux, plus ambiance de cette série. Car Soda ne s'adresse pas seulement à un public adolescent, mais aussi à un public adulte. Sous un dessin agréable et légèrement bon enfant, les auteurs nous décrivent une ville de New York belle par la vie qui y prolifère, mais aussi noire par son côté obscur et les dangers qu'affrontent Soda et ses proches. Et pourtant, il y règne en permanence un humour évident ainsi qu'une légère bonne humeur et joie de vivre que je ne saurais exprimer. Chacun des tomes de cette série m'a largement plu et je les ai tous lus avec plaisir sans pour autant pouvoir en citer un de meilleur parmi les autres.
Silver Surfer - Parabole (Moebius)
Quand Moebius s'attaque à une série comics, ça donne un résultat excellent au niveau visuel. Le dessin correspond parfaitement au personnage du Surfer d'Argent et à son univers. En ce qui concerne l'histoire, elle fait dans le grandiose : oui, l'arrivée de Galactus sur Terre, ça se remarque. Et le tout est très bien mené par le couple Stan Lee/Moebius. Le premier point négatif tient dans le personnage même du Surfer d'Argent : je ne l'apprécie guère, et même si cet album là relève le niveau par rapport à la série de base du Surfer, je continue à ne pas vraiment apprécier l'histoire en elle-même qui est écrite ici. Une curiosité néanmoins pour ceux qui veulent voir ce que donne un maître comme Moebius quand il travaille avec un maître du comics américain.
Alef-Thau
Voilà un scénario de Jodorowsky que j'aime bien. Bon, ok, Jodo ne peut s'y empêcher de mettre sa clique habituelle de rites initiatiques, de personnages mutilés et auto-mutilés, et sa touche métaphysique particulière, autant de choses que je n'aime pas dans ses scénarios, mais là, bon, j'aime bien la quasi totalité de l'histoire. Et ce surtout parce que ce scénario est bougrement original, du début jusqu'à la fin de ce que je considère comme le "premier cycle". Ensuite, après le tome 6, je trouve que l'histoire continue sans grande saveur ni interêt. Mais du tome 1 au tome 6, je conseille la lecture.
Aimé Lacapelle
J'aime beaucoup l'humour absurde, donc j'aime beaucoup ce que fait Ferri en général. D'autant plus qu'ici l'idée est originale et le personnage d'Aimé Lacapelle bien construit et bien marrant. Et le dessin de Ferri, qu'il dessine des visages humains ou bien des animaux (rah, les poules de Ferri ! :) ) colle excellemment bien à l'ambiance et à l'humour. Maintenant, je dois admettre que la narration de ces histoires n'est pas totalement excellente. Et surtout que, comme souvent avec les séries d'humour de Fluide Glacial, c'est sympa d'en lire une ou deux à la suite, mais tout un album, voire trois albums ici, c'est assez vite ennuyeux. Bref, série sympa à consommer avec modération (d'où ma non-recommandation d'achat).
Angus Powderhill
Pour le moment, je n'ai lu que le tome 1 et vais supposer que la suite est au moins à la hauteur de celui-ci. D'où le fait que je donne une note de Franchement Bien à la série. En effet, j'ai été charmé par le premier tome. Tout d'abord par sa densité : c'est un vrai plaisir d'avoir une BD aussi densément remplie qui ne se lit pas en 5 minutes. C'est le sentiment d'en avoir pour son argent. D'autant que l'histoire est vraiment très originale, de même que les personnages. Rien à redire de ce côté là : l'auteur a fait preuve d'une grande imagination et, une fois de plus, c'est un vrai plaisir de découvrir ces mondes qu'il a créés ainsi. Côté dessin, j'avoue que j'aime un peu moins. Je trouve le trait un peu trop... indécis. Ce n'est pas moche du tout, mais ça me parait manquer un peu de détails et de rigueur. Mais c'est sans doute un style et qui sait, peut-être l'aimerais-je au long de la série. Après lecture du tome2, j'ai été un peu déçu. L'histoire devient encore plus fouillis et l'intrigue et l'ambiance sont un peu moins prenantes à mon goût. Cependant, l'univers décrit s'approfondit encore et j'attends de voir la suite pour juger pour de bon.