Oui c'est bien vrai. Dommage que cette BD soit méconnue, car elle est passionnante.
La qualité de la recherche historique faite par l'auteur est remarquable. On se trouve réellement plongé dans le pays Cathare du XIII ème. On y apprend tout sur cette religion issue du christianisme qui fut noyée dans le sang au cours d'une longue croisade.
Ce qui est bizarre avec cette BD c'est que j'ai du mal à dire pourquoi j'ai tellement aimé. L'histoire est assez ordinaire. Et pourtant j'ai lu de bout en bout sans m'ennuyer une seconde (et avec autant de pages, c'était pas gagné).
C'est touchant, peut-être parce que c'est ordinaire, et qu'on peut s'y retrouver ? Peut-être que les histoires d'amour sont universelles ?
Je n'en sais rien....
Le dessin est très beau, le n&b ajoute beaucoup de force au propos.
Je pourrais me damner pour cette série.
A la fois très éveillée et très naïve, elle aborde l'écologie, l'émerveillement de l'enfant, l'amour, avec tellement de simplicité qu'on ne peut qu'aimer.
Les dessins sont superbes, Frank sait si bien rendre un décor et son atmosphère. Une série à la fois ancrée dans la réalité et dans les rêves.
Cet échalas maladroit fait du quotidien un doux songe, et on se dit qu'on peu de poésie dans notre vie ne fait jamais de mal.
Aaaah, les belles histoires qu'on nous faisait à l'époque ! :)
Ce qui aurait pu (dû) être une série s'est arrêté au tome 1, à mon grand dam (à l'époque). Pourtant les bases semblaient être posées, avec un petit village préhistorique, un chef grognon capricieux et prompt à s'énerver, un sorcier intriguant au strabisme divergent qui me fascinait à l'époque, une belle jeune fille (la fille du chef), un Gourh maladroit et pas très doué en butte à la tradition et aux dures réalités incarnées par le chef et le sorcier, et enfin un rival, un gros chasseur costaud et pas très futé. Bref, tous les ingrédients classiques pour faire une gentille et drôle petite histoire.
Alors bon, évidemment c'est vieux, daté, pas très original. Oui, le tout n'a pas forcément bien vieilli (mais de toute façon il n'a jamais été réédité je crois). Et pourtant je me suis pris à relire cet album avec un bête sourire sur les lèvres. Nostalgie. :)
En théorie, je n'aime pas Reiser. Je n'aime pas son dessin façon gribouillage un peu crade, et je trouve son humour trop trash et pas drôle.
Mais là, je dois avouer avoir rigolé sur presque la moitié des gags de cet album. Alors bien sûr, il y a toujours pas mal d'humour trash et provocateur dans cette BD - quoique moins que dans la plupart de ses autres BDs, je trouve - mais il y a aussi pas mal de bonnes idées, de gags dont la chute est bonne et d'images d'humour franchement marrantes.
Donc pour un album dont la moitié des gags se laissent lire sans trop de difficulté, et dont une bonne partie du reste est marrante, je trouve que ça donne un album finalement pas mal.
Par contre, je n'irai pas jusqu'à payer le prix de cet album pour posséder ça.
Cette BD n'apporte pas grand chose. Ayant lu la nouvelle avant, j'ai été quelque peu déçue : ça colle au bouquin, parfait, c'était quoi l'intérêt ? non, parce que si c'est juste pour le plaisir de dessiner, ok, je dis rien. Encore que... J'ai vu du meilleur Ferrandez...
J'avais été scotchée par la nouvelle, qui exploite l'insconscient de manière originale, mais elle est à mon avis trop complexe pour servir de support à une BD. Le type cogite énormément, et ça nuit au rythme de l'album, bien que quelques trucs aient été coupés.
Non, vraiment, ma seule question est : quel est l'intérêt ?
(note à Don Lope : lis la nouvelle, tu comprendras la chute et tu seras un peu moins déçu)
Revivre en BD les romans de capes et d'épées qui m'ont tant fait rêver étant gamin !!! Rien que pour cela je dois remercier les auteurs (nostalgie quand tu nous tiens !) de cette excellente série.
Inutile de disserter longtemps sur le dessin de Marini, tout ou presque a été dit quant à sa beauté, sa fluidité et surtout sa mise en couleurs. Qui plus est, le graphisme est servi par un scénario taillé sur mesure par Desberg et qui n'envie rien aux films bondissants de Jean Marais ou d'Errol Flynn, l'aventure est trépidente, le héros beau comme un camion et les filles appétissantes mais, comme c'est souvent le cas avec Marini, particulièrement vénéneuses.
Certes l'histoire du complot et du sémillant héros qui va tout faire pour déjouer les plans de l'infâme méchant est éculée et traitée ici de façon ultra traditionnelle, mais c'est ce qui fait le chqrme de cette série, car on se retrouve vraiment plongé dans les romans et les films que l'on a pu voir étant gamin. C'est une oeuvre qui, malgré un traitement graphique tout ce qu'il y a de plus moderne, joue à fond la carte de la nostalgie et cela marche vraiment bien, même si ce ne sera jamais une série culte, car certainement traitée de manière trop conventionnelle. Quelque part j'attendais de Marini et Desberg un peu plus d'inventivité et de témérité sur cette histoire.
Chez Mosquito ils aiment bien Battaglia, et ils (ré)éditent toutes ses oeuvres. C'est tout à fait louable, cependant leur résumé est peut-être ** un poil ** enthousiaste.
Je dois confesser n'avoir jamais lu que de rares extraits de Gargantua et Pantagruel, ce qui influence forcément quelque peu ma perception de cet album.
L'adaptation en tant que telle est difficile, du fait de la densité de l'histoire originale. On s'aperçoit en cours de lecture que certains éléments ont été passés sous silence, ce dont on ne doit pas s'apercevoir si on a lu les romans. Les textes off sont par moment très présents (parfois sur une page entière), ce qui alourdit sensiblement la lecture.
Les illustrations sont quant à elles très belles, la couleur réussissant vraiment bien à Battglia. Les proportions par contre, sont à l'avenant : Gargantua par exemple, est tantôt grand comme deux hommes, tantôt il est assis entre les deux tours de Notre Dame comme sur un fauteuil... Difficile de faire autrement, selon toute vraisemblance, mais l'effet est tout de même bizarre.
Ceci dit, et au risque de me faire hurler dessus, l'histoire est vraiment, mais vraiment chiante. Rabelais semble avoir particulièrement affectionné les énumérations et les grands chiffres, ce qui fait qu'on en retrouve un peu partout. C'est d'une lourdeur invraisemblable et d'une totale futilité.
Par ailleurs il s'agit là d'aventures dans le pire sens du terme. Gargantua fait un truc, hop on fait la fête, on boit. Pantagruel fait quelque chose, hop, un festin et de la boisson... L'adaptation ayant en plus raccourci le récit, on se retrouve à contempler une succession de faits vaguement surprenant (pour le paysan moyen de l'époque, ça devait l'être), vaguement merveilleux. Quant à y rechercher une cohérence...
Rabelais a également son langage à lui. Je cite (Gargamelle, la mère de Gargantua est en train de bâfrer des tripes) :
"On a grande envie de mâcher de la merde si on mange ce qui l'enveloppe." Gargamelle en mangea seize muids, deux tonneaux et six pots. Ô la belle matière fécale qui devait boursoufler en elle !
Voilà, bon, vous je sais pas, mais moi ça ne m'arrache pas vraiment un sourire...
Lecture pénible, surtout "Pantagruel", avec la quête de la dive bouteille qui est absolument insupportable. :(
Rien à redire, c'est superbe. Des dessins magnifiques avec une mention particulière pour le travail effectué sur les couleurs, des jeux de mots à foison et une intrigue pleine de rebondissements.
Cette série est géniale !
Cet album est plutôt bon tant dans son histoire, qui soulève pas mal de questions et éveille bien la curiosité, que dans son traitement graphique très soigné et détaillé.
Cependant il n'en reste pas moins que l'on est en présence d'un premier tome d'une série fantôme et j'ai les plus grands doutes quant à sa poursuite, c'est pourquoi, malgré ses qualités intrinsèques, j'en déconseille l'achat dans l'immédiat.
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Mémoire de cendres
Oui c'est bien vrai. Dommage que cette BD soit méconnue, car elle est passionnante. La qualité de la recherche historique faite par l'auteur est remarquable. On se trouve réellement plongé dans le pays Cathare du XIII ème. On y apprend tout sur cette religion issue du christianisme qui fut noyée dans le sang au cours d'une longue croisade.
Blankets - Manteau de neige
Ce qui est bizarre avec cette BD c'est que j'ai du mal à dire pourquoi j'ai tellement aimé. L'histoire est assez ordinaire. Et pourtant j'ai lu de bout en bout sans m'ennuyer une seconde (et avec autant de pages, c'était pas gagné). C'est touchant, peut-être parce que c'est ordinaire, et qu'on peut s'y retrouver ? Peut-être que les histoires d'amour sont universelles ? Je n'en sais rien.... Le dessin est très beau, le n&b ajoute beaucoup de force au propos.
Broussaille
Je pourrais me damner pour cette série. A la fois très éveillée et très naïve, elle aborde l'écologie, l'émerveillement de l'enfant, l'amour, avec tellement de simplicité qu'on ne peut qu'aimer. Les dessins sont superbes, Frank sait si bien rendre un décor et son atmosphère. Une série à la fois ancrée dans la réalité et dans les rêves. Cet échalas maladroit fait du quotidien un doux songe, et on se dit qu'on peu de poésie dans notre vie ne fait jamais de mal.
Gourh le Ba-Lourh
Aaaah, les belles histoires qu'on nous faisait à l'époque ! :) Ce qui aurait pu (dû) être une série s'est arrêté au tome 1, à mon grand dam (à l'époque). Pourtant les bases semblaient être posées, avec un petit village préhistorique, un chef grognon capricieux et prompt à s'énerver, un sorcier intriguant au strabisme divergent qui me fascinait à l'époque, une belle jeune fille (la fille du chef), un Gourh maladroit et pas très doué en butte à la tradition et aux dures réalités incarnées par le chef et le sorcier, et enfin un rival, un gros chasseur costaud et pas très futé. Bref, tous les ingrédients classiques pour faire une gentille et drôle petite histoire. Alors bon, évidemment c'est vieux, daté, pas très original. Oui, le tout n'a pas forcément bien vieilli (mais de toute façon il n'a jamais été réédité je crois). Et pourtant je me suis pris à relire cet album avec un bête sourire sur les lèvres. Nostalgie. :)
Phantasmes
En théorie, je n'aime pas Reiser. Je n'aime pas son dessin façon gribouillage un peu crade, et je trouve son humour trop trash et pas drôle. Mais là, je dois avouer avoir rigolé sur presque la moitié des gags de cet album. Alors bien sûr, il y a toujours pas mal d'humour trash et provocateur dans cette BD - quoique moins que dans la plupart de ses autres BDs, je trouve - mais il y a aussi pas mal de bonnes idées, de gags dont la chute est bonne et d'images d'humour franchement marrantes. Donc pour un album dont la moitié des gags se laissent lire sans trop de difficulté, et dont une bonne partie du reste est marrante, je trouve que ça donne un album finalement pas mal. Par contre, je n'irai pas jusqu'à payer le prix de cet album pour posséder ça.
La Boîte noire
Cette BD n'apporte pas grand chose. Ayant lu la nouvelle avant, j'ai été quelque peu déçue : ça colle au bouquin, parfait, c'était quoi l'intérêt ? non, parce que si c'est juste pour le plaisir de dessiner, ok, je dis rien. Encore que... J'ai vu du meilleur Ferrandez... J'avais été scotchée par la nouvelle, qui exploite l'insconscient de manière originale, mais elle est à mon avis trop complexe pour servir de support à une BD. Le type cogite énormément, et ça nuit au rythme de l'album, bien que quelques trucs aient été coupés. Non, vraiment, ma seule question est : quel est l'intérêt ? (note à Don Lope : lis la nouvelle, tu comprendras la chute et tu seras un peu moins déçu)
Le Scorpion
Revivre en BD les romans de capes et d'épées qui m'ont tant fait rêver étant gamin !!! Rien que pour cela je dois remercier les auteurs (nostalgie quand tu nous tiens !) de cette excellente série. Inutile de disserter longtemps sur le dessin de Marini, tout ou presque a été dit quant à sa beauté, sa fluidité et surtout sa mise en couleurs. Qui plus est, le graphisme est servi par un scénario taillé sur mesure par Desberg et qui n'envie rien aux films bondissants de Jean Marais ou d'Errol Flynn, l'aventure est trépidente, le héros beau comme un camion et les filles appétissantes mais, comme c'est souvent le cas avec Marini, particulièrement vénéneuses. Certes l'histoire du complot et du sémillant héros qui va tout faire pour déjouer les plans de l'infâme méchant est éculée et traitée ici de façon ultra traditionnelle, mais c'est ce qui fait le chqrme de cette série, car on se retrouve vraiment plongé dans les romans et les films que l'on a pu voir étant gamin. C'est une oeuvre qui, malgré un traitement graphique tout ce qu'il y a de plus moderne, joue à fond la carte de la nostalgie et cela marche vraiment bien, même si ce ne sera jamais une série culte, car certainement traitée de manière trop conventionnelle. Quelque part j'attendais de Marini et Desberg un peu plus d'inventivité et de témérité sur cette histoire.
Gargantua & Pantagruel
Chez Mosquito ils aiment bien Battaglia, et ils (ré)éditent toutes ses oeuvres. C'est tout à fait louable, cependant leur résumé est peut-être ** un poil ** enthousiaste. Je dois confesser n'avoir jamais lu que de rares extraits de Gargantua et Pantagruel, ce qui influence forcément quelque peu ma perception de cet album. L'adaptation en tant que telle est difficile, du fait de la densité de l'histoire originale. On s'aperçoit en cours de lecture que certains éléments ont été passés sous silence, ce dont on ne doit pas s'apercevoir si on a lu les romans. Les textes off sont par moment très présents (parfois sur une page entière), ce qui alourdit sensiblement la lecture. Les illustrations sont quant à elles très belles, la couleur réussissant vraiment bien à Battglia. Les proportions par contre, sont à l'avenant : Gargantua par exemple, est tantôt grand comme deux hommes, tantôt il est assis entre les deux tours de Notre Dame comme sur un fauteuil... Difficile de faire autrement, selon toute vraisemblance, mais l'effet est tout de même bizarre. Ceci dit, et au risque de me faire hurler dessus, l'histoire est vraiment, mais vraiment chiante. Rabelais semble avoir particulièrement affectionné les énumérations et les grands chiffres, ce qui fait qu'on en retrouve un peu partout. C'est d'une lourdeur invraisemblable et d'une totale futilité. Par ailleurs il s'agit là d'aventures dans le pire sens du terme. Gargantua fait un truc, hop on fait la fête, on boit. Pantagruel fait quelque chose, hop, un festin et de la boisson... L'adaptation ayant en plus raccourci le récit, on se retrouve à contempler une succession de faits vaguement surprenant (pour le paysan moyen de l'époque, ça devait l'être), vaguement merveilleux. Quant à y rechercher une cohérence... Rabelais a également son langage à lui. Je cite (Gargamelle, la mère de Gargantua est en train de bâfrer des tripes) : "On a grande envie de mâcher de la merde si on mange ce qui l'enveloppe." Gargamelle en mangea seize muids, deux tonneaux et six pots. Ô la belle matière fécale qui devait boursoufler en elle ! Voilà, bon, vous je sais pas, mais moi ça ne m'arrache pas vraiment un sourire... Lecture pénible, surtout "Pantagruel", avec la quête de la dive bouteille qui est absolument insupportable. :(
De Cape et de Crocs
Rien à redire, c'est superbe. Des dessins magnifiques avec une mention particulière pour le travail effectué sur les couleurs, des jeux de mots à foison et une intrigue pleine de rebondissements. Cette série est géniale !
Sasmira
Cet album est plutôt bon tant dans son histoire, qui soulève pas mal de questions et éveille bien la curiosité, que dans son traitement graphique très soigné et détaillé. Cependant il n'en reste pas moins que l'on est en présence d'un premier tome d'une série fantôme et j'ai les plus grands doutes quant à sa poursuite, c'est pourquoi, malgré ses qualités intrinsèques, j'en déconseille l'achat dans l'immédiat.