Les délires de Bess et Jodorowsky à l'époque où ce dernier ne se prenait pas au sérieux et savait faire preuve d'un véritable humour.
Le dessin de Bess me plaît beaucoup. Il me fait d'ailleurs pas mal penser à celui de Moebius ici : ça ressemble bougrement à l'Incal parfois et ce n'est pas pour me déplaire. Et puis ses dessins de corps humains, surtout féminins, sont loin d'être désagréables (même si assez similaires les unes des autres : taille et mensurations mannequin, avec des seins en plus) et ça tombe bien vu l'un des thèmes principaux de cette BD.
Car en effet, une partie de ce délire imaginé par Jodo repose sur une bonne "cargaison" de femmes à poil. Ce n'est pas vraiment de l'érotisme (quoiqu'il s'en dégage une certaine sensualité) : c'est vraiment du délire mélangeant allègrement action, SF et humour.
Les histoires sont de vrais prétextes : il ne faut pas chercher là un scénario complexe et innovant. Anibal 5 est un super-cyborg agent secret doté de pulsions sexuelles affirmées, ce qui l'arrange bien puisque ses ennemis sont bien souvent des femmes aux seins nus, et voilà à peu près toute l'histoire.
Alors c'est pas toujours fin, les femmes tombent vite amoureuses d'Anibal ou alors c'est l'inverse qui a lieu, et puis tout finit la plupart du temps en explosions en tous sens. Mais j'avoue avoir lu ça sans déplaisir ni ennui (sauf peut-être sur le dossier 4 du tome 2 qui m'a un peu lassé) et surtout j'ai carrément rigolé à certains moments (Ah ! Le passage du viol par le tigre dans le tome 2 !! :) ).
Bref, une curiosité pour voir comment notre habituel métaphysico-Jodorowsky part en délire sur un scénario SF-érotique.
Je ne suis pas fan de western, ni de BD d'action mais j'ai passé un moment assez agréable à lire cette BD. Si j'avais été un fan de western, j'aurais peut-être bien considéré ce one-shot comme franchement bien (c'est déjà tellement bien de se restreindre à un one-shot au lieu de faire une série à rallonge).
Pour commencer, le dessin est sympa. Il est agréable à regarder, dynamique, clair et aéré tout en étant détaillé comme il faut. Il convient parfaitement à une BD d'action comme celle-ci. Seul point qui m'a chagriné, le côté caricatural des personnages : le héros façon Clint Eastwood, l'héroïne super canon et toujours pimpante, les méchantes brutes qui sont des grosses brutes qui remplissent toute la case quand ils s'énervent, etc... C'est sûrement fait exprès mais ça rend la BD un peu... formatée pour le public, je trouve.
A propos, je me suis aussi fait une remarque marrante dans les premières planches, quand à un moment le héros déclare "Quelle fournaise !" : je me suis fait la remarque que les décors étaient beaux et bien foutus, mais rien ne me permettait de ressentir la chaleur comme je la ressens quand je lis un Blueberry : je n'ai aucune idée de comment fait Giraud pour faire plonger ainsi les lecteurs dans l'ambiance de ses histoires par son simple dessin, mais c'est vraiment du talent. Mais je ne vais sûrement pas reprocher à Fabrice Lamy de ne pas avoir le talent de Giraud, ce serait injuste vu la déjà très bonne qualité de son dessin.
Concernant le scénario, il est sympa aussi. Bon, c'est un peu une histoire-prétexte pour fabriquer de toute pièce une suite d'actions-aventures avec quelques petits rebondissements histoire de pimenter le tout. Globalement, il n'y a rien de très surprenant ni de vraiment original : c'est sympa dans l'ensemble, mais pas extraordinaire. Une originalité par contre : ce décor mexicain et l'implication des troupes françaises et des Juaristes. Ca a déjà été fait, mais bien plus rarement que les habituelles histoires western aux USA.
Oh, à un moment, j'ai pesté mentalement quand j'ai vu la fille nue sortir de son bain : je me suis dit "et vlan, encore une belle fille à poil pour satisfaire le lectorat mâle". Mais j'ai finalement beaucoup apprécié l'humour qui s'en suit juste après dans la façon dont le héros "profite" de sa nudité. ;) J'aurais apprécié qu'une telle touche d'humour se retrouve tout au long du reste de la BD.
En définitive, un bon moment de lecture mais je ne pense pas personnellement que cette BD marquera mes esprits.
Richard Corben, le dessinateur de cette BD est relativement connu dans son domaine : la peinture au pinceau et à l'aérographe. Il a un style très teinté années 70-80, le style qu'on retrouvera dans les années 80 dans les illustrations et posters d'heroïc-fantasy. C'est à la fois réaliste et caricatural, très sombre, gorgé de couleurs telles que le orange, le violet, le vert, etc... C'est un style. Mais personnellement, je n'aime pas. Je trouve que ça manque de contraste, que c'est trop sombre, que ça rend la BD fouilli et pas spécialement plus belle à regarder pour autant.
Ensuite, quant au scénario, il a beau tenir sur près de 90 pages, il ne m'a pas franchement captivé. Le début est intéressant car très proche du récit véridique des 1001 nuits, mais ensuite l'histoire du voyage de Sindbad est trop remplie d'action, d'effets spéciaux comme on les aimait à l'époque, de monstres qui se transforment, de femmes aux seins énormes, etc... C'est kitsch, pas très intelligent (seules l'action et l'aventure comptent, tant pis pour le scénario intelligent) et franchement ça n'a pas motivé ma lecture.
Alors j'ai lu ça avec curiosité pour voir à quoi ça ressemblait, je me suis un peu ennuyé et je pense que ça ne restera pas longtemps dans ma mémoire.
Mouais... Comme dit Patrick, c'est vrai que la plupart de ces gags ne touchent que de très loin la vie des animaux, hormis celles des humains. Ceci dit, ce ne sont pas des gags pires que les autres... Mais dans l'ensemble, ce n'est pas à se tordre de rire. Je n'ai d'ailleurs véritablement ri que pour un gag (un qui concernait des saucissons, une race d'animal assez docile dans les faits). J'ai ensuite souri pour une bonne part des autres gags et j'ai été indifférent à tout le reste.
Bref, voilà un recueil qui ne contient pas beaucoup de gags qui me touchent et m'amusent.
Franchement, cette série frôle un 5/5.
Les histoires sont bien mais la série s'envole grâce à des dessins fantastiques et des joutes verbales absolument géniales.
On pourrait croire que cette série n'est que pour un public jeune mais tout le monde y trouvera son compte.
Tiens ? Voilà un Reiser qui ne m'a pas déplu.
Sans doute parce qu'il est un tantinet moins trash et bourré de cul que d'habitude.
Bon, je n'aime toujours pas le dessin et je n'ai pas ri à tous les gags ni tout apprécié, mais j'avoue avoir plus souvent souri que d'habitude et j'ai bien ri pas mal de fois, presque pour la moitié des gags. De plus, j'ai trouvé qu'il y avait, glissé parmi ces gags, pas mal d'idées intéressantes et réfléchies sur le monde des vacances, du social, etc...
Bref, pour une fois, voilà un album de Reiser que je ne déconseillerais pas à l'achat.
Albums de gags muets en une image, cette série humoristique ne m'a pas franchement fait rire. Ca ne vole jamais haut, ça tourne parfois au simple exhibitionnisme animal ou à la "franche enc... empoignade entre amis", bref ce n'est pas très drôle. Bon, globalement, ce n'est pas détestable, l'auteur est sincère et a sincèrement cherché à faire rire. On sourit quelque fois mais ça ne suffit pas à me faire vous conseiller la lecture de cette BD.
En 70 pages, je dois admettre que certains gags m'ont fait sourire et 1 m'a fait rigoler (je l'ai d'ailleurs mis dans la galerie : c'est celui avec la girafe).
Mais pour le reste, c'est du style typique de Reiser : un peu cynique, pas mal d'humour noir, un peu de trash et... et ici, pas franchement d'humour j'ai trouvé. Ce n'est pas vraiment drôle, pas vraiment percutant : rien d'exceptionnel, donc, sans être déplaisant pour autant.
J'en suis encore à me demander ce que c'est que cet album à part un moyen de se faire du fric de la part d'Albin Michel. Pour un prix défiant toute concurrence (à la hausse), on a droit à 80 pages de dessins brouillons, de gags ratés ou alors trop moyens pour avoir été publiés ailleurs, d'esquisses crayonnées... C'est du sexe trash façon Reiser mais avec l'humour en moins les 3/4 du temps ou alors quand il y a de l'humour, ben je n'ai pas trouvé ça drôle. Déjà que je n'aime pas le dessin de Reiser, si c'est en plus pour payer aussi cher pour avoir des dessins que lui-même n'a pas trouvés valables d'achever ou de publier, pour lesquels il n'y a pas d'humour ni d'intérêt de curiosité, je ne vais sûrement pas plébisciter cet album.
A réserver aux fans purs et durs de Reiser, aveugles à la qualité et au prix d'un album.
J'ai été très agréablement surpris par cet album, pris (presque) par hasard à la bibliothèque. Il faut dire qu'en l'ouvrant et en lisant les premières pages, j'ai été un peu rebuté par le dessin un peu dans le style enfantin/bâclé de l'auteur. Bon, ça ne m'a pas suffisamment rebuté pour refermer l'album, et j'ai poursuivi ma lecture. Et j'ai été complètement pris par l'histoire ! On suit une vie d'aventures maritimes et autres d'un gars normal, sans trait réellement particulier. Sinon que je me suis retrouvé quelque peu dans l'histoire. En effet, le passé familial est assez proche de celui décrit dans le bouquin, ce qui m'a fait apprécier d'autant plus la cohérence et la véracité des décors, des personnages... Emouvant, en ce qui me concerne. J'ai même franchement ri sur certaines situations provoquées par les trois marins en goguette.
Mon coup de coeur du mois :)
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Anibal Cinq
Les délires de Bess et Jodorowsky à l'époque où ce dernier ne se prenait pas au sérieux et savait faire preuve d'un véritable humour. Le dessin de Bess me plaît beaucoup. Il me fait d'ailleurs pas mal penser à celui de Moebius ici : ça ressemble bougrement à l'Incal parfois et ce n'est pas pour me déplaire. Et puis ses dessins de corps humains, surtout féminins, sont loin d'être désagréables (même si assez similaires les unes des autres : taille et mensurations mannequin, avec des seins en plus) et ça tombe bien vu l'un des thèmes principaux de cette BD. Car en effet, une partie de ce délire imaginé par Jodo repose sur une bonne "cargaison" de femmes à poil. Ce n'est pas vraiment de l'érotisme (quoiqu'il s'en dégage une certaine sensualité) : c'est vraiment du délire mélangeant allègrement action, SF et humour. Les histoires sont de vrais prétextes : il ne faut pas chercher là un scénario complexe et innovant. Anibal 5 est un super-cyborg agent secret doté de pulsions sexuelles affirmées, ce qui l'arrange bien puisque ses ennemis sont bien souvent des femmes aux seins nus, et voilà à peu près toute l'histoire. Alors c'est pas toujours fin, les femmes tombent vite amoureuses d'Anibal ou alors c'est l'inverse qui a lieu, et puis tout finit la plupart du temps en explosions en tous sens. Mais j'avoue avoir lu ça sans déplaisir ni ennui (sauf peut-être sur le dossier 4 du tome 2 qui m'a un peu lassé) et surtout j'ai carrément rigolé à certains moments (Ah ! Le passage du viol par le tigre dans le tome 2 !! :) ). Bref, une curiosité pour voir comment notre habituel métaphysico-Jodorowsky part en délire sur un scénario SF-érotique.
Wayne Redlake - 500 Fusils
Je ne suis pas fan de western, ni de BD d'action mais j'ai passé un moment assez agréable à lire cette BD. Si j'avais été un fan de western, j'aurais peut-être bien considéré ce one-shot comme franchement bien (c'est déjà tellement bien de se restreindre à un one-shot au lieu de faire une série à rallonge). Pour commencer, le dessin est sympa. Il est agréable à regarder, dynamique, clair et aéré tout en étant détaillé comme il faut. Il convient parfaitement à une BD d'action comme celle-ci. Seul point qui m'a chagriné, le côté caricatural des personnages : le héros façon Clint Eastwood, l'héroïne super canon et toujours pimpante, les méchantes brutes qui sont des grosses brutes qui remplissent toute la case quand ils s'énervent, etc... C'est sûrement fait exprès mais ça rend la BD un peu... formatée pour le public, je trouve. A propos, je me suis aussi fait une remarque marrante dans les premières planches, quand à un moment le héros déclare "Quelle fournaise !" : je me suis fait la remarque que les décors étaient beaux et bien foutus, mais rien ne me permettait de ressentir la chaleur comme je la ressens quand je lis un Blueberry : je n'ai aucune idée de comment fait Giraud pour faire plonger ainsi les lecteurs dans l'ambiance de ses histoires par son simple dessin, mais c'est vraiment du talent. Mais je ne vais sûrement pas reprocher à Fabrice Lamy de ne pas avoir le talent de Giraud, ce serait injuste vu la déjà très bonne qualité de son dessin. Concernant le scénario, il est sympa aussi. Bon, c'est un peu une histoire-prétexte pour fabriquer de toute pièce une suite d'actions-aventures avec quelques petits rebondissements histoire de pimenter le tout. Globalement, il n'y a rien de très surprenant ni de vraiment original : c'est sympa dans l'ensemble, mais pas extraordinaire. Une originalité par contre : ce décor mexicain et l'implication des troupes françaises et des Juaristes. Ca a déjà été fait, mais bien plus rarement que les habituelles histoires western aux USA. Oh, à un moment, j'ai pesté mentalement quand j'ai vu la fille nue sortir de son bain : je me suis dit "et vlan, encore une belle fille à poil pour satisfaire le lectorat mâle". Mais j'ai finalement beaucoup apprécié l'humour qui s'en suit juste après dans la façon dont le héros "profite" de sa nudité. ;) J'aurais apprécié qu'une telle touche d'humour se retrouve tout au long du reste de la BD. En définitive, un bon moment de lecture mais je ne pense pas personnellement que cette BD marquera mes esprits.
Les Mille et Une Nuits
Richard Corben, le dessinateur de cette BD est relativement connu dans son domaine : la peinture au pinceau et à l'aérographe. Il a un style très teinté années 70-80, le style qu'on retrouvera dans les années 80 dans les illustrations et posters d'heroïc-fantasy. C'est à la fois réaliste et caricatural, très sombre, gorgé de couleurs telles que le orange, le violet, le vert, etc... C'est un style. Mais personnellement, je n'aime pas. Je trouve que ça manque de contraste, que c'est trop sombre, que ça rend la BD fouilli et pas spécialement plus belle à regarder pour autant. Ensuite, quant au scénario, il a beau tenir sur près de 90 pages, il ne m'a pas franchement captivé. Le début est intéressant car très proche du récit véridique des 1001 nuits, mais ensuite l'histoire du voyage de Sindbad est trop remplie d'action, d'effets spéciaux comme on les aimait à l'époque, de monstres qui se transforment, de femmes aux seins énormes, etc... C'est kitsch, pas très intelligent (seules l'action et l'aventure comptent, tant pis pour le scénario intelligent) et franchement ça n'a pas motivé ma lecture. Alors j'ai lu ça avec curiosité pour voir à quoi ça ressemblait, je me suis un peu ennuyé et je pense que ça ne restera pas longtemps dans ma mémoire.
La vie des bêtes
Mouais... Comme dit Patrick, c'est vrai que la plupart de ces gags ne touchent que de très loin la vie des animaux, hormis celles des humains. Ceci dit, ce ne sont pas des gags pires que les autres... Mais dans l'ensemble, ce n'est pas à se tordre de rire. Je n'ai d'ailleurs véritablement ri que pour un gag (un qui concernait des saucissons, une race d'animal assez docile dans les faits). J'ai ensuite souri pour une bonne part des autres gags et j'ai été indifférent à tout le reste. Bref, voilà un recueil qui ne contient pas beaucoup de gags qui me touchent et m'amusent.
Venezia
Franchement, cette série frôle un 5/5. Les histoires sont bien mais la série s'envole grâce à des dessins fantastiques et des joutes verbales absolument géniales. On pourrait croire que cette série n'est que pour un public jeune mais tout le monde y trouvera son compte.
Vive les vacances !
Tiens ? Voilà un Reiser qui ne m'a pas déplu. Sans doute parce qu'il est un tantinet moins trash et bourré de cul que d'habitude. Bon, je n'aime toujours pas le dessin et je n'ai pas ri à tous les gags ni tout apprécié, mais j'avoue avoir plus souvent souri que d'habitude et j'ai bien ri pas mal de fois, presque pour la moitié des gags. De plus, j'ai trouvé qu'il y avait, glissé parmi ces gags, pas mal d'idées intéressantes et réfléchies sur le monde des vacances, du social, etc... Bref, pour une fois, voilà un album de Reiser que je ne déconseillerais pas à l'achat.
La Saison des Amours
Albums de gags muets en une image, cette série humoristique ne m'a pas franchement fait rire. Ca ne vole jamais haut, ça tourne parfois au simple exhibitionnisme animal ou à la "franche enc... empoignade entre amis", bref ce n'est pas très drôle. Bon, globalement, ce n'est pas détestable, l'auteur est sincère et a sincèrement cherché à faire rire. On sourit quelque fois mais ça ne suffit pas à me faire vous conseiller la lecture de cette BD.
Saison des amours
En 70 pages, je dois admettre que certains gags m'ont fait sourire et 1 m'a fait rigoler (je l'ai d'ailleurs mis dans la galerie : c'est celui avec la girafe). Mais pour le reste, c'est du style typique de Reiser : un peu cynique, pas mal d'humour noir, un peu de trash et... et ici, pas franchement d'humour j'ai trouvé. Ce n'est pas vraiment drôle, pas vraiment percutant : rien d'exceptionnel, donc, sans être déplaisant pour autant.
Dessins Cochons
J'en suis encore à me demander ce que c'est que cet album à part un moyen de se faire du fric de la part d'Albin Michel. Pour un prix défiant toute concurrence (à la hausse), on a droit à 80 pages de dessins brouillons, de gags ratés ou alors trop moyens pour avoir été publiés ailleurs, d'esquisses crayonnées... C'est du sexe trash façon Reiser mais avec l'humour en moins les 3/4 du temps ou alors quand il y a de l'humour, ben je n'ai pas trouvé ça drôle. Déjà que je n'aime pas le dessin de Reiser, si c'est en plus pour payer aussi cher pour avoir des dessins que lui-même n'a pas trouvés valables d'achever ou de publier, pour lesquels il n'y a pas d'humour ni d'intérêt de curiosité, je ne vais sûrement pas plébisciter cet album. A réserver aux fans purs et durs de Reiser, aveugles à la qualité et au prix d'un album.
Vagues à l'âme
J'ai été très agréablement surpris par cet album, pris (presque) par hasard à la bibliothèque. Il faut dire qu'en l'ouvrant et en lisant les premières pages, j'ai été un peu rebuté par le dessin un peu dans le style enfantin/bâclé de l'auteur. Bon, ça ne m'a pas suffisamment rebuté pour refermer l'album, et j'ai poursuivi ma lecture. Et j'ai été complètement pris par l'histoire ! On suit une vie d'aventures maritimes et autres d'un gars normal, sans trait réellement particulier. Sinon que je me suis retrouvé quelque peu dans l'histoire. En effet, le passé familial est assez proche de celui décrit dans le bouquin, ce qui m'a fait apprécier d'autant plus la cohérence et la véracité des décors, des personnages... Emouvant, en ce qui me concerne. J'ai même franchement ri sur certaines situations provoquées par les trois marins en goguette. Mon coup de coeur du mois :)