Le 3/5 s'adresse surtout au dessin. C'est le premier manga "bien dessiné" que je lis. Certains dessins sont tout simplement des oeuvres d'art, notamment les illustrations sur le thème des signes du zodiaque.
Mais bon, la vie de Boilet, moi, je m'en fous un peu. S'il y a quelques passages plutôt réussis, le tout traîne un peu en longueur et tombe un peu dans le narcissisme, à mon avis. La morale même de l'histoire me laisse de glace.
Je me sens d'une humeur noire ce matin, ha ha ha...(traduction : cette bd va en prendre plein la gueule).
C'est nul, ce truc. Archi-nul. Moisi. Je vais commencer directement avec les seuls points intéressants : dans la veine comique, la montée en puissance de Wismerhill est pas mal du tout, même si ce n'est pas forcément l'effet escompté. Et puis c'est quand même un tant soit peu original que le héros suive la voie tracée par le mal, en tout cas assez rare dans l'héroic-fantasy pour être mentionné.
Bon, pour les défauts, je vais me contenter de faire une liste de ceux qui m'ont particulièrement énervé, en essayant de ne pas trop en oublier :
- narration pitoyable. Wismerhill commence sa quête, rencontre Pilou qui devient son ami en moins d'une page et met encore moins de temps pour tisser des liens physiques avec Fey. Ces deux personnages ainsi que les autres compagnons de Wis ne seront absolument pas développés psychologiquement, tout au plus font-ils figure d'accessoires. Evidemment, au bout de 11 tomes, ils commencent à prendre une dimension minime, mais rien de bien louable.
- autre aspect de la narration, les premiers tomes n'ont pas vraiment de fil directeur, et il arrive que la communauté de Wis marche sans but, sans direction, juste pour le fun, le temps que les scénaristes leur trouvent quelque méchants à se mettre sous la dent
- fait particulièrement blâmable, quand
!SPOIL!
Fey meurt, tuée par la succube, Wismer l'oublie sans concession et après quelque temps, il s'empresse même de mettre la même meurtrière dans son lit. Dans les 6 ou 7 tomes qui suivent, Fey n'est plus jamais mentionnée, comme si elle n'avait jamais existé !
!FIN SPOIL!
- pendant les combats, on a droit aux classiques "mange ca, connard", a la pelle, et c'est particulièrement désagréable
- les combats de masse pourraient être un tant soit peu intéressants si ce n'était pas un bordel incompréhensible, avec des doubles pages et des bulles partout qui ne servent à rien et qui font mal aux yeux. En plus, il n'y a aucune stratégie développée, ce qui serait le minimum (dans les derniers tomes de Hoshin, cet aspect est particulièrement intéressant)
- ...heu, ben y doit en rester, mais là je suis fatigué, j'en rajouterai plus tard.
Quoi qu'il en soit, tout ça pour dire que le succès de cette série est vraiment injustifié, et si j'ai lu les 11 tomes (ce qui relève de l'exploit en soi), c'est uniquement parce que tout le monde me les avait fortement conseillés. Par contre contrairement à la plupart des avis ici-présents, j'ai trouvé que le tome 11 était le moins nul, avec un léger regain d'intérêt au niveau scénaristique. Rien de transcendant toutefois.
Une belle perte de temps...
Comme toujours chez Taniguchi, pour peu que l'on ne s'attarde pas trop sur certains visages, particulièrement niais, le dessin est très beau. Clair, précis, élégant, la classe. Le scénario, visiblement bien documenté, est d'honnête qualité même si, reconnaissons-le, il n'est pas particulièrement palpitant, pour diverses raisons :
1)le suspense n'est pas vraiment au rendez-vous puisque, même si vous ne connaissez pas du tout l'histoire du Japon médiéval, la lecture des premières pages permet de déduire assez facilement l'issue du complot dès le début de la BD
2)la résolution de ce complot passe essentiellement par une succession de combats au sabre ; or, dans la réalité, dans un film ou même dans un jeu vidéo, assister à un combat au sabre peut être intéressant de par l'aspect spectaculaire ou esthétique de la chorégraphie des bretteurs, mais dans cette BD, ces affrontements se réduisent à des images figées, statiques, ce qui limite grandement l'intérêt de la chose (d'autant que les divers et nombreux combats se ressemblent pas mal)
3)au bout du compte, alors que les personnages ne cessent de répéter que le complot "pourrait bouleverser le monde", la conclusion de l'affaire sent quand même un peu le pétard mouillé
L'intrigue secondaire imbriquée dans la première ne rehausse pas tellement le niveau. On suit en effet la rivalité entre deux bretteurs d'exception, le genre qui peut sabrer 253 adversaires à la suite sans froisser son kimono ou briser la lame d'un sabre rien qu'avec son cri de guerre terrifiant ou son regard assassin. A ma gauche, le champion du coup de "l'épée des vents contraires", Yashamaro, qui avec sa mine compassée (ou constipée ?) et ses cheveux qui flottent en permanence au vent (contraire) quelle que soit la météo du moment, en fait un peu trop dans le genre "héros romantique tragique" ; à ma droite, le légendaire Yagiû Jûbei, le roi de la subtilisation de sabre, qui bloque les yari à la seule force de ses coudes. Là encore, dire que l'on suit avec passion leurs affrontements serait exagéré, non seulement parce que, comme je l'ai déjà dit, les combats au sabre ne sont pas franchement palpitants dans cette BD, mais aussi et peut-être surtout parce qu'aucun des deux ne parvient réellement à attirer la sympathie du lecteur, ni par sa personnalité ni par la cause qu'il soutient ; du coup, on se fout un peu de savoir lequel des deux va l'emporter…
Mais s'il serait faux de dire qu'on dévore ce Livre du Vent sans pouvoir le lâcher tant il nous captive, je n'irai pas jusqu'à prétendre que je me suis ennuyé en le lisant : c'est suffisamment bien fait pour qu'on n'ait pas envie d'abandonner le bouquin, pour peu qu'on s'intéresse un minimum à l'histoire du Japon médiéval et des samouraïs.
Parmi les séries du genre, Travis est une de celles que je préfère. L'univers imaginé par Duval est impressionnant tant il semble possible. Quant à Quet, le mouvement qu'il arrive à mettre dans certaines de ses planches est tout simplement ahurissant, ce qui a pu donner certaines scénes d'actions qui méritent de figurer parmi les meilleures de la BD. Le changement d'échelle dans le tome 6.1 (complot interplanétaire puis bataille de quartier) est intéressant et on peut remercier les auteurs de n'avoir pas surexploité le filon du superhéros de l'espace.
Pour moi, Corto, c'est ce qui s'est fait de mieux en BD. Des textes qui relèvent quasiment de la poésie, des histoires magnifiques, des dessins sublimes. Un chef-d'oeuvre qui reste inégalé.
Tout d'abord pour ceux qui se lanceraient dans Jojo après cette critique, NE VOUS ARRETEZ PAS AUX PREMIERS VOLUMES !
Cet avertissement est indispensable car les débuts graphiques de ce manga ne sont pas des plus réjouissants. Les 4 premiers tomes sont en effet une espèce de mauvais clone de Ken le survivant.
Mais une fois la deuxième partie(vol 6), et surtout la troisième(vol 12) entamée, on ne peut alors que s'extasier sur le graphisme made in "poseur style" de ce manga.
Car l'une des caractéristiques de ce manga en plus de son scénario "générationnel", c'est bien son graphisme superbe que je serais bien incapable de vous décrire (voir plutôt l'article "jojo's design adventure" d'animeland.com à ce sujet). Les personnages de ce manga sont d'incroyables poseurs. C'est simple on pourrait croire qu'ils participent à un défilé de mode sauf qu’eux sont comme ça 24h/24h ! Et il faut voir que les fringues incroyables que l'auteur n'hésite pas à leur faire porter !
Hirohiko Araki apporte également son originalité dans son découpage des cases et sa description des scènes d'actions est sans aucun doute l'une des meilleures qui soit ! Ces scènes d'actions sont par ailleurs bourrées de tension et vraiment très jouissives. Les "ora ora" de Jotaro, héros de la troisième partie, sont sévèrement burnés ! Il faut d'ailleurs noter que dans Jojo, ce n'est pas parce que l'on est le plus fort que l'on gagne mais bien parce que l'on est celui qui sait réfléchir, analyser l'adversaire et la situation dans laquelle on se trouve.
Tout cela se trouve encore renforcé par des scènes gore incroyables qui arrivent même à nous donner l'impression que le sang craché par les différents protagonistes est vivant ! personnellement, c'est la première fois que je trouve que le gore c'est beau en plus d'etre bon !
Autre qualité de ce manga, ses personnages très charismatiques, que ce soit le héros du chapitre en question (ah ! Joseph Joestar..), ses amis(ah ! Caesar Zeppeli..) ou ses ennemis. A ce propos en lisant Jojo, vous aurez l'occasion de faire la connaissance du méchant le plus vicieux, cruel et surtout le plus incroyablement classe qui soit ! les connaisseurs savent de qui je parle...
Et je ne vous ai même pas encore parlé de LA grande innovation de Jojo à savoir les stands ou comment se démarquer des shonens habituels... et toujours avec une imagination dans les différents stands qui est vraiment stupéfiante ! je préfère vous en laisser la surprise...
Le seul reproche que je pourrais faire à Jojo est en fait pour "j'ai lu" qui persiste et signe à nous offrir des adaptations de manga en les imprimant sur du papier cul, en plus du graphisme bien naze du titre et de certaines pages qui ont disparu à l'adaptation.
Sinon Jojo est vraiment un manga indispensable.
a la lecture des tomes 27 et 28...
incroyable ! incroyable de maitrise, que ce soit au niveau du découpage de l'action, du dessin ou du suspens ( c'était donc ça le secret du stand de dio !! et le stand de jôtaro !!et kakyoin !! )
et dire que la 4eme partie serait encore meilleure...
En y refléchissant bien, on peut constater qu'en bd, peu d'auteurs ont choisis la Chine comme toile de fond pour leurs scénarios. C'est donc avec beaucoup de joie, que l'on retrouve ce pays fascinant via ce récit.
Franck Bourgeron, un jeune auteur complet qui me semble prometteur, nous emmène dans la Chine des années 20.
A cette époque, les conflits internes font partie du quotidien des habitants. Dans cette ambiance imprégnée de massacres et de complots, un homme, Li Fuzhi, veut croire à ses convictions. Celles-ci le mèneront à rejoindre les rangs du parti communiste chinois.
J'ai beaucoup aimé cette histoire. Le ton est très convaincant et tout les aspects de cette période troublée sont développés avec beaucoup de rigueur. Fatalement, ce récit nous pousse à la reflexion. Par exemple, on se rend compte que les vraies valeurs, du moins, celles que l'on croit justes peuvent être ébranlées en un instant. Un seul homme peut changer votre destin en quelques secondes et cette notion de pouvoir peut vaciller à tout moment. Tout vous semblera, alors, si futile.
Malgré un contexte historique assez sombre, l'auteur a réussi à éviter les lourdeurs. La narration est très fluide et les personnages sont plutôt bien campés.
Le dessin, quant à lui, est tout à fait original. Personnellement, j'ai été convaincu par celui-ci dès le premier coup d'oeil. Les visages des personnages sont représentés d'une manière très particulière mais pourtant on s'y habitue très vite. De plus, j'ai trouvé qu'il y avait déjà beaucoup de maturité dans le coup de crayon de l'auteur. Un détail curieux : la plupart des événements racontés, ici, se déroulent sous la pluie. Cela accentue encore plus l'effet tragique du récit. Le graphisme est très aéré et on peut constater que la taille des cases est assez imposante. D'ailleurs, le dessinateur donne de l'ampleur à son travail en nous gratifiant de trois grandes planches qui sont franchement très jolies. Visiblement, Franck Bourgeron a besoin d'espace pour dessiner et on ne s'en plaindra pas.
Extrême Orient marque les débuts de cet auteur. Pour une première oeuvre, c'est plutôt réussi. Il nous offre une vision différente de la bd.
C'est neuf, c'est frais et c'est surtout à suivre !
J'ai lu les tomes 1 et 2.
Il est vrai que dès les premiers gags, j'ai trouvé ça assez marrant.
Le dessin est tout rondouillard mais efficace et agréable à lire. Par contre, j'aime moins les décors et autres effets qui sont faits sous Photoshop. Heureusement, j'ai pu observer que ça s'arrangeait au fil des pages et des tomes (ou alors c'est mieux fait et ça ne choque plus).
L'humour mélange humour cartoon, humour noir et un peu d'humour délirant (déjà, de mélanger le monde moderne et le monde heroïc-fantasy, c'est assez délirant). Ce mélange d'humour fait que tout n'est pas du même niveau, mais on rigole ou sourit assez souvent.
Néanmoins, je dois avouer avoir trouvé le tome 2 moins drôle que le premier, comme si les gags avaient déjà été tous usés dès le tome 1. Alors oui, les personnages s'y affirment (notamment la fée qui devient nettement plus intéressantes), mais j'ai trouvé que l'humour y devenait plus puéril, plus basique.
Un peu déçu sur la longueur, donc.
Ah ! Quel dommage que ces petites histoires soient aussi inégales !
Car déjà, ce sont de grands dessinateurs (pour une majorité) qui se sont attelés à ce petit jeu d'illustrer des contes imaginés ou transformés par Yann. Et l'humour de Yann ressort avec brio dans pas mal de ces planches. Ah, le dessin de Michetz qui nous croque un simili-Kogaratsu égoïste et mal pensant ! Et le dessin de Hermann qui fait du comique a pour sa part une franche originalité quand on connait l'oeuvre dudit auteur. Et puis il y a le dessin de Claire Wendling, de Clarke, de Boucq, et j'en passe, qui sont franchement excellents.
Quant aux histoires, certaines m'ont franchement fait rire. Hélas, d'autres (une bonne partie quand même) m'ont clairement moins intéressé ni fait rire. Tout n'est vraiment pas du même niveau dans ces histoires inventées par Yann.
Dommage car il y a de belles choses à en tirer de cette série d'humour.
J'ai lu le tome 2 de cette série il y a un moment mais n'en ai gardé aucun souvenir (est-ce mauvais signe ?). Par contre, je viens tout juste de relire le tome 1.
Le graphisme de Qwak est tout spécial. Il est vraiment à part, il faut s'y habituer, mais très vite il m'a plu, ou relativement plu. J'ai l'impression qu'en un unique album, je n'ai pas eu le temps de my habituer. Il est maîtrisé, c'est certain, et je sens que le charme pourrait agir facilement mais je suis encore entre deux eaux le concernant. Au passage, le héros du tome 1, Dabriel, m'a étrangement fait penser physiquement au majordome de Thaneros, à tel point que je me suis demandé si c'était le même dessinateur ou pas.
Quant à l'histoire, c'est sûr qu'elle est fouillis aussi, du moins au départ. L'introduction m'a paru assez longue, partant un peu dans tous les sens sans qu'on aie le temps de s'adapter à l'histoire, avant de prendre son rythme de croisière à partir du moment où Dabriel rejoint le vieux sorcier. Ensuite, l'histoire globable n'est pas vraiment originale, c'est plus la façon de la traiter qui l'est.
Une Bd un peu à part, qui m'a laissé une impression mitigée mais plutôt bonne.
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Mariko Parade
Le 3/5 s'adresse surtout au dessin. C'est le premier manga "bien dessiné" que je lis. Certains dessins sont tout simplement des oeuvres d'art, notamment les illustrations sur le thème des signes du zodiaque. Mais bon, la vie de Boilet, moi, je m'en fous un peu. S'il y a quelques passages plutôt réussis, le tout traîne un peu en longueur et tombe un peu dans le narcissisme, à mon avis. La morale même de l'histoire me laisse de glace.
Chroniques de la lune noire
Je me sens d'une humeur noire ce matin, ha ha ha...(traduction : cette bd va en prendre plein la gueule). C'est nul, ce truc. Archi-nul. Moisi. Je vais commencer directement avec les seuls points intéressants : dans la veine comique, la montée en puissance de Wismerhill est pas mal du tout, même si ce n'est pas forcément l'effet escompté. Et puis c'est quand même un tant soit peu original que le héros suive la voie tracée par le mal, en tout cas assez rare dans l'héroic-fantasy pour être mentionné. Bon, pour les défauts, je vais me contenter de faire une liste de ceux qui m'ont particulièrement énervé, en essayant de ne pas trop en oublier : - narration pitoyable. Wismerhill commence sa quête, rencontre Pilou qui devient son ami en moins d'une page et met encore moins de temps pour tisser des liens physiques avec Fey. Ces deux personnages ainsi que les autres compagnons de Wis ne seront absolument pas développés psychologiquement, tout au plus font-ils figure d'accessoires. Evidemment, au bout de 11 tomes, ils commencent à prendre une dimension minime, mais rien de bien louable. - autre aspect de la narration, les premiers tomes n'ont pas vraiment de fil directeur, et il arrive que la communauté de Wis marche sans but, sans direction, juste pour le fun, le temps que les scénaristes leur trouvent quelque méchants à se mettre sous la dent - fait particulièrement blâmable, quand !SPOIL! Fey meurt, tuée par la succube, Wismer l'oublie sans concession et après quelque temps, il s'empresse même de mettre la même meurtrière dans son lit. Dans les 6 ou 7 tomes qui suivent, Fey n'est plus jamais mentionnée, comme si elle n'avait jamais existé ! !FIN SPOIL! - pendant les combats, on a droit aux classiques "mange ca, connard", a la pelle, et c'est particulièrement désagréable - les combats de masse pourraient être un tant soit peu intéressants si ce n'était pas un bordel incompréhensible, avec des doubles pages et des bulles partout qui ne servent à rien et qui font mal aux yeux. En plus, il n'y a aucune stratégie développée, ce qui serait le minimum (dans les derniers tomes de Hoshin, cet aspect est particulièrement intéressant) - ...heu, ben y doit en rester, mais là je suis fatigué, j'en rajouterai plus tard. Quoi qu'il en soit, tout ça pour dire que le succès de cette série est vraiment injustifié, et si j'ai lu les 11 tomes (ce qui relève de l'exploit en soi), c'est uniquement parce que tout le monde me les avait fortement conseillés. Par contre contrairement à la plupart des avis ici-présents, j'ai trouvé que le tome 11 était le moins nul, avec un léger regain d'intérêt au niveau scénaristique. Rien de transcendant toutefois. Une belle perte de temps...
Kaze No Sho - Le Livre du vent
Comme toujours chez Taniguchi, pour peu que l'on ne s'attarde pas trop sur certains visages, particulièrement niais, le dessin est très beau. Clair, précis, élégant, la classe. Le scénario, visiblement bien documenté, est d'honnête qualité même si, reconnaissons-le, il n'est pas particulièrement palpitant, pour diverses raisons : 1)le suspense n'est pas vraiment au rendez-vous puisque, même si vous ne connaissez pas du tout l'histoire du Japon médiéval, la lecture des premières pages permet de déduire assez facilement l'issue du complot dès le début de la BD 2)la résolution de ce complot passe essentiellement par une succession de combats au sabre ; or, dans la réalité, dans un film ou même dans un jeu vidéo, assister à un combat au sabre peut être intéressant de par l'aspect spectaculaire ou esthétique de la chorégraphie des bretteurs, mais dans cette BD, ces affrontements se réduisent à des images figées, statiques, ce qui limite grandement l'intérêt de la chose (d'autant que les divers et nombreux combats se ressemblent pas mal) 3)au bout du compte, alors que les personnages ne cessent de répéter que le complot "pourrait bouleverser le monde", la conclusion de l'affaire sent quand même un peu le pétard mouillé L'intrigue secondaire imbriquée dans la première ne rehausse pas tellement le niveau. On suit en effet la rivalité entre deux bretteurs d'exception, le genre qui peut sabrer 253 adversaires à la suite sans froisser son kimono ou briser la lame d'un sabre rien qu'avec son cri de guerre terrifiant ou son regard assassin. A ma gauche, le champion du coup de "l'épée des vents contraires", Yashamaro, qui avec sa mine compassée (ou constipée ?) et ses cheveux qui flottent en permanence au vent (contraire) quelle que soit la météo du moment, en fait un peu trop dans le genre "héros romantique tragique" ; à ma droite, le légendaire Yagiû Jûbei, le roi de la subtilisation de sabre, qui bloque les yari à la seule force de ses coudes. Là encore, dire que l'on suit avec passion leurs affrontements serait exagéré, non seulement parce que, comme je l'ai déjà dit, les combats au sabre ne sont pas franchement palpitants dans cette BD, mais aussi et peut-être surtout parce qu'aucun des deux ne parvient réellement à attirer la sympathie du lecteur, ni par sa personnalité ni par la cause qu'il soutient ; du coup, on se fout un peu de savoir lequel des deux va l'emporter… Mais s'il serait faux de dire qu'on dévore ce Livre du Vent sans pouvoir le lâcher tant il nous captive, je n'irai pas jusqu'à prétendre que je me suis ennuyé en le lisant : c'est suffisamment bien fait pour qu'on n'ait pas envie d'abandonner le bouquin, pour peu qu'on s'intéresse un minimum à l'histoire du Japon médiéval et des samouraïs.
Travis
Parmi les séries du genre, Travis est une de celles que je préfère. L'univers imaginé par Duval est impressionnant tant il semble possible. Quant à Quet, le mouvement qu'il arrive à mettre dans certaines de ses planches est tout simplement ahurissant, ce qui a pu donner certaines scénes d'actions qui méritent de figurer parmi les meilleures de la BD. Le changement d'échelle dans le tome 6.1 (complot interplanétaire puis bataille de quartier) est intéressant et on peut remercier les auteurs de n'avoir pas surexploité le filon du superhéros de l'espace.
Corto Maltese
Pour moi, Corto, c'est ce qui s'est fait de mieux en BD. Des textes qui relèvent quasiment de la poésie, des histoires magnifiques, des dessins sublimes. Un chef-d'oeuvre qui reste inégalé.
Jojo's Bizarre Adventure
Tout d'abord pour ceux qui se lanceraient dans Jojo après cette critique, NE VOUS ARRETEZ PAS AUX PREMIERS VOLUMES ! Cet avertissement est indispensable car les débuts graphiques de ce manga ne sont pas des plus réjouissants. Les 4 premiers tomes sont en effet une espèce de mauvais clone de Ken le survivant. Mais une fois la deuxième partie(vol 6), et surtout la troisième(vol 12) entamée, on ne peut alors que s'extasier sur le graphisme made in "poseur style" de ce manga. Car l'une des caractéristiques de ce manga en plus de son scénario "générationnel", c'est bien son graphisme superbe que je serais bien incapable de vous décrire (voir plutôt l'article "jojo's design adventure" d'animeland.com à ce sujet). Les personnages de ce manga sont d'incroyables poseurs. C'est simple on pourrait croire qu'ils participent à un défilé de mode sauf qu’eux sont comme ça 24h/24h ! Et il faut voir que les fringues incroyables que l'auteur n'hésite pas à leur faire porter ! Hirohiko Araki apporte également son originalité dans son découpage des cases et sa description des scènes d'actions est sans aucun doute l'une des meilleures qui soit ! Ces scènes d'actions sont par ailleurs bourrées de tension et vraiment très jouissives. Les "ora ora" de Jotaro, héros de la troisième partie, sont sévèrement burnés ! Il faut d'ailleurs noter que dans Jojo, ce n'est pas parce que l'on est le plus fort que l'on gagne mais bien parce que l'on est celui qui sait réfléchir, analyser l'adversaire et la situation dans laquelle on se trouve. Tout cela se trouve encore renforcé par des scènes gore incroyables qui arrivent même à nous donner l'impression que le sang craché par les différents protagonistes est vivant ! personnellement, c'est la première fois que je trouve que le gore c'est beau en plus d'etre bon ! Autre qualité de ce manga, ses personnages très charismatiques, que ce soit le héros du chapitre en question (ah ! Joseph Joestar..), ses amis(ah ! Caesar Zeppeli..) ou ses ennemis. A ce propos en lisant Jojo, vous aurez l'occasion de faire la connaissance du méchant le plus vicieux, cruel et surtout le plus incroyablement classe qui soit ! les connaisseurs savent de qui je parle... Et je ne vous ai même pas encore parlé de LA grande innovation de Jojo à savoir les stands ou comment se démarquer des shonens habituels... et toujours avec une imagination dans les différents stands qui est vraiment stupéfiante ! je préfère vous en laisser la surprise... Le seul reproche que je pourrais faire à Jojo est en fait pour "j'ai lu" qui persiste et signe à nous offrir des adaptations de manga en les imprimant sur du papier cul, en plus du graphisme bien naze du titre et de certaines pages qui ont disparu à l'adaptation. Sinon Jojo est vraiment un manga indispensable. a la lecture des tomes 27 et 28... incroyable ! incroyable de maitrise, que ce soit au niveau du découpage de l'action, du dessin ou du suspens ( c'était donc ça le secret du stand de dio !! et le stand de jôtaro !!et kakyoin !! ) et dire que la 4eme partie serait encore meilleure...
Extrême Orient
En y refléchissant bien, on peut constater qu'en bd, peu d'auteurs ont choisis la Chine comme toile de fond pour leurs scénarios. C'est donc avec beaucoup de joie, que l'on retrouve ce pays fascinant via ce récit. Franck Bourgeron, un jeune auteur complet qui me semble prometteur, nous emmène dans la Chine des années 20. A cette époque, les conflits internes font partie du quotidien des habitants. Dans cette ambiance imprégnée de massacres et de complots, un homme, Li Fuzhi, veut croire à ses convictions. Celles-ci le mèneront à rejoindre les rangs du parti communiste chinois. J'ai beaucoup aimé cette histoire. Le ton est très convaincant et tout les aspects de cette période troublée sont développés avec beaucoup de rigueur. Fatalement, ce récit nous pousse à la reflexion. Par exemple, on se rend compte que les vraies valeurs, du moins, celles que l'on croit justes peuvent être ébranlées en un instant. Un seul homme peut changer votre destin en quelques secondes et cette notion de pouvoir peut vaciller à tout moment. Tout vous semblera, alors, si futile. Malgré un contexte historique assez sombre, l'auteur a réussi à éviter les lourdeurs. La narration est très fluide et les personnages sont plutôt bien campés. Le dessin, quant à lui, est tout à fait original. Personnellement, j'ai été convaincu par celui-ci dès le premier coup d'oeil. Les visages des personnages sont représentés d'une manière très particulière mais pourtant on s'y habitue très vite. De plus, j'ai trouvé qu'il y avait déjà beaucoup de maturité dans le coup de crayon de l'auteur. Un détail curieux : la plupart des événements racontés, ici, se déroulent sous la pluie. Cela accentue encore plus l'effet tragique du récit. Le graphisme est très aéré et on peut constater que la taille des cases est assez imposante. D'ailleurs, le dessinateur donne de l'ampleur à son travail en nous gratifiant de trois grandes planches qui sont franchement très jolies. Visiblement, Franck Bourgeron a besoin d'espace pour dessiner et on ne s'en plaindra pas. Extrême Orient marque les débuts de cet auteur. Pour une première oeuvre, c'est plutôt réussi. Il nous offre une vision différente de la bd. C'est neuf, c'est frais et c'est surtout à suivre !
Raghnarok
J'ai lu les tomes 1 et 2. Il est vrai que dès les premiers gags, j'ai trouvé ça assez marrant. Le dessin est tout rondouillard mais efficace et agréable à lire. Par contre, j'aime moins les décors et autres effets qui sont faits sous Photoshop. Heureusement, j'ai pu observer que ça s'arrangeait au fil des pages et des tomes (ou alors c'est mieux fait et ça ne choque plus). L'humour mélange humour cartoon, humour noir et un peu d'humour délirant (déjà, de mélanger le monde moderne et le monde heroïc-fantasy, c'est assez délirant). Ce mélange d'humour fait que tout n'est pas du même niveau, mais on rigole ou sourit assez souvent. Néanmoins, je dois avouer avoir trouvé le tome 2 moins drôle que le premier, comme si les gags avaient déjà été tous usés dès le tome 1. Alors oui, les personnages s'y affirment (notamment la fée qui devient nettement plus intéressantes), mais j'ai trouvé que l'humour y devenait plus puéril, plus basique. Un peu déçu sur la longueur, donc.
Contes saumâtres (Sales petits contes)
Ah ! Quel dommage que ces petites histoires soient aussi inégales ! Car déjà, ce sont de grands dessinateurs (pour une majorité) qui se sont attelés à ce petit jeu d'illustrer des contes imaginés ou transformés par Yann. Et l'humour de Yann ressort avec brio dans pas mal de ces planches. Ah, le dessin de Michetz qui nous croque un simili-Kogaratsu égoïste et mal pensant ! Et le dessin de Hermann qui fait du comique a pour sa part une franche originalité quand on connait l'oeuvre dudit auteur. Et puis il y a le dessin de Claire Wendling, de Clarke, de Boucq, et j'en passe, qui sont franchement excellents. Quant aux histoires, certaines m'ont franchement fait rire. Hélas, d'autres (une bonne partie quand même) m'ont clairement moins intéressé ni fait rire. Tout n'est vraiment pas du même niveau dans ces histoires inventées par Yann. Dommage car il y a de belles choses à en tirer de cette série d'humour.
Le Soleil des loups
J'ai lu le tome 2 de cette série il y a un moment mais n'en ai gardé aucun souvenir (est-ce mauvais signe ?). Par contre, je viens tout juste de relire le tome 1. Le graphisme de Qwak est tout spécial. Il est vraiment à part, il faut s'y habituer, mais très vite il m'a plu, ou relativement plu. J'ai l'impression qu'en un unique album, je n'ai pas eu le temps de my habituer. Il est maîtrisé, c'est certain, et je sens que le charme pourrait agir facilement mais je suis encore entre deux eaux le concernant. Au passage, le héros du tome 1, Dabriel, m'a étrangement fait penser physiquement au majordome de Thaneros, à tel point que je me suis demandé si c'était le même dessinateur ou pas. Quant à l'histoire, c'est sûr qu'elle est fouillis aussi, du moins au départ. L'introduction m'a paru assez longue, partant un peu dans tous les sens sans qu'on aie le temps de s'adapter à l'histoire, avant de prendre son rythme de croisière à partir du moment où Dabriel rejoint le vieux sorcier. Ensuite, l'histoire globable n'est pas vraiment originale, c'est plus la façon de la traiter qui l'est. Une Bd un peu à part, qui m'a laissé une impression mitigée mais plutôt bonne.