Je ne trouve pas les dessins si affreux que ça. Je trouve même qu'ils ne s'accordent pas si mal avec l'univers de Tolkien (ils me font d'ailleurs penser au long métrage animé du Seigneur des Anneaux, qui date de 78, et que d'aucuns trouveront tout aussi affreux).
Par contre, le mode de narration est peu accrocheur : on reprend mot pour mot le texte du géant Tolkien et il n'y a guère de mouvement. Autant lire le livre, mes bons amis, et il en va de même avec les films du Seigneur des Anneaux, feriez mieux de lire les bouquins qui n'ont rien à voir en profondeur et... bon je m'égare. Heu... ah oui, cette bd ne vaut pas tripette.
(Par contre, cette adaptation n'a pas été faite à but commercial, puisqu'il s'agit d'une réédition d'une vieille bd, d'il y a une dizaine d'années je pense...)
Très très agréable... Mon premier Tezuka, et j'ai enfin pu trouver les 3 adolf que je vais dévorer.
Cette oeuvre, à l'origine du cultissime Monster d'Urusawa, nous présente un médecin qui travaille dans l'illégalité. Il s'agit d'une succession de petites histoires. La naïveté de celles-ci, et l'absence de chute nécessairement fortes nous poussent paradoxalement à réfléchir sur des problèmes simples et universels, en pronant la tolérance, le respect d'autrui.
La maxime de Tezuka "aimez chaque chose, chaque être vivant" prend toute sa valeur dans ce manga qui se laisse agréablement suivre.
Je viens de lire les 3 tomes et j'avais les larmes aux yeux à la fin....
C'est une histoire sublime, vraiment j'ai été touché par l'histoire de cet enfant...
Que dire des dessins ? J'adore le trait d'Andreae et ne parlons même pas des couleurs qui sont magnifiques :langue: C'est beau, lumineux... Les planches toutes en peinture sont somptueuses, un vrai coup de foudre pour le dessin d'Andreae :ok: :ok: :ok:
Je ne sais pas quoi dire sur l'histoire tant elle forme un rêve.
C'est une des premières fois où j'ai du mal à exprimer ce que j'ai ressenti à la lecture d'une série. Je peux juste dire que j'ai adoré et qu'elle est une de mes séries préférées. Un joyau à découvrir !!!!
Voilà je la conseille à tout le monde ;)
Je suis sûrement loin d'avoir lu tous les strips et tous les albums de Peanuts, mais de ce que j'en ai lu, je ne comprends pas d'où vient son titre de référence de la BD d'humour et du strip. Je ne comprends pas du tout l'engouement qu'ont certains pour ces personnages de Snoopy et autres Charlie Brown.
C'est au niveau de l'humour que ça ne passe pas pour moi (on ne parlera pas du dessin qui est du dessin de strip plutôt moyen). Je ne sais pas : ça ne me fait pas rire. Les chutes des gags, souvent faites sous forme de phrases dites comme en connivence avec le lecteur, me laissent froid. Même les personnages me semblent sans grand interêt. Je ne ressens aucune affection pour eux, aucun interêt (à part peut-être pour le petit piaf qui me fait parfois sourire).
Quant aux discussions philosophiques de Charlie et ses amis, je les trouve basiques et inintéressantes.
Bref, je n'ai pas été séduit par cette série de strips pourtant si connue.
Une des œuvres les plus célèbres de Frank Miller, il y a beaucoup de choses à en dire. A commencer probablement par sa célébrité parmi les fans du genre, qu'elle a en son temps (1986) révolutionné. Le Batman montré ici est vieux, il a pris sa retraite depuis dix ans déjà. Cependant ses démons hantent Bruce Wayne, et nuit après nuit, ne lui laissent guère de répit que dans un sommeil agité et dans l'alcool.
Le célèbre millionnaire est présenté ici comme un psychotique, un malade dont la névrose prend l'aspect de Batman, mais qui ne se limite pas à lui. Au contraire, elle prend l'allure d'un phénomène de société, avec ses effets sur les gens, suscitant diverses réactions, entre approbation et rejet. C'est également elle qui suscite des ennemis, tels que Harvey Dent ("Double Face") ou le Joker. Ce qui n'est au départ qu'une initiative individuelle, le combat d'un homme contre des criminels, est devenu un problème de société.
La chose est présentée de façon assez intéressante quoique plutôt brutale. Ici, le super héros pose problème, il n'est pas juste cette image enfantine qu'on adore, ce héros noble qui sauve et veille, mais un élément de la société, dans laquelle se pose le problème de son insertion, de son image, de sa perception. Ainsi, Batman protège les gentils et combat les méchants. Certes. Mais il se substitue de ce fait à la justice, recourt à une violence illégale, et son action est assimilable à celle d'une milice. Il se place au-delà de la loi, au-delà des hommes, et cela fait peur. C'est autour de ce thème que tourne The Dark Knight Returns, traité également (mais plus en douceur) dans Watchmen, ainsi que dans ce qui me semble être son successeur direct, Kingdom Come.
Cette dernière référence n'est pas innocente, car son histoire poursuit (des années après) celle racontée ici, qui reprend elle-même de nombreuses références à des histoires passées. Le tout tisse tout simplement une véritable mythologie autour du personnage, avec sa personnalité, les grands événement marquant sa vie, mais aussi ses choix. Je dois avouer n'avoir pas l'habitude de cette façon de faire (qui me semble d'autant plus atypique que Batman a été utilisé par de nombreux scénaristes), qui est pourtant loin d'être désagréable. Même si cela me semble un peu puéril par certains côtés (autant que d'épiloguer sans fin sur la vie supposée de Néron, Phèdre ou Ulysse…), le résultat présente une force certaine, ici largement amplifiée par la violence de l'œuvre.
Car Batman n'est pas tendre, et la violence est ici présente sous les formes physique, sociale et politique. Comme cela est montré, il punit brutalement. Son existence même suscite de fortes haines (celle du gang des mutants par exemple), et il ainsi accusé par le bouffon psychiatre de l'album, de créer toute cette criminalité, d'en être l'instigateur, l'origine. Cette thèse est appuyée par la réapparition (la rechute) de Harvey Dent et du Joker suite à la reprise d'activités de Batman.
On peut d'ailleurs remarquer que l'ouvrage en général est traité sur le mode "téstostérone only"… Après un tome de Sin City, 300 et Bad Boy, je vais finir par croire que c'est là une marque de fabrique de Frank Miller. La réflexion en tant que telle n'y a en effet qu'assez peu de place, au contraire de l'action. Les quatre comics originaux -- formant donc ici quatre chapitres -- voient en effet chacun un affrontement (assez titanesque, disons-le), le point culminant étant incontestablement Batman contre Superman. Eh oui, carrément. La vieille lutte entre l'intelligence rusée et la force un peu stupide… Ulysse contre le cyclope, puisqu'on parlait de mythologie précédemment.
Ces quatre chapitres paraissent un peu décousus entre eux, mais ils ont évidemment comme point commun l'évolution de Batman et sa perception auprès de la société et de ses instances. Miller a beaucoup fait appel à la télévision dans ses pages pour montrer cela, et représente les politiques sous la forme de bouffons, qu'il s'agisse du maire, un petit bonhomme obèse et sans opinion sauf lorsqu'un conseiller en communication se tient derrière lui, ou du président, un Ronald Reagan tout vieux à la limite du gâtisme le plus complet, parlant aux Américains comme à des enfants de trois ans. Même lorsqu'il met en scène un Batman en difficulté, malmené, rejeté, haï, on sent bien qu'il a choisi son camp et qu'il prend parti. En un sens c'est dommage, car développer plus intelligemment l'opposition à Batman aurait pu donner un résultat un poil plus intellectuel et approfondi. Ceci dit, l'ensemble est -- comme souvent avec Miller -- d'une grande efficacité, même si je me demande toujours ce que Carrie Kelley (le nouveau Robin) vient faire dans cette Batgalère.
Le dessin, brièvement, n'est pas le plus beau qui soit, et on a même parfois quelques petits problèmes à comprendre le déroulement de l'action. Cependant il est lui aussi d'une grande efficacité et d'une grande force, malgré la sobriété apparente de nombreuses pages, et certaines cases donneraient presque des frissons tellement elles sont bien composées. Le script en fin d'album donne également l'occasion de voir le chemin entre scénario et réalisation, et permet de se rendre compte que celle-ci a été faite très intelligemment, avec un important travail d'adaptation.
Loin de ressembler à Watchmen, nettement plus premier degré bien que remettant complètement en cause le modèle classique du super héros, The Dark Knight Returns est une œuvre sombre, violente, tourmentée, débordant d'action, qui suscite des réactions fortes, et pousse à se poser quelques questions. Lecture conseillée à sa suite : Kingdom Come.
C'est par la beauté de l'album, la matière souple dans laquelle il a été édité en français, le papier, le dessin de couverture, la solidité et la beauté de l'objet-livre lui-même, que j'ai été séduit et que j'ai eu envie d'acheter Kaze No Sho. Il faut aussi avouer que ayant vu peu de temps avant "le Dernier Samourai" (le film) qui m'avait plu, j'ai eu envie de lire une aventure de samouraïs écrite par un auteur japonais de talent.
Le dessin de Taniguchi ne démérite pas de la beauté globale de cet album. Il est très réussi (même si j'ai un peu de mal avec les bouches de ses personnages que je trouve similaires entre chacune de ses BDs) et je suis content d'avoir acheté un album qui dans son ensemble est aussi beau.
Par contre, j'ai eu franchement plus de mal avec le scénario, les textes et la narration.
Bon, le scénario n'est pas le plus à critiquer : il est sérieux, complet, et même si je ne l'ai pas trouvé particulièrement prenant, je l'ai trouvé intéressant.
Les textes, maintenant, sont remplis à ras-bord de noms japonais, de références historiques, géographiques, de noms propres, de surnoms historiques, etc... Ne connaissant quasiment pas l'époque décrite et les noms utilisés, j'ai eu un mal fou à ne pas tout mélanger et à comprendre ce qu'il se racontait. Alors oui, sur le plan historique et réaliste, cette BD doit être très instructive, mais en première lecture, je la trouve franchement ardue si on veut vraiment comprendre tous les tenants et aboutissants.
Et puis côté narration, j'ai eu aussi beaucoup de mal avec toutes les scènes d'action et de combats (qui sont nombreux). Bon, ça doit venir en grande partie du fait que la lecture de droite à gauche, j'ai encore beaucoup de mal à m'y faire et je saute de la première case à la dernière case de chaque planche avant de quasiment la relire en sens inverse pour comprendre ce qu'il s'y passe. Mais en plus, même dans le bon sens de lecture, j'ai un peu de mal à déchiffrer l'ordre des mouvements de sabre et des combattants et les explications de comment ils se retrouvent dans telle ou telle position.
En résumé, c'est une belle BD, très instructive et intéressante, mais j'ai trouvé sa lecture ardue et le plaisir que j'en ai dégagé était assez moindre en définitive.
Demi-déception, donc.
Ouhlala, ça date cette série. Je n'en connais que les albums parus en 16x22 chez Dargaud, scénarisés par Goscinny et dessinés par Attanasio. Il s'agit là de franco-belge très classique, tant dans le dessin que dans l'histoire. Le tout est très bon enfant, et les aventures s'empilent au rythme d'une par album. Les personnages sont plutôt burlesques, tant le mince et nerveux Spaghetti, son cousin, le rond et bonhomme Prosciutto, que les personnages secondaires. Ils ont tous quelque chose de ridiculement gentil, même les divers méchants. C'est fait pour rire ou sourire, se détendre, et en aucun cas sérieux.
Le dessin d'Attanasio est complètement dans l'esprit des histoires, et on peut constater une nette évolution entre des albums comme "L'émeraude rouge" et "Spaghetti à Paris" par exemple, où il semble avoir trouvé son "rythme de croisière".
Les ayant lus et relus quand j'étais jeune, ma note reflète un peu ces souvenirs. La parution de tels albums aujourd'hui serait inenvisageable tant ils sont datés. Mais bon, il s'agit tout de même là dans son genre d'une série agréable.
Plus encore que dans ses autres albums, Miller se lâche. Hard Boiled est en effet basé sur le principe de la castagne poussée à son maximum. Une espèce de Stallone + Schwarzenegger + Bruce Willis + Steven Seagall en bande dessinée… Comme dans "Bad Boy", on reste largement sur sa faim quant au fin mot de l'histoire, dont on ne voit qu'une partie, les raisons et motivations restant finalement très obscures. Puisqu'on vous dit que c'est l'action qui prime !
Le dessin de Geoff Darrow est très détaillé. Très très détaillé. Une foule d'objets, de figurants, de bâtiments encombrent la plupart des pages. C'en est parfois trop, mais cela créée une ambiance assez unique, futuriste et décalée à sa manière, de nombreux détails se révélant originaux et importants pour ladite ambiance. Par contre dire qu'il est beau est peut-être un peu exagéré; en tout cas personnellement je ne l'aime pas plus que ça. Le dessinateur prend l'espace qu'il pense avoir besoin sans gêne aucune, et cela donne des doubles pages énormes représentant une seule scène, une seule action. Le résultat est à la fois spectaculaires et un peu vide, puisqu'au final le visuel donne l'impression d'avoir été parfois (souvent ?) privilégié au contenu.
Dans tous les cas, "Hard Boiled" est assez unique en son genre. Du grand n'importe quoi qui pète de partout, spectaculaire et tout. Alors oui, ce n'est certainement pas le scénario ou même l'idée de l'année, mais c'est tout de même bien efficace et plaisant (âmes sensibles s'abstenir, c'est pas pour les chochottes).
Le début est assez prenant, tout particulièrement lorsque l'histoire recommence, mettant en scène exactement les mêmes événements, avec un petit détail qui change (l'œil au beurre noir). On se dit qu'il va se passer quelque chose de surprenant, et on l'attend avec impatience. Le tout est encore relevé par le personnage principal, ce petit garçon mal élevé qui n'arrête pas de jurer, complètement renfrogné, et vraiment pas amène. En plus le dessin, tirant bien sur le cauchemardesque lorsqu'il le faut, souligne ce suspense de façon parfaite.
Seulement voilà… Faire du suspense comme ça c'est bien, si si, mais finir comme ça en ne donnant strictement aucun début de réponse et en donnant une impression de n'importe quoi, ça gâche un peu le plaisir, et ce qui s'annonçait comme une petite histoire bien sympathique se révèle être finalement plutôt mal utilisé. Dommage.
En résumé : "Hélène et les garçons". Ce "manga à l'italienne" en a l'originalité, l'intérêt et la clarté. L'intrigue -- si on peut appeler le déroulement comme ça -- est passionnante au point qu'on en a les yeux qui se ferment tout seuls, et est aussi limpide qu'un baril de pétrole. Les tenants et aboutissants sont d'une clarté exemplaire, le tout est aussi dynamique qu'un vieux chat domestique obèse qui fait sa sieste, et la lisibilité aussi bonne le jour que la nuit. Le dessin est parfois très beau (Véronica, aaah, Véronica !). Dommage que ça soit tellement localisé.
Bon point tout de même, la couverture aux superbes couleurs est assez fascinante.
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Bilbo le Hobbit
Je ne trouve pas les dessins si affreux que ça. Je trouve même qu'ils ne s'accordent pas si mal avec l'univers de Tolkien (ils me font d'ailleurs penser au long métrage animé du Seigneur des Anneaux, qui date de 78, et que d'aucuns trouveront tout aussi affreux). Par contre, le mode de narration est peu accrocheur : on reprend mot pour mot le texte du géant Tolkien et il n'y a guère de mouvement. Autant lire le livre, mes bons amis, et il en va de même avec les films du Seigneur des Anneaux, feriez mieux de lire les bouquins qui n'ont rien à voir en profondeur et... bon je m'égare. Heu... ah oui, cette bd ne vaut pas tripette. (Par contre, cette adaptation n'a pas été faite à but commercial, puisqu'il s'agit d'une réédition d'une vieille bd, d'il y a une dizaine d'années je pense...)
Black Jack
Très très agréable... Mon premier Tezuka, et j'ai enfin pu trouver les 3 adolf que je vais dévorer. Cette oeuvre, à l'origine du cultissime Monster d'Urusawa, nous présente un médecin qui travaille dans l'illégalité. Il s'agit d'une succession de petites histoires. La naïveté de celles-ci, et l'absence de chute nécessairement fortes nous poussent paradoxalement à réfléchir sur des problèmes simples et universels, en pronant la tolérance, le respect d'autrui. La maxime de Tezuka "aimez chaque chose, chaque être vivant" prend toute sa valeur dans ce manga qui se laisse agréablement suivre.
MangeCoeur
Je viens de lire les 3 tomes et j'avais les larmes aux yeux à la fin.... C'est une histoire sublime, vraiment j'ai été touché par l'histoire de cet enfant... Que dire des dessins ? J'adore le trait d'Andreae et ne parlons même pas des couleurs qui sont magnifiques :langue: C'est beau, lumineux... Les planches toutes en peinture sont somptueuses, un vrai coup de foudre pour le dessin d'Andreae :ok: :ok: :ok: Je ne sais pas quoi dire sur l'histoire tant elle forme un rêve. C'est une des premières fois où j'ai du mal à exprimer ce que j'ai ressenti à la lecture d'une série. Je peux juste dire que j'ai adoré et qu'elle est une de mes séries préférées. Un joyau à découvrir !!!! Voilà je la conseille à tout le monde ;)
Snoopy
Je suis sûrement loin d'avoir lu tous les strips et tous les albums de Peanuts, mais de ce que j'en ai lu, je ne comprends pas d'où vient son titre de référence de la BD d'humour et du strip. Je ne comprends pas du tout l'engouement qu'ont certains pour ces personnages de Snoopy et autres Charlie Brown. C'est au niveau de l'humour que ça ne passe pas pour moi (on ne parlera pas du dessin qui est du dessin de strip plutôt moyen). Je ne sais pas : ça ne me fait pas rire. Les chutes des gags, souvent faites sous forme de phrases dites comme en connivence avec le lecteur, me laissent froid. Même les personnages me semblent sans grand interêt. Je ne ressens aucune affection pour eux, aucun interêt (à part peut-être pour le petit piaf qui me fait parfois sourire). Quant aux discussions philosophiques de Charlie et ses amis, je les trouve basiques et inintéressantes. Bref, je n'ai pas été séduit par cette série de strips pourtant si connue.
Batman - The Dark Knight returns
Une des œuvres les plus célèbres de Frank Miller, il y a beaucoup de choses à en dire. A commencer probablement par sa célébrité parmi les fans du genre, qu'elle a en son temps (1986) révolutionné. Le Batman montré ici est vieux, il a pris sa retraite depuis dix ans déjà. Cependant ses démons hantent Bruce Wayne, et nuit après nuit, ne lui laissent guère de répit que dans un sommeil agité et dans l'alcool. Le célèbre millionnaire est présenté ici comme un psychotique, un malade dont la névrose prend l'aspect de Batman, mais qui ne se limite pas à lui. Au contraire, elle prend l'allure d'un phénomène de société, avec ses effets sur les gens, suscitant diverses réactions, entre approbation et rejet. C'est également elle qui suscite des ennemis, tels que Harvey Dent ("Double Face") ou le Joker. Ce qui n'est au départ qu'une initiative individuelle, le combat d'un homme contre des criminels, est devenu un problème de société. La chose est présentée de façon assez intéressante quoique plutôt brutale. Ici, le super héros pose problème, il n'est pas juste cette image enfantine qu'on adore, ce héros noble qui sauve et veille, mais un élément de la société, dans laquelle se pose le problème de son insertion, de son image, de sa perception. Ainsi, Batman protège les gentils et combat les méchants. Certes. Mais il se substitue de ce fait à la justice, recourt à une violence illégale, et son action est assimilable à celle d'une milice. Il se place au-delà de la loi, au-delà des hommes, et cela fait peur. C'est autour de ce thème que tourne The Dark Knight Returns, traité également (mais plus en douceur) dans Watchmen, ainsi que dans ce qui me semble être son successeur direct, Kingdom Come. Cette dernière référence n'est pas innocente, car son histoire poursuit (des années après) celle racontée ici, qui reprend elle-même de nombreuses références à des histoires passées. Le tout tisse tout simplement une véritable mythologie autour du personnage, avec sa personnalité, les grands événement marquant sa vie, mais aussi ses choix. Je dois avouer n'avoir pas l'habitude de cette façon de faire (qui me semble d'autant plus atypique que Batman a été utilisé par de nombreux scénaristes), qui est pourtant loin d'être désagréable. Même si cela me semble un peu puéril par certains côtés (autant que d'épiloguer sans fin sur la vie supposée de Néron, Phèdre ou Ulysse…), le résultat présente une force certaine, ici largement amplifiée par la violence de l'œuvre. Car Batman n'est pas tendre, et la violence est ici présente sous les formes physique, sociale et politique. Comme cela est montré, il punit brutalement. Son existence même suscite de fortes haines (celle du gang des mutants par exemple), et il ainsi accusé par le bouffon psychiatre de l'album, de créer toute cette criminalité, d'en être l'instigateur, l'origine. Cette thèse est appuyée par la réapparition (la rechute) de Harvey Dent et du Joker suite à la reprise d'activités de Batman. On peut d'ailleurs remarquer que l'ouvrage en général est traité sur le mode "téstostérone only"… Après un tome de Sin City, 300 et Bad Boy, je vais finir par croire que c'est là une marque de fabrique de Frank Miller. La réflexion en tant que telle n'y a en effet qu'assez peu de place, au contraire de l'action. Les quatre comics originaux -- formant donc ici quatre chapitres -- voient en effet chacun un affrontement (assez titanesque, disons-le), le point culminant étant incontestablement Batman contre Superman. Eh oui, carrément. La vieille lutte entre l'intelligence rusée et la force un peu stupide… Ulysse contre le cyclope, puisqu'on parlait de mythologie précédemment. Ces quatre chapitres paraissent un peu décousus entre eux, mais ils ont évidemment comme point commun l'évolution de Batman et sa perception auprès de la société et de ses instances. Miller a beaucoup fait appel à la télévision dans ses pages pour montrer cela, et représente les politiques sous la forme de bouffons, qu'il s'agisse du maire, un petit bonhomme obèse et sans opinion sauf lorsqu'un conseiller en communication se tient derrière lui, ou du président, un Ronald Reagan tout vieux à la limite du gâtisme le plus complet, parlant aux Américains comme à des enfants de trois ans. Même lorsqu'il met en scène un Batman en difficulté, malmené, rejeté, haï, on sent bien qu'il a choisi son camp et qu'il prend parti. En un sens c'est dommage, car développer plus intelligemment l'opposition à Batman aurait pu donner un résultat un poil plus intellectuel et approfondi. Ceci dit, l'ensemble est -- comme souvent avec Miller -- d'une grande efficacité, même si je me demande toujours ce que Carrie Kelley (le nouveau Robin) vient faire dans cette Batgalère. Le dessin, brièvement, n'est pas le plus beau qui soit, et on a même parfois quelques petits problèmes à comprendre le déroulement de l'action. Cependant il est lui aussi d'une grande efficacité et d'une grande force, malgré la sobriété apparente de nombreuses pages, et certaines cases donneraient presque des frissons tellement elles sont bien composées. Le script en fin d'album donne également l'occasion de voir le chemin entre scénario et réalisation, et permet de se rendre compte que celle-ci a été faite très intelligemment, avec un important travail d'adaptation. Loin de ressembler à Watchmen, nettement plus premier degré bien que remettant complètement en cause le modèle classique du super héros, The Dark Knight Returns est une œuvre sombre, violente, tourmentée, débordant d'action, qui suscite des réactions fortes, et pousse à se poser quelques questions. Lecture conseillée à sa suite : Kingdom Come.
Kaze No Sho - Le Livre du vent
C'est par la beauté de l'album, la matière souple dans laquelle il a été édité en français, le papier, le dessin de couverture, la solidité et la beauté de l'objet-livre lui-même, que j'ai été séduit et que j'ai eu envie d'acheter Kaze No Sho. Il faut aussi avouer que ayant vu peu de temps avant "le Dernier Samourai" (le film) qui m'avait plu, j'ai eu envie de lire une aventure de samouraïs écrite par un auteur japonais de talent. Le dessin de Taniguchi ne démérite pas de la beauté globale de cet album. Il est très réussi (même si j'ai un peu de mal avec les bouches de ses personnages que je trouve similaires entre chacune de ses BDs) et je suis content d'avoir acheté un album qui dans son ensemble est aussi beau. Par contre, j'ai eu franchement plus de mal avec le scénario, les textes et la narration. Bon, le scénario n'est pas le plus à critiquer : il est sérieux, complet, et même si je ne l'ai pas trouvé particulièrement prenant, je l'ai trouvé intéressant. Les textes, maintenant, sont remplis à ras-bord de noms japonais, de références historiques, géographiques, de noms propres, de surnoms historiques, etc... Ne connaissant quasiment pas l'époque décrite et les noms utilisés, j'ai eu un mal fou à ne pas tout mélanger et à comprendre ce qu'il se racontait. Alors oui, sur le plan historique et réaliste, cette BD doit être très instructive, mais en première lecture, je la trouve franchement ardue si on veut vraiment comprendre tous les tenants et aboutissants. Et puis côté narration, j'ai eu aussi beaucoup de mal avec toutes les scènes d'action et de combats (qui sont nombreux). Bon, ça doit venir en grande partie du fait que la lecture de droite à gauche, j'ai encore beaucoup de mal à m'y faire et je saute de la première case à la dernière case de chaque planche avant de quasiment la relire en sens inverse pour comprendre ce qu'il s'y passe. Mais en plus, même dans le bon sens de lecture, j'ai un peu de mal à déchiffrer l'ordre des mouvements de sabre et des combattants et les explications de comment ils se retrouvent dans telle ou telle position. En résumé, c'est une belle BD, très instructive et intéressante, mais j'ai trouvé sa lecture ardue et le plaisir que j'en ai dégagé était assez moindre en définitive. Demi-déception, donc.
Spaghetti
Ouhlala, ça date cette série. Je n'en connais que les albums parus en 16x22 chez Dargaud, scénarisés par Goscinny et dessinés par Attanasio. Il s'agit là de franco-belge très classique, tant dans le dessin que dans l'histoire. Le tout est très bon enfant, et les aventures s'empilent au rythme d'une par album. Les personnages sont plutôt burlesques, tant le mince et nerveux Spaghetti, son cousin, le rond et bonhomme Prosciutto, que les personnages secondaires. Ils ont tous quelque chose de ridiculement gentil, même les divers méchants. C'est fait pour rire ou sourire, se détendre, et en aucun cas sérieux. Le dessin d'Attanasio est complètement dans l'esprit des histoires, et on peut constater une nette évolution entre des albums comme "L'émeraude rouge" et "Spaghetti à Paris" par exemple, où il semble avoir trouvé son "rythme de croisière". Les ayant lus et relus quand j'étais jeune, ma note reflète un peu ces souvenirs. La parution de tels albums aujourd'hui serait inenvisageable tant ils sont datés. Mais bon, il s'agit tout de même là dans son genre d'une série agréable.
Hard Boiled
Plus encore que dans ses autres albums, Miller se lâche. Hard Boiled est en effet basé sur le principe de la castagne poussée à son maximum. Une espèce de Stallone + Schwarzenegger + Bruce Willis + Steven Seagall en bande dessinée… Comme dans "Bad Boy", on reste largement sur sa faim quant au fin mot de l'histoire, dont on ne voit qu'une partie, les raisons et motivations restant finalement très obscures. Puisqu'on vous dit que c'est l'action qui prime ! Le dessin de Geoff Darrow est très détaillé. Très très détaillé. Une foule d'objets, de figurants, de bâtiments encombrent la plupart des pages. C'en est parfois trop, mais cela créée une ambiance assez unique, futuriste et décalée à sa manière, de nombreux détails se révélant originaux et importants pour ladite ambiance. Par contre dire qu'il est beau est peut-être un peu exagéré; en tout cas personnellement je ne l'aime pas plus que ça. Le dessinateur prend l'espace qu'il pense avoir besoin sans gêne aucune, et cela donne des doubles pages énormes représentant une seule scène, une seule action. Le résultat est à la fois spectaculaires et un peu vide, puisqu'au final le visuel donne l'impression d'avoir été parfois (souvent ?) privilégié au contenu. Dans tous les cas, "Hard Boiled" est assez unique en son genre. Du grand n'importe quoi qui pète de partout, spectaculaire et tout. Alors oui, ce n'est certainement pas le scénario ou même l'idée de l'année, mais c'est tout de même bien efficace et plaisant (âmes sensibles s'abstenir, c'est pas pour les chochottes).
Bad Boy
Le début est assez prenant, tout particulièrement lorsque l'histoire recommence, mettant en scène exactement les mêmes événements, avec un petit détail qui change (l'œil au beurre noir). On se dit qu'il va se passer quelque chose de surprenant, et on l'attend avec impatience. Le tout est encore relevé par le personnage principal, ce petit garçon mal élevé qui n'arrête pas de jurer, complètement renfrogné, et vraiment pas amène. En plus le dessin, tirant bien sur le cauchemardesque lorsqu'il le faut, souligne ce suspense de façon parfaite. Seulement voilà… Faire du suspense comme ça c'est bien, si si, mais finir comme ça en ne donnant strictement aucun début de réponse et en donnant une impression de n'importe quoi, ça gâche un peu le plaisir, et ce qui s'annonçait comme une petite histoire bien sympathique se révèle être finalement plutôt mal utilisé. Dommage.
Coeurs à louer (Fou de toi)
En résumé : "Hélène et les garçons". Ce "manga à l'italienne" en a l'originalité, l'intérêt et la clarté. L'intrigue -- si on peut appeler le déroulement comme ça -- est passionnante au point qu'on en a les yeux qui se ferment tout seuls, et est aussi limpide qu'un baril de pétrole. Les tenants et aboutissants sont d'une clarté exemplaire, le tout est aussi dynamique qu'un vieux chat domestique obèse qui fait sa sieste, et la lisibilité aussi bonne le jour que la nuit. Le dessin est parfois très beau (Véronica, aaah, Véronica !). Dommage que ça soit tellement localisé. Bon point tout de même, la couverture aux superbes couleurs est assez fascinante.