Les derniers avis (114818 avis)

Par Gevaudan
Note: 5/5
Couverture de la série Le Voyage en Italie
Le Voyage en Italie

Merci aux posteurs de BDthèque qui m'ont donné envie d'acheter cette BD. J'ai rarement été aussi ému par une bande dessinée, et je ne regrette absolument pas cette acquisition. On a beau dire, même si la BD est par essence un art graphique, il y a des fois où c'est quand même le scénario qui fait tout le travail. Et là, c'est un peu le cas. Les persos sont terriblement attachants, réalistes et humaines. L'histoire est originale, touchante et très sensible. Le dessin (même s'il n'a rien d'extraordinaire) ne nuit pas au propos, et c'est là l'essentiel. Voilà ce que j'appelle de l'émotion pure.

31/03/2004 (modifier)
Par Marv'
Note: 3/5
Couverture de la série Fantastic Four - 1234
Fantastic Four - 1234

Fantastic Four 1234 est une mini-série en 4 épisodes regroupés ici en un seul tome. En marge de la série régulière des FF qui existe depuis 1961, cette histoire sort des habituelles aventures cosmiques des héros pionniers de la Marvel. Ici, pas de zone négative, pas de Galactus, pas d’extra-terrestre belliqueux. Grant Morrisson revient aux bases de ce que sont les FF : avant tout une famille. Trois hommes et une femme : l’intello chef de groupe (Mr Fantastic), la belle passée du statut de potiche à celui de femme à poigne (l’Invisible), la brute défigurée au cœur tendre (la Chose aux yeux bleus) et le jeune inconscient tout feu tout flamme (la Torche). Les bases des FF ce sont aussi deux autres personnages phares : Namor le prince Atlante, pour lequel Sue Richards a toujours eu un petit faible, et évidemment le Dr Fatalis (Doom en VO) double maléfique de Reed Richards, l’ennemi suprême. Ici on aborde donc une histoire de famille, dans laquelle vont intervenir également l’Homme-Taupe (historiquement le premier ennemi des FF) et Alicia Masterson, l’artiste aveugle fiancée de Ben Grimm. Fatalis va s’attaquer aux FF un à un, en les brisant physiquement et moralement. En ce sens l’aventure présentée ici sort de l’ordinaire, tout est affaire de mensonges, de manipulations. Malheureusement, pour qui ne connaît pas ces personnages, le récit risque d’être un peu opaque, Morrison ayant peu de temps pour développer ses protagonistes plus profondément. Pas facile de tout comprendre quand il y a tant de sujets abordés, et un tel historique (40 ans d’histoires mensuelles) en background. L’un des attraits principaux de ce bouquin reste le dessin du surdoué Jae Lee. Tout en ombres, il n’y a pas meilleur que lui pour représenter un personnage torturé. Il retrouve d’ailleurs ici le personnage sur lequel son style avait explosé, Namor, dont il a dessiné la série régulière il y a une douzaine d’années. Depuis Jae Lee s’est affirmé, son style a progressé et a acquis une réelle maturité. Son talent saute aux yeux dans FF1234. À lire donc si vous voulez voir les 4 Fantastiques sous un autre jour, plus sombre, plus adulte.

31/03/2004 (modifier)
Par Kael
Note: 1/5
Couverture de la série Putain de Télé
Putain de Télé

C'est du très mauvais goût cette bd... Les auteurs veulent choquer en faisant du trash et je n'ai ressenti que lassitude. Alors bien sûr, on pourra trouver certaines idées assez justes et pertinentes (mouais, bon, admettons), mais dans l'ensemble, c'est du grand n'importe quoi tissé de n'importe quoi. Y a des fois, je me dis que je suis assez inspiré en n'achetant pas tout ce que je lis...

31/03/2004 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 4/5
Couverture de la série La Guerre Eternelle
La Guerre Eternelle

Exercice toujours délicat que celui de la transposition du roman en BD. La participation directe de Haldeman au projet est bien sûr une garantie supplémentaire, mais je trouve quand même le résultat assez en dessous de l'oeuvre littéraire. Le roman reste un vecteur beaucoup plus puissant, notamment pour faire passer des messages politiques comme c'est ici le but. Les trois tomes de "La Guerre Eternelle" restent d'une très grande qualité, servis par un scénario captivant et souvent désespéré (heureusement qu'il y a cette petite note d'espoir tout à la fin...). Le dessin de Marvano est particulier, parfois un peu sommaire mais dans l'ensemble sert bien le propos. Une chose est sûre, il gagne énormément en maîtrise entre le 1er et le dernier opus. L'ensemble est une belle réussite, au sein d'une collection (Aire Libre) qui en compte déjà de nombreuses.

31/03/2004 (modifier)
Par Marv'
Note: 4/5
Couverture de la série Mariko Parade
Mariko Parade

"Mariko Parade", c’est une drôle d’expérience. Une histoire entre deux personnes, un homme et une femme, un occidental et une japonaise. On lit la quatrième de couverture et on en connaît déjà la fin. D’ailleurs même sans cela, on sait d’instinct comment cela va finir. Et malgré ça, j’ai été surpris par la dernière scène… vraiment déroutant. "Mariko Parade" c’est une œuvre intimiste, traitée de façon toute particulière. On sent que Boilet est totalement imprégné de la culture japonaise, aussi bien traditionnelle que moderne. Il y a de la poésie, de l’humour léger et de l’amour dans ce récit, désinhibé et pudique en même temps. "Mariko Parade" c’est une tranche de vie au cours de laquelle deux êtres se retrouvent à un tournant de leurs existences. Alors oui, c’est un récit tout en lenteur et en ambiances, empli de détails qui semblent faussement anodins et superflus. Mais ne croyez pas qu’il ne se passe rien parce que le rythme n’est pas haletant. Bien au contraire, c’est ce qui permet au lecteur de bien peser l’intensité de ce qui se passe. L’air de rien, "Mariko Parade" parle de sujets de la plus haute importance. C’est une sensation que j’ai retrouvée en regardant le sublime film de Sofia Coppola, « Lost in Translation ». Le même parfum de non-dits mais de compréhension totale entre deux personnes s’en dégage. "Mariko Parade", c’est une belle histoire. "Mariko Parade", c’est un beau livre, tout simplement.

31/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Une aventure rocambolesque de...
Une aventure rocambolesque de...

Encore du très bon Larcenet (ça deviendrait presque lassant... nan, c'est pas vrai). Au tour de Freud de passer à la casserole (un peu avant Robin des Bois) avec tous ses clichés habituels (traumatismes de la petite enfance, place de la mère, etc). Complété habilement par l'histoire du chien, cela donne un album tendre et drôle.

31/03/2004 (modifier)
Par Marv'
Note: 3/5
Couverture de la série Le Style Catherine
Le Style Catherine

C’est l’histoire d’une fille un peu paumée, dans un monde pas tout rose, qui oscille entre l’insouciance de la jeunesse et la gravité de la réalité dans laquelle elle évolue. Ce n’est pas d’un optmisme délirant, il faut bien le dire, et pourtant on se prend à la trouver sympa cette fille, attachante. Peut-être est-ce dû aussi à la narration particulière qu’utilise l’auteur. Catherine s’adresse directement au lecteur, l’interpelle, lui pose des questions. Ce qui aurait pu casser l’attention du lecteur, le sortir de l’histoire, permet au contraire d’instaurer une relation au personnage toute spéciale. Le dessin est assez abouti, Thierry Bouüaert maîtrise parfaitement son personnage dès le premier album. Le découpage intègre quelques originalités bienvenues pour bousculer un peu le classicisme du gaufrier à 9 vignettes. Bref, le premier tome annonce une série toute en finesse, pas révolutionnaire mais originale malgré tout. Ce genre de premier tome qui donne envie de lire la suite.

31/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Baker Street
Baker Street

Bonne surprise que cette énième version des aventures du célèbre détective. Décalée, irrespectueuse, notamment grâce aux personnages de Watson et de Ms. Hudson, la série est agréable. Bémol : les deux 1ers tomes sont à mon avis les meilleurs, je n'ai pas accroché aux 2 suivants. La raison, je pense, est que les deux premiers regroupent plusieurs petites histoires, et les tomes 3 et 4 une seule grande, avec les risques que cela comporte : rallonges de scénario ou au contraire raccourcis intempestifs. Le dessin est sympathique, dépeint bien l'ambiance victorienne, les personnages hauts en couleur. Un plaisir.

31/03/2004 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 4/5
Couverture de la série Un été indien
Un été indien

Ca fait du bien de tomber de temps en temps sur des one shots qui sont de vrais petits bijoux. Le duo Pratt/Manara nous a livré celui-ci (ainsi qu'"El Gaucho", très bon également) et je m'y replonge régulièrement avec plaisir. Le talent de Manara y est bien sûr pour beaucoup. Le trait est fin et très élégant, les personnages féminins d'une beauté à tomber, et l'érotisme de certaines scènes n'enlève rien à l'ensemble, bien au contraire. L'histoire, c'est sûr, n'est pas révolutionnaire mais a au moins le mérite de se situer dans un contexte historique peu connu, et bénéficie d'une documentation sérieuse (une des grandes forces de Pratt). A découvrir et à savourer comme un moment de (trop court) plaisir.

31/03/2004 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 5/5
Couverture de la série La Quête de l'Oiseau du Temps
La Quête de l'Oiseau du Temps

Je crois que l'essentiel a été dit sur cette BD, qui, selon moi, est le must en matière d'heroïc fantasy. Le scénario mêle habilement action et réflexion laissant la part belle à la profondeur psychologique des protagonistes et à leur évolution au fur et à mesure de la série. Les rebondissements et révélations (dont la fin pour le moins troublante et surprenante) sont nombreux sans nuire à une cohérence d'ensemble remarquable. Le dessin est bien sûr particulier, et on peut comprendre qu'il rebute certains, mais il a le mérite d'une réelle originalité et recèle une beauté un peu hors des sentiers battus de la BD actuelle. Une dernière chose qui me plaît : l'histoire est finie (en ce qui concerne le premier cycle). Je m'explique : on découvre des persos et ces derniers sont marqués irrémédiablement par les aventures qu'ils ont traversées (certains allant même jusqu'à disparaître). On est donc à l'abri d'une suite commerciale foireuse et on a le sentiment d'avoir vécu quelque chose de complet et d'achevé. Incontournable, "l'Oiseau du Temps" est de ces BD qui font aimer la BD en général.

31/03/2004 (modifier)