La préface d'Adrian Tomine propose un lien entre cet album et son oeuvre. Plus précisément, la lecture rappellera probablement "Les yeux à vifs", ensemble de petits morceaux de vie, sans fin véritable, assez étrange à lire mais intéressant.
Ici en revanche, ma lecture a été très désintéressée... Les histoires montrent des situations sombres, glauques, où l'espoir n'a pas de place, mais elles proposent une "chute" qui n'en est pas une. L'auteur ne veut en venir nulle part, juste montrer, mettre en scène un court moment de vie où un personnage se débat, et je suis ressorti de chacune de ces histoires avec un sentiment de vide, un "Ah" très dépassionné.
Côté dessin, c'est du Hermann, on aime, on n'aime pas. C'est propre, travaillé. Personnellement, je le préfère dans d'autres séries.
Rouge, j'aime moins surtout les couleurs. Mais bon, ça passe quand même.
Ce qui me désole un peu, c'est le côté bons sentiments (les héros semblent toujours devoir se justifier ou jouer les justiciers) et les clichés/grosses ficelles. Pour n'en citer que quelques-uns : le pistoléro qui prend la défense de la pauvre fille courageuse, le sort qui s'acharne sur le ranch, une équipe de cowboys rejeté de tous, mais au grand coeur, etc. Je trouve tout ça un peu convenu, voire désuet.
Bon, je suis peut être un peu sévère, car la lecture reste plaisante, mais pas haletante...
Plus que le dessin, que je trouve exagéré, mais bon, c'est un style, c'est l'ambiance générale qui ne me plaît pas. Ca fait bd comics qui se prend au sérieux, et la mayonnaise ne prend pas. J'ai longtemps pensé que le scénario allait déboucher sur quelque chose d'original, mais je m'arrête définitivement au tome six, et c'est déjà une performance pour moi que d'être arrivé jusque là.
Je mets 2/5, car je considère que même si je n'ai pas accroché, le travail des auteurs est quand même soigné.
Tout d'abord, en ce qui me concerne, j'aime bien le dessin. J'aime bien le "décalage" entre un décor très réaliste et des personnages plus épurés, plus anguleux. A mes yeux, cela favorise une bonne narration et une bonne "compréhension" des images et des actions.
Ensuite, je trouve le postulat de base de cette BD original, pas tant pour l'idée du pouvoir du "phénomène" car c'est un fantasme courant que de pouvoir stopper le temps et faire ce qu'on veut entretemps, mais surtout parce que les auteurs sont allés à fond dans cette idée et en ont exploité presque toutes les possibilités et réflexions associées : avantages, inconvénients, particularités, idées originales, etc. Partant sur un "phénomène" totalement irréaliste, ils ont su donner une cohérence complète à l'histoire et à ce qu'il se passe : à aucun moment, je ne me suis dit "mais qu'il est con, le héros de cette BD : avec les pouvoirs ilimités qu'il a, il pourrait faire ci ou ça au lieu de faire ce qu'il fait". Non, car tout ce à quoi j'aurais pensé à sa place, il l'a fait parce que les auteurs y ont pensé aussi.
En outre, je trouve la fin très originale, à tel point que je me demande franchement ce que le scénariste va inventer s'il veut vraiment donner une suite à cette histoire comme ça a l'air prévu.
Alors pourquoi seulement pas mal ? Eh bien parce que déjà je n'aime pas trop les histoires de super pouvoirs : je trouve que c'est un postulat trop facile pour un scénario de BD. Et puis disons que malgré l'originalité et la cohérence de tout ce récit, je n'ai jamais vraiment accroché à l'histoire. Ca ne m'a pas touché, et je ne me suis à aucun moment senti proche du héros.
Ceci dit, j'attends de voir la suite avec beaucoup de curiosité.
Parmi les raisons qui font que l’humour de Reiser ne fait pas marrer tout le monde, il y a le fait que pas mal de ses gags étaient liés à l’actualité de l’époque ; or l’époque en question remonte à 25-30 ans, donc forcément, aujourd’hui, ça peut paraître daté. Mais Mon Papa, contrairement aux Années Reiser, est un album qu’on peut considérer « intemporel » de par les sujets qu’il aborde, l’alcoolisme et le chômage en tête. Le trait rappelle un Sempé en plus simplet et un petit peu plus crado (mais pas tant que ça, on n’est pas dans Gros Dégueulasse non plus), ce qui fait que Mon Papa a parfois de faux airs de Petit Nicolas version trash. C’est très, très noir et ceux qui estiment qu’on ne peut pas rire de tout risquent d’être choqués face à cet humour corrosif et sans tabou dans lequel Reiser excellait, avec lequel il montrait l’horreur banale et quotidienne dans toute son absurdité (putain, j’en sors de beaux clichés, moi, quand je m’y mets).
Pour ceux que les gags disons « limites » ne rebutent pas, en revanche, Mon Papa contient de petits chef-d’œuvres d’humour noir à ne pas manquer (je crois que mon préféré est l’affreux « On joue au cheval ? », vous m’en direz des nouvelles).
Bon, je me répète mais y en a qui aiment le dessin de Reiser, mais pas moi.
Et là, il est utilisé pour illustrer des blagues de Coluche. Alors oui, ce sont des bonnes blagues, mais quand on connaît Coluche, on les connait déjà. Alors en le lisant à l'instant, j'ai trouvé UNE blague que je ne connaissais pas et qui m'a fait rire, mais tout le reste, je l'ai passé vite fait car déjà entendu.
Alors bon, payer aussi cher pour voir illuster d'une manière que je n'aime pas des blagues que je connais déjà, bof bof...
Je vois ci-dessous que beaucoup adorent Reiser et son humour. Ben... Ce n'est pas le cas de tout le monde.
Déjà, son dessin ne me plaît pas, mais bon, ce n'est pas l'idée : ce qui compte, c'est l'humour ici, c'est tout.
Et justement, cet humour ne m'intéresse pas et ne me fait pas rire. Je suis très peu accroché par l'humour en rapport avec l'actualité et la vie sociale ou générale des français. Or là, en plus, il s'agit d'une actualité que je trouve dépassée (pas toujours, ok) mais surtout traitée avec une dérision et un humour qui personnellement ne me touchent pas.
Je ne suis donc pas client, désolé.
Quand j'ai vu ce premier tome, je n'ai pas tout de suite réalisé que ce n'était pas la série 666 que je voyais là, mais une "nouvelle" série : "6666", d'où la nuance.
Alors, après Lanfeust dans les Etoiles, voilà le Père Carmody dans les Etoiles ! On prend les mêmes, on leur donne une flotte de vaisseaux spatiaux, et on recommence.
Alors, j'ai trouvé ça moins gore, car il n'y avait plus cette armée de démons, juste Lilith et sa petite escorte. Et soit je me suis habitué, soit il y aussi moins de cul (enfin légèrement moins puisque toutes les filles sont canons avec de gros seins et tout et tout, et se balladent toutes en tenue sado-maso). J'ai trouvé aussi moins d'humour que dans la première série.
Mauvais départ donc, d'autant plus que de toute manière je n'avais pas aimé la première série.
Bref, une énorme impression de déjà vu et de suite purement commerciale.
J'ai passé un excellent moment en lisant cette BD.
On suit l'histoire du petit Jean, dont le cauchemar débute à son entrée au phalanstère, qu'il va petit a petit explorer, perçant ainsi les mystères de son univers froid, lugubre et sombre.
J'ai adoré le dessin de Bouillez (en noir et blanc), qui correspond parfaitement au scénario de Corbeyran, les décors me rappellent ceux de "L'Etrange Noël de Monsieur Jack" de Tim Burton et le personnage principal, "Vincent", toujours de Tim Burton.
Une histoire noire, dure, pleine de touille ;) et sans happy end, mais qu'est-ce que c'est bon!
Dans la lignée des délires complets et adultes de "Raah-Lovely", Gotlib s'en donne à coeur joie ici pour partir en live sur des sujets tels que la mode, la musique pop, le sexe, et heu... légèrement le scoutisme aussi. :)
Certains gags sont hilarants en eux-mêmes, d'autres le sont d'autant plus quand on voit à quoi ils font référence. Car en effet, cette série est sans doute celle de Gtlib que je trouve la plus ancrée dans son époque : elle est bourrée de références musicales de la fin des sixites, début seventies. Tout l'ambiance sixante-huitarde avec ses pétards et sa "musique pop" y est, et c'est là-dessus que justement se font tous les délires, tous les pastiches, l'humour absurde, etc. Résultat, moi qui ne connaît qu'une partie de ces références, je n'ai pas toujours rigolé. Et je crains qu'un jeune lecteur passe largement à côté de ces parodies, pastiches et autres références à une époque.
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La préface d'Adrian Tomine propose un lien entre cet album et son oeuvre. Plus précisément, la lecture rappellera probablement "Les yeux à vifs", ensemble de petits morceaux de vie, sans fin véritable, assez étrange à lire mais intéressant. Ici en revanche, ma lecture a été très désintéressée... Les histoires montrent des situations sombres, glauques, où l'espoir n'a pas de place, mais elles proposent une "chute" qui n'en est pas une. L'auteur ne veut en venir nulle part, juste montrer, mettre en scène un court moment de vie où un personnage se débat, et je suis ressorti de chacune de ces histoires avec un sentiment de vide, un "Ah" très dépassionné.
Comanche
Côté dessin, c'est du Hermann, on aime, on n'aime pas. C'est propre, travaillé. Personnellement, je le préfère dans d'autres séries. Rouge, j'aime moins surtout les couleurs. Mais bon, ça passe quand même. Ce qui me désole un peu, c'est le côté bons sentiments (les héros semblent toujours devoir se justifier ou jouer les justiciers) et les clichés/grosses ficelles. Pour n'en citer que quelques-uns : le pistoléro qui prend la défense de la pauvre fille courageuse, le sort qui s'acharne sur le ranch, une équipe de cowboys rejeté de tous, mais au grand coeur, etc. Je trouve tout ça un peu convenu, voire désuet. Bon, je suis peut être un peu sévère, car la lecture reste plaisante, mais pas haletante...
Vortex
Plus que le dessin, que je trouve exagéré, mais bon, c'est un style, c'est l'ambiance générale qui ne me plaît pas. Ca fait bd comics qui se prend au sérieux, et la mayonnaise ne prend pas. J'ai longtemps pensé que le scénario allait déboucher sur quelque chose d'original, mais je m'arrête définitivement au tome six, et c'est déjà une performance pour moi que d'être arrivé jusque là. Je mets 2/5, car je considère que même si je n'ai pas accroché, le travail des auteurs est quand même soigné.
Phenomenum
Tout d'abord, en ce qui me concerne, j'aime bien le dessin. J'aime bien le "décalage" entre un décor très réaliste et des personnages plus épurés, plus anguleux. A mes yeux, cela favorise une bonne narration et une bonne "compréhension" des images et des actions. Ensuite, je trouve le postulat de base de cette BD original, pas tant pour l'idée du pouvoir du "phénomène" car c'est un fantasme courant que de pouvoir stopper le temps et faire ce qu'on veut entretemps, mais surtout parce que les auteurs sont allés à fond dans cette idée et en ont exploité presque toutes les possibilités et réflexions associées : avantages, inconvénients, particularités, idées originales, etc. Partant sur un "phénomène" totalement irréaliste, ils ont su donner une cohérence complète à l'histoire et à ce qu'il se passe : à aucun moment, je ne me suis dit "mais qu'il est con, le héros de cette BD : avec les pouvoirs ilimités qu'il a, il pourrait faire ci ou ça au lieu de faire ce qu'il fait". Non, car tout ce à quoi j'aurais pensé à sa place, il l'a fait parce que les auteurs y ont pensé aussi. En outre, je trouve la fin très originale, à tel point que je me demande franchement ce que le scénariste va inventer s'il veut vraiment donner une suite à cette histoire comme ça a l'air prévu. Alors pourquoi seulement pas mal ? Eh bien parce que déjà je n'aime pas trop les histoires de super pouvoirs : je trouve que c'est un postulat trop facile pour un scénario de BD. Et puis disons que malgré l'originalité et la cohérence de tout ce récit, je n'ai jamais vraiment accroché à l'histoire. Ca ne m'a pas touché, et je ne me suis à aucun moment senti proche du héros. Ceci dit, j'attends de voir la suite avec beaucoup de curiosité.
Mon Papa
Parmi les raisons qui font que l’humour de Reiser ne fait pas marrer tout le monde, il y a le fait que pas mal de ses gags étaient liés à l’actualité de l’époque ; or l’époque en question remonte à 25-30 ans, donc forcément, aujourd’hui, ça peut paraître daté. Mais Mon Papa, contrairement aux Années Reiser, est un album qu’on peut considérer « intemporel » de par les sujets qu’il aborde, l’alcoolisme et le chômage en tête. Le trait rappelle un Sempé en plus simplet et un petit peu plus crado (mais pas tant que ça, on n’est pas dans Gros Dégueulasse non plus), ce qui fait que Mon Papa a parfois de faux airs de Petit Nicolas version trash. C’est très, très noir et ceux qui estiment qu’on ne peut pas rire de tout risquent d’être choqués face à cet humour corrosif et sans tabou dans lequel Reiser excellait, avec lequel il montrait l’horreur banale et quotidienne dans toute son absurdité (putain, j’en sors de beaux clichés, moi, quand je m’y mets). Pour ceux que les gags disons « limites » ne rebutent pas, en revanche, Mon Papa contient de petits chef-d’œuvres d’humour noir à ne pas manquer (je crois que mon préféré est l’affreux « On joue au cheval ? », vous m’en direz des nouvelles).
Y'en aura pour tout le monde
Bon, je me répète mais y en a qui aiment le dessin de Reiser, mais pas moi. Et là, il est utilisé pour illustrer des blagues de Coluche. Alors oui, ce sont des bonnes blagues, mais quand on connaît Coluche, on les connait déjà. Alors en le lisant à l'instant, j'ai trouvé UNE blague que je ne connaissais pas et qui m'a fait rire, mais tout le reste, je l'ai passé vite fait car déjà entendu. Alors bon, payer aussi cher pour voir illuster d'une manière que je n'aime pas des blagues que je connais déjà, bof bof...
Les Années Reiser
Je vois ci-dessous que beaucoup adorent Reiser et son humour. Ben... Ce n'est pas le cas de tout le monde. Déjà, son dessin ne me plaît pas, mais bon, ce n'est pas l'idée : ce qui compte, c'est l'humour ici, c'est tout. Et justement, cet humour ne m'intéresse pas et ne me fait pas rire. Je suis très peu accroché par l'humour en rapport avec l'actualité et la vie sociale ou générale des français. Or là, en plus, il s'agit d'une actualité que je trouve dépassée (pas toujours, ok) mais surtout traitée avec une dérision et un humour qui personnellement ne me touchent pas. Je ne suis donc pas client, désolé.
6666
Quand j'ai vu ce premier tome, je n'ai pas tout de suite réalisé que ce n'était pas la série 666 que je voyais là, mais une "nouvelle" série : "6666", d'où la nuance. Alors, après Lanfeust dans les Etoiles, voilà le Père Carmody dans les Etoiles ! On prend les mêmes, on leur donne une flotte de vaisseaux spatiaux, et on recommence. Alors, j'ai trouvé ça moins gore, car il n'y avait plus cette armée de démons, juste Lilith et sa petite escorte. Et soit je me suis habitué, soit il y aussi moins de cul (enfin légèrement moins puisque toutes les filles sont canons avec de gros seins et tout et tout, et se balladent toutes en tenue sado-maso). J'ai trouvé aussi moins d'humour que dans la première série. Mauvais départ donc, d'autant plus que de toute manière je n'avais pas aimé la première série. Bref, une énorme impression de déjà vu et de suite purement commerciale.
Le phalanstère du bout du monde
J'ai passé un excellent moment en lisant cette BD. On suit l'histoire du petit Jean, dont le cauchemar débute à son entrée au phalanstère, qu'il va petit a petit explorer, perçant ainsi les mystères de son univers froid, lugubre et sombre. J'ai adoré le dessin de Bouillez (en noir et blanc), qui correspond parfaitement au scénario de Corbeyran, les décors me rappellent ceux de "L'Etrange Noël de Monsieur Jack" de Tim Burton et le personnage principal, "Vincent", toujours de Tim Burton. Une histoire noire, dure, pleine de touille ;) et sans happy end, mais qu'est-ce que c'est bon!
Hamster Jovial
Dans la lignée des délires complets et adultes de "Raah-Lovely", Gotlib s'en donne à coeur joie ici pour partir en live sur des sujets tels que la mode, la musique pop, le sexe, et heu... légèrement le scoutisme aussi. :) Certains gags sont hilarants en eux-mêmes, d'autres le sont d'autant plus quand on voit à quoi ils font référence. Car en effet, cette série est sans doute celle de Gtlib que je trouve la plus ancrée dans son époque : elle est bourrée de références musicales de la fin des sixites, début seventies. Tout l'ambiance sixante-huitarde avec ses pétards et sa "musique pop" y est, et c'est là-dessus que justement se font tous les délires, tous les pastiches, l'humour absurde, etc. Résultat, moi qui ne connaît qu'une partie de ces références, je n'ai pas toujours rigolé. Et je crains qu'un jeune lecteur passe largement à côté de ces parodies, pastiches et autres références à une époque.