Voilà peut-être l'album le plus intéressant de Daniel Clowes (en tout cas parmi ceux que j'ai lus jusqu'ici). Celui-ci s'attache toujours à nous faire suivre le chemin des gens névrosés, un peu en marge de la société. Boring, comme son nom le désigne, est un médiocre qui parvient cependant à tirer son épingle du jeu par-ci par-là, alors que le monde s'agite (et s'écroule ?) autour de lui. Le personnage de son amie homosexuelle Dot est intéressant, car elle est passionnée, mais pas irréfléchie. L'histoire, même si elle n'est pas passionnante, se poursuit inexorablement jusqu'à sa conclusion. Le dessin de Clowes est toujours un peu figé, mais reste assez lisible.
Fog est une très bonne série, méconnue du grand public. Les intrigues fantastico-policières sont assez passionnantes, les personnages plutôt bien campés, et l'atmosphère du Londres des années 1870 est bien rendue (le scénariste, Roger Seiter, a prouvé dans ses diverses séries qu'il était un fou d'Histoire). Le gros point noir concerne le dessin. Triste, massif, maladroit, j'ai vraiment du mal avec ce style, où l'on a du mal à reconnaître les personnages d'une case à l'autre, où les ombres sont plutôt absentes... Et ne parlons pas des mains, très mal faites... Et c'est quoi cette manie de laisser des taches, ou plutôt des pâtés d'encre de Chine, sur des aplats clairs ? Cela a vraiment gêné ma lecture, même si cela semble participer à l'atmosphère glauque de la série.
Malgré ce défaut, les albums se laissent lire, d'autant que le choix de terminer les intrigues en deux (gros) volumes est assez payant sur le plan du rythme.
Alors moi je dis bravo. "Spirou" est une BD formidable et du début à la fin. Je m'explique: personne ne peut contester que les albums faits par Franquin sont formidables tant au niveau des dessins que du scénario mais je pense sincèrement que les albums de Tome et Janry sont très biens également (Suis-je le seul ?). J'apprécie particulièrement le dessin et trouve les sénario très originaux (ex: "La vallée des Bannis" Tome 41).
"Spirou" est donc à consommer sans modération du début à la fin. En plus, 46 épisodes, ça va en faire des heures de bonheur.
Cultivez bien vos champignons et bonne lecture.
Avec "le petit Spirou", tout commence très bien mais se finit de manière médiocre. Les premiers albums sont vraiment biens: il est drôle de voir ce que faisait Spirou avant de devenir un des plus grands aventuriers du monde, humour original, les personnages (surtout l'abbé L'angelusse et Monsieur Mégot), bref, que du bonheur.
A partir du tome 8, ça va moins bien: humour répétitif et de moins bonne qualité. Les auteurs ont fait le tour du sujet mais n'ont pas su s'arrêter à temps.
Dommage, on aurait pu obtenir une BD de la qualité de l'excellent Titeuf. Je conseille néanmoins l'achat du "Petit Spirou" jusqu'au tome 7, vous passerez ainsi un bon moment.
Sacré Vert'...
Je pense que "Marlysa" est une bonne BD mais malheureusement, la concurrence est un peu trop rude (ex: Lanfeust de Troy).
"Marlysa" a plusieurs points forts que je trouve très intéressants: l'ambiance mystérieuse et brumeuse qui se dégage de l'histoire, les différents monstres créés par Danard (le dessinateur) et les couleurs.
Maintenant les points faibles: le dessin est en général moyen et le scénario un peu faible (on tourne un peu en rond à partir du troisième tome).
A mon avis, les auteurs ont épuisé le filon de leur guerrière masquée et devraient s'arrêter à ce premier cycle des origines à moins que par miracle le tome 6 ne rende cette série culte mais j'en doute.
Je ne regrette pas d'avoir acheté la série mais pour ceux qui seraient intéressés, renseignez-vous bien avant...
Je tiens d'abord à dire que je suis plutôt du genre exigeant en matière de BD. Quand j'ai lu le premier album de "Garulfo", je me suis dit: "Ouais pas mal mais ça casse rien". J'achète alors quand même le second tome et là, tout devient meilleur: l'histoire, la profondeur des personnages, etc.
C'est au tome trois, début du second cycle que cette BD prend toute sa dimension. Certains peut-être, devront comme moi persévérer pour apprécier le chef-d'oeuvre qu'est "Garulfo". Les dessins et couleurs sont magnifiques et collent parfaitement à l'ambiance "conte de fée" de la série, les personnages sont attachants comme Garulfo, le prince Romuald ou encore l'ogre et l'histoire est passionante (j'ai lu les tomes 3 à 6 d'une seule traite). J'ai apprécié également les références à d'autres contes connus (ex: "Le petit Poucet") et le style féodal du texte. Pour résumer, deux mots: CULTE et IMMANQUABLE.
J'espère que vous aurez autant de plaisir que moi à lire et relire "Garulfo".
Salut à tous et bonne lecture.
Très étrange, cet album. On ne sait tout simplement pas ce qui se passe, et on ne comprend pas si Katchan souffre d'une maladie, s'il a un pouvoir, ou s'il disparaît tout simplement en partant. Et l'ambigüité persiste tout au long de ce tome 1, sans qu'on puisse réellement se décider pour une option ou une autre, ce qui entretient un climat d'incertitude sur lequel l'auteur joue à plein.
On ne saura malheureusement pas le fin mot de l'histoire, puisque Casterman n'a jamais traduit le second tome, celui-ci datant tout de même de 1996... :(
Si l'on se contente de ce tome, donc, l'histoire est étrange, très empreinte de rêverie et d'une espèce de nostalgie, de réflexion triste sur le monde et la vie, largement teintée d'une certaine forme de mal-être qui n'en est pas tout à fait un. On sent une forme de folie planer, et pourtant on comprend... quelque chose. C'est assez indéfinissable comme sentiment.
Le dessin d'Oda n'est peut-être pas "beau" à proprement parler, mais il est certainement personnel, et le fait qu'il soit tout à la plume y est pour beaucoup. Certaines cases sont vraiment bien mises en scène, comme la double page, pages 68-69, qui laisse une impression d'égarement, de malaise, de folie, et est assez étonnante pour un manga.
Un album spécial, donc, à mon avis difficile, mais qui dégage un petit charme étrange.
Note de la modération : le T2 a finalement été publié en 2005
J'adore l'oeuvre de Tiburce Oger et Gorn en est la pièce maîtresse.
Je me suis plongé dans cette série en achetant les 8 tomes d'un coup après avoir lu et adoré "la Piste des Ombres" et je n'ai à aucun moment regretté cette petite folie.
Certes comme beaucoup l'on fait remarquer les premiers tomes sont un ton en-dessous du fait de passages lourdingues ou plutôt maladroits (je ne les citerai pas, il suffit de relire les avis précédents) et d'un dessin manquant par moment de finesse. Cependant je voudrais intervenir et remettre quelques pendules à l'heure, en effet nombre de séries devenues cultes ou passées à la postérité ont eu des premiers épisodes tâtonnants (Blueberry, La Quête de l'Oiseau du Temps...), tout dépend de la maturité artistique de l'auteur à ce moment.
Dans Gorn le graphisme ne cesse de s'améliorer et les derniers tomes sont splendides tant par le dessin que par les techniques de mise en couleur. Cependant curieusement ce n'est pas le principal atout de cette série.
Non, ce qui prime dans cette série, plus que l'histoire en elle même, c'est l'atmosphère, ce côté onirique et poétique et pourtant très dur (Tiburce Oger nous parle d'intégrisme religieux, de pédophilie ...) où rien ne nous est épargné. On rit, on pleure, en bref on vit les aventures aux côtés de ces héros qui sont loins d'être parfaits mais se battent pour leur survie.
Merci Monsieur Tiburce Oger de m'avoir procuré de tels moments de plaisirs. De telles oeuvres me font dire que la Bande Dessinée peut être Grande et est un art à part entière.
Hermann est un Maître, peut être l'un des derniers !!! Sa technique tant du dessin que de la mise en couleur est exceptionnelle.
Cependant son point faible récurrent reste le scénario. Rares sont les albums de cet auteur qui peuvent se targuer de posséder une histoire à la hauteur du dessin, et c'est malheureusement particulièrement vrai pour ses one-shot (à l'exception de Lune de Guerre et de On a tué Wild Bill), de ce point de vue Caatinga ne déroge pas à la règle et l'on a du mal à s'impliquer dans cette aventure.
En résumé, je ne lui donne que 3 du fait de la faiblesse de l'histoire, cependant pour les fans je conseille l'achat de cet album car visuellement c'est une claque.
Bon, ce n'est franchement pas ma série préférée de Gotlib. Les gags sont ultra-répétitifs (c'est rare pourtant chez Gotlib), pas très malins, pas très drôles. Mais j'ai une affection tout de même pour cette série ne serait-ce que pour le personnage même de Pervers Pépère : c'est typiquement une idée drôle et originale de Gotlib que d'avoir créé un tel personnage pour une BD.
Dommage que la corde de cette idée aie été tiré largement trop loin, ôtant toute saveur à la plupart des gags et les rendant presque tous identiques, mais ça n'en reste pas moins drôle dans l'idée.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
David Boring
Voilà peut-être l'album le plus intéressant de Daniel Clowes (en tout cas parmi ceux que j'ai lus jusqu'ici). Celui-ci s'attache toujours à nous faire suivre le chemin des gens névrosés, un peu en marge de la société. Boring, comme son nom le désigne, est un médiocre qui parvient cependant à tirer son épingle du jeu par-ci par-là, alors que le monde s'agite (et s'écroule ?) autour de lui. Le personnage de son amie homosexuelle Dot est intéressant, car elle est passionnée, mais pas irréfléchie. L'histoire, même si elle n'est pas passionnante, se poursuit inexorablement jusqu'à sa conclusion. Le dessin de Clowes est toujours un peu figé, mais reste assez lisible.
Fog
Fog est une très bonne série, méconnue du grand public. Les intrigues fantastico-policières sont assez passionnantes, les personnages plutôt bien campés, et l'atmosphère du Londres des années 1870 est bien rendue (le scénariste, Roger Seiter, a prouvé dans ses diverses séries qu'il était un fou d'Histoire). Le gros point noir concerne le dessin. Triste, massif, maladroit, j'ai vraiment du mal avec ce style, où l'on a du mal à reconnaître les personnages d'une case à l'autre, où les ombres sont plutôt absentes... Et ne parlons pas des mains, très mal faites... Et c'est quoi cette manie de laisser des taches, ou plutôt des pâtés d'encre de Chine, sur des aplats clairs ? Cela a vraiment gêné ma lecture, même si cela semble participer à l'atmosphère glauque de la série. Malgré ce défaut, les albums se laissent lire, d'autant que le choix de terminer les intrigues en deux (gros) volumes est assez payant sur le plan du rythme.
Spirou et Fantasio
Alors moi je dis bravo. "Spirou" est une BD formidable et du début à la fin. Je m'explique: personne ne peut contester que les albums faits par Franquin sont formidables tant au niveau des dessins que du scénario mais je pense sincèrement que les albums de Tome et Janry sont très biens également (Suis-je le seul ?). J'apprécie particulièrement le dessin et trouve les sénario très originaux (ex: "La vallée des Bannis" Tome 41). "Spirou" est donc à consommer sans modération du début à la fin. En plus, 46 épisodes, ça va en faire des heures de bonheur. Cultivez bien vos champignons et bonne lecture.
Le Petit Spirou
Avec "le petit Spirou", tout commence très bien mais se finit de manière médiocre. Les premiers albums sont vraiment biens: il est drôle de voir ce que faisait Spirou avant de devenir un des plus grands aventuriers du monde, humour original, les personnages (surtout l'abbé L'angelusse et Monsieur Mégot), bref, que du bonheur. A partir du tome 8, ça va moins bien: humour répétitif et de moins bonne qualité. Les auteurs ont fait le tour du sujet mais n'ont pas su s'arrêter à temps. Dommage, on aurait pu obtenir une BD de la qualité de l'excellent Titeuf. Je conseille néanmoins l'achat du "Petit Spirou" jusqu'au tome 7, vous passerez ainsi un bon moment. Sacré Vert'...
Marlysa
Je pense que "Marlysa" est une bonne BD mais malheureusement, la concurrence est un peu trop rude (ex: Lanfeust de Troy). "Marlysa" a plusieurs points forts que je trouve très intéressants: l'ambiance mystérieuse et brumeuse qui se dégage de l'histoire, les différents monstres créés par Danard (le dessinateur) et les couleurs. Maintenant les points faibles: le dessin est en général moyen et le scénario un peu faible (on tourne un peu en rond à partir du troisième tome). A mon avis, les auteurs ont épuisé le filon de leur guerrière masquée et devraient s'arrêter à ce premier cycle des origines à moins que par miracle le tome 6 ne rende cette série culte mais j'en doute. Je ne regrette pas d'avoir acheté la série mais pour ceux qui seraient intéressés, renseignez-vous bien avant...
Garulfo
Je tiens d'abord à dire que je suis plutôt du genre exigeant en matière de BD. Quand j'ai lu le premier album de "Garulfo", je me suis dit: "Ouais pas mal mais ça casse rien". J'achète alors quand même le second tome et là, tout devient meilleur: l'histoire, la profondeur des personnages, etc. C'est au tome trois, début du second cycle que cette BD prend toute sa dimension. Certains peut-être, devront comme moi persévérer pour apprécier le chef-d'oeuvre qu'est "Garulfo". Les dessins et couleurs sont magnifiques et collent parfaitement à l'ambiance "conte de fée" de la série, les personnages sont attachants comme Garulfo, le prince Romuald ou encore l'ogre et l'histoire est passionante (j'ai lu les tomes 3 à 6 d'une seule traite). J'ai apprécié également les références à d'autres contes connus (ex: "Le petit Poucet") et le style féodal du texte. Pour résumer, deux mots: CULTE et IMMANQUABLE. J'espère que vous aurez autant de plaisir que moi à lire et relire "Garulfo". Salut à tous et bonne lecture.
Dispersion
Très étrange, cet album. On ne sait tout simplement pas ce qui se passe, et on ne comprend pas si Katchan souffre d'une maladie, s'il a un pouvoir, ou s'il disparaît tout simplement en partant. Et l'ambigüité persiste tout au long de ce tome 1, sans qu'on puisse réellement se décider pour une option ou une autre, ce qui entretient un climat d'incertitude sur lequel l'auteur joue à plein. On ne saura malheureusement pas le fin mot de l'histoire, puisque Casterman n'a jamais traduit le second tome, celui-ci datant tout de même de 1996... :( Si l'on se contente de ce tome, donc, l'histoire est étrange, très empreinte de rêverie et d'une espèce de nostalgie, de réflexion triste sur le monde et la vie, largement teintée d'une certaine forme de mal-être qui n'en est pas tout à fait un. On sent une forme de folie planer, et pourtant on comprend... quelque chose. C'est assez indéfinissable comme sentiment. Le dessin d'Oda n'est peut-être pas "beau" à proprement parler, mais il est certainement personnel, et le fait qu'il soit tout à la plume y est pour beaucoup. Certaines cases sont vraiment bien mises en scène, comme la double page, pages 68-69, qui laisse une impression d'égarement, de malaise, de folie, et est assez étonnante pour un manga. Un album spécial, donc, à mon avis difficile, mais qui dégage un petit charme étrange. Note de la modération : le T2 a finalement été publié en 2005
Gorn
J'adore l'oeuvre de Tiburce Oger et Gorn en est la pièce maîtresse. Je me suis plongé dans cette série en achetant les 8 tomes d'un coup après avoir lu et adoré "la Piste des Ombres" et je n'ai à aucun moment regretté cette petite folie. Certes comme beaucoup l'on fait remarquer les premiers tomes sont un ton en-dessous du fait de passages lourdingues ou plutôt maladroits (je ne les citerai pas, il suffit de relire les avis précédents) et d'un dessin manquant par moment de finesse. Cependant je voudrais intervenir et remettre quelques pendules à l'heure, en effet nombre de séries devenues cultes ou passées à la postérité ont eu des premiers épisodes tâtonnants (Blueberry, La Quête de l'Oiseau du Temps...), tout dépend de la maturité artistique de l'auteur à ce moment. Dans Gorn le graphisme ne cesse de s'améliorer et les derniers tomes sont splendides tant par le dessin que par les techniques de mise en couleur. Cependant curieusement ce n'est pas le principal atout de cette série. Non, ce qui prime dans cette série, plus que l'histoire en elle même, c'est l'atmosphère, ce côté onirique et poétique et pourtant très dur (Tiburce Oger nous parle d'intégrisme religieux, de pédophilie ...) où rien ne nous est épargné. On rit, on pleure, en bref on vit les aventures aux côtés de ces héros qui sont loins d'être parfaits mais se battent pour leur survie. Merci Monsieur Tiburce Oger de m'avoir procuré de tels moments de plaisirs. De telles oeuvres me font dire que la Bande Dessinée peut être Grande et est un art à part entière.
Caatinga
Hermann est un Maître, peut être l'un des derniers !!! Sa technique tant du dessin que de la mise en couleur est exceptionnelle. Cependant son point faible récurrent reste le scénario. Rares sont les albums de cet auteur qui peuvent se targuer de posséder une histoire à la hauteur du dessin, et c'est malheureusement particulièrement vrai pour ses one-shot (à l'exception de Lune de Guerre et de On a tué Wild Bill), de ce point de vue Caatinga ne déroge pas à la règle et l'on a du mal à s'impliquer dans cette aventure. En résumé, je ne lui donne que 3 du fait de la faiblesse de l'histoire, cependant pour les fans je conseille l'achat de cet album car visuellement c'est une claque.
Pervers Pépère
Bon, ce n'est franchement pas ma série préférée de Gotlib. Les gags sont ultra-répétitifs (c'est rare pourtant chez Gotlib), pas très malins, pas très drôles. Mais j'ai une affection tout de même pour cette série ne serait-ce que pour le personnage même de Pervers Pépère : c'est typiquement une idée drôle et originale de Gotlib que d'avoir créé un tel personnage pour une BD. Dommage que la corde de cette idée aie été tiré largement trop loin, ôtant toute saveur à la plupart des gags et les rendant presque tous identiques, mais ça n'en reste pas moins drôle dans l'idée.