Ce qui me gêne dans cet album, c'est qu'il n'a aucune originalité. Toutes ces histoires sont reprises de légendes connues, que je dévorais étant petite dans les "contes et légendes" de mes parents... Et Servais n'y ajoute pas beaucoup de sel :o/
Le dessin, personnellement je n'aime pas beaucoup, enfin bon il ne gâche pas la lecture.
Bref un album assez moyen, qui pourra éventuellement vous faire découvrir un peu de folklore bien d'chez nous si vous ne le connaissez pas déjà.
Il s'agit là d'une enquête pure et dure, dans laquelle on suit les policiers pas à pas et où l'on découvre les renseignements en même temps qu'eux. Seule la première scène (l'assassinat d'une Betty Page) montre quelques détails suppémentaires au lecteur, ce qui est d'ailleurs un peu dommage.
Les personnages sont pour certains attachants (Josepha Jones, la grosse mama noire, Anne Peterson, la petite blonde...), d'autres très nettement moins (les deux policiers...), et l'impression résultante est donc quelque peu mitigée.
Etrangement, l'aspect sérieux de l'histoire est rompu ça et là par des touches drôles, voire pour l'une d'entre elles complètement délirante, et d'autres faisant preuve d'un érotisme soft mais réel. Bignon sait dessiner de belles femmes, si vous lisez cet album vous en serez convaincu. :) Ses couleurs par contre, ne sont pas toujours très harmonieuses...
Le final de l'album, avec un petit mot sur ce que sont devenus chacun des personnages est plutôt sympa, original pour de la bd (le procédé étant tiré du cinéma), et le petit dossier sur Betty Page en fin d'album éclaire le tout d'une lumière intéressante.
Mon bémol viendrait plutôt du rythme de l'album, un peu mou et manquant de passion, qui en fait une lecture agréable mais pas passionnante.
J'aime bien Tardi (enfin la plupart du temps). Et son dessin colle aussi parfaitement à l'univers sombre de Nestor Burma qu'à celui de la guerre 14-18 dans d'autres de ses meilleures séries.
Mais d'un autre côté, justement, je n'aime pas trop l'univers de Leo Malet et de son héros Nestor Burma. Les intrigues policières, ce n'est pas ma tasse de thé, et ce personnage d'enquêteur cynique et désabusé ainsi que le petit monde qui l'entoure ne m'ont jamais vraiment plu.
Pourtant les scénarios sont plutôt bons, les intrigues bien foutues, mais c'est plus une question d'ambiance générale, de style d'histoire : ça ne me plaît pas plus que ça.
Question de goût personnel.
Qu'ils sont gentils chez Delcourt : ils ont envoyé à chaque participant du concours de création de site Sillage un exemplaire de cet album, alors qu'ils n'avaient jamais évoqué un quelconque lot de consolation (mis à part pour les cinq premiers). Bref, je me retrouve à recevoir l'album (en excellente état, d'ailleurs) que je n'aurais jamais acheté sinon (même en étant fan de Sillage).
Faut dire que les séries racontant l'enfance de personnages célèbres sont nombreuses et ça va du meilleur (Le petit spirou) au pire (Gnomes de Troy). Heureusement, ici, le sujet de départ est intéressant : raconter l'enfance de Nävis dans une jungle hostile. Bon évidemment, c'est un peu gamin, et on sens une véritable inspiration du côté du Roi Lion ou Du livre de la jungle (un enfant sauvage contre un tigre déchaîné, ça ne vous rappelle rien ?). Le scénario est un peu bidon, mais permet d'introduire la série, dont les prochains tomes s'annoncent très intéressants (voir la fin de l'album).
Côté dessin, c'est Munuera qui s'en charge (mais là, je ne vous apprends rien) et c'est très beau, un peu caricaturale mais très beau ! seul reproche : le procédé qui consiste à dessiner plusieurs fois le même personnage dans la même case est intéressant mais pas encore assez bien exploité pour ne pas choquer.
Nävis n'est donc pas une BD indispensable mais la lecture reste agréable, et si la suite est aussi bien que ce que la fin laisse présager, cette série pourrait bien monter à 4 étoiles.
Je viens de finir le tome 6. Longtemps je n'aurais mis que 4/5 à cette série mais la chose n'est plus possible tant ce tome est un bijou scénaristique et un régal pour les yeux. Loin de s'embourber dans une histoire sans fin, Ayroles va toujours plus loin dans l'excellence. J'aime et j'en redemande.
Je ne suis personnellement pas fan du dessin de Servais qui, même s'il est plein de qualités, est trop réaliste à mon goût.
Et pourtant ces histoires là sont pleines de fantastique, à la manière de légendes rurales pleines d'intérêt. Et justement, le style "contes régionaux" où fourmillent sorcières, magie et diableries, ça m'a toujours plu. C'est donc avec plaisir que j'ai lu cette BD.
Les histoires qu'elle contient sont assez inégales mais plaisantes dans l'ensemble. J'en conseille la lecture, au risque de l'oublier peu de temps après néanmoins, et je réserve peut-être l'achat à ceux qui aiment ce style.
Les bons côtés de cette BD, ce sont son dessin (il me fait penser au style de Pierre Tranchand, tiens) que je trouve dynamique et fin, le fait que certains gags m'ont fait sourire et le fait que l'ambiance générale de la BD soit assez sympa. Il ne faut pas être vraiment fan de foot pour apprécier la plupart des gags qui sont plutôt sympathiques.
Evidemment, comme beaucoup de séries d'humour à thème, ce n'est pas vraiment hilarant. Beaucoup de gags sont basiques, prévisibles ou un peu enfantins. Et n'aimant pas le foot, je m'imagine mal en conseiller l'achat. Mais par contre, une lecture pour le divertissement et pour profiter d'un agréable graphisme, pourquoi pas ?
Voilà une série qui base ses gags sur le thème des marionnettes et des ventriloques. On imagine facilement le style de gags façon "C'est pas moi, c'est lui" comme l'indique le titre du tome 1, mais il y a aussi la vie privée quand on est en permanence affublé d'une peluche au bras et que celle-ci vous parle comme votre moitié de couple.
Les gags ne sont pas mauvais, mais bon, ils ne cassent pas trois pattes à un canard. Et puis Cauvin a dû réaliser qu'il avait rapidement fait le tour du sujet (pour une fois qu'il s'en rend compte) et la série n'a pas perduré.
Pas désagréable mais sans plus.
Le dessin est pas trop mal, classique dans le style Spirou Magazine.
Et dans les premiers tomes, je trouvais la bouille du bébé assez sympa, très proche d'un vrai bébé : la tête toute mignonne, un peu perdue et larmoyante, du bébé qui fait des bêtises mais sans savoir qu'il fait quelque chose de pas bien.
Et dans ces premiers tomes, justement, je souriais pas mal à l'humour de cette série. C'était pas mal, quoi.
Seulement, ce style d'humour, ça tient durant quelques gags, mais pas trop. Et là, au bout de quelques albums, ça se tasse franchement vite, pour devenir du routinier, des gags classiques à la chaîne, sans âme et sans réel intérêt.
A trop tirer sur la corde, on obtient une série "bof, sans plus".
Énorme !
Je n'avais jamais lu de Bilal avant, je trouvais le dessin sublime certes, mais trop figé pour en faire de la BD. OK, je me suis trompé... Ce dessin est extraordinaire, il regorge de subtilités et de détails imperceptibles lorsqu'on ne fait que feuilleter. C'est impressionnant, j'aime !
Je m'attendais exactement à ce genre d'univers, même si lui aussi est d'une originalité sans failles. Là encore, je suis sous le charme.
L'histoire, bien qu'elle met un peu de temps à se mettre en route, ou plutôt à se laisser comprendre, est prennante comme peu de BD. J'ai été réellement DANS cet univers, DANS cette aventure jusqu'à la fin du 2nd tome.
Vraiment une BD qui mérite le détour...
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Votre vote
La Tchalette
Ce qui me gêne dans cet album, c'est qu'il n'a aucune originalité. Toutes ces histoires sont reprises de légendes connues, que je dévorais étant petite dans les "contes et légendes" de mes parents... Et Servais n'y ajoute pas beaucoup de sel :o/ Le dessin, personnellement je n'aime pas beaucoup, enfin bon il ne gâche pas la lecture. Bref un album assez moyen, qui pourra éventuellement vous faire découvrir un peu de folklore bien d'chez nous si vous ne le connaissez pas déjà.
Les 4 morts de Betty Page
Il s'agit là d'une enquête pure et dure, dans laquelle on suit les policiers pas à pas et où l'on découvre les renseignements en même temps qu'eux. Seule la première scène (l'assassinat d'une Betty Page) montre quelques détails suppémentaires au lecteur, ce qui est d'ailleurs un peu dommage. Les personnages sont pour certains attachants (Josepha Jones, la grosse mama noire, Anne Peterson, la petite blonde...), d'autres très nettement moins (les deux policiers...), et l'impression résultante est donc quelque peu mitigée. Etrangement, l'aspect sérieux de l'histoire est rompu ça et là par des touches drôles, voire pour l'une d'entre elles complètement délirante, et d'autres faisant preuve d'un érotisme soft mais réel. Bignon sait dessiner de belles femmes, si vous lisez cet album vous en serez convaincu. :) Ses couleurs par contre, ne sont pas toujours très harmonieuses... Le final de l'album, avec un petit mot sur ce que sont devenus chacun des personnages est plutôt sympa, original pour de la bd (le procédé étant tiré du cinéma), et le petit dossier sur Betty Page en fin d'album éclaire le tout d'une lumière intéressante. Mon bémol viendrait plutôt du rythme de l'album, un peu mou et manquant de passion, qui en fait une lecture agréable mais pas passionnante.
Nestor Burma
J'aime bien Tardi (enfin la plupart du temps). Et son dessin colle aussi parfaitement à l'univers sombre de Nestor Burma qu'à celui de la guerre 14-18 dans d'autres de ses meilleures séries. Mais d'un autre côté, justement, je n'aime pas trop l'univers de Leo Malet et de son héros Nestor Burma. Les intrigues policières, ce n'est pas ma tasse de thé, et ce personnage d'enquêteur cynique et désabusé ainsi que le petit monde qui l'entoure ne m'ont jamais vraiment plu. Pourtant les scénarios sont plutôt bons, les intrigues bien foutues, mais c'est plus une question d'ambiance générale, de style d'histoire : ça ne me plaît pas plus que ça. Question de goût personnel.
Nävis
Qu'ils sont gentils chez Delcourt : ils ont envoyé à chaque participant du concours de création de site Sillage un exemplaire de cet album, alors qu'ils n'avaient jamais évoqué un quelconque lot de consolation (mis à part pour les cinq premiers). Bref, je me retrouve à recevoir l'album (en excellente état, d'ailleurs) que je n'aurais jamais acheté sinon (même en étant fan de Sillage). Faut dire que les séries racontant l'enfance de personnages célèbres sont nombreuses et ça va du meilleur (Le petit spirou) au pire (Gnomes de Troy). Heureusement, ici, le sujet de départ est intéressant : raconter l'enfance de Nävis dans une jungle hostile. Bon évidemment, c'est un peu gamin, et on sens une véritable inspiration du côté du Roi Lion ou Du livre de la jungle (un enfant sauvage contre un tigre déchaîné, ça ne vous rappelle rien ?). Le scénario est un peu bidon, mais permet d'introduire la série, dont les prochains tomes s'annoncent très intéressants (voir la fin de l'album). Côté dessin, c'est Munuera qui s'en charge (mais là, je ne vous apprends rien) et c'est très beau, un peu caricaturale mais très beau ! seul reproche : le procédé qui consiste à dessiner plusieurs fois le même personnage dans la même case est intéressant mais pas encore assez bien exploité pour ne pas choquer. Nävis n'est donc pas une BD indispensable mais la lecture reste agréable, et si la suite est aussi bien que ce que la fin laisse présager, cette série pourrait bien monter à 4 étoiles.
De Cape et de Crocs
Je viens de finir le tome 6. Longtemps je n'aurais mis que 4/5 à cette série mais la chose n'est plus possible tant ce tome est un bijou scénaristique et un régal pour les yeux. Loin de s'embourber dans une histoire sans fin, Ayroles va toujours plus loin dans l'excellence. J'aime et j'en redemande.
La Tchalette
Je ne suis personnellement pas fan du dessin de Servais qui, même s'il est plein de qualités, est trop réaliste à mon goût. Et pourtant ces histoires là sont pleines de fantastique, à la manière de légendes rurales pleines d'intérêt. Et justement, le style "contes régionaux" où fourmillent sorcières, magie et diableries, ça m'a toujours plu. C'est donc avec plaisir que j'ai lu cette BD. Les histoires qu'elle contient sont assez inégales mais plaisantes dans l'ensemble. J'en conseille la lecture, au risque de l'oublier peu de temps après néanmoins, et je réserve peut-être l'achat à ceux qui aiment ce style.
Les Babyfoots
Les bons côtés de cette BD, ce sont son dessin (il me fait penser au style de Pierre Tranchand, tiens) que je trouve dynamique et fin, le fait que certains gags m'ont fait sourire et le fait que l'ambiance générale de la BD soit assez sympa. Il ne faut pas être vraiment fan de foot pour apprécier la plupart des gags qui sont plutôt sympathiques. Evidemment, comme beaucoup de séries d'humour à thème, ce n'est pas vraiment hilarant. Beaucoup de gags sont basiques, prévisibles ou un peu enfantins. Et n'aimant pas le foot, je m'imagine mal en conseiller l'achat. Mais par contre, une lecture pour le divertissement et pour profiter d'un agréable graphisme, pourquoi pas ?
Tatayet
Voilà une série qui base ses gags sur le thème des marionnettes et des ventriloques. On imagine facilement le style de gags façon "C'est pas moi, c'est lui" comme l'indique le titre du tome 1, mais il y a aussi la vie privée quand on est en permanence affublé d'une peluche au bras et que celle-ci vous parle comme votre moitié de couple. Les gags ne sont pas mauvais, mais bon, ils ne cassent pas trois pattes à un canard. Et puis Cauvin a dû réaliser qu'il avait rapidement fait le tour du sujet (pour une fois qu'il s'en rend compte) et la série n'a pas perduré. Pas désagréable mais sans plus.
Toupet
Le dessin est pas trop mal, classique dans le style Spirou Magazine. Et dans les premiers tomes, je trouvais la bouille du bébé assez sympa, très proche d'un vrai bébé : la tête toute mignonne, un peu perdue et larmoyante, du bébé qui fait des bêtises mais sans savoir qu'il fait quelque chose de pas bien. Et dans ces premiers tomes, justement, je souriais pas mal à l'humour de cette série. C'était pas mal, quoi. Seulement, ce style d'humour, ça tient durant quelques gags, mais pas trop. Et là, au bout de quelques albums, ça se tasse franchement vite, pour devenir du routinier, des gags classiques à la chaîne, sans âme et sans réel intérêt. A trop tirer sur la corde, on obtient une série "bof, sans plus".
Le Sommeil du Monstre
Énorme ! Je n'avais jamais lu de Bilal avant, je trouvais le dessin sublime certes, mais trop figé pour en faire de la BD. OK, je me suis trompé... Ce dessin est extraordinaire, il regorge de subtilités et de détails imperceptibles lorsqu'on ne fait que feuilleter. C'est impressionnant, j'aime ! Je m'attendais exactement à ce genre d'univers, même si lui aussi est d'une originalité sans failles. Là encore, je suis sous le charme. L'histoire, bien qu'elle met un peu de temps à se mettre en route, ou plutôt à se laisser comprendre, est prennante comme peu de BD. J'ai été réellement DANS cet univers, DANS cette aventure jusqu'à la fin du 2nd tome. Vraiment une BD qui mérite le détour...