Contrairement à l'avis précédent, je trouve le quatrième tome plus réussi que les précédents, surtout au niveau du dessin. Le scénario, bien qu'il verse plus dans le polar, me semble aussi peu abouti que dans les tomes 1, 2 et 3.
Par contre, je viens de lire le 5ème tome, et je dois dire que je suis très enthousiaste. Maleev, le dessinateur du 4ème, reste aux commandes de ce nouveau récit tandis que McFarlane succède à Bendis au scénario. C'est là que réside la véritable nouveauté et il serait malvenu de s'en plaindre quand on voit la qualité de l'intrigue. Moins bavard que Bendis, McFarlane apporte un tempo différent, plus reposant, ce qui ne l'empêche nullement de nous gratifier de dialogues très soignés. Le tout donne un thriller on ne peut plus solide qui donne par moment la chair de poule. Le dessin, quant à lui, est au top ! Bref, il s'agit pour moi du meilleur épisode de la série, plus classique mais aussi plus performant, dommage cependant qu'il réclame une suite. To be continued...
Cela fait aujourd’hui même précisément 10 ans, jour pour jour, que Kurt Cobain, leader de Nirvana, s’est fait sauter le caisson, sans doute pour ne pas assister au triste spectacle qu’offre aujourd’hui l’industrie de la musique, avec son cortège de « stars » élues par SMS à la télé par des gamines de 10 ans, de chanteurs multimillionnaires pleurnichant après les sous que le mp3 et le p2p les empêchent de gagner, de David Bowie faisant l’homme-sandwich pour de l’eau minérale, d'Ozzy Osbourne tentant de relancer sa carrière en devenant une vedette de la télé-réalité, de rappeurs clamant leur haine de la société tout en s’achetant des Benz-Benz-Benz et en devenant chefs d’entreprises de vêtements de sports comme le premier bourgeois venu, de chansons des Beatles ou des Stooges servant de fond sonore à des pubs pour des banques, des assurances ou des bagnoles... Rien que de penser à ce que je viens d'écrire, tiens, pour le coup moi aussi j'ai presque envie de me tirer une balle dans la bouche...
Putain, 10 ans, voilà qui ne nous rajeunit pas, les gars…
Bon, bref. Anniversaire oblige, il va falloir s’attendre à une pelletée d’"hommages" (comprenez : produits dérivés) en tous genres. C’est ce médiocre comic qui ouvre le bal… ça démarre bien…
Les auteurs ne font que survoler la vie pourtant brève de Cobain, effleurant à peine tous les sujets qu’ils semblaient vouloir aborder, trouvant des explications simples et superficielles à tout… Pourquoi Cobain était si profondément malheureux ? Bah, c’est parce que ses parents ont divorcé quand il était p’tit. Pourquoi il s’est suicidé ? Bah, à force de se défoncer à l’héroïne, il avait plus les idées claires (bon, encore heureux qu’ils ne nous sortent pas la fameuse et fumeuse théorie du « C’est pas un suicide, il a été assassiné par un tueur à la solde de l’horrible Courtney Love »). Sa musique ? Des cris à s’en déchirer la gorge, rythmés par une bonne grosse batterie bien forte et bien rapide (eh ouais, faut faire simple, Coco, faut donner envie d’acheter ses disques à la génération qui était trop jeune pour s’y intéresser dans les années 90, mais qui a 16-20 ans aujourd’hui, et les "rebelles" de cette génération-là, nourris de néo-métal à base de « j’ai rien à dire, mais je chante fort, vite, j’ai une grosse guitare trop cool, une barbichette trop cool et un piercing trop cool à l’arcade sourcilière », si tu veux les convaincre que malgré leur vieux look ringard, les Nirvana sont cools, il faut leur livrer un message simple, Coco !). Ses textes ? Aucun commentaire ou explication, seuls quelques courts passages de chanson sont mentionnés de-ci de-là… Le phénomène Smells Like Teen Spirit, qui a transformé en quelques jours une bande de chevelus inconnus en stars planétaires, qui a fini par dégoûter Cobain de ce qu’il faisait et de ce qu’on faisait de lui, est réduit à la simple anecdote qui explique d’où vient son titre. Presque rien sur le rapport aux fans, sur la façon dont on a proclamé contre son gré Cobain porte-parole de la "Génération X", sur les raisons profondes du malaise de Cobain et de cette génération, sur ce qu'on a appelé le mouvement "grunge"... Presque rien sur les tensions au sein du groupe, Novoselic et Grohl (respectivement bassiste et batteur) étant presque réduits à des rôles de figurants (et le 4ème membre du groupe, Pat Smear, arrivé sur le tard, n’est même jamais mentionné). Le rôle de Courtney Love est un peu plus étoffé, mais néanmoins limité à une caricature idiote de pauvre poupée Barbie héroïnomane. Et pour en revenir à Kurt Cobain lui-même, le personnage apparaît pour ainsi dire « aseptisé »… On a vraiment l’impression que cette BD est une commande de la maison de disques, qui voulait une sorte de brochure publicitaire gentillette pour vendre Kurt Cobain et Nirvana aux teens d’aujourd’hui. Alors bien sûr, pour lui garder un côté "cool", il dit des gros mots, fait des doigts d’honneur et casse des guitares sur scène. Mais il apparaît creux, vide, comme s’il n’avait rien à dire, comme s’il n’avait été qu’un singe hurleur qui voulait faire du bruit pour s’éclater, comme s’il n’avait jamais eu aucun message à faire passer à travers sa musique, ses textes, ses interviews, ses attitudes, comme s’il n’avait jamais eu de révolte en lui mais n’avait été mû que par un besoin de se dépenser et par le rêve d’être une star (quand je vous dis que le discours est adapté aux teens d’aujourd’hui !). Le traitement de sa toxicomanie et de son suicide est à l’avenant… Bien sûr, on en parle, parce que là encore ça ajoute au "romantisme noir" du personnage, mais le discours est soigneusement lissé et policé pour évacuer le sens gênant qu’on pourrait trouver derrière ces gestes. Pas question par exemple de dire que, comme une grande majorité d’artistes, Cobain utilisait la drogue comme moteur à sa créativité. Pas question de dire qu’il se défonçait complètement pour échapper à la réalité d’un monde de merde. Non, non, Cobain s’est mis à prendre de la drogue pour faire comme les copains, parce que ça faisait cool, il a continué à en prendre parce qu’il y était physiquement accro, et ça l’a complètement détruit ; toi, jeune qui nous lit, surtout ne cherche pas à l’imiter, la drogue c’est mal ! Même chose pour le suicide, il apparaît comme la conséquence directe de ses abus d’héro, qui lui faisaient perdre la raison ; l’idée qu’il était infiniment malheureux malgré la richesse, la gloire et la famille ; qu’il voulait en finir avec le star-system ; qu’il voulait échapper à ce que le monde du show-biz et des médias faisait de lui ; dire merde une bonne fois pour toutes à un monde qui le dégoûtait ; prouver que, contrairement aux autres stars du "grunge" qui, tout en chantant le désespoir parce que c’est ce que la jeunesse de l’époque voulait entendre, menaient la grande vie, lui ne faisait pas semblant… rien de cela n’est réellement développé…
Alors on pourrait toujours se dire qu’après tout, tout ça est un point de vue comme un autre, que le sous-titre du bouquin précise bien qu’il ne s’agit pas de LA vie de Kurt Cobain, mais d’une vie, sous-entendu une version possible de sa vie. Mais comme le narrateur choisi par les auteurs n’est autre que Cobain lui-même, l’excuse a bien du mal à passer…
Je ne m’étends pas trop sur la maladresse pompeuse de certains passages pseudo-poétiques… Cobain enfant qui tape sur sa batterie-jouet et qui, se faisant sent qu’il "dialogue avec l’univers" (vous pensiez beaucoup à dialoguer avec l’univers quand vous aviez 6 ans vous ?)… Cobain représenté avec des ailes brisées (image reprise en couverture) façon "Kurt, ce pauvre ange déchu"…
Pour ne rien arranger, le dessin est plutôt moche, aucun des personnages ne ressemble à son modèle (à part peut-être Courtney Love, et encore je suis indulgent)…
Non, vraiment, rien à sauver dans ce comic uniquement destiné à l’exploitation commerciale du mythe Cobain. Fans de Nirvana et fans de bonne BD, passez votre chemin !
Le tome 3 de série est dans le même ton que les deux premiers. Le scénario est toujours aussi bien calibré, même si le mystère n'en est plus un (mais JD Morvan nous a promis que cela ne fait en fait que commencer).
Le dessin de Parel est bien mais sans plus, et je trouve qu'il s'est un peu modifié par rapport au tome 2, qui pour moi reste le meilleur. Les couleurs sont pas mal du tout, valent bien en tout celles de Colors Twins. Mais de toute façon, je suis sûr que le dessin de Parel est bien mieux mis en valeur en N/B.
3/5 donc, car cette série est pas mal du tout.
Depuis le temps qu'on me tanait avec "Dans l'cochon tout est bon", je n'ai pas pu résister à l'envie de le lire.
C'est bien un album dans ce genre là que j'attendais, mais je pensais éprouver un réel intérêt pour cette histoire... mais j'attends encore.
Le dessin est agréable, mais ce n'est pas ça le problème (ce serait trop simple). En fait, j'ai été impressionné par tous les aspects technique de ce tome, mais dans l'ensemble, ça ne m'a pas du tout intéressé, je me suis un peu ennuyé même...
Ceci dit, j'ai quand même envie de lire le 2nd tome, parce que cette BD a des qualités et un style que j'apprécie habituellement beaucoup.
Ce qui frappe dans cet album, c'est bien évidemment le dessin. A la fois dépouillé dans ses éléments, et fouillé de par son mélange impressionnant de couleurs, il hésite entre un réalisme photographique pour certains visages et un superbe fouillis de couleurs le reste du temps, créant une ambiance vraiment unique et particulièrement adaptée au sujet.
Steve Niles le dit lui-même : s'il y a bien une chose qui me terrifie rien qu'à y penser, c'est l'idée d'être prisonnier au milieu de nulle part, encerclé, sans personne qui puisse venir à l'aide, et nulle part où se tourner. Autant dire que l'ambiance est sombre.
Les visages des vampires sont assez terribles, tout en dents et en méchanceté inhumaine, à faire frissonner... mais pour autant, le traitement réservé à cette histoire est un peu particulier : finalement assez rapide (le tout fait moins de 90 pages), les longueurs sont évitées, et en particulier les auteurs ne s'attardent pas sur le massacre fait par les vampires. C'est bien sûr à double tranchant : on gagne en efficacité et on évite une lassitude et un épuisement du sujet, mais on perd un peu en horreur et en ambiance. Le parfait opposé pourrait d'ailleurs être Dragon Head, où l'action est étirée ad eternam sur 10 interminables volumes.
Cet album est donc assez vite lu, et sans être extraordinaire, se révèle cependant intéressant de par l'ambiance que son scénario original et son graphisme atypique et véritablement fascinant suscitent, et qui risquent de vous envouter le temps de la lecture, et peut-être même un peu au-delà.
A première vue, je n'étais pas très chaud pour "Short Program"... Le dessin est en effet plutôt peu attirant : des cases assez vides, beaucoup de gros plans, des personnages assez difficiles à différencier... rien qui me donne vraiment envie de le lire.
Mais pourtant, passé la première histoire, on s'aperçoit que ces petites nouvelles sont très agréables. Brodées autour du sentiment amoureux façon fleur bleue / adolescent, elles en proposent de nombreuses variations, quasiment toujours originales, parfois surprenantes, et nous font ressentir à la lecture diverses émotions, tout en nuances et en finesse... et on se retrouve à sourire, bêtement, tendrement, ou carrément hilare.
Petit bémol tout de même : le découpage et la grande ressemblance de certaines personnages font qu'on a parfois un peu de mal à suivre l'action. Mais passé ces petites difficultés, restent des histoires vraiment agréables.
Du Tezuka léger... ça change de "MW".
Le premier tome comporte neuf histoires pour 286 pages. Ces nouvelles ont généralement un caractère original, et se basent sur une pièce de théâtre (l'intrigue, les personnages...) citée et très brièvement décrite en introduction. Elles rappellent assez fortement "Le cratère" ou "Black Jack" pour leur composition : assez brèves, elles sont malgré tout assez denses, et comportent toujours une part de suspense, de surprise et d'originalité, et parfois de fantastique.
Le personnage du Ara aux sept couleurs y est évidemment pour beaucoup. Son caractère est assez similaire à celui de Black Jack : l'argent semble être son principal moteur, mais il n'est pas dénué de tendresse, d'humour et de justice. Comédien surdoué, il parvient toujours à tromper d'une manière ou d'une autre ceux qui font appel à lui dans une mauvaise intention, pour tirer son épingle du jeu.
Le ton général est plutôt bon enfant, avec tout de même quelques passages plus sombres... mais on sait qu'il va s'en sortir à chaque fois, l'intérêt étant de savoir comment il va le faire. Les références aux pièces de théâtre sont plutôt intéressantes et n'alourdissent aucunement la lecture. De nombreux petits gags parsèment l'ensemble, le plus visible étant le personnage de l'inspecteur (-trice) Senri, qui devient toute petite et toute potelée lorsqu'elle voit un oiseau, ajoutant une petite touche comique agréable.
Dans l'ensemble bien sympathiques, bénéficiant d'un découpage très dynamique, les histoires sont évidemment un peu inégales, mais devraient plaire à tous ceux qui ont apprécié "Black Jack".
Dernier mot sur l'adaptation : le format choisi, petit et très épais, donne un album très beau. La papier est de qualité tout à fait correcte, et la jaquette est vraiment très belle (sa texture en particulier est très agréable). Quelques fautes d'orthographe/conjugaison et coquilles subsistent, mais il y a une nette amélioration par rapport au tome 1 de "Black Jack" (qui sur ce point était tout de même assez catastrophique...).
Tomes 2 à 4 :
Sur la durée, "Nanairo Inko" présente de gros défauts : impression de répétition, Tezuka semble ne pas trop savoir quoi faire de son personnage qui est parfois ridiculisé, parfois un "vrai héros"... Le personnage principal est parfois carrément le chien, nettement plus charismatique que l'Ara aux sept couleurs, mais sans que cela constitue une ligne directrice pour autant. Bref, si souvent Tezuka parvient à créer des nuances intéressantes, ici il donne surtout l'impression de se disperser et de ne pas trop savoir quoi faire...
Tome 5 :
Ah. Le mieux vient essentiellement d'une histoire qui occupe la moitié du volume, et qui révèle le passé de l'ara aux sept couleurs : son enfance, les péripéties qui l'ont amené à prendre ce nom et à devenir ce qu'il est. Tezuka se lâche ENFIN (après avoir autant tourné en rond, c'était pas trop tôt). Il parvient à rendre étonnament attachant et humain ce personnage qui avait pourtant perdu toute trace de charisme au fil des tomes, qui devenait souvent une sorte de bouffon, ou de pantin ne réagissant que par automatisme et sans surprise. Tezuka tisse une histoire intéressante, brodant avec imagination, tissant avec brio un mini-mélodrame, et réservant au lecteur une fin certes un peu rocambolesque mais reprenant tous les morceaux de pistes éparses qu'il avait pu semer précédemment. C'est vraiment dommage qu'il ait fallu attendre la toute dernière histoire pour en arriver là...
Super mauvais point au format bunko (par ailleurs très joli) pour sa reliure qui empiète de près d'un centimètre sur le texte, rendant un certain nombre de phylactères illisibles. On notera aussi un sens de lecture parfois inversé à l'intérieur d'une case (il faut lire les bulles de gauche à droite), c'est franchement agaçant.
"Le gang mazda"... Oui, bon...
Que dire? Si ce n'est que je n'ai vraiment pas du tout accroché et que j'ai toujours trouvé ça médiocre? Je n'aime pas les dessins et j'ai trouvé que les "gags" n'étaient pas drôles...
Bref, à éviter selon moi.
Je m’enfile les deux premiers tomes de cette série sans grande passion mais tout de même curieux de connaître le fin mot de l’histoire. On y rencontre des fantômes qui n’en sont pas, des anges dont on ne connaît pas la nature, des artistes bizarroïdes qui pratiquent une forme d’art extrême allant jusqu’au suicide, des multinationales qui manigancent des trucs dont on ignorent encore tout, un savant fou qui fait des recherches bizarres dont on ne sait encore rien. En résumé : ces deux albums ne posent que des questions et n’apportent aucune réponse (à part la fin du deuxième tome qui nous gratifie d’une soit-disante « révélation » que l’on avait deviné depuis le début). Vous me direz que pour connaître le fin mot de toute cette mystérieuse histoire, je n’ai qu’à attendre le 3e et ultime tome, malheureusement celui-ci ne sortira jamais, et par cause : Bignon, le dessinateur est décédé.
Le plus étrange, c’est que le résumé de Dargaud dévoile quelque chose que ne disent pas ces deux albums, je cite : « Imaginons un monde dans lequel chaque individu aurait un ange gardien. Pour de vrai ! Intervention divine ? Non, "tout simplement" un incroyable scénario manigancé par une multinationale, ou plutôt un groupement de personnalités, grands de ce monde qui se sont mis en tête de refaçonner la nature humaine, pour son "bien". » Ceci n’est même pas dit dans les deux tomes, il est bien vaguement question d’ange gardien de temps à autre mais rien de précis n’est dit… le lecteur est juste ballotté de ci, de là, sans trop savoir comment recoller les morceaux et ni jusqu’où tout cela devait le mener. La seule chose dont on soit sûr, c'est que cela se présente d'abord comme un récit fantastique et que cela se révèle être plutôt un récit de science-fiction par la suite... Vous l’aurez compris : impossible de statuer sur la qualité de l’ensemble sans avoir lu ce troisième tome qui n’existera jamais. Dommage, le dessin de Bignon y était intéressant, justement parce qu'inattendu dans ce registre.
L'adultère vu du côté féminin, côté cornu, c'est pas triste. Florence Cestac arrive à faire rire de quelque chose qui n'est pas très drôle au départ. Peut-être a-t-elle pris du recul par rapport à une situation qu'elle a elle-même vécu?
On peut en revanche regretter que Cestac reste dans le discours général et nous raconte l'aventure de l'archétype de la femme mariée qui se fait larguer par l'archétype de l'homme adultère. C'est à la fois la force (tout le monde pourra s'y reconnaître) et la faiblesse de l'album (que de clichés!).
A part ça, j'aime bien le dessin de Cestac, il fonctionne bien, les expressions des personnages font mouche.
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Sam & Twitch
Contrairement à l'avis précédent, je trouve le quatrième tome plus réussi que les précédents, surtout au niveau du dessin. Le scénario, bien qu'il verse plus dans le polar, me semble aussi peu abouti que dans les tomes 1, 2 et 3. Par contre, je viens de lire le 5ème tome, et je dois dire que je suis très enthousiaste. Maleev, le dessinateur du 4ème, reste aux commandes de ce nouveau récit tandis que McFarlane succède à Bendis au scénario. C'est là que réside la véritable nouveauté et il serait malvenu de s'en plaindre quand on voit la qualité de l'intrigue. Moins bavard que Bendis, McFarlane apporte un tempo différent, plus reposant, ce qui ne l'empêche nullement de nous gratifier de dialogues très soignés. Le tout donne un thriller on ne peut plus solide qui donne par moment la chair de poule. Le dessin, quant à lui, est au top ! Bref, il s'agit pour moi du meilleur épisode de la série, plus classique mais aussi plus performant, dommage cependant qu'il réclame une suite. To be continued...
Godspeed - Une vie de Kurt Cobain
Cela fait aujourd’hui même précisément 10 ans, jour pour jour, que Kurt Cobain, leader de Nirvana, s’est fait sauter le caisson, sans doute pour ne pas assister au triste spectacle qu’offre aujourd’hui l’industrie de la musique, avec son cortège de « stars » élues par SMS à la télé par des gamines de 10 ans, de chanteurs multimillionnaires pleurnichant après les sous que le mp3 et le p2p les empêchent de gagner, de David Bowie faisant l’homme-sandwich pour de l’eau minérale, d'Ozzy Osbourne tentant de relancer sa carrière en devenant une vedette de la télé-réalité, de rappeurs clamant leur haine de la société tout en s’achetant des Benz-Benz-Benz et en devenant chefs d’entreprises de vêtements de sports comme le premier bourgeois venu, de chansons des Beatles ou des Stooges servant de fond sonore à des pubs pour des banques, des assurances ou des bagnoles... Rien que de penser à ce que je viens d'écrire, tiens, pour le coup moi aussi j'ai presque envie de me tirer une balle dans la bouche... Putain, 10 ans, voilà qui ne nous rajeunit pas, les gars… Bon, bref. Anniversaire oblige, il va falloir s’attendre à une pelletée d’"hommages" (comprenez : produits dérivés) en tous genres. C’est ce médiocre comic qui ouvre le bal… ça démarre bien… Les auteurs ne font que survoler la vie pourtant brève de Cobain, effleurant à peine tous les sujets qu’ils semblaient vouloir aborder, trouvant des explications simples et superficielles à tout… Pourquoi Cobain était si profondément malheureux ? Bah, c’est parce que ses parents ont divorcé quand il était p’tit. Pourquoi il s’est suicidé ? Bah, à force de se défoncer à l’héroïne, il avait plus les idées claires (bon, encore heureux qu’ils ne nous sortent pas la fameuse et fumeuse théorie du « C’est pas un suicide, il a été assassiné par un tueur à la solde de l’horrible Courtney Love »). Sa musique ? Des cris à s’en déchirer la gorge, rythmés par une bonne grosse batterie bien forte et bien rapide (eh ouais, faut faire simple, Coco, faut donner envie d’acheter ses disques à la génération qui était trop jeune pour s’y intéresser dans les années 90, mais qui a 16-20 ans aujourd’hui, et les "rebelles" de cette génération-là, nourris de néo-métal à base de « j’ai rien à dire, mais je chante fort, vite, j’ai une grosse guitare trop cool, une barbichette trop cool et un piercing trop cool à l’arcade sourcilière », si tu veux les convaincre que malgré leur vieux look ringard, les Nirvana sont cools, il faut leur livrer un message simple, Coco !). Ses textes ? Aucun commentaire ou explication, seuls quelques courts passages de chanson sont mentionnés de-ci de-là… Le phénomène Smells Like Teen Spirit, qui a transformé en quelques jours une bande de chevelus inconnus en stars planétaires, qui a fini par dégoûter Cobain de ce qu’il faisait et de ce qu’on faisait de lui, est réduit à la simple anecdote qui explique d’où vient son titre. Presque rien sur le rapport aux fans, sur la façon dont on a proclamé contre son gré Cobain porte-parole de la "Génération X", sur les raisons profondes du malaise de Cobain et de cette génération, sur ce qu'on a appelé le mouvement "grunge"... Presque rien sur les tensions au sein du groupe, Novoselic et Grohl (respectivement bassiste et batteur) étant presque réduits à des rôles de figurants (et le 4ème membre du groupe, Pat Smear, arrivé sur le tard, n’est même jamais mentionné). Le rôle de Courtney Love est un peu plus étoffé, mais néanmoins limité à une caricature idiote de pauvre poupée Barbie héroïnomane. Et pour en revenir à Kurt Cobain lui-même, le personnage apparaît pour ainsi dire « aseptisé »… On a vraiment l’impression que cette BD est une commande de la maison de disques, qui voulait une sorte de brochure publicitaire gentillette pour vendre Kurt Cobain et Nirvana aux teens d’aujourd’hui. Alors bien sûr, pour lui garder un côté "cool", il dit des gros mots, fait des doigts d’honneur et casse des guitares sur scène. Mais il apparaît creux, vide, comme s’il n’avait rien à dire, comme s’il n’avait été qu’un singe hurleur qui voulait faire du bruit pour s’éclater, comme s’il n’avait jamais eu aucun message à faire passer à travers sa musique, ses textes, ses interviews, ses attitudes, comme s’il n’avait jamais eu de révolte en lui mais n’avait été mû que par un besoin de se dépenser et par le rêve d’être une star (quand je vous dis que le discours est adapté aux teens d’aujourd’hui !). Le traitement de sa toxicomanie et de son suicide est à l’avenant… Bien sûr, on en parle, parce que là encore ça ajoute au "romantisme noir" du personnage, mais le discours est soigneusement lissé et policé pour évacuer le sens gênant qu’on pourrait trouver derrière ces gestes. Pas question par exemple de dire que, comme une grande majorité d’artistes, Cobain utilisait la drogue comme moteur à sa créativité. Pas question de dire qu’il se défonçait complètement pour échapper à la réalité d’un monde de merde. Non, non, Cobain s’est mis à prendre de la drogue pour faire comme les copains, parce que ça faisait cool, il a continué à en prendre parce qu’il y était physiquement accro, et ça l’a complètement détruit ; toi, jeune qui nous lit, surtout ne cherche pas à l’imiter, la drogue c’est mal ! Même chose pour le suicide, il apparaît comme la conséquence directe de ses abus d’héro, qui lui faisaient perdre la raison ; l’idée qu’il était infiniment malheureux malgré la richesse, la gloire et la famille ; qu’il voulait en finir avec le star-system ; qu’il voulait échapper à ce que le monde du show-biz et des médias faisait de lui ; dire merde une bonne fois pour toutes à un monde qui le dégoûtait ; prouver que, contrairement aux autres stars du "grunge" qui, tout en chantant le désespoir parce que c’est ce que la jeunesse de l’époque voulait entendre, menaient la grande vie, lui ne faisait pas semblant… rien de cela n’est réellement développé… Alors on pourrait toujours se dire qu’après tout, tout ça est un point de vue comme un autre, que le sous-titre du bouquin précise bien qu’il ne s’agit pas de LA vie de Kurt Cobain, mais d’une vie, sous-entendu une version possible de sa vie. Mais comme le narrateur choisi par les auteurs n’est autre que Cobain lui-même, l’excuse a bien du mal à passer… Je ne m’étends pas trop sur la maladresse pompeuse de certains passages pseudo-poétiques… Cobain enfant qui tape sur sa batterie-jouet et qui, se faisant sent qu’il "dialogue avec l’univers" (vous pensiez beaucoup à dialoguer avec l’univers quand vous aviez 6 ans vous ?)… Cobain représenté avec des ailes brisées (image reprise en couverture) façon "Kurt, ce pauvre ange déchu"… Pour ne rien arranger, le dessin est plutôt moche, aucun des personnages ne ressemble à son modèle (à part peut-être Courtney Love, et encore je suis indulgent)… Non, vraiment, rien à sauver dans ce comic uniquement destiné à l’exploitation commerciale du mythe Cobain. Fans de Nirvana et fans de bonne BD, passez votre chemin !
7 secondes
Le tome 3 de série est dans le même ton que les deux premiers. Le scénario est toujours aussi bien calibré, même si le mystère n'en est plus un (mais JD Morvan nous a promis que cela ne fait en fait que commencer). Le dessin de Parel est bien mais sans plus, et je trouve qu'il s'est un peu modifié par rapport au tome 2, qui pour moi reste le meilleur. Les couleurs sont pas mal du tout, valent bien en tout celles de Colors Twins. Mais de toute façon, je suis sûr que le dessin de Parel est bien mieux mis en valeur en N/B. 3/5 donc, car cette série est pas mal du tout.
Les Aventures de Philibert
Depuis le temps qu'on me tanait avec "Dans l'cochon tout est bon", je n'ai pas pu résister à l'envie de le lire. C'est bien un album dans ce genre là que j'attendais, mais je pensais éprouver un réel intérêt pour cette histoire... mais j'attends encore. Le dessin est agréable, mais ce n'est pas ça le problème (ce serait trop simple). En fait, j'ai été impressionné par tous les aspects technique de ce tome, mais dans l'ensemble, ça ne m'a pas du tout intéressé, je me suis un peu ennuyé même... Ceci dit, j'ai quand même envie de lire le 2nd tome, parce que cette BD a des qualités et un style que j'apprécie habituellement beaucoup.
30 jours de nuit
Ce qui frappe dans cet album, c'est bien évidemment le dessin. A la fois dépouillé dans ses éléments, et fouillé de par son mélange impressionnant de couleurs, il hésite entre un réalisme photographique pour certains visages et un superbe fouillis de couleurs le reste du temps, créant une ambiance vraiment unique et particulièrement adaptée au sujet. Steve Niles le dit lui-même : s'il y a bien une chose qui me terrifie rien qu'à y penser, c'est l'idée d'être prisonnier au milieu de nulle part, encerclé, sans personne qui puisse venir à l'aide, et nulle part où se tourner. Autant dire que l'ambiance est sombre. Les visages des vampires sont assez terribles, tout en dents et en méchanceté inhumaine, à faire frissonner... mais pour autant, le traitement réservé à cette histoire est un peu particulier : finalement assez rapide (le tout fait moins de 90 pages), les longueurs sont évitées, et en particulier les auteurs ne s'attardent pas sur le massacre fait par les vampires. C'est bien sûr à double tranchant : on gagne en efficacité et on évite une lassitude et un épuisement du sujet, mais on perd un peu en horreur et en ambiance. Le parfait opposé pourrait d'ailleurs être Dragon Head, où l'action est étirée ad eternam sur 10 interminables volumes. Cet album est donc assez vite lu, et sans être extraordinaire, se révèle cependant intéressant de par l'ambiance que son scénario original et son graphisme atypique et véritablement fascinant suscitent, et qui risquent de vous envouter le temps de la lecture, et peut-être même un peu au-delà.
Short program
A première vue, je n'étais pas très chaud pour "Short Program"... Le dessin est en effet plutôt peu attirant : des cases assez vides, beaucoup de gros plans, des personnages assez difficiles à différencier... rien qui me donne vraiment envie de le lire. Mais pourtant, passé la première histoire, on s'aperçoit que ces petites nouvelles sont très agréables. Brodées autour du sentiment amoureux façon fleur bleue / adolescent, elles en proposent de nombreuses variations, quasiment toujours originales, parfois surprenantes, et nous font ressentir à la lecture diverses émotions, tout en nuances et en finesse... et on se retrouve à sourire, bêtement, tendrement, ou carrément hilare. Petit bémol tout de même : le découpage et la grande ressemblance de certaines personnages font qu'on a parfois un peu de mal à suivre l'action. Mais passé ces petites difficultés, restent des histoires vraiment agréables.
Nanairo Inko
Le Gang Mazda
"Le gang mazda"... Oui, bon... Que dire? Si ce n'est que je n'ai vraiment pas du tout accroché et que j'ai toujours trouvé ça médiocre? Je n'aime pas les dessins et j'ai trouvé que les "gags" n'étaient pas drôles... Bref, à éviter selon moi.
La Voix des anges
Je m’enfile les deux premiers tomes de cette série sans grande passion mais tout de même curieux de connaître le fin mot de l’histoire. On y rencontre des fantômes qui n’en sont pas, des anges dont on ne connaît pas la nature, des artistes bizarroïdes qui pratiquent une forme d’art extrême allant jusqu’au suicide, des multinationales qui manigancent des trucs dont on ignorent encore tout, un savant fou qui fait des recherches bizarres dont on ne sait encore rien. En résumé : ces deux albums ne posent que des questions et n’apportent aucune réponse (à part la fin du deuxième tome qui nous gratifie d’une soit-disante « révélation » que l’on avait deviné depuis le début). Vous me direz que pour connaître le fin mot de toute cette mystérieuse histoire, je n’ai qu’à attendre le 3e et ultime tome, malheureusement celui-ci ne sortira jamais, et par cause : Bignon, le dessinateur est décédé. Le plus étrange, c’est que le résumé de Dargaud dévoile quelque chose que ne disent pas ces deux albums, je cite : « Imaginons un monde dans lequel chaque individu aurait un ange gardien. Pour de vrai ! Intervention divine ? Non, "tout simplement" un incroyable scénario manigancé par une multinationale, ou plutôt un groupement de personnalités, grands de ce monde qui se sont mis en tête de refaçonner la nature humaine, pour son "bien". » Ceci n’est même pas dit dans les deux tomes, il est bien vaguement question d’ange gardien de temps à autre mais rien de précis n’est dit… le lecteur est juste ballotté de ci, de là, sans trop savoir comment recoller les morceaux et ni jusqu’où tout cela devait le mener. La seule chose dont on soit sûr, c'est que cela se présente d'abord comme un récit fantastique et que cela se révèle être plutôt un récit de science-fiction par la suite... Vous l’aurez compris : impossible de statuer sur la qualité de l’ensemble sans avoir lu ce troisième tome qui n’existera jamais. Dommage, le dessin de Bignon y était intéressant, justement parce qu'inattendu dans ce registre.
Le Démon de midi
L'adultère vu du côté féminin, côté cornu, c'est pas triste. Florence Cestac arrive à faire rire de quelque chose qui n'est pas très drôle au départ. Peut-être a-t-elle pris du recul par rapport à une situation qu'elle a elle-même vécu? On peut en revanche regretter que Cestac reste dans le discours général et nous raconte l'aventure de l'archétype de la femme mariée qui se fait larguer par l'archétype de l'homme adultère. C'est à la fois la force (tout le monde pourra s'y reconnaître) et la faiblesse de l'album (que de clichés!). A part ça, j'aime bien le dessin de Cestac, il fonctionne bien, les expressions des personnages font mouche.