Elle ne paye pas de mine de premier abord, mais dès le debut on est complètement subjugué... Très bon.
L'histoire avec le prisonnier est impressionnante, et celle de la station spatiale, abominable. Mais quel bonheur on prend a leur lecture.
Après l'agréable surprise que j'avais eue en découvrant Malika Secouss, j'ai voulu essayer cette série du même auteur, d'autant que le décor est presque similaire et que le personnage d'Ecoline ressemble bien à Malika en plus jeune.
Mais j'ai vite vu que ce n'était pas le même niveau.
Le dessin est le même, pas exceptionnel mais collant bien aux histoires. (le style typique de la Bande à Tchô!).
Mais côté humour, ça n'a pas du tout marché de la même manière pour moi. L'environnement du Collège tel qu'il est représenté ici n'a rien de vraiment drôle, les gags sont plutôt bateaux et tombent assez à plat.
Bref, une série d'humour très moyenne.
Je ne suis pas un très grand fan de la BD de western, plus par méconnaissance du sujet qu'autre chose mais les aventures de Jonathan Cartland m'ont bien plu.
Le style de Blanc Dumont est très précis et fouillé. Les costumes, décors et le contexte en général sont très étudiés. L'ensemble souffre peut-être de ce fait d'une certaine lourdeur, mais on a visiblement affaire à quelqu'un qui sait manier un crayon à la perfection.
Les scénarios ne sont pas tous des chefs d'oeuvre, mais certains d'entre eux ("le Fantôme de Wah Kee", "les Doigts du Chaos", "Silver Canyon") recèlent une originalité, mêlant souvent un peu d'érotisme et de fantastique, et aboutissent alors à de grandes réussites.
Pour le moins, la série tient la comparaison face à "Blueberry".
"Nuits Eternelles" est ma première prise de contact avec l'oeuvre de Gaiman en BD (j'étais déjà fan des romans et nouvelles. Je me suis rendu compte a posteriori que c'était une erreur, et que je suis du coup passé à côté d'une bonne partie de cet album.
Mais bon, je ne regrette rien parce que le lire m'a procuré un réel plaisir tant les histoires sont originales et subtiles, et le talent de certains des dessinateurs est impressionnant.
Sur ce dernier point, l'ensemble reste quand même très inégal. Certains chapitres sont des merveilles graphiques (Dream, Destiny, Desire), d'autres franchement moyens(Death, Destruction) et d'autres enfin, un peu trop "expérimentaux" à mon goût (Delirium, Despair).
Le tout constitue cependant une fresque envoûtante, et dans mon cas précis, un appel à la découverte du reste de Sandman.
A mon humble avis, OUI, il mérite d'être acheté.
J'en ai un peu marre de ces trilogies, quadrilogies, etc. qu'il faut attendre, qu'on achète parce que l'on a le 1er. Le pire, c'est qu'on risque d'être déçu dès le second.
• Bref, un ONESHOT, c'est déjà un bon point
• Le dessin est facilement un second bon point
• le scénario (1er de David (Fabrice), il me semble) BÉTON, en synchro avec notre écoeurement télévisuel amène le troisième bon point
• Le 4e bon point, est attribué pour encourager cet éditeur (qui fait avancer la BD) à faire plus de one-shots.
Bon bah je vais être carrément moins assassin que mes 2 prédécesseurs, je la trouve pas mauvaise cette série. C'est pas la BD du siecle non plus, hein, mais je ne me suis pas ennuyé lors de sa lecture.
Réunir 2 persos aussi charismatiques que Spider-Man et Wolverine n'est pas chose aisée, il faut monter une histoire permetant une sorte de compromis entre le justicier un peu naïf qu'est Peter Parker/Spider-Man, et le gros rustre qu'est Wolverine.
L'histoire est un peu tirée par les cheveux, mais la narration n'est pas trop mal faite.
Les dessins ne sont pas mauvais, même si certaines proportions ne sont pas toujours bien respectées, la régularité du trait n'est pas exemplaire (les visages peuvent paraître différents parfois) mais moi je trouve pas ça bien choquant, car il y a quand même un certain dynamisme intéressant.
Enfin bref, c'est quand même pas le comics révolutionnaire, mais c'est sympa.
Enfin lu !
C'est un bon 3/5 qui pourra peut-être se transformer en 4 par la suite.
Et pourtant ça avait moyennement commencé... Au début, j'ai eu un mal fou à suivre le déroulement de l'histoire... Ca commence par 1 ou 2 planches dédiées à chaque groupe de protagonistes, avant qu'ils se rencontrent. Et, niveau transition, c'est brut de chez brut ! On passe d'une histoire à l'autre sans aucune indication que c'est le cas, et c'est arrivé au milieu de la planche qu'on se dit "houlà on est où là ?!"...
Bref... Dans ce cas, pourquoi "presque 4" ?
Tout d'abord, parce que le dessin est une merveille. Arriver à faire quelque chose de clair et de dynamique dans un style si réaliste ça tient de l'exploit. Il y a juste une scène d'action, au début, qui m'a semblée assez confuse. Mais dans l'ensemble, c'est de toute beauté.
Ensuite, le scénario est... Franchement bien ! Le titre et la couverture pourraient laisser croire à une banale histoire de vilains démons contres gentils héros... Pas du tout ! L'histoire, sans atteindre des sommets d'innovation, est traitée de manière assez oiriginale, sans tomber dans le cliché, et laisse présager d'une évolution assez complexe (d'où le "peut-être 4/5 pour la suite"). Les dialogues, eux, ne manquent pas de saveur.
Bref, une aventure très prometteuse dont j'attends la suite avec impatience.
La série "biggles Raconte" est pas mal sur deux points :
- tout d'abord son sérieux historique et son côté instructif sur l'histoire de l'aviation et le déroulement de certains conflits
- ensuite son dessin.
Le dessin dépend évidemment des différents dessinateurs qui ont travaillé sur chaque tome. Mais pour prendre par exemple le dessin de Bergèse lui-même pour le premier tome, il est très strict et proche de la ligne claire comme pour Buck Danny, mais il est également excellent en ce qui concerne le dessin d'avions et de combats aériens, ce qui fait ici évidemment l'essentiel de la BD. En outre, les couleurs ne sont pas mauvaises du tout, toujours très strictes mais belles.
Quant aux autres dessinateurs, ils sont tous plus ou moins talentueux, et cela donne une série d'une qualité graphique assez bonne.
Maintenant, par contre, il faut aimer non seulement l'aviation mais aussi les livres d'histoires purs et durs. Car les scénarios de ces BDs ne consistent la plupart du temps qu'en un véritable passage en revue chronologique des évènements. Il n'y a pas de héros (du moins pour les albums sur les conflits armés), pas de fil conducteur autre que le temps qui passe et les évènements qui ont lieu à chaque date, pas de narration véritablement prenante (comme par exemple pour les Histoires de l'Oncle Paul)... C'est... Franchement quand on croit s'attendre à lire des BDs qui racontent des histoires et non pas l'Histoire, c'est ennuyeux. Voire même littéralement chiant.
Par contre, si on lit cela dans le but de s'instruire, de découvrir l'histoire de l'aviation, de voir de belles images d'avions et de vols en formation, eh bien, cette série remplit tout à fait son rôle.
Donc, moi, personnellement je n'achèterais pas cette série car des livres d'Histoire illustrés, même sous la forme d'une BD, ce n'est pas quelque chose que j'aime à avoir dans ma bibliothèque. Mais je comprends que cela puisse plaire à certains.
A conseiller pour lecteurs avertis et intéressés.
Petit album très frais et dénué de méchanceté, "Quelques jours d'été" détonne par rapport à l'acidité de "Pleine Lune" ou à la cruauté de "Zoé".
Pleine de bons sentiments, mais complètement ancrée dans la réalité, l'histoire se lit vite, mais la lecture est agréable.
Les dessins sont très beaux, et à condition d'aimer le style Chabouté, vous serez sous le charme.
Au vu des avis précédents, je m’attendais à un semi-navet à la fois trop ambitieux et compliqué, obscur et chiant. Oui, tout ça. Il faut dire que dans le genre, "Promethea" était pas mal...
Eh bien non.
"Tom Strong", ça déborde d’ironie, ça suinte de parodie, et ça n'affiche guère de grandes prétentions. C’est au départ tellement outré, la première histoire donne si bien le ton que j’en étais mort de rire.
Un petit garçon tout mignon et tout naïf reçoit son pack d’admission aux strongmen of America, avec sa bd de Tom Strong, et est si complètement plongé dedans qu’il ne remarque même pas qu’il croise son héros "en vrai". Le ton est le graphisme sont d’une naïveté parfaite, adorable et vraiment rafraîchissante.
Ca n’a l’air de rien, et pourtant c’est très bien réalisé : l’histoire de ce petit garçon encadre deux épisodes des aventures de la vie Tom Strong, et dans un style graphique différent, s’il vous plaît ! Le ton est bon enfant, et pétille de malice. Les deux récits en question sont très ironiques : même si cela se voit moins de prime abord, ils utilisent avantageusement nombre de clichés, et sont bien savoureux. Rien que l’histoire de la genèse du héros, l’arrivée de ses parents sur cette île pseudo-déserte, sa croissance dans une chambre à gravité augmentée (tiens, ça ne vous rappelle pas "Dragon Ball", ça ?), son serviteur robot à vapeur (Pneuman, tiré de von Neuman, sûrement ?), rien que ça c’est tellement gros qu’on en rit. Et ça donne bien le ton pour la suite.
"Tom Strong" n’est pas composé d’une histoire plus ou moins monolithique. Au contraire, la narration est nettement éclatée : une histoire prétexte sert de fil directeur, et encadre des fashbacks, des "dossiers secrets", ou des aventures plus indépendantes et loufoques comme ce passage de western-fiction. J’ai particulièrement apprécié ces différents petits épisodes, vraiment savoureux dans leur genre. La grande histoire avec Ingrid Weiss (la nazie super puissante avec un costume en cuir) un peu moins. Mais l’humour, l’ironie, la parodie, la dérision sont tout le temps présents, plus ou moins apparents. Ca devient parfois du grand n’importe quoi (Ingrid, ah ah ah !), et c’est vraiment jouissif.
Toujours concernant la narration, Tom Strong bénéficie de l’effet de la racine de Goloka, qui lui assure une longévité exceptionnelle (quelques siècles). Et donc ses différentes aventures se déroulent tout au long de cette période, ce qui fait qu’on passe parfois de 1950 à 2100, avec bien sûr un changement de ton adéquat. Cette façon de faire rappelle assez les "Donjon Monsters", sauf que là le fil directeur est bien plus ténu et qu’on n’est pas obligé d’essayer de tout remettre dans l’ordre.
Ah oui, il faut quand même dire que les différents épisodes empruntent leur styles à différentes sortes de vieux comics, avec une adaptation et un graphisme personnalisés à chaque fois. Les différents dessinateurs qui ont participés aux petits épisodes du tome 2 renforcent cette impression, d’autant plus que leur style est bon et n’enlève rien à celui -- vraiment beau -- de Chris Spouse.
Bref, moi j’adore. Rien à voir avec "Watchmen", évidemment, mais c’est léger, ironique, décalé, frais, et en plus c’est beau. Et quand on voit ce qui n’a pas encore été traduit et qui a l’air très varié, je bave d’avance ! Entre autres "Tom Strong’s Terrific Tales", qui poursuit la série et traite également de la jeunesse de Tom Strong, avec des graphismes vraiment excellents et d’une variété impressionnante.
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Des lendemains sans nuage
Elle ne paye pas de mine de premier abord, mais dès le debut on est complètement subjugué... Très bon. L'histoire avec le prisonnier est impressionnante, et celle de la station spatiale, abominable. Mais quel bonheur on prend a leur lecture.
Zap Collège
Après l'agréable surprise que j'avais eue en découvrant Malika Secouss, j'ai voulu essayer cette série du même auteur, d'autant que le décor est presque similaire et que le personnage d'Ecoline ressemble bien à Malika en plus jeune. Mais j'ai vite vu que ce n'était pas le même niveau. Le dessin est le même, pas exceptionnel mais collant bien aux histoires. (le style typique de la Bande à Tchô!). Mais côté humour, ça n'a pas du tout marché de la même manière pour moi. L'environnement du Collège tel qu'il est représenté ici n'a rien de vraiment drôle, les gags sont plutôt bateaux et tombent assez à plat. Bref, une série d'humour très moyenne.
Cartland
Je ne suis pas un très grand fan de la BD de western, plus par méconnaissance du sujet qu'autre chose mais les aventures de Jonathan Cartland m'ont bien plu. Le style de Blanc Dumont est très précis et fouillé. Les costumes, décors et le contexte en général sont très étudiés. L'ensemble souffre peut-être de ce fait d'une certaine lourdeur, mais on a visiblement affaire à quelqu'un qui sait manier un crayon à la perfection. Les scénarios ne sont pas tous des chefs d'oeuvre, mais certains d'entre eux ("le Fantôme de Wah Kee", "les Doigts du Chaos", "Silver Canyon") recèlent une originalité, mêlant souvent un peu d'érotisme et de fantastique, et aboutissent alors à de grandes réussites. Pour le moins, la série tient la comparaison face à "Blueberry".
Sandman - Nuits Éternelles
"Nuits Eternelles" est ma première prise de contact avec l'oeuvre de Gaiman en BD (j'étais déjà fan des romans et nouvelles. Je me suis rendu compte a posteriori que c'était une erreur, et que je suis du coup passé à côté d'une bonne partie de cet album. Mais bon, je ne regrette rien parce que le lire m'a procuré un réel plaisir tant les histoires sont originales et subtiles, et le talent de certains des dessinateurs est impressionnant. Sur ce dernier point, l'ensemble reste quand même très inégal. Certains chapitres sont des merveilles graphiques (Dream, Destiny, Desire), d'autres franchement moyens(Death, Destruction) et d'autres enfin, un peu trop "expérimentaux" à mon goût (Delirium, Despair). Le tout constitue cependant une fresque envoûtante, et dans mon cas précis, un appel à la découverte du reste de Sandman.
Live war heroes
A mon humble avis, OUI, il mérite d'être acheté. J'en ai un peu marre de ces trilogies, quadrilogies, etc. qu'il faut attendre, qu'on achète parce que l'on a le 1er. Le pire, c'est qu'on risque d'être déçu dès le second. • Bref, un ONESHOT, c'est déjà un bon point • Le dessin est facilement un second bon point • le scénario (1er de David (Fabrice), il me semble) BÉTON, en synchro avec notre écoeurement télévisuel amène le troisième bon point • Le 4e bon point, est attribué pour encourager cet éditeur (qui fait avancer la BD) à faire plus de one-shots.
Spider-Man/Wolverine - Deux contre le monde entier
Bon bah je vais être carrément moins assassin que mes 2 prédécesseurs, je la trouve pas mauvaise cette série. C'est pas la BD du siecle non plus, hein, mais je ne me suis pas ennuyé lors de sa lecture. Réunir 2 persos aussi charismatiques que Spider-Man et Wolverine n'est pas chose aisée, il faut monter une histoire permetant une sorte de compromis entre le justicier un peu naïf qu'est Peter Parker/Spider-Man, et le gros rustre qu'est Wolverine. L'histoire est un peu tirée par les cheveux, mais la narration n'est pas trop mal faite. Les dessins ne sont pas mauvais, même si certaines proportions ne sont pas toujours bien respectées, la régularité du trait n'est pas exemplaire (les visages peuvent paraître différents parfois) mais moi je trouve pas ça bien choquant, car il y a quand même un certain dynamisme intéressant. Enfin bref, c'est quand même pas le comics révolutionnaire, mais c'est sympa.
La Marque du Démon
Enfin lu ! C'est un bon 3/5 qui pourra peut-être se transformer en 4 par la suite. Et pourtant ça avait moyennement commencé... Au début, j'ai eu un mal fou à suivre le déroulement de l'histoire... Ca commence par 1 ou 2 planches dédiées à chaque groupe de protagonistes, avant qu'ils se rencontrent. Et, niveau transition, c'est brut de chez brut ! On passe d'une histoire à l'autre sans aucune indication que c'est le cas, et c'est arrivé au milieu de la planche qu'on se dit "houlà on est où là ?!"... Bref... Dans ce cas, pourquoi "presque 4" ? Tout d'abord, parce que le dessin est une merveille. Arriver à faire quelque chose de clair et de dynamique dans un style si réaliste ça tient de l'exploit. Il y a juste une scène d'action, au début, qui m'a semblée assez confuse. Mais dans l'ensemble, c'est de toute beauté. Ensuite, le scénario est... Franchement bien ! Le titre et la couverture pourraient laisser croire à une banale histoire de vilains démons contres gentils héros... Pas du tout ! L'histoire, sans atteindre des sommets d'innovation, est traitée de manière assez oiriginale, sans tomber dans le cliché, et laisse présager d'une évolution assez complexe (d'où le "peut-être 4/5 pour la suite"). Les dialogues, eux, ne manquent pas de saveur. Bref, une aventure très prometteuse dont j'attends la suite avec impatience.
Biggles raconte
La série "biggles Raconte" est pas mal sur deux points : - tout d'abord son sérieux historique et son côté instructif sur l'histoire de l'aviation et le déroulement de certains conflits - ensuite son dessin. Le dessin dépend évidemment des différents dessinateurs qui ont travaillé sur chaque tome. Mais pour prendre par exemple le dessin de Bergèse lui-même pour le premier tome, il est très strict et proche de la ligne claire comme pour Buck Danny, mais il est également excellent en ce qui concerne le dessin d'avions et de combats aériens, ce qui fait ici évidemment l'essentiel de la BD. En outre, les couleurs ne sont pas mauvaises du tout, toujours très strictes mais belles. Quant aux autres dessinateurs, ils sont tous plus ou moins talentueux, et cela donne une série d'une qualité graphique assez bonne. Maintenant, par contre, il faut aimer non seulement l'aviation mais aussi les livres d'histoires purs et durs. Car les scénarios de ces BDs ne consistent la plupart du temps qu'en un véritable passage en revue chronologique des évènements. Il n'y a pas de héros (du moins pour les albums sur les conflits armés), pas de fil conducteur autre que le temps qui passe et les évènements qui ont lieu à chaque date, pas de narration véritablement prenante (comme par exemple pour les Histoires de l'Oncle Paul)... C'est... Franchement quand on croit s'attendre à lire des BDs qui racontent des histoires et non pas l'Histoire, c'est ennuyeux. Voire même littéralement chiant. Par contre, si on lit cela dans le but de s'instruire, de découvrir l'histoire de l'aviation, de voir de belles images d'avions et de vols en formation, eh bien, cette série remplit tout à fait son rôle. Donc, moi, personnellement je n'achèterais pas cette série car des livres d'Histoire illustrés, même sous la forme d'une BD, ce n'est pas quelque chose que j'aime à avoir dans ma bibliothèque. Mais je comprends que cela puisse plaire à certains. A conseiller pour lecteurs avertis et intéressés.
Quelques Jours d'été
Petit album très frais et dénué de méchanceté, "Quelques jours d'été" détonne par rapport à l'acidité de "Pleine Lune" ou à la cruauté de "Zoé". Pleine de bons sentiments, mais complètement ancrée dans la réalité, l'histoire se lit vite, mais la lecture est agréable. Les dessins sont très beaux, et à condition d'aimer le style Chabouté, vous serez sous le charme.
Tom Strong
Au vu des avis précédents, je m’attendais à un semi-navet à la fois trop ambitieux et compliqué, obscur et chiant. Oui, tout ça. Il faut dire que dans le genre, "Promethea" était pas mal... Eh bien non. "Tom Strong", ça déborde d’ironie, ça suinte de parodie, et ça n'affiche guère de grandes prétentions. C’est au départ tellement outré, la première histoire donne si bien le ton que j’en étais mort de rire. Un petit garçon tout mignon et tout naïf reçoit son pack d’admission aux strongmen of America, avec sa bd de Tom Strong, et est si complètement plongé dedans qu’il ne remarque même pas qu’il croise son héros "en vrai". Le ton est le graphisme sont d’une naïveté parfaite, adorable et vraiment rafraîchissante. Ca n’a l’air de rien, et pourtant c’est très bien réalisé : l’histoire de ce petit garçon encadre deux épisodes des aventures de la vie Tom Strong, et dans un style graphique différent, s’il vous plaît ! Le ton est bon enfant, et pétille de malice. Les deux récits en question sont très ironiques : même si cela se voit moins de prime abord, ils utilisent avantageusement nombre de clichés, et sont bien savoureux. Rien que l’histoire de la genèse du héros, l’arrivée de ses parents sur cette île pseudo-déserte, sa croissance dans une chambre à gravité augmentée (tiens, ça ne vous rappelle pas "Dragon Ball", ça ?), son serviteur robot à vapeur (Pneuman, tiré de von Neuman, sûrement ?), rien que ça c’est tellement gros qu’on en rit. Et ça donne bien le ton pour la suite. "Tom Strong" n’est pas composé d’une histoire plus ou moins monolithique. Au contraire, la narration est nettement éclatée : une histoire prétexte sert de fil directeur, et encadre des fashbacks, des "dossiers secrets", ou des aventures plus indépendantes et loufoques comme ce passage de western-fiction. J’ai particulièrement apprécié ces différents petits épisodes, vraiment savoureux dans leur genre. La grande histoire avec Ingrid Weiss (la nazie super puissante avec un costume en cuir) un peu moins. Mais l’humour, l’ironie, la parodie, la dérision sont tout le temps présents, plus ou moins apparents. Ca devient parfois du grand n’importe quoi (Ingrid, ah ah ah !), et c’est vraiment jouissif. Toujours concernant la narration, Tom Strong bénéficie de l’effet de la racine de Goloka, qui lui assure une longévité exceptionnelle (quelques siècles). Et donc ses différentes aventures se déroulent tout au long de cette période, ce qui fait qu’on passe parfois de 1950 à 2100, avec bien sûr un changement de ton adéquat. Cette façon de faire rappelle assez les "Donjon Monsters", sauf que là le fil directeur est bien plus ténu et qu’on n’est pas obligé d’essayer de tout remettre dans l’ordre. Ah oui, il faut quand même dire que les différents épisodes empruntent leur styles à différentes sortes de vieux comics, avec une adaptation et un graphisme personnalisés à chaque fois. Les différents dessinateurs qui ont participés aux petits épisodes du tome 2 renforcent cette impression, d’autant plus que leur style est bon et n’enlève rien à celui -- vraiment beau -- de Chris Spouse. Bref, moi j’adore. Rien à voir avec "Watchmen", évidemment, mais c’est léger, ironique, décalé, frais, et en plus c’est beau. Et quand on voit ce qui n’a pas encore été traduit et qui a l’air très varié, je bave d’avance ! Entre autres "Tom Strong’s Terrific Tales", qui poursuit la série et traite également de la jeunesse de Tom Strong, avec des graphismes vraiment excellents et d’une variété impressionnante.