Les derniers avis (114163 avis)

Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Le Temps des Bombes
Le Temps des Bombes

Bonne idée que de nous plonger dans le Paris des années 1880-90, au cœur des apprentis anarchistes. Ceux-ci ballottent entre action coup de poing et réflexion journalistique. La cellule constituée par Milou et Augustin est en soi une micro-société avec ses meneurs, ses penseurs, ses déséquilibrés… Très intéressant, dommage que le dessin de Moynot faiblisse au début du troisième chapitre, car la rigueur de ses décors et costumes, mais aussi la représentation des aspirations et désirs de ces « sans-milieux » force le respect.

23/02/2004 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Balade Balade
Balade Balade

Je dois l’avouer, cet album m’a piégé de bout en bout. D’abord parce que j’ai pensé que l’intrigue du feuilleton radiophonique était la trame principale. Et paf ! On nous explique que non, et du coup l’histoire prend une toute autre direction, et dès lors, on peut s’attendre à tout. On est ainsi dérouté jusqu’à la fin, qui est un peu en-deça de l’ensemble, jusque-là assez agréable. Le dessin de Kokor est plaisant, sans être génial. Une curiosité.

23/02/2004 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Broderies
Broderies

Très drôle. Le regard tendre et pas désenchanté d’une occidentale qui est née et a vécu toute sa jeunesse en Iran. Derrière les voiles, la république islamique, les femmes entretiennent leur vivacité d’esprit, leurs anecdotes savoureuses en étant le meilleur moteur. Un auteur à découvrir.

23/02/2004 (modifier)
Par Spooky
Note: 5/5
Couverture de la série Presque
Presque

Le moins que l’on puisse dire est que l’on ne peut rester indifférent(e) à Presque. A mille lieues de la production actuelle de Larcenet. Car on a là un livre écrit avec les tripes, un pur cri de colère transformé en mots, en images sur le papier. En préambule l’auteur nous dit qu’il n’a plus la rage, mais le contenu du bouquin le contredit. C’est très haché, brut, et Larcenet a carrément changé de style pour nous raconter cette triste anecdote du temps où il était militaire. Les interludes au style trondheimiens donnent de prime abord l’impression de respiration, de légèreté, mais l’effet est inverse. On nous montre crûment la détresse d’un pauvre gars subissant la sottise de la grande muette. Cette histoire a réveillé quelques souvenirs déplaisants en moi… :(

23/02/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Professeur La Palme (Les aventures du)
Professeur La Palme (Les aventures du)

Je possède le premier tome de cette série depuis de nombreuses années et je gardais une certaine affection pour cet album depuis ma jeunesse. Mais en le relisant très récemment, j'ai franchement été déçu, finalement. Etant enfant, je me disais qu'il fallait sans doute être adulte pour mieux l'apprécier : en effet, le graphisme est très strict, proche d'un Blake et Mortimer ou d'un Tintin et Milou (du moins dans le style). Et les personnages sont d'un type assez vieillot (le vieux professeur qui mène l'enquête, son assistant sérieux mais un peu froussard, des méchants ultra-typiques...). Mais en l'ayant relu avec des yeux d'adultes, je me dis que non, c'est beaucoup trop simpliste pour être destiné à d'autres que des enfants ou de jeunes adolescents. Les histoires sont indubitablements inspirées de celles de Blake et Mortimer, de "Tintin" ou d'albums d'aventures "à l'ancienne". Les méchants sont ultra-typés : il y a l'aristocrate avec son monocle, la brute sans cervelle, le petit teigneux barbu et lanceur de couteau, le savant (pas fou, pour une fois) mais qui s'est placé du mauvais côté de la barrière du bien et du mal... Les scénarios sont bourrés de raccourcis, de coïncidences exagérées et de facilités : le but est de plonger au plus vite dans l'action, et tant pis si ça paraît incohérent ou trop simple. Et en définitive, le charme qu'apportait dans ma jeunesse la partie référencée fantastique de l'histoire s'effondre pour moi quand je me rends compte maintenant de la simplicité du scénario. En gros, j'ai l'impression que c'est une BD qui a mal vieilli.

23/02/2004 (modifier)
Par erta
Note: 4/5
Couverture de la série Shaolin Moussaka
Shaolin Moussaka

Les aventures rocambolesques des extravagants Vermouth Le Poussin, Mlle Moussaka, Maitre Wang et consoeurs m'ont littéralement épuisé; car de catastrophe en rebondissement, il faut les suivre, nos gugusses !!! Mais je suis déjà prêt à repartir avec mes nouveaux amis pour de nouvelles péripéties... Bref, le cocktail dialogues-dessins-couleurs donne un 100% PUR BONHEUR.

23/02/2004 (modifier)
Couverture de la série Friture
Friture

:) Moi quand je tombe sur un album qui commence ça, d’entrée de jeu il me plaît. :) Quand en plus il s’agit de deux auteurs atypiques que j’aime comme Ibn Al Rabin et Frederik Peeters, c’est la fête du slip ! Ici ces deux gamins se sont amusés à mettre en image une engueulade sur « toi tu fais un genre pourri qui n’a aucun intérêt ». Avec évidemment une mauvaise foi et un total manque de recul assez savoureux. Et bien sûr, lorsqu’ils s’essayent au genre qu’ils dénigrent, ce n’est pas pour en faire l’éloge. Ecrit à quatre mains pour l’essentiel, « Friture » rappelle forcément « Galopinot ». Si la répartition du début est de quelques pages pour chaque auteur, on en vient ensuite à une discussion agitée où le rythme s’accélère. Un auteur fait une case et commence la suivante, l’autre répond dans la case d’après et commence la suivante, etc. Qu’il s’agisse d’une improvisation ou d’un scénario soigneusement élaboré, le résultat est très vivant, rempli de mauvaise foi et d’obstination, et ne vous fera certainement pas découvrir de bons arguments pour aimer un genre ou l’autre… mais est par contre absolument délectable. :) Et la conclusion d’Andréas Kündig tombe parfaitement à propos.

23/02/2004 (modifier)
Couverture de la série Hin! Hin!
Hin! Hin!

Ce tout petit album (7,5 x 10,5cm, une trentaine de pages) commence de façon relativement classique, avec un petit bonhomme bêtement méchant, ricaneur, antipathique, con…Ca se poursuit évidemment avec une certaine escalade, et même si on sourit, cet humour n’est pas transcendant. La fin en revanche, est plutôt bien trouvée et éclaire ce qui précède d’une lumière intéressante. Pour un peu on en viendrait presque à « comprendre » le personnage. Côté dessin, c’est du Guillaume Long (sous le pseudo « Lon ») : assez minimaliste, mais expressif (et assez acide dans les expressions, ici…). Pas spectaculaire, mais il a quelque chose de charmant. Petite histoire pour un petit album, il est largement au moins aussi réussi que certaines « bonnes » Pattes de Mouche, et pour 1 euro seulement. Ajoutons que cette collection comporte une couverture en papier calque sur laquelle sont imprimés dessin de couverture et informations, l’air de rien ça a de la gueule.

23/02/2004 (modifier)
Par Atlantis
Note: 4/5
Couverture de la série Le Souffle
Le Souffle

Premier tome d'une série qui s'annonce prometteuse, de par le scénario, les dessins et les couleurs... L'intrigue est d'ailleurs tellement bien posée que lors de la deuxième lecture on remarque des détails qui n'étaient en fait pas annodins du tout... Qui plus est l'edition est luxueuse, un "must have". :)

22/02/2004 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
Couverture de la série Kaarib
Kaarib

"Kaarib" nécessite une attention toute particulière à la lecture. D’ailleurs, une seconde lecture du tome 1 m’a été nécessaire pour tenter de mieux comprendre de quoi il en retourne. En fait, Calvo met notre imagination à contribution en proposant une intrigue à ‘tiroirs’ volontairement assez confuse. Quoi de plus normal pour un premier tome après tout ? L’intrigue se met en place et l’auteur doit garder un brin de mystère pour la suite. OK, mais lorsque je constate que le tome 2 prend la liberté de laisser en plan les questions suscitées par le premier tome en explorant d’autres voies, je dis stop, ce n’est plus pour moi. Combien d’albums faudra t’il encore à cette série pour entrevoir un semblant de fil conducteur ? Quant au dessin, il parle de lui-même : il est séduisant malgré sa tendance à être un peu trop géométrique. La mise en couleur est pour beaucoup dans la réussite visuelle des planches, dommage que le scénario soit trop ‘dispersé’... Ce n’est certainement pas le genre de bd à lire pour se vider la tête après une dure journée de labeur. Avant-gardiste selon certains, cette série de piraterie fantastique tient plus de la ‘bd expérimentale’ qui ne laissera pas le lecteur indifférent : soit il accroche, soit il baisse les bras (comme moi) car, à force d’ouvrir des tiroirs en omettant de les refermer, ça énerve bien avant de lasser.

22/02/2004 (modifier)