Que c'est triste comme histoire. :(( En fait ça parle d'un coureur automobile "has been" si je puis dire. Il ne gagne plus aucune course et ne fait pas le poids face aux petits jeunes. Alors il se noie dans l'alcool avec ses potes au bar du coin et déprime parce qu'en plus sa femme est une loque. Bref le mec qu'a pas de chance, et moi aussi je picolerais à sa place.
Côté dessins, je n'aime pas vraiment cette représentation tout en pointe : les personnages n'ont ni tête, ni mains... En tout cas ça doit prendre moins de temps à dessiner, et c'est un style.
Je trouve quand même qu'il y a mieux à lire dans cette collection.
Acheté et lu la réédition du journal de mon père en un tome unique. Casterman respecte ainsi le format de l'oeuvre d'origine qu'ils avaient d'abord publié en 3 tomes pour d'obscures raisons. Bon le sens de lecture est toujours à l'occidentale mais je n'ai pas été trop gêné par l'inversion des bulles. C'est vrai qu'il faut lire les cases des fois de gauche à droite et des fois de droite à gauche.
Concernant l'histoire en elle-même, elle est sensible et on voit un peu la différence de culture par rapport à chez nous, le grand respect qui existe pour les membres de sa famille à commencer par le vouvoiement. Le récit est une suite de flashbacks, le fils, revenu voir son père qu'il n'avait pas visité depuis des années sous des prétextes futiles, se souvient des bons moments et d'autres moins bons passés avec son père, et plus généralement sa mère et sa soeur.
Ca retrace aussi les douleurs et l'évolution du père et de son fils, ceux-ci n'étant pas si proches dans leur relation finalement. Enfin le tout est très réussi.
Quand en plus le dessin de Taniguchi, très fin et tout simplement superbe vient par dessus, on ne peut qu'apprécier.
Le voilà.
Je l’attendais depuis longtemps et c’est lui : le manga qui s’impose à moi comme l’une des plus belles bandes dessinées que j’aie pu lire. Ce n’est pas le premier manga que je lis mais presque, mais c’est le premier à me faire un tel effet. Il entre par la grande porte au sein des œuvres cultes, des bouquins qui ont su me marquer de façon indélébile.
Le postulat de départ est très excitant … ne vous êtes vous jamais posé la question de ce que vous feriez si vous pouviez revenir en arrière ? Ce que vous changeriez dans votre vie si vous aviez l’occasion de revivre des périodes-clés, ces moments où certains choix déterminent l’itinéraire d’une vie et où s’estompent comme des rêves les réalités qui auraient pu être, les chemins différents qui resteront à jamais de l’ordre du conditionnel passé ?
Taniguchi nous prouve ici à quel point la réponse classique « moi je ne changerais rien » n’est pas si évidente que ça.
Voilà très exactement le genre de sujet qui me fascine. Parce que tout en lisant l’histoire de Hiroshi, son retour à l’adolescence alors qu’il a gardé tous ses souvenirs d’homme mûr, on se pose des questions sur soi-même. Sur sa vie, sur ce qu’on regrette d’avoir fait. Sur ce qu’on regrette de n’avoir pas fait.
Taniguchi nous entraîne avec lui dans l’histoire intimiste d’un homme ordinaire. Ça peut paraître un brin rébarbatif dit comme ça… et pourtant c’est tout le contraire.
Le récit est passionnant, parsemé de ces détails qui font d’une histoire une bonne histoire. Et, bien que situé dans le Japon des années 60 la majorité du temps, le récit a quelque chose d’universel, ce quelque chose qui fait qu’il touche tout le monde.
L’auteur prend le temps de poser son décor, ses personnages, il évite de se précipiter dans le déroulement de son intrigue et c’est tant mieux. Car au fil des pages on évolue en même temps que Hiroshi.
D’abord l’étonnement, le refus d’y croire.
Ensuite vient l’expérimentation, on est heureux de voir le personnage profiter de son expérience d’adulte pour améliorer sa vie d’adolescent. On se prend à espérer le voir réaliser telle ou telle chose, on se dit « moi à sa place je ferais ça ! », on vit l’expérience pleinement.
Et enfin on se pose les questions de fond avec lui. A-t-il le droit d’influencer son passé, de prendre des chemins qu’il n’avait pas pris la première fois qu’il avait 14 ans ? Le peut-il seulement ?
Le suspense monte tandis que Hiroshi cherche à résoudre le mystère de son père…
Bref, ce manga est captivant du début à la fin.
Côté dessin, Taniguchi sait faire jouer ses deux principales qualités : la simplicité et le réalisme de son trait tiennent un grand rôle dans le fait qu’on se plonge sans la moindre retenue dans son histoire.
« Quartier lointain » est un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années, et je le range sans hésiter parmi les chefs d’œuvre du 9ème art.
Bon, j'aime assez le dessin de Mazel même s'il est ici très classique dans le genre de BD aventure/humour/jeunesse parues dans Spirou.
Mais par contre, je n'aime pas cette série au niveau des scénarios et des personnages. Je ferais à Boulouloum/Kaloum le même reproche que je fais à Titi dans Titi et Gros Minet : cette petite andouille est toujours défenseur du bien et de la gentillesse, il gagne sans arrêt et ça m'agace ! Je ne sais pas pourquoi mais ce mini-tarzan me donne des envies de le baffer que je le lise maintenant autant que lorsque j'étais jeune. Encore Guiliguili/Kong est assez sympa comme perso (le gros costaud gentil et serviable), mais alors l'autre miniature... grumpf...
Enfin, passons. Au niveau scénario, c'est du tout gentil, tout gamin au départ. Il y a les méchants braconniers/chasseurs d'ivoire et autres, et heureusement il y a le petit défenseur de la nature et son gros garde du corps et hop, ils ont gagné et tout est bien qui finit bien. Ca devient un peu moins simplet au bout de quelques tomes, mais les scénarios ne m'ont franchement jamais captivé.
Avec le temps, je trouve que cette série ressemble pas mal à la série Le Marsupilami, sauf que je trouve la seconde plus amusante... quoique...
Bendis est certainement l’un des types les plus prolifiques en ce moment outre-atlantique.
Il a prouvé récemment ses talents d’artiste complet en signant des albums comme "Goldfish" ou "Torso", il a sa série « Powers » en creator-owner éditée chez Image, et il fournit à Marvel plusieurs scénarios par mois : Ultimate X-Men, Ultimate Spider-Man, Ultimate FF, Ultimate Six, Daredevil et Alias pour la ligne MAX, réservée à un lectorat averti. De toute la ligne MAX, "Alias" est d’ailleurs la seule série qui vaille franchement le coup.
D’abord oubliez complètement la série télévisée du même nom, ça n’a aucun rapport. Bendis développe ici les enquêtes d’une ancienne super-héroïne reconvertie en détective privée. Jessica Jones a fait partie des Vengeurs, et a gardé quelques relations privilégiées dans le monde des héros en collants. C’est d’ailleurs dans les coulisses de cet univers qu’elle évolue, ses enquêtes l’amenant à dévoiler la face cachée des super-héros de la Marvel. On a une autre approche de ces mythes, un peu à la manière des thèmes abordés dans "Powers", à ceci près que ces super-héros sont des personnages parfois vieux de plusieurs dizaines d’années, entrés dans l’imaginaire collectif.
Vus par l’œil de Bendis, ils prennent une autre dimension grâce à Jessica Jones. L’univers Marvel est soudain moins coloré, moins lumineux que d’habitude. Les paillettes laissent la place à quelque chose de plus terre-à-terre, et le dessin témoigne du parti pris de la narration qu’adopte Bendis.
Faut-il le redire, Bendis est un spécialiste des polars, il sait et aime mettre en scène des flics, des détectives, des petits malfrats et des gens ordinaires. Et c’est par leur intermédiaire qu’il aborde le thème des super-héros, ce qui à défaut d’être incroyablement innovant, change malgré tout du comics mainstream habituel. La recette n’est pas nouvelle, mais elle fonctionne, parce que Bendis sait raconter une histoire, sait captiver le lecteur.
Sa science de l’intrigue, la façon qu’il a de ciseler ses dialogues, le rythme qu’il donne à son récit et l’humanité pleine de réalisme de ses personnages sont indéniables dans "Alias". Et ça marche plutôt bien, on se prend à la lecture et on ne lâche la BD qu’une fois l’histoire terminée.
"Alias" est une des plus belles réussites de Bendis selon moi. Le dessin de Michael Gaydos et les participations graphiques (les couvertures entre autres) de David Mack (qui a été associé à Bendis sur "Daredevil" aussi) ajoutent à la qualité de la série, qui est certainement l’une des plus intéressantes séries de la Maison des Idées.
À lire si l’on recherche un bon compromis entre super-héros et polar.
Les semic books se multiplient, et deviennent vraiment des gages de qualité. Cette collection qui prend de plus en plus d’ampleur commence à sortir du comics purement mainstream en glissant tout doucement vers des labels plus adultes, dont Vertigo, qui regroupe des séries beaucoup plus ciblées adultes.
Ici il s’agit donc de Christopher Chance, espion-mercenaire free-lance, il prend l’identité que vous désirez pour faire ce que vous souhaitez. En véritable caméléon, il adopte non seulement l’apparence, mais aussi la personnalité de ceux qu’il copie. Ce qui forcément finit par influer sur sa vie à lui, sa personnalité propre.
Peter Milligan, en scénariste de talent qu’il est, entraîne le lecteur dans une quête de la vérité, une quête d’identité pour des personnages qui se perdent entre rôles et réalité. Personnage mûr pour la schizophrénie et l’oubli de soi, Chance est un héros hors du commun, riche et insaisissable.
L’histoire que développe Milligan ne laisse pas de répit aux protagonistes ni au lecteur qui ne peut pas se permettre de lecture distraite s’il veut suivre correctement tout ce qui se passe.
Le dessin épuré mais très évocateur du regretté Biukovic qui semblait promis à une belle carrière, ainsi qu’une mise en page efficace permettent de progresser aisément dans cette histoire aux multiples tenants et aboutissants.
Je ne vous parle même pas des couvertures sensationnelles du toujours excellent Tim Bradstrett (cover artist de "Preacher" et du "Punisher" de Ennis, entre autres), qui ne se regardent pas, mais qui se dégustent.
À lire d’une traite et au calme, vous ne serez pas déçus.
Bien...
Bonjour. :)
J'ai acheté cette BD pour son dessin, en effet celui-ci est très particulier et réellement différent des traits habituels... un beau style, quoi!
Puis lors de la lecture, j'ai été complètement subjugué par le choix des couleurs... Regardez les images dans la galerie... c'est parfaitement en adéquation avec le dessin et le thème !
Et enfin, je ne regrette pas cet achat, car même le scénario et l'histoire m'ont accroché (alors que je suis plutôt du genre "Hard Boiled", "Megalex" ou "Alef-Thau")... C'est un superbe mélange de poésie et d'aventure !
Cette série est directement entrée au top 5 de ma collection.
Vivement le tome 4 (si notre ami M.Pedrosa veut bien oublier temporairement la mousaka :)).
Si le scénario puise allègrement dans les fondements même du polar de littérature et de cinéma (ce qui ne lui donne pas un caractère exceptionnel), la grande force de "Blacksad" est sans conteste les fabuleux dessins de Guarnido.
Attention, ça ne veut pas dire que le scénario n’a pas d’intérêt, juste qu’il entre dans la moyenne de ce qui se fait de bien dans le genre, et qu’on entendrait moins parler de cette BD si elle n’était pas sublimée par son graphisme. Des histoires honnêtes donc, et un trait époustouflant de justesse, de finesse et d’efficacité.
C’est d’ailleurs ce qui m’empêche de mettre 5 étoiles à cette série. Louer ses qualités d’accord, parce qu’il y a largement de quoi, en faire le symbole de ce qui se fait de mieux, non, je trouve que ce serait exagérer.
Quoiqu’il en soit, le succès de cette BD suffit pour comprendre qu’elle possède un petit truc en plus qui en fait une très bonne série. Ça a été suffisamment dit et répété pour que je ne m’étale pas plus dessus, les enquêtes du chat noir dans son univers d’animaux antropomorphiques sont un régal à suivre pour les yeux, et on ne se lasse pas de relire ces somptueuses planches.
Inutile donc de perdre plus de temps à lire cet énième avis, achetez "Blacksad" et lisez-le !
Il s'agit d'un album passable. Au départ on se demande un peu ce qui se passe, puis on comprend qu'on prend l'histoire par la fin. Le récit est une suite de flash-backs sur ce qui s'est passé cette fameuse nuit du lièvre. Je trouve qu'on ressent assez bien l'époque et le contexte années 50. La fin est pas mal, finalement.
Les dessins sont lisibles, personnellement je ne les trouve pas moches. Bref une lecture qui peut être intéressante mais loin d'être indispensable.
Ce qui est frappant dans cette BD, c'est la justesse avec laquelle est rendue l'atmosphère d'une ville moyenne aux US. Pour quelqu'un qui a un peu voyagé dans cette région des Etats-Unis, les deux premiers tomes rappelleront énormément de souvenirs.
Le dessin est par ailleurs d'une très grande qualité, très précis et détaillé tout en gardant la fluidité nécessaire pour ne pas être rébarbatif.
L'intrigue, quant à elle, est une intrigue de thriller, pas très originale, parfois un peu confuse, mais le background mystérieux du héros maintient l'intérêt du lecteur, car de nombreuses pistes restent à explorer.
Une série sans prétention mais très agréable à lire. Espérons que la suite restera à ce niveau.
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Lone Racer
Que c'est triste comme histoire. :(( En fait ça parle d'un coureur automobile "has been" si je puis dire. Il ne gagne plus aucune course et ne fait pas le poids face aux petits jeunes. Alors il se noie dans l'alcool avec ses potes au bar du coin et déprime parce qu'en plus sa femme est une loque. Bref le mec qu'a pas de chance, et moi aussi je picolerais à sa place. Côté dessins, je n'aime pas vraiment cette représentation tout en pointe : les personnages n'ont ni tête, ni mains... En tout cas ça doit prendre moins de temps à dessiner, et c'est un style. Je trouve quand même qu'il y a mieux à lire dans cette collection.
Le Journal de mon père
Acheté et lu la réédition du journal de mon père en un tome unique. Casterman respecte ainsi le format de l'oeuvre d'origine qu'ils avaient d'abord publié en 3 tomes pour d'obscures raisons. Bon le sens de lecture est toujours à l'occidentale mais je n'ai pas été trop gêné par l'inversion des bulles. C'est vrai qu'il faut lire les cases des fois de gauche à droite et des fois de droite à gauche. Concernant l'histoire en elle-même, elle est sensible et on voit un peu la différence de culture par rapport à chez nous, le grand respect qui existe pour les membres de sa famille à commencer par le vouvoiement. Le récit est une suite de flashbacks, le fils, revenu voir son père qu'il n'avait pas visité depuis des années sous des prétextes futiles, se souvient des bons moments et d'autres moins bons passés avec son père, et plus généralement sa mère et sa soeur. Ca retrace aussi les douleurs et l'évolution du père et de son fils, ceux-ci n'étant pas si proches dans leur relation finalement. Enfin le tout est très réussi. Quand en plus le dessin de Taniguchi, très fin et tout simplement superbe vient par dessus, on ne peut qu'apprécier.
Quartier lointain
Le voilà. Je l’attendais depuis longtemps et c’est lui : le manga qui s’impose à moi comme l’une des plus belles bandes dessinées que j’aie pu lire. Ce n’est pas le premier manga que je lis mais presque, mais c’est le premier à me faire un tel effet. Il entre par la grande porte au sein des œuvres cultes, des bouquins qui ont su me marquer de façon indélébile. Le postulat de départ est très excitant … ne vous êtes vous jamais posé la question de ce que vous feriez si vous pouviez revenir en arrière ? Ce que vous changeriez dans votre vie si vous aviez l’occasion de revivre des périodes-clés, ces moments où certains choix déterminent l’itinéraire d’une vie et où s’estompent comme des rêves les réalités qui auraient pu être, les chemins différents qui resteront à jamais de l’ordre du conditionnel passé ? Taniguchi nous prouve ici à quel point la réponse classique « moi je ne changerais rien » n’est pas si évidente que ça. Voilà très exactement le genre de sujet qui me fascine. Parce que tout en lisant l’histoire de Hiroshi, son retour à l’adolescence alors qu’il a gardé tous ses souvenirs d’homme mûr, on se pose des questions sur soi-même. Sur sa vie, sur ce qu’on regrette d’avoir fait. Sur ce qu’on regrette de n’avoir pas fait. Taniguchi nous entraîne avec lui dans l’histoire intimiste d’un homme ordinaire. Ça peut paraître un brin rébarbatif dit comme ça… et pourtant c’est tout le contraire. Le récit est passionnant, parsemé de ces détails qui font d’une histoire une bonne histoire. Et, bien que situé dans le Japon des années 60 la majorité du temps, le récit a quelque chose d’universel, ce quelque chose qui fait qu’il touche tout le monde. L’auteur prend le temps de poser son décor, ses personnages, il évite de se précipiter dans le déroulement de son intrigue et c’est tant mieux. Car au fil des pages on évolue en même temps que Hiroshi. D’abord l’étonnement, le refus d’y croire. Ensuite vient l’expérimentation, on est heureux de voir le personnage profiter de son expérience d’adulte pour améliorer sa vie d’adolescent. On se prend à espérer le voir réaliser telle ou telle chose, on se dit « moi à sa place je ferais ça ! », on vit l’expérience pleinement. Et enfin on se pose les questions de fond avec lui. A-t-il le droit d’influencer son passé, de prendre des chemins qu’il n’avait pas pris la première fois qu’il avait 14 ans ? Le peut-il seulement ? Le suspense monte tandis que Hiroshi cherche à résoudre le mystère de son père… Bref, ce manga est captivant du début à la fin. Côté dessin, Taniguchi sait faire jouer ses deux principales qualités : la simplicité et le réalisme de son trait tiennent un grand rôle dans le fait qu’on se plonge sans la moindre retenue dans son histoire. « Quartier lointain » est un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années, et je le range sans hésiter parmi les chefs d’œuvre du 9ème art.
Boulouloum et Guiliguili (Les Jungles Perdues)
Bon, j'aime assez le dessin de Mazel même s'il est ici très classique dans le genre de BD aventure/humour/jeunesse parues dans Spirou. Mais par contre, je n'aime pas cette série au niveau des scénarios et des personnages. Je ferais à Boulouloum/Kaloum le même reproche que je fais à Titi dans Titi et Gros Minet : cette petite andouille est toujours défenseur du bien et de la gentillesse, il gagne sans arrêt et ça m'agace ! Je ne sais pas pourquoi mais ce mini-tarzan me donne des envies de le baffer que je le lise maintenant autant que lorsque j'étais jeune. Encore Guiliguili/Kong est assez sympa comme perso (le gros costaud gentil et serviable), mais alors l'autre miniature... grumpf... Enfin, passons. Au niveau scénario, c'est du tout gentil, tout gamin au départ. Il y a les méchants braconniers/chasseurs d'ivoire et autres, et heureusement il y a le petit défenseur de la nature et son gros garde du corps et hop, ils ont gagné et tout est bien qui finit bien. Ca devient un peu moins simplet au bout de quelques tomes, mais les scénarios ne m'ont franchement jamais captivé. Avec le temps, je trouve que cette série ressemble pas mal à la série Le Marsupilami, sauf que je trouve la seconde plus amusante... quoique...
Jessica Jones : Alias (Alias)
Bendis est certainement l’un des types les plus prolifiques en ce moment outre-atlantique. Il a prouvé récemment ses talents d’artiste complet en signant des albums comme "Goldfish" ou "Torso", il a sa série « Powers » en creator-owner éditée chez Image, et il fournit à Marvel plusieurs scénarios par mois : Ultimate X-Men, Ultimate Spider-Man, Ultimate FF, Ultimate Six, Daredevil et Alias pour la ligne MAX, réservée à un lectorat averti. De toute la ligne MAX, "Alias" est d’ailleurs la seule série qui vaille franchement le coup. D’abord oubliez complètement la série télévisée du même nom, ça n’a aucun rapport. Bendis développe ici les enquêtes d’une ancienne super-héroïne reconvertie en détective privée. Jessica Jones a fait partie des Vengeurs, et a gardé quelques relations privilégiées dans le monde des héros en collants. C’est d’ailleurs dans les coulisses de cet univers qu’elle évolue, ses enquêtes l’amenant à dévoiler la face cachée des super-héros de la Marvel. On a une autre approche de ces mythes, un peu à la manière des thèmes abordés dans "Powers", à ceci près que ces super-héros sont des personnages parfois vieux de plusieurs dizaines d’années, entrés dans l’imaginaire collectif. Vus par l’œil de Bendis, ils prennent une autre dimension grâce à Jessica Jones. L’univers Marvel est soudain moins coloré, moins lumineux que d’habitude. Les paillettes laissent la place à quelque chose de plus terre-à-terre, et le dessin témoigne du parti pris de la narration qu’adopte Bendis. Faut-il le redire, Bendis est un spécialiste des polars, il sait et aime mettre en scène des flics, des détectives, des petits malfrats et des gens ordinaires. Et c’est par leur intermédiaire qu’il aborde le thème des super-héros, ce qui à défaut d’être incroyablement innovant, change malgré tout du comics mainstream habituel. La recette n’est pas nouvelle, mais elle fonctionne, parce que Bendis sait raconter une histoire, sait captiver le lecteur. Sa science de l’intrigue, la façon qu’il a de ciseler ses dialogues, le rythme qu’il donne à son récit et l’humanité pleine de réalisme de ses personnages sont indéniables dans "Alias". Et ça marche plutôt bien, on se prend à la lecture et on ne lâche la BD qu’une fois l’histoire terminée. "Alias" est une des plus belles réussites de Bendis selon moi. Le dessin de Michael Gaydos et les participations graphiques (les couvertures entre autres) de David Mack (qui a été associé à Bendis sur "Daredevil" aussi) ajoutent à la qualité de la série, qui est certainement l’une des plus intéressantes séries de la Maison des Idées. À lire si l’on recherche un bon compromis entre super-héros et polar.
Human Target
Les semic books se multiplient, et deviennent vraiment des gages de qualité. Cette collection qui prend de plus en plus d’ampleur commence à sortir du comics purement mainstream en glissant tout doucement vers des labels plus adultes, dont Vertigo, qui regroupe des séries beaucoup plus ciblées adultes. Ici il s’agit donc de Christopher Chance, espion-mercenaire free-lance, il prend l’identité que vous désirez pour faire ce que vous souhaitez. En véritable caméléon, il adopte non seulement l’apparence, mais aussi la personnalité de ceux qu’il copie. Ce qui forcément finit par influer sur sa vie à lui, sa personnalité propre. Peter Milligan, en scénariste de talent qu’il est, entraîne le lecteur dans une quête de la vérité, une quête d’identité pour des personnages qui se perdent entre rôles et réalité. Personnage mûr pour la schizophrénie et l’oubli de soi, Chance est un héros hors du commun, riche et insaisissable. L’histoire que développe Milligan ne laisse pas de répit aux protagonistes ni au lecteur qui ne peut pas se permettre de lecture distraite s’il veut suivre correctement tout ce qui se passe. Le dessin épuré mais très évocateur du regretté Biukovic qui semblait promis à une belle carrière, ainsi qu’une mise en page efficace permettent de progresser aisément dans cette histoire aux multiples tenants et aboutissants. Je ne vous parle même pas des couvertures sensationnelles du toujours excellent Tim Bradstrett (cover artist de "Preacher" et du "Punisher" de Ennis, entre autres), qui ne se regardent pas, mais qui se dégustent. À lire d’une traite et au calme, vous ne serez pas déçus.
Ring Circus
Bien... Bonjour. :) J'ai acheté cette BD pour son dessin, en effet celui-ci est très particulier et réellement différent des traits habituels... un beau style, quoi! Puis lors de la lecture, j'ai été complètement subjugué par le choix des couleurs... Regardez les images dans la galerie... c'est parfaitement en adéquation avec le dessin et le thème ! Et enfin, je ne regrette pas cet achat, car même le scénario et l'histoire m'ont accroché (alors que je suis plutôt du genre "Hard Boiled", "Megalex" ou "Alef-Thau")... C'est un superbe mélange de poésie et d'aventure ! Cette série est directement entrée au top 5 de ma collection. Vivement le tome 4 (si notre ami M.Pedrosa veut bien oublier temporairement la mousaka :)).
Blacksad
Si le scénario puise allègrement dans les fondements même du polar de littérature et de cinéma (ce qui ne lui donne pas un caractère exceptionnel), la grande force de "Blacksad" est sans conteste les fabuleux dessins de Guarnido. Attention, ça ne veut pas dire que le scénario n’a pas d’intérêt, juste qu’il entre dans la moyenne de ce qui se fait de bien dans le genre, et qu’on entendrait moins parler de cette BD si elle n’était pas sublimée par son graphisme. Des histoires honnêtes donc, et un trait époustouflant de justesse, de finesse et d’efficacité. C’est d’ailleurs ce qui m’empêche de mettre 5 étoiles à cette série. Louer ses qualités d’accord, parce qu’il y a largement de quoi, en faire le symbole de ce qui se fait de mieux, non, je trouve que ce serait exagérer. Quoiqu’il en soit, le succès de cette BD suffit pour comprendre qu’elle possède un petit truc en plus qui en fait une très bonne série. Ça a été suffisamment dit et répété pour que je ne m’étale pas plus dessus, les enquêtes du chat noir dans son univers d’animaux antropomorphiques sont un régal à suivre pour les yeux, et on ne se lasse pas de relire ces somptueuses planches. Inutile donc de perdre plus de temps à lire cet énième avis, achetez "Blacksad" et lisez-le !
La Nuit du Lièvre
Il s'agit d'un album passable. Au départ on se demande un peu ce qui se passe, puis on comprend qu'on prend l'histoire par la fin. Le récit est une suite de flash-backs sur ce qui s'est passé cette fameuse nuit du lièvre. Je trouve qu'on ressent assez bien l'époque et le contexte années 50. La fin est pas mal, finalement. Les dessins sont lisibles, personnellement je ne les trouve pas moches. Bref une lecture qui peut être intéressante mais loin d'être indispensable.
James Healer
Ce qui est frappant dans cette BD, c'est la justesse avec laquelle est rendue l'atmosphère d'une ville moyenne aux US. Pour quelqu'un qui a un peu voyagé dans cette région des Etats-Unis, les deux premiers tomes rappelleront énormément de souvenirs. Le dessin est par ailleurs d'une très grande qualité, très précis et détaillé tout en gardant la fluidité nécessaire pour ne pas être rébarbatif. L'intrigue, quant à elle, est une intrigue de thriller, pas très originale, parfois un peu confuse, mais le background mystérieux du héros maintient l'intérêt du lecteur, car de nombreuses pistes restent à explorer. Une série sans prétention mais très agréable à lire. Espérons que la suite restera à ce niveau.