Tout d'abord curieux de voir ce que donnaient les dessins de Rosinski en couleur directe, j'ai commencé par feuilleter cette BD et au premier coup d'oeil, j'ai trouvé ça superbe, original et trés approprié au sujet. En effet, les aquarelles permettent au lecteur selon moi de se rapprocher de cette histoire de trafic d'art et de se plonger plus facilement dans le scénario. Plusieurs critiques dénoncent le rapprochement avec le Comte de Monte Cristo, mais à bien y regarder, l'histoire reste tout de même trés bien ficelée et on ne pense plus à Alexandre Dumas jusqu'à la page 41 et ce clin d'oeil du scénariste... Je vous laisse découvrir!
Séduit par la couverture de cette BD, je l'ai tout de suite achetée sans même prendre le temps de consulter les critiques et je dois dire que je ne regrette pas du tout ce choix. Elle raconte l'histoire d'une famille anglaise qui tente de s'intégrer dans le sud de l'Italie pour y faire des affaires grâce à l'apport de nouvelles technologies, et l'amitié qui résulte de la rencontre de 4 gamins qui ont pour point commun d'être nés le même jour. Le scénario est riche et on ne s'ennuie pas une seule seconde, les relations entre les personnages sont fortes, notamment au sein du groupe de gamins. Le dessinateur nous offre des planches magnifiques avec des décors méditerranéens qui laissent rêveurs... Que du bon, j'attends la suite et fin avec impatience !
Je découvre la BD politique, mais c'est parce qu'on m'a forcée à lire Cambouis, sinon, a priori, je n'avais pas trop envie de m'y mettre.
C'est plutôt réjouissant. Pour le premier "chapitre", je ne me sentais pas trop concernée, mais dès le cambouis n°2, c'était parti : tout le monde en prend plein dans la gueule, nous, eux, la France, bref, c'est drôle, mais surtout c'est juste.
Luz me dit ce que j'ai envie d'entendre : je n'étais pas seule le 22 avril. Mes doutes et mes certitudes étaient partagées par beaucoup de monde.
La vraie question c'est: pourquoi ai-je lu cette BD? Un moment de faiblesse entre deux allées à la FNAC ? Un désir inconscient, tel un fan de "Dirty Sanchez", de laisser ma part de masochisme s'exprimer ? Cette volonté écrasante de concurrencer Kael en lisant le max de navets Soleil ? Tout compte fait, ça doit être cette couverture racoleuse et cette héroïne se baladant à poil pendant 43 pages (il y a une page où elle a un string), parfaitement à même de racoler le post-adolescent que je suis.
Pourtant "Tracker" n'est pas totalement une grosse daube. Il y a même un fond d'idée derrière les gros seins de l'héroïne (je me moque mais ça reste plaisant hein, vous ne me verrez jamais critiquer une BD en disant qu'il y a du cul gratuit, je trouve ça très bien moi) avec une interprétation plutôt marrante de la réincarnation. C'est juste que le reste (histoire, développement, dialogues, dessin, couleurs) est d'une banalité affligeante. C'est vu et revu 100 fois, notamment chez cet éditeur.
Et bien moi, j'ai aimé cette BD.
Bien sûr, les dessins ne sont pas toujours au top (et parfois, il y a même des têtes ratées), mais, ici, tout est une question d'ambiance. Et celle-ci est plutôt bien réussie.
Le scénario est assez classique, comme beaucoup de BDs d'ailleurs, mais il tient la route. De plus, la deuxième lecture est tout aussi intéressante que la première, et améliore même sensiblement la compréhension de l'album.
Bref, à voir dans les prochains tomes.
Delmas veut créer une ambiance dans ses bds, c’est ambitieux tant la tâche est difficile à mettre en œuvre... et il y arrive ! Manque de bol, l’ambiance est le seul élément positif de cet album, et pire, c’est l’ambiance qui vampirise totalement le scénario. Il prend son temps pour placer l’histoire et cette ambiance, et finalement je me suis ennuyé sec. La fin de la lecture a été laborieuse et pénible, j’ai même passé des passages entiers tellement ça me saoulait.
Ambiance ambiance, oui, mais oh ! Il n'y a pas que ça pour faire une bonne bd !
Le côté de sombre de la bd est accentué bien sûr par le choix des couleurs. Le paysage est enneigé, certes, mais très sombre et presque glauque du début à la fin (les pages noires accentuent encore ce sentiment)
Ceci dit, si on regarde vraiment le dessin, on se rend compte qu’il n’est pas si beau que ça, voire même assez moyen et approximatif sur certaines planches...
Bref, pour moi aussi, ce tome sera le seul de la série que je lirai...
Je dois avouer que j’ai lu deux fois cet album avant de me faire un avis dessus. Ma première lecture avait été hésitante, j’étais, je l’avoue, un peu perdu, pas certain de ce que les auteurs avaient voulu faire et dire mais totalement intrigué. Mais la deuxième lecture a été la bonne. Tout comme dans Violent Cases, les deux complices, Gaiman et McKean véritables amis dans la vie, ont creusé dans l’enfance pour y retrouver quelque chose de son essence. Cet album, c’est d’abord une question de regard, celui qu’un enfant pose sur un monde qu’il ne comprend pas, qui lui échappe mais qui, dans son horreur comme dans ses bonnes choses, l’enchante. Puis vient le désenchantement et l’âge adulte avec son lot de tristesse et de mélancolie...
Cette tragédie comique est une oeuvre lente et complexe, qui ne dévoilera peut-être tout ses charmes qu’en deuxième lecture, mais elle enferme un propos fort, aussi complexe que diffus qui m’a laissé un goût âpre dans la bouche et l’étrange sensation d’avoir lu quelque chose de fort sans pouvoir réellement en analyser les composants. Car tout ici est lent, englué dans une espèce de masse informe de souvenirs, comme pris dans le flou de la mémoire. A réserver aux lecteurs exigeants, tout de même.
P.S. : Comme le dit Cassidy, c'est quand même très cher ce bouquin, 25 € ! D'accord l'édition est belle, mais je suis certain que si Delcourt l'avait édité, il ne coûterait pas plus de 15 euros... Je suis bien content de l'avoir trouvé d'occase pour 3X moins cher. A ce prix-là, ce n'est à acheter que si vous êtes un inconditionnel des deux auteurs...
La première chose qui frappe, c'est probablement la couverture, qui est à l'image du reste de l'album : sombre. Les tons choisis vont en effet du gris foncé au marron en passant par des bleus et verts très peu lumineux. A lire par une journée ensoleillée, donc. Les couleurs en question (en-dehors du choix des tons) ne me plaisent pas plus que ça. Trop photoshop, comme impression.
Le dessin est franchement moyen... voire mauvais au niveau des visages. :o/ Ils sont irréguliers, parfois aplatis dans un sens, parfois dans l'autre, manquent de relief, de détails, et sont laids.
Mais ce qui m'a le plus déplu, c'est l'histoire. On se retrouve à la première page dans un village perdu au fin fond d'on ne sait où (mais très au nord apparemment), les guerriers d'un village se font massacrer, et hop, un guerrier et un sorcier partent en quête pour découvrir, affronter et si possible vaincre le MAL qui se répand. Ah. Oui bon, c'est classique me direz-vous.
Mais ce qui ne l'est pas, classique, c'est le ton façon "heavy black metal satanist"... On le voit bien en page de garde, avec la liste des albums écoutés par Delmas lors de la réalisation de ce tome : Blessed in Sin, Blut aus Nort, etc. Eh bin l'histoire reflète bien ça : c'est très morbide, ça suinte de fascination pour les ténèbres, mais en même temps c'est complètement puéril. Les dialogues sont ampoulés, lourds et frôlent parfois le ridicule; le sujet (le MAL, donc) est traité lourdement avec moultes insistances sur le fait que le MAL est mauvais, méchant, etc.; et en plus ça fait quand même furieusement penser à Sanctuaire, Lovecraft, et même "Prédator"...
Bref. Couleurs sombres sombres, dessin pas génial, dialogues lourds, histoire sans originalité et franchement pas intéressante, pour moi "Ceux qui rampent" tome premier = tome dernier.
Je ne veux pas faire ma féministe de base (en fait si :oþ) mais bon :
Vous ne trouvez pas qu'une histoire où la virginité des femmes est synonyme de pureté en ce début de 21ème siècle est un tantinet rétrograde ?
Vous ne trouvez pas que présenter lesdites vierges à moitié nues (voire plutôt aux 3/4...) est un tantinet racoleur ?
Vous ne trouvez pas ?
Eh bien moi, si.
Si on rajoute par dessus le marché un scénario assez bateau et creux et des dessins corrects sans plus (cet avis n'est apparemment pas partagé mais n'engage que moi), on a au final une BD non seulement macho mais en plus dénuée du moindre intérêt.
Vous aurez compris, je n'aime pas :o)
Je ne doute pas de la qualité et la justesse des faits historiques rapportés par Furuyama, mais c'est très difficile d'accrocher. En tout cas je n'ai pas ressenti une folle passion pour ce récit - je me suis même ennuyé à un moment. Et c'est seulement à la fin que je me suis rendu compte qu'on n'était pas fin XIXème mais dans le XVIIème siècle. Je vais devoir le relire :), je ne saurais même pas expliquer grossièrement le déroulement de l'histoire. La lecture est en plus alourdie par des mots en japonais dont on ne retient pas toujours le sens, malgré des notes de bas de page très bien vues. De même il vaut peut-être mieux lire les explications historiques en fin d'album avant d'entamer ce manga pour mieux appréhender l'histoire.
Le dessin est très bon, très fin, comme sait le faire Taniguchi, même les scènes de combat que je ne trouve pas plus statiques que d'autres.
Une oeuvre pas très facile d'accès, mais qui vaut l'achat je pense, même si c'est assez cher pour un manga, la qualité de l'ouvrage est là.
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La Vengeance du Comte Skarbek
Tout d'abord curieux de voir ce que donnaient les dessins de Rosinski en couleur directe, j'ai commencé par feuilleter cette BD et au premier coup d'oeil, j'ai trouvé ça superbe, original et trés approprié au sujet. En effet, les aquarelles permettent au lecteur selon moi de se rapprocher de cette histoire de trafic d'art et de se plonger plus facilement dans le scénario. Plusieurs critiques dénoncent le rapprochement avec le Comte de Monte Cristo, mais à bien y regarder, l'histoire reste tout de même trés bien ficelée et on ne pense plus à Alexandre Dumas jusqu'à la page 41 et ce clin d'oeil du scénariste... Je vous laisse découvrir!
Où le regard ne porte pas...
Séduit par la couverture de cette BD, je l'ai tout de suite achetée sans même prendre le temps de consulter les critiques et je dois dire que je ne regrette pas du tout ce choix. Elle raconte l'histoire d'une famille anglaise qui tente de s'intégrer dans le sud de l'Italie pour y faire des affaires grâce à l'apport de nouvelles technologies, et l'amitié qui résulte de la rencontre de 4 gamins qui ont pour point commun d'être nés le même jour. Le scénario est riche et on ne s'ennuie pas une seule seconde, les relations entre les personnages sont fortes, notamment au sein du groupe de gamins. Le dessinateur nous offre des planches magnifiques avec des décors méditerranéens qui laissent rêveurs... Que du bon, j'attends la suite et fin avec impatience !
Cambouis
Je découvre la BD politique, mais c'est parce qu'on m'a forcée à lire Cambouis, sinon, a priori, je n'avais pas trop envie de m'y mettre. C'est plutôt réjouissant. Pour le premier "chapitre", je ne me sentais pas trop concernée, mais dès le cambouis n°2, c'était parti : tout le monde en prend plein dans la gueule, nous, eux, la France, bref, c'est drôle, mais surtout c'est juste. Luz me dit ce que j'ai envie d'entendre : je n'étais pas seule le 22 avril. Mes doutes et mes certitudes étaient partagées par beaucoup de monde.
Tracker
La vraie question c'est: pourquoi ai-je lu cette BD? Un moment de faiblesse entre deux allées à la FNAC ? Un désir inconscient, tel un fan de "Dirty Sanchez", de laisser ma part de masochisme s'exprimer ? Cette volonté écrasante de concurrencer Kael en lisant le max de navets Soleil ? Tout compte fait, ça doit être cette couverture racoleuse et cette héroïne se baladant à poil pendant 43 pages (il y a une page où elle a un string), parfaitement à même de racoler le post-adolescent que je suis. Pourtant "Tracker" n'est pas totalement une grosse daube. Il y a même un fond d'idée derrière les gros seins de l'héroïne (je me moque mais ça reste plaisant hein, vous ne me verrez jamais critiquer une BD en disant qu'il y a du cul gratuit, je trouve ça très bien moi) avec une interprétation plutôt marrante de la réincarnation. C'est juste que le reste (histoire, développement, dialogues, dessin, couleurs) est d'une banalité affligeante. C'est vu et revu 100 fois, notamment chez cet éditeur.
Ceux qui rampent
Et bien moi, j'ai aimé cette BD. Bien sûr, les dessins ne sont pas toujours au top (et parfois, il y a même des têtes ratées), mais, ici, tout est une question d'ambiance. Et celle-ci est plutôt bien réussie. Le scénario est assez classique, comme beaucoup de BDs d'ailleurs, mais il tient la route. De plus, la deuxième lecture est tout aussi intéressante que la première, et améliore même sensiblement la compréhension de l'album. Bref, à voir dans les prochains tomes.
Ceux qui rampent
Delmas veut créer une ambiance dans ses bds, c’est ambitieux tant la tâche est difficile à mettre en œuvre... et il y arrive ! Manque de bol, l’ambiance est le seul élément positif de cet album, et pire, c’est l’ambiance qui vampirise totalement le scénario. Il prend son temps pour placer l’histoire et cette ambiance, et finalement je me suis ennuyé sec. La fin de la lecture a été laborieuse et pénible, j’ai même passé des passages entiers tellement ça me saoulait. Ambiance ambiance, oui, mais oh ! Il n'y a pas que ça pour faire une bonne bd ! Le côté de sombre de la bd est accentué bien sûr par le choix des couleurs. Le paysage est enneigé, certes, mais très sombre et presque glauque du début à la fin (les pages noires accentuent encore ce sentiment) Ceci dit, si on regarde vraiment le dessin, on se rend compte qu’il n’est pas si beau que ça, voire même assez moyen et approximatif sur certaines planches... Bref, pour moi aussi, ce tome sera le seul de la série que je lirai...
La Tragédie Comique ou Comédie Tragique de Mr. Punch
Je dois avouer que j’ai lu deux fois cet album avant de me faire un avis dessus. Ma première lecture avait été hésitante, j’étais, je l’avoue, un peu perdu, pas certain de ce que les auteurs avaient voulu faire et dire mais totalement intrigué. Mais la deuxième lecture a été la bonne. Tout comme dans Violent Cases, les deux complices, Gaiman et McKean véritables amis dans la vie, ont creusé dans l’enfance pour y retrouver quelque chose de son essence. Cet album, c’est d’abord une question de regard, celui qu’un enfant pose sur un monde qu’il ne comprend pas, qui lui échappe mais qui, dans son horreur comme dans ses bonnes choses, l’enchante. Puis vient le désenchantement et l’âge adulte avec son lot de tristesse et de mélancolie... Cette tragédie comique est une oeuvre lente et complexe, qui ne dévoilera peut-être tout ses charmes qu’en deuxième lecture, mais elle enferme un propos fort, aussi complexe que diffus qui m’a laissé un goût âpre dans la bouche et l’étrange sensation d’avoir lu quelque chose de fort sans pouvoir réellement en analyser les composants. Car tout ici est lent, englué dans une espèce de masse informe de souvenirs, comme pris dans le flou de la mémoire. A réserver aux lecteurs exigeants, tout de même. P.S. : Comme le dit Cassidy, c'est quand même très cher ce bouquin, 25 € ! D'accord l'édition est belle, mais je suis certain que si Delcourt l'avait édité, il ne coûterait pas plus de 15 euros... Je suis bien content de l'avoir trouvé d'occase pour 3X moins cher. A ce prix-là, ce n'est à acheter que si vous êtes un inconditionnel des deux auteurs...
Ceux qui rampent
La première chose qui frappe, c'est probablement la couverture, qui est à l'image du reste de l'album : sombre. Les tons choisis vont en effet du gris foncé au marron en passant par des bleus et verts très peu lumineux. A lire par une journée ensoleillée, donc. Les couleurs en question (en-dehors du choix des tons) ne me plaisent pas plus que ça. Trop photoshop, comme impression. Le dessin est franchement moyen... voire mauvais au niveau des visages. :o/ Ils sont irréguliers, parfois aplatis dans un sens, parfois dans l'autre, manquent de relief, de détails, et sont laids. Mais ce qui m'a le plus déplu, c'est l'histoire. On se retrouve à la première page dans un village perdu au fin fond d'on ne sait où (mais très au nord apparemment), les guerriers d'un village se font massacrer, et hop, un guerrier et un sorcier partent en quête pour découvrir, affronter et si possible vaincre le MAL qui se répand. Ah. Oui bon, c'est classique me direz-vous. Mais ce qui ne l'est pas, classique, c'est le ton façon "heavy black metal satanist"... On le voit bien en page de garde, avec la liste des albums écoutés par Delmas lors de la réalisation de ce tome : Blessed in Sin, Blut aus Nort, etc. Eh bin l'histoire reflète bien ça : c'est très morbide, ça suinte de fascination pour les ténèbres, mais en même temps c'est complètement puéril. Les dialogues sont ampoulés, lourds et frôlent parfois le ridicule; le sujet (le MAL, donc) est traité lourdement avec moultes insistances sur le fait que le MAL est mauvais, méchant, etc.; et en plus ça fait quand même furieusement penser à Sanctuaire, Lovecraft, et même "Prédator"... Bref. Couleurs sombres sombres, dessin pas génial, dialogues lourds, histoire sans originalité et franchement pas intéressante, pour moi "Ceux qui rampent" tome premier = tome dernier.
La Geste des Chevaliers Dragons
Je ne veux pas faire ma féministe de base (en fait si :oþ) mais bon : Vous ne trouvez pas qu'une histoire où la virginité des femmes est synonyme de pureté en ce début de 21ème siècle est un tantinet rétrograde ? Vous ne trouvez pas que présenter lesdites vierges à moitié nues (voire plutôt aux 3/4...) est un tantinet racoleur ? Vous ne trouvez pas ? Eh bien moi, si. Si on rajoute par dessus le marché un scénario assez bateau et creux et des dessins corrects sans plus (cet avis n'est apparemment pas partagé mais n'engage que moi), on a au final une BD non seulement macho mais en plus dénuée du moindre intérêt. Vous aurez compris, je n'aime pas :o)
Kaze No Sho - Le Livre du vent
Je ne doute pas de la qualité et la justesse des faits historiques rapportés par Furuyama, mais c'est très difficile d'accrocher. En tout cas je n'ai pas ressenti une folle passion pour ce récit - je me suis même ennuyé à un moment. Et c'est seulement à la fin que je me suis rendu compte qu'on n'était pas fin XIXème mais dans le XVIIème siècle. Je vais devoir le relire :), je ne saurais même pas expliquer grossièrement le déroulement de l'histoire. La lecture est en plus alourdie par des mots en japonais dont on ne retient pas toujours le sens, malgré des notes de bas de page très bien vues. De même il vaut peut-être mieux lire les explications historiques en fin d'album avant d'entamer ce manga pour mieux appréhender l'histoire. Le dessin est très bon, très fin, comme sait le faire Taniguchi, même les scènes de combat que je ne trouve pas plus statiques que d'autres. Une oeuvre pas très facile d'accès, mais qui vaut l'achat je pense, même si c'est assez cher pour un manga, la qualité de l'ouvrage est là.