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Couverture de la série Sentaï School
Sentaï School

Attention, parodie ! "Sentaï School" reprend l'archétype des mauvaises séries japonaises (plus les séries télévisées que les mangas, d'ailleurs, même si des trucs graphiques spécifiques sont repris et détournés), et les amplifie pour en faire un concentré de délire et de ridicule. Sur le principe c'est rigolo. La première page montre un Rémi absolument superbe de naïveté et confondant d'innocence, absolument superbe. Lady Oscar, le grand Stratéguerre, Ken, Spectroman, et même Black Jack ou Batman, sont utilisés. Les mécanismes des différents genres sont repris et mis à mal, avec par exemple des "cours de ténébritude" menés par Albator, une parodie d'Olive et Tom qui fait largement penser à "Shaolin Soccer", un concours de Rubik's Cube No Go, etc. :) L'idée est donc plutôt bonne, même si elle est loin de déborder d'originalité. Par contre, c'est ** très ** lourd. Lire une histoire, ça va. Tout l'album en une fois, c'est impossible. C'est vraiment trop chargé au niveau du dessin qui fourmille de détails, le découpage est parfois très peu clair, et... bin tout simplement c'est un peu répétitif. A consommer éventuellement, à doses homéopathiques.

23/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Les enfants
Les enfants

Je n'ai lu aucun autre Stassen encore (en particulier Déogratias), donc cet album est pour moi une découverte. Le dessin de Stassen est très particulier. Probablement un des meilleurs exemples que je connaisse d'une utilisation intelligente, efficace, et esthétique de l'informatique. Ses ciels et ses horizons, en particulier, sont sobres mais efficaces et beaux, un peu à la façon d'un Pellejero dans Aromm. Les personnages, eux, sont plutôt laids, ou légèrement difformes, avec des têtes allongées et un peu démesurées, un front très haut, de grandes bouches aplaties... Mais il faut remarquer le point de vue adopté, qui est original. Ici, ce sont les noirs qui constituent la normalité, et les blancs l'étranger. Les blancs en question sont donc représentés comme s'ils étaient vus par des gens qui auraient des critères d'appréciation différents des nôtres... ce qui donne entre autres une suédoise qui a l'air d'une métisse et qui parle en petit nègre :), un suédois qui est carrément grisâtre et qui baragouine un langage incompréhensible, un belge vraiment laid qui n'arrête pas de sourire, et dans l'ensemble des blancs qui ne comprennent pas grand-chose et paraissent même un peu simplets. Présents et impuissants, ou absents et tirant les ficelles de loin, le regard sur ces blancs est désabusé, cynique... et réaliste, sûrement. Et au milieu de cette situation étrange, où la guerre, les massacres sont une toile de fond qu'on ne voit pas mais qui menace, de l'autre côté des collines, ces quelques enfants sont perdus, désorientés, laissés à eux-mêmes malgré quelques bonnes intentions. Et c'est à travers eux, le mongol, le mythomane, le voleur, le violent qu'on découvre cette toile, cette tension latente, cette violence prête à se déchaîner comme elle le fait parfois dans l'album, à petite échelle, échelle d'enfants, pourrait-on dire. "Les enfants" est relativement complexe. Pas compliqué, non, mais finalement assez dense et fin : beaucoup de choses sont suggérées plutôt que montrées ou rabachées. Le résultat est un album qui ne prend pas aux tripes, peut-être un peu difficile d'accès si on s'attend à une bd de distraction, mais qui vaut je pense la peine d'être lu. Il faut tout de même réussir à passer outre les premières pages, où Mongol "dialogue" avec des insectes d'une façon lourde et assez pénible, mais à laquelle on se fait... Depuis toujours, autant que l'innocence, la méchanceté est naturelle à ces enfants.

23/03/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Rancho Bravo
Rancho Bravo

Le trait de Blutch, il y en a qui aiment, et moi je n'aime pas. Je n'arrive pas à apprécier ses dessins que je trouve, sans avoir moi-même aucune expérience technique, surchargé de traits, brouillon et sombre (il y en a qui vont hurler, mais je ne vais pas me forcer à aimer son style de dessin simplement parce que certains m'affirment qu'il est bon). Mais par contre, dans cette série-là, j'aime bien les scénarios. Ce n'est pas exactement le type d'humour qui me fait éclater de rire, mais je trouve quand même les petites histoires contées ici marrantes et assez plaisantes à lire. Voilà donc une BD que je lis assez agréablement mais que je n'achèterais pas parce que je persiste à ne pas aimer le dessin de Blutch.

23/03/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Histoire sans Héros
Histoire sans Héros

Je donne ici mon avis pour "Histoire sans Héros". La suite n'est qu'une récupération commerciale et je ne vois même pas pourquoi il est considéré comme un tome 2 de cette série. Je n'aime pas les histoires de Van Hamme, personnellement. Je trouve ses scénarios trop proches de films américains à suspense, action, etc... et comme je n'aime pas ces films, je trouve les scénarios de Van Hamme la plupart du temps commerciaux et sans saveur. Et j'aime bien Dany par contre, mais plus dans son style humoristique et gai, comme dans Olivier Rameau. Ici, dans un style réaliste, je trouve que certains visages de ses personnages font un peu étranges, un peu déformés. Mais malgré ces réticences, force est d'avouer que cet album est extrêmement efficace. Il y a bien quelques facilités scénaristiques (comme le chargement de toile de l'avion, qui aide bien, avouons-le), mais le tout est bien construit et vraiment prenant. Et comme malgré mes petits reproches, le dessin de Dany rend très bien, cela donne un album d'une qualité indéniable, agréable à lire et même à relire. Une bonne histoire d'aventure capable de captiver son lecteur et qui ne déçoit pas sur la fin, comme beaucoup d'histoires de ce genre.

23/03/2004 (modifier)
Par Cassidy
Note: 1/5
Couverture de la série Ping Pong
Ping Pong

Voilà une BD qui regroupe à peu près tout ce que je n’aime pas dans les mangas, tout ce qui fait que le genre « manga » en général me gonfle. En fait, ça transfère dans l’univers du ping-pong tout ce qu’on voit d’habitude dans les pires BDS japonaises : personnages stéréotypés, dialogues tantôt niais tantôt grandiloquents, scènes de duels confuses, répétées et interminables (sauf qu’ici elles se déroulent à coups de raquettes et pas de poings, de sabres ou de rayons de la mort), dessins noirs et blancs infects (je sais que la série a été nominée dans la catégorie « meilleur dessin » à Angoulême, mais le jury boit beaucoup)… Et tout ça, donc, dans le monde du PING-PONG. Je ne voudrais pas blesser ceux d’entre vous qui raffolent de ce sport ou le pratiquent en club, mais, quand même… Le ping-pong, les gars, faut pas déconner… Pourquoi pas du curling ou du twirling-bâton aussi ? Les scènes façon « le vieux maître prend un apprenti exceptionnellement doué sous son aile et, au travers de son enseignement sur une activité physique, lui inculque aussi une philosophie morale », quand on parle d’arts martiaux, ça passe encore, mais tout ça pour du PING-PONG, franchement, désolé, mais à mes yeux ça prend une tournure involontairement comique. Bon, bref, à part ça, donc, on a droit à tous les poncifs du genre : le maître qui, dans sa jeunesse, a échoué à un moment crucial, et veut éviter à son jeune élève de commettre les mêmes erreurs ; l’élève doué mais qui manque de volonté ; l’étranger imbattable de réputation mais qui se révèlera pas si fort que ça ; l’adversaire qui, outre le fait d’être exceptionnellement fort, est également arrogant et teigneux (alors que son rival est évidemment sympa et noble)… Et, donc, pour prouver au monde leur valeur, leur honneur, leur volonté, leur puissance, tous ces messieurs tapent dans des baballes qui font « toc » sur une table en bois. Excusez-moi, mais rien que d’écrire ça, j’ai envie de rire ; désolé, vraiment, désolé à tous les amis du ping-pong… Le pire est que ce n’est même pas vraiment risible, juste très chiant à lire. Je ne me suis infligé que les 2 premiers tomes, mais je n’irai pas plus loin ; contrairement aux précédents posteurs, NON, je n’ai pas envie de savoir la suite.

22/03/2004 (modifier)
Par dut
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Quartier lointain
Quartier lointain

21h28... Je viens de terminer Quartier Lointain... Je suis encore sous le choc. J'ai commencé à 20h, et je n'ai pas pu décrocher une seconde de cette BD. J'ai littéralement englouti cette BD. Il est pourtant assez rare que je lise aussi longtemps, en général, je me lasse asser vite. Comment exprimer ? Magnifique, génial, extraordinaire, les superlatifs ne sont pas assez nombreux, c'est évident. Je suis complètement sous le charme. Comment ne pas l'être après la lecture d'une si belle histoire ? Ok, il est evident que le thème à deja été abordé mais c'est traité avec une telle perfection, avec une telle classe... La psychologie de Hiroshi est tellement bien abordée, ses sentiments sont parfaitement retranscrits au lecteur que l'on ne peut qu'être absorbé... J'ai vécu comme Hiroshi, j'ai pensé comme Hiroshi, j'ai suivi la vie de cet adulte dans un corp d'un ado... Qui n'a jamais pensé revivre une période de son enfance/adolescence ? "si j'avais fait ci, si j'avais fait ça". La prise de conscience à la fin, cela achève parfaitement l'histoire. En tout cas, l'histoire coule tout seule, c'est fluide, c'est beau tout simplement. Les dessins sont en adéquation parfaite avec l'histoire : simples, fluides, doux, apaisants, tout simplement beaux. Vraiment merci M. Taniguchi, merci.

22/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Yiu - Premières missions
Yiu - Premières missions

Album intéressant de par les dessins et la personnalité de la miss combattante. Ne connaissant pas la première série, je l'ai acheté pour avoir un aperçu de ce que c'est et le résultat est convaincant, je pense acheter l'autre série dans les temps à venir. Un scénar explosif qui tient la route nous amène du début à la fin de la BD sans temps morts ni sentiment de "putain trop forte la meuf !" qui tue tout le monde sans égratignures. Une bonne BD à découvrir :)

22/03/2004 (modifier)
Couverture de la série 6666
6666

Bon premier album pour une nouvelle série. Carmodie n'en revient pas que ses idées de modernité pour la religion soient passées, excepté pour le tabac bien sûr. ;) Les nouvelles couleurs sont très sympathiques et un second album de la même trempe projettera sûrement la série au rang des 4 étoiles. C'est un plaisir de lecture et de retrouver Carmo et lilith.

22/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Maupassant - Contes et nouvelles de guerre
Maupassant - Contes et nouvelles de guerre

Ceux qui ont lu Maupassant connaissent le goût assez particulier de ses nouvelles, pour lesquelles on pourrait croire que l'expression "tranche de vie" a été tout spécialement créée. Une des plus célèbres est sans doute "Boule de Suif", qui raconte l'histoire d'une prostituée fuyant la guerre dans une calèche, en compagnie de différents personnages. Cette histoire qui s'étale sur quelques jours, montre l'hypocrisie et la bassesse humaine dans toute leur grandeur, sur le fond de la guerre franco-prussienne de 1870. Les autres histoires sont dans la même veine : Maupassant dissèque véritablement les sentiments humains, les réactions des gens, la peur, la fierté, la peine, l'amour, pour les retranscire un à un et nous les faire toucher du doigt. L'aspect rapide et parfois inachevé de ces histoires peut paraître tout d'abord étrange lorsqu'on n'y est pas habitué, mais il se révèle vraiment plaisant par après. Concernant l'adaptation de ces nouvelles par Battaglia, le problème c'est que c'est consistant avec le reste de son oeuvre : il dépouille au maximum, ne garde que l'essentiel, et par là-même appauvrit l'ambiance... Je dois avouer par contre que certaines cases sont assez saisissantes, tout particulièrement au niveau des regards. Et les couleurs quant à elle, sont assez superbes, en parfait accord avec le style de Battaglia. Pour l'instant le meilleur album que j'ai lu de cet auteur.

22/03/2004 (modifier)
Par ArzaK
Note: 3/5
Couverture de la série Le village qui s'amenuise
Le village qui s'amenuise

Une fable amusante. Le propos est un peu court peut-être. Mais c'est plaisant à suivre. Les personnages ont du caractère ! Le dessin de Balez me plaît beaucoup, et les effets colorés de Delf, le coloriste, sont assez saisissants. Dispensable mais estimable.

22/03/2004 (modifier)