Les derniers avis (115106 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Louise et ses petits tracas
Louise et ses petits tracas

Note approximative : 2.5/5. Ce n'est pas que le dessin ou l'histoire soient mauvais, mais... Bon, le dessin est très épuré, c'est du dessin pour enfants mais il n'a rien de désagréable. Des couleurs un peu pastels, rien à redire au niveau graphisme donc. Quant aux histoires, elles m'ont surpris (agréablement) par leur chute. Il y a dans cet album trois petites histoires. Chacune s'entame et se lit comme une histoire purement jeunesse (la petite fille qui croit que sa voisine est une sorcière, ou bien qui a peur de grandir et fait tout pour l'empêcher, ou finalement qui va chez le marchand pour choisir un gentil lapin pour que son papa lui achète). Mais chacune a un final que je trouve beaucoup plus adulte : légèrement humour noir pour la première histoire, assez philosophique pour la deuxième et... franchement sadique pour la troisième (argh ! le coup du pyjama !). Ne serait-ce que pour cette dernière fin d'histoire, ce petit album m'a marqué. Mais c'est bien ça le souci : il est très petit. Ca se lit en 2 minutes, c'est presque un format Patte de Mouche, souple et tout petit (même si le papier a l'air un peu plus solide)... Mais c'est quasiment le prix d'une grand BD normale. Je trouve ce prix franchement exagéré pour une BD sous ce format-là et c'est ça qui me fait hésiter à mettre 2/5.

18/04/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Space Cake
Space Cake

J'aime la SF et les séries façon Star Trek, j'aime l'humour noir de Jean Léturgie et j'aime surtout beaucoup le dessin de Simon Léturgie. Et puis les personnages de cette série (notamment le capitaine Cake, beau, noir, dragueur et franchement looser) avaient tout pour me plaire. Tout aurait donc dû, en principe, être réuni pour que cette série d'humour me plaise. Mais non... Mais non parce que je trouve les gags très au niveau de la ceinture (voire scato bien trop souvent) et hélas répétitifs même le long d'un unique premier album. Bref, je suis déçu. Humour de bas étage à mon goût, dommage.

18/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Libre à jamais
Libre à jamais

Tome 1 : Tome 2 : Tome 3 : Ah. Alors à sa décharge, il faut bien dire que l'adaptation est véritablement excellente. Le roman est en effet très vide, rempli de longueurs vraiment superflues, creux, et même carrément chiant par moments, surtout à partir de la moitié. La bd en revanche, s'éloigne (pour le mieux) du roman. Ansi le premier tome est carrément différent, et le troisième abrège avec une bienheureuse miséricorde dont je lui sais gré les insupportables blabla du roman. La mise en page et le dessin ont beaucoup évolué depuis "La guerre éternelle", pas forcément pour le mieux, je dirais. Ils sont certes bien plus actuels, mais ont à mon avis moins de charme. Les couleurs, en particulier, ont tendance à être nettement plus vives, et même carrément informatiques (pour le tome 3). La mise en page me semble s'être un peu appauvrie dans un sens (plus contemporaine et moins originale), pour gagner dans un autre (pages ou doubles pages représentant une scène, avec l'action se déroulant par dessus en incrustation, avec une lisibilité qui parvient à rester vraiment exemplaire). Donc en fait, le problème c'est le roman... qui n'a rien à voir avec "La guerre éternelle"... Certes l'idée de départ est intéressante et semble prometteuse, enfin c'était ce que je pensais. Mais évidemment il n'arrive pas ce qui devrait arriver, et c'est là que tout devient nul : Haldeman tombe dans le mysticisme à deux balles, complètement arbitraire, médiocre, et bêtement banal. Lisez donc plutôt du Orson Scott Card ("La voix des morts", et surtout "Xénocide"), ça a beau être chiant, ça l'est moins et c'est mieux fait que "Libre à jamais". Ou encore du Asimov ("Le robot qui rêvait"), non seulement on y retrouve la même idée qu'ici, mais en plus elle est exploitée intelligemment, avec talent, et est passionnante. Bref, dire que la fin de cette série est nullissime et décevante est peu de choses. Comme en plus la bd abrège les longueurs du roman, on comprend un peu moins bien et on "savoure" moins l'ambiance (je mets guillemets parce qu'on s'emmerde nettement moins, aussi...). Conclusion : heureux lecteur qui n'a pas encore ouvert "Libre à jamais", tu es béni des dieux ! Contente-toi de lire et relire cet excellent ouvrage qu'est "La guerre éternelle", et oublie, oublie "Libre à jamais". (P.S. : en plus je déteste les autocollants que Dargaud a cru bon de mettre sur chacun de ces trois tomes pour faire une mauvaise pub racolleuse)

18/04/2004 (modifier)
Couverture de la série La Guerre Eternelle
La Guerre Eternelle

"La guerre éternelle" est l'adaptation du roman éponyme, écrit il y a de cela presque 30 ans. Ce roman garde pourtant intact toute sa force, tant au niveau de l'écriture que du fond, et son adaptation en bd est probablement la meilleure que j'ai vue jusqu'à présent. Car non seulement il suit avec une précision impressionnante le roman, en gardant tous les éléments jugés importants par l'auteur, mais en plus il est très intelligemment adapté, dépouillé des quelques longueurs du roman, avec une mise en page qui met réellement en valeur cette histoire. Ladite mise en page est peut-être un peu datée aujourd'hui, de même que le dessin, d'ailleurs, mais elle s'inspire tout de même du meilleur dans ce genre, avec une sobriété, une efficacité et pour tout dire une certaine élégance qui sont assez exemplaires. L'histoire quant à elle a été récompensée du prix Hugo en 1976, ce qui n'est pas rien. Et ne croyez pas que "c'est vieux", elle a au contraire très bien vieilli. L'originalité sur laquelle elle est fondée (les décalages temporels induits par l'accélération jusqu'à une vitesse proche de celle de la lumière) reste de plus assez unique, au moins de par la qualité de la manière dont elle est exploitée. Mêlé d'une petite dose d'ironie un peu amère envers l'armée et la guerre fondée sur l'expérience au Vietnam de Joe Haldeman, vue "par le petit bout de la lorgnette" (la vision d'un soldat embarqué dans cette guerre et contraint d'y rester), elle est vraiment très prenante, bien pensée, et crédible (pour de la SF, bien sûr). Comme en plus l'intégrale est très belle et pas très chère, cette lecture est vraiment indispensable à l'amateur de SF.

18/04/2004 (modifier)
Par Corto63
Note: 4/5
Couverture de la série Le Maître de Peinture
Le Maître de Peinture

Voici un premier tome vraiment bien, les dessins de Faure sont excellents et le scénario est plutôt insolite et original. Quant aux couleurs, que dire? Elles sont sublimes! Cette série est prometteuse et on peut résumer ainsi, c'est une belle BD. Vivement la suite.

18/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Bilbo le Hobbit
Bilbo le Hobbit

Je ne trouve pas les dessins si affreux que ça. Je trouve même qu'ils ne s'accordent pas si mal avec l'univers de Tolkien (ils me font d'ailleurs penser au long métrage animé du Seigneur des Anneaux, qui date de 78, et que d'aucuns trouveront tout aussi affreux). Par contre, le mode de narration est peu accrocheur : on reprend mot pour mot le texte du géant Tolkien et il n'y a guère de mouvement. Autant lire le livre, mes bons amis, et il en va de même avec les films du Seigneur des Anneaux, feriez mieux de lire les bouquins qui n'ont rien à voir en profondeur et... bon je m'égare. Heu... ah oui, cette bd ne vaut pas tripette. (Par contre, cette adaptation n'a pas été faite à but commercial, puisqu'il s'agit d'une réédition d'une vieille bd, d'il y a une dizaine d'années je pense...)

18/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Black Jack
Black Jack

Très très agréable... Mon premier Tezuka, et j'ai enfin pu trouver les 3 adolf que je vais dévorer. Cette oeuvre, à l'origine du cultissime Monster d'Urusawa, nous présente un médecin qui travaille dans l'illégalité. Il s'agit d'une succession de petites histoires. La naïveté de celles-ci, et l'absence de chute nécessairement fortes nous poussent paradoxalement à réfléchir sur des problèmes simples et universels, en pronant la tolérance, le respect d'autrui. La maxime de Tezuka "aimez chaque chose, chaque être vivant" prend toute sa valeur dans ce manga qui se laisse agréablement suivre.

18/04/2004 (modifier)
Par Remyz
Note: 5/5
Couverture de la série MangeCoeur
MangeCoeur

Je viens de lire les 3 tomes et j'avais les larmes aux yeux à la fin.... C'est une histoire sublime, vraiment j'ai été touché par l'histoire de cet enfant... Que dire des dessins ? J'adore le trait d'Andreae et ne parlons même pas des couleurs qui sont magnifiques :langue: C'est beau, lumineux... Les planches toutes en peinture sont somptueuses, un vrai coup de foudre pour le dessin d'Andreae :ok: :ok: :ok: Je ne sais pas quoi dire sur l'histoire tant elle forme un rêve. C'est une des premières fois où j'ai du mal à exprimer ce que j'ai ressenti à la lecture d'une série. Je peux juste dire que j'ai adoré et qu'elle est une de mes séries préférées. Un joyau à découvrir !!!! Voilà je la conseille à tout le monde ;)

17/04/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Snoopy
Snoopy

Je suis sûrement loin d'avoir lu tous les strips et tous les albums de Peanuts, mais de ce que j'en ai lu, je ne comprends pas d'où vient son titre de référence de la BD d'humour et du strip. Je ne comprends pas du tout l'engouement qu'ont certains pour ces personnages de Snoopy et autres Charlie Brown. C'est au niveau de l'humour que ça ne passe pas pour moi (on ne parlera pas du dessin qui est du dessin de strip plutôt moyen). Je ne sais pas : ça ne me fait pas rire. Les chutes des gags, souvent faites sous forme de phrases dites comme en connivence avec le lecteur, me laissent froid. Même les personnages me semblent sans grand interêt. Je ne ressens aucune affection pour eux, aucun interêt (à part peut-être pour le petit piaf qui me fait parfois sourire). Quant aux discussions philosophiques de Charlie et ses amis, je les trouve basiques et inintéressantes. Bref, je n'ai pas été séduit par cette série de strips pourtant si connue.

17/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Batman - The Dark Knight returns
Batman - The Dark Knight returns

Une des œuvres les plus célèbres de Frank Miller, il y a beaucoup de choses à en dire. A commencer probablement par sa célébrité parmi les fans du genre, qu'elle a en son temps (1986) révolutionné. Le Batman montré ici est vieux, il a pris sa retraite depuis dix ans déjà. Cependant ses démons hantent Bruce Wayne, et nuit après nuit, ne lui laissent guère de répit que dans un sommeil agité et dans l'alcool. Le célèbre millionnaire est présenté ici comme un psychotique, un malade dont la névrose prend l'aspect de Batman, mais qui ne se limite pas à lui. Au contraire, elle prend l'allure d'un phénomène de société, avec ses effets sur les gens, suscitant diverses réactions, entre approbation et rejet. C'est également elle qui suscite des ennemis, tels que Harvey Dent ("Double Face") ou le Joker. Ce qui n'est au départ qu'une initiative individuelle, le combat d'un homme contre des criminels, est devenu un problème de société. La chose est présentée de façon assez intéressante quoique plutôt brutale. Ici, le super héros pose problème, il n'est pas juste cette image enfantine qu'on adore, ce héros noble qui sauve et veille, mais un élément de la société, dans laquelle se pose le problème de son insertion, de son image, de sa perception. Ainsi, Batman protège les gentils et combat les méchants. Certes. Mais il se substitue de ce fait à la justice, recourt à une violence illégale, et son action est assimilable à celle d'une milice. Il se place au-delà de la loi, au-delà des hommes, et cela fait peur. C'est autour de ce thème que tourne The Dark Knight Returns, traité également (mais plus en douceur) dans Watchmen, ainsi que dans ce qui me semble être son successeur direct, Kingdom Come. Cette dernière référence n'est pas innocente, car son histoire poursuit (des années après) celle racontée ici, qui reprend elle-même de nombreuses références à des histoires passées. Le tout tisse tout simplement une véritable mythologie autour du personnage, avec sa personnalité, les grands événement marquant sa vie, mais aussi ses choix. Je dois avouer n'avoir pas l'habitude de cette façon de faire (qui me semble d'autant plus atypique que Batman a été utilisé par de nombreux scénaristes), qui est pourtant loin d'être désagréable. Même si cela me semble un peu puéril par certains côtés (autant que d'épiloguer sans fin sur la vie supposée de Néron, Phèdre ou Ulysse…), le résultat présente une force certaine, ici largement amplifiée par la violence de l'œuvre. Car Batman n'est pas tendre, et la violence est ici présente sous les formes physique, sociale et politique. Comme cela est montré, il punit brutalement. Son existence même suscite de fortes haines (celle du gang des mutants par exemple), et il ainsi accusé par le bouffon psychiatre de l'album, de créer toute cette criminalité, d'en être l'instigateur, l'origine. Cette thèse est appuyée par la réapparition (la rechute) de Harvey Dent et du Joker suite à la reprise d'activités de Batman. On peut d'ailleurs remarquer que l'ouvrage en général est traité sur le mode "téstostérone only"… Après un tome de Sin City, 300 et Bad Boy, je vais finir par croire que c'est là une marque de fabrique de Frank Miller. La réflexion en tant que telle n'y a en effet qu'assez peu de place, au contraire de l'action. Les quatre comics originaux -- formant donc ici quatre chapitres -- voient en effet chacun un affrontement (assez titanesque, disons-le), le point culminant étant incontestablement Batman contre Superman. Eh oui, carrément. La vieille lutte entre l'intelligence rusée et la force un peu stupide… Ulysse contre le cyclope, puisqu'on parlait de mythologie précédemment. Ces quatre chapitres paraissent un peu décousus entre eux, mais ils ont évidemment comme point commun l'évolution de Batman et sa perception auprès de la société et de ses instances. Miller a beaucoup fait appel à la télévision dans ses pages pour montrer cela, et représente les politiques sous la forme de bouffons, qu'il s'agisse du maire, un petit bonhomme obèse et sans opinion sauf lorsqu'un conseiller en communication se tient derrière lui, ou du président, un Ronald Reagan tout vieux à la limite du gâtisme le plus complet, parlant aux Américains comme à des enfants de trois ans. Même lorsqu'il met en scène un Batman en difficulté, malmené, rejeté, haï, on sent bien qu'il a choisi son camp et qu'il prend parti. En un sens c'est dommage, car développer plus intelligemment l'opposition à Batman aurait pu donner un résultat un poil plus intellectuel et approfondi. Ceci dit, l'ensemble est -- comme souvent avec Miller -- d'une grande efficacité, même si je me demande toujours ce que Carrie Kelley (le nouveau Robin) vient faire dans cette Batgalère. Le dessin, brièvement, n'est pas le plus beau qui soit, et on a même parfois quelques petits problèmes à comprendre le déroulement de l'action. Cependant il est lui aussi d'une grande efficacité et d'une grande force, malgré la sobriété apparente de nombreuses pages, et certaines cases donneraient presque des frissons tellement elles sont bien composées. Le script en fin d'album donne également l'occasion de voir le chemin entre scénario et réalisation, et permet de se rendre compte que celle-ci a été faite très intelligemment, avec un important travail d'adaptation. Loin de ressembler à Watchmen, nettement plus premier degré bien que remettant complètement en cause le modèle classique du super héros, The Dark Knight Returns est une œuvre sombre, violente, tourmentée, débordant d'action, qui suscite des réactions fortes, et pousse à se poser quelques questions. Lecture conseillée à sa suite : Kingdom Come.

17/04/2004 (modifier)