Me voilà avec un avis similaire à celui d'Alix.
Certes cette Bd est très jolie, très mignonne, très poignante dans l'expression des sentiments de ce petit pantin. Cela donne un album où les planches sont très agréables à regarder, d'autant plus que l'édition n'a pas hésité à accorder la couleur du pourtour de chaque planche au couleurs des cases elles-mêmes, le tout créant un album agréable à lire et posséder.
Mais...
Mais qu'est-ce que c'est court ! Ca se lit, montre en main, en moins de deux minutes. Et ça se résume en 10 secondes peut-être. Franchement, je m'imagine mal payer pour avoir chez moi un tel album au même prix qu'un album plus dense et plein de texte.
C'est joli, l'histoire est mignonnette, mais franchement... Ceci dit, je ne déconseille pas l'achat car il y en a pour aimer une BD uniquement pour ses dessins et pour l'émotion qui s'en dégage : personnellement, j'ai besoin d'y trouver une histoire plus dense et de passer au moins 10 minutes à la lire ou à la relire...
Désolé de nuancer l'élan d'enthousiasme autour de ce comic... Mais personnellement, j'estime que "trop de guimauve tue la guimauve"...
Bien que le contexte ou la toile de fond (mélange de puritanisme et d'éducation religieuse obsolète) crédibilise totalement les angoisses et les perceptions de Craig, j'ai eu l'impression d'être face à une caricature européenne des mœurs américaines... Bon, mais admettons (l'auteur est ricain)...
Cet ouvrage comporte des passages réellement émouvants (la scène du cagibi ou du rouleau pour exemples)... Cependant la nonchalance (ou la mélancolie selon l'interprétation) du personnage m'a un peu agacé : "je suis jeune, beau, maltraité par mes petits camarades et personne ne me comprend hormis..." Bref la mise en scène de la sensibilité d'un adolescent qui subit la vie plus qu'il ne s'y confronte... En comparaison, dans la Fureur de Vivre, un James Dean déployait tout autant de sensibilité, développait assurément plus de nuances et incarnait mieux les différentes facettes de l'adolescence... Mais admettons (c'est affaire de caractère)...
MAIS cette nonchalance associée à la multiplication des effets larmoyants (silhouette des "héros", culpabilité chrétienne, pudibonderie américaine, inertie dans les relations familiales, trisomie 21, peine de cœur, no future et j'en passe) ont fini par me gaver et rendre indigeste l'ensemble...
Oh là !
Ca c'est du moisi de chez moisi ! Bon, alors, c'est une série telle qu'on en faisait à l'époque où l'on expérimentait pas mal de trucs en BD, sauf que là, c'était rarement intéressant. L'idée de construire une infinité de variations sur le thème du phylactère pouvait être bonne, à condition de s'échapper du bien-pensant et du tout-venant des BD Lombard de l'époque... Le dessin était un peu trop simpliste, même pour le thème...
Quelle bel album !
Je ne sais pas ce qui me plait le plus dans Sandman ? L'imagination débridée de Gaiman ? Son talent littéraire ? Le fait que des personnages si puissants puissent être si attachants ? Ou l'incroyable diversité graphique, toujours si finement adaptée au scénario...
. Les histoires de Death et de "Destruction" sont illustrées de manière très classique mais qui correspond parfaitement à notre époque actuelle, où elles se déroulent. Celle de Death est très poétique, mystérieuse...
. "Desire"... J'ai été agréablement surprise... Moi qui suis loin d'être fan du dessin de Manara, je l'ai trouvé parfait. Quand à l'histoire... C'est un vrai bijou de poésie et de finesse...
. Dream... Une merveille ! Des couleurs douces et brumeuses pour une atmosphère onirique, irréelle, une ambiance de rêverie...
. "Despair"... Il ne s'agit pas vraiment de bande dessinée, mais plutôt de petites nouvelles, et de réfléxions inllustrées... Si je suis passée à côté du message pour une ou deux d'entre elles, j'ai trouvé la majorité réellement poignante.
. "Delirium"... Là, je dois avouer avoir eu quelques soucis pour comprendre l'intrigue et, même après coût, je suis à peu près certaine d'avoir raté quelque chose... N'étant pas une grande fan d'art moderne et d'atmosphères psychédéliques, cette histoire ne m'a pas tellement touchée.
. "Destiny"... Cette histoire a un rôle purement conclusif et le joue bien... Rien d'exceptionnel mais un dessin très épuré que l'on n'attendait pas forcément, et qui se révèle parfait.
Bref, cet album est indispensable pour tous les fans de Sandman... Quand aux autres, ils ne manqueront pas de l'apprécier pour lui-même... Et il devrait leur donner envie de découvrir la série...
Mouais, je crois que décidément, je n'accrocherai jamais à Alan Moore parce qu'après From Hell que je n'ai jamais réussi à finir, voilà encore une série que j'ai lue dans la douleur, et que je ne finirai probablement jamais !
Alors ok pour le 1er tome, ça passe à peu près, mais au fur et à mesure, ça m'a saoûlé d'une force... Je me suis arrêté à la fin du 3e tome, avec une espèce de dégoût m'empêchant de lire la suite.
Bien sûr, le dessin aux couleurs d'enfants a joué un rôle dans ce ras-le-bol, mais c'est surtout le scénar qui m'a profondement agacé. C'est chiant...
Je ne suis pas rentré dans cet univers, et c'est peu dire !
Là encore, je suis bien étonné par les tonnes de louanges que j'ai pu lire ici...
Raaa oui, superbe thriller! C’est bien simple, une fois le tome 1 commencé, je n’ai pas réussi à m’arrêter avant d’en avoir fini avec le 5eme et dernier tome. L’histoire prend le lecteur à la gorge dés les premières pages… Les 2 premiers tomes sont d’une intensité incroyable !
Les tomes 3 et 4 sont eux beaucoup plus posés, l’histoire elle-même n’avance presque plus, et on découvre les passé des personnages, leur motivation, leur vie… Le ralentissement soudain de l’action est un peu surprenant, mais finalement bienvenu, ça nous permet de souffler un peu. Ces deux tomes nous font vraiment entrer dans la tête des principaux protagonistes. Je les ai trouvés un peu longuets sur le moment, mais en y réfléchissant bien après coup, ils sont probablement la raison pour laquelle on s’attache tant aux personnages.
Le 5eme et dernier tome conclut brillamment cette incroyable machination… Certes la fin est finalement assez prévisible, mais tout est tellement bien mis en scène qu’on joue le jeu sans problème. Un posteur ci-dessous compare Brunschwig à Alan Moore… Et là je crois que tout est dit.
Le dessin est assez inégal. Je le trouve assez moche dans les 2 premiers tomes, mais il s’améliore carrément ensuite… Ne vous laissez pas décourager par les dessins du 1er tome.
Une superbe série, très noire, captivante. Une réussite du genre !
Il n'y a pas si longtemps que ça que j'ai découvert l'entièreté de la série. Autant vous dire que j'ai tout de suite été séduit. Le 6ème album qui vient de sortir ne vient que confirmer la chose.
Le dessin efficace de Delitte, quoiqu'un peu congestionné par moments (les bouches, par pitié ! Les bouches), est mis en évidence par un scénario en béton, habilement maîtrisé par un Richelle on ne peut plus inspiré. Rien n'est gratuit dans "Les Coulisses du Pouvoir". Chaque scène a son importance. Chaque personnage a son utilité.
Avec un minimum de moyens, les auteurs parviennent à faire acquérir aux acteurs de ce récit une épaisseur qui colle parfaitement avec la réalité politique, sociale et économique de notre monde. Tout est décrit en nuance, dans un éventail de gris plus ou moins prononcés. Je tiens à préciser que, et c'est un compliment venant de ma part, que la manière qu'a Richelle de conduire ses récits m'a tout de suite fait penser à certains feuilletons anglo-saxons très réussis. Je pense notamment à Taggart, à l'inspecteur Morse ou encore au brillantissime Suspect Numéro 1. Que de belles références en somme !
Vous l'aurez compris, je souhaite vraiment longue vie à cette série ! Elle le mérite.
Typiquement le genre de bd pseudo-mystico-philosophique que je ne peux pas encadrer. D'ailleurs j'ai dû les lire il y a un mois ou deux et je ne me rappelle même plus de quoi ça parle. J'ai failli lâcher le premier tome en cours de lecture, j'ai insisté quand même mais tous les tomes sont du même tonneau.
En plus le dessin de fou avec des double pages qu'il faut tourner la bd, certains pourront trouver ça beau, moi dans l'ensemble ça ne m'enchante pas. Je trouve ça beaucoup trop chargé.
J'hésite un peu et je ne sais trop quoi penser de cette série. Passons sur le dessin d'abord caractéristique de Peeters avec un trait très gras, je le trouve plutôt classe.
Mais au final l'histoire c'est quoi ? Que racontent les 2 bouquins parus à ce jour ? Pas grand-chose je trouve. C'est une histoire de copains en vadrouille qui se prennent des trips, rencontrent du peuple et ne font rien de leur journée. L'action est très peu présente, ça parle plus de relations humaines, de la vie qui s'écoule.
Le cadre science-fiction est très sympa et sur ce plan Peeters arrive à être original.
Bref malgré une épaisseur relative de chaque album (autour de 90 pages), l'histoire se lit assez vite car le tout reste assez contemplatif et laisse la part belle aux non-dits.
Ca se lit bien, reste à voir combien de tomes Peeters prévoit de réaliser.
Parfait. Je pense que c'est le meilleur qualificatif pour ce dyptique. L'originalité n'est certes pas au rendez-vous. On a affaire à une histoire de vengeance (presque aveugle). Malgré ce classicisme de fond, le traitement formel est passionnant, formidablement rythmé, et surtout très carré structurellement parlant.
Le fait de conclure l'histoire en deux tomes prouve toute l'honnêteté de l'entreprise. Rallonger la sauce sur trois albums aurait été un manque de respect vis-à-vis du lectorat. Etrange qu'un scénariste du talent de Stephen Desberg soit sous-estimé, quand même.
Quant au dessin, je dois dire que j'ai été surpris par Marini. D'une manière générale, j'aime bien son trait, mais pour L'Etoile du désert, il est évident qu'il a durci celui-ci, afin de coller au mieux aux gravures (et photographies) de l'époque de la conquête de l'Ouest. On sent toute l'âpreté, l'adversité et la peur qui dominaient cette époque hostile. On en redemande.
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Le Pantin
Me voilà avec un avis similaire à celui d'Alix. Certes cette Bd est très jolie, très mignonne, très poignante dans l'expression des sentiments de ce petit pantin. Cela donne un album où les planches sont très agréables à regarder, d'autant plus que l'édition n'a pas hésité à accorder la couleur du pourtour de chaque planche au couleurs des cases elles-mêmes, le tout créant un album agréable à lire et posséder. Mais... Mais qu'est-ce que c'est court ! Ca se lit, montre en main, en moins de deux minutes. Et ça se résume en 10 secondes peut-être. Franchement, je m'imagine mal payer pour avoir chez moi un tel album au même prix qu'un album plus dense et plein de texte. C'est joli, l'histoire est mignonnette, mais franchement... Ceci dit, je ne déconseille pas l'achat car il y en a pour aimer une BD uniquement pour ses dessins et pour l'émotion qui s'en dégage : personnellement, j'ai besoin d'y trouver une histoire plus dense et de passer au moins 10 minutes à la lire ou à la relire...
Blankets - Manteau de neige
Désolé de nuancer l'élan d'enthousiasme autour de ce comic... Mais personnellement, j'estime que "trop de guimauve tue la guimauve"... Bien que le contexte ou la toile de fond (mélange de puritanisme et d'éducation religieuse obsolète) crédibilise totalement les angoisses et les perceptions de Craig, j'ai eu l'impression d'être face à une caricature européenne des mœurs américaines... Bon, mais admettons (l'auteur est ricain)... Cet ouvrage comporte des passages réellement émouvants (la scène du cagibi ou du rouleau pour exemples)... Cependant la nonchalance (ou la mélancolie selon l'interprétation) du personnage m'a un peu agacé : "je suis jeune, beau, maltraité par mes petits camarades et personne ne me comprend hormis..." Bref la mise en scène de la sensibilité d'un adolescent qui subit la vie plus qu'il ne s'y confronte... En comparaison, dans la Fureur de Vivre, un James Dean déployait tout autant de sensibilité, développait assurément plus de nuances et incarnait mieux les différentes facettes de l'adolescence... Mais admettons (c'est affaire de caractère)... MAIS cette nonchalance associée à la multiplication des effets larmoyants (silhouette des "héros", culpabilité chrétienne, pudibonderie américaine, inertie dans les relations familiales, trisomie 21, peine de cœur, no future et j'en passe) ont fini par me gaver et rendre indigeste l'ensemble...
L'Homme aux Phylactères
Oh là ! Ca c'est du moisi de chez moisi ! Bon, alors, c'est une série telle qu'on en faisait à l'époque où l'on expérimentait pas mal de trucs en BD, sauf que là, c'était rarement intéressant. L'idée de construire une infinité de variations sur le thème du phylactère pouvait être bonne, à condition de s'échapper du bien-pensant et du tout-venant des BD Lombard de l'époque... Le dessin était un peu trop simpliste, même pour le thème...
Sandman - Nuits Éternelles
Quelle bel album ! Je ne sais pas ce qui me plait le plus dans Sandman ? L'imagination débridée de Gaiman ? Son talent littéraire ? Le fait que des personnages si puissants puissent être si attachants ? Ou l'incroyable diversité graphique, toujours si finement adaptée au scénario... . Les histoires de Death et de "Destruction" sont illustrées de manière très classique mais qui correspond parfaitement à notre époque actuelle, où elles se déroulent. Celle de Death est très poétique, mystérieuse... . "Desire"... J'ai été agréablement surprise... Moi qui suis loin d'être fan du dessin de Manara, je l'ai trouvé parfait. Quand à l'histoire... C'est un vrai bijou de poésie et de finesse... . Dream... Une merveille ! Des couleurs douces et brumeuses pour une atmosphère onirique, irréelle, une ambiance de rêverie... . "Despair"... Il ne s'agit pas vraiment de bande dessinée, mais plutôt de petites nouvelles, et de réfléxions inllustrées... Si je suis passée à côté du message pour une ou deux d'entre elles, j'ai trouvé la majorité réellement poignante. . "Delirium"... Là, je dois avouer avoir eu quelques soucis pour comprendre l'intrigue et, même après coût, je suis à peu près certaine d'avoir raté quelque chose... N'étant pas une grande fan d'art moderne et d'atmosphères psychédéliques, cette histoire ne m'a pas tellement touchée. . "Destiny"... Cette histoire a un rôle purement conclusif et le joue bien... Rien d'exceptionnel mais un dessin très épuré que l'on n'attendait pas forcément, et qui se révèle parfait. Bref, cet album est indispensable pour tous les fans de Sandman... Quand aux autres, ils ne manqueront pas de l'apprécier pour lui-même... Et il devrait leur donner envie de découvrir la série...
V pour Vendetta
Mouais, je crois que décidément, je n'accrocherai jamais à Alan Moore parce qu'après From Hell que je n'ai jamais réussi à finir, voilà encore une série que j'ai lue dans la douleur, et que je ne finirai probablement jamais ! Alors ok pour le 1er tome, ça passe à peu près, mais au fur et à mesure, ça m'a saoûlé d'une force... Je me suis arrêté à la fin du 3e tome, avec une espèce de dégoût m'empêchant de lire la suite. Bien sûr, le dessin aux couleurs d'enfants a joué un rôle dans ce ras-le-bol, mais c'est surtout le scénar qui m'a profondement agacé. C'est chiant... Je ne suis pas rentré dans cet univers, et c'est peu dire ! Là encore, je suis bien étonné par les tonnes de louanges que j'ai pu lire ici...
Le Pouvoir des innocents
Raaa oui, superbe thriller! C’est bien simple, une fois le tome 1 commencé, je n’ai pas réussi à m’arrêter avant d’en avoir fini avec le 5eme et dernier tome. L’histoire prend le lecteur à la gorge dés les premières pages… Les 2 premiers tomes sont d’une intensité incroyable ! Les tomes 3 et 4 sont eux beaucoup plus posés, l’histoire elle-même n’avance presque plus, et on découvre les passé des personnages, leur motivation, leur vie… Le ralentissement soudain de l’action est un peu surprenant, mais finalement bienvenu, ça nous permet de souffler un peu. Ces deux tomes nous font vraiment entrer dans la tête des principaux protagonistes. Je les ai trouvés un peu longuets sur le moment, mais en y réfléchissant bien après coup, ils sont probablement la raison pour laquelle on s’attache tant aux personnages. Le 5eme et dernier tome conclut brillamment cette incroyable machination… Certes la fin est finalement assez prévisible, mais tout est tellement bien mis en scène qu’on joue le jeu sans problème. Un posteur ci-dessous compare Brunschwig à Alan Moore… Et là je crois que tout est dit. Le dessin est assez inégal. Je le trouve assez moche dans les 2 premiers tomes, mais il s’améliore carrément ensuite… Ne vous laissez pas décourager par les dessins du 1er tome. Une superbe série, très noire, captivante. Une réussite du genre !
Les coulisses du pouvoir
Il n'y a pas si longtemps que ça que j'ai découvert l'entièreté de la série. Autant vous dire que j'ai tout de suite été séduit. Le 6ème album qui vient de sortir ne vient que confirmer la chose. Le dessin efficace de Delitte, quoiqu'un peu congestionné par moments (les bouches, par pitié ! Les bouches), est mis en évidence par un scénario en béton, habilement maîtrisé par un Richelle on ne peut plus inspiré. Rien n'est gratuit dans "Les Coulisses du Pouvoir". Chaque scène a son importance. Chaque personnage a son utilité. Avec un minimum de moyens, les auteurs parviennent à faire acquérir aux acteurs de ce récit une épaisseur qui colle parfaitement avec la réalité politique, sociale et économique de notre monde. Tout est décrit en nuance, dans un éventail de gris plus ou moins prononcés. Je tiens à préciser que, et c'est un compliment venant de ma part, que la manière qu'a Richelle de conduire ses récits m'a tout de suite fait penser à certains feuilletons anglo-saxons très réussis. Je pense notamment à Taggart, à l'inspecteur Morse ou encore au brillantissime Suspect Numéro 1. Que de belles références en somme ! Vous l'aurez compris, je souhaite vraiment longue vie à cette série ! Elle le mérite.
Lone Sloane
Typiquement le genre de bd pseudo-mystico-philosophique que je ne peux pas encadrer. D'ailleurs j'ai dû les lire il y a un mois ou deux et je ne me rappelle même plus de quoi ça parle. J'ai failli lâcher le premier tome en cours de lecture, j'ai insisté quand même mais tous les tomes sont du même tonneau. En plus le dessin de fou avec des double pages qu'il faut tourner la bd, certains pourront trouver ça beau, moi dans l'ensemble ça ne m'enchante pas. Je trouve ça beaucoup trop chargé.
Lupus
J'hésite un peu et je ne sais trop quoi penser de cette série. Passons sur le dessin d'abord caractéristique de Peeters avec un trait très gras, je le trouve plutôt classe. Mais au final l'histoire c'est quoi ? Que racontent les 2 bouquins parus à ce jour ? Pas grand-chose je trouve. C'est une histoire de copains en vadrouille qui se prennent des trips, rencontrent du peuple et ne font rien de leur journée. L'action est très peu présente, ça parle plus de relations humaines, de la vie qui s'écoule. Le cadre science-fiction est très sympa et sur ce plan Peeters arrive à être original. Bref malgré une épaisseur relative de chaque album (autour de 90 pages), l'histoire se lit assez vite car le tout reste assez contemplatif et laisse la part belle aux non-dits. Ca se lit bien, reste à voir combien de tomes Peeters prévoit de réaliser.
l'Etoile du Désert
Parfait. Je pense que c'est le meilleur qualificatif pour ce dyptique. L'originalité n'est certes pas au rendez-vous. On a affaire à une histoire de vengeance (presque aveugle). Malgré ce classicisme de fond, le traitement formel est passionnant, formidablement rythmé, et surtout très carré structurellement parlant. Le fait de conclure l'histoire en deux tomes prouve toute l'honnêteté de l'entreprise. Rallonger la sauce sur trois albums aurait été un manque de respect vis-à-vis du lectorat. Etrange qu'un scénariste du talent de Stephen Desberg soit sous-estimé, quand même. Quant au dessin, je dois dire que j'ai été surpris par Marini. D'une manière générale, j'aime bien son trait, mais pour L'Etoile du désert, il est évident qu'il a durci celui-ci, afin de coller au mieux aux gravures (et photographies) de l'époque de la conquête de l'Ouest. On sent toute l'âpreté, l'adversité et la peur qui dominaient cette époque hostile. On en redemande.