C'est un 3/5 qui pourrait bien se transformer en 4.
J'ai été surprise du nombre de critiques à l'encontre du dessin... Mais qu'est-ce qu'il a qui ne va pas ce dessin ?! Il est superbe ! Bon, OK, Barbay aime bien le vert... Ya des petites touches, comme ça, on sait pas trop pourquoi... Mais personnellement je ne m'en suis aperçue que quand on m'en a fait la remarque, donc ça ne m'a pas perturbée (d'ailleurs je n'aurais peut être pas dû le dire ;))...
Bref, c'est justement le graphisme qui m'a fait acheter cet album et je ne l'ai pas regretté. Doux mais dynamique, un peu flou, parfaitement adapté à cette histoire haletante et mystérieuse... J'ai beaucoup aimé les différents personnages et le monde étrange et épuré. J'attends la suite avec impatience.
Ce qui m'a séduit dans ce petit album souple de 20 pages, c'est le dessin absolument minimaliste et pourtant tout mignon.
L'histoire se présente comme un gaufrier de 3 x 3 cases, avec une légende en dessous de chacune d'entre elles. Malgré le propos qui se prête bien à une ironie acide, j'ai l'impression que l'ensemble reste très simpliste (ou peut-être très simplifié...) et de ce fait le "message" paraît un peu gros, et lui aussi simpliste. :o/
A part ça, ça se lit très bien, et les deuxième et troisième de couverture sont assez sympas, et évoquent quelques échos de "Ferraille".
La première fois que j'ai ouvert cette bd, je me suis dit "ok, c'est beau, mais qu'est ce qu'on s'en prend plein les yeux"... Et j'ai longuement hésité à l'acheter. Il faut dire que j'avais quelques a priori sur le travail de Ledroit, que je trouvais beau mais trop chargé en détails et en couleurs (eh oui, qu'est-ce que vous voulez... quand on aime les choses épurées ça choque). Si vous êtes comme moi, n'hésitez plus : foncez ! Non seulement on s'habitue bien vite à cette avalanche de couleurs éclatantes mais, tout aussi rapidement, on s'aperçoit qu'elles sont superbes !
Cette slendeur graphique est le principal intérêt de cette série mais on cracherait à tort sur le scénario. Si on peut déplorer un ou deux clichés, ou quelques traits d'humour qui ne feront rire que les amateurs de récits bien bourrins, force est de constater que l'histoire est bien plus fine qu'il n'y paraît. Les thèmes sont riches de symbolique, les personnalités des protagonistes bien développées, originales et attachantes.
Bref, une belle réussite.
Les bandes dessinées sur la religion, ça prend souvent des chemins conventionnels, infantilisants, voire propagandistes.
Cette bande dessinée est l'exception.
Nul besoin d'être croyant pour apprécier cette histoire (et j'en suis la preuve). Il s'agit ici de légende, et chacun y trouvera son bonheur, quelles que soient ses convictions.
Très fidèle au Nouveau Testament, Peter Madsen nous présente un Jésus humain, avec forces et faiblesses, un rebelle qui considère la religion comme une philosophie de vie, tournée vers les autres, et n'hésite pas à bousculer les esprits bien pensants, les dogmes sans signification, et l'obscurantisme.
Le graphisme et la narration, quoique très poétiques, sont résolument adultes, et retranscrivent habilement le contexte historique, et la violence bien présente dans la Bible. Les couleurs, de toute beauté, donnent une atmosphère feutrée et intimiste propre à la détente et à la réflexion.
L'histoire est optimiste. Jésus croit en l'homme et, s'il n'en est pas récompensé, rien n'ébranlera sa foi. Mais rien dans ce récit n'est manichéen ou utopiste. Les hommes sont présentés comme des créatures faibles, veules et intéressées, mais capables de belles actions. Et les plus proches de Dieu ne sont pas ceux que l'on croit.
Le seul reproche que l'on pourrait faire à ce récit vient de la narration extrêmement condensée, qui ne permet pas de mettre en exergue les différents protagonistes comme ils le mériteraient. Je pense notamment à Marie Madeleine, la prostituée, selon moi un des personnages les plus intéressants de la Bible, qui ne fait qu'une apparition et aurait mérité mieux. Il est difficile de condenser une telle histoire en un seul tome... Deux volumes auraient été préférables.
Mais que ce détail ne vous empêche pas de découvrir cette merveille graphique et cette belle légende, qui distingue enfin (et c'est un bonheur) la réalité de la religion et ce que les hommes en font.
Construire une histoire autour d'un personnage muet sur toile de fond du cinéma et de magouilles n'est pas chose facile. Pourtant, les auteurs nous livrent une histoire crédible et touchante.
Le personnage principal, muet donc, fut un acteur célebre du muet mais une fois l'arrivée du parlant dans le 7e art, il voit ce qu'il a de plus cher lui échapper. C'est à dire sa femme Ana et bien sûr son métier. Sa femme est assassiné et lui accusé, normal quand on ne peut pas se défendre par le langage. Anéanti, il devient clown triste... 15 ans après la mort de sa femme, l'histoire fait de nouveau parler d'elle.
Pascla Bertho sait où il veut aller, et on le ressent lors de la lecture. Il nous fait suivre la passé et le présent en même temps à l'aide de multiples flashback qui se fondent dans l'histoire comme une évidence. Il donne beaucoup d'humanité à son histoire, et le personnage principal est très attachant. A la fin de la lecture on est content de savoir que le héros a de nouveau du soutien, et que le mystère sera élucidé dans le prochain tome...
Le dessin de Korkydü est assez spécial, les contours des personnages et les ombres sont très grossiers, mais cela rend très bien dans l'histoire. Le dessinateur donne à M Harpovitch (le héros) de multiples expressions du visage, ce qui nous fait oublier le fait qu'il soit muet. Les couleurs à dominantes chaudes (rose/rouge, marron) rendent le tout agréable à l'oeil.
En bref, un premier tome très convaincant et qui tiendra je l'espère toute ses promesses dans le prochain. :)
Les éditions Paquet lancent leur nouvelle collection Blandice avec un très beau et bon one shot.
On suit au travers du dessin spécial mais beau de Renaud Dillies, la descente aux enfers d'un petit canard, Rice, fou de sa trompette et de Betty. L'histoire est à la fois drôle et touchante. Les visages sont très expressifs, et les couleurs d'Anne Claire Jouvray sont agréables à l'oeil.
Un bon one shot qui détend, à lire.
Tout d'abord il y a le dessin. Ce style de peinture à la gouache, ces couleurs pêtantes, tout est superbe et très agréable à regarder. Le dessin est ici d'une qualité irréprochable.
Concernant le scénario, attention, il est destiné aux enfants. Un adulte lira les albums avec plaisir, car les histoires sont loin d'être bêtes et soutenues formidablement par le dessin, mais pour un adulte, ça se lit vite et il n'en sort pas grand chose. Par contre, c'est exactement le type de bd que j'aimerais acheter à mes enfants. C'est beau, c'est frais, c'est agréable et original.
Bref, de la toute belle bd jeunesse.
Lanfeust par ci, Lanfeust par là...
Quel battage pour une série qui, pour reprendre une certaine formule, est "bien mais pas top". Le dessin est sympathique mais ne présente pas les qualités de certaines autres séries H-F (type Lune Noire quand Ledroit s'en occupait ou L'Oiseau du Temps). Il est "sympa", c'est tout.
En ce qui concerne le scénario, j'ai déjà eu l'occasion dans d'autres avis de dire tout le mal que je pense d'Arleston, surtout quand il n'hésite pas à piocher (pour ne pas dire piller) dans les grands classiques des romans de fantasy et à les adapter à la va vite.
A plusieurs reprises, Lanfeust n'échappe pas à cette triste habitude.
Au-delà de cette remarque un peu acide, je trouve l'histoire très décousue, l'auteur semblant manquer de vue d'ensemble sur la série.
J'ai pas mal hésité avec 2/5 mais bon, ça reste quand même pas trop désagréable à lire. Selon moi, c'est surtout une belle machine commerciale (ce qui n'est pas un reproche en soi), mais certainement pas un chef d'oeuvre de la BD.
Momo ou comment faire un nouvelle bd avec les mêmes types de gag avec un nouveau personnage. Le résultat de la première bd est assez moyen, j'aurais mis 2. En revanche le deuxième tome est plutôt sympa, avec des gags qui sont d'actualité.
Pour conclure, si on aime Margerin c'est à acheter bien sûr; à decouvrir pour les autres.
Voilà une bd qu'au départ je prenais pour une série historique dans le style de Dampierre, Les Souvenirs de la pendule ou encore Les Maîtres de l'Orge : bref, je croyais que j'allais lire une série sérieuse et plutôt ennuyeuse sur une période de l'histoire de France.
Que nenni !
Certes on y découvre une période de l'Histoire que je ne connaissais guère (la guerre franco-prussienne de 1870-71 et la Commune) mais c'est un décor, une toile de fond (très belle toile d'ailleurs) pour une aventure qui touche beaucoup plus au fantastique et à l'aventure moderne.
Le dessin est très beau. Non seulement les décors sont extrêmement précis et détaillés, mais en plus la colorisation est telle que le tout n'a pas la rigueur académique et l'ennui d'un dessin trop ''historique''. Au contraire, elle ravit les yeux par les teintes d'un soleil couchant, l'obscurité bleutée d'une pièce sombre, la lumière éclatante d'un soleil d'été... Bref, la mise en couleur est excellente.
De même, les personnages sont différents d'une oeuvre trop réaliste. Ils sont loin d'être des caricatures, mais l'accentuation de certains traits faciaux, comme un nez un peu plus long que nature, des poches sous les yeux flagrantes, des visages un peu plus ronds et lisses que dans la vraie vie, rend le tout plus agréable à regarder et à suivre qu'un dessin trop réaliste. A la fois, les personnages font très vrais quand on les regarde, et en même temps leurs traits qui permettent de bien les distinguer les uns des autres et de repérer au premier coup d'oeil qui est qui.
En résumé, le dessin à lui seul donne une touche d'excellence à cette série.
En ce qui concerne le scénario, je l'ai trouvé prenant du tome 1 au tome 6. La part de fantastique s'y affiche sans vergogne. Nous ne sommes pas là dans Les 7 vies de l'épervier où la part de fantastique n'est qu'une touche en plus pour donner de la profondeur à l'histoire. Non, ici le fantastique a partie prenante et les personnages savent à quoi ils ont affaire et agissent en conséquence. Et pourtant, en même temps, il n'y a pas de débordements vers des scènes de magie grandiloquentes ou autres combats fantastiques : le tout reste fin et équilibré, sans déborder sur la réalité historique en trame de fond.
Par contre, je pourrais reprocher à cette série son final, qui à mon sens n'existe pas vraiment. J'attendais du tome 7 une fin grandiose, quelque chose qui achèverait l'histoire en apothéose. J'ai en réalité eu l'impression de lire un tome comme les autres où à la fin l'histoire s'arrête là comme elle aurait pu s'arrêter à la fin des tomes précédents. S'y ajoute aussi une petite touche de naïveté dans les toutes dernières pages que je n'apprécie pas vraiment. Bref, une fin qui m'a laissé sur ma faim et n'est pas à la hauteur de la série entière.
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Archipel
C'est un 3/5 qui pourrait bien se transformer en 4. J'ai été surprise du nombre de critiques à l'encontre du dessin... Mais qu'est-ce qu'il a qui ne va pas ce dessin ?! Il est superbe ! Bon, OK, Barbay aime bien le vert... Ya des petites touches, comme ça, on sait pas trop pourquoi... Mais personnellement je ne m'en suis aperçue que quand on m'en a fait la remarque, donc ça ne m'a pas perturbée (d'ailleurs je n'aurais peut être pas dû le dire ;))... Bref, c'est justement le graphisme qui m'a fait acheter cet album et je ne l'ai pas regretté. Doux mais dynamique, un peu flou, parfaitement adapté à cette histoire haletante et mystérieuse... J'ai beaucoup aimé les différents personnages et le monde étrange et épuré. J'attends la suite avec impatience.
Filipo versus Poney
Ce qui m'a séduit dans ce petit album souple de 20 pages, c'est le dessin absolument minimaliste et pourtant tout mignon. L'histoire se présente comme un gaufrier de 3 x 3 cases, avec une légende en dessous de chacune d'entre elles. Malgré le propos qui se prête bien à une ironie acide, j'ai l'impression que l'ensemble reste très simpliste (ou peut-être très simplifié...) et de ce fait le "message" paraît un peu gros, et lui aussi simpliste. :o/ A part ça, ça se lit très bien, et les deuxième et troisième de couverture sont assez sympas, et évoquent quelques échos de "Ferraille".
Requiem - Chevalier Vampire
La première fois que j'ai ouvert cette bd, je me suis dit "ok, c'est beau, mais qu'est ce qu'on s'en prend plein les yeux"... Et j'ai longuement hésité à l'acheter. Il faut dire que j'avais quelques a priori sur le travail de Ledroit, que je trouvais beau mais trop chargé en détails et en couleurs (eh oui, qu'est-ce que vous voulez... quand on aime les choses épurées ça choque). Si vous êtes comme moi, n'hésitez plus : foncez ! Non seulement on s'habitue bien vite à cette avalanche de couleurs éclatantes mais, tout aussi rapidement, on s'aperçoit qu'elles sont superbes ! Cette slendeur graphique est le principal intérêt de cette série mais on cracherait à tort sur le scénario. Si on peut déplorer un ou deux clichés, ou quelques traits d'humour qui ne feront rire que les amateurs de récits bien bourrins, force est de constater que l'histoire est bien plus fine qu'il n'y paraît. Les thèmes sont riches de symbolique, les personnalités des protagonistes bien développées, originales et attachantes. Bref, une belle réussite.
Jésus de Nazareth (Madsen)
Les bandes dessinées sur la religion, ça prend souvent des chemins conventionnels, infantilisants, voire propagandistes. Cette bande dessinée est l'exception. Nul besoin d'être croyant pour apprécier cette histoire (et j'en suis la preuve). Il s'agit ici de légende, et chacun y trouvera son bonheur, quelles que soient ses convictions. Très fidèle au Nouveau Testament, Peter Madsen nous présente un Jésus humain, avec forces et faiblesses, un rebelle qui considère la religion comme une philosophie de vie, tournée vers les autres, et n'hésite pas à bousculer les esprits bien pensants, les dogmes sans signification, et l'obscurantisme. Le graphisme et la narration, quoique très poétiques, sont résolument adultes, et retranscrivent habilement le contexte historique, et la violence bien présente dans la Bible. Les couleurs, de toute beauté, donnent une atmosphère feutrée et intimiste propre à la détente et à la réflexion. L'histoire est optimiste. Jésus croit en l'homme et, s'il n'en est pas récompensé, rien n'ébranlera sa foi. Mais rien dans ce récit n'est manichéen ou utopiste. Les hommes sont présentés comme des créatures faibles, veules et intéressées, mais capables de belles actions. Et les plus proches de Dieu ne sont pas ceux que l'on croit. Le seul reproche que l'on pourrait faire à ce récit vient de la narration extrêmement condensée, qui ne permet pas de mettre en exergue les différents protagonistes comme ils le mériteraient. Je pense notamment à Marie Madeleine, la prostituée, selon moi un des personnages les plus intéressants de la Bible, qui ne fait qu'une apparition et aurait mérité mieux. Il est difficile de condenser une telle histoire en un seul tome... Deux volumes auraient été préférables. Mais que ce détail ne vous empêche pas de découvrir cette merveille graphique et cette belle légende, qui distingue enfin (et c'est un bonheur) la réalité de la religion et ce que les hommes en font.
La Voix
Construire une histoire autour d'un personnage muet sur toile de fond du cinéma et de magouilles n'est pas chose facile. Pourtant, les auteurs nous livrent une histoire crédible et touchante. Le personnage principal, muet donc, fut un acteur célebre du muet mais une fois l'arrivée du parlant dans le 7e art, il voit ce qu'il a de plus cher lui échapper. C'est à dire sa femme Ana et bien sûr son métier. Sa femme est assassiné et lui accusé, normal quand on ne peut pas se défendre par le langage. Anéanti, il devient clown triste... 15 ans après la mort de sa femme, l'histoire fait de nouveau parler d'elle. Pascla Bertho sait où il veut aller, et on le ressent lors de la lecture. Il nous fait suivre la passé et le présent en même temps à l'aide de multiples flashback qui se fondent dans l'histoire comme une évidence. Il donne beaucoup d'humanité à son histoire, et le personnage principal est très attachant. A la fin de la lecture on est content de savoir que le héros a de nouveau du soutien, et que le mystère sera élucidé dans le prochain tome... Le dessin de Korkydü est assez spécial, les contours des personnages et les ombres sont très grossiers, mais cela rend très bien dans l'histoire. Le dessinateur donne à M Harpovitch (le héros) de multiples expressions du visage, ce qui nous fait oublier le fait qu'il soit muet. Les couleurs à dominantes chaudes (rose/rouge, marron) rendent le tout agréable à l'oeil. En bref, un premier tome très convaincant et qui tiendra je l'espère toute ses promesses dans le prochain. :)
Betty Blues
Les éditions Paquet lancent leur nouvelle collection Blandice avec un très beau et bon one shot. On suit au travers du dessin spécial mais beau de Renaud Dillies, la descente aux enfers d'un petit canard, Rice, fou de sa trompette et de Betty. L'histoire est à la fois drôle et touchante. Les visages sont très expressifs, et les couleurs d'Anne Claire Jouvray sont agréables à l'oeil. Un bon one shot qui détend, à lire.
Toto l'ornithorynque
Tout d'abord il y a le dessin. Ce style de peinture à la gouache, ces couleurs pêtantes, tout est superbe et très agréable à regarder. Le dessin est ici d'une qualité irréprochable. Concernant le scénario, attention, il est destiné aux enfants. Un adulte lira les albums avec plaisir, car les histoires sont loin d'être bêtes et soutenues formidablement par le dessin, mais pour un adulte, ça se lit vite et il n'en sort pas grand chose. Par contre, c'est exactement le type de bd que j'aimerais acheter à mes enfants. C'est beau, c'est frais, c'est agréable et original. Bref, de la toute belle bd jeunesse.
Lanfeust de Troy
Lanfeust par ci, Lanfeust par là... Quel battage pour une série qui, pour reprendre une certaine formule, est "bien mais pas top". Le dessin est sympathique mais ne présente pas les qualités de certaines autres séries H-F (type Lune Noire quand Ledroit s'en occupait ou L'Oiseau du Temps). Il est "sympa", c'est tout. En ce qui concerne le scénario, j'ai déjà eu l'occasion dans d'autres avis de dire tout le mal que je pense d'Arleston, surtout quand il n'hésite pas à piocher (pour ne pas dire piller) dans les grands classiques des romans de fantasy et à les adapter à la va vite. A plusieurs reprises, Lanfeust n'échappe pas à cette triste habitude. Au-delà de cette remarque un peu acide, je trouve l'histoire très décousue, l'auteur semblant manquer de vue d'ensemble sur la série. J'ai pas mal hésité avec 2/5 mais bon, ça reste quand même pas trop désagréable à lire. Selon moi, c'est surtout une belle machine commerciale (ce qui n'est pas un reproche en soi), mais certainement pas un chef d'oeuvre de la BD.
Momo le coursier
Momo ou comment faire un nouvelle bd avec les mêmes types de gag avec un nouveau personnage. Le résultat de la première bd est assez moyen, j'aurais mis 2. En revanche le deuxième tome est plutôt sympa, avec des gags qui sont d'actualité. Pour conclure, si on aime Margerin c'est à acheter bien sûr; à decouvrir pour les autres.
Voleurs d'Empires
Voilà une bd qu'au départ je prenais pour une série historique dans le style de Dampierre, Les Souvenirs de la pendule ou encore Les Maîtres de l'Orge : bref, je croyais que j'allais lire une série sérieuse et plutôt ennuyeuse sur une période de l'histoire de France. Que nenni ! Certes on y découvre une période de l'Histoire que je ne connaissais guère (la guerre franco-prussienne de 1870-71 et la Commune) mais c'est un décor, une toile de fond (très belle toile d'ailleurs) pour une aventure qui touche beaucoup plus au fantastique et à l'aventure moderne. Le dessin est très beau. Non seulement les décors sont extrêmement précis et détaillés, mais en plus la colorisation est telle que le tout n'a pas la rigueur académique et l'ennui d'un dessin trop ''historique''. Au contraire, elle ravit les yeux par les teintes d'un soleil couchant, l'obscurité bleutée d'une pièce sombre, la lumière éclatante d'un soleil d'été... Bref, la mise en couleur est excellente. De même, les personnages sont différents d'une oeuvre trop réaliste. Ils sont loin d'être des caricatures, mais l'accentuation de certains traits faciaux, comme un nez un peu plus long que nature, des poches sous les yeux flagrantes, des visages un peu plus ronds et lisses que dans la vraie vie, rend le tout plus agréable à regarder et à suivre qu'un dessin trop réaliste. A la fois, les personnages font très vrais quand on les regarde, et en même temps leurs traits qui permettent de bien les distinguer les uns des autres et de repérer au premier coup d'oeil qui est qui. En résumé, le dessin à lui seul donne une touche d'excellence à cette série. En ce qui concerne le scénario, je l'ai trouvé prenant du tome 1 au tome 6. La part de fantastique s'y affiche sans vergogne. Nous ne sommes pas là dans Les 7 vies de l'épervier où la part de fantastique n'est qu'une touche en plus pour donner de la profondeur à l'histoire. Non, ici le fantastique a partie prenante et les personnages savent à quoi ils ont affaire et agissent en conséquence. Et pourtant, en même temps, il n'y a pas de débordements vers des scènes de magie grandiloquentes ou autres combats fantastiques : le tout reste fin et équilibré, sans déborder sur la réalité historique en trame de fond. Par contre, je pourrais reprocher à cette série son final, qui à mon sens n'existe pas vraiment. J'attendais du tome 7 une fin grandiose, quelque chose qui achèverait l'histoire en apothéose. J'ai en réalité eu l'impression de lire un tome comme les autres où à la fin l'histoire s'arrête là comme elle aurait pu s'arrêter à la fin des tomes précédents. S'y ajoute aussi une petite touche de naïveté dans les toutes dernières pages que je n'apprécie pas vraiment. Bref, une fin qui m'a laissé sur ma faim et n'est pas à la hauteur de la série entière.