Les derniers avis (114256 avis)

Par Pio
Note: 4/5
Couverture de la série Gantz
Gantz

Le 6ème tome vient de sortir, je l'ai lu d'une traite comme tous les précédents et comme à chaque fois, j'ai adoré ; et pourtant on n'en sait toujours pas plus sur ce qu'est Gantz, sur pourquoi ces gens se retrouvent là. Donc 6 tomes et une intrigue qui n'avance presque pas et c'est en cela que Gantz pourrait déplaire à certains. Malgré tout je maintiens ma note, car j'adore vraiment ce manga, aussi bien pour sa très grande originalité, le dessin très agréable, pour cette surenchère dans les adversaires que Gantz fait rencontrer aux personnages (on commence avec le martien poireau pour en arriver à un Bouddha géant)... Gantz a tout pour plaire ! Du moins pour l'instant ; mais il faudrait juste attendre de voir pendant combien de temps l'auteur prévoit de nous balader de la sorte, sans nous donner de réponses (peut être que nous n'en saurons jamais davantage). Enfin, il est à noter qu'un long métrage d'animation va bientôt sortir au Japon, et que la bande annonce semble très prometteuse (du moins pour ce qui est de l'animation).

29/02/2004 (modifier)
Par okilebo
Note: 3/5
Couverture de la série Orchidea
Orchidea

Orchidéa est avant tout une tranche de vie comme Cosey aime les écrire. L'auteur nous convie, ici, à faire la connaissance de deux hommes et une femme. Etant frères et soeur, ceux-ci décident de prendre la route pour l'Arizona afin de revoir leur père à l'occasion de son anniversaire. A travers leurs confidences, on apprend à mieux les connaître, ce qui les rend attachants. Les trois personnages principaux ont des caractères assez différents et ne manquent pas de personnalité, surtout Ruby. Le dessin de Cosey est superbe. On devine que l'auteur connaît bien les Etats-Unis car ses décors sont vraiment très réussis. Ceux-ci sont criants de vérité, ce qui donne beaucoup de réalisme au récit. Voici donc une histoire simple et sans prétention qui se laisse lire sans retenue. A suivre !

29/02/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Charlotte et Nancy
Charlotte et Nancy

Bon, déjà, je n'aime pas le dessin. Les personnages sont plutôt bien dessinés, même si les expressions des visages sont souvent totalement vides ou indéchiffrables. Par contre, le décor et le reste sont quasiment inexistants, ou alors dessinés à la règle et sans détails. En outre, la mise en page est souvent mauvaise, rendant la lecture parfois désagréable. Puis ensuite vient le scénario. Bon... Je n'aime pas le monde de la Mode, mais ça, c'est un avis personnel. Mais concernant l'histoire racontée ici, je la trouve trop romantisée, trop manichéenne et surtout trop... superficielle. C'est une histoire qui ne m'a pas intéressé. En outre, le personnage de Nancy est irritant de passivité et, dirait-on, de... stupidité. Franchement, venant de Christin, je trouve le scénario mauvais. La raison qui me fait ne pas mettre 1/5, c'est que les auteurs n'ont pas l'air de vouloir se moquer des lecteurs, qu'ils ont l'air d'avoir fait le travail avec le coeur, et que malgré son scénario romantique, il n'y a pas d'incohérence et de raccourcis détestables dans l'histoire.

29/02/2004 (modifier)
Couverture de la série Hunter X Hunter
Hunter X Hunter

Bon, ce qui explique cette note est tout simplement le fait que Hunter x Hunter est mon manga préféré et de loin. Pourquoi ? Et bien parce que : Sous ses airs de shônen de prime abord, Hunter x Hunter se découvre des points qui l'en diffère des autres productions du genre, et c'est très agréable puisque ce sont des points qui viennent casser les défauts que je trouve aux autres shônen. En particulier, le manga est cohérent et très intelligent. Cohérent et intelligent parce qu'il n'y a pas eu une seule fois où j'ai pu me dire "Si tu es si rapide, pourquoi là tu ne fais pas ça ?" comme j'ai pu me dire dans un Dragon Ball ou dans un Naruto. Ce n'est qu'un exemple ; ce que je veux dire c'est que les combats et le monde dans lequel évoluent les protagonistes ne sont jamais à remettre en question, d'après moi. De plus, on a la chance de voir dès le début des personnages qui sont parmi les plus puissants (je me demande ce qu'aurait fait Goku, si Bou était arrivé au premier tome). Vous n'aurez pas non plus le classique "Je lui ai donné un coup dont il ne se relèvera jamais" puis le "gentil" qui se relève... Ca fait partie du code des shônen et ça n'existe pas dans HxH ; et je préfère que ce soit ainsi car ici, quand quelqu'un meurt, il n'aura pas un dernier mot à dire. Il est mort, point final pour lui, qu'il ait été "gentil", "méchant", un personnage important ou non. Pas de pleurs interminables non plus pour un match de foot perdu. Je ne me souviens d'avoir vu quelqu'un pleurer dans HxH qu'une seule fois, pour la mort d'un proche (et c'est dans un arrière-plan). Je trouve également que les personnages sont tous d'un charisme incroyable. Ils ont tous une personnalité qui leur est propre et qui va directement en adéquation avec leur pouvoir. C'est encore une fois intelligent et bien foutu. J'aime également le fait que les méchants ne se considèrent pas comme méchants. Ils font ce qui leur semble juste pour parvenir à leurs fins. Donc pas de méchant avec un sourire méchant qui va tuer juste pour le plaisir parce que c'est un méchant (bon, à part Hisoka, je vous l'accorde ^^). Finalement, côté dessin, la plupart du temps c'est joli, sans plus du tout, avec quelques passages plutôt vides même. Mais la qualité du scénario, l'envie que vous aurez de continuer toujours plus à lire, l'évolution progressive des héros, et surtout, encore une fois, l'intelligence et la cohérence du monde, font que vous ne pouvez pas passer à côté de cette oeuvre.

29/02/2004 (modifier)
Couverture de la série Le Cabinet Chinois
Le Cabinet Chinois

Cet album est assez étrange. Dans son graphisme complètement personnel (et donc inhabituel, mais néanmoins très séduisant, tout en courbes et ondulations); dans son histoire, se déroulant dans la Hollande du XVIème siècle et qui ne peut que rappeler fortement les contes de fées (en particulier La Belle et la Bête); dans son ryhtme, lent, parfois haché du fait des deux histoires qui s'entrecoupent; et aussi dans les questions qu'il fait se poser... et qui ne trouvent pas forcément réponse. Pourtant, l'ambiance ainsi créée est assez envoutante. Ce (presque) huis-clos est fascinant au même titre qu'un conte, dont il propose d'ailleurs le même genre de double lecture, avec un double sens que certains pourront certes trouver un peu "moral", mais qui est à mon avis bienvenue et n'est pas trop mis en avant. L'ensemble est assez fin. Loin de bon nombre de scénarios plus ou moins efficaces mais peu raffinés, cet album-ci est vraiment plaisant, et plutôt subtil. La façon dont Magriete est objectivée est elle aussi très intéressante, ainsi que son comportement par rapport à ce regard imposé, même si ce thème est surtout suggéré et esquissé. Bref. Bon album, atypique et intéressant. Le premier de l'auteur, en plus, de quoi espérer beaucoup pour l'avenir. :)

29/02/2004 (modifier)
Par Kael
Note: 3/5
Couverture de la série Break Point
Break Point

Houlà là... Les auteurs sont fous de tenter un remake BD de Usual Suspects ! Ce film était allé très loin, comment faire mieux en BD ?! Oui, parce que comme le remarque Don Lope, la repompe est plus que flagrante... Et je ne crois pas aux coïncidences à ce niveau. Bon, pourtant ça se lit bien, même si j'ai du mal à voir comment les prochains tomes pourront m'étonner à vrai dire, tant tout est établi d'avance. Allez, c'est bien fait, c'est carré, efficace et nerveux à souhait, donc ça fait passer un bon moment de lecture. Surtout que le dessin est admirablement mis en couleurs et donne une atmosphère suffisament oppressante pour ce type d'histoire. Alors ok pour la repompe lorsqu'elle est bien faite, donc là ça va. Messieurs les auteurs, étonnez-moi un peu plus aux prochains tomes s'il vous plaît...

29/02/2004 (modifier)
Par Kael
Note: 3/5
Couverture de la série Hauteville House
Hauteville House

On peut pas dire que j'étais chaud pour lire ce 1er album, je sais pas pourquoi. J'avais lu le début et franchement, on ne peut pas dire que ça m'avait intéréssé tellement ça commence doucement... Mais heureusement, la suite est bien meilleure ! En fait, c'est vraiment très sympa vu qu'on traîne dans une époque et dans une géographie peu connue, et les auteurs nous ajoutent une petite touche de SF et de fantastique par-dessus, le cocktail est détonnant :) Le dessin est impec', bien que parfois un peu gras, rendant la couleur un peu laborieuse. Ceci dit, c'est un projet très ambitieux qui peut décoller complètement au prochain tome, mais aussi se planter (ce que je n'espere pas bien sûr !) Donc à suivre...

29/02/2004 (modifier)
Couverture de la série Les Tuniques Bleues
Les Tuniques Bleues

Je conseille l'achat de certains tomes de cette bd mais peut-être pas toute la série quand même (assez vaste !). Cela fait longtemps que j'ai découvert cette série, j'avais tout de suite accroché ! Aujourd'hui je ne la suis plus, mais je prend plaisir à feuilleter les derniers tomes parus, un peu de nostalgie! :) Certes, le style est plus que classique, et si les scénarios sont variés, certains élements sont excessivement répétitifs (Blutch déserte, le sergent le rattrape, ils s'aiment, se détestent, etc.) ; mais ce dernier point est propre à la BD humoristique et participe au charme de la série. C'est drôle, distrayant, Blutch ajoute du piquant et des répliques bien senties. Et puis, ce qu'il fut dire, cette série est loin de faire une apologie de cette guerre qui cache bien autre chose que l'abolition de l'esclavage ! C'est intelligent sans être prise de tête et, je pense, bien documenté. Si je n'ai pas mis une note plus élevée, c'est que depuis j'ai grandi (il faut bien :( ), et je me suis tournée vers d'autres BD. Néanmoins, "Les Tuniques Bleues" reste LA série favorite de mon enfance! A découvrir donc, même pour les réfractaires du genre !

29/02/2004 (modifier)
Par Cassidy
Note: 1/5
Couverture de la série Marvels
Marvels

Le dessin "quasi-réaliste" d’Alex Ross a été à la mode dans le milieu des comics pendant un certain temps. Les 2 principaux éditeurs, DC et Marvel, semblaient mourir d’envie de voir leur super-héros redessinés non plus comme des personnages de BD ou de cartoon, mais comme des "vrais gens". Mais plutôt que de se contenter de demander à Ross de dessiner des couvertures ou des posters, ils lui ont fait faire des BD entières, ce qui restera l’une des grandes FAUSSES bonnes idées de l’histoire des comics, puisqu’elle donna lieu à des BD toutes plus médiocres les unes que les autres. Pour DC, ce fut notamment "Kingdom Come" et, pour Marvel, "Marvels". Les fausses bonnes idées, hélas, "Marvels" les accumule. Déjà, pour être en adéquation avec le dessin de Ross, le scénar de Busiek se veut lui aussi "quasi-réaliste" (l’histoire est racontée du point de vue d’un être humain normal et se déroule en parallèle à des événements historiques du monde réel, comme la seconde guerre mondiale). Or, primo, super-héros et réalisme font rarement bon ménage, et secundo, l’une des rares fois où ça a donné quelque chose de bien, ça a donné quelque chose de tellement mémorable qu’il est difficile de passer après sans souffrir de la comparaison… N’est pas Alan Moore qui veut et, hélas pour "Marvels", le traitement de ce concept par Busiek n’arrive pas à la cheville de "Watchmen". Il échoue complètement dans sa tentative de donner un aspect réel à tout cela, les invraisemblances propres aux super-héros Marvel étant inconciliables avec cette ambition de réalisme. Ainsi, tous les héros semblent avoir élu domicile à New York et nulle part ailleurs ; les affrontements entre personnages surpuissants sont si fréquents et destructeurs qu’on a l’impression qu’ils dévastent la moitié de la ville environ une fois par an, mais malgré ça elle semble toujours pimpante, intacte, propre et souriante… Dans "Watchmen", l’existence de surhommes dans le monde réel rendait ce monde différent du nôtre : les inventions dues aux super-cerveaux de Dr. Manhattan et Ozymandias faisaient que les années 80 de "Watchmen" sont plus avancées technologiquement que nos années 2000 ; Dr. Manhattan avait permis aux Américains de gagner la guerre du Viêt-Nam… Rien de cela dans "Marvels" : le monde a suivi le même cours que le nôtre, malgré l’existence de super-héros… et c’est pas crédible ! Il y a une vanne qui dit que, si les Américains avaient vraiment eu des types aussi forts que Rambo et l’Agence tous risques au Viêt-Nam, ils auraient gagné la guerre ; eh bien de même, si des super-héros avaient vraiment aidé les Alliés pendant la seconde guerre mondiale, elle aurait été vite finie à mon avis… Là, non, Captain America et ses potes y participent, mais elle suit son cours normal, la guerre… Autre fausse bonne idée : alors que l’éditeur Marvel a basé son succès sur le fait que, bien que ses héros aient des pouvoirs extraordinaires, ils doivent néanmoins affronter les problèmes ordinaires des gens ordinaires (Spider-Man ou la Torche Humaine font leur crise d’adolescence, DareDevil est aveugle, Hulk n’a plus rien à se mettre pour aller au bal de la promo parce qu’il a niqué toutes ses fringues, etc…), Busiek passe son temps à insister lourdement sur le fait que tous ces super-héros sont des êtres hors du commun, des demi-dieux, bien au-dessus de nous autres, pauvres mortels. Alors, essayer de faire quelque chose de neuf, ça peut paraître louable, mais essayer de rendre hommage à Marvel en faisant exactement le contraire de ce qu’ils ont toujours fait, c’est un peu débile, non ? Toujours au chapitre des idées à la con, le personnage principal, reporter obsessionnel qui consacre sa vie aux super-héros. Idée à la con parce que ce type est agaçant, pas du tout attachant, qu’il est bavard et qu’il va passer la série (et sa vie) à rabâcher la question "Mais quelle est notre place à nous, malheureux humains ordinaires, dans ce monde où habitent désormais des surhommes ?" sans jamais que le scénario semble avoir la moindre envie d’y donner le moindre élément de réponse intéressant. Finalement, la seule réponse qu’on peut trouver, c’est en gros "Ferme ta gueule, réfléchis pas trop, regarde-les faire, et sois fasciné"… Remarquez, ça pourrait faire un bon slogan pour l’éditeur... Comme cet abruti prend toute la place, du coup, les héros eux-mêmes se retrouvent réduits au rang de figurants. C’est un comble, non ? Cette BD nous répète à longueur de pages qu’ils sont partout et qu’ils sont fascinants, et elle refuserait presque de nous les montrer ! Tout au plus voit-on, de temps en temps, une de ces fameuses "images d’Épinal" dont parle Arzak : l’arrivée de Galactus et du Surfer d’Argent sur Terre, le mariage de Red Richards et Jane Storm, la mort de Gwen Stacy… Au final, d’ailleurs, c’est tout ce qu’on retiendra de cette ennuyeuse saga : quelques moments forts de l’histoire de Marvel redessinés par Alex Ross. C’est sûr qu’avec son style si particulier, ça aurait fait de chouettes couvertures ou de chouettes posters. Mais une bonne BD, certainement pas. A NOTER : en plus de l'édition cartonnée chez Téméraire présentée par Arzak, il existe également une version intégrale en TP publiée chez Semic. Soleil avait également prévu de rééditer la série mais l'ont finalement annulée.

29/02/2004 (modifier)
Couverture de la série Jessica Jones : Alias (Alias)
Jessica Jones : Alias (Alias)

Tome 1 : Le piège.
Bendis continue sur sa lancée, et signe un scénario proche de celui de Powers. Ancien(ne) super-héros devenu détective, histoire mêlant des super-héros traités comme des éléments de la société, éléments de découpage similaires (itérations iconiques, zooms, sobriété dans les effets, chaînage et entrelacements des bulles, etc.), ces deux séries ont bien quelques points en commun. L'histoire est plutôt lente, sans grande action. Il s'agit plutôt d'un thriller, la tension qui s'établit lors de la lecture étant ici importante. Pour autant, elle peut paraître manquer un peu de rythme, et le dénouement arriver de façon un peu inattendue, molle... Mais il me semble qu'il s'agit surtout là d'une "marque de fabrique", et si vous appréciez ce que fait Bendis en général, il y a de bonnes chances pour que "Alias" vous plaise. Dans tous les cas, l'idée de base est intéressante, de même que le regard que portent les gens (en particulier les policiers) sur Jessica, l'ex-héroïne. On sent une complexité sous-jacente dans ce regard qui peut augurer d'une bonne suite.

28/02/2004 (modifier)