Les éditions Treize étrange éditent peu d'albums. Pourtant, j'ai pu remarquer que la qualité est souvent au rendez-vous. Les Plombs de Venise ne faillit pas à la règle car ce petit album est vraiment très convaincant aussi bien sur le plan graphique que scénaristique.
L'auteur, Patrick Mallet, nous offre un scénario très convaincant. Le récit nous parle de Giacomo Casanova et plus précisément de la période de sa vie où il fut interné pour des raisons assez obscures. Librement adapté d'un texte écrit de la main de notre héros, ce récit est tout sauf ennyueux. Le ton est très actuel, un peu dans l'esprit des séries qui sortent dans la collection Poisson Pilote de chez Dargaud. L'album est volontairement divisé en deux parties. La première où on apprend dans quelles circonctances notre séducteur sera appréhendé et puis la seconde qui est principalement axée sur son incarcération en elle-même. Cette partie du récit est vraiment très réussite. Plusieurs faits y sont mis en valeur : sa première prise de contact avec ce lieu sordide qui sera sa demeure pendant un bout de temps, sa relation avec son geôlier qui se revèlera un être plutôt sympathique, ainsi que ses angoisses et ses rêves. Tout ses éléments sont vraiment bien décrits et on comprend parfaitement ce que notre prisonnier a pû ressentir.
Je donnerais une mention particulière à la fin du l'album qui est vraiment surprenante.
D'un point de vue graphique, il est clair que le dessin de Christophe Blain fait des adeptes et c'est ma foi pas désagréable. J'ai trouvé le traît de Patrick Mallet très expressif. Grâce à cela, les émotions des personnages sont très bien rendues. Les pages où l'on voit les cauchemars de Casanova sont très convaincantes, cela donne de la crédibilité au scénario, on ne s'en plaindra pas.
Voilà donc un album qui m'a surpris. Ses qualités sont indéniables. La suite risque d'être intéressante.
Je conseille vivement cette bd.
J'ai acheté Rural sur la foi des avis ici présents. Je dois avouer ne pas en avoir été déçu mais pour autant, j'ai tout de même un avis assez mitigé sur cette BD.
Tout d'abord, en entamant la lecture, j'ai cru voir transposé en BD un véritable reportage/documentaire comme on en voit à la télé. Je me suis même franchement demandé quel interêt il y avait à avoir utilisé le support de la BD pour faire cela. D'accord, c'est intéressant, c'est même très instructif, mais pourquoi mettre ça en BD ?
Et finalement, en cours de lecture, je suis davantage rentré dans l'"histoire", (car il y en a une), j'ai apprécié l'humour de l'auteur sur certaines cases et certains dialogues, j'ai apprécié les dessins et les points de vues graphiques. Bref, j'ai fini par comprendre l'interêt de faire ça en BD et je dois avouer ne pas regretter mon achat de ce côté là. C'est sympa, très intéressant et assez prenant au bout de quelques pages.
Maintenant, ce qui me plaît vraiment moins dans cette BD, c'est à quel point elle est engagée politiquement. Je suis loin d'être d'un avis contraire à tout ce que l'auteur nous présente et soutient ouvertement (ma femme et moi nous nous sommes par exemple totalement mis au bio depuis quelques temps). Il est certain que certaines choses qu'il nous montre paraissent inacceptables et il les présente comme telles. Mais je demeure avec le sentiment profond que l'auteur ne nous montre (et il le dit lui-même) qu'une seule facette de la chose. Il ne laisse pas la parole à la partie adverse (car il y en a une et il la désigne noir sur blanc). Il explique pourquoi il le fait à un moment dans la BD et nous dit même ce que celle-ci aurait sûrement répondu, mais il n'en reste pas moins que cette BD est toute entière orientée vers un idéal politique affichant ouvertement une opinion manichéenne du style "c'est nous les bons, et eux c'est les cons". De nouveau, je le répète, je suis globalement du même avis que l'auteur dans ce qu'il nous présente dans cette BD, mais le fait d'avoir entre les mains ce que je considère presque comme un manifeste politique plutôt qu'une BD équilibrée et lisible par tous me rebute un peu.
C'est un choix personnel.
J'ai acheté Marée Basse uniquement sur le renom de Gibrat après avoir lu Le Sursis et sur le résumé de l'histoire qui semblait bien déjanté, oscillant entre l'onirique et la SF.
Mais après lecture, je reste assez circonspect.
Cette BD a tout du conte, avec une touche de folie et de poésie en plus. Ca part dans tous les sens, raconte une suite de petites histoires corrélées et pas toutes suivies. Une narration bien particulière, sans héros, sans histoire suivie de bout en bout, plutôt basée sur une idée, un thème, qu'on suivrait en même temps que la réflexion et les idées de l'auteur.
Résultat, je suis resté un peu sur ma faim à la fin de ce one-shot.
D'autant que je trouve le dessin de Gibrat largement moins bon que pour le Sursis, presque bâclé par endroits (en particulier au niveau des femmes, j'avais l'impression de revoir sans arrêt la même femme coiffée différemment). Et la colorisation également est à mon goût franchement moins bonne.
Bref, un peu déçu, mais l'album ne reste pas mauvais tout de même.
J'ai attendu avec impatience le nouveau Stassen, après avoir été bluffée par Déogratias.
Hélas, j'avais trop Déogratias en tête pour être satisfaite par Les Enfants. Cet album prend beaucoup plus de recul par rapport à l'actualité, même s'il ne perd pas son habitude de dénoncer, Stassen choisit un ton plus "léger" (si on veut...).
Tout de même, l'album reste agréable à lire, les dessins sont très beaux, les couleurs rappellent l'Afrique (terre, ocre).
C'est super mignon, mais ce qui a retenu mon attention, c'est surtout le savant mélange des contes de fées existants ! Boucle d'or devient un prince sans peur et sans reproche, les 7 nains deviennent des ours nains...
A mourir de rire et intelligent, ça se lit très vite pour un adulte mais c'est dommage de s'en priver.
Un conseil, trouvez-vous un neveu, un vague cousin, devenez parrain ou parent, courez acheter l'album et lisez-le avant de l'offrir !
Alors là, pour une bd destinée à des jeunes, il y a une recherche, une poésie, une cohésion entre les protagonistes issus des différents contes, c'est superbe. Les petits ours nains sont à croquer.
Vraiment un des meilleurs albums pour les tout jeunes (6-10 ans) qu'il m'ait été donné de lire.
Pourquoi pas 5/5 alors ? Eh bien parce que je trouve que le prix est un peu élevé pour 24 pages en demi format. C'est très beau, mais aussi très vite lu.
Sur le thème "Et si...", et si, redevenant enfant, je pouvais remanier le passé ?
Sans s'attarder sur le côté fantastique de la chose, Taniguchi s'attaque immédiatement au vif du sujet : vite, prendre ses repères, retrouver les gens qu'on aime, qu'on a oublié, et surtout, changer ce qui peut l'être.
Un grand moment de bonheur, magnifiquement traité.
C'est une magnifique histoire qui fait pleurer (un peu), mais surtout, c'est traité par Taniguchi, un maître du genre. Quel genre ? Mais le roman graphique, ma brave dame. Taniguchi maîtrise assurément l'art de faire passer des sentiments en douceur. Pas de lourdeur, pas de survol, le ton juste.
Cet auteur est le trait d'union entre la BD occidentale et la "tradition" manga, celui qui permettra aux réticents au manga de lire un album asiatique, et aux fans de mangas, de passer à de la BD "différente", plus axée sur le fond des choses.
Quoi qu'il en soit, à lire.
Encore une histoire de vampires. Thème largement usité dans tous les arts, littérature et cinéma en tête, la BD s'y met et nous offre un panel très large, allant du mauvais au très bon, c'est comme ça ma brave dame, y'a plus de saison, vous reprendrez bien un thé ?
L'histoire est plutôt pas mal, c'est assez prenant, cette malédiction pendant des générations, je ne me souviens pas l'avoir déjà vu.
Bon, le méchant vampire est assez caricatural, surhomme, distingué, cultivé (bon c'est vrai qu'en 5 siècles, il a le temps de lire et d'apprendre à jouer du violon...). Le dénouement est attendu, mais les auteurs ont fait un effort pour rendre l'ultime rencontre intéressante.
Côté dessin, je ne peux pas juger, j'ai eu la mauvaise idée de le lire en n&b, ce qui, vous en conviendrez, est assez gênant dès lors qu'il s'agit de distinguer le jour et la nuit.
Encore une histoire de vampires ?
Ah ben merde, elle est sympa celle-là ! C'est même du très bon. Se faire servir une BD par Trillo et Risso est toujours (enfin disons souvent) agréable. En 4 tomes, ils bouclent et emballent une histoire de vampires (un peu à rallonge, certes), mais franchement classe, qui rappelle d'ailleurs un peu les romans d'Anne Rice, dans la manière de traverser les époques.
J'accroche beaucoup au tandem Trillo/Risso, le 1er que j'avais lu, Video noire, m'avait beaucoup plu et j'ai embrayé sur cette série en toute confiance.
A découvrir.
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Casanova sous les Plombs de Venise
Les éditions Treize étrange éditent peu d'albums. Pourtant, j'ai pu remarquer que la qualité est souvent au rendez-vous. Les Plombs de Venise ne faillit pas à la règle car ce petit album est vraiment très convaincant aussi bien sur le plan graphique que scénaristique. L'auteur, Patrick Mallet, nous offre un scénario très convaincant. Le récit nous parle de Giacomo Casanova et plus précisément de la période de sa vie où il fut interné pour des raisons assez obscures. Librement adapté d'un texte écrit de la main de notre héros, ce récit est tout sauf ennyueux. Le ton est très actuel, un peu dans l'esprit des séries qui sortent dans la collection Poisson Pilote de chez Dargaud. L'album est volontairement divisé en deux parties. La première où on apprend dans quelles circonctances notre séducteur sera appréhendé et puis la seconde qui est principalement axée sur son incarcération en elle-même. Cette partie du récit est vraiment très réussite. Plusieurs faits y sont mis en valeur : sa première prise de contact avec ce lieu sordide qui sera sa demeure pendant un bout de temps, sa relation avec son geôlier qui se revèlera un être plutôt sympathique, ainsi que ses angoisses et ses rêves. Tout ses éléments sont vraiment bien décrits et on comprend parfaitement ce que notre prisonnier a pû ressentir. Je donnerais une mention particulière à la fin du l'album qui est vraiment surprenante. D'un point de vue graphique, il est clair que le dessin de Christophe Blain fait des adeptes et c'est ma foi pas désagréable. J'ai trouvé le traît de Patrick Mallet très expressif. Grâce à cela, les émotions des personnages sont très bien rendues. Les pages où l'on voit les cauchemars de Casanova sont très convaincantes, cela donne de la crédibilité au scénario, on ne s'en plaindra pas. Voilà donc un album qui m'a surpris. Ses qualités sont indéniables. La suite risque d'être intéressante. Je conseille vivement cette bd.
Rural !
J'ai acheté Rural sur la foi des avis ici présents. Je dois avouer ne pas en avoir été déçu mais pour autant, j'ai tout de même un avis assez mitigé sur cette BD. Tout d'abord, en entamant la lecture, j'ai cru voir transposé en BD un véritable reportage/documentaire comme on en voit à la télé. Je me suis même franchement demandé quel interêt il y avait à avoir utilisé le support de la BD pour faire cela. D'accord, c'est intéressant, c'est même très instructif, mais pourquoi mettre ça en BD ? Et finalement, en cours de lecture, je suis davantage rentré dans l'"histoire", (car il y en a une), j'ai apprécié l'humour de l'auteur sur certaines cases et certains dialogues, j'ai apprécié les dessins et les points de vues graphiques. Bref, j'ai fini par comprendre l'interêt de faire ça en BD et je dois avouer ne pas regretter mon achat de ce côté là. C'est sympa, très intéressant et assez prenant au bout de quelques pages. Maintenant, ce qui me plaît vraiment moins dans cette BD, c'est à quel point elle est engagée politiquement. Je suis loin d'être d'un avis contraire à tout ce que l'auteur nous présente et soutient ouvertement (ma femme et moi nous nous sommes par exemple totalement mis au bio depuis quelques temps). Il est certain que certaines choses qu'il nous montre paraissent inacceptables et il les présente comme telles. Mais je demeure avec le sentiment profond que l'auteur ne nous montre (et il le dit lui-même) qu'une seule facette de la chose. Il ne laisse pas la parole à la partie adverse (car il y en a une et il la désigne noir sur blanc). Il explique pourquoi il le fait à un moment dans la BD et nous dit même ce que celle-ci aurait sûrement répondu, mais il n'en reste pas moins que cette BD est toute entière orientée vers un idéal politique affichant ouvertement une opinion manichéenne du style "c'est nous les bons, et eux c'est les cons". De nouveau, je le répète, je suis globalement du même avis que l'auteur dans ce qu'il nous présente dans cette BD, mais le fait d'avoir entre les mains ce que je considère presque comme un manifeste politique plutôt qu'une BD équilibrée et lisible par tous me rebute un peu. C'est un choix personnel.
Marée Basse
J'ai acheté Marée Basse uniquement sur le renom de Gibrat après avoir lu Le Sursis et sur le résumé de l'histoire qui semblait bien déjanté, oscillant entre l'onirique et la SF. Mais après lecture, je reste assez circonspect. Cette BD a tout du conte, avec une touche de folie et de poésie en plus. Ca part dans tous les sens, raconte une suite de petites histoires corrélées et pas toutes suivies. Une narration bien particulière, sans héros, sans histoire suivie de bout en bout, plutôt basée sur une idée, un thème, qu'on suivrait en même temps que la réflexion et les idées de l'auteur. Résultat, je suis resté un peu sur ma faim à la fin de ce one-shot. D'autant que je trouve le dessin de Gibrat largement moins bon que pour le Sursis, presque bâclé par endroits (en particulier au niveau des femmes, j'avais l'impression de revoir sans arrêt la même femme coiffée différemment). Et la colorisation également est à mon goût franchement moins bonne. Bref, un peu déçu, mais l'album ne reste pas mauvais tout de même.
Les enfants
J'ai attendu avec impatience le nouveau Stassen, après avoir été bluffée par Déogratias. Hélas, j'avais trop Déogratias en tête pour être satisfaite par Les Enfants. Cet album prend beaucoup plus de recul par rapport à l'actualité, même s'il ne perd pas son habitude de dénoncer, Stassen choisit un ton plus "léger" (si on veut...). Tout de même, l'album reste agréable à lire, les dessins sont très beaux, les couleurs rappellent l'Afrique (terre, ocre).
Les Sept Ours Nains
C'est super mignon, mais ce qui a retenu mon attention, c'est surtout le savant mélange des contes de fées existants ! Boucle d'or devient un prince sans peur et sans reproche, les 7 nains deviennent des ours nains... A mourir de rire et intelligent, ça se lit très vite pour un adulte mais c'est dommage de s'en priver. Un conseil, trouvez-vous un neveu, un vague cousin, devenez parrain ou parent, courez acheter l'album et lisez-le avant de l'offrir !
Les Sept Ours Nains
Alors là, pour une bd destinée à des jeunes, il y a une recherche, une poésie, une cohésion entre les protagonistes issus des différents contes, c'est superbe. Les petits ours nains sont à croquer. Vraiment un des meilleurs albums pour les tout jeunes (6-10 ans) qu'il m'ait été donné de lire. Pourquoi pas 5/5 alors ? Eh bien parce que je trouve que le prix est un peu élevé pour 24 pages en demi format. C'est très beau, mais aussi très vite lu.
Quartier lointain
Sur le thème "Et si...", et si, redevenant enfant, je pouvais remanier le passé ? Sans s'attarder sur le côté fantastique de la chose, Taniguchi s'attaque immédiatement au vif du sujet : vite, prendre ses repères, retrouver les gens qu'on aime, qu'on a oublié, et surtout, changer ce qui peut l'être. Un grand moment de bonheur, magnifiquement traité.
Le Journal de mon père
C'est une magnifique histoire qui fait pleurer (un peu), mais surtout, c'est traité par Taniguchi, un maître du genre. Quel genre ? Mais le roman graphique, ma brave dame. Taniguchi maîtrise assurément l'art de faire passer des sentiments en douceur. Pas de lourdeur, pas de survol, le ton juste. Cet auteur est le trait d'union entre la BD occidentale et la "tradition" manga, celui qui permettra aux réticents au manga de lire un album asiatique, et aux fans de mangas, de passer à de la BD "différente", plus axée sur le fond des choses. Quoi qu'il en soit, à lire.
Le Prince de la Nuit
Encore une histoire de vampires. Thème largement usité dans tous les arts, littérature et cinéma en tête, la BD s'y met et nous offre un panel très large, allant du mauvais au très bon, c'est comme ça ma brave dame, y'a plus de saison, vous reprendrez bien un thé ? L'histoire est plutôt pas mal, c'est assez prenant, cette malédiction pendant des générations, je ne me souviens pas l'avoir déjà vu. Bon, le méchant vampire est assez caricatural, surhomme, distingué, cultivé (bon c'est vrai qu'en 5 siècles, il a le temps de lire et d'apprendre à jouer du violon...). Le dénouement est attendu, mais les auteurs ont fait un effort pour rendre l'ultime rencontre intéressante. Côté dessin, je ne peux pas juger, j'ai eu la mauvaise idée de le lire en n&b, ce qui, vous en conviendrez, est assez gênant dès lors qu'il s'agit de distinguer le jour et la nuit.
Je suis un vampire
Encore une histoire de vampires ? Ah ben merde, elle est sympa celle-là ! C'est même du très bon. Se faire servir une BD par Trillo et Risso est toujours (enfin disons souvent) agréable. En 4 tomes, ils bouclent et emballent une histoire de vampires (un peu à rallonge, certes), mais franchement classe, qui rappelle d'ailleurs un peu les romans d'Anne Rice, dans la manière de traverser les époques. J'accroche beaucoup au tandem Trillo/Risso, le 1er que j'avais lu, Video noire, m'avait beaucoup plu et j'ai embrayé sur cette série en toute confiance. A découvrir.