Vieille de plus de 20 ans, cette série du défunt Roberto Raviola (dit Magnus) mêlait sexe et gore… les deux en plus petite quantité que ce que l’on m’avait assuré ce qui, je vous l’avoue, m’a un peu déçu… Ben oui, quitte à lire une BD de cul dégueu, autant qu’il y ait beaucoup de cul et que ce soit très très dégueu, non ? Non, c’est moi qui suis taré ? :8 Bon, bref. Or là donc, oui, il y a du cul, c’est vrai, mais comme la sexy Frieda ne baise qu’avec des cadavres, et notamment son affreux Nécron, c’est pas très émoustillant. Et il y a du sang aussi, mais l’horreur des actes de Nécron est très atténuée par le dessin en noir et blanc… Un crâne qui explose et une cervelle qui gicle en noir et blanc, c’est tout de suite moins spectaculaire et marrant qu’en couleur, je vous assure. Bon, cela dit, c'est vrai que toute la série n'est pas en noir et blanc...
Passée la déception, que reste-t-il ? Une BD que je qualifierais presque de "gentillette", malgré le cocktail nécrophilie/cannibalisme/sado-masochisme. Dans le fond, c’est juste une sorte de cartoon un peu pervers et sacrément bébête. Si le graphisme est assez sympatoche, il faut bien avouer que le scénar comme les dialogues sont assez tartes. A défaut d’en avoir les côtés jouissifs, "Nécron" a les défauts de ses deux sources d’inspiration, les films pornos et les mauvais films d’horreur : le semblant d’histoire n’est là que pour permettre aux protagonistes de passer d’une scène de cul à une scène de massacre et vice-versa. Cela dit, dans un bon jour, si on est prêt à pas faire la fine bouche, ça se lit sans ennui, parce que c’est vrai que ça ne se prend pas la tête, ça ne se prend pas au sérieux… Bref, comme en plus le dessin est réussi, cette BD oubliée et oubliable évite la note minimum.
Un très bon polar, qui arrive à tenir le lecteur en haleine tout au long de ses 360 pages... Malgré l'épaisseur de la chose, ça se dévore d'une traite tant on a envie de savoir la suite. Pourtant, ça n'est jamais qu'une énième histoire de serial killer, mais elle est très bien construite d'un bout à l'autre, sans temps mort, et servie par un dessin assez particulier mais très élégant. Le scénar multiplie les pistes : qui est donc ce "Holiday" ? Le Commissaire Gordon ? Harvey Dent ? Catwoman ? Batman lui-même ? Loeb introduit dans son histoire presque tous les meilleurs méchants de l'univers de Batman, du Joker à l'Épouvantail en passant par Poison Ivy ou le Sphinx, et il redéfinit au passage les origines du personnage de Pile-ou-Face ; ce casting prestigieux, bien utilisé, contribue lui aussi à la réussite de cette BD. Reste la conclusion qui vous laissera peut-être une drôle d'impression... Difficile d'en dire plus sans vous gâcher le suspense, cela dit. Loeb évite néanmoins deux écueils : 1)la conclusion décevante, genre "je fais monter la sauce pendant 350 pages et je finis en queue de poisson", et 2)"je lance le lecteur sur quelques fausses pistes et à la fin, un indic balance le coupable, qui se trouve être un personnage totalement absent du reste de l'histoire" (également appelée "conclusion foireuse à la Brian Michael Bendis"). Et pourtant, ben... Disons que la fin est un peu trop "ouverte", quoi.
Cela dit, ça ne suffit pas à gâcher ce "Long Halloween" qui se devrait de figurer dans la bibliothèque de tout Batmanophile.
Comme c'est souvent le cas avec les recueils d'histoires courtes signées par différents auteurs, et comme le souligne JBT, les récits qui composent ces deux tomes sont de qualité variable. L'intérêt est surtout de voir comment différents dessinateurs choisissent de croquer le Dark Knight ; les scénars qui accompagnent tout ça ne sont pas franchement inoubliables et certains sont même totalement idiots (je pense notamment à l'histoire signée Bob Kanigher dans le tome 2). Cela dit, la qualité globale est honnête et on trouve même quelques très bonnes petites histoires dans le lot : Dave "Watchmen" Gibbons invente pour l'occasion un méchant qui aurait tout à fait sa place auprès des supercriminels qui peuplent déjà l'univers de Batman comme le Joker ou l'Épouvantail ; John Byrne réalise un amusant pastiche du Batman des débuts, souriant et peu avare en vannes ringardes...
Au final, "D'ombre et de lumière" est une lecture plaisante à défaut d'être indispensable ; si vous êtes fan de Batman, je ne vous dirai pas de vous précipiter dessus mais je vous suggérerai quand même d'y jeter un oeil.
Tout d'abord, je n'aime pas le dessin. Il est trop typé début des années 80, les décors sont peu fouillés et presque sans interêt alors que justement l'histoire devait révéler des endroits désaffectés et oubliés, les personnages sont moyennement dessinés (l'héroïne, par exemple, se révèle être une beurette et il faut vraiment qu'on vous le dise pour le savoir) et les expressions des visages sont rarement réussies.
Puis ensuite, l'histoire... Elle aussi, très typée années 80. Le début a l'air de vouloir jouer sur l'ambiance de ces lignes ferroviaires désaffectées, de cette vie au grand air et solitaire de l'héroïne, mais je n'ai franchement rien ressenti pas plus que je n'appréciais l'héroïne. Et ensuite, l'histoire légèrement aventureuse qui s'ensuit, impliquant loubards, petits mafieux, etc. ne m'a strictement pas intéressé.
Bref, une BD qui m'a vraiment très peu plu malgré l'originalité de son idée de départ.
Le 6ème tome vient de sortir, je l'ai lu d'une traite comme tous les précédents et comme à chaque fois, j'ai adoré ; et pourtant on n'en sait toujours pas plus sur ce qu'est Gantz, sur pourquoi ces gens se retrouvent là. Donc 6 tomes et une intrigue qui n'avance presque pas et c'est en cela que Gantz pourrait déplaire à certains.
Malgré tout je maintiens ma note, car j'adore vraiment ce manga, aussi bien pour sa très grande originalité, le dessin très agréable, pour cette surenchère dans les adversaires que Gantz fait rencontrer aux personnages (on commence avec le martien poireau pour en arriver à un Bouddha géant)...
Gantz a tout pour plaire ! Du moins pour l'instant ; mais il faudrait juste attendre de voir pendant combien de temps l'auteur prévoit de nous balader de la sorte, sans nous donner de réponses (peut être que nous n'en saurons jamais davantage).
Enfin, il est à noter qu'un long métrage d'animation va bientôt sortir au Japon, et que la bande annonce semble très prometteuse (du moins pour ce qui est de l'animation).
Orchidéa est avant tout une tranche de vie comme Cosey aime les écrire.
L'auteur nous convie, ici, à faire la connaissance de deux hommes et une femme. Etant frères et soeur, ceux-ci décident de prendre la route pour l'Arizona afin de revoir leur père à l'occasion de son anniversaire. A travers leurs confidences, on apprend à mieux les connaître, ce qui les rend attachants.
Les trois personnages principaux ont des caractères assez différents et ne manquent pas de personnalité, surtout Ruby.
Le dessin de Cosey est superbe. On devine que l'auteur connaît bien les Etats-Unis car ses décors sont vraiment très réussis. Ceux-ci sont criants de vérité, ce qui donne beaucoup de réalisme au récit.
Voici donc une histoire simple et sans prétention qui se laisse lire sans retenue.
A suivre !
Bon, déjà, je n'aime pas le dessin. Les personnages sont plutôt bien dessinés, même si les expressions des visages sont souvent totalement vides ou indéchiffrables. Par contre, le décor et le reste sont quasiment inexistants, ou alors dessinés à la règle et sans détails. En outre, la mise en page est souvent mauvaise, rendant la lecture parfois désagréable.
Puis ensuite vient le scénario. Bon... Je n'aime pas le monde de la Mode, mais ça, c'est un avis personnel. Mais concernant l'histoire racontée ici, je la trouve trop romantisée, trop manichéenne et surtout trop... superficielle. C'est une histoire qui ne m'a pas intéressé. En outre, le personnage de Nancy est irritant de passivité et, dirait-on, de... stupidité. Franchement, venant de Christin, je trouve le scénario mauvais.
La raison qui me fait ne pas mettre 1/5, c'est que les auteurs n'ont pas l'air de vouloir se moquer des lecteurs, qu'ils ont l'air d'avoir fait le travail avec le coeur, et que malgré son scénario romantique, il n'y a pas d'incohérence et de raccourcis détestables dans l'histoire.
Bon, ce qui explique cette note est tout simplement le fait que Hunter x Hunter est mon manga préféré et de loin. Pourquoi ? Et bien parce que :
Sous ses airs de shônen de prime abord, Hunter x Hunter se découvre des points qui l'en diffère des autres productions du genre, et c'est très agréable puisque ce sont des points qui viennent casser les défauts que je trouve aux autres shônen. En particulier, le manga est cohérent et très intelligent.
Cohérent et intelligent parce qu'il n'y a pas eu une seule fois où j'ai pu me dire "Si tu es si rapide, pourquoi là tu ne fais pas ça ?" comme j'ai pu me dire dans un Dragon Ball ou dans un Naruto. Ce n'est qu'un exemple ; ce que je veux dire c'est que les combats et le monde dans lequel évoluent les protagonistes ne sont jamais à remettre en question, d'après moi. De plus, on a la chance de voir dès le début des personnages qui sont parmi les plus puissants (je me demande ce qu'aurait fait Goku, si Bou était arrivé au premier tome). Vous n'aurez pas non plus le classique "Je lui ai donné un coup dont il ne se relèvera jamais" puis le "gentil" qui se relève... Ca fait partie du code des shônen et ça n'existe pas dans HxH ; et je préfère que ce soit ainsi car ici, quand quelqu'un meurt, il n'aura pas un dernier mot à dire. Il est mort, point final pour lui, qu'il ait été "gentil", "méchant", un personnage important ou non. Pas de pleurs interminables non plus pour un match de foot perdu. Je ne me souviens d'avoir vu quelqu'un pleurer dans HxH qu'une seule fois, pour la mort d'un proche (et c'est dans un arrière-plan).
Je trouve également que les personnages sont tous d'un charisme incroyable. Ils ont tous une personnalité qui leur est propre et qui va directement en adéquation avec leur pouvoir. C'est encore une fois intelligent et bien foutu.
J'aime également le fait que les méchants ne se considèrent pas comme méchants. Ils font ce qui leur semble juste pour parvenir à leurs fins. Donc pas de méchant avec un sourire méchant qui va tuer juste pour le plaisir parce que c'est un méchant (bon, à part Hisoka, je vous l'accorde ^^).
Finalement, côté dessin, la plupart du temps c'est joli, sans plus du tout, avec quelques passages plutôt vides même.
Mais la qualité du scénario, l'envie que vous aurez de continuer toujours plus à lire, l'évolution progressive des héros, et surtout, encore une fois, l'intelligence et la cohérence du monde, font que vous ne pouvez pas passer à côté de cette oeuvre.
Cet album est assez étrange. Dans son graphisme complètement personnel (et donc inhabituel, mais néanmoins très séduisant, tout en courbes et ondulations); dans son histoire, se déroulant dans la Hollande du XVIème siècle et qui ne peut que rappeler fortement les contes de fées (en particulier La Belle et la Bête); dans son ryhtme, lent, parfois haché du fait des deux histoires qui s'entrecoupent; et aussi dans les questions qu'il fait se poser... et qui ne trouvent pas forcément réponse.
Pourtant, l'ambiance ainsi créée est assez envoutante. Ce (presque) huis-clos est fascinant au même titre qu'un conte, dont il propose d'ailleurs le même genre de double lecture, avec un double sens que certains pourront certes trouver un peu "moral", mais qui est à mon avis bienvenue et n'est pas trop mis en avant.
L'ensemble est assez fin. Loin de bon nombre de scénarios plus ou moins efficaces mais peu raffinés, cet album-ci est vraiment plaisant, et plutôt subtil.
La façon dont Magriete est objectivée est elle aussi très intéressante, ainsi que son comportement par rapport à ce regard imposé, même si ce thème est surtout suggéré et esquissé.
Bref. Bon album, atypique et intéressant. Le premier de l'auteur, en plus, de quoi espérer beaucoup pour l'avenir. :)
Houlà là... Les auteurs sont fous de tenter un remake BD de Usual Suspects ! Ce film était allé très loin, comment faire mieux en BD ?! Oui, parce que comme le remarque Don Lope, la repompe est plus que flagrante... Et je ne crois pas aux coïncidences à ce niveau.
Bon, pourtant ça se lit bien, même si j'ai du mal à voir comment les prochains tomes pourront m'étonner à vrai dire, tant tout est établi d'avance. Allez, c'est bien fait, c'est carré, efficace et nerveux à souhait, donc ça fait passer un bon moment de lecture. Surtout que le dessin est admirablement mis en couleurs et donne une atmosphère suffisament oppressante pour ce type d'histoire.
Alors ok pour la repompe lorsqu'elle est bien faite, donc là ça va.
Messieurs les auteurs, étonnez-moi un peu plus aux prochains tomes s'il vous plaît...
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Nécron
Vieille de plus de 20 ans, cette série du défunt Roberto Raviola (dit Magnus) mêlait sexe et gore… les deux en plus petite quantité que ce que l’on m’avait assuré ce qui, je vous l’avoue, m’a un peu déçu… Ben oui, quitte à lire une BD de cul dégueu, autant qu’il y ait beaucoup de cul et que ce soit très très dégueu, non ? Non, c’est moi qui suis taré ? :8 Bon, bref. Or là donc, oui, il y a du cul, c’est vrai, mais comme la sexy Frieda ne baise qu’avec des cadavres, et notamment son affreux Nécron, c’est pas très émoustillant. Et il y a du sang aussi, mais l’horreur des actes de Nécron est très atténuée par le dessin en noir et blanc… Un crâne qui explose et une cervelle qui gicle en noir et blanc, c’est tout de suite moins spectaculaire et marrant qu’en couleur, je vous assure. Bon, cela dit, c'est vrai que toute la série n'est pas en noir et blanc... Passée la déception, que reste-t-il ? Une BD que je qualifierais presque de "gentillette", malgré le cocktail nécrophilie/cannibalisme/sado-masochisme. Dans le fond, c’est juste une sorte de cartoon un peu pervers et sacrément bébête. Si le graphisme est assez sympatoche, il faut bien avouer que le scénar comme les dialogues sont assez tartes. A défaut d’en avoir les côtés jouissifs, "Nécron" a les défauts de ses deux sources d’inspiration, les films pornos et les mauvais films d’horreur : le semblant d’histoire n’est là que pour permettre aux protagonistes de passer d’une scène de cul à une scène de massacre et vice-versa. Cela dit, dans un bon jour, si on est prêt à pas faire la fine bouche, ça se lit sans ennui, parce que c’est vrai que ça ne se prend pas la tête, ça ne se prend pas au sérieux… Bref, comme en plus le dessin est réussi, cette BD oubliée et oubliable évite la note minimum.
Batman - Un long Halloween
Un très bon polar, qui arrive à tenir le lecteur en haleine tout au long de ses 360 pages... Malgré l'épaisseur de la chose, ça se dévore d'une traite tant on a envie de savoir la suite. Pourtant, ça n'est jamais qu'une énième histoire de serial killer, mais elle est très bien construite d'un bout à l'autre, sans temps mort, et servie par un dessin assez particulier mais très élégant. Le scénar multiplie les pistes : qui est donc ce "Holiday" ? Le Commissaire Gordon ? Harvey Dent ? Catwoman ? Batman lui-même ? Loeb introduit dans son histoire presque tous les meilleurs méchants de l'univers de Batman, du Joker à l'Épouvantail en passant par Poison Ivy ou le Sphinx, et il redéfinit au passage les origines du personnage de Pile-ou-Face ; ce casting prestigieux, bien utilisé, contribue lui aussi à la réussite de cette BD. Reste la conclusion qui vous laissera peut-être une drôle d'impression... Difficile d'en dire plus sans vous gâcher le suspense, cela dit. Loeb évite néanmoins deux écueils : 1)la conclusion décevante, genre "je fais monter la sauce pendant 350 pages et je finis en queue de poisson", et 2)"je lance le lecteur sur quelques fausses pistes et à la fin, un indic balance le coupable, qui se trouve être un personnage totalement absent du reste de l'histoire" (également appelée "conclusion foireuse à la Brian Michael Bendis"). Et pourtant, ben... Disons que la fin est un peu trop "ouverte", quoi. Cela dit, ça ne suffit pas à gâcher ce "Long Halloween" qui se devrait de figurer dans la bibliothèque de tout Batmanophile.
Batman - D'ombre et de lumière
Comme c'est souvent le cas avec les recueils d'histoires courtes signées par différents auteurs, et comme le souligne JBT, les récits qui composent ces deux tomes sont de qualité variable. L'intérêt est surtout de voir comment différents dessinateurs choisissent de croquer le Dark Knight ; les scénars qui accompagnent tout ça ne sont pas franchement inoubliables et certains sont même totalement idiots (je pense notamment à l'histoire signée Bob Kanigher dans le tome 2). Cela dit, la qualité globale est honnête et on trouve même quelques très bonnes petites histoires dans le lot : Dave "Watchmen" Gibbons invente pour l'occasion un méchant qui aurait tout à fait sa place auprès des supercriminels qui peuplent déjà l'univers de Batman comme le Joker ou l'Épouvantail ; John Byrne réalise un amusant pastiche du Batman des débuts, souriant et peu avare en vannes ringardes... Au final, "D'ombre et de lumière" est une lecture plaisante à défaut d'être indispensable ; si vous êtes fan de Batman, je ne vous dirai pas de vous précipiter dessus mais je vous suggérerai quand même d'y jeter un oeil.
La Voyageuse de petite ceinture
Tout d'abord, je n'aime pas le dessin. Il est trop typé début des années 80, les décors sont peu fouillés et presque sans interêt alors que justement l'histoire devait révéler des endroits désaffectés et oubliés, les personnages sont moyennement dessinés (l'héroïne, par exemple, se révèle être une beurette et il faut vraiment qu'on vous le dise pour le savoir) et les expressions des visages sont rarement réussies. Puis ensuite, l'histoire... Elle aussi, très typée années 80. Le début a l'air de vouloir jouer sur l'ambiance de ces lignes ferroviaires désaffectées, de cette vie au grand air et solitaire de l'héroïne, mais je n'ai franchement rien ressenti pas plus que je n'appréciais l'héroïne. Et ensuite, l'histoire légèrement aventureuse qui s'ensuit, impliquant loubards, petits mafieux, etc. ne m'a strictement pas intéressé. Bref, une BD qui m'a vraiment très peu plu malgré l'originalité de son idée de départ.
Gantz
Le 6ème tome vient de sortir, je l'ai lu d'une traite comme tous les précédents et comme à chaque fois, j'ai adoré ; et pourtant on n'en sait toujours pas plus sur ce qu'est Gantz, sur pourquoi ces gens se retrouvent là. Donc 6 tomes et une intrigue qui n'avance presque pas et c'est en cela que Gantz pourrait déplaire à certains. Malgré tout je maintiens ma note, car j'adore vraiment ce manga, aussi bien pour sa très grande originalité, le dessin très agréable, pour cette surenchère dans les adversaires que Gantz fait rencontrer aux personnages (on commence avec le martien poireau pour en arriver à un Bouddha géant)... Gantz a tout pour plaire ! Du moins pour l'instant ; mais il faudrait juste attendre de voir pendant combien de temps l'auteur prévoit de nous balader de la sorte, sans nous donner de réponses (peut être que nous n'en saurons jamais davantage). Enfin, il est à noter qu'un long métrage d'animation va bientôt sortir au Japon, et que la bande annonce semble très prometteuse (du moins pour ce qui est de l'animation).
Orchidea
Orchidéa est avant tout une tranche de vie comme Cosey aime les écrire. L'auteur nous convie, ici, à faire la connaissance de deux hommes et une femme. Etant frères et soeur, ceux-ci décident de prendre la route pour l'Arizona afin de revoir leur père à l'occasion de son anniversaire. A travers leurs confidences, on apprend à mieux les connaître, ce qui les rend attachants. Les trois personnages principaux ont des caractères assez différents et ne manquent pas de personnalité, surtout Ruby. Le dessin de Cosey est superbe. On devine que l'auteur connaît bien les Etats-Unis car ses décors sont vraiment très réussis. Ceux-ci sont criants de vérité, ce qui donne beaucoup de réalisme au récit. Voici donc une histoire simple et sans prétention qui se laisse lire sans retenue. A suivre !
Charlotte et Nancy
Bon, déjà, je n'aime pas le dessin. Les personnages sont plutôt bien dessinés, même si les expressions des visages sont souvent totalement vides ou indéchiffrables. Par contre, le décor et le reste sont quasiment inexistants, ou alors dessinés à la règle et sans détails. En outre, la mise en page est souvent mauvaise, rendant la lecture parfois désagréable. Puis ensuite vient le scénario. Bon... Je n'aime pas le monde de la Mode, mais ça, c'est un avis personnel. Mais concernant l'histoire racontée ici, je la trouve trop romantisée, trop manichéenne et surtout trop... superficielle. C'est une histoire qui ne m'a pas intéressé. En outre, le personnage de Nancy est irritant de passivité et, dirait-on, de... stupidité. Franchement, venant de Christin, je trouve le scénario mauvais. La raison qui me fait ne pas mettre 1/5, c'est que les auteurs n'ont pas l'air de vouloir se moquer des lecteurs, qu'ils ont l'air d'avoir fait le travail avec le coeur, et que malgré son scénario romantique, il n'y a pas d'incohérence et de raccourcis détestables dans l'histoire.
Hunter X Hunter
Bon, ce qui explique cette note est tout simplement le fait que Hunter x Hunter est mon manga préféré et de loin. Pourquoi ? Et bien parce que : Sous ses airs de shônen de prime abord, Hunter x Hunter se découvre des points qui l'en diffère des autres productions du genre, et c'est très agréable puisque ce sont des points qui viennent casser les défauts que je trouve aux autres shônen. En particulier, le manga est cohérent et très intelligent. Cohérent et intelligent parce qu'il n'y a pas eu une seule fois où j'ai pu me dire "Si tu es si rapide, pourquoi là tu ne fais pas ça ?" comme j'ai pu me dire dans un Dragon Ball ou dans un Naruto. Ce n'est qu'un exemple ; ce que je veux dire c'est que les combats et le monde dans lequel évoluent les protagonistes ne sont jamais à remettre en question, d'après moi. De plus, on a la chance de voir dès le début des personnages qui sont parmi les plus puissants (je me demande ce qu'aurait fait Goku, si Bou était arrivé au premier tome). Vous n'aurez pas non plus le classique "Je lui ai donné un coup dont il ne se relèvera jamais" puis le "gentil" qui se relève... Ca fait partie du code des shônen et ça n'existe pas dans HxH ; et je préfère que ce soit ainsi car ici, quand quelqu'un meurt, il n'aura pas un dernier mot à dire. Il est mort, point final pour lui, qu'il ait été "gentil", "méchant", un personnage important ou non. Pas de pleurs interminables non plus pour un match de foot perdu. Je ne me souviens d'avoir vu quelqu'un pleurer dans HxH qu'une seule fois, pour la mort d'un proche (et c'est dans un arrière-plan). Je trouve également que les personnages sont tous d'un charisme incroyable. Ils ont tous une personnalité qui leur est propre et qui va directement en adéquation avec leur pouvoir. C'est encore une fois intelligent et bien foutu. J'aime également le fait que les méchants ne se considèrent pas comme méchants. Ils font ce qui leur semble juste pour parvenir à leurs fins. Donc pas de méchant avec un sourire méchant qui va tuer juste pour le plaisir parce que c'est un méchant (bon, à part Hisoka, je vous l'accorde ^^). Finalement, côté dessin, la plupart du temps c'est joli, sans plus du tout, avec quelques passages plutôt vides même. Mais la qualité du scénario, l'envie que vous aurez de continuer toujours plus à lire, l'évolution progressive des héros, et surtout, encore une fois, l'intelligence et la cohérence du monde, font que vous ne pouvez pas passer à côté de cette oeuvre.
Le Cabinet Chinois
Cet album est assez étrange. Dans son graphisme complètement personnel (et donc inhabituel, mais néanmoins très séduisant, tout en courbes et ondulations); dans son histoire, se déroulant dans la Hollande du XVIème siècle et qui ne peut que rappeler fortement les contes de fées (en particulier La Belle et la Bête); dans son ryhtme, lent, parfois haché du fait des deux histoires qui s'entrecoupent; et aussi dans les questions qu'il fait se poser... et qui ne trouvent pas forcément réponse. Pourtant, l'ambiance ainsi créée est assez envoutante. Ce (presque) huis-clos est fascinant au même titre qu'un conte, dont il propose d'ailleurs le même genre de double lecture, avec un double sens que certains pourront certes trouver un peu "moral", mais qui est à mon avis bienvenue et n'est pas trop mis en avant. L'ensemble est assez fin. Loin de bon nombre de scénarios plus ou moins efficaces mais peu raffinés, cet album-ci est vraiment plaisant, et plutôt subtil. La façon dont Magriete est objectivée est elle aussi très intéressante, ainsi que son comportement par rapport à ce regard imposé, même si ce thème est surtout suggéré et esquissé. Bref. Bon album, atypique et intéressant. Le premier de l'auteur, en plus, de quoi espérer beaucoup pour l'avenir. :)
Break Point
Houlà là... Les auteurs sont fous de tenter un remake BD de Usual Suspects ! Ce film était allé très loin, comment faire mieux en BD ?! Oui, parce que comme le remarque Don Lope, la repompe est plus que flagrante... Et je ne crois pas aux coïncidences à ce niveau. Bon, pourtant ça se lit bien, même si j'ai du mal à voir comment les prochains tomes pourront m'étonner à vrai dire, tant tout est établi d'avance. Allez, c'est bien fait, c'est carré, efficace et nerveux à souhait, donc ça fait passer un bon moment de lecture. Surtout que le dessin est admirablement mis en couleurs et donne une atmosphère suffisament oppressante pour ce type d'histoire. Alors ok pour la repompe lorsqu'elle est bien faite, donc là ça va. Messieurs les auteurs, étonnez-moi un peu plus aux prochains tomes s'il vous plaît...