Je pense que c'est une série qui est victime de son succès, comme beaucoup de série de Van Hamme (XIII, Thorgal). Les premier tomes sont originaux et bien ficelés, bien que je trouve le dessin pas déplaisant, mais un peu convenu. Puis c'est la dégringolade pour arriver aux tomes 11 et 12, complètement bâclés et hors sujet (Simon, le vieux routard briscard pète les plombs puis revient, comme dans un mauvais épisode d'une série américaine, miss Penny en preneuse d'otage, j'en passe et des meilleures). Les deux tomes suivants ne relèvent que très peu le niveau.
Je conseille tout de même l'achat des premiers tomes, qui ne sont pas trop chers et qui constituent une bonne base pour une bdthèque.
Je ne connais pas les auteurs, et je n'ai lu les 2 premiers tomes de la série que parce qu'on me l'a prêtée. Pas grand'chose à en dire, j'ai pas été emballé...Graphisme beau mais froid (je préfère de loin un dessin simple et efficace, les dessins froids sont de plus en plus présents dans la bd et je déteste, cf Mégalex, Les Technopères, et moultes bds plus ou moins gothiques...) et scénario qui, bien qu'original, m'a laissé de marbre (aucun personnage n'est attachant et la plupart sont bizarroïdes).
Bizarre, donc, un beau dessin et un scénar original, mais nom d'une pipe, qu'est-ce que je me suis ennuyé !
C'est un 3/5 qui pourrait bien se transformer en 4.
J'ai été surprise du nombre de critiques à l'encontre du dessin... Mais qu'est-ce qu'il a qui ne va pas ce dessin ?! Il est superbe ! Bon, OK, Barbay aime bien le vert... Ya des petites touches, comme ça, on sait pas trop pourquoi... Mais personnellement je ne m'en suis aperçue que quand on m'en a fait la remarque, donc ça ne m'a pas perturbée (d'ailleurs je n'aurais peut être pas dû le dire ;))...
Bref, c'est justement le graphisme qui m'a fait acheter cet album et je ne l'ai pas regretté. Doux mais dynamique, un peu flou, parfaitement adapté à cette histoire haletante et mystérieuse... J'ai beaucoup aimé les différents personnages et le monde étrange et épuré. J'attends la suite avec impatience.
Ce qui m'a séduit dans ce petit album souple de 20 pages, c'est le dessin absolument minimaliste et pourtant tout mignon.
L'histoire se présente comme un gaufrier de 3 x 3 cases, avec une légende en dessous de chacune d'entre elles. Malgré le propos qui se prête bien à une ironie acide, j'ai l'impression que l'ensemble reste très simpliste (ou peut-être très simplifié...) et de ce fait le "message" paraît un peu gros, et lui aussi simpliste. :o/
A part ça, ça se lit très bien, et les deuxième et troisième de couverture sont assez sympas, et évoquent quelques échos de "Ferraille".
La première fois que j'ai ouvert cette bd, je me suis dit "ok, c'est beau, mais qu'est ce qu'on s'en prend plein les yeux"... Et j'ai longuement hésité à l'acheter. Il faut dire que j'avais quelques a priori sur le travail de Ledroit, que je trouvais beau mais trop chargé en détails et en couleurs (eh oui, qu'est-ce que vous voulez... quand on aime les choses épurées ça choque). Si vous êtes comme moi, n'hésitez plus : foncez ! Non seulement on s'habitue bien vite à cette avalanche de couleurs éclatantes mais, tout aussi rapidement, on s'aperçoit qu'elles sont superbes !
Cette slendeur graphique est le principal intérêt de cette série mais on cracherait à tort sur le scénario. Si on peut déplorer un ou deux clichés, ou quelques traits d'humour qui ne feront rire que les amateurs de récits bien bourrins, force est de constater que l'histoire est bien plus fine qu'il n'y paraît. Les thèmes sont riches de symbolique, les personnalités des protagonistes bien développées, originales et attachantes.
Bref, une belle réussite.
Les bandes dessinées sur la religion, ça prend souvent des chemins conventionnels, infantilisants, voire propagandistes.
Cette bande dessinée est l'exception.
Nul besoin d'être croyant pour apprécier cette histoire (et j'en suis la preuve). Il s'agit ici de légende, et chacun y trouvera son bonheur, quelles que soient ses convictions.
Très fidèle au Nouveau Testament, Peter Madsen nous présente un Jésus humain, avec forces et faiblesses, un rebelle qui considère la religion comme une philosophie de vie, tournée vers les autres, et n'hésite pas à bousculer les esprits bien pensants, les dogmes sans signification, et l'obscurantisme.
Le graphisme et la narration, quoique très poétiques, sont résolument adultes, et retranscrivent habilement le contexte historique, et la violence bien présente dans la Bible. Les couleurs, de toute beauté, donnent une atmosphère feutrée et intimiste propre à la détente et à la réflexion.
L'histoire est optimiste. Jésus croit en l'homme et, s'il n'en est pas récompensé, rien n'ébranlera sa foi. Mais rien dans ce récit n'est manichéen ou utopiste. Les hommes sont présentés comme des créatures faibles, veules et intéressées, mais capables de belles actions. Et les plus proches de Dieu ne sont pas ceux que l'on croit.
Le seul reproche que l'on pourrait faire à ce récit vient de la narration extrêmement condensée, qui ne permet pas de mettre en exergue les différents protagonistes comme ils le mériteraient. Je pense notamment à Marie Madeleine, la prostituée, selon moi un des personnages les plus intéressants de la Bible, qui ne fait qu'une apparition et aurait mérité mieux. Il est difficile de condenser une telle histoire en un seul tome... Deux volumes auraient été préférables.
Mais que ce détail ne vous empêche pas de découvrir cette merveille graphique et cette belle légende, qui distingue enfin (et c'est un bonheur) la réalité de la religion et ce que les hommes en font.
Construire une histoire autour d'un personnage muet sur toile de fond du cinéma et de magouilles n'est pas chose facile. Pourtant, les auteurs nous livrent une histoire crédible et touchante.
Le personnage principal, muet donc, fut un acteur célebre du muet mais une fois l'arrivée du parlant dans le 7e art, il voit ce qu'il a de plus cher lui échapper. C'est à dire sa femme Ana et bien sûr son métier. Sa femme est assassiné et lui accusé, normal quand on ne peut pas se défendre par le langage. Anéanti, il devient clown triste... 15 ans après la mort de sa femme, l'histoire fait de nouveau parler d'elle.
Pascla Bertho sait où il veut aller, et on le ressent lors de la lecture. Il nous fait suivre la passé et le présent en même temps à l'aide de multiples flashback qui se fondent dans l'histoire comme une évidence. Il donne beaucoup d'humanité à son histoire, et le personnage principal est très attachant. A la fin de la lecture on est content de savoir que le héros a de nouveau du soutien, et que le mystère sera élucidé dans le prochain tome...
Le dessin de Korkydü est assez spécial, les contours des personnages et les ombres sont très grossiers, mais cela rend très bien dans l'histoire. Le dessinateur donne à M Harpovitch (le héros) de multiples expressions du visage, ce qui nous fait oublier le fait qu'il soit muet. Les couleurs à dominantes chaudes (rose/rouge, marron) rendent le tout agréable à l'oeil.
En bref, un premier tome très convaincant et qui tiendra je l'espère toute ses promesses dans le prochain. :)
Les éditions Paquet lancent leur nouvelle collection Blandice avec un très beau et bon one shot.
On suit au travers du dessin spécial mais beau de Renaud Dillies, la descente aux enfers d'un petit canard, Rice, fou de sa trompette et de Betty. L'histoire est à la fois drôle et touchante. Les visages sont très expressifs, et les couleurs d'Anne Claire Jouvray sont agréables à l'oeil.
Un bon one shot qui détend, à lire.
Tout d'abord il y a le dessin. Ce style de peinture à la gouache, ces couleurs pêtantes, tout est superbe et très agréable à regarder. Le dessin est ici d'une qualité irréprochable.
Concernant le scénario, attention, il est destiné aux enfants. Un adulte lira les albums avec plaisir, car les histoires sont loin d'être bêtes et soutenues formidablement par le dessin, mais pour un adulte, ça se lit vite et il n'en sort pas grand chose. Par contre, c'est exactement le type de bd que j'aimerais acheter à mes enfants. C'est beau, c'est frais, c'est agréable et original.
Bref, de la toute belle bd jeunesse.
Lanfeust par ci, Lanfeust par là...
Quel battage pour une série qui, pour reprendre une certaine formule, est "bien mais pas top". Le dessin est sympathique mais ne présente pas les qualités de certaines autres séries H-F (type Lune Noire quand Ledroit s'en occupait ou L'Oiseau du Temps). Il est "sympa", c'est tout.
En ce qui concerne le scénario, j'ai déjà eu l'occasion dans d'autres avis de dire tout le mal que je pense d'Arleston, surtout quand il n'hésite pas à piocher (pour ne pas dire piller) dans les grands classiques des romans de fantasy et à les adapter à la va vite.
A plusieurs reprises, Lanfeust n'échappe pas à cette triste habitude.
Au-delà de cette remarque un peu acide, je trouve l'histoire très décousue, l'auteur semblant manquer de vue d'ensemble sur la série.
J'ai pas mal hésité avec 2/5 mais bon, ça reste quand même pas trop désagréable à lire. Selon moi, c'est surtout une belle machine commerciale (ce qui n'est pas un reproche en soi), mais certainement pas un chef d'oeuvre de la BD.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Largo Winch
Je pense que c'est une série qui est victime de son succès, comme beaucoup de série de Van Hamme (XIII, Thorgal). Les premier tomes sont originaux et bien ficelés, bien que je trouve le dessin pas déplaisant, mais un peu convenu. Puis c'est la dégringolade pour arriver aux tomes 11 et 12, complètement bâclés et hors sujet (Simon, le vieux routard briscard pète les plombs puis revient, comme dans un mauvais épisode d'une série américaine, miss Penny en preneuse d'otage, j'en passe et des meilleures). Les deux tomes suivants ne relèvent que très peu le niveau. Je conseille tout de même l'achat des premiers tomes, qui ne sont pas trop chers et qui constituent une bonne base pour une bdthèque.
Malienda
Je ne connais pas les auteurs, et je n'ai lu les 2 premiers tomes de la série que parce qu'on me l'a prêtée. Pas grand'chose à en dire, j'ai pas été emballé...Graphisme beau mais froid (je préfère de loin un dessin simple et efficace, les dessins froids sont de plus en plus présents dans la bd et je déteste, cf Mégalex, Les Technopères, et moultes bds plus ou moins gothiques...) et scénario qui, bien qu'original, m'a laissé de marbre (aucun personnage n'est attachant et la plupart sont bizarroïdes). Bizarre, donc, un beau dessin et un scénar original, mais nom d'une pipe, qu'est-ce que je me suis ennuyé !
Archipel
C'est un 3/5 qui pourrait bien se transformer en 4. J'ai été surprise du nombre de critiques à l'encontre du dessin... Mais qu'est-ce qu'il a qui ne va pas ce dessin ?! Il est superbe ! Bon, OK, Barbay aime bien le vert... Ya des petites touches, comme ça, on sait pas trop pourquoi... Mais personnellement je ne m'en suis aperçue que quand on m'en a fait la remarque, donc ça ne m'a pas perturbée (d'ailleurs je n'aurais peut être pas dû le dire ;))... Bref, c'est justement le graphisme qui m'a fait acheter cet album et je ne l'ai pas regretté. Doux mais dynamique, un peu flou, parfaitement adapté à cette histoire haletante et mystérieuse... J'ai beaucoup aimé les différents personnages et le monde étrange et épuré. J'attends la suite avec impatience.
Filipo versus Poney
Ce qui m'a séduit dans ce petit album souple de 20 pages, c'est le dessin absolument minimaliste et pourtant tout mignon. L'histoire se présente comme un gaufrier de 3 x 3 cases, avec une légende en dessous de chacune d'entre elles. Malgré le propos qui se prête bien à une ironie acide, j'ai l'impression que l'ensemble reste très simpliste (ou peut-être très simplifié...) et de ce fait le "message" paraît un peu gros, et lui aussi simpliste. :o/ A part ça, ça se lit très bien, et les deuxième et troisième de couverture sont assez sympas, et évoquent quelques échos de "Ferraille".
Requiem - Chevalier Vampire
La première fois que j'ai ouvert cette bd, je me suis dit "ok, c'est beau, mais qu'est ce qu'on s'en prend plein les yeux"... Et j'ai longuement hésité à l'acheter. Il faut dire que j'avais quelques a priori sur le travail de Ledroit, que je trouvais beau mais trop chargé en détails et en couleurs (eh oui, qu'est-ce que vous voulez... quand on aime les choses épurées ça choque). Si vous êtes comme moi, n'hésitez plus : foncez ! Non seulement on s'habitue bien vite à cette avalanche de couleurs éclatantes mais, tout aussi rapidement, on s'aperçoit qu'elles sont superbes ! Cette slendeur graphique est le principal intérêt de cette série mais on cracherait à tort sur le scénario. Si on peut déplorer un ou deux clichés, ou quelques traits d'humour qui ne feront rire que les amateurs de récits bien bourrins, force est de constater que l'histoire est bien plus fine qu'il n'y paraît. Les thèmes sont riches de symbolique, les personnalités des protagonistes bien développées, originales et attachantes. Bref, une belle réussite.
Jésus de Nazareth (Madsen)
Les bandes dessinées sur la religion, ça prend souvent des chemins conventionnels, infantilisants, voire propagandistes. Cette bande dessinée est l'exception. Nul besoin d'être croyant pour apprécier cette histoire (et j'en suis la preuve). Il s'agit ici de légende, et chacun y trouvera son bonheur, quelles que soient ses convictions. Très fidèle au Nouveau Testament, Peter Madsen nous présente un Jésus humain, avec forces et faiblesses, un rebelle qui considère la religion comme une philosophie de vie, tournée vers les autres, et n'hésite pas à bousculer les esprits bien pensants, les dogmes sans signification, et l'obscurantisme. Le graphisme et la narration, quoique très poétiques, sont résolument adultes, et retranscrivent habilement le contexte historique, et la violence bien présente dans la Bible. Les couleurs, de toute beauté, donnent une atmosphère feutrée et intimiste propre à la détente et à la réflexion. L'histoire est optimiste. Jésus croit en l'homme et, s'il n'en est pas récompensé, rien n'ébranlera sa foi. Mais rien dans ce récit n'est manichéen ou utopiste. Les hommes sont présentés comme des créatures faibles, veules et intéressées, mais capables de belles actions. Et les plus proches de Dieu ne sont pas ceux que l'on croit. Le seul reproche que l'on pourrait faire à ce récit vient de la narration extrêmement condensée, qui ne permet pas de mettre en exergue les différents protagonistes comme ils le mériteraient. Je pense notamment à Marie Madeleine, la prostituée, selon moi un des personnages les plus intéressants de la Bible, qui ne fait qu'une apparition et aurait mérité mieux. Il est difficile de condenser une telle histoire en un seul tome... Deux volumes auraient été préférables. Mais que ce détail ne vous empêche pas de découvrir cette merveille graphique et cette belle légende, qui distingue enfin (et c'est un bonheur) la réalité de la religion et ce que les hommes en font.
La Voix
Construire une histoire autour d'un personnage muet sur toile de fond du cinéma et de magouilles n'est pas chose facile. Pourtant, les auteurs nous livrent une histoire crédible et touchante. Le personnage principal, muet donc, fut un acteur célebre du muet mais une fois l'arrivée du parlant dans le 7e art, il voit ce qu'il a de plus cher lui échapper. C'est à dire sa femme Ana et bien sûr son métier. Sa femme est assassiné et lui accusé, normal quand on ne peut pas se défendre par le langage. Anéanti, il devient clown triste... 15 ans après la mort de sa femme, l'histoire fait de nouveau parler d'elle. Pascla Bertho sait où il veut aller, et on le ressent lors de la lecture. Il nous fait suivre la passé et le présent en même temps à l'aide de multiples flashback qui se fondent dans l'histoire comme une évidence. Il donne beaucoup d'humanité à son histoire, et le personnage principal est très attachant. A la fin de la lecture on est content de savoir que le héros a de nouveau du soutien, et que le mystère sera élucidé dans le prochain tome... Le dessin de Korkydü est assez spécial, les contours des personnages et les ombres sont très grossiers, mais cela rend très bien dans l'histoire. Le dessinateur donne à M Harpovitch (le héros) de multiples expressions du visage, ce qui nous fait oublier le fait qu'il soit muet. Les couleurs à dominantes chaudes (rose/rouge, marron) rendent le tout agréable à l'oeil. En bref, un premier tome très convaincant et qui tiendra je l'espère toute ses promesses dans le prochain. :)
Betty Blues
Les éditions Paquet lancent leur nouvelle collection Blandice avec un très beau et bon one shot. On suit au travers du dessin spécial mais beau de Renaud Dillies, la descente aux enfers d'un petit canard, Rice, fou de sa trompette et de Betty. L'histoire est à la fois drôle et touchante. Les visages sont très expressifs, et les couleurs d'Anne Claire Jouvray sont agréables à l'oeil. Un bon one shot qui détend, à lire.
Toto l'ornithorynque
Tout d'abord il y a le dessin. Ce style de peinture à la gouache, ces couleurs pêtantes, tout est superbe et très agréable à regarder. Le dessin est ici d'une qualité irréprochable. Concernant le scénario, attention, il est destiné aux enfants. Un adulte lira les albums avec plaisir, car les histoires sont loin d'être bêtes et soutenues formidablement par le dessin, mais pour un adulte, ça se lit vite et il n'en sort pas grand chose. Par contre, c'est exactement le type de bd que j'aimerais acheter à mes enfants. C'est beau, c'est frais, c'est agréable et original. Bref, de la toute belle bd jeunesse.
Lanfeust de Troy
Lanfeust par ci, Lanfeust par là... Quel battage pour une série qui, pour reprendre une certaine formule, est "bien mais pas top". Le dessin est sympathique mais ne présente pas les qualités de certaines autres séries H-F (type Lune Noire quand Ledroit s'en occupait ou L'Oiseau du Temps). Il est "sympa", c'est tout. En ce qui concerne le scénario, j'ai déjà eu l'occasion dans d'autres avis de dire tout le mal que je pense d'Arleston, surtout quand il n'hésite pas à piocher (pour ne pas dire piller) dans les grands classiques des romans de fantasy et à les adapter à la va vite. A plusieurs reprises, Lanfeust n'échappe pas à cette triste habitude. Au-delà de cette remarque un peu acide, je trouve l'histoire très décousue, l'auteur semblant manquer de vue d'ensemble sur la série. J'ai pas mal hésité avec 2/5 mais bon, ça reste quand même pas trop désagréable à lire. Selon moi, c'est surtout une belle machine commerciale (ce qui n'est pas un reproche en soi), mais certainement pas un chef d'oeuvre de la BD.