Très bien, ce one shot. Bon sujet, traité d'une façon qui n'est pas racoleuse (on évite ici l'anticommunisme primaire). De très beaux dessins de Boucq, les meilleurs que je lui connaisse. Les auteurs ont vraiment réussi à créer une ambiance sur un seul tome.
La fin laisse la porte ouverte à toutes les éventualités. Y aura-t-il une suite? Je l'espère.
La quintessence du mouvement punk. Une bd qui file un peu la gerbe, tellement c'est cru. En plus, c'est plutôt bien déssiné. C'est la définition même de la bd trash.
Moi, j'ai pas pu me résoudre à l'acheter.
Un nouvel album de David B. c'est toujours quelque chose de précieux, de rare et de savoureux, forcément. Quand en plus cet album est un prolongement de son titre phare, "L'ascension du Haut-Mal", on ne peut qu'être plus ravi encore.
Car "Babel" est une sorte de continuité dans l'analyse de la maladie de son frère que l'auteur a si bien mise en images dans les 6 tomes parus à l'Association. Continuité mais avec une faille évidente toutefois : ici David B. est plus serein, il a mis la distance nécessaire entre lui et son propos, le fond de son album est moins violent car moins direct. Avec la parabole sur la guerre tribale en Afrique, il parvient à sortir de la maladie de son frère pour ouvrir les yeux sur les misères d'ailleurs et les accepter comme un tout, comme une vaste folie humaine dont on n'est que les pantins. La maladie, la fraternité, les médecines parallèles, les ancêtres, les rêves, les guerres, pour la première fois David B. semble les affronter avec sérénité. Plus encore, l'auteur apparaît ici vraiment avoir vaincu les traumatismes qui l'habitaient. On assiste ici à la naissance d'un nouveau David B. qui est allé au fond de son histoire, au terme du haut-mal de son frère Tito.
Ajoutez à cela un dessin superbe avec des allégories surréalistes qui lorgnent farouchement sur les créations les plus inspirées des maîtres du genre (le trompe-l'oeil "Mae west" de Salvador Dali notamment), et vous obtenez un ouvrage excellent. "Babel" est assurément indispensable pour tous les amateurs de l'excellent David B.
Voilà une BD historique d'excellente qualité.
Le dessin de Hermann y est superbe. Les premiers tomes sont beaux même sans avoir besoin de la couleur directe que j'aime tant chez lui, couleur directe que justement on retrouve dans les derniers albums parus de la série et ce de manière toujours aussi sympathique. Visuellement, je retrouve dans les Tours de Bois Maury le plaisir de chaque album que j'ai avec la série Jeremiah.
L'histoire y est "vraie", sans recherche du grand spectacle ou du scénario facile. On se sent vraiment entrer dans ce moyen-âge particulièrement véridique et sans maquillage. Les personnages sont très réalistes, sans héros beau/fort/intelligent à tel point que le héros change même au fil des tomes (le seigneur cède la place à l'écuyer puis à l'héritier...), et que ce dernier dans chaque album n'a rien du héros qui résoud tout et savue tout : il est juste acteur ou spectateur, comme un homme dans la vraie vie. En outre, les histoires en question, indépendantes ou presque pour chaque tome, sont intéressantes en elles-mêmes, permettant au lecteur de découvrir des aspects "véridiques" et justes de l'époque moyen-âgeuse, de France jusqu'aux limites de l'Europe.
Daffodil est le nouveau bébé de Frédéric Brrémaud chez Soleil après Robin Hood, Alienor et Sexy Gun. Une fois de plus il nous livre un scénario décalé qui peut plaire et déplaire.
L'histoire est rythmée par la course folle de ces 3 agents très spéciales. L'histoire est très sanglante et on se demande même ce qu'elle fait dans la Collection Start...L'humour n'est pas très plaisant, juste quelque piques de temps en temps grâce à Globuline et Roman. Achille est plus mystérieuse voire inquiétante, tandis que Daffodil est en retrait niveau personnalité par rapport à ses deux coéquipieres. Seul bémol, l'histoire avance peu, ce tome est surtout prétexte à présenter les personnages...
Le dessin de Rigano est proche de celui de Barbucci, très cartoon et il convient parfaitement à l'histoire déjantée de Daffodil. Les personnages principaux sont très bien stylisés et on les suit avec plaisir. Les couleurs de Paolo Lamanna à dominantes rouges et noires se marient très bien avec les dessins.
Bref Daffodil est une petite série qui divertit et j'attends la suite avec une certaine impatience !
Je ne vois pas vraiment quoi rajouter à toutes ces éloges, j'ai moi aussi lu avec curiosité cette série et j'ai été agréablement surpris.
L'histoire est poétique et on suit avec bonheur cet homme revenu à l'âge de 14 ans qui cherche à changer le cours du temps.
C'est beau, c'est frais, c'est un pur moment de bonheur que je ne saurais que conseiller !
Autant le premier tome est assez bon et laissait espérer une suite du même niveau, autant le second tome fait tache...
Au niveau du dessin, rien à redire, c'est beau, maitrisé. Sorel instaure une atmosphère énigmatique intéressante. Les couleurs sont spéciales, mais le tout rend très bien.
Le scénario qui est intéréssant dans le premier tome, fini en un grand n'importe quoi incompréhensible dans le second tome. On a droit à des lapins qui parle, des sirènes...et nombre de choses qui n'ont rien à faire dans l'histoire. La fin de l'histoire je l'ai pas trop bien compris mais rien ne me dit de me replonger dans ce second tome !!!
Bref une série qui aurait pu être bien mieux....elle est juste pas mal/bof !
3/5 pour le premier cycle
Troisième tome :
Là je suis soufflé O_O
Autant le premier cycle m'avait déçu, notamment le second tome qui m'a fait renoncer à l'achat, autant ce tome 3 est admirable !
Les dessins et couleurs sont superbes, je ne vois pas quoi dire d'autre concernant cela. Sorel a un style reconnaissable entre milles et c'est sublimes. Les couleurs ne font qu'accentuer cela et elles créent une ambiance oppréssante particulièrement réussie.
Pour ce qui est de l'histoire, là aussi je suis scié. J'ai lu l'album d'une traite tant elle m'a passionné. C'est très bien écrit, conté...etc J'ai frissonner par moment...etc.
Bref je suis agréablement surpris et même plus, sans doute un des albums indispensable de cette année 2004 Esperons que le 4e tome ne fasse pas retomber le soufflet comme l'a fait le tome 2...
Note : 4.5/5
Bilan : Je remonte à 4 et conseille l'achat du tome 3 surtout :)
Plus ça va et plus ça se dégrade dans cette série! Les dessins et les couleurs ne sont pas du tout ma tasse de thé et le scénario lui devient de plus en plus inintéréssant avec des monstres soit-disant invincibles qui se font tailler en deux en 3 secondes, des répliques qui sont ennuyeuses et inutiles, des personnages absents ou superflus, caricaturant les héros de la mythologie (Hercule passe pour le gros bourrin de service).
Le 3e tome n'a fait que renforcer mon avis, heureusement que je l'ai lu dans un supermarché, avec l'apparition d'un personnage parlant en anglais et en espagnol qui a pour rôle de rajouter de l'humour(vaseux) dans cette série. Je sais bien que c'est à prendre au second degré mais là c'est raté puisqu'il est plus lourd qu'autre chose. Il aurait fallu que Crisse fasse une série totalement au second degré ou totalement sérieuse. En tout cas moi ça me plait pas.
Je viens de finir le 10e tome et j'ai obtenu de cette série la même impression que de 20th Century Boy (que j'ai largement plus apprécié). Déjà le thème est très similaire : un méchant totalement mystérieux dont on ne sait rien au départ et à la poursuite duquel un groupe de gentils comme vous et moi va se lancer comme de simples personnes qui s'opposent à une organisation criminelle voire à un démon qui les dépasse. Ensuite, tout comme 20th Century Boys, l'auteur nous dispense les informations au compte-goutte, élargissant à chaque nouveau tome le champ d'activités du méchant et le choses que découvrent les gentils. Et cela tourne autour du pot mystérieux pendant des tomes et des tomes, laissant intact un suspens voulu par l'auteur.
Je trouve le dessin bien fait, même si ce style n'est pas du tout ma tasse de thé. Je trouve la narration sympa. A la lecture de chaque tome, de chaque sous-histoire, j'ai été accroché et je ne lâchais pas le livre.
Mais voilà, à la longue, ça en fait trop... Je serais totalement incapable de raconter tout ce qu'il s'est passé dans ces 10 tomes que j'ai lus. Comme nombre de séries mangas (Nausicaa, 20th Century Boys,...), l'auteur s'attarde tellement sur ses personnages, sur l'univers qu'il crée, que ça en devient gigantesque à lire. Et là, justement, il y a tellement de personnages qui sont impiqués dans cette histoire que je n'ai pas su m'attacher à un seul d'entre eux (même pas au héros, Tenma), et même si, par son dessin, l'auteur les différencie bien dans leurs traits et leurs visages, j'en venais même à confondre certains persnnages avec d'autres (notamment les couples de vieux parents successifs : je trouvais qu'ils se ressemblaient tous, ou alors aussi les policiers et enquêteurs successifs qui croisent la route de Tenma et de son enquête sur Johann : ceux-là ne se ressemblaient pas physiquement, mais mentalement, je les ressentais presque identiques les uns aux autres).
Et il se passe tellement de choses que c'en est essoufflant. Encore une fois, cela vient sans doute du fait que j'ai lu les tomes 2 à 10 presque d'une traite. C'est la même réflexion que je me suis faite avec 20th Century Boys : mieux vaut les lire avec un temps de décalage entre chacun car sinon c'est l'overdose et on n'a pas la possibilité d'apprécier le suspens global de l'histoire dans son ensemble.
En outre, et c'est là qu'intervient surtout mon goût personnel, les histoires policières, les enquêtes et les courses-poursuites, ça n'est pas le type d'histoire qui me plait franchement. Résultat, je n'ai pas ressenti cette envie pressante de lire la suite de chaque tome, pas plus que je ne me sens empressé de lire les tomes après le 10.
Et ce qui est certain, c'est que je n'aurais pas envie de relire les tomes déjà lus.
En définitive, voilà une série dont la qualité scénaristique et du dessin est indéniable, mais elle ne m'a pas accroché et personnellement je ne l'achèterais pas.
Après lecture du tome 11 :
Franchement, j'accroche de moins en moins à cette série. Je trouve les personnages ternes et surtout trop distants par rapport au lecteur. Je les suis sans m'y intéresser, sans les voir comme autre chose qu'un pion de plus dans le scénario complexe de l'auteur. En outre, je trouve l'intrigue trop classique (malgré le personnage relativement original de Johann) : c'est une intrigue ultra-complexe avec plein de choses imbriquées, ok, mais dans la globalité de l'histoire, ça me rappelle beaucoup trop d'histoires policières, de thrillers et autres films d'action du même genre. En outre, je trouve le décor franchement trop terne. Et surtout, ça s'étire sur tellement de tomes que, à la longue, ça ne me donne pas envie d'en lire vraiment plus : même le mystère de Johann ne m'intrigue plus. Franchement, d'Urasawa, 20th Century Boy est vraiment mieux à mon goût, un peu comme si Monster était le brouillon de 20th...
Après lecture de l'intégrale de la série :
Ca y est, j'ai fini Monster.
Qu'est-ce que j'en retire au final ?
Je trouve que Urasawa utilise bien les ficelles de suspens, de mystère et de dévoilement progressif de ce dernier. Ca donne une série prenante dont on a envie de connaitre la suite et la résolution.
Mais il y a quand même pas mal de défauts qui m'ont empêché d'apprécier cette série autant que d'autres. Déjà, c'est trop étiré en longueur : les lieux, les personnages, les intrigues s'accumulent et franchement très vite, à moins de prendre des notes, on s'y perd et c'est un peu lourd. Ensuite, maintenant que je connais le final de cette histoire, je me dis qu'il y a pas mal de facilités scénaristiques (spoiler : par exemple la façon dont tout le monde se retrouve à partir du tome 17 pour un final dramatique, ou encore la facilité qu'ont les "méchants" à "persuader" les gens, etc...). Urasawa laisse planer le mystère sur tout ça au final, mais ça fait quand même un peu simple quand on y réfléchit bien.
J'aurais sûrement nettement plus apprécié cette série si elle n'avait pas été aussi longue et si la sauce n'avait pas été tellement montée par l'auteur que la résolution final ne pouvait pas être exempte de défauts.
Quel conteur-dessinateur ce Vanoli... j'ai véritablement été charmée.
Il possède tout ce que j'aime chez un artiste, du talent et de l'imagination.
Au-delà d'historiettes inouïes contenues dans ces 2 tomes, l'auteur applique un trait tortueux fait de dégradé fondu, un vrai régal pour l'esprit. Un dessin décalé et fabuleux. J'y ai vu l'inspiration de Van gogh et autres impressionistes de talent.
J'ai réellement adoré cette courte mais néanmoins intense lecture.
Si le graphisme vous transporte, que dire des histoires narrées dans un pure style chimérique et envoûtant.
L'imaginaire de Vanoli rejoint le monde parallèle situé juste avant l'heure du réveil.
Vous savez ce moment de rêve intense et tellement tangible. Il faut parfois quelques minutes pour comprendre que ce n'était qu'un monde d'extravagances et que la cruelle réalité d'un radio-réveil tonitruant vous fouette la tête et vous ramène sur terre.
Eh bien en lisant les contes de la désolation, j'ai eu l'impression de flotter dans cette sphère onirique. J'y ai retrouvé ces instants magiques et très poétiques. mais rassurez-vous le réveil n'est pas aussi douloureux que celui du matin.
Par conséquent je ne saurais que conseiller la lecture de ces livres aux âmes de poêtes et autres rêveurs impétueux. N'y cherchez pas l'ordinaire ou basique littérature illustrée car vous seriez déçu. Plongez plutôt dans ce monde étrangement fascinant: l'esprit de Vanoli...
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Bouche du diable
Très bien, ce one shot. Bon sujet, traité d'une façon qui n'est pas racoleuse (on évite ici l'anticommunisme primaire). De très beaux dessins de Boucq, les meilleurs que je lui connaisse. Les auteurs ont vraiment réussi à créer une ambiance sur un seul tome. La fin laisse la porte ouverte à toutes les éventualités. Y aura-t-il une suite? Je l'espère.
Ranxerox
La quintessence du mouvement punk. Une bd qui file un peu la gerbe, tellement c'est cru. En plus, c'est plutôt bien déssiné. C'est la définition même de la bd trash. Moi, j'ai pas pu me résoudre à l'acheter.
Babel (Vertige Graphic)
Un nouvel album de David B. c'est toujours quelque chose de précieux, de rare et de savoureux, forcément. Quand en plus cet album est un prolongement de son titre phare, "L'ascension du Haut-Mal", on ne peut qu'être plus ravi encore. Car "Babel" est une sorte de continuité dans l'analyse de la maladie de son frère que l'auteur a si bien mise en images dans les 6 tomes parus à l'Association. Continuité mais avec une faille évidente toutefois : ici David B. est plus serein, il a mis la distance nécessaire entre lui et son propos, le fond de son album est moins violent car moins direct. Avec la parabole sur la guerre tribale en Afrique, il parvient à sortir de la maladie de son frère pour ouvrir les yeux sur les misères d'ailleurs et les accepter comme un tout, comme une vaste folie humaine dont on n'est que les pantins. La maladie, la fraternité, les médecines parallèles, les ancêtres, les rêves, les guerres, pour la première fois David B. semble les affronter avec sérénité. Plus encore, l'auteur apparaît ici vraiment avoir vaincu les traumatismes qui l'habitaient. On assiste ici à la naissance d'un nouveau David B. qui est allé au fond de son histoire, au terme du haut-mal de son frère Tito. Ajoutez à cela un dessin superbe avec des allégories surréalistes qui lorgnent farouchement sur les créations les plus inspirées des maîtres du genre (le trompe-l'oeil "Mae west" de Salvador Dali notamment), et vous obtenez un ouvrage excellent. "Babel" est assurément indispensable pour tous les amateurs de l'excellent David B.
Les Tours de Bois-Maury
Voilà une BD historique d'excellente qualité. Le dessin de Hermann y est superbe. Les premiers tomes sont beaux même sans avoir besoin de la couleur directe que j'aime tant chez lui, couleur directe que justement on retrouve dans les derniers albums parus de la série et ce de manière toujours aussi sympathique. Visuellement, je retrouve dans les Tours de Bois Maury le plaisir de chaque album que j'ai avec la série Jeremiah. L'histoire y est "vraie", sans recherche du grand spectacle ou du scénario facile. On se sent vraiment entrer dans ce moyen-âge particulièrement véridique et sans maquillage. Les personnages sont très réalistes, sans héros beau/fort/intelligent à tel point que le héros change même au fil des tomes (le seigneur cède la place à l'écuyer puis à l'héritier...), et que ce dernier dans chaque album n'a rien du héros qui résoud tout et savue tout : il est juste acteur ou spectateur, comme un homme dans la vraie vie. En outre, les histoires en question, indépendantes ou presque pour chaque tome, sont intéressantes en elles-mêmes, permettant au lecteur de découvrir des aspects "véridiques" et justes de l'époque moyen-âgeuse, de France jusqu'aux limites de l'Europe.
Daffodil
Daffodil est le nouveau bébé de Frédéric Brrémaud chez Soleil après Robin Hood, Alienor et Sexy Gun. Une fois de plus il nous livre un scénario décalé qui peut plaire et déplaire. L'histoire est rythmée par la course folle de ces 3 agents très spéciales. L'histoire est très sanglante et on se demande même ce qu'elle fait dans la Collection Start...L'humour n'est pas très plaisant, juste quelque piques de temps en temps grâce à Globuline et Roman. Achille est plus mystérieuse voire inquiétante, tandis que Daffodil est en retrait niveau personnalité par rapport à ses deux coéquipieres. Seul bémol, l'histoire avance peu, ce tome est surtout prétexte à présenter les personnages... Le dessin de Rigano est proche de celui de Barbucci, très cartoon et il convient parfaitement à l'histoire déjantée de Daffodil. Les personnages principaux sont très bien stylisés et on les suit avec plaisir. Les couleurs de Paolo Lamanna à dominantes rouges et noires se marient très bien avec les dessins. Bref Daffodil est une petite série qui divertit et j'attends la suite avec une certaine impatience !
Quartier lointain
Je ne vois pas vraiment quoi rajouter à toutes ces éloges, j'ai moi aussi lu avec curiosité cette série et j'ai été agréablement surpris. L'histoire est poétique et on suit avec bonheur cet homme revenu à l'âge de 14 ans qui cherche à changer le cours du temps. C'est beau, c'est frais, c'est un pur moment de bonheur que je ne saurais que conseiller !
Algernon Woodcock
Autant le premier tome est assez bon et laissait espérer une suite du même niveau, autant le second tome fait tache... Au niveau du dessin, rien à redire, c'est beau, maitrisé. Sorel instaure une atmosphère énigmatique intéressante. Les couleurs sont spéciales, mais le tout rend très bien. Le scénario qui est intéréssant dans le premier tome, fini en un grand n'importe quoi incompréhensible dans le second tome. On a droit à des lapins qui parle, des sirènes...et nombre de choses qui n'ont rien à faire dans l'histoire. La fin de l'histoire je l'ai pas trop bien compris mais rien ne me dit de me replonger dans ce second tome !!! Bref une série qui aurait pu être bien mieux....elle est juste pas mal/bof ! 3/5 pour le premier cycle Troisième tome : Là je suis soufflé O_O Autant le premier cycle m'avait déçu, notamment le second tome qui m'a fait renoncer à l'achat, autant ce tome 3 est admirable ! Les dessins et couleurs sont superbes, je ne vois pas quoi dire d'autre concernant cela. Sorel a un style reconnaissable entre milles et c'est sublimes. Les couleurs ne font qu'accentuer cela et elles créent une ambiance oppréssante particulièrement réussie. Pour ce qui est de l'histoire, là aussi je suis scié. J'ai lu l'album d'une traite tant elle m'a passionné. C'est très bien écrit, conté...etc J'ai frissonner par moment...etc. Bref je suis agréablement surpris et même plus, sans doute un des albums indispensable de cette année 2004 Esperons que le 4e tome ne fasse pas retomber le soufflet comme l'a fait le tome 2... Note : 4.5/5 Bilan : Je remonte à 4 et conseille l'achat du tome 3 surtout :)
Atalante - La Légende
Plus ça va et plus ça se dégrade dans cette série! Les dessins et les couleurs ne sont pas du tout ma tasse de thé et le scénario lui devient de plus en plus inintéréssant avec des monstres soit-disant invincibles qui se font tailler en deux en 3 secondes, des répliques qui sont ennuyeuses et inutiles, des personnages absents ou superflus, caricaturant les héros de la mythologie (Hercule passe pour le gros bourrin de service). Le 3e tome n'a fait que renforcer mon avis, heureusement que je l'ai lu dans un supermarché, avec l'apparition d'un personnage parlant en anglais et en espagnol qui a pour rôle de rajouter de l'humour(vaseux) dans cette série. Je sais bien que c'est à prendre au second degré mais là c'est raté puisqu'il est plus lourd qu'autre chose. Il aurait fallu que Crisse fasse une série totalement au second degré ou totalement sérieuse. En tout cas moi ça me plait pas.
Monster
Je viens de finir le 10e tome et j'ai obtenu de cette série la même impression que de 20th Century Boy (que j'ai largement plus apprécié). Déjà le thème est très similaire : un méchant totalement mystérieux dont on ne sait rien au départ et à la poursuite duquel un groupe de gentils comme vous et moi va se lancer comme de simples personnes qui s'opposent à une organisation criminelle voire à un démon qui les dépasse. Ensuite, tout comme 20th Century Boys, l'auteur nous dispense les informations au compte-goutte, élargissant à chaque nouveau tome le champ d'activités du méchant et le choses que découvrent les gentils. Et cela tourne autour du pot mystérieux pendant des tomes et des tomes, laissant intact un suspens voulu par l'auteur. Je trouve le dessin bien fait, même si ce style n'est pas du tout ma tasse de thé. Je trouve la narration sympa. A la lecture de chaque tome, de chaque sous-histoire, j'ai été accroché et je ne lâchais pas le livre. Mais voilà, à la longue, ça en fait trop... Je serais totalement incapable de raconter tout ce qu'il s'est passé dans ces 10 tomes que j'ai lus. Comme nombre de séries mangas (Nausicaa, 20th Century Boys,...), l'auteur s'attarde tellement sur ses personnages, sur l'univers qu'il crée, que ça en devient gigantesque à lire. Et là, justement, il y a tellement de personnages qui sont impiqués dans cette histoire que je n'ai pas su m'attacher à un seul d'entre eux (même pas au héros, Tenma), et même si, par son dessin, l'auteur les différencie bien dans leurs traits et leurs visages, j'en venais même à confondre certains persnnages avec d'autres (notamment les couples de vieux parents successifs : je trouvais qu'ils se ressemblaient tous, ou alors aussi les policiers et enquêteurs successifs qui croisent la route de Tenma et de son enquête sur Johann : ceux-là ne se ressemblaient pas physiquement, mais mentalement, je les ressentais presque identiques les uns aux autres). Et il se passe tellement de choses que c'en est essoufflant. Encore une fois, cela vient sans doute du fait que j'ai lu les tomes 2 à 10 presque d'une traite. C'est la même réflexion que je me suis faite avec 20th Century Boys : mieux vaut les lire avec un temps de décalage entre chacun car sinon c'est l'overdose et on n'a pas la possibilité d'apprécier le suspens global de l'histoire dans son ensemble. En outre, et c'est là qu'intervient surtout mon goût personnel, les histoires policières, les enquêtes et les courses-poursuites, ça n'est pas le type d'histoire qui me plait franchement. Résultat, je n'ai pas ressenti cette envie pressante de lire la suite de chaque tome, pas plus que je ne me sens empressé de lire les tomes après le 10. Et ce qui est certain, c'est que je n'aurais pas envie de relire les tomes déjà lus. En définitive, voilà une série dont la qualité scénaristique et du dessin est indéniable, mais elle ne m'a pas accroché et personnellement je ne l'achèterais pas. Après lecture du tome 11 : Franchement, j'accroche de moins en moins à cette série. Je trouve les personnages ternes et surtout trop distants par rapport au lecteur. Je les suis sans m'y intéresser, sans les voir comme autre chose qu'un pion de plus dans le scénario complexe de l'auteur. En outre, je trouve l'intrigue trop classique (malgré le personnage relativement original de Johann) : c'est une intrigue ultra-complexe avec plein de choses imbriquées, ok, mais dans la globalité de l'histoire, ça me rappelle beaucoup trop d'histoires policières, de thrillers et autres films d'action du même genre. En outre, je trouve le décor franchement trop terne. Et surtout, ça s'étire sur tellement de tomes que, à la longue, ça ne me donne pas envie d'en lire vraiment plus : même le mystère de Johann ne m'intrigue plus. Franchement, d'Urasawa, 20th Century Boy est vraiment mieux à mon goût, un peu comme si Monster était le brouillon de 20th... Après lecture de l'intégrale de la série : Ca y est, j'ai fini Monster. Qu'est-ce que j'en retire au final ? Je trouve que Urasawa utilise bien les ficelles de suspens, de mystère et de dévoilement progressif de ce dernier. Ca donne une série prenante dont on a envie de connaitre la suite et la résolution. Mais il y a quand même pas mal de défauts qui m'ont empêché d'apprécier cette série autant que d'autres. Déjà, c'est trop étiré en longueur : les lieux, les personnages, les intrigues s'accumulent et franchement très vite, à moins de prendre des notes, on s'y perd et c'est un peu lourd. Ensuite, maintenant que je connais le final de cette histoire, je me dis qu'il y a pas mal de facilités scénaristiques (spoiler : par exemple la façon dont tout le monde se retrouve à partir du tome 17 pour un final dramatique, ou encore la facilité qu'ont les "méchants" à "persuader" les gens, etc...). Urasawa laisse planer le mystère sur tout ça au final, mais ça fait quand même un peu simple quand on y réfléchit bien. J'aurais sûrement nettement plus apprécié cette série si elle n'avait pas été aussi longue et si la sauce n'avait pas été tellement montée par l'auteur que la résolution final ne pouvait pas être exempte de défauts.
Contes de la désolation
Quel conteur-dessinateur ce Vanoli... j'ai véritablement été charmée. Il possède tout ce que j'aime chez un artiste, du talent et de l'imagination. Au-delà d'historiettes inouïes contenues dans ces 2 tomes, l'auteur applique un trait tortueux fait de dégradé fondu, un vrai régal pour l'esprit. Un dessin décalé et fabuleux. J'y ai vu l'inspiration de Van gogh et autres impressionistes de talent. J'ai réellement adoré cette courte mais néanmoins intense lecture. Si le graphisme vous transporte, que dire des histoires narrées dans un pure style chimérique et envoûtant. L'imaginaire de Vanoli rejoint le monde parallèle situé juste avant l'heure du réveil. Vous savez ce moment de rêve intense et tellement tangible. Il faut parfois quelques minutes pour comprendre que ce n'était qu'un monde d'extravagances et que la cruelle réalité d'un radio-réveil tonitruant vous fouette la tête et vous ramène sur terre. Eh bien en lisant les contes de la désolation, j'ai eu l'impression de flotter dans cette sphère onirique. J'y ai retrouvé ces instants magiques et très poétiques. mais rassurez-vous le réveil n'est pas aussi douloureux que celui du matin. Par conséquent je ne saurais que conseiller la lecture de ces livres aux âmes de poêtes et autres rêveurs impétueux. N'y cherchez pas l'ordinaire ou basique littérature illustrée car vous seriez déçu. Plongez plutôt dans ce monde étrangement fascinant: l'esprit de Vanoli...