J'hésite entre le "bof, sans plus " et le "pas mal", mais je vais rester sur une meilleure note du fait de l'âge de cette série, de la nostalgie et de son originalité pour l'époque.
En fait, c'est une Bd dont le sujet est la BD, et plus précisément les bulles de la BD, la façon de présenter les textes, d'en jouer, l'interaction qu'on peut avoir avec un texte dans une bulle. Un tel sujet a été repris dans d'autres séries ou BDs (je pense par exemple à quelques gags d'Achille Talon) mais il est ici exploité à fond et ce, peut-être, avant tous les autres.
Le dessin est sans prétention, proche du comic strip, mais pas désagréable.
Les gags et clins d'oeil font sourire, mais rarement rire. En fait, je trouve chaque gag plus plaisant dans son ensemble que dans sa chute, car la plupart des chutes de ces planches me laissent vraiment froid.
Néanmoins l'idée et le thème sont bons, la manière de la traiter pas mauvaise même si ça a pas mal vieilli et parait assez naïf maintenant.
Une série sympa sur les motards. Je l'ai lu bien avant Joe Bar Team (question d'époque évidemment) et, étant plus jeune, j'ai bien apprécié à la fois son humour et surtout son ambiance. Les personnages, chacun bien stéréotypé et caricatural, sont très sympas (et je me souviens que je me demandais à qui je pensais ressembler le plus :) ).
Maintenant, avec le recul, j'admets que cette BD me fait bien plus sourire que vraiment rire, mais ça reste une BD d'humour agréable.
Bon, on le saura que je n'aime pas spécialement ce que fait Magnin... Au-delà du dessin qui paraît certes joli mais qui est quand même parfois maladroit et des couleurs qui sont certes très personnelles mais qui semblent être faites aux crayons de couleur et ne me plaisent pas plus que ça, c'est l'histoire qui est complètement... cucul. :8
Oui, franchement, je ne vois aucun intérêt à cette série. C'est censé être une charmante rêverie, une petite aventure gentille, je suppose, mais moi ça me tombe des mains tellement ça me paraît inintéressant. Le rythme est tout mou, on devrait être maintenu en haleine par les flash-backs et les scènes montrant les "comploteurs", mais non, ça reste une petite promenade dans un joli jardin. :(
Après avoir lu, dans un désordre chronologique manifeste, Mariko Parade puis Tokyo est mon jardin du même auteur... J'ai vraiment eu l'impression d'une redite en lisant l'Epinard de Yukiko...
Bien que le traitement graphique soit différent et intéressant à chaque ouvrage, que le mode de narration évolue, cela ne remplace pas le manque d'originalité dans la répétition de ces romances... Logiquement, je ne serai pas surpris de voir Boilet s'intéresser à de nouveaux supports média afin de mettre en scène sa future conquête (photos, court métrage, roman...).
Je vous recommande donc d'acquérir seulement l'un de ses 3 albums selon vos "aspirations graphiques". Pour ma part je choisirai Mariko Parade, qui me semble le plus abouti (et qui a l'avantage de mêler 2 styles de dessin).
J'hésite entre 1/5 et 2/5 pour noter cette série.
Car je n'aime vraiment pas l'underground, et là on est en plein dedans. Déjà, je n'aime pas le dessin. Mais ensuite le scénario est gore, trash et surtout anti-social. Un héros dont le but dans la vie est de trouver la plus grosse dose de dope, et le maximum de seringues pour se les planter aussi sec dans le corps, ou alors qui passe son temps à sauter une ratte... Bof... D'autant que la violence, ici représentée presque à la manière du Itchy & Scratchy show des Simpsons, c-a-d violence exagérée, facile et donc heureusement pas vraiment choquante, est vraiment gratuite et volontairement gore.
C'est de la BD volontairement choquante, dans le plus pur style underground des années 80, et moi je n'aime pas ça du tout.
Mais d'un autre côté, à la relecture de la série, j'ai réalisé que je n'avais pas, en cours de lecture, d'envie pressante de refermer les albums sur un mouvement de colère. Les histoires réussissent à se laisser lire, même si l'on s'en vient rapidement à détester le personnage principal.
En outre, certaines planches font preuve d'une certaine originalité, non seulement dans le scénario jusqu'au-boutiste mais aussi dans la narration. Je pense par exemple à une planche où, pour suivre la narration, il ne faut pas suivre l'ordre des cases mais plutôt les mouvements de Bloodi qui traverse les cases dans un ordre chaotique (dans l'histoire, il arpente dans tous les sens une rue pleine de monde à la recherche de sa dose de dope et la planche représente la rue toute entière).
Bref, tout n'est pas à jeter dans cette série, mais ce n'est pas pour autant que je vous la conseille.
Il y a dans "Shaman" beaucoup des choses que j'aime trouver dans une nouvelle série :
- un background original et détaillé, avec cette ville monde sur une planète dévastée, on sent que les auteurs ont eu une véritable réflexion sur l'univers qu'ils ont créé, lui donnant une grande cohérence et se dotant d'une trame de fond solide et riche en possibilités
- un scénario complexe qui "voit" plus loin que le tome en cours et qui me paraît présager de nombreuses révélations et rebondissements
- un dessin précis qui, certes, contient encore de nombreuses erreurs (de jeunesse?) et imprécisions, mais incroyablement fouillé et servi par une colorisation soignée.
Cette série est pour moi une très bonne surprise et je vais la suivre avec attention. Elle se démarque clairement du gros de la production heroïc fantasy du moment, qui me consterne souvent par son manque d'originalité et d'ambition.
Bravo à Nucléa², on aimerait voir ça plus souvent.
Je vais peut-être un peu trancher avec l'enthousiasme ambiant qui règne autour de cette série, mais bon...
C'est vrai que l'atmosphère rendue (nostalgique, ensoleillée) est sympathique et assez prenante, et c'est vrai aussi que les personnages sont assez attachants. Les auteurs lorgnent clairement du côté de Pagnol, mais, à mon avis, la comparaison ne tient pas la route très longtemps. L'histoire repose quand même sur des gros clichés, et on sait dès les premières pages ce qui va se passer à la fin du premier volume.
J'ai trouvé l'intrigue vraiment légère et peu originale (à l'exception des éléments fantastiques qui transparaissent ça et là), reposant sur plusieurs thèmes ultra-classiques : la peur de l'étranger, les liens créés lors de l'enfance (pas difficile de deviner qu'on va les retrouver adultes lors du 2d tome), l'intolérance, etc.
A côté de ça, les protagonistes sont vraiment caricaturaux et relèvent plus de l'archétype que du personnage vraiment fouillé.
Le dessin est un peu trop grossier à mon goût, déformant parfois individus et paysages de façon un peu extrême.
Le rythme, mais c'est peut-être en partie voulu, est lent, et le récit s'étale sur une longueur qui, selon moi, n'est pas justifiée par un scénario un peu trop léger.
Je guetterai quand même le second volet pour voir si l'histoire parvient à décoller et acquiert une véritable originalité.
J'ai été attiré, comme beaucoup, par le concept très novateur de la BD, mêlant avec talent dessin et photographie.
Par ailleurs, la simplicité et le réalisme brut du trait de Guibert m'impressionnent toujours autant (cf. "La guerre d'Alan", sur un registre doc/bio assez proche), et s'imbriquent parfaitement avec les différentes photos, dont certaines sont de véritables chef d'oeuvre.
Le sujet traité est également passionnant (MSF durant la guerre d'Afghanistan), même si le rythme est pour l'instant un peu lent à mon goût.
Mon seul reproche, c'est que les auteurs se positionnent en témoin direct des évènements et de la vie quotidienne mais ne prennent aucun recul par rapport à la situation décrite.
J'aurais souvent apprécié avoir une analyse un peu plus globale ou des rappels politico/historiques sur le contexte. "Le Photographe" permet donc de ressentir les choses, traduit fidèlement (je pense) l'ambiance et l'atmosphère des évènements, mais ne permet pas pour autant de mieux les comprendre ni d'en apprendre beaucoup sur le conflit et ses protagonistes.
Ce premier tome demeure néanmoins une incontestable réussite.
Fabuleuse série!
Les dessins sont très beaux et les couleurs, qui donnent tout leur charme aux dessins, sont magnifiques. Le style de Masbou est original et bien sympathique!
Le scénario est attrayant. On suit avec plaisir les personnages dans leurs aventures. Ces personnages sont d'ailleurs superbes. On s'y attache. Ce serait presque des amis.
De nombreuses références littéraires - en particulier au théâtre du XVIIème siècle - viennent agrémenter l'histoire, et cela de manière très fine et plaisante.
Mais la plus grande force de cette BD, ce sont les dialogues! C'est inimaginable comme ils sont pleins de justesse, de force et d'humour!
A LIRE ABSOLUMENT!
Moyen. Très moyen.
Le scénario est banal. On ne s'ennuie pas, mais on n'accroche pas non plus. Certains personnages sont à peine présentés; genre celui-là ne fera pas long feu de toutes façons, alors ça vaut pas la peine. Du coup, on ne s'attache pas et leur mort nous est indifférente. On ne s'attache pas non plus au personnage principal, du reste.
Le dessin est très "abrupte" mais ça peut aller. Par contre, certaines postures et expressions ne sont selon moi pas en accord avec les événements.
Et puis je vois pas non plus pourquoi la fille est toujours à moitié nue. Peut-être que les mecs trouveront que ça ajoute un peu de piment, mais bon.
Bref, je dirais que c'est une BD plutôt quelconque.
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L'Homme aux Phylactères
J'hésite entre le "bof, sans plus " et le "pas mal", mais je vais rester sur une meilleure note du fait de l'âge de cette série, de la nostalgie et de son originalité pour l'époque. En fait, c'est une Bd dont le sujet est la BD, et plus précisément les bulles de la BD, la façon de présenter les textes, d'en jouer, l'interaction qu'on peut avoir avec un texte dans une bulle. Un tel sujet a été repris dans d'autres séries ou BDs (je pense par exemple à quelques gags d'Achille Talon) mais il est ici exploité à fond et ce, peut-être, avant tous les autres. Le dessin est sans prétention, proche du comic strip, mais pas désagréable. Les gags et clins d'oeil font sourire, mais rarement rire. En fait, je trouve chaque gag plus plaisant dans son ensemble que dans sa chute, car la plupart des chutes de ces planches me laissent vraiment froid. Néanmoins l'idée et le thème sont bons, la manière de la traiter pas mauvaise même si ça a pas mal vieilli et parait assez naïf maintenant.
Les Motards
Une série sympa sur les motards. Je l'ai lu bien avant Joe Bar Team (question d'époque évidemment) et, étant plus jeune, j'ai bien apprécié à la fois son humour et surtout son ambiance. Les personnages, chacun bien stéréotypé et caricatural, sont très sympas (et je me souviens que je me demandais à qui je pensais ressembler le plus :) ). Maintenant, avec le recul, j'admets que cette BD me fait bien plus sourire que vraiment rire, mais ça reste une BD d'humour agréable.
L'héritage d'Emilie
Bon, on le saura que je n'aime pas spécialement ce que fait Magnin... Au-delà du dessin qui paraît certes joli mais qui est quand même parfois maladroit et des couleurs qui sont certes très personnelles mais qui semblent être faites aux crayons de couleur et ne me plaisent pas plus que ça, c'est l'histoire qui est complètement... cucul. :8 Oui, franchement, je ne vois aucun intérêt à cette série. C'est censé être une charmante rêverie, une petite aventure gentille, je suppose, mais moi ça me tombe des mains tellement ça me paraît inintéressant. Le rythme est tout mou, on devrait être maintenu en haleine par les flash-backs et les scènes montrant les "comploteurs", mais non, ça reste une petite promenade dans un joli jardin. :(
L'Epinard de Yukiko
Après avoir lu, dans un désordre chronologique manifeste, Mariko Parade puis Tokyo est mon jardin du même auteur... J'ai vraiment eu l'impression d'une redite en lisant l'Epinard de Yukiko... Bien que le traitement graphique soit différent et intéressant à chaque ouvrage, que le mode de narration évolue, cela ne remplace pas le manque d'originalité dans la répétition de ces romances... Logiquement, je ne serai pas surpris de voir Boilet s'intéresser à de nouveaux supports média afin de mettre en scène sa future conquête (photos, court métrage, roman...). Je vous recommande donc d'acquérir seulement l'un de ses 3 albums selon vos "aspirations graphiques". Pour ma part je choisirai Mariko Parade, qui me semble le plus abouti (et qui a l'avantage de mêler 2 styles de dessin).
Bloodi
J'hésite entre 1/5 et 2/5 pour noter cette série. Car je n'aime vraiment pas l'underground, et là on est en plein dedans. Déjà, je n'aime pas le dessin. Mais ensuite le scénario est gore, trash et surtout anti-social. Un héros dont le but dans la vie est de trouver la plus grosse dose de dope, et le maximum de seringues pour se les planter aussi sec dans le corps, ou alors qui passe son temps à sauter une ratte... Bof... D'autant que la violence, ici représentée presque à la manière du Itchy & Scratchy show des Simpsons, c-a-d violence exagérée, facile et donc heureusement pas vraiment choquante, est vraiment gratuite et volontairement gore. C'est de la BD volontairement choquante, dans le plus pur style underground des années 80, et moi je n'aime pas ça du tout. Mais d'un autre côté, à la relecture de la série, j'ai réalisé que je n'avais pas, en cours de lecture, d'envie pressante de refermer les albums sur un mouvement de colère. Les histoires réussissent à se laisser lire, même si l'on s'en vient rapidement à détester le personnage principal. En outre, certaines planches font preuve d'une certaine originalité, non seulement dans le scénario jusqu'au-boutiste mais aussi dans la narration. Je pense par exemple à une planche où, pour suivre la narration, il ne faut pas suivre l'ordre des cases mais plutôt les mouvements de Bloodi qui traverse les cases dans un ordre chaotique (dans l'histoire, il arpente dans tous les sens une rue pleine de monde à la recherche de sa dose de dope et la planche représente la rue toute entière). Bref, tout n'est pas à jeter dans cette série, mais ce n'est pas pour autant que je vous la conseille.
Shaman
Il y a dans "Shaman" beaucoup des choses que j'aime trouver dans une nouvelle série : - un background original et détaillé, avec cette ville monde sur une planète dévastée, on sent que les auteurs ont eu une véritable réflexion sur l'univers qu'ils ont créé, lui donnant une grande cohérence et se dotant d'une trame de fond solide et riche en possibilités - un scénario complexe qui "voit" plus loin que le tome en cours et qui me paraît présager de nombreuses révélations et rebondissements - un dessin précis qui, certes, contient encore de nombreuses erreurs (de jeunesse?) et imprécisions, mais incroyablement fouillé et servi par une colorisation soignée. Cette série est pour moi une très bonne surprise et je vais la suivre avec attention. Elle se démarque clairement du gros de la production heroïc fantasy du moment, qui me consterne souvent par son manque d'originalité et d'ambition. Bravo à Nucléa², on aimerait voir ça plus souvent.
Où le regard ne porte pas...
Je vais peut-être un peu trancher avec l'enthousiasme ambiant qui règne autour de cette série, mais bon... C'est vrai que l'atmosphère rendue (nostalgique, ensoleillée) est sympathique et assez prenante, et c'est vrai aussi que les personnages sont assez attachants. Les auteurs lorgnent clairement du côté de Pagnol, mais, à mon avis, la comparaison ne tient pas la route très longtemps. L'histoire repose quand même sur des gros clichés, et on sait dès les premières pages ce qui va se passer à la fin du premier volume. J'ai trouvé l'intrigue vraiment légère et peu originale (à l'exception des éléments fantastiques qui transparaissent ça et là), reposant sur plusieurs thèmes ultra-classiques : la peur de l'étranger, les liens créés lors de l'enfance (pas difficile de deviner qu'on va les retrouver adultes lors du 2d tome), l'intolérance, etc. A côté de ça, les protagonistes sont vraiment caricaturaux et relèvent plus de l'archétype que du personnage vraiment fouillé. Le dessin est un peu trop grossier à mon goût, déformant parfois individus et paysages de façon un peu extrême. Le rythme, mais c'est peut-être en partie voulu, est lent, et le récit s'étale sur une longueur qui, selon moi, n'est pas justifiée par un scénario un peu trop léger. Je guetterai quand même le second volet pour voir si l'histoire parvient à décoller et acquiert une véritable originalité.
Le Photographe
J'ai été attiré, comme beaucoup, par le concept très novateur de la BD, mêlant avec talent dessin et photographie. Par ailleurs, la simplicité et le réalisme brut du trait de Guibert m'impressionnent toujours autant (cf. "La guerre d'Alan", sur un registre doc/bio assez proche), et s'imbriquent parfaitement avec les différentes photos, dont certaines sont de véritables chef d'oeuvre. Le sujet traité est également passionnant (MSF durant la guerre d'Afghanistan), même si le rythme est pour l'instant un peu lent à mon goût. Mon seul reproche, c'est que les auteurs se positionnent en témoin direct des évènements et de la vie quotidienne mais ne prennent aucun recul par rapport à la situation décrite. J'aurais souvent apprécié avoir une analyse un peu plus globale ou des rappels politico/historiques sur le contexte. "Le Photographe" permet donc de ressentir les choses, traduit fidèlement (je pense) l'ambiance et l'atmosphère des évènements, mais ne permet pas pour autant de mieux les comprendre ni d'en apprendre beaucoup sur le conflit et ses protagonistes. Ce premier tome demeure néanmoins une incontestable réussite.
De Cape et de Crocs
Fabuleuse série! Les dessins sont très beaux et les couleurs, qui donnent tout leur charme aux dessins, sont magnifiques. Le style de Masbou est original et bien sympathique! Le scénario est attrayant. On suit avec plaisir les personnages dans leurs aventures. Ces personnages sont d'ailleurs superbes. On s'y attache. Ce serait presque des amis. De nombreuses références littéraires - en particulier au théâtre du XVIIème siècle - viennent agrémenter l'histoire, et cela de manière très fine et plaisante. Mais la plus grande force de cette BD, ce sont les dialogues! C'est inimaginable comme ils sont pleins de justesse, de force et d'humour! A LIRE ABSOLUMENT!
L'Ennemi
Moyen. Très moyen. Le scénario est banal. On ne s'ennuie pas, mais on n'accroche pas non plus. Certains personnages sont à peine présentés; genre celui-là ne fera pas long feu de toutes façons, alors ça vaut pas la peine. Du coup, on ne s'attache pas et leur mort nous est indifférente. On ne s'attache pas non plus au personnage principal, du reste. Le dessin est très "abrupte" mais ça peut aller. Par contre, certaines postures et expressions ne sont selon moi pas en accord avec les événements. Et puis je vois pas non plus pourquoi la fille est toujours à moitié nue. Peut-être que les mecs trouveront que ça ajoute un peu de piment, mais bon. Bref, je dirais que c'est une BD plutôt quelconque.