Que dire du theme de cette BD. Personnellement je ne connais pas d'autre oeuvre parlant de cette vision de la guerre. Et là, il faut avouer que c'est une réussite. C'est un bienfait d'utiliser cet art pour faire passer ce message et il me semble que tout un chacun devrait lire cette oeuvre.
L'histoire, très forte de par son fait historique et par le vécu qui transparaît tout au long du livre est mise en valeur par l'aspect de cet homme à la fin de sa vie. Le contraste qui s'installe poste d'emblée le problème de l'impact de la guerre sur une personnalité mais plus encore le problème de la nature profonde de l'homme. De ce point de vue là, le message passe c'est sûr.
Par contre son aspect purement fidèle au récit peut être vu comme avantage ou inconvénient. Personnellement je le ressens moins subtil qu'un Deogratias par exemple.
Le dessin quant à lui me laisse peu enthousiaste. Il reste assez terne et pas très joli.
Au final, j'ai beaucoup aimé et je l'ai vraiment lu avec plaisir mais je n'y vois pas l'une de mes BD préférées. Plutôt une sorte de passage obligé. Un petit 4.
Voueps, de même que le posteur précedant : ça ne m'a pas enchanté!
Mais pour ce qui est de l'ambiance, le scenariste nous montre qu'il a une excellente vision de la Russie d'aujourd'hui. Et ma foi pas besoin d'être spécialiste dans l'ex-URSS pour comprendre les blagues...
Par contre c'est pas du tout le genre de dessins que j'aprécie dans la BD. Donc c'est vite vu ! Et finalement j'ai a peine rigolé. Bref c'est bof.
"On n'aime pas partager. On se garde nos trésors pour nous, pas forcément par méchanceté. Mais plutôt parceq u'on pense que ce que l'on donne ne va pas être compris. Cette prétention nous contraint à blesser ceux qui nous aiment... Et puis quand on se rend compte du trop plein d'amour qui nous constipe, il est souvent trop tard."
Tout à fait, JBT900, on peut le dire : Larcenet est paranoïaque, à la limite du malaise, parfois. C'est du moins ce que nous apprend ce livre, le plus noir (encore que..) de la collection.
Mais l'auteur ne veut justement pas s'en cacher, et parvient une fois de plus à faire passer des messages clairs, par le biais de strips d'une page (une fois n'est pas coutume), dont les chutes, très noires, me rappellent parfois les ruminations de LD' (à lire aussi, même si au final c'est moins bon, moins construit).
Le dessin est moins sombre et gras que dans les autres albums de la collection, pour mieux se plier aux contraintes de la création des différentes strips. Parfois complètement paradoxal avec le thème abordé, pour mieux choquer ou faire réfléchir, mais parfois aussi cruellement réaliste, non pas dans le trait, mais dans la représentation des idées traitées par l'auteur, il est de toute façon en accord parfait, une fois de plus, avec le récit beaucoup plus abstrait, moins proche de la vie en temps que telle de l'auteur.
Une claque de plus pour un Larcenet "au pire de sa forme", il faut bien le dire.
Larcenet noir serré, sans crème...
Dallas Cowboy, c'est la vie de Manu, des yeux de Manu, et durant une période très sombre de son existence. Alors bien sûr, les remises en question se suivent au fil des pages, alors que le constat d'une existence de souffrance s'offre à nous.
C'est incroyable ce que cet auteur arrive à suggerer et a faire passer comme émotions par sa narration et son trait hors du commun.
Bien loin de ses productions à succès telles que Bill Baroud ou très récemment "Van Gogh", Larcenet nous fait découvrir ses pensées nocturnes, son enfance mal vécue, ses tourments, sans jamais en faire trop, sans vouloir à tout prix exposer ses tripes.
Entre autres, un thème qui lui est cher est évoqué ici, et dont il fera un album quelques temps plus tard : Le service militaire, abrutissement de masse, qui l'a marqué mais qui a aussi forgé sa personnalité, sa psychologie, comme il l'explique très bien lui-même.
Le dessin est vraiment très noir et souligne par la même le récit de la meilleure des façons. Le trait, gras, permet l'expression d'un mal-être limite cosmique tant les différentes pages du livre suintent d'une atmosphère dépressive.
Il m'est très difficile de donner un avis concret sur cet album, comme sur les trois autres de la collection "on verra bien..." des Rêveurs. Lisez-le, c'est ce que je peux vous souhaiter de mieux, tout simplement.
C'est le dessin qui m'a séduit ici. Ce noir et blanc est vraiment très sympa. Et dès le début ça m'a rappelé Tim Burton, et plus précisément un court-métrage que j'avais vu juste avant de voir l'Etrange Noêl de Monsieur Jack.
D'ailleurs l'ambiance étrange, loufoque et sombre à la fois, de ce Phalanstère et de la BD elle-même est également très proche de l'univers de Tim Burton. C'est tout cela qui m'a plu dans cette BD et qui m'a fait l'acheter.
D'autant que l'édition de cet album, à la fois souple (mais solide), dense, dotée de nombreuses pages tout en gardant un prix très raisonnable, est elle aussi très attirante.
Que de bons côtés, vous me direz.
Oui mais voilà... J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture seulement durant la moitié de l'album environ. Passée cette moitié, je commençais à avoir bien compris le contexte et attendait du changement, un dénouement, quelque chose qui rende ce début d'album encore plus exceptionnel.
Mais non... Je suis resté sur ma fin avec le dénouement de cet album. Ce n'est pas que ce soit totalement décevant, mais c'est juste assez... moyen... J'ai eu le sentiment de ne pas comprendre où avait voulu en venir l'auteur avec cette fin et quel était finalement l'interêt de tout l'album.
Alors j'attends de voir si la révélation va me venir, mais pour le moment, malgré la beauté et l'interêt de cette BD, je la trouve relativement... vaine.
Devant cette flopée d'avis positifs, j'ai également acheté cet album.
Effectivement, le dessin est très sympa. Même ces "gribouillis", cette abondance de traits comme dessinés rapidement au stylo, rendent très bien et agrémentent très joliment le dessin. Je repense particulièrement à une simple case où Little Rice Duck tend la main vers le haut de la cheminée pour attraper la trompette : ça a beau être la première BD de son auteur, ce dernier a déjà une technique de dessin éprouvée.
Donc oui, le dessin de cette BD est vraiment bon et surtout sympa.
Maintenant côté histoire, je dois avouer avoir été beaucoup moins captivé ou épaté. Disons que c'est plaisant à suivre, pas bête du tout, mais... Mais je n'ai rien ressenti qui me passionne pour cette BD, qui me donne envie de la relire. C'est surtout la fin qui m'a déçu, un peu en queue de poisson, un peu...
Je ne sais comment exprimer cela mais disons que bien que ce soit un très bel album autant au niveau physique (l'édition Paquet est très jolie) que graphique (les dessins), l'histoire n'est pas au niveau du reste à mon goût très personnel.
Dites à quelqu'un que vous ne connaissez pas Gaston Lagaffe et vous aurez une de ces trois réactions :
-"Tu te fous de ma gueule ?"
-"QUOI ?!? Tu connais pas ?"
-"Ouaaaaaaaaaah le nul ! Il connait pas Gaston !!!"
Il faut dire que Franquin dans cette BD a donné naissance à personnage que l'on est pas prêt d'oublier : fainéant, maladroit, véritable phénomène de foire... Gaston est un des meilleurs personnage que je connaisse. Qui ne se tordrait pas de rire en le voyant cuisiner sa fameuse morue aux fraises, bricoler des machines aussi inutileS les unes que les autres? Sans oublier la mouette rieuse, le chat, son affreux cactus, l'agent Longtarin et Prunelle !
Ecrite au XIVème siècle d’après un récit datant du 3ème siècle (Histoire des Trois Royaumes, de Chen Shou), Histoire romancée des Trois Royaumes (de Luo Guanzhong/Louo Kouan-Tchong, disponible chez Flammarion), est une longue saga extrêmement populaire en Asie (et tout particulièrement en Chine évidemment) ; il s’agirait même du second livre le plus lu au monde après le fameux best-seller du célèbre illusionniste connu sous le sobriquet de "Dieu", j’ai nommé La Bible*. Très régulièrement adaptée sous divers formats en Asie, cette histoire est pour autant que je sache fort peu connue en France où seuls les amateurs de jeux de stratégie (sur papier, consoles et PC) sont familiers de personnages comme Cao Cao, Liu Bei et toute la clique, par le biais de séries comme Romance of the Three Kingdoms, Dynasty Warriors ou Le Destin du Dragon. Et il n’est pas certain que cette version BD, publiée par un éditeur pékinois, s’adresse réellement au public français qui risque d’être un peu perdu à sa lecture. En effet, tout y est résumé si succinctement (la BD fait moins de 200 pages, la saga originale compte 7 ou 8 tomes il me semble…) qu’on a l’impression que c’est écrit pour des lecteurs qui connaissent déjà l’histoire. Je pense donc qu’il s’agit plutôt d’un ouvrage destiné aux Chinois récemment installés en France et désireux de s’entraîner à lire en français par le biais d’un texte qu’ils connaissent bien. Evidemment, ça n’empêche pas d’y jeter un œil même si vous n’êtes pas chinois, dans la mesure où c’est une petite curiosité qui, à défaut d’être palpitante, n’est pas inintéressante du tout. Alors, comme je le disais, vous risquez d’être un peu largué : on est noyé sous les noms de personnages qui disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus sans qu’on sache vraiment à quel camp ils appartenaient et pour quelle cause ils se battaient ; les nombreuses batailles se succèdent et sont très vite torchées (en gros, à chaque fois, en 2 ou 3 cases, c’est fini et on passe à la suivante) ; les alliances et les rivalités se font et se défont à tout bout de champ… Ah, non, vraiment, c’est pas simple tout ça… Pour ne rien arranger, le dessin noir et blanc, s’il est assez rigolo et a le mérite de ne pas ressembler à grand’chose de connu en Occident (on est ni dans du style franco-belge, ni dans du style manga), ne facilite pas la compréhension : l’absence de couleur fait que tous les uniformes de toutes les armées et de tous les personnages se ressemblent, et les visages sont toujours construits sur les 2 ou 3 mêmes modèles de base, sur lesquels le dessinateur change simplement un peu la moustache, la barbe ou le couvre-chef, donc forcément, là encore on peut s’emmêler un peu les pinceaux. Concernant le contenu même, il y a des choses qui peuvent paraître un peu déroutantes (mais qui du coup participent au charme "exotique" de ce titre), comme cette scène ou Liu Bei se met à pleurer d’émotion simplement parce qu’un stratège refuse de sortir de sa retraite pour intégrer ses rangs, alors que le reste du temps ce même Liu Bei guerroie, tue, décapite, trahit ceux qui l’ont aidé sans sourciller… C’est pas vraiment gênant, juste étrange… Plus gênant par contre, certains éléments paraissent incohérent… Par exemple, le personnage de Cao Cao, qui pour autant que je sache était réputé pour être intelligent et cruel (c’était quand même le plus puissant des 3 larrons, je peux pas croire qu’il ait construit tous ses succès sur des coups de bol quand même !), a presque l’air dans cette BD d’un brave gars très naïf qui se laisse embobiner à tous les coups… Autre truc qui fait tiquer, on a presque l’impression que toutes ces guerres n’ont vu mourir que des officiers, des généraux, ou bien qu’il n’y a aucun intérêt à montrer ou même simplement mentionner la mort de milliers de simples fantassins… Pour finir sur les défauts, je sais que certains habitués de BDT (bon, en gros, juste ThePat en fait) attachent une importance démesurée à la qualité du papier, de la couverture, etc. : ici, autant le dire, on n’a pas vraiment affaire à un bouquin très luxueux, c’est plutôt bien cheap au contraire.
Bref, comme je le disais plus haut, ce n’est pas une lecture passionnante : ça va trop vite, c’est confus, l’écriture est assez lourde (en gros, une planche typique donne quelque chose comme "Liu Bei engagea le combat. Liu Bei décapita le général adverse. Liu Bei fut encerclé. Liu Bei brisa l'encerclement. Liu Bei battit en retraite"). Néanmoins, ça a son p’tit charme, et j’avoue que je ne suis pas mécontent de l’avoir lue, cette BD. En gros, si par le plus grand des hasards elle vous tombe sous la main, n’hésitez pas à y jeter un œil ; sinon, à moins d’être absolument passionné par tout ce qui touche à l’histoire de la Chine ancienne et d’avoir déjà lu le roman dont la BD est tirée, ce n’est peut-être pas la peine de faire le tour des librairies chinoises implantées en France pour vous procurer ce livre.
*Oui, oui, je sais, Dieu n’existe pas, ce sont des hommes qui ont écrit la Bible, mais quoi, alors on peut plus déconner 5 minutes c’est ça ?
Je n'ai pas trouvé génial ces adaptations d'histoires d'un des maître du récit fantastique, H.P. Lovecraft. Il faut dire aussi que je ne suis pas un inconditionnel de cet auteur même si j'ai lu quelques-unes de ses nouvelles.
La seule qui m'ait intéressée véritablement est la troisième histoire qui donne son nom à l'album. Je ne trouve pas le récit assez accrocheur et parfois il n'y a pas vraiment de chute ou de morale.
Le dessin en noir et blanc est bien maîtrisé je trouve, cet album a un air de parenté avec les productions de Trillo et Risso.
Peut-être à réserver aux fans de Lovecraft.
----------------------------------
Malgré tout j'ai trouvé un petit dossier intéressant sur BD Sélection qui aborde notamment les adaptations de Lovecraft, vous pouvez y lire une des nouvelles de cette bd.
Quand je l'ai vu, j'ai tout de suite pris cette BD ! Le titre m'a attiré car j'adore l'héroïc fantasy... Les magiciens et le reste ça me passionne... La couverture était aussi très alléchante : le dessin est magnifique. Mais je dois avouer que les dessins à l'intérieur sont beaucoup moins réussis... Néanmoins, l'histoire est originale et prenante... J'ai hésité à conseiller l'achat car je pense qu'il vaut mieux le louer.
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Maus
Que dire du theme de cette BD. Personnellement je ne connais pas d'autre oeuvre parlant de cette vision de la guerre. Et là, il faut avouer que c'est une réussite. C'est un bienfait d'utiliser cet art pour faire passer ce message et il me semble que tout un chacun devrait lire cette oeuvre. L'histoire, très forte de par son fait historique et par le vécu qui transparaît tout au long du livre est mise en valeur par l'aspect de cet homme à la fin de sa vie. Le contraste qui s'installe poste d'emblée le problème de l'impact de la guerre sur une personnalité mais plus encore le problème de la nature profonde de l'homme. De ce point de vue là, le message passe c'est sûr. Par contre son aspect purement fidèle au récit peut être vu comme avantage ou inconvénient. Personnellement je le ressens moins subtil qu'un Deogratias par exemple. Le dessin quant à lui me laisse peu enthousiaste. Il reste assez terne et pas très joli. Au final, j'ai beaucoup aimé et je l'ai vraiment lu avec plaisir mais je n'y vois pas l'une de mes BD préférées. Plutôt une sorte de passage obligé. Un petit 4.
Leonid et Spoutnika
Voueps, de même que le posteur précedant : ça ne m'a pas enchanté! Mais pour ce qui est de l'ambiance, le scenariste nous montre qu'il a une excellente vision de la Russie d'aujourd'hui. Et ma foi pas besoin d'être spécialiste dans l'ex-URSS pour comprendre les blagues... Par contre c'est pas du tout le genre de dessins que j'aprécie dans la BD. Donc c'est vite vu ! Et finalement j'ai a peine rigolé. Bref c'est bof.
On fera avec
"On n'aime pas partager. On se garde nos trésors pour nous, pas forcément par méchanceté. Mais plutôt parceq u'on pense que ce que l'on donne ne va pas être compris. Cette prétention nous contraint à blesser ceux qui nous aiment... Et puis quand on se rend compte du trop plein d'amour qui nous constipe, il est souvent trop tard." Tout à fait, JBT900, on peut le dire : Larcenet est paranoïaque, à la limite du malaise, parfois. C'est du moins ce que nous apprend ce livre, le plus noir (encore que..) de la collection. Mais l'auteur ne veut justement pas s'en cacher, et parvient une fois de plus à faire passer des messages clairs, par le biais de strips d'une page (une fois n'est pas coutume), dont les chutes, très noires, me rappellent parfois les ruminations de LD' (à lire aussi, même si au final c'est moins bon, moins construit). Le dessin est moins sombre et gras que dans les autres albums de la collection, pour mieux se plier aux contraintes de la création des différentes strips. Parfois complètement paradoxal avec le thème abordé, pour mieux choquer ou faire réfléchir, mais parfois aussi cruellement réaliste, non pas dans le trait, mais dans la représentation des idées traitées par l'auteur, il est de toute façon en accord parfait, une fois de plus, avec le récit beaucoup plus abstrait, moins proche de la vie en temps que telle de l'auteur. Une claque de plus pour un Larcenet "au pire de sa forme", il faut bien le dire.
Dallas Cowboy
Larcenet noir serré, sans crème... Dallas Cowboy, c'est la vie de Manu, des yeux de Manu, et durant une période très sombre de son existence. Alors bien sûr, les remises en question se suivent au fil des pages, alors que le constat d'une existence de souffrance s'offre à nous. C'est incroyable ce que cet auteur arrive à suggerer et a faire passer comme émotions par sa narration et son trait hors du commun. Bien loin de ses productions à succès telles que Bill Baroud ou très récemment "Van Gogh", Larcenet nous fait découvrir ses pensées nocturnes, son enfance mal vécue, ses tourments, sans jamais en faire trop, sans vouloir à tout prix exposer ses tripes. Entre autres, un thème qui lui est cher est évoqué ici, et dont il fera un album quelques temps plus tard : Le service militaire, abrutissement de masse, qui l'a marqué mais qui a aussi forgé sa personnalité, sa psychologie, comme il l'explique très bien lui-même. Le dessin est vraiment très noir et souligne par la même le récit de la meilleure des façons. Le trait, gras, permet l'expression d'un mal-être limite cosmique tant les différentes pages du livre suintent d'une atmosphère dépressive. Il m'est très difficile de donner un avis concret sur cet album, comme sur les trois autres de la collection "on verra bien..." des Rêveurs. Lisez-le, c'est ce que je peux vous souhaiter de mieux, tout simplement.
Le phalanstère du bout du monde
C'est le dessin qui m'a séduit ici. Ce noir et blanc est vraiment très sympa. Et dès le début ça m'a rappelé Tim Burton, et plus précisément un court-métrage que j'avais vu juste avant de voir l'Etrange Noêl de Monsieur Jack. D'ailleurs l'ambiance étrange, loufoque et sombre à la fois, de ce Phalanstère et de la BD elle-même est également très proche de l'univers de Tim Burton. C'est tout cela qui m'a plu dans cette BD et qui m'a fait l'acheter. D'autant que l'édition de cet album, à la fois souple (mais solide), dense, dotée de nombreuses pages tout en gardant un prix très raisonnable, est elle aussi très attirante. Que de bons côtés, vous me direz. Oui mais voilà... J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture seulement durant la moitié de l'album environ. Passée cette moitié, je commençais à avoir bien compris le contexte et attendait du changement, un dénouement, quelque chose qui rende ce début d'album encore plus exceptionnel. Mais non... Je suis resté sur ma fin avec le dénouement de cet album. Ce n'est pas que ce soit totalement décevant, mais c'est juste assez... moyen... J'ai eu le sentiment de ne pas comprendre où avait voulu en venir l'auteur avec cette fin et quel était finalement l'interêt de tout l'album. Alors j'attends de voir si la révélation va me venir, mais pour le moment, malgré la beauté et l'interêt de cette BD, je la trouve relativement... vaine.
Betty Blues
Devant cette flopée d'avis positifs, j'ai également acheté cet album. Effectivement, le dessin est très sympa. Même ces "gribouillis", cette abondance de traits comme dessinés rapidement au stylo, rendent très bien et agrémentent très joliment le dessin. Je repense particulièrement à une simple case où Little Rice Duck tend la main vers le haut de la cheminée pour attraper la trompette : ça a beau être la première BD de son auteur, ce dernier a déjà une technique de dessin éprouvée. Donc oui, le dessin de cette BD est vraiment bon et surtout sympa. Maintenant côté histoire, je dois avouer avoir été beaucoup moins captivé ou épaté. Disons que c'est plaisant à suivre, pas bête du tout, mais... Mais je n'ai rien ressenti qui me passionne pour cette BD, qui me donne envie de la relire. C'est surtout la fin qui m'a déçu, un peu en queue de poisson, un peu... Je ne sais comment exprimer cela mais disons que bien que ce soit un très bel album autant au niveau physique (l'édition Paquet est très jolie) que graphique (les dessins), l'histoire n'est pas au niveau du reste à mon goût très personnel.
Gaston Lagaffe
Dites à quelqu'un que vous ne connaissez pas Gaston Lagaffe et vous aurez une de ces trois réactions : -"Tu te fous de ma gueule ?" -"QUOI ?!? Tu connais pas ?" -"Ouaaaaaaaaaah le nul ! Il connait pas Gaston !!!" Il faut dire que Franquin dans cette BD a donné naissance à personnage que l'on est pas prêt d'oublier : fainéant, maladroit, véritable phénomène de foire... Gaston est un des meilleurs personnage que je connaisse. Qui ne se tordrait pas de rire en le voyant cuisiner sa fameuse morue aux fraises, bricoler des machines aussi inutileS les unes que les autres? Sans oublier la mouette rieuse, le chat, son affreux cactus, l'agent Longtarin et Prunelle !
Histoire romancée des Trois Royaumes
Ecrite au XIVème siècle d’après un récit datant du 3ème siècle (Histoire des Trois Royaumes, de Chen Shou), Histoire romancée des Trois Royaumes (de Luo Guanzhong/Louo Kouan-Tchong, disponible chez Flammarion), est une longue saga extrêmement populaire en Asie (et tout particulièrement en Chine évidemment) ; il s’agirait même du second livre le plus lu au monde après le fameux best-seller du célèbre illusionniste connu sous le sobriquet de "Dieu", j’ai nommé La Bible*. Très régulièrement adaptée sous divers formats en Asie, cette histoire est pour autant que je sache fort peu connue en France où seuls les amateurs de jeux de stratégie (sur papier, consoles et PC) sont familiers de personnages comme Cao Cao, Liu Bei et toute la clique, par le biais de séries comme Romance of the Three Kingdoms, Dynasty Warriors ou Le Destin du Dragon. Et il n’est pas certain que cette version BD, publiée par un éditeur pékinois, s’adresse réellement au public français qui risque d’être un peu perdu à sa lecture. En effet, tout y est résumé si succinctement (la BD fait moins de 200 pages, la saga originale compte 7 ou 8 tomes il me semble…) qu’on a l’impression que c’est écrit pour des lecteurs qui connaissent déjà l’histoire. Je pense donc qu’il s’agit plutôt d’un ouvrage destiné aux Chinois récemment installés en France et désireux de s’entraîner à lire en français par le biais d’un texte qu’ils connaissent bien. Evidemment, ça n’empêche pas d’y jeter un œil même si vous n’êtes pas chinois, dans la mesure où c’est une petite curiosité qui, à défaut d’être palpitante, n’est pas inintéressante du tout. Alors, comme je le disais, vous risquez d’être un peu largué : on est noyé sous les noms de personnages qui disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus sans qu’on sache vraiment à quel camp ils appartenaient et pour quelle cause ils se battaient ; les nombreuses batailles se succèdent et sont très vite torchées (en gros, à chaque fois, en 2 ou 3 cases, c’est fini et on passe à la suivante) ; les alliances et les rivalités se font et se défont à tout bout de champ… Ah, non, vraiment, c’est pas simple tout ça… Pour ne rien arranger, le dessin noir et blanc, s’il est assez rigolo et a le mérite de ne pas ressembler à grand’chose de connu en Occident (on est ni dans du style franco-belge, ni dans du style manga), ne facilite pas la compréhension : l’absence de couleur fait que tous les uniformes de toutes les armées et de tous les personnages se ressemblent, et les visages sont toujours construits sur les 2 ou 3 mêmes modèles de base, sur lesquels le dessinateur change simplement un peu la moustache, la barbe ou le couvre-chef, donc forcément, là encore on peut s’emmêler un peu les pinceaux. Concernant le contenu même, il y a des choses qui peuvent paraître un peu déroutantes (mais qui du coup participent au charme "exotique" de ce titre), comme cette scène ou Liu Bei se met à pleurer d’émotion simplement parce qu’un stratège refuse de sortir de sa retraite pour intégrer ses rangs, alors que le reste du temps ce même Liu Bei guerroie, tue, décapite, trahit ceux qui l’ont aidé sans sourciller… C’est pas vraiment gênant, juste étrange… Plus gênant par contre, certains éléments paraissent incohérent… Par exemple, le personnage de Cao Cao, qui pour autant que je sache était réputé pour être intelligent et cruel (c’était quand même le plus puissant des 3 larrons, je peux pas croire qu’il ait construit tous ses succès sur des coups de bol quand même !), a presque l’air dans cette BD d’un brave gars très naïf qui se laisse embobiner à tous les coups… Autre truc qui fait tiquer, on a presque l’impression que toutes ces guerres n’ont vu mourir que des officiers, des généraux, ou bien qu’il n’y a aucun intérêt à montrer ou même simplement mentionner la mort de milliers de simples fantassins… Pour finir sur les défauts, je sais que certains habitués de BDT (bon, en gros, juste ThePat en fait) attachent une importance démesurée à la qualité du papier, de la couverture, etc. : ici, autant le dire, on n’a pas vraiment affaire à un bouquin très luxueux, c’est plutôt bien cheap au contraire. Bref, comme je le disais plus haut, ce n’est pas une lecture passionnante : ça va trop vite, c’est confus, l’écriture est assez lourde (en gros, une planche typique donne quelque chose comme "Liu Bei engagea le combat. Liu Bei décapita le général adverse. Liu Bei fut encerclé. Liu Bei brisa l'encerclement. Liu Bei battit en retraite"). Néanmoins, ça a son p’tit charme, et j’avoue que je ne suis pas mécontent de l’avoir lue, cette BD. En gros, si par le plus grand des hasards elle vous tombe sous la main, n’hésitez pas à y jeter un œil ; sinon, à moins d’être absolument passionné par tout ce qui touche à l’histoire de la Chine ancienne et d’avoir déjà lu le roman dont la BD est tirée, ce n’est peut-être pas la peine de faire le tour des librairies chinoises implantées en France pour vous procurer ce livre. *Oui, oui, je sais, Dieu n’existe pas, ce sont des hommes qui ont écrit la Bible, mais quoi, alors on peut plus déconner 5 minutes c’est ça ?
Les Rats dans les murs
Je n'ai pas trouvé génial ces adaptations d'histoires d'un des maître du récit fantastique, H.P. Lovecraft. Il faut dire aussi que je ne suis pas un inconditionnel de cet auteur même si j'ai lu quelques-unes de ses nouvelles. La seule qui m'ait intéressée véritablement est la troisième histoire qui donne son nom à l'album. Je ne trouve pas le récit assez accrocheur et parfois il n'y a pas vraiment de chute ou de morale. Le dessin en noir et blanc est bien maîtrisé je trouve, cet album a un air de parenté avec les productions de Trillo et Risso. Peut-être à réserver aux fans de Lovecraft. ---------------------------------- Malgré tout j'ai trouvé un petit dossier intéressant sur BD Sélection qui aborde notamment les adaptations de Lovecraft, vous pouvez y lire une des nouvelles de cette bd.
Le Jour des Magiciens
Quand je l'ai vu, j'ai tout de suite pris cette BD ! Le titre m'a attiré car j'adore l'héroïc fantasy... Les magiciens et le reste ça me passionne... La couverture était aussi très alléchante : le dessin est magnifique. Mais je dois avouer que les dessins à l'intérieur sont beaucoup moins réussis... Néanmoins, l'histoire est originale et prenante... J'ai hésité à conseiller l'achat car je pense qu'il vaut mieux le louer.