Ce qui frappe dans cet album, c'est bien évidemment le dessin. A la fois dépouillé dans ses éléments, et fouillé de par son mélange impressionnant de couleurs, il hésite entre un réalisme photographique pour certains visages et un superbe fouillis de couleurs le reste du temps, créant une ambiance vraiment unique et particulièrement adaptée au sujet.
Steve Niles le dit lui-même : s'il y a bien une chose qui me terrifie rien qu'à y penser, c'est l'idée d'être prisonnier au milieu de nulle part, encerclé, sans personne qui puisse venir à l'aide, et nulle part où se tourner. Autant dire que l'ambiance est sombre.
Les visages des vampires sont assez terribles, tout en dents et en méchanceté inhumaine, à faire frissonner... mais pour autant, le traitement réservé à cette histoire est un peu particulier : finalement assez rapide (le tout fait moins de 90 pages), les longueurs sont évitées, et en particulier les auteurs ne s'attardent pas sur le massacre fait par les vampires. C'est bien sûr à double tranchant : on gagne en efficacité et on évite une lassitude et un épuisement du sujet, mais on perd un peu en horreur et en ambiance. Le parfait opposé pourrait d'ailleurs être Dragon Head, où l'action est étirée ad eternam sur 10 interminables volumes.
Cet album est donc assez vite lu, et sans être extraordinaire, se révèle cependant intéressant de par l'ambiance que son scénario original et son graphisme atypique et véritablement fascinant suscitent, et qui risquent de vous envouter le temps de la lecture, et peut-être même un peu au-delà.
A première vue, je n'étais pas très chaud pour "Short Program"... Le dessin est en effet plutôt peu attirant : des cases assez vides, beaucoup de gros plans, des personnages assez difficiles à différencier... rien qui me donne vraiment envie de le lire.
Mais pourtant, passé la première histoire, on s'aperçoit que ces petites nouvelles sont très agréables. Brodées autour du sentiment amoureux façon fleur bleue / adolescent, elles en proposent de nombreuses variations, quasiment toujours originales, parfois surprenantes, et nous font ressentir à la lecture diverses émotions, tout en nuances et en finesse... et on se retrouve à sourire, bêtement, tendrement, ou carrément hilare.
Petit bémol tout de même : le découpage et la grande ressemblance de certaines personnages font qu'on a parfois un peu de mal à suivre l'action. Mais passé ces petites difficultés, restent des histoires vraiment agréables.
Du Tezuka léger... ça change de "MW".
Le premier tome comporte neuf histoires pour 286 pages. Ces nouvelles ont généralement un caractère original, et se basent sur une pièce de théâtre (l'intrigue, les personnages...) citée et très brièvement décrite en introduction. Elles rappellent assez fortement "Le cratère" ou "Black Jack" pour leur composition : assez brèves, elles sont malgré tout assez denses, et comportent toujours une part de suspense, de surprise et d'originalité, et parfois de fantastique.
Le personnage du Ara aux sept couleurs y est évidemment pour beaucoup. Son caractère est assez similaire à celui de Black Jack : l'argent semble être son principal moteur, mais il n'est pas dénué de tendresse, d'humour et de justice. Comédien surdoué, il parvient toujours à tromper d'une manière ou d'une autre ceux qui font appel à lui dans une mauvaise intention, pour tirer son épingle du jeu.
Le ton général est plutôt bon enfant, avec tout de même quelques passages plus sombres... mais on sait qu'il va s'en sortir à chaque fois, l'intérêt étant de savoir comment il va le faire. Les références aux pièces de théâtre sont plutôt intéressantes et n'alourdissent aucunement la lecture. De nombreux petits gags parsèment l'ensemble, le plus visible étant le personnage de l'inspecteur (-trice) Senri, qui devient toute petite et toute potelée lorsqu'elle voit un oiseau, ajoutant une petite touche comique agréable.
Dans l'ensemble bien sympathiques, bénéficiant d'un découpage très dynamique, les histoires sont évidemment un peu inégales, mais devraient plaire à tous ceux qui ont apprécié "Black Jack".
Dernier mot sur l'adaptation : le format choisi, petit et très épais, donne un album très beau. La papier est de qualité tout à fait correcte, et la jaquette est vraiment très belle (sa texture en particulier est très agréable). Quelques fautes d'orthographe/conjugaison et coquilles subsistent, mais il y a une nette amélioration par rapport au tome 1 de "Black Jack" (qui sur ce point était tout de même assez catastrophique...).
Tomes 2 à 4 :
Sur la durée, "Nanairo Inko" présente de gros défauts : impression de répétition, Tezuka semble ne pas trop savoir quoi faire de son personnage qui est parfois ridiculisé, parfois un "vrai héros"... Le personnage principal est parfois carrément le chien, nettement plus charismatique que l'Ara aux sept couleurs, mais sans que cela constitue une ligne directrice pour autant. Bref, si souvent Tezuka parvient à créer des nuances intéressantes, ici il donne surtout l'impression de se disperser et de ne pas trop savoir quoi faire...
Tome 5 :
Ah. Le mieux vient essentiellement d'une histoire qui occupe la moitié du volume, et qui révèle le passé de l'ara aux sept couleurs : son enfance, les péripéties qui l'ont amené à prendre ce nom et à devenir ce qu'il est. Tezuka se lâche ENFIN (après avoir autant tourné en rond, c'était pas trop tôt). Il parvient à rendre étonnament attachant et humain ce personnage qui avait pourtant perdu toute trace de charisme au fil des tomes, qui devenait souvent une sorte de bouffon, ou de pantin ne réagissant que par automatisme et sans surprise. Tezuka tisse une histoire intéressante, brodant avec imagination, tissant avec brio un mini-mélodrame, et réservant au lecteur une fin certes un peu rocambolesque mais reprenant tous les morceaux de pistes éparses qu'il avait pu semer précédemment. C'est vraiment dommage qu'il ait fallu attendre la toute dernière histoire pour en arriver là...
Super mauvais point au format bunko (par ailleurs très joli) pour sa reliure qui empiète de près d'un centimètre sur le texte, rendant un certain nombre de phylactères illisibles. On notera aussi un sens de lecture parfois inversé à l'intérieur d'une case (il faut lire les bulles de gauche à droite), c'est franchement agaçant.
"Le gang mazda"... Oui, bon...
Que dire? Si ce n'est que je n'ai vraiment pas du tout accroché et que j'ai toujours trouvé ça médiocre? Je n'aime pas les dessins et j'ai trouvé que les "gags" n'étaient pas drôles...
Bref, à éviter selon moi.
Je m’enfile les deux premiers tomes de cette série sans grande passion mais tout de même curieux de connaître le fin mot de l’histoire. On y rencontre des fantômes qui n’en sont pas, des anges dont on ne connaît pas la nature, des artistes bizarroïdes qui pratiquent une forme d’art extrême allant jusqu’au suicide, des multinationales qui manigancent des trucs dont on ignorent encore tout, un savant fou qui fait des recherches bizarres dont on ne sait encore rien. En résumé : ces deux albums ne posent que des questions et n’apportent aucune réponse (à part la fin du deuxième tome qui nous gratifie d’une soit-disante « révélation » que l’on avait deviné depuis le début). Vous me direz que pour connaître le fin mot de toute cette mystérieuse histoire, je n’ai qu’à attendre le 3e et ultime tome, malheureusement celui-ci ne sortira jamais, et par cause : Bignon, le dessinateur est décédé.
Le plus étrange, c’est que le résumé de Dargaud dévoile quelque chose que ne disent pas ces deux albums, je cite : « Imaginons un monde dans lequel chaque individu aurait un ange gardien. Pour de vrai ! Intervention divine ? Non, "tout simplement" un incroyable scénario manigancé par une multinationale, ou plutôt un groupement de personnalités, grands de ce monde qui se sont mis en tête de refaçonner la nature humaine, pour son "bien". » Ceci n’est même pas dit dans les deux tomes, il est bien vaguement question d’ange gardien de temps à autre mais rien de précis n’est dit… le lecteur est juste ballotté de ci, de là, sans trop savoir comment recoller les morceaux et ni jusqu’où tout cela devait le mener. La seule chose dont on soit sûr, c'est que cela se présente d'abord comme un récit fantastique et que cela se révèle être plutôt un récit de science-fiction par la suite... Vous l’aurez compris : impossible de statuer sur la qualité de l’ensemble sans avoir lu ce troisième tome qui n’existera jamais. Dommage, le dessin de Bignon y était intéressant, justement parce qu'inattendu dans ce registre.
L'adultère vu du côté féminin, côté cornu, c'est pas triste. Florence Cestac arrive à faire rire de quelque chose qui n'est pas très drôle au départ. Peut-être a-t-elle pris du recul par rapport à une situation qu'elle a elle-même vécu?
On peut en revanche regretter que Cestac reste dans le discours général et nous raconte l'aventure de l'archétype de la femme mariée qui se fait larguer par l'archétype de l'homme adultère. C'est à la fois la force (tout le monde pourra s'y reconnaître) et la faiblesse de l'album (que de clichés!).
A part ça, j'aime bien le dessin de Cestac, il fonctionne bien, les expressions des personnages font mouche.
Bon, 4/5, j'ai peut-être eu le bon rélexe que préconisait un internaute : ne pas lire le tome 3 (que je n'ai même pas trouvé), mais je sais bien que lorsque je l'aurai trouvé je le lirai... je suis un esprit faible (sanglots...).
Dans la catégorie des oeuvres bien sombres qui nous dépeignent un univers glauque où s'ébattent des prontagonistes que l'on retrouve plus souvent dans un bar sordide et enfumé à cloper avec un tueur à gages que dans un champ de pâquerettes avec Bambi (bon, ce n'est pas une critique, chacun ses fréquentations), elle remplit bien son rôle, et après l'avoir lue on rentre à la maison se guérir à grand coup de "Télétubies" (c'est la petite soeur qui va gueuler).
Pour la vision de New-York qui tourne autour de "ville de merde remplie de délinquants et fouettant du caniveau", j'ai plus tendance à faire confiance à "Soda", mais bon, j'ai jamais fichu les pieds aux U.S.A alors... Enfin j'ai trouvé que ça avait tendance à exagérer délibérement la description de cette ville en espérant que le lecteur moyen qui n'y a jamais mis les pieds gobe ça parce que de toute façon c'est la même chose qu'il voit à la télé...
Pour le scénario rien à dire j'ai trouvé ça bien mené, et si la même histoire est racontée deux fois, chaque version apporte son lot d'informations et d'intérêts.
Bon, reste à trouver le troisième au risque de baisser la note.
SUITE APRES LE TOME 3:
Rho: on m'en avait dit tellement de mal que j'ai été bien surpris.
Bon, O.K, finir cette série par une réflexion écolos sur les Indiens on peut se demander ce que ca vient fiche !
Mais sinon j'ai trouvé cette troisième histoire intressante et ça renouvelais assez le cadre de la B.D.
Salut à tout les lecteurs assidus de mangas ! En tant que lecteur assidu de mangas et de bd (j'ai plus de 200 bandes dessinées et de mangas confondus), je trouve la série "Vagabond" presque culte :
1) il n'y a pas de techniques irréelles comme dans "Samouraï Deeper Kyo"ou "Kenshin" (qui sont d'excellentes séries par ailleurs). On peut donc remarquer que l'auteur joue la carte du réalisme,
2) les dessins sont d'une beauté presque irréelle,
3) les personnages comme Takezo ont un charisme fou,
4) ce manga est une adaptation libre du roman "La pierre et le sabre", et non une faible copie de cet excellent roman.
Malheureusement, "Vagabond" n'a qu'un seul inconvénient majeur : c'est la lenteur de la mise en place de l'histoire qui, personnellement, m'énerve un peu.
Malgré cet inconvénient, je mets la note maximale à ce manga culte qu'est "Vagabond".
Cette bd, à conseiller à tout public, est un recueil de gag absurdes, d'humour décalé. Même si on ne se tord pas de rire, la lecture est très agréable et on passe un bon moment, le sourire aux lèvres.
Une petite réussite pour une bd simple, qui se prend pas la tête.
Oh oui, c'est glauque et malsain. Tezuka brosse le parcours tourmenté d'un garçon devenu un vrai psychopathe manipulateur, capable des pires crimes. Il y a du meurtre, du viol... C'est assez déroutant et malgré tout, la lecture finit par ne pas être si désagréable, on se surprend presque à trouver à ce personnage des excuses. Son "ami" curé est tiraillé entre le balancer aux flics et en finir lui-même, mais il manque de force de caractère.
Le dernier chapitre part sur une espèce de vague terroriste et ça m'intéresse de voir la suite.
Côté dessins, c'est du Tezuka donc ce n'est pas très beau, et c'est parfois caricatural, mais personnellement ça ne me gêne pas.
Tome 2
Le 14 juin 2004.
Mais ça devient carrément excellent tout ça. L'histoire s'oriente vers une sorte d'enquête policière pour retrouver les personnes derrière "l'affaire du MW" et qui ont tout couvert. Le côté sordide est beaucoup moins présent je trouve et moins malsain. Du moins on n'a pas la sensation de malaise qu'on pouvait ressentir au premier tome. Bref ça se dévore comme du petit lait ou du petit manga. Du Tezuka très efficace, et allez je lui mets 4 étoiles.
L'adaptation de Tonkam est plutôt bien si ce n'est le sens de lecture à l'occidentale, mais enfin pour 5 euros c'est très correct.
Tome 3
Je dirais 3/5, j'ai bien aimé mais je n'ai rien trouvé de génial. On suit Yuki dans la poursuite de son plan machiavélique et bien décidé à tout pour réussir, on connaît enfin son vrai visage dans ce tome. Je n'ai pas été déçu par la fin contrairement à certains avis que j'ai pu lire, je la trouve assez logique et bien dans l'esprit de la série.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
30 jours de nuit
Ce qui frappe dans cet album, c'est bien évidemment le dessin. A la fois dépouillé dans ses éléments, et fouillé de par son mélange impressionnant de couleurs, il hésite entre un réalisme photographique pour certains visages et un superbe fouillis de couleurs le reste du temps, créant une ambiance vraiment unique et particulièrement adaptée au sujet. Steve Niles le dit lui-même : s'il y a bien une chose qui me terrifie rien qu'à y penser, c'est l'idée d'être prisonnier au milieu de nulle part, encerclé, sans personne qui puisse venir à l'aide, et nulle part où se tourner. Autant dire que l'ambiance est sombre. Les visages des vampires sont assez terribles, tout en dents et en méchanceté inhumaine, à faire frissonner... mais pour autant, le traitement réservé à cette histoire est un peu particulier : finalement assez rapide (le tout fait moins de 90 pages), les longueurs sont évitées, et en particulier les auteurs ne s'attardent pas sur le massacre fait par les vampires. C'est bien sûr à double tranchant : on gagne en efficacité et on évite une lassitude et un épuisement du sujet, mais on perd un peu en horreur et en ambiance. Le parfait opposé pourrait d'ailleurs être Dragon Head, où l'action est étirée ad eternam sur 10 interminables volumes. Cet album est donc assez vite lu, et sans être extraordinaire, se révèle cependant intéressant de par l'ambiance que son scénario original et son graphisme atypique et véritablement fascinant suscitent, et qui risquent de vous envouter le temps de la lecture, et peut-être même un peu au-delà.
Short program
A première vue, je n'étais pas très chaud pour "Short Program"... Le dessin est en effet plutôt peu attirant : des cases assez vides, beaucoup de gros plans, des personnages assez difficiles à différencier... rien qui me donne vraiment envie de le lire. Mais pourtant, passé la première histoire, on s'aperçoit que ces petites nouvelles sont très agréables. Brodées autour du sentiment amoureux façon fleur bleue / adolescent, elles en proposent de nombreuses variations, quasiment toujours originales, parfois surprenantes, et nous font ressentir à la lecture diverses émotions, tout en nuances et en finesse... et on se retrouve à sourire, bêtement, tendrement, ou carrément hilare. Petit bémol tout de même : le découpage et la grande ressemblance de certaines personnages font qu'on a parfois un peu de mal à suivre l'action. Mais passé ces petites difficultés, restent des histoires vraiment agréables.
Nanairo Inko
Le Gang Mazda
"Le gang mazda"... Oui, bon... Que dire? Si ce n'est que je n'ai vraiment pas du tout accroché et que j'ai toujours trouvé ça médiocre? Je n'aime pas les dessins et j'ai trouvé que les "gags" n'étaient pas drôles... Bref, à éviter selon moi.
La Voix des anges
Je m’enfile les deux premiers tomes de cette série sans grande passion mais tout de même curieux de connaître le fin mot de l’histoire. On y rencontre des fantômes qui n’en sont pas, des anges dont on ne connaît pas la nature, des artistes bizarroïdes qui pratiquent une forme d’art extrême allant jusqu’au suicide, des multinationales qui manigancent des trucs dont on ignorent encore tout, un savant fou qui fait des recherches bizarres dont on ne sait encore rien. En résumé : ces deux albums ne posent que des questions et n’apportent aucune réponse (à part la fin du deuxième tome qui nous gratifie d’une soit-disante « révélation » que l’on avait deviné depuis le début). Vous me direz que pour connaître le fin mot de toute cette mystérieuse histoire, je n’ai qu’à attendre le 3e et ultime tome, malheureusement celui-ci ne sortira jamais, et par cause : Bignon, le dessinateur est décédé. Le plus étrange, c’est que le résumé de Dargaud dévoile quelque chose que ne disent pas ces deux albums, je cite : « Imaginons un monde dans lequel chaque individu aurait un ange gardien. Pour de vrai ! Intervention divine ? Non, "tout simplement" un incroyable scénario manigancé par une multinationale, ou plutôt un groupement de personnalités, grands de ce monde qui se sont mis en tête de refaçonner la nature humaine, pour son "bien". » Ceci n’est même pas dit dans les deux tomes, il est bien vaguement question d’ange gardien de temps à autre mais rien de précis n’est dit… le lecteur est juste ballotté de ci, de là, sans trop savoir comment recoller les morceaux et ni jusqu’où tout cela devait le mener. La seule chose dont on soit sûr, c'est que cela se présente d'abord comme un récit fantastique et que cela se révèle être plutôt un récit de science-fiction par la suite... Vous l’aurez compris : impossible de statuer sur la qualité de l’ensemble sans avoir lu ce troisième tome qui n’existera jamais. Dommage, le dessin de Bignon y était intéressant, justement parce qu'inattendu dans ce registre.
Le Démon de midi
L'adultère vu du côté féminin, côté cornu, c'est pas triste. Florence Cestac arrive à faire rire de quelque chose qui n'est pas très drôle au départ. Peut-être a-t-elle pris du recul par rapport à une situation qu'elle a elle-même vécu? On peut en revanche regretter que Cestac reste dans le discours général et nous raconte l'aventure de l'archétype de la femme mariée qui se fait larguer par l'archétype de l'homme adultère. C'est à la fois la force (tout le monde pourra s'y reconnaître) et la faiblesse de l'album (que de clichés!). A part ça, j'aime bien le dessin de Cestac, il fonctionne bien, les expressions des personnages font mouche.
Berceuse assassine
Bon, 4/5, j'ai peut-être eu le bon rélexe que préconisait un internaute : ne pas lire le tome 3 (que je n'ai même pas trouvé), mais je sais bien que lorsque je l'aurai trouvé je le lirai... je suis un esprit faible (sanglots...). Dans la catégorie des oeuvres bien sombres qui nous dépeignent un univers glauque où s'ébattent des prontagonistes que l'on retrouve plus souvent dans un bar sordide et enfumé à cloper avec un tueur à gages que dans un champ de pâquerettes avec Bambi (bon, ce n'est pas une critique, chacun ses fréquentations), elle remplit bien son rôle, et après l'avoir lue on rentre à la maison se guérir à grand coup de "Télétubies" (c'est la petite soeur qui va gueuler). Pour la vision de New-York qui tourne autour de "ville de merde remplie de délinquants et fouettant du caniveau", j'ai plus tendance à faire confiance à "Soda", mais bon, j'ai jamais fichu les pieds aux U.S.A alors... Enfin j'ai trouvé que ça avait tendance à exagérer délibérement la description de cette ville en espérant que le lecteur moyen qui n'y a jamais mis les pieds gobe ça parce que de toute façon c'est la même chose qu'il voit à la télé... Pour le scénario rien à dire j'ai trouvé ça bien mené, et si la même histoire est racontée deux fois, chaque version apporte son lot d'informations et d'intérêts. Bon, reste à trouver le troisième au risque de baisser la note. SUITE APRES LE TOME 3: Rho: on m'en avait dit tellement de mal que j'ai été bien surpris. Bon, O.K, finir cette série par une réflexion écolos sur les Indiens on peut se demander ce que ca vient fiche ! Mais sinon j'ai trouvé cette troisième histoire intressante et ça renouvelais assez le cadre de la B.D.
Vagabond
Salut à tout les lecteurs assidus de mangas ! En tant que lecteur assidu de mangas et de bd (j'ai plus de 200 bandes dessinées et de mangas confondus), je trouve la série "Vagabond" presque culte : 1) il n'y a pas de techniques irréelles comme dans "Samouraï Deeper Kyo"ou "Kenshin" (qui sont d'excellentes séries par ailleurs). On peut donc remarquer que l'auteur joue la carte du réalisme, 2) les dessins sont d'une beauté presque irréelle, 3) les personnages comme Takezo ont un charisme fou, 4) ce manga est une adaptation libre du roman "La pierre et le sabre", et non une faible copie de cet excellent roman. Malheureusement, "Vagabond" n'a qu'un seul inconvénient majeur : c'est la lenteur de la mise en place de l'histoire qui, personnellement, m'énerve un peu. Malgré cet inconvénient, je mets la note maximale à ce manga culte qu'est "Vagabond".
Le Gardien de la tour
Cette bd, à conseiller à tout public, est un recueil de gag absurdes, d'humour décalé. Même si on ne se tord pas de rire, la lecture est très agréable et on passe un bon moment, le sourire aux lèvres. Une petite réussite pour une bd simple, qui se prend pas la tête.
MW
Oh oui, c'est glauque et malsain. Tezuka brosse le parcours tourmenté d'un garçon devenu un vrai psychopathe manipulateur, capable des pires crimes. Il y a du meurtre, du viol... C'est assez déroutant et malgré tout, la lecture finit par ne pas être si désagréable, on se surprend presque à trouver à ce personnage des excuses. Son "ami" curé est tiraillé entre le balancer aux flics et en finir lui-même, mais il manque de force de caractère. Le dernier chapitre part sur une espèce de vague terroriste et ça m'intéresse de voir la suite. Côté dessins, c'est du Tezuka donc ce n'est pas très beau, et c'est parfois caricatural, mais personnellement ça ne me gêne pas. Tome 2 Le 14 juin 2004. Mais ça devient carrément excellent tout ça. L'histoire s'oriente vers une sorte d'enquête policière pour retrouver les personnes derrière "l'affaire du MW" et qui ont tout couvert. Le côté sordide est beaucoup moins présent je trouve et moins malsain. Du moins on n'a pas la sensation de malaise qu'on pouvait ressentir au premier tome. Bref ça se dévore comme du petit lait ou du petit manga. Du Tezuka très efficace, et allez je lui mets 4 étoiles. L'adaptation de Tonkam est plutôt bien si ce n'est le sens de lecture à l'occidentale, mais enfin pour 5 euros c'est très correct. Tome 3 Je dirais 3/5, j'ai bien aimé mais je n'ai rien trouvé de génial. On suit Yuki dans la poursuite de son plan machiavélique et bien décidé à tout pour réussir, on connaît enfin son vrai visage dans ce tome. Je n'ai pas été déçu par la fin contrairement à certains avis que j'ai pu lire, je la trouve assez logique et bien dans l'esprit de la série.