Un univers très construit, original, servi par des dessins superbes et des textes très travaillés : voilà une BD qui mérite qu'on y jette plus qu'un coup d'oeil.
Le problème, c'est que c'est assez dur à suivre, d'une part parce que l'histoire est en partie onirique (hallucinations dues au café ;)), en partie constituée de mouvements de foules confus, et d'autre part parce que les dessins de foules de squelettes en noir et blanc, cela devient vite fouillis. Résultat, malgré l'émerveillement que j'ai eu devant les dessins et l'univers, je ne suis pas parvenue à accrocher vraiment à l'histoire, et je me suis retrouvée à feuilletter en regardant les images, pour revenir lire plus en détail ensuite. Le langage ampoulé des diverses autorités ne facilite pas plus la fluidité, même si ça rajoute une touche de plus à l'ambiance très particulière de cette série.
Mais bon, si la difficulté à rentrer dans l'histoire ne vous rebute pas, n'hésitez pas. Et puis les bouilles des squelettes sont terribles, l'auteur "s'autorise" à faire bouger leur arcade sourcilière et la forme de leur bouche suffisamment pour avoir à sa portée la même gamme d'expressions que pour des vivants, c'est très sympa.
L'histoire a bien démarré. Les tomes sont dessinés avec technique et maîtrise ! L'histoire avait de la potentialité. Mais depuis le tome 3, c'est la descente... Les idées manquent, se répètent même, comme dans les tomes 4 et 5. Les personnages se banalisent et on a l'impression de lire des bouts d'histoire incomplètes. Il faut espérer que cela va changer...
C'est vrai que le dessin est pas terrible, et je conseille surtout l'achat si comme moi vous la trouvez en solde...
Cela dit l'humour absurde de cette BD est vraiment génial (AMHA) et la situation est suffisamment loufdingue pour ne ressembler à rien de déjà lu...
La traduction (de quelle langue à l'origine ? je ne sais) est par contre assez ratée et un certain nombre de fautes gênent le puriste que je suis.
Etrange. Voilà sans doute le mot qui représente le mieux mon avis sur ce premier tome. Le dessin a un aspect nettement moins "soigné" que "Amer Béton" ou même Ping Pong. L'histoire semble à la fois très classique (un personnage se révolte, tue quelques hommes d'un puissant "rival" et se retrouve en fuite) et pourtant elle est complètement atypique, la narration est totalement destructurée, éclatée. Quelques combats assez saisissants, avec des cadrages étonnants se mêlent à des scènes nettement plus oniriques ou, plus précisément, symboliques. Aucun "ordre" n'est véritablement respecté et cela entraîne parfois une certaine confusion.
L'histoire peut apparaître comme une aventure mais en même temps c'est autre chose. Dont un peu de SF, avec un design qui rappelle fortement l'univers de Moebius par moments. Etrange et confondant, donc. Cependant, on est complètement happé dans cet album, qui malgré sa difficulté à lire, a quelque chose de vraiment fascinant. Je ne saurais dire précisément quoi pour l'instant, et d'ailleurs vous remarquerez que sur l'album ne figure aucun résumé, rien. Même l'éditeur a préféré renoncer. :)
Cela me paraît risqué. Le graphisme de Taiyo Matsumoto est très atypique, les albums sont chers. Et ne pas savoir de quoi il est question ne risque pas de donner plus envie de lire "Number 5"... Bref, j'ai l'impression que Kana essaie de jouer "la carte Matsumoto", au même titre que "la carte Taniguchi"... ce qui fait inévitablement penser que la collection "Made in Japan" vise un public intellectualisant et qui a les moyens de se payer ce genre d'album. La présentation aurait tendance à confirmer cette impression : la couverture est fort joliment doublée, et la jaquette en relief est superbe. L'adaptation est très soignée : à la différence du sommet des dieux, les onomatopées sont conservées, et les symboles que portent les personnages sont discrètement traduits dans un petit cartouche qui s'intègre très bien au graphisme général.
Personnellement je souhaite du succès à "Number 5" -- son auteur le mérite amplement -- mais bon, si vous fonctionnez plutôt "par auteur", je ne saurais trop vous conseiller de commencer par Ping Pong, certainement plus abordable dans tous les sens du terme.
Tome 2 :
** A venir **
Tome 3 :
Très difficile à appréhender, j'ai dû le relire pour l'apprécier. On sait que Matsumoto introduit dans ses récits un symbolisme parfois très important. Quand en plus la majorité du récit concerne les hallucinations hyper-réalistes suscitées par Number 4, il devient d'une complication assez impressionnante, et le comprendre dès la première lecture est loin d'être facile.
Pourtant il faut bien dire qu'ainsi l'album se détache d'une façon remarquable du reste de la série, sa complexité devenant un vrai petit bonheur à savourer. Complètement atypique, mais certainement remarquable.
Tome 4 :
Changement complet de genre. Dans ce tome 4 règnent en maître les flashs backs concernant le passé de l'armée de la paix et de ses principaux protagonistes. Les haines montrent leurs origines, les germes des dissensions deviennent apparents. Evidemment indispensable à la série.
Cette bd c'est vraiment un morceau de culture et un plaisir pour les yeux.
Dommage que le scénario soit débile, voire exaspérant. Déjà, pour moi, les animaux doivent rester à leur place et les utiliser à tort et à travers pour essayer de donner un semblant de poésie ou d'originalité, ça ne marche pas ici. Cet aspect de la bd a vraiment gâché ma lecture et j'ai passé les 20 dernières pages pratiquement sans lire les textes.
Ca reste tout de même un grand moment de bd et je ne peux que féliciter Smudja pour sa performance picturale.
Taniguchi étrenne la nouvelle collection "Made in Japan" de Kana/Dargaud avec un album assez imposant (~325 pages, grand format) et qui fait son poids. La jaquette est plutôt belle.
Par contre, j'aimerais pousser un coup de gueule : Eh oh, les éditeurs, ça va bien, là ! Nous faire des mangas à 18 euros, vous commencez à tirer sur la corde ! D'accord, c'est du Taniguchi, d'accord, le bouquin fait plus de 300 pages. Et alors ?! Akira ou "Gunm" dans un format comparable, c'est 12 euros. Faudrait voir à pas pousser et à commencer à gonfler les prix sous prétexte de faire dans le "luxueux", non mais ! :(:(:(
En plus le texte de certaines cases a été retravaillé à la hache, on devine les idéogrammes mal gommés, et le texte est d'une taille hallucinante, complètement démesurée, on a l'impression que le narrateur hurle. Comme si ça ne suffisait pas, la police utilisée est franchement laide et le contour blanc (pour que le texte se détache bien du fond) est lui aussi énorme. C'est vraiment agaçant à lire. :(
Bon, par contre la correction des textes a bien été faite, pas de coquille ou de faute qui traîne, ça change de certains autres éditeurs.
Concernant l'histoire en elle-même, eh bien elle m'a laissé une impression étrange. Il est assez difficile de dire de quel genre l'album dépend. Il parle beaucoup d'alpinisme, bien sûr, mais commence comme une petite enquête policière tournant autour d'un appareil photo, et se poursuit ensuite sur la vie de Habu Joji en occultant tout le reste. Loin d'être désagréable, c'est assez prenant, mais en ce qui me concerne, l'alpinisme étant pour moi quelque chose de quasiment inconnu, je me suis retrouvé assez détaché du déroulement de l'histoire. En plus le personnage de Habu Joji, s'il a quelque chose de fascinant, est tout de même antipathique. L'identification est donc difficile, et la manière de lire l'album changée.
Malgré cela on est happé par cette histoire qui pourrait être vraie. L'aspect hétéroclite du scénario, l'étrangeté (au sens de être étranger) du sujet n'empêche pas cela, et il faut bien avouer que Taniguchi dessine des montagnes fascinantes...
Voilà. Un premier tome très différent des autres albums de Taniguchi, donc (pour ceux qui auraient encore un doute : inutile d'espérer y trouver quoi que ce soit de Quartier lointain), au rythme assez atypique, mais vraiment plaisant à lire.
Tome 3 :
Après deux tomes qui partent plutôt sur la vie de Habu Joji et s'éloignent donc de l'enquête sur l'appareil photo de Mallory, ce tome-ci y revient totalement. La problème c'est que ça rabache ce qui a déjà été dit. On a donc l'impression que le scénario est inventé en cours de route ou mal fichu, d'autant plus que le coup de l'enlèvement ressemble fortement à une péripétie pour restimuler le lecteur et retarder la progression du récit.
Bref, même s'il est agréable à lire, ce tome 3 me paraît souffrir de défauts assez énormes.
Tome 4 :
Le tome 3 délaissait quelque peu l’alpinisme pour suivre de très près l’enquête de Fukamachi sur les traces de l’appareil photo de Mallory. S’ensuivait l’enlèvement de Ryoko et une tentative de chantage mettant en jeu ce même appareil. Certes rythmé et trépidant, il se détachait assez nettement des tomes précédents en proposant un suspense d’un genre plus policier, ainsi que plus d’action et de course-poursuite…
Ce quatrième et avant-dernier tome au graphisme toujours aussi superbe remet les pendules à l’heure. Si l’un des vilains fait encore son apparition, c’est pour être éliminé dans les dix premières pages. Restent donc 300 pages d’escalade. Habu Jôji se lance dans son ascension de l’Everest. En hiver. Sans oxygène. Par le chemin le plus difficile. Et Fukamachi, en reporter et alpiniste amateur qu’il est, va essayer de le suivre le plus longtemps possible.
Mais ces 300 pages parviennent surtout à faire toucher du doigt une aventure humaine. Car l’escalade, on s’en ficherait presque. Pourquoi Habu Jôji cherche-t-il donc à accomplir cet exploit ? Pour vaincre la montagne ? Non, bien sûr. Pour la gloire ? Non plus. Comme il le dit lui-même, il n’est rien, il n’a aucune idée de ce qu’il doit faire de sa vie. Sans la montagne il n’est qu’un déchet, un rebut, personne. Alors il grimpe pour être un alpiniste, pour être. Parce qu’en accomplissant cela, non seulement il prouve son existence, il lui trouve un sens, mais tout simplement il devient.
Fukamachi, moins aguerri, le suit de loin, difficilement. Face au manque d’oxygène, aux chutes de pierres, aux difficultés de l’escalade, aux douleurs et à la fatigue, le découragement le gagne. Et pourtant il continuera. La montagne n’apporte aucune réponse, aucune raison de vivre, car la réponse est ailleurs. En l’homme. Et pour parvenir à ce sommet l’homme doit se dépasser, aller au-delà de ce qu’il est. Ainsi Le sommet des dieux prend-il tout son sens.
Dimitri signe ici une aventure assez abracadabrante, saupoudrée d’un peu d’humour grinçant et de satire socio-politique… Malheureusement, la sauce ne prend jamais vraiment : on ne rit pas beaucoup et le scénario est quand même bien léger. Il faut attendre la dernière partie de l’album pour sourire un peu grâce à cette histoire de pierre magique qui rend leur confiance en soi et leur lucidité à ceux qui se l’accrochent aux couilles, ce qui mécontente le gouvernement qui ne veut pas d’un peuple éclairé et déterminé à ne pas se laisser marcher sur les pieds… Bref ce n’est pas totalement raté, mais c’est pas une franche réussite non plus, d’autant que, comme dans "Les Mange-merde" du même auteur, un lecteur un peu tatillon pourra déceler dans cette BD quelques relents misogynes et racistes.
Voilà une drôle de BD… Vraiment le genre d’ouvrage à la fin duquel on se demande où l’auteur voulait en venir avec tout ça. L’histoire a franchement l’air d’aller nulle part : entre le début, abrupt, et la fin, bizarre et presque en queue de poisson, se succèdent un peu n’importe comment des péripéties assez tirées par les cheveux et qui ne mènent à rien, tandis qu’une série de personnages entrent et sortent de l’histoire sans crier gare… Bref, le semblant de scénario n’est là que pour permettre à un Dimitri visiblement en pleine crise de nihilisme de brosser un tableau très sombre d’une société pourrie, teinté d’une note d’humour noir, glaçant, cynique, féroce, qui faute d’être plus franchement drôle, n’aide pas particulièrement à faire passer la pilule.
Dans ces conditions, c’était déjà difficile d’accrocher à cet album, mais à vrai dire ce qui m’a le plus gêné n’est même pas ce manque de scénar plus construit et de gags plus drôles, ni que Dimitri veuille cracher son dégoût de la société. Le problème en fait, c’est vraiment la difficulté à déchiffrer le sens, le message derrière ce cri de dégoût. Il voulait juste dire « ce pays est devenu une merde », ou bien fait-il partie de ceux qui ont fini par basculer de « ce pays est devenu une merde » à « ce pays est devenu une merde… et c’est la faute aux youpins/négros/bougnoules/gonzesses/pédés/insérez votre bouc émissaire ici » ? On va peut-être penser que je vois le mal partout, que je cherche midi à quatorze heures, ou me balancer le fameux « mais il faut prendre tout ça au SECOND DEGRÉ ! C’est de la PROVOC’ ! », mais franchement, y a quand même des trucs dans cette BD qui font tiquer. Force est de constater par exemple que tous les Noirs de l’histoire sont soit des simplets (qui s'expriment façon "Y'a bon Banania"), soit des tueurs. Les personnages principaux se plaignent plusieurs fois de ne plus être en sécurité dans les rues, de vivre « au milieu de la merde », et comme par hasard, chaque fois qu’ils expriment ce genre de pensée, Dimitri nous met un Noir bien en évidence dans leur décor… Ah j’oubliais, ils ne se plaignent pas que de l’insécurité, ils se plaignent du bruit aussi ! Et dans ces moments-là, les coupables sont encore des Noirs (accompagnés de punks blancs aussi, c’est vrai) qui jouent des percussions à fond dans les rues… On voit aussi que le seul personnage qui s’en sort au bout du compte est le brave blond aux yeux bleus qui, au départ, s’est fait « disputer son territoire » parce qu’il avait justement « les yeux trop bleus »… alors c’est quoi le message ? « Dans ce pays, les honnêtes Blancs ne sont plus chez eux ? ». On peut parler de la représentation des femmes aussi : des mégères dont les seuls buts semblent être d’exhiber leurs seins aux mâles pour mieux pouvoir les attirer dans leurs pièges et les castrer à coups de ciseaux. On peut aussi évoquer la façon dont les personnages principaux règlent leurs problèmes : quelqu’un te barre la route ? Flingue-le et on n’en parle plus, dans ce monde de merde le seul moyen de s’en sortir c’est de porter une arme et de tirer le premier…
Alors voilà, est-ce que c’est à prendre au premier degré tout ça, allez savoir ; en tout cas, à défaut de condamner l’auteur sans appel en affirmant sans hésitation que c’est un gros con raciste, je ne pense pas non plus qu’on puisse balayer tout ça d’un revers de la main à coups de « Faut pas prendre ça au premier degré » ou encore « Bah, il peut dire ce qu’il veut, dans le fond il ne cherche pas à nous hypnotiser, et malgré la façon dont Dimitri montre les Noirs et les femmes dans ses BD, ses lecteurs ne vont pas forcément se mettre à penser que le brave français moyen est une victime des Noirs et des femmes ». C’est sûr qu’on ne devient pas forcément néo-nazi rien qu’en entendant un discours d’extrême-droite, mais ça ne veut pas dire que c’est un discours innocent, inoffensif, ou à prendre au second degré…
Bref, un scénario décousu et sans profondeur au service d’un propos qui laisse perplexe, une lecture qui, sans être franchement pénible, est peu plaisante…
Oui, bon, c'est une jolie BD mais personnellement, je n'achèterais pas ça.
Le dessin est plutôt beau, tout en peinture et réalisme. Mais les personnages paraissent trop prendre la pose, comme des tragédiens figés dans un geste grandiloquent. De même, les visages font toujours la gueule. Et il est ardu de reconnaître le visage de Clark Kent de celui de Bruce Wayne. Mais bon, dans l'ensemble, ça donne une belle BD pour ceux qui aiment le dessin réaliste et grandiloquent (un peu le style d'Alex Ross par exemple en un peu moins réaliste).
Quant à l'histoire, elle est assez plate.
Déjà, on peut se plaindre de larges facilités scénaristiques : Superman est invincible, alors pour le vaincre, disons que c'est de la magie et que ce démon-là est tellement puissant qu'il arrive à dominer l'homme d'acier : et hop, le tour est joué. Même si à un autre moment, Batman, lui, tue des démons comme on écrase des mouches et que ça ne fait pas sérieux en comparaison...
Mais bon, admettons qu'on ne se pose pas tant de questions et qu'on prenne l'histoire sans trop réfléchir à sa cohérence. Alors, elle a quelques attraits. Au départ, on ne comprend pas pourquoi Superman rêve du meurtre dans une rue sombre de ses parents, et pourquoi Batman rêve qu'il est sur Krypton. On se demande où les choses vont aller. Que peuvent faire ces démons ? Comment les héros vont-ils se sortir de ce pétrin ? Etc etc... Bref, la lecture est prenante malgré quelques lourdeurs et incohérences déjà citées.
Et en ce qui concerne la fin, elle est telle qu'on se l'imagine dès le début de l'album, mais bon...
Disons que c'est une histoire de Superman et Batman parmi tant d'autres, et qu'elle ne révolutionne rien.
Mon avis (je mets des majuscules à mes phrases vous avez vu !) est que cette bande dessinée (je pense que bd fait partie du lexique destiné aux habitués donc je mets bande dessinées) est tout simplement génialissime, extraordinairement inventive, tout en reprenant des situations déjà vues mais révisées pour devenir extravagantes, drôles (je pense au grand coordinateur, je n'en dirai pas plus pour ne pas révéler la fin de l'histoire !) !
Mais il y a un problème et j'espère que je vais être entendue : je veux une suite, je veux une Nef des fous tome 5 (au passage je voudrais dire que j'adore le titre du tome 4 c'est à dire "au turf") ! Alors Turf au turf !!! Et plus vite que ça s'il te plaît !!!
P.S: il faut vraiment lire cette BD, elle est trop terrible.
P.S2: on peut pas rajouter des étoiles en plus parce que 5 ce n'est pas suffisant.
(NDModérateur : c'est BD, bd, ou bande dessinée ? Merci de m'éclaircir.)
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Monsieur Mardi-Gras Descendres
Un univers très construit, original, servi par des dessins superbes et des textes très travaillés : voilà une BD qui mérite qu'on y jette plus qu'un coup d'oeil. Le problème, c'est que c'est assez dur à suivre, d'une part parce que l'histoire est en partie onirique (hallucinations dues au café ;)), en partie constituée de mouvements de foules confus, et d'autre part parce que les dessins de foules de squelettes en noir et blanc, cela devient vite fouillis. Résultat, malgré l'émerveillement que j'ai eu devant les dessins et l'univers, je ne suis pas parvenue à accrocher vraiment à l'histoire, et je me suis retrouvée à feuilletter en regardant les images, pour revenir lire plus en détail ensuite. Le langage ampoulé des diverses autorités ne facilite pas plus la fluidité, même si ça rajoute une touche de plus à l'ambiance très particulière de cette série. Mais bon, si la difficulté à rentrer dans l'histoire ne vous rebute pas, n'hésitez pas. Et puis les bouilles des squelettes sont terribles, l'auteur "s'autorise" à faire bouger leur arcade sourcilière et la forme de leur bouche suffisamment pour avoir à sa portée la même gamme d'expressions que pour des vivants, c'est très sympa.
Les Technopères
L'histoire a bien démarré. Les tomes sont dessinés avec technique et maîtrise ! L'histoire avait de la potentialité. Mais depuis le tome 3, c'est la descente... Les idées manquent, se répètent même, comme dans les tomes 4 et 5. Les personnages se banalisent et on a l'impression de lire des bouts d'histoire incomplètes. Il faut espérer que cela va changer...
Al's Baby
C'est vrai que le dessin est pas terrible, et je conseille surtout l'achat si comme moi vous la trouvez en solde... Cela dit l'humour absurde de cette BD est vraiment génial (AMHA) et la situation est suffisamment loufdingue pour ne ressembler à rien de déjà lu... La traduction (de quelle langue à l'origine ? je ne sais) est par contre assez ratée et un certain nombre de fautes gênent le puriste que je suis.
Number 5
Vincent et Van Gogh
Cette bd c'est vraiment un morceau de culture et un plaisir pour les yeux. Dommage que le scénario soit débile, voire exaspérant. Déjà, pour moi, les animaux doivent rester à leur place et les utiliser à tort et à travers pour essayer de donner un semblant de poésie ou d'originalité, ça ne marche pas ici. Cet aspect de la bd a vraiment gâché ma lecture et j'ai passé les 20 dernières pages pratiquement sans lire les textes. Ca reste tout de même un grand moment de bd et je ne peux que féliciter Smudja pour sa performance picturale.
Le Sommet des dieux
Taniguchi étrenne la nouvelle collection "Made in Japan" de Kana/Dargaud avec un album assez imposant (~325 pages, grand format) et qui fait son poids. La jaquette est plutôt belle. Par contre, j'aimerais pousser un coup de gueule : Eh oh, les éditeurs, ça va bien, là ! Nous faire des mangas à 18 euros, vous commencez à tirer sur la corde ! D'accord, c'est du Taniguchi, d'accord, le bouquin fait plus de 300 pages. Et alors ?! Akira ou "Gunm" dans un format comparable, c'est 12 euros. Faudrait voir à pas pousser et à commencer à gonfler les prix sous prétexte de faire dans le "luxueux", non mais ! :(:(:( En plus le texte de certaines cases a été retravaillé à la hache, on devine les idéogrammes mal gommés, et le texte est d'une taille hallucinante, complètement démesurée, on a l'impression que le narrateur hurle. Comme si ça ne suffisait pas, la police utilisée est franchement laide et le contour blanc (pour que le texte se détache bien du fond) est lui aussi énorme. C'est vraiment agaçant à lire. :( Bon, par contre la correction des textes a bien été faite, pas de coquille ou de faute qui traîne, ça change de certains autres éditeurs. Concernant l'histoire en elle-même, eh bien elle m'a laissé une impression étrange. Il est assez difficile de dire de quel genre l'album dépend. Il parle beaucoup d'alpinisme, bien sûr, mais commence comme une petite enquête policière tournant autour d'un appareil photo, et se poursuit ensuite sur la vie de Habu Joji en occultant tout le reste. Loin d'être désagréable, c'est assez prenant, mais en ce qui me concerne, l'alpinisme étant pour moi quelque chose de quasiment inconnu, je me suis retrouvé assez détaché du déroulement de l'histoire. En plus le personnage de Habu Joji, s'il a quelque chose de fascinant, est tout de même antipathique. L'identification est donc difficile, et la manière de lire l'album changée. Malgré cela on est happé par cette histoire qui pourrait être vraie. L'aspect hétéroclite du scénario, l'étrangeté (au sens de être étranger) du sujet n'empêche pas cela, et il faut bien avouer que Taniguchi dessine des montagnes fascinantes... Voilà. Un premier tome très différent des autres albums de Taniguchi, donc (pour ceux qui auraient encore un doute : inutile d'espérer y trouver quoi que ce soit de Quartier lointain), au rythme assez atypique, mais vraiment plaisant à lire.
Pognon's Story
Dimitri signe ici une aventure assez abracadabrante, saupoudrée d’un peu d’humour grinçant et de satire socio-politique… Malheureusement, la sauce ne prend jamais vraiment : on ne rit pas beaucoup et le scénario est quand même bien léger. Il faut attendre la dernière partie de l’album pour sourire un peu grâce à cette histoire de pierre magique qui rend leur confiance en soi et leur lucidité à ceux qui se l’accrochent aux couilles, ce qui mécontente le gouvernement qui ne veut pas d’un peuple éclairé et déterminé à ne pas se laisser marcher sur les pieds… Bref ce n’est pas totalement raté, mais c’est pas une franche réussite non plus, d’autant que, comme dans "Les Mange-merde" du même auteur, un lecteur un peu tatillon pourra déceler dans cette BD quelques relents misogynes et racistes.
Les Mange merde
Voilà une drôle de BD… Vraiment le genre d’ouvrage à la fin duquel on se demande où l’auteur voulait en venir avec tout ça. L’histoire a franchement l’air d’aller nulle part : entre le début, abrupt, et la fin, bizarre et presque en queue de poisson, se succèdent un peu n’importe comment des péripéties assez tirées par les cheveux et qui ne mènent à rien, tandis qu’une série de personnages entrent et sortent de l’histoire sans crier gare… Bref, le semblant de scénario n’est là que pour permettre à un Dimitri visiblement en pleine crise de nihilisme de brosser un tableau très sombre d’une société pourrie, teinté d’une note d’humour noir, glaçant, cynique, féroce, qui faute d’être plus franchement drôle, n’aide pas particulièrement à faire passer la pilule. Dans ces conditions, c’était déjà difficile d’accrocher à cet album, mais à vrai dire ce qui m’a le plus gêné n’est même pas ce manque de scénar plus construit et de gags plus drôles, ni que Dimitri veuille cracher son dégoût de la société. Le problème en fait, c’est vraiment la difficulté à déchiffrer le sens, le message derrière ce cri de dégoût. Il voulait juste dire « ce pays est devenu une merde », ou bien fait-il partie de ceux qui ont fini par basculer de « ce pays est devenu une merde » à « ce pays est devenu une merde… et c’est la faute aux youpins/négros/bougnoules/gonzesses/pédés/insérez votre bouc émissaire ici » ? On va peut-être penser que je vois le mal partout, que je cherche midi à quatorze heures, ou me balancer le fameux « mais il faut prendre tout ça au SECOND DEGRÉ ! C’est de la PROVOC’ ! », mais franchement, y a quand même des trucs dans cette BD qui font tiquer. Force est de constater par exemple que tous les Noirs de l’histoire sont soit des simplets (qui s'expriment façon "Y'a bon Banania"), soit des tueurs. Les personnages principaux se plaignent plusieurs fois de ne plus être en sécurité dans les rues, de vivre « au milieu de la merde », et comme par hasard, chaque fois qu’ils expriment ce genre de pensée, Dimitri nous met un Noir bien en évidence dans leur décor… Ah j’oubliais, ils ne se plaignent pas que de l’insécurité, ils se plaignent du bruit aussi ! Et dans ces moments-là, les coupables sont encore des Noirs (accompagnés de punks blancs aussi, c’est vrai) qui jouent des percussions à fond dans les rues… On voit aussi que le seul personnage qui s’en sort au bout du compte est le brave blond aux yeux bleus qui, au départ, s’est fait « disputer son territoire » parce qu’il avait justement « les yeux trop bleus »… alors c’est quoi le message ? « Dans ce pays, les honnêtes Blancs ne sont plus chez eux ? ». On peut parler de la représentation des femmes aussi : des mégères dont les seuls buts semblent être d’exhiber leurs seins aux mâles pour mieux pouvoir les attirer dans leurs pièges et les castrer à coups de ciseaux. On peut aussi évoquer la façon dont les personnages principaux règlent leurs problèmes : quelqu’un te barre la route ? Flingue-le et on n’en parle plus, dans ce monde de merde le seul moyen de s’en sortir c’est de porter une arme et de tirer le premier… Alors voilà, est-ce que c’est à prendre au premier degré tout ça, allez savoir ; en tout cas, à défaut de condamner l’auteur sans appel en affirmant sans hésitation que c’est un gros con raciste, je ne pense pas non plus qu’on puisse balayer tout ça d’un revers de la main à coups de « Faut pas prendre ça au premier degré » ou encore « Bah, il peut dire ce qu’il veut, dans le fond il ne cherche pas à nous hypnotiser, et malgré la façon dont Dimitri montre les Noirs et les femmes dans ses BD, ses lecteurs ne vont pas forcément se mettre à penser que le brave français moyen est une victime des Noirs et des femmes ». C’est sûr qu’on ne devient pas forcément néo-nazi rien qu’en entendant un discours d’extrême-droite, mais ça ne veut pas dire que c’est un discours innocent, inoffensif, ou à prendre au second degré… Bref, un scénario décousu et sans profondeur au service d’un propos qui laisse perplexe, une lecture qui, sans être franchement pénible, est peu plaisante…
Terreurs Noires
Oui, bon, c'est une jolie BD mais personnellement, je n'achèterais pas ça. Le dessin est plutôt beau, tout en peinture et réalisme. Mais les personnages paraissent trop prendre la pose, comme des tragédiens figés dans un geste grandiloquent. De même, les visages font toujours la gueule. Et il est ardu de reconnaître le visage de Clark Kent de celui de Bruce Wayne. Mais bon, dans l'ensemble, ça donne une belle BD pour ceux qui aiment le dessin réaliste et grandiloquent (un peu le style d'Alex Ross par exemple en un peu moins réaliste). Quant à l'histoire, elle est assez plate. Déjà, on peut se plaindre de larges facilités scénaristiques : Superman est invincible, alors pour le vaincre, disons que c'est de la magie et que ce démon-là est tellement puissant qu'il arrive à dominer l'homme d'acier : et hop, le tour est joué. Même si à un autre moment, Batman, lui, tue des démons comme on écrase des mouches et que ça ne fait pas sérieux en comparaison... Mais bon, admettons qu'on ne se pose pas tant de questions et qu'on prenne l'histoire sans trop réfléchir à sa cohérence. Alors, elle a quelques attraits. Au départ, on ne comprend pas pourquoi Superman rêve du meurtre dans une rue sombre de ses parents, et pourquoi Batman rêve qu'il est sur Krypton. On se demande où les choses vont aller. Que peuvent faire ces démons ? Comment les héros vont-ils se sortir de ce pétrin ? Etc etc... Bref, la lecture est prenante malgré quelques lourdeurs et incohérences déjà citées. Et en ce qui concerne la fin, elle est telle qu'on se l'imagine dès le début de l'album, mais bon... Disons que c'est une histoire de Superman et Batman parmi tant d'autres, et qu'elle ne révolutionne rien.
La Nef des fous
Mon avis (je mets des majuscules à mes phrases vous avez vu !) est que cette bande dessinée (je pense que bd fait partie du lexique destiné aux habitués donc je mets bande dessinées) est tout simplement génialissime, extraordinairement inventive, tout en reprenant des situations déjà vues mais révisées pour devenir extravagantes, drôles (je pense au grand coordinateur, je n'en dirai pas plus pour ne pas révéler la fin de l'histoire !) ! Mais il y a un problème et j'espère que je vais être entendue : je veux une suite, je veux une Nef des fous tome 5 (au passage je voudrais dire que j'adore le titre du tome 4 c'est à dire "au turf") ! Alors Turf au turf !!! Et plus vite que ça s'il te plaît !!! P.S: il faut vraiment lire cette BD, elle est trop terrible. P.S2: on peut pas rajouter des étoiles en plus parce que 5 ce n'est pas suffisant. (NDModérateur : c'est BD, bd, ou bande dessinée ? Merci de m'éclaircir.)