Ce qui m'a plu dans cette BD tout d'abord, c'est son dessin coloré, clair et tout simplement très sympa. Ensuite, le scénario n'est pas mal non plus; un peu déjanté, on y mène une sorte de petite enquête qui finit dans l'absurde. Une plongée dans un univers loufoque et fermé qui est celui d'un village aux habitants tous plus déséquilibrés les uns que les autres, et là-dedans un étranger en principe sain d'esprit qui va subir les mésaventures loufoques et incongrues de son immersion parmi les villageois.
Le tout est sympathique, et les planches sont belles en elles-mêmes par leur dessin. Néanmoins, le tout ne m'a pas marqué outre mesure, juste le sentiment d'avoir lu quelque chose de sympa.
Bref, c'est une série entre le Pas Mal et le Franchement Bien à mes yeux.
Voilà une collaboration intriguante que j’avais hâte de découvrir : l’association d’un scénariste qui sait être inspiré et d’un dessinateur découvert dans Horologiom…
Les dessins de Lebeault justement, constituaient une sorte de frein avant de me décider à l’achat de ce 1er tome. En effet, en feuilletant rapidement l’album en librairie, ceux-ci me paraissaient moins fins que dans le cycle d’Horologiom, mais aussi moins travaillés, bref, un ton en dessous. A la lecture du premier volet du « Croquemitaine », je suis rassuré et je ne regrette pas l’achat.
Alors oui, c’est vrai que le dessin de Lebeault est quand même assez spécial, pas un exemple d’expressivité pour les visages, à mi-chemin entre le super léché et le dégrossi, on ne sait jamais vraiment… Mais c’est peut-être justement ça qui fait son charme et en tous les cas il est reconnaissable entre mille, ce trait, et à mon sens c’est ça le plus important pour un auteur : avoir un style personnel.
Par ailleurs, on retrouve dans cet album pas mal des ambiances découvertes dans Horologiom. Par le dessin avec quelques véhicules, des rues, des architectures, des policiers, le tout bien évidemment transposé et adapté à la période et à l’univers décrits par Filippi. Mais quand même, on retrouve nettement quelques influences.
Du reste, dans le scénario de Filippi aussi, Lebeault retrouve une trame assez classique qu’il avait lui-même utilisée dans sa série SF chez Delcourt : l’intrusion d’étrangers dans une ville étrange, des hommes qui vivent dans une peur / une soumission à une entité extérieure à leur mœurs / à leur humanité.
Ici, Filippi s’en sort très bien, il déroule le fil de son histoire en toute tranquillité, ne cherchant jamais à faire de l’esbroufe.
Le croquemitaine apparaît peu mais il est omniprésent dans cet album d'introduction, on le sent partout dans la ville, sa présence inquiète...
Il y a une action omniprésente, le lecteur est emmené avec un tempo vif tout au long de l’album, si bien qu’à un moment de répit qui ne dure que deux planches, on a l’impression que l’histoire est arrêtée. Mais c’est pour repartir de plus belle. Alors oui, Filippi tombe parfois dans un cliché ou deux, mais tout le reste est construit sans faute et la lecture est réellement prenante.
Alors, lorsqu’on arrive à la dernière planche, on n’a qu’une envie : que sorte la suite pour connaître la fin de l’histoire. Et je sais pas ce que vous en pensez mais moi je trouve que c’est déjà quelque chose de très bien lorsqu’on lit une histoire.
"La Mouche" est un album tout à fait sympathique qui, chose curieuse, est sans dialogues. Malgré cela, on suit les aventures de ce petit diptère sans problème.
Très agréable à lire (ou à regarder), ce petit récit commence d'une manière assez banale, c'est-à-dire la naissance de cette mouche puis ses premières découvertes dans la cuisine. Dans la deuxième partie, l'auteur y ajoute des ingrédients fanstastiques assez délirants qui donnent du punch à la lecture.
En somme, "La Mouche" est une bd qui vous rendra optimiste, et surtout qui donnera du travail à vos zygomatiques !
Pour ma part, je suis un fan invétéré de Le Tendre. Toutes ses séries sont des réussites (à part peut être "les voyages de Takuan", qui traîne un peu en longueur). Celle-ci n'échappe pas à la règle. Les personnages évoluent dans un monde d'avant la guerre de 14/18, au contact de phénomènes paranormaux. Le héros n'est pas un gros bras ou un bellâtre aventurier, mais un scientifique bedonnant approchant la soixantaine. Comme toujours chez Le Tendre, il n'y a pas que l'intrigue qui progresse, la psychologie des personnages évolue également, et bien malin qui devinera la fin. Du grand art, même si ici le volet paranormal prend un peu trop le dessus sur les derniers tomes.
Après l'heroïc-fantasy et le western, Grzegorz Rosinski ("Thorgal") s'attaque, cette fois-ci, au polar.
Sous la plume de Yves Sente ("Blake et Mortimer"), "La Vengeance de comte Skarbek" nous plonge dans le milieu artistique du 19ème siècle. A cette époque, les trafics de tableaux sont très courants. Et c'est dans cette ambiance de corruption et de meurtre, que notre héros va régler ses comptes avec certains notables parisiens.
Même si on peut lui reprocher son manque d'originalité, le scénario est plutôt agréable. La machination que le Comte Skarbek a mis en place est crédible, et les éléments nouveaux qui s'accumulent ne font qu'accentuer notre curiosité.
L'aspect historique n'est pas négligé. D'ailleurs, certaines précisions relatives à notre histoire donnent encore plus de crédibilité au sujet.
Au niveau du dessin, Rosinski s'est surpassé. Son graphisme est de toute beauté. L'ensemble des planches me fait penser à une galerie de tableaux. Je pense même que c'est un peu volontaire étant donné le contexte du scénario. Les expressions des personnages sont plutôt réussies également, surtout quand les visages deviennent graves (case 6, page 26). Ceux-ci se révèlent très convaincants.
La beauté des couleurs renforce cette réussite graphique : les nuances sont très réalistes et franchement, on ne s'en plaindra pas.
En résumé, cette série ne deviendra sûrement pas un chef d'oeuvre, mais il s'en dégage une atmosphère assez agréable, et de plus le scénario est bien construit, alors ne boudez pas votre plaisir. A suivre !
J'hésite entre Pas Mal et Franchement Bien pour cette série.
Franchement Bien car elle est bien dessinée, se lit très agréablement et a une verve d'action science-fictionnesque que je suis loin de dénigrer. On y retrouve en outre tellement de clins d'oeil à la SF que c'est bien marrant ("Dune", "La Stratégie Ender", "Alien", "Predator", etc.).
Mais justement, d'un autre côté le scénario est tellement basé sur ces clins d'oeil et réutilisations de décor et personnages d'oeuvres connues (les 5 enfants élus sont en fait chacun directement inspirés de personnages de livres déjà existants), que toute l'histoire en devient un peu une resucée, une compilation d'autres histoires. Alors oui, la sauce prend bien, mais on n'a pas là sous les yeux un scénario purement original et se suffisant à lui-même.
De même, le dessin de Crisse a tendance à me lasser assez vite.
Mais il n'en reste pas moins que cette série est agréable à lire pour un fan de SF, où on ne se prend pas la tête.
...
Ou du moins était agréable à lire jusqu'au tome 4. Ce tome 4 est en effet largement moins sympa que les précédents : plus confus, presque baclé, avec un changement de dessinateur. La série péréclite brutalement à partir de ce tome.
Dommage...
Bien sûr, on est en dessous de la série principale, mais le niveau reste très correct. Il faut dire qu'avec un background comme cela... Mais bon, ne boudons pas notre plaisir, les auteurs s'en tirent plutôt bien dans un exercice (série satellite) réputé difficile.
tome 1: le sniper
Bon, scénario bon enfant, on retrouve un peu (un peu seulement) l'humour de la série principale, bien que le ton soit plus serieux, épique. L'ensemble reste très acceptable, malgré le final un peu trop mélodramatique à mon goût.
tome 2 et 3: l'amazone
Là, franchement, c'est digne de la série principale, l'humour en moins. Ange et Paty nous démontrent que la reprise d'un back ground peut donner de fort belles réalisations. Les dessins sont beaux, même s'ils sont très différents de ceux de Crisse. Et cotè scénario, vraiment bien, avec une belle montée en puissance sur les deux tomes et un final dramatique et très convaincant. Vraiment, deux tomes superbes.
Seul petit bémol, l'humour, présent en permanence dans "Kookaburra", semble un peu faire défaut dans Kooka Universe.
Achetez au moins les deux premiers tomes et rappelez-vous que c'est de l'humour, à ne pas prendre au premier degré. Je suis plutôt difficile sur les BD humour, mais certains gags sont vraiment hilarants. Le personnage de Edouard Bracame est tout bonnement génial.
Les tomes suivants ne présentent pas vraiment d'intérêt. Quant au tome 5, là on frise l'escroquerie commerciale.
Jim Cutlass est le bluberry des sudistes. les scénarii y sont aussi affutés que dans la série susnommée, et le rythme tout aussi enlevé. L'originalité vient du culte vaudou, fortement lié au destin de Jim.
J'espère que Rossi essaiera de continuer la série, pourquoi pas avec d'autres scénaristes?
Si vous aimez Hermann, alors il faut foncer, c'est sans doute sa meilleure série avec peut-être "Bois Maury".
L'idée générale est plutôt bonne (un univers à la Mad Max) et bien exploitée. On peut voir l'évolution tant des personnages que de l'univers dans lequel ils évoluent.
Mais bon, si les premiers tomes sont vraiment réussis, je trouve la série un peu longue, et certains tomes n'apportent pas vraiment grand chose.
Mention particulière au personnage de Kurdy, très réussi.
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Qui a tué l'idiot ?
Ce qui m'a plu dans cette BD tout d'abord, c'est son dessin coloré, clair et tout simplement très sympa. Ensuite, le scénario n'est pas mal non plus; un peu déjanté, on y mène une sorte de petite enquête qui finit dans l'absurde. Une plongée dans un univers loufoque et fermé qui est celui d'un village aux habitants tous plus déséquilibrés les uns que les autres, et là-dedans un étranger en principe sain d'esprit qui va subir les mésaventures loufoques et incongrues de son immersion parmi les villageois. Le tout est sympathique, et les planches sont belles en elles-mêmes par leur dessin. Néanmoins, le tout ne m'a pas marqué outre mesure, juste le sentiment d'avoir lu quelque chose de sympa. Bref, c'est une série entre le Pas Mal et le Franchement Bien à mes yeux.
Le croquemitaine
Voilà une collaboration intriguante que j’avais hâte de découvrir : l’association d’un scénariste qui sait être inspiré et d’un dessinateur découvert dans Horologiom… Les dessins de Lebeault justement, constituaient une sorte de frein avant de me décider à l’achat de ce 1er tome. En effet, en feuilletant rapidement l’album en librairie, ceux-ci me paraissaient moins fins que dans le cycle d’Horologiom, mais aussi moins travaillés, bref, un ton en dessous. A la lecture du premier volet du « Croquemitaine », je suis rassuré et je ne regrette pas l’achat. Alors oui, c’est vrai que le dessin de Lebeault est quand même assez spécial, pas un exemple d’expressivité pour les visages, à mi-chemin entre le super léché et le dégrossi, on ne sait jamais vraiment… Mais c’est peut-être justement ça qui fait son charme et en tous les cas il est reconnaissable entre mille, ce trait, et à mon sens c’est ça le plus important pour un auteur : avoir un style personnel. Par ailleurs, on retrouve dans cet album pas mal des ambiances découvertes dans Horologiom. Par le dessin avec quelques véhicules, des rues, des architectures, des policiers, le tout bien évidemment transposé et adapté à la période et à l’univers décrits par Filippi. Mais quand même, on retrouve nettement quelques influences. Du reste, dans le scénario de Filippi aussi, Lebeault retrouve une trame assez classique qu’il avait lui-même utilisée dans sa série SF chez Delcourt : l’intrusion d’étrangers dans une ville étrange, des hommes qui vivent dans une peur / une soumission à une entité extérieure à leur mœurs / à leur humanité. Ici, Filippi s’en sort très bien, il déroule le fil de son histoire en toute tranquillité, ne cherchant jamais à faire de l’esbroufe. Le croquemitaine apparaît peu mais il est omniprésent dans cet album d'introduction, on le sent partout dans la ville, sa présence inquiète... Il y a une action omniprésente, le lecteur est emmené avec un tempo vif tout au long de l’album, si bien qu’à un moment de répit qui ne dure que deux planches, on a l’impression que l’histoire est arrêtée. Mais c’est pour repartir de plus belle. Alors oui, Filippi tombe parfois dans un cliché ou deux, mais tout le reste est construit sans faute et la lecture est réellement prenante. Alors, lorsqu’on arrive à la dernière planche, on n’a qu’une envie : que sorte la suite pour connaître la fin de l’histoire. Et je sais pas ce que vous en pensez mais moi je trouve que c’est déjà quelque chose de très bien lorsqu’on lit une histoire.
La mouche
"La Mouche" est un album tout à fait sympathique qui, chose curieuse, est sans dialogues. Malgré cela, on suit les aventures de ce petit diptère sans problème. Très agréable à lire (ou à regarder), ce petit récit commence d'une manière assez banale, c'est-à-dire la naissance de cette mouche puis ses premières découvertes dans la cuisine. Dans la deuxième partie, l'auteur y ajoute des ingrédients fanstastiques assez délirants qui donnent du punch à la lecture. En somme, "La Mouche" est une bd qui vous rendra optimiste, et surtout qui donnera du travail à vos zygomatiques !
Labyrinthes
Pour ma part, je suis un fan invétéré de Le Tendre. Toutes ses séries sont des réussites (à part peut être "les voyages de Takuan", qui traîne un peu en longueur). Celle-ci n'échappe pas à la règle. Les personnages évoluent dans un monde d'avant la guerre de 14/18, au contact de phénomènes paranormaux. Le héros n'est pas un gros bras ou un bellâtre aventurier, mais un scientifique bedonnant approchant la soixantaine. Comme toujours chez Le Tendre, il n'y a pas que l'intrigue qui progresse, la psychologie des personnages évolue également, et bien malin qui devinera la fin. Du grand art, même si ici le volet paranormal prend un peu trop le dessus sur les derniers tomes.
La Vengeance du Comte Skarbek
Après l'heroïc-fantasy et le western, Grzegorz Rosinski ("Thorgal") s'attaque, cette fois-ci, au polar. Sous la plume de Yves Sente ("Blake et Mortimer"), "La Vengeance de comte Skarbek" nous plonge dans le milieu artistique du 19ème siècle. A cette époque, les trafics de tableaux sont très courants. Et c'est dans cette ambiance de corruption et de meurtre, que notre héros va régler ses comptes avec certains notables parisiens. Même si on peut lui reprocher son manque d'originalité, le scénario est plutôt agréable. La machination que le Comte Skarbek a mis en place est crédible, et les éléments nouveaux qui s'accumulent ne font qu'accentuer notre curiosité. L'aspect historique n'est pas négligé. D'ailleurs, certaines précisions relatives à notre histoire donnent encore plus de crédibilité au sujet. Au niveau du dessin, Rosinski s'est surpassé. Son graphisme est de toute beauté. L'ensemble des planches me fait penser à une galerie de tableaux. Je pense même que c'est un peu volontaire étant donné le contexte du scénario. Les expressions des personnages sont plutôt réussies également, surtout quand les visages deviennent graves (case 6, page 26). Ceux-ci se révèlent très convaincants. La beauté des couleurs renforce cette réussite graphique : les nuances sont très réalistes et franchement, on ne s'en plaindra pas. En résumé, cette série ne deviendra sûrement pas un chef d'oeuvre, mais il s'en dégage une atmosphère assez agréable, et de plus le scénario est bien construit, alors ne boudez pas votre plaisir. A suivre !
Kookaburra
J'hésite entre Pas Mal et Franchement Bien pour cette série. Franchement Bien car elle est bien dessinée, se lit très agréablement et a une verve d'action science-fictionnesque que je suis loin de dénigrer. On y retrouve en outre tellement de clins d'oeil à la SF que c'est bien marrant ("Dune", "La Stratégie Ender", "Alien", "Predator", etc.). Mais justement, d'un autre côté le scénario est tellement basé sur ces clins d'oeil et réutilisations de décor et personnages d'oeuvres connues (les 5 enfants élus sont en fait chacun directement inspirés de personnages de livres déjà existants), que toute l'histoire en devient un peu une resucée, une compilation d'autres histoires. Alors oui, la sauce prend bien, mais on n'a pas là sous les yeux un scénario purement original et se suffisant à lui-même. De même, le dessin de Crisse a tendance à me lasser assez vite. Mais il n'en reste pas moins que cette série est agréable à lire pour un fan de SF, où on ne se prend pas la tête. ... Ou du moins était agréable à lire jusqu'au tome 4. Ce tome 4 est en effet largement moins sympa que les précédents : plus confus, presque baclé, avec un changement de dessinateur. La série péréclite brutalement à partir de ce tome. Dommage...
Kookaburra Universe
Bien sûr, on est en dessous de la série principale, mais le niveau reste très correct. Il faut dire qu'avec un background comme cela... Mais bon, ne boudons pas notre plaisir, les auteurs s'en tirent plutôt bien dans un exercice (série satellite) réputé difficile. tome 1: le sniper Bon, scénario bon enfant, on retrouve un peu (un peu seulement) l'humour de la série principale, bien que le ton soit plus serieux, épique. L'ensemble reste très acceptable, malgré le final un peu trop mélodramatique à mon goût. tome 2 et 3: l'amazone Là, franchement, c'est digne de la série principale, l'humour en moins. Ange et Paty nous démontrent que la reprise d'un back ground peut donner de fort belles réalisations. Les dessins sont beaux, même s'ils sont très différents de ceux de Crisse. Et cotè scénario, vraiment bien, avec une belle montée en puissance sur les deux tomes et un final dramatique et très convaincant. Vraiment, deux tomes superbes. Seul petit bémol, l'humour, présent en permanence dans "Kookaburra", semble un peu faire défaut dans Kooka Universe.
Joe Bar Team
Achetez au moins les deux premiers tomes et rappelez-vous que c'est de l'humour, à ne pas prendre au premier degré. Je suis plutôt difficile sur les BD humour, mais certains gags sont vraiment hilarants. Le personnage de Edouard Bracame est tout bonnement génial. Les tomes suivants ne présentent pas vraiment d'intérêt. Quant au tome 5, là on frise l'escroquerie commerciale.
Jim Cutlass
Jim Cutlass est le bluberry des sudistes. les scénarii y sont aussi affutés que dans la série susnommée, et le rythme tout aussi enlevé. L'originalité vient du culte vaudou, fortement lié au destin de Jim. J'espère que Rossi essaiera de continuer la série, pourquoi pas avec d'autres scénaristes?
Jeremiah
Si vous aimez Hermann, alors il faut foncer, c'est sans doute sa meilleure série avec peut-être "Bois Maury". L'idée générale est plutôt bonne (un univers à la Mad Max) et bien exploitée. On peut voir l'évolution tant des personnages que de l'univers dans lequel ils évoluent. Mais bon, si les premiers tomes sont vraiment réussis, je trouve la série un peu longue, et certains tomes n'apportent pas vraiment grand chose. Mention particulière au personnage de Kurdy, très réussi.