Non franchement Ken le survivant, autant ça passait quand on avait 10 ans et qu'on était avides de pouvoir (d'autant qu'à raison d'un épisode de 20 minutes par semaine ça reste raisonnable)...
Autant maintenant que les mangas commencent à devenir plus intéressants au niveau des dessins que de l'histoire, que leur diffusion est plus répandue... Ken le survivant ne vaut vraiment rien face à ses concurrents actuels, même dans le registre de l'ultra-violence il y'a beaucoup mieux.
A part par pure nostalgie ou envie de dépenser son argent bêtement, je ne vois pas ce qui pourrait pousser quelqu'un à acheter ces mangas.
Pour les critiques:
Scénar inexistant, dessins disproportionnés (de façon vraiment laide, à la façon "jojo" ça passe encore mais là), dialogues ridicules, intérêt de suivre l'histoire ultra limité.
Un petit truc marrant dont je me rapelle à l'époque du dessin animé:
Ken de l'école du hokuto de cuisine
L'école du nanto de fourrure
Les traducteurs s'en donnaient à coeur joie à l'époque :p
Tiens, marrant de (re)lire la première BD d'Isabelle Dethan en tant que professionnelle ; ça date un peu...
Alors, je dois dire que les éléments narratifs que l'on y trouve (parcours initiatique, un amour immodéré pour l'Egypte médiévale, une histoire d'amour pudique et discrète, mais aussi le thème de la mémoire) sont rarement utilisés intelligemment en BD. Là, Dethan les mêle de façon assez plaisante, sans chichis, sans en rajouter. Qualité féminine, sans doute.
La structure du conte (personnages mythiques, tour de la mémoire sans porte, eau engloutie dans le sol) est joliment respectée, même si ce n'est pas vraiment exemplaire.
Le dessin d'Isabelle Dethan est assez hésitant au début, mais gagne en maturité au fil du tome 3.
[SPOILER]La fin du cycle est plutôt bonne, quoique classique : Shamani est puni par ceux dont il voulait ardemment prendre la place.[/SPOILER]
J'aime assez l'univers de Finkel (j'aime assez les univers maritimes en général). En outre, j'admets que celui-ci est bien construit et très cohérent.
L'histoire ensuite est aussi pas mal. C'est de l'action, de l'aventure, un peu de fantastique-SF, et le tout toujours très cohérent, presque sérieux.
Par contre, il y a des choses que je n'aime pas franchement dans cette BD. Par exemple, la mièvrerie des relations avec le gamin-poisson : il est gentil, mignon et tout et tout... Bref, il m'agace. De même, je n'aime pas vraiment les autres personnages de l'histoire. Le héros, sa compagne, etc... Tous ont plus tendance à m'exaspérer par leurs comportements qu'autre chose : par exemple, je trouve que le personnage de Finkel est trop sérieux, c'est à peine s'il ne se la pète pas avec ses super-capacités qui doivent rester mystérieuses et qu'il use uniquement quand le besoin s'en fait sentir.
C'est vraiment plus une question de ressenti de ma part que de jugement concret sur cette BD. Je trouve que la BD elle-même est de qualité, mais je prends un plaisir assez moyen à la lire personnellement.
Finkel, c'est typiquement le genre de bédé qui plaît au grand public : le scénario SF repose sur plusieurs élements ; dans un monde au théâtre bien déterminé (bédé marine), les bons, le héros, vieux le sage, et la meuf sexy doivent sauver leur univers contre un mal étrange (la maladie du corail), et les méchants pirates... Bien sûr, il y a des tratres parmi les gentils. A partir de cette trame, tout est question de style. Pour moi c'est le scénario, la narration qui doit l'emporter sur le dessin dans une bédé, et c'est dommage car certaines planches sont intéressantes au niveau graphique, les descriptions marines ou architecturales. Cela dit, cela reste une bonne bédé pour ados, il en faut pour tous les âges, et puis c'est vrai qu'il y a du travail derrière.
Je rejoins l'avis de certains, la série Neige m'avait beaucoup plus marqué, on peut ranger celle-là à la rigueur dans les séries cultes. Et puis je l'avoue ; en général je ne suis pas un amateur de bédé SF, à part le cycle de Cyann de Bourgeon, qui reste très original dans sa catégorie.
Je ne sais pas ce qui m'a le plus plu dans cette série... Est-ce que ce sont ces personnages atypiques, ou bien la ville et l'univers d'une beauté indescriptible...
Et au milieu de cette beauté, une histoire des plus glauques, avec meurtre et viol...
C'est tellement bien mené, tellement entraînant jusqu'au point d'aller mettre 5/5... Et oui pour moi c'est du grand art...
Tome 2 les Ogres
Soit, d'accord, certes, le 1er tome des aventures de Hiram Lowat et Placido, Hop Frog n'a pas un scénar tres réussi, mais graphiquement, on aime ou on n'aime pas, il y a un petit quelque chose. Le tome 2 "Les Ogres" est LARGEMENT au-dessus. L'ambiance Far West glauque, à mille lieues des stéréotypes véhiculés par Hollywood vaut le détour ; on se croirait dans Dead man, le film de Jim Jarmusch ; la forêt sombre et oppressante sert de décor. Pour être plus forts et plus américains, les pionners du nouveau monde ne se contentent pas de manger du steak ; l'idée est intéressante, à vous de découvrir la suite.
Est-ce que tout ce qui s'inscrit dans la tendance "nouvelle bédé" est forcément bon ? C'est un autre débat, mais quand on voit que le public continue de se satisfaire d'une production traditionnelle, sans grande imagination, sans audace, avec des scénarii "les bons /les méchants" toujours identiques, on a en effet l'impression que le monde de la bédé ressemble à celui du cinéma. Des standards, mélangeant une dose d'action, de muscles, une dose de sexe (souvent mal dessiné), d'un côté, et de la "bédé d'auteur" qui fait tout pour se démarquer, de l'autre, plus poétique, plus personnelle, parfois carrément hermétique, c'est vrai avec David B, notamment. Lui et C. Blain font partie de cette "nouvelle vague", qui ne plaît forcément pas à tout le monde. Mais ne les clouons pas au pilori pour autant. Lisons et relisons "les Ogres"
Je ne sais pas pour vous, mais je trouve ça franchement original, un monde fantasy sans magie ; elle a disparu et cela entraîne des modifications physiques des personnes...
De plus le héros ne répond absolument pas aux critères classiques du héros (un antihéros quoi !)
Les images sont particulières mais on s'y fait plutôt bien...
3 tomes et basta... En plus ce n'est pas long...
Donc original, pas long, assez beau et pas prise de tête, ça mérite bien 4/5 ça non?
Une bonne histoire, de bons dessins, mais trop classique...
Un type simple, un malin et un gros bill...
Mais le tout reste bien mené, et c'est bien sympatique à lire quand même, mais sans aller jusqu'à l'acheter...
OU LE REGARD NE PORTE PAS…
L’invitation au voyage commence dès la couverture. Un paysage dépouillé, où Lisa et William nous invitent à les suivre dans cet album exceptionnel. Une intention louable apparaît dès cette couverture magnifique : celle de l’humilité. Le nom des auteurs n’apparaît pas, laissant un maximum de place à la beauté intemporelle de l’image. Dargaud avait déjà fait le coup un an plus tôt pour le tome 1 de Kabbale, de Grégory Charlet.
Alors on est intrigué, on aimerait savoir qui se cache derrière cette couverture à la fois spartiate et fascinante. Et on ouvre la BD.
Une ambiance de vacances, un cadre enchanteur qui charmerait n’importe qui. L’ensorcellement agit à plusieurs niveaux.
Le dessin, sans être exceptionnel, est empreint d’une poésie des formes, tout en rondeurs. La plupart des cases sont extrêmement travaillées, certaines sont incroyablement belles. Les corps ont subi l’influence de l’ »Ecole Vatine », comme je l’ai lu quelque part, c'est-à-dire une décontraction apparente dans le trait, qui dégage une impression primesautière, quasi enfantine. Les visages des personnages sont très expressifs, ce qui est logique, car Olivier Pont a fait ses armes dans la BD d’humour, chez Vents d’Ouest. Les décors sont à couper le souffle, comme en témoigne l’à-pic de la couverture. Rajoutons un travail très soigné sur les couleurs chaudes, des dégradés fort impressionnants, et l’on obtient un album à la picturalité incroyable.
Le scénario. Sur fond d’histoire pagnolesque (des « étrangers » tentent de s’intégrer dans une petite communauté méridionale), on suit une intrigue doucement teintée de fantastique, avec des séquences oniriques –pour l’heure- absconses. Le récit coule de (Manon de la) source, on se laisse bercer par les couleurs chaudes, le rythme lénifiant, ces moments de pure joie enfantine sur les pas de Lisa et William. Mais les séquences (oniriques ?) dessinées dans un style plus brut et narrées de manière hachée ne peuvent qu’entraîner des interrogations : qui « rêve » ? Pourquoi l’acteur semble-t-il être une personne différente d’une fois sur l’autre ? Et, pour revenir à l’intrigue principale, quels sont les réels pouvoirs de Lisa ? D’où elle et son père viennent-ils réellement ? Où va-t-elle à la fin de ce premier tome ? Que signifie ce puma que voient les quatre enfants ? Que de questions alléchantes qui devraient trouver leur réponse dans le second tome, conclusif.
Parlons du titre, à présent, et de sa… portée. A l’évidence, il désigne un lieu. Véritable, fantasmé, imaginaire ? S’agit-il, comme le suggère la couverture, d’un lieu simplement hors de vue, ou plus prosaïquement hors des bords (physiques) de la BD ? Ou s’agit-il du lieu où la mixture préparée par Lisa emmène les quatre enfants, un lieu où se trouve peut-être la clé de leur lien si particulier (et pourtant non encore dévoilé) ? Serait-ce le lieu où Lisa part, au-delà des mers ?
Un autre questionnement apparaît en arrivant à la fin de ce tome 1 ; à côté de la signature des auteurs se trouve la mention « 1999 ». Est-ce à dire que ceux-ci ont mis près de cinq ans pour trouver un éditeur ? Ou alors, ont-ils voulu peaufiner leur œuvre –jusqu’ici- maîtresse afin de la sortir dans les meilleures conditions éditoriales possibles ? Encore une question que j’aimerais poser aux auteurs…
En bref, un pur bijou qui m’a inspiré ces modestes épîtres :
Ô toi Barellito
Petit port bien au chaud
Savais-tu qu’en ton sein
Se trouvaient des gamins
Nés le même jour
Liés en secret pour toujours ?
Des hommes au destin tragique
Des rites chamaniques
Des images chimériques
Autour de cette petite crique
Des hommes au grand cœur
Qui se rêvent pêcheurs
Finiront par partir
Dans la peau de martyrs
Venez par ici
Ô conteurs
En ces temps maussades
De bouffonnerie arlestonienne
Vous avez su enchanter
Nos yeux et nos goûts
Avec Lisa et William
Au cœur du drame
Nous irons jusqu’au bout
Laissant nos cœurs chavirer
Au fil de cette ballade italienne
Savourée à la régalade.
Du fond du cœur
Infiniment merci.
Pour quelqu'un qui veut en apprendre plus sur le personnage de Trondheim, cette BD est parfaite. Pour quelqu'un qui se reconnaît dans la façon de vivre et de penser de Trondheim, c'est une BD amusante et où on se retrouve facilement.
Et ça tombe bien, moi je fais partie de ces deux types de lecteurs : j'aime bien Trondheim et en plus, je me reconnais dans quasiment tous ses schémas de pensées, ses petits délires, ses rêves éveillés, ses réactions dans la vie et avec les gens, etc... (bon, je suis largement moins parano et je réfléchis bien moins que lui à tout ce que je fais et dis, mais bon ;) )
Il y a donc beaucoup de choses dans cette BD qui m'ont plu. Et comme j'aime l'humour de Trondheim, j'ai également pas mal rigolé.
L'ennui, c'est qu'autour de ces choses qui me plaisent, il y a plein plein de pages. Et que franchement, tout ne m'a pas toujours intéressé. J'ai même trouvé la lecture de tout ça un peu longuette par moment, même si à chaque fois j'étais curieux de découvrir les petits riens et les grandes anecdotes qui font la vie d'un auteur tel que Trondheim.
En comparaison, je préfère sa série Carnet de bord : Trondheim a su y épurer son récit et ne laisser que quasiment le strict nécessaire, le meilleur, le plus intelligent et le plus drôle de sa vie. Ici, tout est un peu livré en vrac, et je pense sincèrement qu'une partie du tout n'est pas franchement intéressant, même si instructif.
Le résultat, c'est que je relirais avec plaisir les Carnets de Bord tandis que je ne suis pas sûr d'avoir jamais envie de relire Approximativement.
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Votre vote
Hokuto no Ken - Fist of the North Star (Ken le survivant)
Non franchement Ken le survivant, autant ça passait quand on avait 10 ans et qu'on était avides de pouvoir (d'autant qu'à raison d'un épisode de 20 minutes par semaine ça reste raisonnable)... Autant maintenant que les mangas commencent à devenir plus intéressants au niveau des dessins que de l'histoire, que leur diffusion est plus répandue... Ken le survivant ne vaut vraiment rien face à ses concurrents actuels, même dans le registre de l'ultra-violence il y'a beaucoup mieux. A part par pure nostalgie ou envie de dépenser son argent bêtement, je ne vois pas ce qui pourrait pousser quelqu'un à acheter ces mangas. Pour les critiques: Scénar inexistant, dessins disproportionnés (de façon vraiment laide, à la façon "jojo" ça passe encore mais là), dialogues ridicules, intérêt de suivre l'histoire ultra limité. Un petit truc marrant dont je me rapelle à l'époque du dessin animé: Ken de l'école du hokuto de cuisine L'école du nanto de fourrure Les traducteurs s'en donnaient à coeur joie à l'époque :p
Mémoire de sable
Tiens, marrant de (re)lire la première BD d'Isabelle Dethan en tant que professionnelle ; ça date un peu... Alors, je dois dire que les éléments narratifs que l'on y trouve (parcours initiatique, un amour immodéré pour l'Egypte médiévale, une histoire d'amour pudique et discrète, mais aussi le thème de la mémoire) sont rarement utilisés intelligemment en BD. Là, Dethan les mêle de façon assez plaisante, sans chichis, sans en rajouter. Qualité féminine, sans doute. La structure du conte (personnages mythiques, tour de la mémoire sans porte, eau engloutie dans le sol) est joliment respectée, même si ce n'est pas vraiment exemplaire. Le dessin d'Isabelle Dethan est assez hésitant au début, mais gagne en maturité au fil du tome 3. [SPOILER]La fin du cycle est plutôt bonne, quoique classique : Shamani est puni par ceux dont il voulait ardemment prendre la place.[/SPOILER]
Finkel
J'aime assez l'univers de Finkel (j'aime assez les univers maritimes en général). En outre, j'admets que celui-ci est bien construit et très cohérent. L'histoire ensuite est aussi pas mal. C'est de l'action, de l'aventure, un peu de fantastique-SF, et le tout toujours très cohérent, presque sérieux. Par contre, il y a des choses que je n'aime pas franchement dans cette BD. Par exemple, la mièvrerie des relations avec le gamin-poisson : il est gentil, mignon et tout et tout... Bref, il m'agace. De même, je n'aime pas vraiment les autres personnages de l'histoire. Le héros, sa compagne, etc... Tous ont plus tendance à m'exaspérer par leurs comportements qu'autre chose : par exemple, je trouve que le personnage de Finkel est trop sérieux, c'est à peine s'il ne se la pète pas avec ses super-capacités qui doivent rester mystérieuses et qu'il use uniquement quand le besoin s'en fait sentir. C'est vraiment plus une question de ressenti de ma part que de jugement concret sur cette BD. Je trouve que la BD elle-même est de qualité, mais je prends un plaisir assez moyen à la lire personnellement.
Finkel
Finkel, c'est typiquement le genre de bédé qui plaît au grand public : le scénario SF repose sur plusieurs élements ; dans un monde au théâtre bien déterminé (bédé marine), les bons, le héros, vieux le sage, et la meuf sexy doivent sauver leur univers contre un mal étrange (la maladie du corail), et les méchants pirates... Bien sûr, il y a des tratres parmi les gentils. A partir de cette trame, tout est question de style. Pour moi c'est le scénario, la narration qui doit l'emporter sur le dessin dans une bédé, et c'est dommage car certaines planches sont intéressantes au niveau graphique, les descriptions marines ou architecturales. Cela dit, cela reste une bonne bédé pour ados, il en faut pour tous les âges, et puis c'est vrai qu'il y a du travail derrière. Je rejoins l'avis de certains, la série Neige m'avait beaucoup plus marqué, on peut ranger celle-là à la rigueur dans les séries cultes. Et puis je l'avoue ; en général je ne suis pas un amateur de bédé SF, à part le cycle de Cyann de Bourgeon, qui reste très original dans sa catégorie.
Le Réseau Bombyce
Je ne sais pas ce qui m'a le plus plu dans cette série... Est-ce que ce sont ces personnages atypiques, ou bien la ville et l'univers d'une beauté indescriptible... Et au milieu de cette beauté, une histoire des plus glauques, avec meurtre et viol... C'est tellement bien mené, tellement entraînant jusqu'au point d'aller mettre 5/5... Et oui pour moi c'est du grand art...
Hiram Lowatt & Placido
Tome 2 les Ogres Soit, d'accord, certes, le 1er tome des aventures de Hiram Lowat et Placido, Hop Frog n'a pas un scénar tres réussi, mais graphiquement, on aime ou on n'aime pas, il y a un petit quelque chose. Le tome 2 "Les Ogres" est LARGEMENT au-dessus. L'ambiance Far West glauque, à mille lieues des stéréotypes véhiculés par Hollywood vaut le détour ; on se croirait dans Dead man, le film de Jim Jarmusch ; la forêt sombre et oppressante sert de décor. Pour être plus forts et plus américains, les pionners du nouveau monde ne se contentent pas de manger du steak ; l'idée est intéressante, à vous de découvrir la suite. Est-ce que tout ce qui s'inscrit dans la tendance "nouvelle bédé" est forcément bon ? C'est un autre débat, mais quand on voit que le public continue de se satisfaire d'une production traditionnelle, sans grande imagination, sans audace, avec des scénarii "les bons /les méchants" toujours identiques, on a en effet l'impression que le monde de la bédé ressemble à celui du cinéma. Des standards, mélangeant une dose d'action, de muscles, une dose de sexe (souvent mal dessiné), d'un côté, et de la "bédé d'auteur" qui fait tout pour se démarquer, de l'autre, plus poétique, plus personnelle, parfois carrément hermétique, c'est vrai avec David B, notamment. Lui et C. Blain font partie de cette "nouvelle vague", qui ne plaît forcément pas à tout le monde. Mais ne les clouons pas au pilori pour autant. Lisons et relisons "les Ogres"
Hardland
Je ne sais pas pour vous, mais je trouve ça franchement original, un monde fantasy sans magie ; elle a disparu et cela entraîne des modifications physiques des personnes... De plus le héros ne répond absolument pas aux critères classiques du héros (un antihéros quoi !) Les images sont particulières mais on s'y fait plutôt bien... 3 tomes et basta... En plus ce n'est pas long... Donc original, pas long, assez beau et pas prise de tête, ça mérite bien 4/5 ça non?
Agence Barbare
Une bonne histoire, de bons dessins, mais trop classique... Un type simple, un malin et un gros bill... Mais le tout reste bien mené, et c'est bien sympatique à lire quand même, mais sans aller jusqu'à l'acheter...
Où le regard ne porte pas...
OU LE REGARD NE PORTE PAS… L’invitation au voyage commence dès la couverture. Un paysage dépouillé, où Lisa et William nous invitent à les suivre dans cet album exceptionnel. Une intention louable apparaît dès cette couverture magnifique : celle de l’humilité. Le nom des auteurs n’apparaît pas, laissant un maximum de place à la beauté intemporelle de l’image. Dargaud avait déjà fait le coup un an plus tôt pour le tome 1 de Kabbale, de Grégory Charlet. Alors on est intrigué, on aimerait savoir qui se cache derrière cette couverture à la fois spartiate et fascinante. Et on ouvre la BD. Une ambiance de vacances, un cadre enchanteur qui charmerait n’importe qui. L’ensorcellement agit à plusieurs niveaux. Le dessin, sans être exceptionnel, est empreint d’une poésie des formes, tout en rondeurs. La plupart des cases sont extrêmement travaillées, certaines sont incroyablement belles. Les corps ont subi l’influence de l’ »Ecole Vatine », comme je l’ai lu quelque part, c'est-à-dire une décontraction apparente dans le trait, qui dégage une impression primesautière, quasi enfantine. Les visages des personnages sont très expressifs, ce qui est logique, car Olivier Pont a fait ses armes dans la BD d’humour, chez Vents d’Ouest. Les décors sont à couper le souffle, comme en témoigne l’à-pic de la couverture. Rajoutons un travail très soigné sur les couleurs chaudes, des dégradés fort impressionnants, et l’on obtient un album à la picturalité incroyable. Le scénario. Sur fond d’histoire pagnolesque (des « étrangers » tentent de s’intégrer dans une petite communauté méridionale), on suit une intrigue doucement teintée de fantastique, avec des séquences oniriques –pour l’heure- absconses. Le récit coule de (Manon de la) source, on se laisse bercer par les couleurs chaudes, le rythme lénifiant, ces moments de pure joie enfantine sur les pas de Lisa et William. Mais les séquences (oniriques ?) dessinées dans un style plus brut et narrées de manière hachée ne peuvent qu’entraîner des interrogations : qui « rêve » ? Pourquoi l’acteur semble-t-il être une personne différente d’une fois sur l’autre ? Et, pour revenir à l’intrigue principale, quels sont les réels pouvoirs de Lisa ? D’où elle et son père viennent-ils réellement ? Où va-t-elle à la fin de ce premier tome ? Que signifie ce puma que voient les quatre enfants ? Que de questions alléchantes qui devraient trouver leur réponse dans le second tome, conclusif. Parlons du titre, à présent, et de sa… portée. A l’évidence, il désigne un lieu. Véritable, fantasmé, imaginaire ? S’agit-il, comme le suggère la couverture, d’un lieu simplement hors de vue, ou plus prosaïquement hors des bords (physiques) de la BD ? Ou s’agit-il du lieu où la mixture préparée par Lisa emmène les quatre enfants, un lieu où se trouve peut-être la clé de leur lien si particulier (et pourtant non encore dévoilé) ? Serait-ce le lieu où Lisa part, au-delà des mers ? Un autre questionnement apparaît en arrivant à la fin de ce tome 1 ; à côté de la signature des auteurs se trouve la mention « 1999 ». Est-ce à dire que ceux-ci ont mis près de cinq ans pour trouver un éditeur ? Ou alors, ont-ils voulu peaufiner leur œuvre –jusqu’ici- maîtresse afin de la sortir dans les meilleures conditions éditoriales possibles ? Encore une question que j’aimerais poser aux auteurs… En bref, un pur bijou qui m’a inspiré ces modestes épîtres :
Approximativement
Pour quelqu'un qui veut en apprendre plus sur le personnage de Trondheim, cette BD est parfaite. Pour quelqu'un qui se reconnaît dans la façon de vivre et de penser de Trondheim, c'est une BD amusante et où on se retrouve facilement. Et ça tombe bien, moi je fais partie de ces deux types de lecteurs : j'aime bien Trondheim et en plus, je me reconnais dans quasiment tous ses schémas de pensées, ses petits délires, ses rêves éveillés, ses réactions dans la vie et avec les gens, etc... (bon, je suis largement moins parano et je réfléchis bien moins que lui à tout ce que je fais et dis, mais bon ;) ) Il y a donc beaucoup de choses dans cette BD qui m'ont plu. Et comme j'aime l'humour de Trondheim, j'ai également pas mal rigolé. L'ennui, c'est qu'autour de ces choses qui me plaisent, il y a plein plein de pages. Et que franchement, tout ne m'a pas toujours intéressé. J'ai même trouvé la lecture de tout ça un peu longuette par moment, même si à chaque fois j'étais curieux de découvrir les petits riens et les grandes anecdotes qui font la vie d'un auteur tel que Trondheim. En comparaison, je préfère sa série Carnet de bord : Trondheim a su y épurer son récit et ne laisser que quasiment le strict nécessaire, le meilleur, le plus intelligent et le plus drôle de sa vie. Ici, tout est un peu livré en vrac, et je pense sincèrement qu'une partie du tout n'est pas franchement intéressant, même si instructif. Le résultat, c'est que je relirais avec plaisir les Carnets de Bord tandis que je ne suis pas sûr d'avoir jamais envie de relire Approximativement.