Je suis rentré dans les Donjon et pas près d'en ressortir!
"Donjon Zénith", la série principale, est déjantée juste ce qu'il faut, sérieuse juste ce qu'il faut (donc vraiment pas beaucoup, mais juste assez pour impressionner, comme dans le magnifique tome 2), dessinée juste comme il faut (simple sans être désagréable, efficace donc). L'humour omniprésent de la série est spécial : on aime beaucoup ou on aime un peu moins. Personnellement j'accroche assez méchamment (Herbert se déguisant en pieuvre et adoptant leur rire démoniaque, Marvin chez les lapins annonçant qu'il détruira leur village, Marvin chez les lapins encore plus tard quand on se rend compte dans Crépuscule qu'il a vraiment détruit le village...), bref quasiment rien à redire. Si je ne mets pas 5, c'est que je lui préfère un chouïa Crépuscule.
DEVOREZ CA IMMEDIATEMENT NOM D'UN CHIEN !
Ajout : je viens de relire le tome 2 "Le roi de la bagarre", et je voudrais juste dire que c'est un chef-d'oeuvre. Rarement je n'ai lu une bd qui combine l'humour et la réflexion avec une maitrise aussi parfaite. Un seul mot : bravo messieurs trondheim et sfar.
Yeah, cool, classe, vive la vie, après une lecture passionante d'un des "Peep show" de Joe Matt, même si je n'ai pas envie d'en lire 50 après celui-là, j'ai enfin pu me plonger dans un "comics-book" de Julie Doucet.
Ca faisait longtemps que je la guettais, la dame, et c'est avec "Changement d'adresse" que les présentations ont été faites.
Je n'ai pas été déçu, juste surpris, parce que je m'attendais à ce qu'elle nous embarque dans un grand délire ou autre, après ce que j'avais pu en voir dans le BAM, mais elle nous conte "simplement" plusieurs tranches de vie à la manière d'un Joe Matt, avec notamment un superbe "journal à New-York" (à la manière d'un Joe Matt, mais pour un résultat deux fois plus fort à mon goût).
J'adore ses dessins si expressifs et particuliers.
J'adore sa façon de mettre en case, et donc narrer les choses.
J'adore ce qu'elle nous donne à voir d'elle-même.
J'adore le fait qu'une seule lecture de sa BD me donne plus envie de faire de la bd que la plus grande majorité de mes albums réunis.
Et même si celui-ci ne fut pas la claque annoncé, il m'a profondement donné envie d'aller lire "Ciboire de Criss" ou l'un des "Dirty Plotte". Une auteure que j'ai vraiment envie d'explorer, et la chose est rare (en manga, il ne doit y avoir que Tezuka et Iwaaki -- auteur de "Parasite" (Read it) -- qui me poussent à une semblable exploration).
Lecture du premier tome de "Outlaw".
Avec tous les éloges que j'avais pu lire sur cette série, et depuis le temps que je m'étais prévu cette lecture, j'étais à la fois curieux, et avec un état d'esprit assez "exigeant".
Malgré celà, je n'ai pas été déçu. C'est vraiment très drôle, la narration est des plus efficaces, les perso sont débiles à souhait, les codes du western sont allègrement détournés, et l'ensemble se parre d'un dessin des plus agréables (avec des mise en couleur parfois bi-chromatique (notamment les premières plaches en rouge et noir) qui fonctionne très bien).
MAIS... car il y a un GROS "mais", "l'intrigue", même si elle est bien contruite, comporte une légère faille, parce que je sens arriver gros comme une maison un coup de théâtre final, mais passons, soit c'est mon intelligence supérieurement exercée qui entre encore en action (:P), soit c'est mon côté fantasque qui se fait encore des films, et donc ce gros MAIS, on y arrive, ne se situe donc pas au niveau de la qualité, mais au niveau de la quantité...
Que c'est bon, mais que c'est vite lu... Peut-être est-ce parce que je lis d'habitude des BD plus "consistantes" que le format plus habituel à 46 pages me semble si léger, mais malgré tout le bien que j'en pense, à cause de ce défaut (tout de même majeur), je n'en recommenderai l'achat (11 euros le volumes, 3 tomes pour l'instant) qu'à ceux qui peuvent se le permettre (et qui en ont envie, évidemment, et puis j'ai pas à recommander, chuis pas docteur, mais je vous donne mon avis quand même :) ).
A lire via une bibliothèque tout de même, histoire de voir.
Par le dessinateur du premier "Décalogue".
Le graphisme est magnifique, avec une mise en couleur splendide, mais c'est pour moi un peu le syndrome "BD franco-belge de "base"". Superbe, avec une histoire et une intrigue bien prenante cette fois-ci, mais l'ensemble final ferait presque un peu "tape-à-l'oeil" par l'effet de brassage un peu creux qu'on ressent après la lecture. Lecture à moitié satisfaisante, donc.
Belle BD, et bonne BD, mais rien de "transcendant" tout de même. A vous de voir. Perso, je ne me l'achèterai pas, mais je suis content de l'avoir lu.
Publié à L'association dans le cadre de l'Oubapo (Ouvroir de Bande dessinée Potentielle, équivalent BD de l'Oulipo), "Cercle Vicieux" est un excellent cru, avec la mise en place d'une idée surprenante, ingénieuse comme tout, et qui a dû demander un travail considérable. C'est par Lécroart, dont j'apprécie assez les graphismes, dont se dégage beaucoup d'humour, et ça coûte 6 petits euros.
Je vous le conseille. :)
Bonne vieille BD fantastique, au dessin et aux couleurs un peu "vieille école", mais efficace. Un instant de lecture bien agréable, qui, pour ma part, s'est un peu effondré avec un dénouement aussi absurde qu'illogique et inexpliqué.
Si elle conserve le graphisme assez enfantin (couleurs vives, personnages aux formes bizarres) de son précédent ouvrage paru en France, Pastille, c’est ici une histoire pour adultes, qui lorgne du côté d’Hitchcock et Edgar Poe (avec un tout petit soupçon de Mulholland Drive aussi pour le côté « où est le rêve, où est la réalité ? »), que nous livre la dessinatrice italienne Francesca Ghermandi.
Ce décalage entre dessin rigolo et scénario assez noir, s’il est voulu et permet quelques fantaisies bienvenues au niveau du scénario, ne donne pas un résultat totalement convaincant. Cette BD souffre également d’un démarrage un peu lent (il m’a fallu quelques pages pour réellement accrocher et j’ai même failli lâcher carrément le bouquin) et d’une conclusion pas totalement satisfaisante. Mais malgré ces défauts, qui la font passer à côté d’un 4/5, cette BD m’a bien plu grâce à un scénario qui, même s’il use d’ingrédients classiques du genre (pauvre gars naïf qui met le doigt dans un engrenage mortel pour les beaux yeux d’une jolie môme, faux-semblants, piège retors…), se révèle malin et bien fichu.
Pas une totale réussite donc, mais une lecture conseillée néanmoins (l’achat non, c’est trop cher !).
Excellent. Ah, je me suis fait un vrai plaisir en lisant cette série d'un bloc. Le dessin n'est pas mauvais du tout (surtout sur certaines cases "choc", quand Holiday a signé ses crimes). Mais surtout le scénario est excellent. Les personnages sont bons (notamment Harvey Dent, Jim Gordon et leurs femmes respectives). Le personnage de Batman y est très sympa, ainsi que celui de Catwoman (Mrrrrow...).
L'enquête, tout le côté thriller et mystère de cette série, est excellente. On suit le tout avec bonheur, et toute l'histoire coule à la perfection. Et surtout, chose que j'adore dans une BD, la fin est vraiment bonne. Il y a, à la toute fin, le retournement de situation, le petit truc en plus qui rend toute la série encore meilleure.
Le petit défaut que je peux reprocher au scénario, c'est une utilisation un peu trop abusive des ennemis extraordinaires de Batman : l'apparition de l'Epouvantail, du Chapelier Fou et de Poison Ivy sont à mon avis dispensables. Mais bon, cela ne gène pas vraiment le déroulement de l'histoire.
Franchement, j'ai vraiment eu une bonne surprise avec cette série qu'est le "Long Halloween", et je suis déçu qu'elle ne soit pas sortie en format plus solide, ou en intégrale cartonnée, en France.
Un bon petit album sans prétention.
J'ai l'impression que les autres réactions sont aussi négatives parce que les lecteurs s'attendent à trouver le même genre de chose que dans "Sillage", ce qui n'est vraiment pas le cas (à part le style du dessin, bien sûr).
Il s'agit d'histoires courtes (3 planches) qui devaient paraître bien plus drôles lors de leur parution en magazine, mais qui restent très apréciables. C'est certes inégal, et les chutes sont rarement réussies, mais certains passages sont très savoureux (le combat des deux démons est vraiment excellent par exemple :) ).
Le tout n'a rien d'extraordinaire, mais devrait bien plaire aux amateurs de JdR.
Personellement, Trillo et Risso sont deux auteurs que j'adore, j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire. Les voilà dans un registre qu'ils affectionnent particulièrement, les ambiances malsaines et passionnées, avec dans cette bd une touche d'humour noir qui décale cet album par rapport aux reste de leur production. Mais comme toujours, le scénario est toujours fin et travaillé, on peut même y trouver une certaine poésie.
L'éducation du tortionaire de la mafia par sa mère qui veut qu'il marche "sur les traces de son père" est un petit bijou du genre.
Je conseille à tous les amateurs d'humour noir.
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Donjon Zenith
Je suis rentré dans les Donjon et pas près d'en ressortir! "Donjon Zénith", la série principale, est déjantée juste ce qu'il faut, sérieuse juste ce qu'il faut (donc vraiment pas beaucoup, mais juste assez pour impressionner, comme dans le magnifique tome 2), dessinée juste comme il faut (simple sans être désagréable, efficace donc). L'humour omniprésent de la série est spécial : on aime beaucoup ou on aime un peu moins. Personnellement j'accroche assez méchamment (Herbert se déguisant en pieuvre et adoptant leur rire démoniaque, Marvin chez les lapins annonçant qu'il détruira leur village, Marvin chez les lapins encore plus tard quand on se rend compte dans Crépuscule qu'il a vraiment détruit le village...), bref quasiment rien à redire. Si je ne mets pas 5, c'est que je lui préfère un chouïa Crépuscule. DEVOREZ CA IMMEDIATEMENT NOM D'UN CHIEN ! Ajout : je viens de relire le tome 2 "Le roi de la bagarre", et je voudrais juste dire que c'est un chef-d'oeuvre. Rarement je n'ai lu une bd qui combine l'humour et la réflexion avec une maitrise aussi parfaite. Un seul mot : bravo messieurs trondheim et sfar.
Changements d'adresses
Yeah, cool, classe, vive la vie, après une lecture passionante d'un des "Peep show" de Joe Matt, même si je n'ai pas envie d'en lire 50 après celui-là, j'ai enfin pu me plonger dans un "comics-book" de Julie Doucet. Ca faisait longtemps que je la guettais, la dame, et c'est avec "Changement d'adresse" que les présentations ont été faites. Je n'ai pas été déçu, juste surpris, parce que je m'attendais à ce qu'elle nous embarque dans un grand délire ou autre, après ce que j'avais pu en voir dans le BAM, mais elle nous conte "simplement" plusieurs tranches de vie à la manière d'un Joe Matt, avec notamment un superbe "journal à New-York" (à la manière d'un Joe Matt, mais pour un résultat deux fois plus fort à mon goût). J'adore ses dessins si expressifs et particuliers. J'adore sa façon de mettre en case, et donc narrer les choses. J'adore ce qu'elle nous donne à voir d'elle-même. J'adore le fait qu'une seule lecture de sa BD me donne plus envie de faire de la bd que la plus grande majorité de mes albums réunis. Et même si celui-ci ne fut pas la claque annoncé, il m'a profondement donné envie d'aller lire "Ciboire de Criss" ou l'un des "Dirty Plotte". Une auteure que j'ai vraiment envie d'explorer, et la chose est rare (en manga, il ne doit y avoir que Tezuka et Iwaaki -- auteur de "Parasite" (Read it) -- qui me poussent à une semblable exploration).
Outlaw
Lecture du premier tome de "Outlaw". Avec tous les éloges que j'avais pu lire sur cette série, et depuis le temps que je m'étais prévu cette lecture, j'étais à la fois curieux, et avec un état d'esprit assez "exigeant". Malgré celà, je n'ai pas été déçu. C'est vraiment très drôle, la narration est des plus efficaces, les perso sont débiles à souhait, les codes du western sont allègrement détournés, et l'ensemble se parre d'un dessin des plus agréables (avec des mise en couleur parfois bi-chromatique (notamment les premières plaches en rouge et noir) qui fonctionne très bien). MAIS... car il y a un GROS "mais", "l'intrigue", même si elle est bien contruite, comporte une légère faille, parce que je sens arriver gros comme une maison un coup de théâtre final, mais passons, soit c'est mon intelligence supérieurement exercée qui entre encore en action (:P), soit c'est mon côté fantasque qui se fait encore des films, et donc ce gros MAIS, on y arrive, ne se situe donc pas au niveau de la qualité, mais au niveau de la quantité... Que c'est bon, mais que c'est vite lu... Peut-être est-ce parce que je lis d'habitude des BD plus "consistantes" que le format plus habituel à 46 pages me semble si léger, mais malgré tout le bien que j'en pense, à cause de ce défaut (tout de même majeur), je n'en recommenderai l'achat (11 euros le volumes, 3 tomes pour l'instant) qu'à ceux qui peuvent se le permettre (et qui en ont envie, évidemment, et puis j'ai pas à recommander, chuis pas docteur, mais je vous donne mon avis quand même :) ). A lire via une bibliothèque tout de même, histoire de voir.
Chimères
Par le dessinateur du premier "Décalogue". Le graphisme est magnifique, avec une mise en couleur splendide, mais c'est pour moi un peu le syndrome "BD franco-belge de "base"". Superbe, avec une histoire et une intrigue bien prenante cette fois-ci, mais l'ensemble final ferait presque un peu "tape-à-l'oeil" par l'effet de brassage un peu creux qu'on ressent après la lecture. Lecture à moitié satisfaisante, donc. Belle BD, et bonne BD, mais rien de "transcendant" tout de même. A vous de voir. Perso, je ne me l'achèterai pas, mais je suis content de l'avoir lu.
Cercle vicieux
Publié à L'association dans le cadre de l'Oubapo (Ouvroir de Bande dessinée Potentielle, équivalent BD de l'Oulipo), "Cercle Vicieux" est un excellent cru, avec la mise en place d'une idée surprenante, ingénieuse comme tout, et qui a dû demander un travail considérable. C'est par Lécroart, dont j'apprécie assez les graphismes, dont se dégage beaucoup d'humour, et ça coûte 6 petits euros. Je vous le conseille. :)
Le Bal du rat mort
Bonne vieille BD fantastique, au dessin et aux couleurs un peu "vieille école", mais efficace. Un instant de lecture bien agréable, qui, pour ma part, s'est un peu effondré avec un dénouement aussi absurde qu'illogique et inexpliqué.
Bang ! T'es mort
Si elle conserve le graphisme assez enfantin (couleurs vives, personnages aux formes bizarres) de son précédent ouvrage paru en France, Pastille, c’est ici une histoire pour adultes, qui lorgne du côté d’Hitchcock et Edgar Poe (avec un tout petit soupçon de Mulholland Drive aussi pour le côté « où est le rêve, où est la réalité ? »), que nous livre la dessinatrice italienne Francesca Ghermandi. Ce décalage entre dessin rigolo et scénario assez noir, s’il est voulu et permet quelques fantaisies bienvenues au niveau du scénario, ne donne pas un résultat totalement convaincant. Cette BD souffre également d’un démarrage un peu lent (il m’a fallu quelques pages pour réellement accrocher et j’ai même failli lâcher carrément le bouquin) et d’une conclusion pas totalement satisfaisante. Mais malgré ces défauts, qui la font passer à côté d’un 4/5, cette BD m’a bien plu grâce à un scénario qui, même s’il use d’ingrédients classiques du genre (pauvre gars naïf qui met le doigt dans un engrenage mortel pour les beaux yeux d’une jolie môme, faux-semblants, piège retors…), se révèle malin et bien fichu. Pas une totale réussite donc, mais une lecture conseillée néanmoins (l’achat non, c’est trop cher !).
Batman - Un long Halloween
Excellent. Ah, je me suis fait un vrai plaisir en lisant cette série d'un bloc. Le dessin n'est pas mauvais du tout (surtout sur certaines cases "choc", quand Holiday a signé ses crimes). Mais surtout le scénario est excellent. Les personnages sont bons (notamment Harvey Dent, Jim Gordon et leurs femmes respectives). Le personnage de Batman y est très sympa, ainsi que celui de Catwoman (Mrrrrow...). L'enquête, tout le côté thriller et mystère de cette série, est excellente. On suit le tout avec bonheur, et toute l'histoire coule à la perfection. Et surtout, chose que j'adore dans une BD, la fin est vraiment bonne. Il y a, à la toute fin, le retournement de situation, le petit truc en plus qui rend toute la série encore meilleure. Le petit défaut que je peux reprocher au scénario, c'est une utilisation un peu trop abusive des ennemis extraordinaires de Batman : l'apparition de l'Epouvantail, du Chapelier Fou et de Poison Ivy sont à mon avis dispensables. Mais bon, cela ne gène pas vraiment le déroulement de l'histoire. Franchement, j'ai vraiment eu une bonne surprise avec cette série qu'est le "Long Halloween", et je suis déçu qu'elle ne soit pas sortie en format plus solide, ou en intégrale cartonnée, en France.
La quête des réponses
Un bon petit album sans prétention. J'ai l'impression que les autres réactions sont aussi négatives parce que les lecteurs s'attendent à trouver le même genre de chose que dans "Sillage", ce qui n'est vraiment pas le cas (à part le style du dessin, bien sûr). Il s'agit d'histoires courtes (3 planches) qui devaient paraître bien plus drôles lors de leur parution en magazine, mais qui restent très apréciables. C'est certes inégal, et les chutes sont rarement réussies, mais certains passages sont très savoureux (le combat des deux démons est vraiment excellent par exemple :) ). Le tout n'a rien d'extraordinaire, mais devrait bien plaire aux amateurs de JdR.
Lectures macabres
Personellement, Trillo et Risso sont deux auteurs que j'adore, j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire. Les voilà dans un registre qu'ils affectionnent particulièrement, les ambiances malsaines et passionnées, avec dans cette bd une touche d'humour noir qui décale cet album par rapport aux reste de leur production. Mais comme toujours, le scénario est toujours fin et travaillé, on peut même y trouver une certaine poésie. L'éducation du tortionaire de la mafia par sa mère qui veut qu'il marche "sur les traces de son père" est un petit bijou du genre. Je conseille à tous les amateurs d'humour noir.