ArzaK a raison, cette BD de Chauvel est très proche de "Nuit Noire"; c'est plus une BD sociale qu'une enquête policière, quoi que laisse penser le pitch. Il se trouve que j'ai été loin d'être enthousiasmé par "Nuit Noire" et que le résultat est à peu près identique ici. Je reconnais à Chauvel une vraie maîtrise de ses personnages et du déroulement de son histoire : ceux-ci sont détaillés, fouillés, et le principe du flashback est une fois de plus excellement employé par ce maître en la matière qu'est Chauvel; il donne à cette histoire au rythme très lent de véritables "racines" qui permettent d'appréhender différement ce récit au fur et à mesure de son déroulement.
Malheureusement, ce côté volontairement intimiste et la langueur qui enveloppe l'ensemble sont parfois un peu chiants, il faut le reconnaître. Je n'ai jamais été vraiment fan d'un Davodeau par exemple, et je retrouve ici de nombreux points communs. Au final, on est face à une BD maîtrisée et ambitieuse par son dénuement, mais difficile à aborder par le plus grand nombre je pense.
"Bouche du diable" est l'album type que je pensais ne pas aimer. Je serais incapable de dire pourquoi je partais avec un a priori aussi défavorable, mais toujours est-il qu'il n'a pas résisté à quelques pages de lecture. Ce livre est d'une densité rarement vue : à la fois thriller d'espionnage, pamphlet politique, oeuvre fantastique et ode à l'être humain et à la liberté. Charin et Bouq touchent à tout et ne se perdent jamais, faisant preuve d'une subtilité et d'une finesse jamais démenties. Le résultat est emballant, servi par un dessin précis et parfois réellement impressionnant, pour toutes les scènes se passant sur les structure métalliques des futurs buildings notamment. Seul bémol, la couleur a un côté rétro et délavé que je n'aime vraiment pas, mais cela reste un défaut mineur au final.
Tardi est vraiment dans son élément avec la Grande Guerre. Son dessin sent le froid et la boue, et il arrive à nous faire partager l'horreur des tranchées, l'absurde de la guerre, la cruauté du commandement 90 ans après. Le gros défaut, qui a été soulevé plus bas, c'est qu'en découpant ce livre en plusieurs récits "indépendants" et en changeant de personnages principaux au gré de ces récits, Tardi ne parvient pas à nous attacher autant que s'il avait suivi les pérégrinations des mêmes personnages. On a par conséquent un oeil toujours extérieur et distancié qui nuit un peu à la puissance des récits. Cet album reste malgré tout immanquable dans ce genre.
Mouais, la lecture a été agréable mais sans plus. J'ai l'impression d'être le seul à avoir trouvé ça un peu vain et facile; le côté parodique est sympathique mais ne casse pas trois pattes à un canard. Rajouté au format riquiqui des "Pattes de mouches" (qui colle bien à l'histoire ceci dit) on tombe vraiment dans la BD conceptuelle presque gratuite, je trouve. Enfin bon, je dis ça mais ça reste plutôt sympa à bouquiner en 3 minutes et puis à côté de "Bleu" le mot conceptuel est peut-être trop fort ici. Du même auteur et dans la même collection, j'ai été beaucoup plus convaincu par "Non, non, non".
Contrairement à ArzaK, je n'attendais pas trop de ce petit album scénarisé par Trondheim. En effet le sujet est l'absurde kafkaïen d'un bonhomme complètement perdu dans une gare sans queue ni tête. Cela aurait pu être intéressant, si les situations ne tombaient toujours à plat, si un espèce de rythme ne s'installait dans le récit. Rien de tout cela ici. On se lasse très très vite de cette variation molle, même si le trait de Jean-Pierre Duffour est assez agréable à l'oeil.
Bref, une oeuvre mineure de Trondheim.
C'est amusant de voir comment, d'un concept original sensé apporter un plus aux trois séries Donjon, cette série est devenue le coeur même du projet, contenant les albums les plus marquants, qui font le plus avancer l'univers de Donjon.
Voici ce que je pense de ceux que j'ai lus :
Jean-Jean la terreur
bien dans la lignée de "Donjon Zénith", l'humour et l'aventure sont au rendez vous. J'adore le personnage de Guillaume, un assureur complètement décalé dans ce monde d'héroïc fantasy, mais qui s'en sort quand même. On rigole bien, on apprend des choses sur l'épée du destin, et on explore pas mal la Terra Amata de l'époque, avis aux Gardiens de DCM qui voudraient des idées d'endroits où faire aller leurs joueurs.
Le géant qui pleure
Arg... le premier donjon que je n'ai vraiment pas aimé. :(
Je n'ai rien lu d'autre dessiné par JC Menu, donc pas d'a priori, mais là j'ai trouvé que les personnages avaient l'air d'être sortis tout droit d'un picsou-mag. :( Bon, j'exagère un peu, le dessin est moins "propret", mais franchement, je n'ai pas aimé du tout.
Du coup, le scénario m'a paru nettement moins bon. Alors je ne sais pas si c'est surtout à cause du dessin, si c'est parce que faire l'histoire sur un type qui pleurniche tout le temps sans prendre aucune initiative était trop risqué ou bien si c'est parce que les héros sont des caricatures d'eux-mêmes (re-argh ! comparez le Horus de "La nuit du tombeur" avec celui-là !), mais s'il y a un donjon que vous devez ne pas lire, il est tout trouvé.
*déception déception*
La nuit du tombeur
Du tout bon. :o) Vraiment !
Un dessin nickel, bien dans la lignée de ce que fait Blain (rien de trop original quoi, si vous aviez peur pour vos yeux), et un scénario parfait : rebondissements imprévisibles, nouveaux personages, humour, découverte d'Antipolis sous un autre point de vue, jeunesse de Zongo... peut-être mon Donjon préféré. Que du bonheur je vous dis. :)
Du ramdam chez les brasseurs
La première chose qui frappe, ce sont les couleurs, superbes ! L'illustration est TRES différente des albums précédents, mais on s'y fait vite, et on en profite ! L'humour, même s'il est un peu différent que dans les autres tomes, est vraiment au rendez-vous. Je regrette un peu, par contre, que l'histoire soit nettement moins complexe que pour le reste de la série... C'est peut-être dû à Gro-gro, je ne sais pas.
Mon fils le tueur
Un Donjon très noir, avec une série de tueries et des illustrations très sombres. Mais l'histoire avance bien, et elle se révèle passionnante !
J'aime beaucoup les personnages, en particulier Marvin jeune est trop bien, à la fois mignon et dangereux, naïf et malin. Quant à sa maman, bravo à Blutch ! Elle est superbement dessinée, avec une sorte de grâce imposante, c'est impressionant.
Crève-coeur
Un Donjon très particulier. J'aime bien les dessins, mêmes s'ils semblent crayonnés à la va-vite, car ils donnent une impression de mouvement, de fluidité, stupéfiante et qui va parfaitement au personnage d'Alexandra.
Par contre les autres personnages ne sont parfois qu'esquissés, et là on a l'impression d'être myope et d'avoir oublié ses lunettes le matin, c'est dommage.
L'histoire est entièrement racontée par Alexandra, ce qui présente l'avantage de nous la faire encore mieux découvrir, mais qui rend confus l'ensemble. En fait, sa façon de nous présenter les divers rebondissement comme si elle lisait une liste de course est assez étrange.
Bref, une impression très mitigée, mais un album à ne pas manquer, pour tout ce qu'il nous fait connaître sur les évènements et les personnages de Potron-Minet.
Les dessins ne sont pas exeptionnels, mais d'un style très original, qui m'a, je dois le dire, conquis.
Les scénarii, même s'ils ne sont pas forcément très originaux, renferment une certaine poésie, et sont très bien faits du point de vue de la construction. Les personnages aussi sont superbement bien construits.
Bref, les auteurs réussissent à créer une ambiance envoûtante à souhait.
Très agréable et dépaysant.
J'aime beaucoup Larcenet pour son humour et son dessin. J'aime aussi la personne et la plupart de ses idées, mais pourtant je ne m'identifie pas à lui. Et c'est également le cas pour le personnage du Combat Ordinaire : je ne m'identifie pas à lui et à ses idées. Et j'ai le sentiment qu'on ressent d'autant mieux la BD en question lorsqu'on se sent proche du héros et qu'on se dit qu'on réagirait comme lui dans telle ou telle situation. Et moi, justement, ce n'est pas mon cas.
Alors je trouve cette BD sympa, certaines scènes touchantes, d'autres scènes intelligentes. C'est donc une BD que je trouve pas mal, réalisée par un auteur que j'aime bien, mais son message et son contenu ne m'ont pas atteint comme ils auraient pu.
Et quand je vois tous ces gens balancer des "GeoOorges" sur le net depuis qu'ils ont lu cette BD (non, je ne vise pas la critique précédente ;) ), ça ne me fait ni chaud ni froid et ça me fait craindre un peu l'effet de mode qui était déjà actif avant même Angoulême. Quoiqu'il en soit, je considère "le Combat Ordinaire" comme un bon One-Shot. Personnellement je ne l'achéterai pas, mais je suis sûr (et je vois) qu'elle plaît à beaucoup d'autres.
La lecture du tome 2 m'a laissé la même impression. Je n'accroche toujours pas au personnage, pas à sa façon de vivre et que très légèrement à sa façon de penser. Ce 2e tome pose quelques questions intéressantes, notamment sur l'ancien ami qui a "viré FN", sur la maladie du père, mais il affiche également quelques sujets plus basiques et moins originaux, comme l'artiste réputé qui se révèle être un con ou encore l'envie de bébé (qu'on trouvait déjà dans Le Retour à la terre). Je n'ai pas ressenti grand chose à la lecture de cet album, si ce n'est la fin qui m'a fait mal mais que j'ai trouvée trop abrupte. Trop abrupte non pas la nouvelle qu'apprend le héros, mais les simples 3 pages qui suivent : ça m'a donné l'impression d'être un coup de massue donné gratuitement au lecteur (et au héros) similaire au coup du chat dans le tome 1 mais qui arrive presque comme un cheveu sur la soupe, trop proche de la fin de l'album, comme pas assez exploité...
Bref, sur deux tomes, je ne suis toujours pas aussi convaincu que d'autres semblent l'être par cette série.
GeooOOOrge !!
Ca faisait longtemps que je passais devant cette BD en me disant "j'achète, j'achète pas ..." En le feuilletant, je me disais "Ouais, ça a l'air pas mal... mais c'est bizarre comme style graphique, et l'histoire n'a pas l'air très drôle ..."
Et puis est venu Angoulême et l'annonce du prix d'Angoulême de la meilleurs BD de l'année. Alors, pour me faire ma propre idée, je l'achète.
Conclusion : LA MEILLEURS BD DE L'ANNEE !
PS : Et c'est pas GeooOOOrge qui me contredira. ;)
PS : A lire d'urgence également : "Le retour à la terre" !
Bah voilà une bd que je trouve pas mal mais vraiment sans plus.
Le dessin de Servais est égal à lui-même : agréable à regarder et à lire mais à mon goût trop réaliste pour me plaire vraiment.
Quant à l'histoire, elle est vraiment toute simple. Elle joue sur les émotions, les sentiments, la nostalgie d'une jeunesse et d'un amour adolescent. Et effectivement, elle décrit des Ardennes qui donnent envie d'y couler une vie douce et proche de la nature. Par contre, les histoires d'amitié et d'amour en elles-mêmes m'ont franchement peu touché, de même que la fin de la BD. J'ai largement moins ressenti d'émotions que dans une bd de Cosey par exemple, dont le style général se rapproche de celle-ci par cette langueur et cet intérêt porté sur les émotions plus que sur les actions.
Bref, une BD pas désagréable, assez jolie, mais qui ne me marquera sûrement pas du tout.
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Trois allumettes
ArzaK a raison, cette BD de Chauvel est très proche de "Nuit Noire"; c'est plus une BD sociale qu'une enquête policière, quoi que laisse penser le pitch. Il se trouve que j'ai été loin d'être enthousiasmé par "Nuit Noire" et que le résultat est à peu près identique ici. Je reconnais à Chauvel une vraie maîtrise de ses personnages et du déroulement de son histoire : ceux-ci sont détaillés, fouillés, et le principe du flashback est une fois de plus excellement employé par ce maître en la matière qu'est Chauvel; il donne à cette histoire au rythme très lent de véritables "racines" qui permettent d'appréhender différement ce récit au fur et à mesure de son déroulement. Malheureusement, ce côté volontairement intimiste et la langueur qui enveloppe l'ensemble sont parfois un peu chiants, il faut le reconnaître. Je n'ai jamais été vraiment fan d'un Davodeau par exemple, et je retrouve ici de nombreux points communs. Au final, on est face à une BD maîtrisée et ambitieuse par son dénuement, mais difficile à aborder par le plus grand nombre je pense.
Bouche du diable
"Bouche du diable" est l'album type que je pensais ne pas aimer. Je serais incapable de dire pourquoi je partais avec un a priori aussi défavorable, mais toujours est-il qu'il n'a pas résisté à quelques pages de lecture. Ce livre est d'une densité rarement vue : à la fois thriller d'espionnage, pamphlet politique, oeuvre fantastique et ode à l'être humain et à la liberté. Charin et Bouq touchent à tout et ne se perdent jamais, faisant preuve d'une subtilité et d'une finesse jamais démenties. Le résultat est emballant, servi par un dessin précis et parfois réellement impressionnant, pour toutes les scènes se passant sur les structure métalliques des futurs buildings notamment. Seul bémol, la couleur a un côté rétro et délavé que je n'aime vraiment pas, mais cela reste un défaut mineur au final.
C'était la guerre des tranchées
Tardi est vraiment dans son élément avec la Grande Guerre. Son dessin sent le froid et la boue, et il arrive à nous faire partager l'horreur des tranchées, l'absurde de la guerre, la cruauté du commandement 90 ans après. Le gros défaut, qui a été soulevé plus bas, c'est qu'en découpant ce livre en plusieurs récits "indépendants" et en changeant de personnages principaux au gré de ces récits, Tardi ne parvient pas à nous attacher autant que s'il avait suivi les pérégrinations des mêmes personnages. On a par conséquent un oeil toujours extérieur et distancié qui nuit un peu à la puissance des récits. Cet album reste malgré tout immanquable dans ce genre.
Imbroglio
Mouais, la lecture a été agréable mais sans plus. J'ai l'impression d'être le seul à avoir trouvé ça un peu vain et facile; le côté parodique est sympathique mais ne casse pas trois pattes à un canard. Rajouté au format riquiqui des "Pattes de mouches" (qui colle bien à l'histoire ceci dit) on tombe vraiment dans la BD conceptuelle presque gratuite, je trouve. Enfin bon, je dis ça mais ça reste plutôt sympa à bouquiner en 3 minutes et puis à côté de "Bleu" le mot conceptuel est peut-être trop fort ici. Du même auteur et dans la même collection, j'ai été beaucoup plus convaincu par "Non, non, non".
Gare centrale
Contrairement à ArzaK, je n'attendais pas trop de ce petit album scénarisé par Trondheim. En effet le sujet est l'absurde kafkaïen d'un bonhomme complètement perdu dans une gare sans queue ni tête. Cela aurait pu être intéressant, si les situations ne tombaient toujours à plat, si un espèce de rythme ne s'installait dans le récit. Rien de tout cela ici. On se lasse très très vite de cette variation molle, même si le trait de Jean-Pierre Duffour est assez agréable à l'oeil. Bref, une oeuvre mineure de Trondheim.
Donjon Monsters
C'est amusant de voir comment, d'un concept original sensé apporter un plus aux trois séries Donjon, cette série est devenue le coeur même du projet, contenant les albums les plus marquants, qui font le plus avancer l'univers de Donjon. Voici ce que je pense de ceux que j'ai lus : Jean-Jean la terreur
bien dans la lignée de "Donjon Zénith", l'humour et l'aventure sont au rendez vous. J'adore le personnage de Guillaume, un assureur complètement décalé dans ce monde d'héroïc fantasy, mais qui s'en sort quand même. On rigole bien, on apprend des choses sur l'épée du destin, et on explore pas mal la Terra Amata de l'époque, avis aux Gardiens de DCM qui voudraient des idées d'endroits où faire aller leurs joueurs.
Le géant qui pleure
Arg... le premier donjon que je n'ai vraiment pas aimé. :(
Je n'ai rien lu d'autre dessiné par JC Menu, donc pas d'a priori, mais là j'ai trouvé que les personnages avaient l'air d'être sortis tout droit d'un picsou-mag. :( Bon, j'exagère un peu, le dessin est moins "propret", mais franchement, je n'ai pas aimé du tout.
Du coup, le scénario m'a paru nettement moins bon. Alors je ne sais pas si c'est surtout à cause du dessin, si c'est parce que faire l'histoire sur un type qui pleurniche tout le temps sans prendre aucune initiative était trop risqué ou bien si c'est parce que les héros sont des caricatures d'eux-mêmes (re-argh ! comparez le Horus de "La nuit du tombeur" avec celui-là !), mais s'il y a un donjon que vous devez ne pas lire, il est tout trouvé.
*déception déception*
La nuit du tombeur
Du tout bon. :o) Vraiment !
Un dessin nickel, bien dans la lignée de ce que fait Blain (rien de trop original quoi, si vous aviez peur pour vos yeux), et un scénario parfait : rebondissements imprévisibles, nouveaux personages, humour, découverte d'Antipolis sous un autre point de vue, jeunesse de Zongo... peut-être mon Donjon préféré. Que du bonheur je vous dis. :)
Du ramdam chez les brasseurs
La première chose qui frappe, ce sont les couleurs, superbes ! L'illustration est TRES différente des albums précédents, mais on s'y fait vite, et on en profite ! L'humour, même s'il est un peu différent que dans les autres tomes, est vraiment au rendez-vous. Je regrette un peu, par contre, que l'histoire soit nettement moins complexe que pour le reste de la série... C'est peut-être dû à Gro-gro, je ne sais pas.
Mon fils le tueur
Un Donjon très noir, avec une série de tueries et des illustrations très sombres. Mais l'histoire avance bien, et elle se révèle passionnante !
J'aime beaucoup les personnages, en particulier Marvin jeune est trop bien, à la fois mignon et dangereux, naïf et malin. Quant à sa maman, bravo à Blutch ! Elle est superbement dessinée, avec une sorte de grâce imposante, c'est impressionant.
Crève-coeur
Un Donjon très particulier. J'aime bien les dessins, mêmes s'ils semblent crayonnés à la va-vite, car ils donnent une impression de mouvement, de fluidité, stupéfiante et qui va parfaitement au personnage d'Alexandra.
Par contre les autres personnages ne sont parfois qu'esquissés, et là on a l'impression d'être myope et d'avoir oublié ses lunettes le matin, c'est dommage.
L'histoire est entièrement racontée par Alexandra, ce qui présente l'avantage de nous la faire encore mieux découvrir, mais qui rend confus l'ensemble. En fait, sa façon de nous présenter les divers rebondissement comme si elle lisait une liste de course est assez étrange.
Bref, une impression très mitigée, mais un album à ne pas manquer, pour tout ce qu'il nous fait connaître sur les évènements et les personnages de Potron-Minet.
Barry Lan
Les dessins ne sont pas exeptionnels, mais d'un style très original, qui m'a, je dois le dire, conquis. Les scénarii, même s'ils ne sont pas forcément très originaux, renferment une certaine poésie, et sont très bien faits du point de vue de la construction. Les personnages aussi sont superbement bien construits. Bref, les auteurs réussissent à créer une ambiance envoûtante à souhait. Très agréable et dépaysant.
Le combat ordinaire
J'aime beaucoup Larcenet pour son humour et son dessin. J'aime aussi la personne et la plupart de ses idées, mais pourtant je ne m'identifie pas à lui. Et c'est également le cas pour le personnage du Combat Ordinaire : je ne m'identifie pas à lui et à ses idées. Et j'ai le sentiment qu'on ressent d'autant mieux la BD en question lorsqu'on se sent proche du héros et qu'on se dit qu'on réagirait comme lui dans telle ou telle situation. Et moi, justement, ce n'est pas mon cas. Alors je trouve cette BD sympa, certaines scènes touchantes, d'autres scènes intelligentes. C'est donc une BD que je trouve pas mal, réalisée par un auteur que j'aime bien, mais son message et son contenu ne m'ont pas atteint comme ils auraient pu. Et quand je vois tous ces gens balancer des "GeoOorges" sur le net depuis qu'ils ont lu cette BD (non, je ne vise pas la critique précédente ;) ), ça ne me fait ni chaud ni froid et ça me fait craindre un peu l'effet de mode qui était déjà actif avant même Angoulême. Quoiqu'il en soit, je considère "le Combat Ordinaire" comme un bon One-Shot. Personnellement je ne l'achéterai pas, mais je suis sûr (et je vois) qu'elle plaît à beaucoup d'autres. La lecture du tome 2 m'a laissé la même impression. Je n'accroche toujours pas au personnage, pas à sa façon de vivre et que très légèrement à sa façon de penser. Ce 2e tome pose quelques questions intéressantes, notamment sur l'ancien ami qui a "viré FN", sur la maladie du père, mais il affiche également quelques sujets plus basiques et moins originaux, comme l'artiste réputé qui se révèle être un con ou encore l'envie de bébé (qu'on trouvait déjà dans Le Retour à la terre). Je n'ai pas ressenti grand chose à la lecture de cet album, si ce n'est la fin qui m'a fait mal mais que j'ai trouvée trop abrupte. Trop abrupte non pas la nouvelle qu'apprend le héros, mais les simples 3 pages qui suivent : ça m'a donné l'impression d'être un coup de massue donné gratuitement au lecteur (et au héros) similaire au coup du chat dans le tome 1 mais qui arrive presque comme un cheveu sur la soupe, trop proche de la fin de l'album, comme pas assez exploité... Bref, sur deux tomes, je ne suis toujours pas aussi convaincu que d'autres semblent l'être par cette série.
Le combat ordinaire
GeooOOOrge !! Ca faisait longtemps que je passais devant cette BD en me disant "j'achète, j'achète pas ..." En le feuilletant, je me disais "Ouais, ça a l'air pas mal... mais c'est bizarre comme style graphique, et l'histoire n'a pas l'air très drôle ..." Et puis est venu Angoulême et l'annonce du prix d'Angoulême de la meilleurs BD de l'année. Alors, pour me faire ma propre idée, je l'achète. Conclusion : LA MEILLEURS BD DE L'ANNEE ! PS : Et c'est pas GeooOOOrge qui me contredira. ;) PS : A lire d'urgence également : "Le retour à la terre" !
Fanchon
Bah voilà une bd que je trouve pas mal mais vraiment sans plus. Le dessin de Servais est égal à lui-même : agréable à regarder et à lire mais à mon goût trop réaliste pour me plaire vraiment. Quant à l'histoire, elle est vraiment toute simple. Elle joue sur les émotions, les sentiments, la nostalgie d'une jeunesse et d'un amour adolescent. Et effectivement, elle décrit des Ardennes qui donnent envie d'y couler une vie douce et proche de la nature. Par contre, les histoires d'amitié et d'amour en elles-mêmes m'ont franchement peu touché, de même que la fin de la BD. J'ai largement moins ressenti d'émotions que dans une bd de Cosey par exemple, dont le style général se rapproche de celle-ci par cette langueur et cet intérêt porté sur les émotions plus que sur les actions. Bref, une BD pas désagréable, assez jolie, mais qui ne me marquera sûrement pas du tout.