Ce qui ressort de ma lecture de ces deux premiers tomes, c’est une inadéquation totale du dessin avec l’histoire… J’aime en effet beaucoup ce que fait Trillo, généralement des polars sombres et assez cyniques… Et c’est également le cas ici. Sauf que ce côté sombre du scénario ne transparaît pas du tout dans le dessin, qui est beaucoup trop beau, trop gentil, trop mignon. Là où le noir et blanc de Risso par exemple, fait des merveilles et est en parfait accord avec le ton de l’histoire, ici c’est tout le contraire qui se produit. On ressort de cette lecture avec l’impression d’avoir lu quelque chose de très moyen, alors même que d’une part Trillo distille sa noirceur habituelle, et que d’autre part le dessin est superbe.
Par ailleurs, le contenu est trop peu important. Le format classique en 46 planches me paraît vraiment mal convenir à cette histoire. En commençant le tome 2, la sensation de rupture est trop nette, comme si le tome 1 finissait quelque chose… Ce qui n’est pas le cas.
« Bird » me semble donc plus être « un beau gâchis » qu’autre chose. L’histoire commençait pourtant bien, avec un relent de folie, une drogue bien mystérieuse, un psychiatre qui abusait très largement de sa position, des personnages certes un peu archétypaux, mais forts. Mais l’ensemble donne l’impression d’être mou, et de n’aller nulle part. Dommage.
Ma série culte. Lue en long, en large et en travers depuis près de 20 ans, toujours pas lassée.
Côté dessin, c'est hyper inventif. L'imagination de Mézières est impressionnante, tant pour ses décors que pour son bestiaire. Même si on sent qu'il n'aime pas chiader ses dessins, tant pis, l'atmosphère est là et c'est ce qui compte. Les scénarios sont très distrayants, souvent très drôles, et les albums s'avalent d'une traite !
Valérian a un côté loser inattendu dans ce genre de série, ça le rend attachant. Et puis Laureline... ah Laureline ! A mon sens la meilleure héroïne qui ait été créée. Inoubliable !
Malheureusement, les derniers opus ne sont pas au niveau. Ils auraient dû s'arrêter à "Sur les frontières" :o/
C'est de l'humour facile des années 50-60, du Goscinny sans la richesse d'esprit et le talent de ses scénarios pour par exemple Astérix.
Le dessin d'Attanasio est tout en rondeur, le style franco-belge humoristique typique de cette époque (même si Attanasio est italien). C'est une impression de style de dessin déjà-vu dans d'innombrables séries de la même époque, sans grande saveur sans être pour autant désagréable.
Quant aux scénarios, ils sont très moyens. Se moquant gentillement des Italiens, de leur accent et de leur caractère, le reste des histoires ne casse pas des briques. Ce sont les habituels imbroglios où les personnages s'emmêlent, enchaînant de plus en plus de gaffes jusqu'à un dénouement auquel le lecteur s'attend sans surprise.
DEenos jours, ça se laisse feuilleter (plus que lire) puis s'oublie aussitôt.
Une curiosité peut-être mais sans grand interêt.
En entamant le premier tome de cette série, je me suis dit que j'allais peut-être bien lire une BD aussi belle et aussi agréable qu'un Toto l'ornithorynque par exemple. J'aime beaucoup le dessin et surtout la colorisation. Les planches ressemblent à des peintures à la fois naïves mais aussi précises. Bref, un tome 1 très agréable pour les yeux.
Par contre, au niveau du scénario, c'est... gentil... C'est vraiment excessivement destiné aux gamins, et à la différence d'un Toto l'ornithorynque justement, ça se lit avec franchement moins de plaisir quand on est adulte. Non, vraiment le scénario n'est pas à la hauteur du dessin.
Puis viennent les tomes suivants, et là j'ai eu vraiment l'impression que le tome 1 devait, dans l'idée de départ de cette BD, ne pas avoir de suite. Le dessin devient étrangement moins bon, pas tant dans ses traits (quoique je trouve les dessins des tomes suivants moins fins que ceux du tome 1) mais plutôt dans ses couleurs qui sont moins belles et vont moins bien ensemble. Les planches dans leur ensemble restent respectables, mais je n'ai pas du tout eu le même coup de coeur que pour le premier tome où, pour certaines planches, je me disais que j'aurais bien aimé les avoir sous cadre dans la chambre de ma fille.
Et le scénario devient complètement bateau, sans interêt. Ma femme a même trouvé qu'elle ne ferait pas lire ça à notre fille car le petit diable donne une mauvaise éducation aux enfants.
Bref, ça aurait pu donner quelque chose de très bien avec un tel dessin, et finalement non, ça tourne à l'histoire moyenne et banale.
Une œuvre surprenante et hors norme. Passons le côté « l’histoire en train de se faire par son créateur», c’est assez commun de ce côté-là, déjà vu plus d’une fois, en tout cas. Ce qui est plus original en revanche, c’est le caractère ésotériquo-rigolo de l’œuvre. Bess, au grand désespoir de son épouse, a une propension à partir dans le mystique à tous moments (on ne collabore pas des années avec Jodorowsky sans en être marqué d’une manière ou d’une autre). Et son épouse, plus rationnelle, donne ses commentaires pragmatiques tout au long du récit. Leurs discussions ne manquent pas de piquant. C’est drôle, intelligent et cela ne se prend pas au sérieux.
Une autre bonne raison de s’intéresser à ce récit est la beauté du dessin de Bess. C’est un virtuose, il y a dans ces deux albums des images d’une grande puissance d’évocation qui frappent l’esprit. Accouplé à la verve « littéraire » des textes-off de Bess, elles envoient littéralement le lecteur dans un monde de beauté, de cruauté et de superstitions. Magique !
En feuilletant cette bd, on pourrait se dire que le thème de l'exclusion est assez banal car ce sujet a souvent été développé. Pourtant après avoir lu l'ouvrage en question, je dois dire que j'ai été séduit par son contexte et surtout son originalité.
Jean-David Morvan nous propose un récit assez captivant où la destinée d'une jeune fille est le centre d'interêt du récit.
Dans un univers futuriste, le race humaine est devenue immortelle. Pourtant, une petite fille (Aster) voit le jour "à l'ancienne". Cette gamine étant mortelle, elle sera régulièrement montrée du doigt.
La science-fiction est ici un pretexte pour mettre en évidence les différents protagonistes du récit. De ce fait, on retiendra plutôt l'aspect social et dramatique de cette histoire. A l'image de la solitude des parents d'Aster et le regard des autres devant la différence. On retiendra certains moments forts comme par exemple, quand notre petite héroïne recherche en vain l'affection de son papa. Un autre exemple : quand elle comprend les raisons de son isolement. Ce qui est paradoxal, c'est qu'on partage la vie d'une enfant qui à notre époque nous semblerait si ordinaire. Pourtant, projetée dans cette vision du futur, cette situation devient plutôt pathétique. Oui en effet, on se rend vite compte que cette gamine est, en fait, concidérée comme un "monstre" de foire.
J'ai remarqué que les bases du scénario avaient quelques similitudes avec le film "Bienvenue à Gattaca", où là aussi on créait des êtres parfaits dans un contexte futuriste au détriment des autres qui étaient, eux aussi, nés d'une manière naturelle. Est-ce une coïncidence ou l'auteur s'est-il volontairement inspiré du long-métrage précité en lui rendant ainsi hommage ?
Au niveau du dessin, il faut avouer que le graphisme de Nicolas Nemiri est assez particulier. Son trait ne manque pas de personnalité. Pourtant, je vous avoue que la première fois que j'ai eu l'album en main, je n'étais pas du tout emballé. Après l'avoir ouvert et refermé plusieurs fois, je me suis décidé à le lire et je le regrette pas car dès les premières pages, j'ai tout de suite compris que c'était ce dessin qui était le plus approprié à cette bd.
Le seul petit reproche que je ferais c'est au niveau des deux personnages masculins (Ewig et Duster). On a parfois tendance à les confondre.
Je n'aurai donc qu'une chose à dire : achetez cette bd où graphisme et scénario sont réunis pour nous faire goûter des saveurs nouvelles, synonymes de talent et de succès.
Je pense que l'on peut dire que La Croisière Fantastique est la première bd de Rosinski. Pourtant celle-ci n'a été publiée qu'en 1987 chez Le Lombard.
Beaucoup plus tôt, cette bd avait fait son apparition dans Spirou et Tintin. L'histoire en elle-même est plutôt agréable, sans prise de tête. On nous raconte les péripéties de joyeux flibustiers confrontés à des phénomènes surnaturels.
Le dessin du père de Thorgal est méconnaissable mais les personnages tout en rondeur sont plutôt sympathiques.
Malgrès les qualités de cette série, je n'en conseille pas l'achat car je ne la trouve pas indispensable. Sauf peut-être pour les fans de Rosinski ; mais je pense que ceux-ci l'ont déjà dans leur bibliothèque depuis longtemps.
J'adore Tardi et de toutes ses BDs je crois bien que c'est "120, rue de la gare" que je préfère. Les autres tomes de la série sont sympas aussi mais souffrent de la comparaison. Quoique "brouillard au pont de Tolbiac" me plaise beaucoup aussi, faut dire, cet album a bercé mon enfance. Je ne sais pas combien de fois je les ai lus, ces deux-là, mais je n'arrive pas à m'en lasser. Le fait que Nestor Burma soit personnellement impliqué dans ces deux histoires y doit sans doute beaucoup.
Les ambiances sont particulièrement réussies, les personnages attachants et les intrigues policières passionnantes. C'est qui plus est extrêmement bien documenté. Et puis la mise en scène, ahlala il est bon le Tardi !
Bref, 5/5 pour "120 rue de la gare" et "Brouillard au pont de Tolbiac", un peu moins pour les autres !
On pourrait se dire que mettre en images l'Histoire d'une ville au passé chargé est une bonne idée. Il y a d'ailleurs quelques précédents dans le domaine, plus ou moins réussis... Je vous passe la préface élogieuse pour aller droit au but : c'est complètement chiant. :(
Eh oui, car déjà au début de l'album, 15 petits paragraphes traitent des quinze périodes de l'Histoire qui vont être évoquées. Petits par la taille, certes, mais d'une lourdeur incroyable : totalement inintéressants, se contentant de donner des bribes de condensé d'informations, perdant complètement le lecteur.
Après ça n'est guère mieux : chacune des "histoires" renvoie au paragraphe en question, au début de l'album donc, ce qui est plutôt fatiguant et ne rend pas la lecture plus aisée. Car en plus ces histoires illustrées sont exactement ça : des histoires illustrées. Pas de la bd, mais une suite d'illustration formant parfois une petite séquence. En plus, comme pour le texte "explicatif" du début, si on ne connaît pas déjà par coeur l'histoire de Lisbonne, c'est bien simple, on ne comprend rien, les auteurs faisant sans cesse référence à des éléments bien évidemment parfaitement connus du lecteur moyen qui lit chaque soir un bouquin sur l'histoire du Portugal...
Mais c'est quoi cette vision complètement fragmentaire de l'Histoire ? Raconter de petites anecdotes, comme ça, quelques scènes soi-disant marquantes, c'est quoi l'intérêt ? On n'a aucune vision globale, ni sur l'histoire, ni sur les personnages, ni sur rien en fait.
Les dessins sont certes "adaptés" à chaque époque (entendez par là différents selon chaque histoire), et dans leur genre très particulier sont plutôt plaisants, mais ne sauvent rien.
Bref, dans le genre lecture éprouvante et complètement décousue, cet album est dans le peloton de tête.
Une série bien sympathique.
Bon, le scénario n'a rien de bien original : un peu dans le style Planète des singes, cette fois, après l'apocalypse, la Terre est dominée par les Chats, enfin leurs descendants humanoïdes. Et de jeunes humains se retrouvent au milieu de ce petit monde qui les acceuille comme des étrangers ou bien des messies ou des ennemis suivant les personnes (suivant les chats). On retrouve là aussi un peu le mythe du bon sauvage : les humains montrent un peu aux chats les merveilles (un peu décaties) de la civilisation humaine et de sa technologie, et en même temps on voit une réflexion rapide sur la société humaine et ses défauts comparée à celle des chats.
Bref, rien de bien exceptionnel, mais une histoire qui se lit bien, agréablement et qui reste une bonne lecture pour ceux qui aiment la SF gentille et pas prise de tête.
Les 3 premiers tomes forment un cycle. Les suivants reprennent les mêmes personnages mais dans des aventures plus indépendantes. J'ai une préférence nette pour le premier cycle.
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Bird
Ce qui ressort de ma lecture de ces deux premiers tomes, c’est une inadéquation totale du dessin avec l’histoire… J’aime en effet beaucoup ce que fait Trillo, généralement des polars sombres et assez cyniques… Et c’est également le cas ici. Sauf que ce côté sombre du scénario ne transparaît pas du tout dans le dessin, qui est beaucoup trop beau, trop gentil, trop mignon. Là où le noir et blanc de Risso par exemple, fait des merveilles et est en parfait accord avec le ton de l’histoire, ici c’est tout le contraire qui se produit. On ressort de cette lecture avec l’impression d’avoir lu quelque chose de très moyen, alors même que d’une part Trillo distille sa noirceur habituelle, et que d’autre part le dessin est superbe. Par ailleurs, le contenu est trop peu important. Le format classique en 46 planches me paraît vraiment mal convenir à cette histoire. En commençant le tome 2, la sensation de rupture est trop nette, comme si le tome 1 finissait quelque chose… Ce qui n’est pas le cas. « Bird » me semble donc plus être « un beau gâchis » qu’autre chose. L’histoire commençait pourtant bien, avec un relent de folie, une drogue bien mystérieuse, un psychiatre qui abusait très largement de sa position, des personnages certes un peu archétypaux, mais forts. Mais l’ensemble donne l’impression d’être mou, et de n’aller nulle part. Dommage.
Valérian
Ma série culte. Lue en long, en large et en travers depuis près de 20 ans, toujours pas lassée. Côté dessin, c'est hyper inventif. L'imagination de Mézières est impressionnante, tant pour ses décors que pour son bestiaire. Même si on sent qu'il n'aime pas chiader ses dessins, tant pis, l'atmosphère est là et c'est ce qui compte. Les scénarios sont très distrayants, souvent très drôles, et les albums s'avalent d'une traite ! Valérian a un côté loser inattendu dans ce genre de série, ça le rend attachant. Et puis Laureline... ah Laureline ! A mon sens la meilleure héroïne qui ait été créée. Inoubliable ! Malheureusement, les derniers opus ne sont pas au niveau. Ils auraient dû s'arrêter à "Sur les frontières" :o/
Spaghetti
C'est de l'humour facile des années 50-60, du Goscinny sans la richesse d'esprit et le talent de ses scénarios pour par exemple Astérix. Le dessin d'Attanasio est tout en rondeur, le style franco-belge humoristique typique de cette époque (même si Attanasio est italien). C'est une impression de style de dessin déjà-vu dans d'innombrables séries de la même époque, sans grande saveur sans être pour autant désagréable. Quant aux scénarios, ils sont très moyens. Se moquant gentillement des Italiens, de leur accent et de leur caractère, le reste des histoires ne casse pas des briques. Ce sont les habituels imbroglios où les personnages s'emmêlent, enchaînant de plus en plus de gaffes jusqu'à un dénouement auquel le lecteur s'attend sans surprise. DEenos jours, ça se laisse feuilleter (plus que lire) puis s'oublie aussitôt. Une curiosité peut-être mais sans grand interêt.
Un drôle d'ange gardien
En entamant le premier tome de cette série, je me suis dit que j'allais peut-être bien lire une BD aussi belle et aussi agréable qu'un Toto l'ornithorynque par exemple. J'aime beaucoup le dessin et surtout la colorisation. Les planches ressemblent à des peintures à la fois naïves mais aussi précises. Bref, un tome 1 très agréable pour les yeux. Par contre, au niveau du scénario, c'est... gentil... C'est vraiment excessivement destiné aux gamins, et à la différence d'un Toto l'ornithorynque justement, ça se lit avec franchement moins de plaisir quand on est adulte. Non, vraiment le scénario n'est pas à la hauteur du dessin. Puis viennent les tomes suivants, et là j'ai eu vraiment l'impression que le tome 1 devait, dans l'idée de départ de cette BD, ne pas avoir de suite. Le dessin devient étrangement moins bon, pas tant dans ses traits (quoique je trouve les dessins des tomes suivants moins fins que ceux du tome 1) mais plutôt dans ses couleurs qui sont moins belles et vont moins bien ensemble. Les planches dans leur ensemble restent respectables, mais je n'ai pas du tout eu le même coup de coeur que pour le premier tome où, pour certaines planches, je me disais que j'aurais bien aimé les avoir sous cadre dans la chambre de ma fille. Et le scénario devient complètement bateau, sans interêt. Ma femme a même trouvé qu'elle ne ferait pas lire ça à notre fille car le petit diable donne une mauvaise éducation aux enfants. Bref, ça aurait pu donner quelque chose de très bien avec un tel dessin, et finalement non, ça tourne à l'histoire moyenne et banale.
Leela et Krishna
Une œuvre surprenante et hors norme. Passons le côté « l’histoire en train de se faire par son créateur», c’est assez commun de ce côté-là, déjà vu plus d’une fois, en tout cas. Ce qui est plus original en revanche, c’est le caractère ésotériquo-rigolo de l’œuvre. Bess, au grand désespoir de son épouse, a une propension à partir dans le mystique à tous moments (on ne collabore pas des années avec Jodorowsky sans en être marqué d’une manière ou d’une autre). Et son épouse, plus rationnelle, donne ses commentaires pragmatiques tout au long du récit. Leurs discussions ne manquent pas de piquant. C’est drôle, intelligent et cela ne se prend pas au sérieux. Une autre bonne raison de s’intéresser à ce récit est la beauté du dessin de Bess. C’est un virtuose, il y a dans ces deux albums des images d’une grande puissance d’évocation qui frappent l’esprit. Accouplé à la verve « littéraire » des textes-off de Bess, elles envoient littéralement le lecteur dans un monde de beauté, de cruauté et de superstitions. Magique !
Je suis morte
En feuilletant cette bd, on pourrait se dire que le thème de l'exclusion est assez banal car ce sujet a souvent été développé. Pourtant après avoir lu l'ouvrage en question, je dois dire que j'ai été séduit par son contexte et surtout son originalité. Jean-David Morvan nous propose un récit assez captivant où la destinée d'une jeune fille est le centre d'interêt du récit. Dans un univers futuriste, le race humaine est devenue immortelle. Pourtant, une petite fille (Aster) voit le jour "à l'ancienne". Cette gamine étant mortelle, elle sera régulièrement montrée du doigt. La science-fiction est ici un pretexte pour mettre en évidence les différents protagonistes du récit. De ce fait, on retiendra plutôt l'aspect social et dramatique de cette histoire. A l'image de la solitude des parents d'Aster et le regard des autres devant la différence. On retiendra certains moments forts comme par exemple, quand notre petite héroïne recherche en vain l'affection de son papa. Un autre exemple : quand elle comprend les raisons de son isolement. Ce qui est paradoxal, c'est qu'on partage la vie d'une enfant qui à notre époque nous semblerait si ordinaire. Pourtant, projetée dans cette vision du futur, cette situation devient plutôt pathétique. Oui en effet, on se rend vite compte que cette gamine est, en fait, concidérée comme un "monstre" de foire. J'ai remarqué que les bases du scénario avaient quelques similitudes avec le film "Bienvenue à Gattaca", où là aussi on créait des êtres parfaits dans un contexte futuriste au détriment des autres qui étaient, eux aussi, nés d'une manière naturelle. Est-ce une coïncidence ou l'auteur s'est-il volontairement inspiré du long-métrage précité en lui rendant ainsi hommage ? Au niveau du dessin, il faut avouer que le graphisme de Nicolas Nemiri est assez particulier. Son trait ne manque pas de personnalité. Pourtant, je vous avoue que la première fois que j'ai eu l'album en main, je n'étais pas du tout emballé. Après l'avoir ouvert et refermé plusieurs fois, je me suis décidé à le lire et je le regrette pas car dès les premières pages, j'ai tout de suite compris que c'était ce dessin qui était le plus approprié à cette bd. Le seul petit reproche que je ferais c'est au niveau des deux personnages masculins (Ewig et Duster). On a parfois tendance à les confondre. Je n'aurai donc qu'une chose à dire : achetez cette bd où graphisme et scénario sont réunis pour nous faire goûter des saveurs nouvelles, synonymes de talent et de succès.
La Croisière Fantastique
Je pense que l'on peut dire que La Croisière Fantastique est la première bd de Rosinski. Pourtant celle-ci n'a été publiée qu'en 1987 chez Le Lombard. Beaucoup plus tôt, cette bd avait fait son apparition dans Spirou et Tintin. L'histoire en elle-même est plutôt agréable, sans prise de tête. On nous raconte les péripéties de joyeux flibustiers confrontés à des phénomènes surnaturels. Le dessin du père de Thorgal est méconnaissable mais les personnages tout en rondeur sont plutôt sympathiques. Malgrès les qualités de cette série, je n'en conseille pas l'achat car je ne la trouve pas indispensable. Sauf peut-être pour les fans de Rosinski ; mais je pense que ceux-ci l'ont déjà dans leur bibliothèque depuis longtemps.
Nestor Burma
J'adore Tardi et de toutes ses BDs je crois bien que c'est "120, rue de la gare" que je préfère. Les autres tomes de la série sont sympas aussi mais souffrent de la comparaison. Quoique "brouillard au pont de Tolbiac" me plaise beaucoup aussi, faut dire, cet album a bercé mon enfance. Je ne sais pas combien de fois je les ai lus, ces deux-là, mais je n'arrive pas à m'en lasser. Le fait que Nestor Burma soit personnellement impliqué dans ces deux histoires y doit sans doute beaucoup. Les ambiances sont particulièrement réussies, les personnages attachants et les intrigues policières passionnantes. C'est qui plus est extrêmement bien documenté. Et puis la mise en scène, ahlala il est bon le Tardi ! Bref, 5/5 pour "120 rue de la gare" et "Brouillard au pont de Tolbiac", un peu moins pour les autres !
Histoire de Lisbonne
On pourrait se dire que mettre en images l'Histoire d'une ville au passé chargé est une bonne idée. Il y a d'ailleurs quelques précédents dans le domaine, plus ou moins réussis... Je vous passe la préface élogieuse pour aller droit au but : c'est complètement chiant. :( Eh oui, car déjà au début de l'album, 15 petits paragraphes traitent des quinze périodes de l'Histoire qui vont être évoquées. Petits par la taille, certes, mais d'une lourdeur incroyable : totalement inintéressants, se contentant de donner des bribes de condensé d'informations, perdant complètement le lecteur. Après ça n'est guère mieux : chacune des "histoires" renvoie au paragraphe en question, au début de l'album donc, ce qui est plutôt fatiguant et ne rend pas la lecture plus aisée. Car en plus ces histoires illustrées sont exactement ça : des histoires illustrées. Pas de la bd, mais une suite d'illustration formant parfois une petite séquence. En plus, comme pour le texte "explicatif" du début, si on ne connaît pas déjà par coeur l'histoire de Lisbonne, c'est bien simple, on ne comprend rien, les auteurs faisant sans cesse référence à des éléments bien évidemment parfaitement connus du lecteur moyen qui lit chaque soir un bouquin sur l'histoire du Portugal... Mais c'est quoi cette vision complètement fragmentaire de l'Histoire ? Raconter de petites anecdotes, comme ça, quelques scènes soi-disant marquantes, c'est quoi l'intérêt ? On n'a aucune vision globale, ni sur l'histoire, ni sur les personnages, ni sur rien en fait. Les dessins sont certes "adaptés" à chaque époque (entendez par là différents selon chaque histoire), et dans leur genre très particulier sont plutôt plaisants, mais ne sauvent rien. Bref, dans le genre lecture éprouvante et complètement décousue, cet album est dans le peloton de tête.
Chats
Une série bien sympathique. Bon, le scénario n'a rien de bien original : un peu dans le style Planète des singes, cette fois, après l'apocalypse, la Terre est dominée par les Chats, enfin leurs descendants humanoïdes. Et de jeunes humains se retrouvent au milieu de ce petit monde qui les acceuille comme des étrangers ou bien des messies ou des ennemis suivant les personnes (suivant les chats). On retrouve là aussi un peu le mythe du bon sauvage : les humains montrent un peu aux chats les merveilles (un peu décaties) de la civilisation humaine et de sa technologie, et en même temps on voit une réflexion rapide sur la société humaine et ses défauts comparée à celle des chats. Bref, rien de bien exceptionnel, mais une histoire qui se lit bien, agréablement et qui reste une bonne lecture pour ceux qui aiment la SF gentille et pas prise de tête. Les 3 premiers tomes forment un cycle. Les suivants reprennent les mêmes personnages mais dans des aventures plus indépendantes. J'ai une préférence nette pour le premier cycle.