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Couverture de la série La Nef des fous
La Nef des fous

Mon avis (je mets des majuscules à mes phrases vous avez vu !) est que cette bande dessinée (je pense que bd fait partie du lexique destiné aux habitués donc je mets bande dessinées) est tout simplement génialissime, extraordinairement inventive, tout en reprenant des situations déjà vues mais révisées pour devenir extravagantes, drôles (je pense au grand coordinateur, je n'en dirai pas plus pour ne pas révéler la fin de l'histoire !) ! Mais il y a un problème et j'espère que je vais être entendue : je veux une suite, je veux une Nef des fous tome 5 (au passage je voudrais dire que j'adore le titre du tome 4 c'est à dire "au turf") ! Alors Turf au turf !!! Et plus vite que ça s'il te plaît !!! P.S: il faut vraiment lire cette BD, elle est trop terrible. P.S2: on peut pas rajouter des étoiles en plus parce que 5 ce n'est pas suffisant. (NDModérateur : c'est BD, bd, ou bande dessinée ? Merci de m'éclaircir.)

07/03/2004 (modifier)
Par Singe
Note: 5/5
Couverture de la série Miracleman
Miracleman

Cette histoire était à l'origine éditée en 1982 dans "Warrior" en Angleterre (sous le nom "Marvelman"). Seulement le premier tome et un peu du tome 2 ont été imprimé dans "Warrior", avant qu'il ne soit mis fin à la publication. Eclipse Comics a réimprimé ces épisodes et par la suite ils ont continué les histoires par Alan Moore, qui est parti après le 16ème tome. Moore a été remplacé par Neil Gaiman, qui a orienté le comic sous un angle très différent. Après le numéro 24 Eclipse Comics a fait faillite, l'histoire de Miracleman a été laissée dans les limbes et le titre disparut dans l'activité légale. Le numéro 25 a été fini, mais il n'a jamais été publié. Prenant un vieux super héros des comics des années 40, Alan Moore le place dans un environnement moderne (moderne en 1982...). C'est l'histoire du super héros qui a oublié son mot magique, de ce qu'il se produit quand il le redécouvre, comment il fait face à ses nouvelles puissances trouvées, et son voyage pour devenir un dieu. Le dessin dans les premiers épisodes par Garry Leach (à mon avis un artiste très sous-estimée) et Alan Davies semble un peu démodé quand on le compare avec le dessin des comics d'aujourd'hui. Mais rappelez-vous l'âge du livre (et la technologie "primitive" de l'impression utilisée en les années 80) - dans ce contexte, il est d'une haute qualité. Le dessin de Chuck Beckum dans le tome 2 n'est pas si bon (quand l'histoire continuait après les épisodes de "Warrior"). Ceci est rectifié quand Rick Veitch lui succède, mais son travail est parfois très graphique (en particulier la controversée naissance). Le 3eme Tome, "Olympus", est dessiné dans un style très différent par John Totleben, et il est le meilleur, graphiquement parlant, de la série. Ensuite Mark Buckingham suit avec un style plus moderne, également très agréable. L'écriture est toujours du niveau le plus élevé. Alan Moore montre son talent pour prendre l'extraordinaire et le mettre dans les situations ordinaires, une combinaison qui produit des histoires où on nous incite à penser et questionner. Ceci est la première déconstruction du genre des super héros par Alan Moore. Les comparaisons avec "Watchmen" sont inévitables, mais c'est un style d'histoire très différent. Le seul super héros dans "Watchmen" (avec des puissances) est Dr Manhattan, et il est trop détaché de l'humanité pour que l'on puisse s'identifier avec lui. Miracleman est très humain, avec les failles humaines, et il est plus facile de s'identifier à lui. Imaginez que vous découvriez que vous avez les super-puissances - vous feriez quoi ? Comment cela affecterait-il vos proches ? L'histoire commence avec l'examen de ces thèmes, quand le héros redécouvre son origine et qu'il fait l'apprentissage de ses puissances. Au tome 3, les événements rendent Miracleman éloigné de l'humanité. C'est ce tome qui contient la meilleure histoire de la série - il commence 5 années dans le futur (le monde a beaucoup changé), et l'histoire est racontée par Miracleman, qui écrit ses mémoires. Quand Neil Gaiman commence l'écriture de l'histoire, le sujet s'éloigne de Miracleman et sur les événements que se produisent dans le "nouveau monde" qu'est créé. La série finit avant que l'histoire entière ne soit racontée. Il est possible que Miracleman soit encore imprimé - probablement par Marvel Comics. Le gain de Gaiman pour son récent "1602" pour Marvel va favoriser la récupération de Miracleman. Très ironique, parce que c'est Marvel qui a forcé les auteurs à changer "Marvelman" pour "Miracleman" (bien que l'original de Marvelman ait été publié avant de Marvel Comics ait existé). Il est un peu difficile de trouver ces livres maintenant, mais ils valent l'effort. Je vais maintenant essayer de me rappeler mon mot magique...

06/03/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Allez raconte (Papa raconte)
Allez raconte (Papa raconte)

Bon, à la base, je fais partie de ceux qui n'aiment pas acheter une BD où le graphisme est du type "ma p’tite cousine de 6 ans et demi fait mieux" (ceci dit avec le sourire, bien sûr) mais là, je dois avouer avoir lu celle-ci avec un vrai plaisir. Bon, pour revenir justement au dessin, c'est le genre petits bonshommes avec une grosse tête et des bras tout droits avec trois doigts boudinés, bref l'équivalent de dessin d'enfants. Sauf qu'évidemment c'est un vrai dessinateur qui dessine ici, ce qui implique un bon cadrage, de vraies expressions qui se dégagent de ces visages très simplifiés et dans l'ensemble des planches dont la lisibilité est excellente ce qui donne une lecture agréable et amusante. Ensuite, le scénario, on sent carrément la touche Trondheim. Il y a un peu des "Carottes de Patagonie" dans cette improvisation constante de l'histoire racontée et dans le fait que tout y est possible. Et puis, il y a cet humour qui est excellent par moment, mêlant un peu de cartoon ("Et vlan ! un rocher l'écrase, l'histoire est finie !") et beaucoup d'humour sensible de Trondheim ("Maman raconte-nous l'histoire que Papa a commencée !", et quand la maman réalise à quel point l'histoire partait dans tous les sens, elle a un long temps de réflexion puis "bon... Je vais chercher Papa" et voilà le pauvre papa qui est bien obligé de revenir raconter la suite de l'histoire) (oui, bon, c'est plus drôle dans la BD :) ). Bref, ça se lit très agréablement. Maintenant les petits défauts qui font que je ne classe cette BD "que" comme étant "Pas Mal" sont tout d'abord le fait que je ne suis personnellement pas totalement le public de cet album (par rapport au dessin, pas du tout par rapport à l'humour), mais aussi parce que même si c'est drôle, ça s'essouffle à mon goût au bout des 2/3 de l'histoire et lire le tout d'une traite devient un poil (un tout petit duvet) pénible. Mais sinon, je confirme que j'ai passé un moment bien sympa à lire ça.

06/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Donjon Potron-minet
Donjon Potron-minet

Dans la catégorie des Donjons, voilà une série qui ressort un peu du lot par son style et qui intéresse plus que vivement par son histoire : la génése du Donjon. Bon le dessin est égal à lui-même, simpliste sans tomber dans le gribouillage hyéroglyphique de l'innommable Donjon Crepuscule qui n'aurait jamais dû voir le jour. On a droit à moins d'humour et beaucoup plus d'intelligence dans le scénario qui reste intéressant. Une très bonne série au final, qui reste la découverte de la semaine.

06/03/2004 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
Couverture de la série Zhong Guo
Zhong Guo

En ce qui me concerne, c'est la première bd du duo papa & fiston Hermann que je lis. Je ne jugerai donc pas le "duo" en lui-même mais bien la perception de leur travail que j'en ai (toute subjective soit-elle). Je dirais simplement qu'il est difficile de se faire reconnaître dans une profession lorsque plane la célébrité de son père. Contrairement à d'autres, je trouve Hermann père un peu moins "convaincant". Certes, il reste très très bon et ses personnages ont toujours une "sale gueule" aussi bien torchée. La mise en couleur est toujours bluffante, même si les pages monochromes tirant sur le vert sont plutôt bof bof. L'ambiance et les décors ne m'enchantent donc guère. Cette impression est, à mon avis, inhérente au sujet traité par la bd et n'est certainement pas liée à une baisse de régime du papa. Ici, l'univers reste confiné, contrairement à ses autres séries qui "respirent" le grand air dans des décors somptueux. Quant à fiston Hermann, je trouve son scénario de qualité : il est bien rythmé avec des dialogues percutants et non excessifs. Mais, car il y a un mais, le soufflé retombe un peu (beaucoup) dans les dernière pages. J'ai le sentiment que le potentiel du scénario n'a été qu'effleuré. Dommage car les 2/3 de l'album sont vraiment très bons !

06/03/2004 (modifier)
Par huracan
Note: 5/5
Couverture de la série Betty Blues
Betty Blues

Dillies nous offre là un chef-d'oeuvres, déjà un incontournable de la BD. Tout y est, à peine commencée, on pénètre tout entier dans cette histoire s'écoulant sur un air de Jazz. Même si il est souvent comparé à du Blain, du Sfar ou du Trondheim, j'ai trouvé le dessin très original, exceptionnel, possédant quelque chose de vraiment touchant. La colorisation est, elle aussi, très réussie et permet de s'imprégner encore plus de l'ambiance que dégage cette BD. On ne peut faire autrement que s'attacher à ce petit canard, virtuose de la trompette au coeur brisé. Je n'ai pas pu non plus contenir une larme à la fin du récit. INDISPENSABLE!

06/03/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Une éducation algérienne
Une éducation algérienne

Hum... Bon, j'hésite entre dire que c'est Pas Mal et dire que c'est Bof. En effet, j'ai trouvé le contexte intéressant. Je ne connais pas bien la Guerre d'Algérie et encore moins la façon dont elle s'est terminée. J'ai donc trouvé la BD intéressante pour son côté historique. Mais d'un autre côté... D'un autre côté, il y a déjà le dessin. Alain Bignon devait en être à ses débuts car le dessin est assez approximatif, notamment sur les visages qui sont souvent durs à reconnaître (d'autant que la colorisation laisse à désirer et qu'on ne peut même pas les reconnaître à la couleur des cheveux). Et puis il y a le scénario. Oh, l'histoire aurait pu être sympa, enfin surtout intéressante. Mais la narration est ardue, la compréhension souvent difficile. Je dois avouer n'avoir pas tout suivi de l'action et des discussions, je m'y perdais entre les personnages, qui était qui, qui faisait quoi, qui est dans quel camp. En fin de lecture, j'ai eu le sentiment d'être complètement passé à côté du scénario et de l'intrigue. Bref, une BD qui aurait mérité à la fois un dessin un peu meilleur (et aussi une meilleure colorisation) et surtout une narration plus fluide et intelligible.

06/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Krän
Krän

C'est rien que du bon, des dialogues instinctifs, des actions très "brut de décoffrage". Mais passées les apparences brutes et sans cerveau, on peut trouver des notes d'humour très profondes. Je suis en attente du numéro 7. Si vous avez des infos contactez-moi, merci d'avance.

06/03/2004 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Contes d'à-côté
Contes d'à-côté

Un album sympa avec des petites histoires bien connes et absurdes comme je les aime. Dans la première histoire, un mec a une forêt dans son appart et se fait jeter par son propriétaire. Dans la deuxième c'est monsieur marchandises qui fait une réception chez lui, et il a une police d'assurance dans le cas où il ne resterait que des petits toasts aux anchois après 22h. Bref c'est une suite d'histoires bien délirantes dans ce genre. Un album indispensable.

06/03/2004 (modifier)
Par fourmi
Note: 4/5
Couverture de la série Où le regard ne porte pas...
Où le regard ne porte pas...

Que dire de plus si ce n'est qu'on se laisse littéralement charmer par cette BD. Son histoire, ses personnages, son atmosphère douce et qui pourtant se révèle d'une "grande" violence, ce petit village italien, etc, etc. Cette BD ne m'attirait pas d'un premier abord, des dessins trop "classiques", une histoire presque trop "gentille", mais les deux auteurs arrivent à nous happer par je ne sais quelle magie... J'exagère peut-être mais c'est vraiment le sentiment que j'ai ressenti. Une BD toute en émotion, on plonge dans notre vision d'enfant et je crois que c'est ça le secret de cet album. En attente de la suite et la fin de cette histoire.

06/03/2004 (modifier)