Les derniers avis (114935 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Anges
Anges

Pour ma part, j'aime beaucoup le dessin. Bon, il n'est pas toujours parfait, notamment lors des scènes d'action, quand le dessinateur doit représenter des corps humains en mouvement, mais je le trouve très agréable sur toute la longueur et très beau dans certaines planches (notamment sur les décors). Le scénario, de son côté, est assez original quoique pas transcendant. Je n'ai pas vraiment accroché à l'humour. J'ai aussi trouvé l'histoire un peu simple et vite résumée. Et de manière générale, je n'étais pas vraiment captivé par ce tome 1. Disons que c'est sympa, joli, mais pas exceptionnel.

08/04/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Batman - Le Culte (Enfer Blanc)
Batman - Le Culte (Enfer Blanc)

Bof, bof : voilà une histoire de Batman (Et Robin) très médiocre, voire qui irait jusqu'à dénaturer le personnage de Batman. Déjà concernant le dessin, il est moyen sans être moche. Par contre, comme trop souvent dans les comics, les couleurs sont franchement moches. C'est surtout au niveau du scénario que cette série pêche pour moi. Déjà, l'idée de base de l'histoire est assez banale : un prophète-prêtre de l'ombre hypnotise les foules, galvanise les masses et cherche ainsi à s'emparer du pouvoir. Mais ensuite, c'est la façon dont est traité le personnage de Batman qui m'a moyennement plu. Pour commencer, le point principal de l'histoire, c'est que le Diacre va réussir très vite à briser Batman, à détruire son moral et sa confiance en lui. Ainsi, pendant les trois quarts de l'album, nous trouvons un Batman désemparé, faible, pleurnichard, drogué et victime d'hallucinations. (notons au passage une grosse incohérence du scénario : Batman est longtemps prisonnier du Diacre, mais jamais celui-ci ne va chercher à enlever son masque pour connaitre sa vraie identité). Bref, un Batman diminué, obligé d'être aidé sans arrêt par Robin. Celui-ci va d'aileurs jusqu'à lui flanquer une belle baffe pour lui faire reprendre la raison : les 2 cases en question, où ensuite Robin tire une tronche qui dit "Oups ! C'est pas Batman que je viens de beigner là ?", m'ont d'ailleurs bien fait rire (le seul moment franchement agréable de la BD, je trouve). Donc voilà, pendant une majorité de la BD, Batman est brisé et c'est ça "l'interêt principal" d'Enfer Blanc. Mais ensuite, il reprend du poil de la bête, et là de nouveau le scénariste le dénature trop à mon goût. Car il va devoir affronter face à face l'armée du Diacre, et pour cela, Robin et lui vont s'équiper d'une batmobile avec des roues géantes (le truc bien américain et presque inutile dans le scénario) et surtout de fusils-mitrailleurs et autres mitrailleuses lourdes (à fléchettes soporifiques, heureusement, l'honneur est sauf) : bref, des armes à feu alors que Batman y est totalement opposé en principe (principe qui est bien vite éludé dans Enfer Blanc pour laisser la place à l'action "parce qu'il le faut bien"). Voilà donc quatre tomes d'une série dont on ne retire pas grand-chose, que ce soit au niveau du dessin, de l'originalité du scénario et surtout pas au niveau du personnage de Batman lui-même (à part si vous fantasmez sur un homme-chauve-souris qui se morfond dans son coin).

08/04/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Plus Grands Super-Heros du Monde
Les Plus Grands Super-Heros du Monde

Le dessin, enfin plutôt la peinture, ultra-réaliste d'Alex Ross, il faut aimer. Mais moi, j'aime assez. Bon, je trouve que la plupart des planches et des personnages font souvent franchement grandiloquents, dans le sens exagérément tragédique du terme. Et je trouve aussi que le fait de travailler sur photo et de reproduire vraiment à l'identique une partie de la réalité, c'est un peu... On se demande un peu quel interêt il y a à peindre dans ses conditions et pourquoi ne pas avoir montrer la photo initiale ? Mais ce que j'aime bien dans ce dessin et dans ces albums d'Alex Ross, c'est la façon dont il donne vie à ces super-héros, les rendant presque réels par ce réalisme justement. En outre, certaines planches sont proprement superbes et mettent en valeur de manière excellente les personnages principaux de chacun de ces albums. C'est comme au cinéma avec les effets spéciaux : on voit là de belles images qu'on avait imaginées, mais qu'on pensait ne jamais pouvoir voir aussi réalistes et belles. Au niveau du scénario, ensuite, c'est tout de suite bien plus moyen. Déjà c'est court, mais c'est normal quand on voit la taille des dessins. Ca a l'avantage de représenter à chaque fois une "aventure" typique de ces super-héros mis en valeur ici. Mais ces aventures suintent un peu trop souvent des thèmes politiquement corrects, très "formatés à la façon films hollywoodiens". Même la morale de Batman, le plus noir de ces 4 héros, est teintée de gentillesse, de chrétienté et d'amour de son prochain. Le tout est donc assez poisseux de bonnes intentions. Mais ça n'en reste pas moins 4 beaux albums.

08/04/2004 (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série Dans la nuit
Dans la nuit

Je vais adhérer à l'avis général avec un 4/5. Ce qui fait la force de cette bd, c'est surtout l'ambiance, pesante à souhait. Du grand thriller. Dans un film, on se sert de la bande son, des éclairages, etc, pour générer ce type d'ambiance. Il faut du talent pour recréer ça sur papier. Pour le tome 1, le visage d'ange de Samantha, et les expressions qu'elle prend, sont parfois si réalistes, qu'on croirait une photo. On ne retrouve pas cette émotion dans le tome 2, mais personnellement, je trouve que le huis clos du parking sous terrain procure une ambiance plus lourde encore. Ceci dit, j'y suis sensible, car, bien que n'étant pas particulièrement craintif, je n'ai jamais aimé me retrouver seul dans un parking sous terrain. Le tome 3 est à mon sens un ton en dessous, surtout au niveau de l'originalité de l'intrigue. Mais ç'est toujours du bon niveau, et l'esprit de la série reste bien présent.

07/04/2004 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5
Couverture de la série Quelques Jours d'été
Quelques Jours d'été

Petit album (30 planches) mais grande sensibilité! J'ai nettement préféré cet album à "Un îlot de bonheur", peut-être parce qu'ici tout n'est pas dit. Le mot de la fin reste au lecteur, à son interprétation et à sa sensibilité. Une histoire qui n'est simple qu'en apparence mais qui traite, l'air de rien, de pas mal de chose : l'enfance, le rapport au monde, le monde des adultes et celui des enfants...

07/04/2004 (modifier)
Par Altaïr
Note: 5/5
Couverture de la série Maus
Maus

Je comprends parfaitement qu'on n'aime pas Maus. C'est une question de goût, après tout. Mais certaines critiques que j'ai pu lire plus bas me choquent profondément, parce qu'on sent que ceux qui les profèrent parlent de quelque chose qui les dépasse. Concernant le dessin de Maus : Le genre animalier est indissociable des fables, et en cela le choix de Spiegelman n'a rien d'innocent. De part ce choix animalier, Maus quitte le domaine de l'anecdote pour acquérir une dimension UNIVERSELLE. Ce n'est pas seulement l'histoire des Spiegelman pendant et après la 2eme guerre mondiale qui nous est racontée, c'est une réflexion profonde sur l'homme, sur l'humain et l'inhumain. Cette universalité est renforcée par la simplicité du dessin, qui permet au lecteur de s'identifier aux personnages, tout en lui conférant sobriété et pudeur face à un sujet grave et intime. Universalité encore renforcée par le choix du médium : la BD, médium facile d'accès par excellence, compréhensible dans toutes les cultures et à tout âge. Alors non, Art Spiegelman ne verse pas dans l'esthétisme de mauvais goût, dans le démago dégoulinant à la Schindler ou dans le sentimentalisme de bas étage. Maus n'est pas racoleur, et ce n'est pas la moindre de ses qualités. est un chef d'oeuvre de la BD, aussi bien sur le fond que sur la forme qui sont en adéquation TOTALE. C'est une oeuvre immense, incommensurable. On peut ne pas l'apprécier pour des questions d'affinités, mais ne pas voir à quel point cette oeuvre est aboutie est de l'aveuglement pur et simple.

07/04/2004 (modifier)
Par maltave
Note: 1/5
Couverture de la série Le Sang des Valentines
Le Sang des Valentines

L'histoire ne commence pas trop mal, le dessin est séduisant mais cela tourne très vite en eau de boudin, la fin est tellement prévisible dès la page 2 que c'en est presque une insulte. C'est absolument louable de vouloir faire des BDs en un tome unique (Dieu merci les éditeurs ont bien compris que le public s'était lassé des séries qui s'éternisent) mais c'est un genre qui nécessite un très grand talent narratif et une grande efficacité dans la mise en scène. J'ai lu cette BD en 10 minutes..... Bref économisez ces quelques euros !!

07/04/2004 (modifier)
Par maltave
Note: 2/5
Couverture de la série Maus
Maus

Je ne suis pas vraiment un habitué des critiques, aussi je prends rarement ma plume pour donner mon avis. Mais là je ne peux guère faire autrement vu le décalage abyssal entre celui-ci et l'opinion dominante sur ce forum... Personnellement j'ai trouvé cette BD sans intérêt, je n'ai absolument pas accroché à l'histoire très "classique". Bien sûr le sujet est extrêmement poignant, mais d'autres l'ont mieux raconté (Pilzmann...). L'originalité réside dans le fait de confronter le fils (journaliste) à son père (ancien déporté). Le fils essaye de comprendre le père mais le décalage générationnel et culturel est insurmontable. C'est cet aspect intéressant du livre qui me fait lui ajouter une deuxième étoile (de justesse). Je n'ai absoluement pas compris le parti pris de l'auteur. Il ne sait pas dessiner des humains (il le prouve), ce qui n'est pas une tare insurmontable mais pourquoi s'acharner à faire de la BD ??? Donc il dessine des souris mais sans que cela n'apporte quoi que ce soit à l'intrigue : c'est un simple aveu d'impuissance. La seule exploitation visible est le jeu de mots un peu vaseux "Mauschwitz". Non le genre "biographie chronologique" n'acquiert pas le statut de "fable universelle" parce que les personnages sont dessinés sous des traits animaliers. Discerner les différents personnages est quasiment impossible (même la distinction entre hommes et femmes se fait par les vêtements sous un éclairage puissant) et cela rend la lecture très fastidieuse. Il n'y a pas à proprement parler de mise en scène, pas de mouvement, les traits sont figés... Je regrette que l'auteur n'ait pas choisi de faire un bon bouquin, ce dont il est probablement capable, mais ait préféré réaliser une mauvaise BD. (re-)lisez plutôt "Le Pianiste" ou "La Liste de Schindler", ou... d'ailleurs c'est préférable pour le porte-monnaie.

07/04/2004 (modifier)
Couverture de la série La bombe familiale
La bombe familiale

Ah ah, vraiment sympa. :) Cette petite histoire est apparemment assez absurde, avec "l'adoption" de cette bombe. Le ton est mi-inquiétant mi-fantaisiste, on oscille entre le fantastique/inquiétant et le quotidien/familier. Pourtant, au fil des pages on commence à soupçonner l'issue de l'histoire, où un David B. fidèle à son univers de symboles fait tout basculer et retombe sur ses pieds d'une manière qui m'a soufflé.

07/04/2004 (modifier)
Couverture de la série La lecture des ruines
La lecture des ruines

Le dessin de David B. me plaît beaucoup en général, et ici en particulier. Il faut dire que son choix en matière de couleurs est particulèrement judicieux, jusque dans ses orange et rouge pétants. Ceci dit, l'album me semble surtout être une suite d'aventures permettant de dresser en toile de fond le portrait de certains mythes et symboles. Si cette toile de fond en question titille l'intérêt, le charisme de Jan Van Meer avoisine celui d'un hareng (mort), et si certains personnages sont intéressants, en revanche le tout me paraît assez faiblement cohérent et ne fait pas de "La lecture des ruines" une lecture passionnante.

07/04/2004 (modifier)