Premier album symphatique, avec une histoire qui demande à être développée et un dessin qui, sans être exceptionnel, sert bien le propos.
J'attends cependant le second tome avant de me prononcer plus avant, c'est pourquoi dans l'immédiat je ne conseille pas forcément son achat, car on sait jamais ce que réserve une série sur son premier tome.
JE LE SAVAIS !!!!
Enorme déception que ce second tome, si le scénario reste, en revanche le dessin a foutu le camp !!! J'ai rarement assisté à une telle baisse de qualité graphique entre 2 tomes.
En conclusion :
3 étoiles pour le premier tome
1 voir 0 pour le second
Je ne regarderai même pas le suivant!!!
Dans le jeu des 7 familles, le papa s'appelle Travis et la maman Carmen !!!
Véritable pendant féminin du héros ci-dessus mentionné, Carmen s'en distingue par son côté "flingueuse". C'est une terroriste doublée d'une tueuse et elle n'hésite pas une seconde à tuer, contrairement à Travis. De plus on sent en elle des blessures profondes, mal cicatrisées et finalement un mal-être patent.
C'est ce ton pessimiste et désabusé qui me plaît dans cette série, moins simpliste que Travis dans son propos, même si la différence ne justifie pas une étoile supplémentaire.
J'aime bien ce début de série, l'univers est sombre à souhait, bien aidé en cela par un dessin et une mise en couleurs excellents, et j'apprécie l'idée de cette petite jeune, que sa mère pousse à s'élever socialement alors qu'elle même n'aspire qu'à un peu de tendresse.
Si le premier tome était relativement plat (plantage de décors oblige ...), le second fait monter l'intérêt d'un cran et j'ai franchement hâte de lire le prochain épisode, notamment pour voir comment va se développer la relation entre la jeune héroïne et son maître.
Ce genre de série qui se veut humoristique me laisse de marbre. Non seulement les gags sont creux, mais en plus le dessin ne casse pas trois pattes à un canard !
A lire en dernier recours (et encore ...)
J'ai bien aimé cette série, certes le dessin a vieilli et est un peu trop figé à mon goût, mais il reste efficace et surtout avec un joli sens du détails.
Le scénario est bien conçu et l'on sent le travail de recherche pour dresser une peinture très réaliste de cette période, même si je n'ai pas trop adhéré aux incursions fantastiques (la vieille aveugle, le diable... bof!). Par contre j'ai réellement apprécié le ton pessimiste et cette fatalité qui s'acharne jusqu'au bout sur cette famille, on retrouve un peu du ton des tragédies antiques.
En plus pour une fois qu'une histoire se termine mal !!! (même si les auteurs ont triché avec Plume au Vent).
J'avais découvert cette série il y a de cela plus de 15 ans, mais j'étais resté sur ma faim, il faut dire que je n'avais que 2 tomes et pas franchement les meilleurs...
...Et puis récemment, en passant et repassant devant le linéaire de cette série, je me suis laissé tenter par le diptyque de la mine qui est certes tenu pour beaucoup comme le must de cette série mais que je juge, quant à moi, comme étant surtout le plus accessible graphiquement. Toujours est-il que sa lecture m'a rendu accro (une fois de plus) et que j'ai très vite acheté la collection entière.
Cette oeuvre est un monument, certes tous les cycles ne sont pas équivalents entre eux et encore moins les albums où l'on ressent parfois comme une baisse de régime de la part de Giraud, un manque d'implication qui parfois gâche quelque peu l'histoire (l'exemple le plus probant concerne le cycle du Trésor des Confédérés), mais l'ensemble conserve une cohérence, une qualité globale extraordinaire au vu de sa longévité. On pourrait même aller jusqu'à dire que cette oeuvre est une aubaine pour qui veut étudier le travail d'un artiste sur une échelle de plusieurs décennies.
Si je m'attarde sur le formidable travail de Giraud, Charlier n'est pas en reste et nous propose une galerie de personnages hors du commun pour des aventures extraordinaires.
Sur l'ensemble des tomes, je voudrais attirer l'attention sur l'album "Nez cassé", qui est pour moi le chef d'oeuvre de cette série. Tout d'abord il s'agit du premier épisode d'un cycle très important car montrant Blueberry défenseur actif des indiens (en effet, jusque-là, même s'il prenait leur défense devant ses supérieurs, Blueberry se retranchait devant son devoir de soldat en dernier recours : cf "Général Tête Jaune") et surtout, Charlier évoque la fin des grandes tribus indiennes et une page qui se tourne dans l'histoire de la conquête de l'Ouest. Ensuite, graphiquement, cet album représente l'équilibre parfait entre les 2 personnalités du dessinateur, regardez le trait, les couleurs, ce n'est plus vraiment du Giraud mais pas encore totalement du Moebius et c'est cette cohabitation qui rend cet album si beau et spécial.
Je voudrais ajouter que le cycle en cours, dessiné et scénarisé par le seul Giraud, est loin d'être anodin et relance très bien cette série en confrontant son personnage principal à de véritables légendes de l'Ouest américain, et ce même si ,j'en conviens le dessin peut rebuter de prime abord les fans de Giraud première époque.
Pour résumer, si vous ne savez pas par quel cycle commencer, je vous conseille le diptyque de la mine (tomes 11 et 12), puis celui de la tribu fantôme (18, 19, 20).
Une vraie merveille !
Le genre d'album pour enfant que les adultes lisent avec plaisir !
Pourquoi ? C'est beau, c'est intelligent, c'est amusant... Amusant ? Certains gags sont même à mourir de rire !
Il faudra puiser dans ses souvenirs pour apprécier toutes les références à d'autres contes...
Pour les enfants restera une histoire mignonne, tendre et amusante...
Tiens... Je vais peut être acheter cet album pour moi-mê... Hum... Pour mes futurs enfants bien sûr... Sisi c'est pour eux ;)
Avec Chute de vélo, Etienne Davodeaux nous prouve, une fois de plus, qu'il a beaucoup de talent. Cette album est une pure merveille de sensibilité et d'humilité. C'est beau, c'est sain. Enfin bref, j'ai totalement succombé.
Une fois de plus, l'auteur nous raconte la vie, celle de tous les jours avec ses bonheurs et ses soucis quotidiens. L'originalité de ce récit se situe dans le fait que cette fois-ci, l'histoire est centrée sur une famille en particulier. Les aléas du destin l'ayant un peu disloquée, tous les membres se retrouvent lors de la vente de la maison familiale. Sous ce prétexte, c'est l'occasion de se remémorer certains souvenirs, douloureux ou agréables, qu'importe. La famille s'est réunie, c'est magnifique !
Comme à son habitude, l'auteur a très bien compris à quel instant il faut donner de l'importance au récit et quels sont les détails qu'il faut mettre en valeur. Les relations entre chaque membre sont décrites avec beaucoup de subtilité et de réalisme. Les émotions sont palpables à chaque instant et la fluidité de la narration accentue encore plus le sentiment de bien-être que l'on ressent à la lecture de cette bd. Ce n'est peut-être qu'une impression mais je crois que l'auteur attache beaucoup d'importance au choix de la saison. Car, tout comme pour Le Constat, c'est la période estivale qui a été choisie dans ce cas-ci. Choix judicieux car ce contexte donne une certaine profondeur au récit.
Le tempérament de chacun des protagonistes est bien mis en avant, ce qui les rend attachants. Personnellement, j'ai eu un petit faible pour Mathias que j'ai trouvé très touchant avec ses remords et sa spontanéité.
Chute de vélo foisonne de moments forts : Les retrouvailles avec le frère déchu, le vieux maçon qui a perdu la photo de sa femme décédée, la fille qui s'occupe de sa mère qui, atteinte de sénilité, ne la reconnaît pas, ect.....
Au niveau du dessin, rien de bien neuf. Le trait de Davodeau est toujours aussi percutant. Ses personnages sont brûlants de vérité. J'ai particulièrement bien aimé les scènes de chaudes soirées d'été qui sont tellement réalistes qu'on a l'impression de sentir le parfum du chèvrefeuille vous chatouiller les narines. De plus, la collection Aire Libre où cet album est édité colle très bien au graphisme de l'auteur.
A noter : la couverture qui est très belle, également !
En résumé, Davodeau fait une entrée fracassante chez Dupuis. Chute de Vélo est une bd magnifique qui mérite que l'on s'y intéresse.
Cet album, comme d'ailleurs toute l'oeuvre de cet auteur, est un peu le miroir de notre existence, un regard sur ceux qu'on aime.
Et c'est donc avec beaucoup de logique que je vous conseille ce one-shot de toute beauté.
Si vous aimez la vie, vous aimerez Etienne Davodeau !
Les éditions Treize étrange éditent peu d'albums. Pourtant, j'ai pu remarquer que la qualité est souvent au rendez-vous. Les Plombs de Venise ne faillit pas à la règle car ce petit album est vraiment très convaincant aussi bien sur le plan graphique que scénaristique.
L'auteur, Patrick Mallet, nous offre un scénario très convaincant. Le récit nous parle de Giacomo Casanova et plus précisément de la période de sa vie où il fut interné pour des raisons assez obscures. Librement adapté d'un texte écrit de la main de notre héros, ce récit est tout sauf ennyueux. Le ton est très actuel, un peu dans l'esprit des séries qui sortent dans la collection Poisson Pilote de chez Dargaud. L'album est volontairement divisé en deux parties. La première où on apprend dans quelles circonctances notre séducteur sera appréhendé et puis la seconde qui est principalement axée sur son incarcération en elle-même. Cette partie du récit est vraiment très réussite. Plusieurs faits y sont mis en valeur : sa première prise de contact avec ce lieu sordide qui sera sa demeure pendant un bout de temps, sa relation avec son geôlier qui se revèlera un être plutôt sympathique, ainsi que ses angoisses et ses rêves. Tout ses éléments sont vraiment bien décrits et on comprend parfaitement ce que notre prisonnier a pû ressentir.
Je donnerais une mention particulière à la fin du l'album qui est vraiment surprenante.
D'un point de vue graphique, il est clair que le dessin de Christophe Blain fait des adeptes et c'est ma foi pas désagréable. J'ai trouvé le traît de Patrick Mallet très expressif. Grâce à cela, les émotions des personnages sont très bien rendues. Les pages où l'on voit les cauchemars de Casanova sont très convaincantes, cela donne de la crédibilité au scénario, on ne s'en plaindra pas.
Voilà donc un album qui m'a surpris. Ses qualités sont indéniables. La suite risque d'être intéressante.
Je conseille vivement cette bd.
J'ai acheté Rural sur la foi des avis ici présents. Je dois avouer ne pas en avoir été déçu mais pour autant, j'ai tout de même un avis assez mitigé sur cette BD.
Tout d'abord, en entamant la lecture, j'ai cru voir transposé en BD un véritable reportage/documentaire comme on en voit à la télé. Je me suis même franchement demandé quel interêt il y avait à avoir utilisé le support de la BD pour faire cela. D'accord, c'est intéressant, c'est même très instructif, mais pourquoi mettre ça en BD ?
Et finalement, en cours de lecture, je suis davantage rentré dans l'"histoire", (car il y en a une), j'ai apprécié l'humour de l'auteur sur certaines cases et certains dialogues, j'ai apprécié les dessins et les points de vues graphiques. Bref, j'ai fini par comprendre l'interêt de faire ça en BD et je dois avouer ne pas regretter mon achat de ce côté là. C'est sympa, très intéressant et assez prenant au bout de quelques pages.
Maintenant, ce qui me plaît vraiment moins dans cette BD, c'est à quel point elle est engagée politiquement. Je suis loin d'être d'un avis contraire à tout ce que l'auteur nous présente et soutient ouvertement (ma femme et moi nous nous sommes par exemple totalement mis au bio depuis quelques temps). Il est certain que certaines choses qu'il nous montre paraissent inacceptables et il les présente comme telles. Mais je demeure avec le sentiment profond que l'auteur ne nous montre (et il le dit lui-même) qu'une seule facette de la chose. Il ne laisse pas la parole à la partie adverse (car il y en a une et il la désigne noir sur blanc). Il explique pourquoi il le fait à un moment dans la BD et nous dit même ce que celle-ci aurait sûrement répondu, mais il n'en reste pas moins que cette BD est toute entière orientée vers un idéal politique affichant ouvertement une opinion manichéenne du style "c'est nous les bons, et eux c'est les cons". De nouveau, je le répète, je suis globalement du même avis que l'auteur dans ce qu'il nous présente dans cette BD, mais le fait d'avoir entre les mains ce que je considère presque comme un manifeste politique plutôt qu'une BD équilibrée et lisible par tous me rebute un peu.
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Reality Show (Mediacop)
Premier album symphatique, avec une histoire qui demande à être développée et un dessin qui, sans être exceptionnel, sert bien le propos. J'attends cependant le second tome avant de me prononcer plus avant, c'est pourquoi dans l'immédiat je ne conseille pas forcément son achat, car on sait jamais ce que réserve une série sur son premier tome. JE LE SAVAIS !!!! Enorme déception que ce second tome, si le scénario reste, en revanche le dessin a foutu le camp !!! J'ai rarement assisté à une telle baisse de qualité graphique entre 2 tomes. En conclusion : 3 étoiles pour le premier tome 1 voir 0 pour le second Je ne regarderai même pas le suivant!!!
Carmen Mc Callum
Dans le jeu des 7 familles, le papa s'appelle Travis et la maman Carmen !!! Véritable pendant féminin du héros ci-dessus mentionné, Carmen s'en distingue par son côté "flingueuse". C'est une terroriste doublée d'une tueuse et elle n'hésite pas une seconde à tuer, contrairement à Travis. De plus on sent en elle des blessures profondes, mal cicatrisées et finalement un mal-être patent. C'est ce ton pessimiste et désabusé qui me plaît dans cette série, moins simpliste que Travis dans son propos, même si la différence ne justifie pas une étoile supplémentaire.
Les Ames d'Hélios
J'aime bien ce début de série, l'univers est sombre à souhait, bien aidé en cela par un dessin et une mise en couleurs excellents, et j'apprécie l'idée de cette petite jeune, que sa mère pousse à s'élever socialement alors qu'elle même n'aspire qu'à un peu de tendresse. Si le premier tome était relativement plat (plantage de décors oblige ...), le second fait monter l'intérêt d'un cran et j'ai franchement hâte de lire le prochain épisode, notamment pour voir comment va se développer la relation entre la jeune héroïne et son maître.
L'Agent 212
Ce genre de série qui se veut humoristique me laisse de marbre. Non seulement les gags sont creux, mais en plus le dessin ne casse pas trois pattes à un canard ! A lire en dernier recours (et encore ...)
Les 7 vies de l'épervier
J'ai bien aimé cette série, certes le dessin a vieilli et est un peu trop figé à mon goût, mais il reste efficace et surtout avec un joli sens du détails. Le scénario est bien conçu et l'on sent le travail de recherche pour dresser une peinture très réaliste de cette période, même si je n'ai pas trop adhéré aux incursions fantastiques (la vieille aveugle, le diable... bof!). Par contre j'ai réellement apprécié le ton pessimiste et cette fatalité qui s'acharne jusqu'au bout sur cette famille, on retrouve un peu du ton des tragédies antiques. En plus pour une fois qu'une histoire se termine mal !!! (même si les auteurs ont triché avec Plume au Vent).
Blueberry
J'avais découvert cette série il y a de cela plus de 15 ans, mais j'étais resté sur ma faim, il faut dire que je n'avais que 2 tomes et pas franchement les meilleurs... ...Et puis récemment, en passant et repassant devant le linéaire de cette série, je me suis laissé tenter par le diptyque de la mine qui est certes tenu pour beaucoup comme le must de cette série mais que je juge, quant à moi, comme étant surtout le plus accessible graphiquement. Toujours est-il que sa lecture m'a rendu accro (une fois de plus) et que j'ai très vite acheté la collection entière. Cette oeuvre est un monument, certes tous les cycles ne sont pas équivalents entre eux et encore moins les albums où l'on ressent parfois comme une baisse de régime de la part de Giraud, un manque d'implication qui parfois gâche quelque peu l'histoire (l'exemple le plus probant concerne le cycle du Trésor des Confédérés), mais l'ensemble conserve une cohérence, une qualité globale extraordinaire au vu de sa longévité. On pourrait même aller jusqu'à dire que cette oeuvre est une aubaine pour qui veut étudier le travail d'un artiste sur une échelle de plusieurs décennies. Si je m'attarde sur le formidable travail de Giraud, Charlier n'est pas en reste et nous propose une galerie de personnages hors du commun pour des aventures extraordinaires. Sur l'ensemble des tomes, je voudrais attirer l'attention sur l'album "Nez cassé", qui est pour moi le chef d'oeuvre de cette série. Tout d'abord il s'agit du premier épisode d'un cycle très important car montrant Blueberry défenseur actif des indiens (en effet, jusque-là, même s'il prenait leur défense devant ses supérieurs, Blueberry se retranchait devant son devoir de soldat en dernier recours : cf "Général Tête Jaune") et surtout, Charlier évoque la fin des grandes tribus indiennes et une page qui se tourne dans l'histoire de la conquête de l'Ouest. Ensuite, graphiquement, cet album représente l'équilibre parfait entre les 2 personnalités du dessinateur, regardez le trait, les couleurs, ce n'est plus vraiment du Giraud mais pas encore totalement du Moebius et c'est cette cohabitation qui rend cet album si beau et spécial. Je voudrais ajouter que le cycle en cours, dessiné et scénarisé par le seul Giraud, est loin d'être anodin et relance très bien cette série en confrontant son personnage principal à de véritables légendes de l'Ouest américain, et ce même si ,j'en conviens le dessin peut rebuter de prime abord les fans de Giraud première époque. Pour résumer, si vous ne savez pas par quel cycle commencer, je vous conseille le diptyque de la mine (tomes 11 et 12), puis celui de la tribu fantôme (18, 19, 20).
Les Sept Ours Nains
Une vraie merveille ! Le genre d'album pour enfant que les adultes lisent avec plaisir ! Pourquoi ? C'est beau, c'est intelligent, c'est amusant... Amusant ? Certains gags sont même à mourir de rire ! Il faudra puiser dans ses souvenirs pour apprécier toutes les références à d'autres contes... Pour les enfants restera une histoire mignonne, tendre et amusante... Tiens... Je vais peut être acheter cet album pour moi-mê... Hum... Pour mes futurs enfants bien sûr... Sisi c'est pour eux ;)
Chute de Vélo
Avec Chute de vélo, Etienne Davodeaux nous prouve, une fois de plus, qu'il a beaucoup de talent. Cette album est une pure merveille de sensibilité et d'humilité. C'est beau, c'est sain. Enfin bref, j'ai totalement succombé. Une fois de plus, l'auteur nous raconte la vie, celle de tous les jours avec ses bonheurs et ses soucis quotidiens. L'originalité de ce récit se situe dans le fait que cette fois-ci, l'histoire est centrée sur une famille en particulier. Les aléas du destin l'ayant un peu disloquée, tous les membres se retrouvent lors de la vente de la maison familiale. Sous ce prétexte, c'est l'occasion de se remémorer certains souvenirs, douloureux ou agréables, qu'importe. La famille s'est réunie, c'est magnifique ! Comme à son habitude, l'auteur a très bien compris à quel instant il faut donner de l'importance au récit et quels sont les détails qu'il faut mettre en valeur. Les relations entre chaque membre sont décrites avec beaucoup de subtilité et de réalisme. Les émotions sont palpables à chaque instant et la fluidité de la narration accentue encore plus le sentiment de bien-être que l'on ressent à la lecture de cette bd. Ce n'est peut-être qu'une impression mais je crois que l'auteur attache beaucoup d'importance au choix de la saison. Car, tout comme pour Le Constat, c'est la période estivale qui a été choisie dans ce cas-ci. Choix judicieux car ce contexte donne une certaine profondeur au récit. Le tempérament de chacun des protagonistes est bien mis en avant, ce qui les rend attachants. Personnellement, j'ai eu un petit faible pour Mathias que j'ai trouvé très touchant avec ses remords et sa spontanéité. Chute de vélo foisonne de moments forts : Les retrouvailles avec le frère déchu, le vieux maçon qui a perdu la photo de sa femme décédée, la fille qui s'occupe de sa mère qui, atteinte de sénilité, ne la reconnaît pas, ect..... Au niveau du dessin, rien de bien neuf. Le trait de Davodeau est toujours aussi percutant. Ses personnages sont brûlants de vérité. J'ai particulièrement bien aimé les scènes de chaudes soirées d'été qui sont tellement réalistes qu'on a l'impression de sentir le parfum du chèvrefeuille vous chatouiller les narines. De plus, la collection Aire Libre où cet album est édité colle très bien au graphisme de l'auteur. A noter : la couverture qui est très belle, également ! En résumé, Davodeau fait une entrée fracassante chez Dupuis. Chute de Vélo est une bd magnifique qui mérite que l'on s'y intéresse. Cet album, comme d'ailleurs toute l'oeuvre de cet auteur, est un peu le miroir de notre existence, un regard sur ceux qu'on aime. Et c'est donc avec beaucoup de logique que je vous conseille ce one-shot de toute beauté. Si vous aimez la vie, vous aimerez Etienne Davodeau !
Casanova sous les Plombs de Venise
Les éditions Treize étrange éditent peu d'albums. Pourtant, j'ai pu remarquer que la qualité est souvent au rendez-vous. Les Plombs de Venise ne faillit pas à la règle car ce petit album est vraiment très convaincant aussi bien sur le plan graphique que scénaristique. L'auteur, Patrick Mallet, nous offre un scénario très convaincant. Le récit nous parle de Giacomo Casanova et plus précisément de la période de sa vie où il fut interné pour des raisons assez obscures. Librement adapté d'un texte écrit de la main de notre héros, ce récit est tout sauf ennyueux. Le ton est très actuel, un peu dans l'esprit des séries qui sortent dans la collection Poisson Pilote de chez Dargaud. L'album est volontairement divisé en deux parties. La première où on apprend dans quelles circonctances notre séducteur sera appréhendé et puis la seconde qui est principalement axée sur son incarcération en elle-même. Cette partie du récit est vraiment très réussite. Plusieurs faits y sont mis en valeur : sa première prise de contact avec ce lieu sordide qui sera sa demeure pendant un bout de temps, sa relation avec son geôlier qui se revèlera un être plutôt sympathique, ainsi que ses angoisses et ses rêves. Tout ses éléments sont vraiment bien décrits et on comprend parfaitement ce que notre prisonnier a pû ressentir. Je donnerais une mention particulière à la fin du l'album qui est vraiment surprenante. D'un point de vue graphique, il est clair que le dessin de Christophe Blain fait des adeptes et c'est ma foi pas désagréable. J'ai trouvé le traît de Patrick Mallet très expressif. Grâce à cela, les émotions des personnages sont très bien rendues. Les pages où l'on voit les cauchemars de Casanova sont très convaincantes, cela donne de la crédibilité au scénario, on ne s'en plaindra pas. Voilà donc un album qui m'a surpris. Ses qualités sont indéniables. La suite risque d'être intéressante. Je conseille vivement cette bd.
Rural !
J'ai acheté Rural sur la foi des avis ici présents. Je dois avouer ne pas en avoir été déçu mais pour autant, j'ai tout de même un avis assez mitigé sur cette BD. Tout d'abord, en entamant la lecture, j'ai cru voir transposé en BD un véritable reportage/documentaire comme on en voit à la télé. Je me suis même franchement demandé quel interêt il y avait à avoir utilisé le support de la BD pour faire cela. D'accord, c'est intéressant, c'est même très instructif, mais pourquoi mettre ça en BD ? Et finalement, en cours de lecture, je suis davantage rentré dans l'"histoire", (car il y en a une), j'ai apprécié l'humour de l'auteur sur certaines cases et certains dialogues, j'ai apprécié les dessins et les points de vues graphiques. Bref, j'ai fini par comprendre l'interêt de faire ça en BD et je dois avouer ne pas regretter mon achat de ce côté là. C'est sympa, très intéressant et assez prenant au bout de quelques pages. Maintenant, ce qui me plaît vraiment moins dans cette BD, c'est à quel point elle est engagée politiquement. Je suis loin d'être d'un avis contraire à tout ce que l'auteur nous présente et soutient ouvertement (ma femme et moi nous nous sommes par exemple totalement mis au bio depuis quelques temps). Il est certain que certaines choses qu'il nous montre paraissent inacceptables et il les présente comme telles. Mais je demeure avec le sentiment profond que l'auteur ne nous montre (et il le dit lui-même) qu'une seule facette de la chose. Il ne laisse pas la parole à la partie adverse (car il y en a une et il la désigne noir sur blanc). Il explique pourquoi il le fait à un moment dans la BD et nous dit même ce que celle-ci aurait sûrement répondu, mais il n'en reste pas moins que cette BD est toute entière orientée vers un idéal politique affichant ouvertement une opinion manichéenne du style "c'est nous les bons, et eux c'est les cons". De nouveau, je le répète, je suis globalement du même avis que l'auteur dans ce qu'il nous présente dans cette BD, mais le fait d'avoir entre les mains ce que je considère presque comme un manifeste politique plutôt qu'une BD équilibrée et lisible par tous me rebute un peu. C'est un choix personnel.