Bon, moi j'ai lu l'intégrale, un bon gros pavé bien lourd et à la couverture repoussante (eh oui, les couleurs... beuh...).
Ce qui frappe forcément, c'est le dessin. Du comme on n'en fait plus. Du chouchouté, dorloté, bichonné, du fait avec amour, du réaliste, du précis, du hyper détaillé ! Du tout en noir et blanc, du que Jean-Claude Gal il a bien dû y passer du temps ! Du que certaines perspectives sont superbes (la cathédrale, par exemple), du que certaines pages sont là juste pour faire beau, comme ça, presque gratuitement mais que ça en jette quand même ! Bref, du tout bon, du qu'on fait pas ça en vitesse, du que après l'avoir vu je comprends que certains puissent dire que le dessin récemment a une tendance au rapide. Parce qu'il faut dire que ça date... 1975 pour le plus ancien.
On verra quand même une différence de styles, entre le genre "gravure", assez tranché et un genre nettement plus lissé, où on devinerait presque du gris.
Le contenu par contre, c'est de l'heroïc fantasy. Ah oui madame, plus heroïc fantasy que ça, Conan le barbare excepté, c'est pas possible. Et ça l'est tellement en fait, que ça marche. Là où ce terme devient péjoratif à force de manque d'originalité et d'imagination, ici son exclusivité en fait une force. Tout est orienté vers la substance même de ce genre. Ca ne se prend au sérieux que parce que ça doit se prendre au sérieux, mais ça n'a strictement aucune prétention. J'ai particulièrement aimé les histoires courtes du début, où les personnages n'ont pas de nom mais sont identifiés à leur rôle (L'archevèque, l'architecte, le conquérant...), petit détail qui confère une force accrue au récit.
Mais bon. Il faut bien dire que si les histoires courtes (très courtes) sont très plaisantes malgré leur totale inoriginalité, l'histoire d'Arn l'est nettement moins. Elle est surtout molle, elle manque de rythme, des passages paraissent totalement inutiles, et ça va un peu nulle part. Vraiment dommage.
Bien. :)
L'histoire est dessinée à 3, partant au départ sur l'autobiographie en bd ça commence à bien faire. Ibn Al Rabin et Peeters s'échangent la balle toutes les 3 ou 4 pages. Puis ils commencent à se critiquer mutuellement, à critiquer par exemple le cadre de leurs cases. :)
C'est bien foutu, et Ibn Al Rabin se paye le luxe de s'auto-éditer. Un ouvrage tout petit (10.5 x 7.5 cm, soit environ la moitié d'un album de Patte de mouche), avec une petite feuille de calque en guise de jaquette. Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, ça n'est pas lu en 30 secondes. :)
J'hésite un peu. L'histoire se lit vite, je ne vais pas dire qu'elle est banale ou cliché, mais presque. Un jeune homme qui vient de s'installer subit typiquement une descente aux enfers comme tout le monde l'a dit. Mais c'est un peu facile, on n'a pas d'explication sur l'origine de son "malheur" (je ne veux pas en dire plus sans commencer à raconter), et tout le monde est contre lui. C'est magouille et compagnie comme on dit, et tout est un peu exagéré.
Les dessins sont très réussis et surtout les couleurs dans les ocres, rouille sont du plus bel effet. La couverture est très belle, et l'édition de Vents d'Ouest est de très bonne qualité (couverture avec un petit relief, bon papier bien épais...).
Lire la suite pour voir si ça part mieux.
Autant le 1er tome, histoire complète à lui seul, était frais et enchanteur, beaux dessins, scénario pas prise de tête mais pas gnangnan, autant je vais de déception en déception pour les 3 suivants qui forment une histoire complète.
Les dessinateurs changent. Au début, le dessin est sensiblement le même, mais sur le 4e tome, le dessin fait vraiment penser à du "j'ai essayé de faire pareil" mais en raté, et il devient froid (questions de trait et de couleurs).
L'histoire est facile : y'a un problème (tome 2), on trouve un méchant (tome 3), on le dégomme (tome 4). C'est banal, c'est même chiant pour le dernier tome, je n'ai trouvé aucun plaisir à le lire.
Espérons qu'ils se reprennent pour les tomes suivants. Je pense qu'il vaut mieux qu'ils se concentrent sur des histoires en 1 tome, 2 maxi.
Achat conseillé pour le 1er tome, pas pour les suivants. 3/5 pour le 1er, 2/5 pour les suivants.
Euh...
Müf ?
Je dis quoi, là ?
Que ça parle d'un biologiste un peu loufdingue qui se prend d'affection pour une mouche ? Qu'on voit plein de madames en train de faire pipi ? Qu'il y a un gars à tête de varan et un autre à tête de chenille ? Qu'on ne comprend à peu près rien à ce qui se passe ? Que c'est effectivement "décalé", mais alors complètement ? Qu'à côté de ça même du Dumontheuil paraît normal et simple ?
Qu'à la lecture tout ça est complètement décousu ? Qu'en tant que premier tome ça ne suffit ni pour comprendre ni pour aimer, ni même pour apprécier ? Que si on pouvait lire toute l'histoire en une fois peut-être qu'on aurait une chance d'y comprendre quelque chose ? Que présenté comme ça ça ne donne vraiment pas envie de lire la suite ? Que même si c'est parfois amusant c'est aussi assez vulgaire ? Que ce n'est pas un album que je recommande ?
Oui, on va dire tout ça, tiens.
Une série récente toujours en cours de publication au Japon, et qui s'avère être un très bon seinen. Du moins ce premier tome peut le laisser penser. Soryo, qui est également auteur de Mars -- une série plus shojo que je ne connais pas pour ma part -- raconte l'histoire d'un jeune homme capable de "reprogrammer" le cerveau des gens à sa convenance (après ce que je viens d'écrire, je lis le résumé de Glénat et c'est la même chose. :)) Il peut ainsi partir sans payer, s'incruster dans un groupe en se faisant passer pour un ami de longue date... Mais son "pouvoir" ne marche pas sur tout le monde.
Le tout est bien amené, le dessin est bien mais manque un peu de détails, peut-être. Les scènes lorsqu'il s'introduit dans le cerveau des gens ont un style intéressant.
Ce premier tome présente la vie de ES et une partie des pouvoirs qu'il a sur le cerveau des gens. L'auteur a construit son histoire sur les mystères que le cerveau renferme encore en médecine, et quelques détails qu'elle nous donne sont intéressants. Je ne suis pas contre un peu de science dans les mangas.
Je suis plutôt content de l'édition de Glénat qui sort ce manga d'environ 230 pages à son prix habituel de 6.40 euros. Les pages couleur du début du tome sont conservées, le sens de lecture également, et je n'ai pas relevé de faute d'orthographe. Par contre on a le droit à 2 pages de bande-annonce du prochain tome en fin de volume que j'ai préféré éviter de lire.
Finalement j'hésite fortement à mettre 4 mais je vais attendre la suite. Je le pressens déjà comme encore un très bon seinen pour Glénat, après Parasite l'année dernière.
Tome 2
Le 25 avril 2005 (bin oui je suis super à la bourre dans cette série).
Après un début de lecture un petit peu difficle pour re situer les personnages étant donné que je n'avais pas relu le tome 1 sorti il y a un an, ça se lit plutôt vite et bien ce deuxième tome. On retrouve quelques similitudes avec Monster : l'enfant machiavélique aux pouvoirs inconnus, l'homme qui se sent coupable de la création de l'enfant et qui veut absolument éliminer, l'espèce d'enquête qui vient derrière pour le retrouver etc.
Mais ce n'est pas pour me déplaire car le suspens est là, le coup des scientifiques qui jouent aux apprentis sorcier n'est pas nouveau mais on n'est pas lassé. Et on trouve dans ce second tome plus de sentiments de la part des personnages principaux, à la fin notamment.
Je verrais la suite d'ici un mois ou deux.
Une fois les 8 tomes avalés
Le 3 décembre 2005.
On reste sur un rythme assez rapide, les tomes s'enchainent et se lisent vite même si au final on a parfois l'impression que peu de choses se passent. A posteriori on se dit qu'il a fallu 4 ou 5 tomes à l'auteur pour en finir avec cette lutte entre les "clones" et qu'il n'y a pas grand chose de nouveau. Bien sûr il y a la courrue d'avance histoire d'amour, des meurtres de personnages qu'on attendait pas et tout de même des psychologies intéressantes, des réactions bien décrites suite à une mort par exemple.
Bref c'est une série qui se lit bien, bien écrite et bien dessinée, et je n'hésiterai pas à la recommander à des personnes qui recherchent des histoires s-f axées sur les peurs actuelles des dérives de la médecine
Ca faisait un petit moment que je devais écrire un texte sur "Kaze no Sho, le livre du vent", et je suis plutôt content de le faire puisque ce dernier Taniguchi paru sous nos latitudes semble ne pas faire l'unanimité.
L'objet en lui-même est magnifique, un plaisir à prendre en main. Ceux qui ont l'habitude de humer la tranche de leur livre pendant la lecture seront comblés, ces nouvelles fragrances d'encre et de colle m'étaient perso inconnues et pas désagréables. :) Le papier cartonné et finement strié de la couverture est également superbe. Le seul reproche que l'on peut sans doute faire à cette édition est un papier trop fin, ce qui produit le désagréable effet de transparence d'une page sur l'autre.
Comment aborder ce "livre du vent" ?
Déjà, by Taniguchi senseï, on s'attend à ce que se soit très bon, et ça l'est, mais ça se révèle d'emblée comme "dépaysant".
La première partie de l'album est véritablement du pur manga historique, avec une dimension des complots politiques, des lignées familiales et autres petites festivités bien présentes. Je n'ai retrouvé cette dimension historique représenté avec une telle force que chez "Ikkyu".
Mais bon, les persos sont justement en retrait par rapport à cette intrigue plus politique, et on n'accroche pas vraiment.
C'est dans une deuxième partie que ça décolle et que l'oeuvre peut aussi prétendre au statut de "chef-d'oeuvre", lorsque justement, ce sont les personnages qui deviennent le centre du récit.
On se consacre plus particulièrement au légendaire Yagyû Jubei, un de ces guerriers qui ont marqué l'époque féodale japonaise dans l'imaginaire collectif, au même titre que Musashi.
Il y a des plans sur son visage, des attitudes, des postures... A plusieurs reprises, je me serais cru dans un film de Kurosawa, le personnage me faisant penser à l'illustre Mifune. Graphiquement très réussi donc, et le dessin doux et paisible de "Quartier Lointain" et de "L'homme qui marche" se prête à merveille à la prestance et à la dureté du personnage. Une réussite.
Les scènes de combat aussi, chose nouvelle chez Taniguchi pour nous, sont traitées d'une façon unique. Contrairement à d'autres qui ont dit que l'on voyait là les limites de son dessin, je trouve au contraire que cet album nous permet de voir une autre dimension du talent immense de cet auteur.
Certes, c'est différent de tout ce que nous avons vu jusqu'à présent. Par rapport à un shônen ou un seinen de sabre, débordant de ligne de vitesse autour des armes, accentuant le mouvement vif des personnages. Ici, nous n'avons "rien". Juste les personnages. Cela est épuré au maximum, et pourtant, tellement juste. Par le biais des postures, du découpage, de l'enchaîneent des cases, il se dégage un dynamisme et une précision rare.
On a plus l'impression d'assister à un simple combat qu'à un truc débordant d'effets spéciaux. C'est la meilleure façon de le décrire.
Ensuite, les personnages, difficiles à évoquer sans vraiment dévoiler l'intrigue, sont aussi très bien définis. Le héros répondant à tous les codes du film de genre, mais avec une originalité certaine sur la fin de l'oeuvre, appuyant la force de ce grand homme. Nous avons aussi une certaine galerie de personnages secondaires bien décrite, mais c'est ce qui se passe entre notre héros et non pas le "méchant", mais son ennemi, qui est vraiment prenant. Lui aussi, très bien défini, ayant ses capacités de combat propres, le tout très clairement et subtilement rendu par Taniguchi, et de grands idéaux, sans doute trop grands... En opposition avec une vision plus pragmatique du monde.
On ne nous dit pas qui a raison, pas de manichéisme ici. Nous assistons simplement à la confrontation de deux hommes, qui jouent par là-même le destin d'un pays. Evidemment, il y a un parti pris, puisque nous suivons un personnage et pas l'autre, et qu'il y a ce qui est considéré comme une réalité historique en conséquence de ceci, mais Taniguchi se permet tout de même une certaine distance, sans porter de jugement.
Je finirai simplement en évoquant l'ambiance vraiment prenante qui se dégage de l'ensemble. Cette deuxième partie de l'album est délectueuse, et les décors, jusqu'à ce duel final dans ce temple magnifique, sont pour beaucoup dans la réussite de ce volume.
Je précise aussi que la première partie est d'une excellente qualité de même, mais plus formelle. Mais en ayant lu le récit dans son entier, un autre regard serait sûrement porté dessus.
A signaler une annexe bien conçue et qui complète bien la lecture.
Donc une autre oeuvre de Taniguchi, et une grande oeuvre selon moi, bien que très différente de celles que nous connaissons déjà, qui permet de découvrir une autre dimension de son talent.
On m'avait décrit l'oeuvre comme "un monument du manga", quelque chose de bien au-dessus du reste. Donc je note sur ma (longue) liste de course, curieux.
Puis voilà-t-il pas que ces 4 gros et superbes volumes se décident à me tomber dans les mains en occasion. Bonjour madame, j'embarque tout ça, merci de m'avoir souffler l'idée Laotzi, et bonne lecture.
Bon, en bref : ça y est. Je l'ai trouvé. ll existe.
Je me demandais si je pourrais mettre un jour un manga sur le même plan que "Quartier Lointain". Et bien que très différent, "Ikkyu" se révèle être du même accabit. Une oeuvre très forte, à la profondeur abyssale, universelle, et dont on ne ressort pas indemme. Très loin de la simple distraction.
Début du volume 1, bien sympathique, une ressemblance avec les traits de Otomo dans les visages et les ombrages qui me semble assez frappante, puis plus loin avec la façon de traiter les décors de Samura, mais ce qui m'a le plus déstabilisé, c'est cette exposition des faits historiques.
Ce n'est pas une simple contextualisation à laquelle nous avons droit, mais un véritable chronique des règnes impériaux, batailles... et cela ne m'a pas trop charmé, comment l'exprimer ?
Puis Ikkyu entre au monastère, et ça y est, la machine est en marche.
Que se passe-t-il par la suite ? On dévore l'ensemble. Les passages "historiques" (grosse surprise, Ikkyu est un personnage qui a existé, je l'ai appris au volume 2) s'insèrent parfaitement dans les moments de vie d'Ikkyu, sa quête, et font bien plus que contextualiser le récit.
Ils ancrent celui-ci dans le réel, et jamais une leçon d'histoire n'aura été menée avec autant de brio.
Déjà, par le rôle d'instauration du suspense que ces passages occupent (qu'arrive-t-il à Ikkyu pendant ce temps là ?), ils nous donnent à voir bien plus que des manoeuvres politiques, des batailles absurdes et sanglantes, ils nous montrent comment vivait un peuple (ou plutôt survivait, voire mourait), et la dimension historique est d'autant plus pertinente qu'elle démontre très habilement le décalage avec l'opulence des monastères corrompus, et le désarroi du peuple.
Mais bien évidemment, la plus grande richesse de l'oeuvre reside dans la chronique de la vie d'Ikkyu, et sa façon d'être et d'agir par rapport à son environnement si bien ancré et auquel il n'est pas étranger, jusque dans les plus hautes sphères, mais dont il ignore les plus tenaces des conventions.
La quête, les actes, les leçons, tout, l'ensemble, au-delà des manoeuvres politiques, de la souffrance d'une population néantisée, est une démonstration d'humanité et de liberté absolue, dans laquelle je me suis retrouvé à un point tel que je ne peux le décrire. Un bijou, un joyau, qui dépasse de bien loin la sphère de la bande dessinée.
Chronique d'une époque, chronique d'une vie (mais en fait ce sont des dizaines d'existences que nous suivons).
"Un monument de la bande dessinée" serait plus juste.
Ce n'est pas la peine que je m'épuise en superlatifs, c'est incomparable.
D'une maturité étonnante. Une perle. Je devrais en faire abstraction pour évoquer mes autres lectures, mais peut-on encore ici parler de "lecture" ? :)
- On ne sent même plus l'odeur de la mort...
- La vie est-elle là pour nous faire rêver ?
- Non, non... elle est là pour nous faire vivre.
Oh là là ! Mon avis rejoint complètement celui de mes deux camarades... Fan de BD et d'Indy, j'avais eu les deux premiers tomes via Shell. Eh bien, je crois que je n'ai jamais rien vu d'aussi mauvais... Les dessins sont complètement bâclés (merde, j'ai cru que c'était moi qui dessinais tellement c'était mauvais !), et les scénarii... On reste béat devant une telle bêtise. Ca ne ressemble strictement à rien ! Bon, OK, George Lucas et Spielberg ne sont pas des dieux du marketing, mais comment ont-ils pu accorder la licence à un tel produit ? S'il y avait une note "0/5" sur BDThèque, je saurais à quelle BD l'attribuer...
Bon, l'avantage de cette BD, c'est que je ne vais pas épiloguer longtemps sur le scénario. En effet, c'est du porno pur et simple, et le scénario, c'est en gros "plus on est de fous, plus on rit".
C'est le fait que Trantkat soit l'auteur de cette BD qui m'a fait la lire, sans que je m'attende à son contenu. Je pensais au plus à de l'érotique, mais pas à du porno comme ça.
Bon, les dessins sont sympas, à la manière d'HK, moitié manga, moitié comics moderne. Donc ça donne des dessins assez chiadés (du moins pour les corps parce que côté décor, c'est plutôt le vide absolu) et des personnages pas inintéressants pour ce genre de BD.
Et puis la BD est interactive : il faut tourner l'album, osciller entre 2 images pour faire comme si elles étaient animées, etc... La mise en page est assez originale, donc.
Mais à part ça, voilà, quoi... C'est du porno, même du porno un peu crade sur la fin... Bref, ça se lit et puis ça se jette comme un kleenex usagé.
Donc, je ne vois aucun interêt à acheter ça.
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Epopées fantastiques (Arn / Les armées du conquérant)
Bon, moi j'ai lu l'intégrale, un bon gros pavé bien lourd et à la couverture repoussante (eh oui, les couleurs... beuh...). Ce qui frappe forcément, c'est le dessin. Du comme on n'en fait plus. Du chouchouté, dorloté, bichonné, du fait avec amour, du réaliste, du précis, du hyper détaillé ! Du tout en noir et blanc, du que Jean-Claude Gal il a bien dû y passer du temps ! Du que certaines perspectives sont superbes (la cathédrale, par exemple), du que certaines pages sont là juste pour faire beau, comme ça, presque gratuitement mais que ça en jette quand même ! Bref, du tout bon, du qu'on fait pas ça en vitesse, du que après l'avoir vu je comprends que certains puissent dire que le dessin récemment a une tendance au rapide. Parce qu'il faut dire que ça date... 1975 pour le plus ancien. On verra quand même une différence de styles, entre le genre "gravure", assez tranché et un genre nettement plus lissé, où on devinerait presque du gris. Le contenu par contre, c'est de l'heroïc fantasy. Ah oui madame, plus heroïc fantasy que ça, Conan le barbare excepté, c'est pas possible. Et ça l'est tellement en fait, que ça marche. Là où ce terme devient péjoratif à force de manque d'originalité et d'imagination, ici son exclusivité en fait une force. Tout est orienté vers la substance même de ce genre. Ca ne se prend au sérieux que parce que ça doit se prendre au sérieux, mais ça n'a strictement aucune prétention. J'ai particulièrement aimé les histoires courtes du début, où les personnages n'ont pas de nom mais sont identifiés à leur rôle (L'archevèque, l'architecte, le conquérant...), petit détail qui confère une force accrue au récit. Mais bon. Il faut bien dire que si les histoires courtes (très courtes) sont très plaisantes malgré leur totale inoriginalité, l'histoire d'Arn l'est nettement moins. Elle est surtout molle, elle manque de rythme, des passages paraissent totalement inutiles, et ça va un peu nulle part. Vraiment dommage.
Friture
Bien. :) L'histoire est dessinée à 3, partant au départ sur l'autobiographie en bd ça commence à bien faire. Ibn Al Rabin et Peeters s'échangent la balle toutes les 3 ou 4 pages. Puis ils commencent à se critiquer mutuellement, à critiquer par exemple le cadre de leurs cases. :) C'est bien foutu, et Ibn Al Rabin se paye le luxe de s'auto-éditer. Un ouvrage tout petit (10.5 x 7.5 cm, soit environ la moitié d'un album de Patte de mouche), avec une petite feuille de calque en guise de jaquette. Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, ça n'est pas lu en 30 secondes. :)
Purgatoire
J'hésite un peu. L'histoire se lit vite, je ne vais pas dire qu'elle est banale ou cliché, mais presque. Un jeune homme qui vient de s'installer subit typiquement une descente aux enfers comme tout le monde l'a dit. Mais c'est un peu facile, on n'a pas d'explication sur l'origine de son "malheur" (je ne veux pas en dire plus sans commencer à raconter), et tout le monde est contre lui. C'est magouille et compagnie comme on dit, et tout est un peu exagéré. Les dessins sont très réussis et surtout les couleurs dans les ocres, rouille sont du plus bel effet. La couverture est très belle, et l'édition de Vents d'Ouest est de très bonne qualité (couverture avec un petit relief, bon papier bien épais...). Lire la suite pour voir si ça part mieux.
Monster Allergy
Autant le 1er tome, histoire complète à lui seul, était frais et enchanteur, beaux dessins, scénario pas prise de tête mais pas gnangnan, autant je vais de déception en déception pour les 3 suivants qui forment une histoire complète. Les dessinateurs changent. Au début, le dessin est sensiblement le même, mais sur le 4e tome, le dessin fait vraiment penser à du "j'ai essayé de faire pareil" mais en raté, et il devient froid (questions de trait et de couleurs). L'histoire est facile : y'a un problème (tome 2), on trouve un méchant (tome 3), on le dégomme (tome 4). C'est banal, c'est même chiant pour le dernier tome, je n'ai trouvé aucun plaisir à le lire. Espérons qu'ils se reprennent pour les tomes suivants. Je pense qu'il vaut mieux qu'ils se concentrent sur des histoires en 1 tome, 2 maxi. Achat conseillé pour le 1er tome, pas pour les suivants. 3/5 pour le 1er, 2/5 pour les suivants.
Démons
Euh... Müf ? Je dis quoi, là ? Que ça parle d'un biologiste un peu loufdingue qui se prend d'affection pour une mouche ? Qu'on voit plein de madames en train de faire pipi ? Qu'il y a un gars à tête de varan et un autre à tête de chenille ? Qu'on ne comprend à peu près rien à ce qui se passe ? Que c'est effectivement "décalé", mais alors complètement ? Qu'à côté de ça même du Dumontheuil paraît normal et simple ? Qu'à la lecture tout ça est complètement décousu ? Qu'en tant que premier tome ça ne suffit ni pour comprendre ni pour aimer, ni même pour apprécier ? Que si on pouvait lire toute l'histoire en une fois peut-être qu'on aurait une chance d'y comprendre quelque chose ? Que présenté comme ça ça ne donne vraiment pas envie de lire la suite ? Que même si c'est parfois amusant c'est aussi assez vulgaire ? Que ce n'est pas un album que je recommande ? Oui, on va dire tout ça, tiens.
ES (Eternal sabbath)
Une série récente toujours en cours de publication au Japon, et qui s'avère être un très bon seinen. Du moins ce premier tome peut le laisser penser. Soryo, qui est également auteur de Mars -- une série plus shojo que je ne connais pas pour ma part -- raconte l'histoire d'un jeune homme capable de "reprogrammer" le cerveau des gens à sa convenance (après ce que je viens d'écrire, je lis le résumé de Glénat et c'est la même chose. :)) Il peut ainsi partir sans payer, s'incruster dans un groupe en se faisant passer pour un ami de longue date... Mais son "pouvoir" ne marche pas sur tout le monde. Le tout est bien amené, le dessin est bien mais manque un peu de détails, peut-être. Les scènes lorsqu'il s'introduit dans le cerveau des gens ont un style intéressant. Ce premier tome présente la vie de ES et une partie des pouvoirs qu'il a sur le cerveau des gens. L'auteur a construit son histoire sur les mystères que le cerveau renferme encore en médecine, et quelques détails qu'elle nous donne sont intéressants. Je ne suis pas contre un peu de science dans les mangas. Je suis plutôt content de l'édition de Glénat qui sort ce manga d'environ 230 pages à son prix habituel de 6.40 euros. Les pages couleur du début du tome sont conservées, le sens de lecture également, et je n'ai pas relevé de faute d'orthographe. Par contre on a le droit à 2 pages de bande-annonce du prochain tome en fin de volume que j'ai préféré éviter de lire. Finalement j'hésite fortement à mettre 4 mais je vais attendre la suite. Je le pressens déjà comme encore un très bon seinen pour Glénat, après Parasite l'année dernière. Tome 2 Le 25 avril 2005 (bin oui je suis super à la bourre dans cette série). Après un début de lecture un petit peu difficle pour re situer les personnages étant donné que je n'avais pas relu le tome 1 sorti il y a un an, ça se lit plutôt vite et bien ce deuxième tome. On retrouve quelques similitudes avec Monster : l'enfant machiavélique aux pouvoirs inconnus, l'homme qui se sent coupable de la création de l'enfant et qui veut absolument éliminer, l'espèce d'enquête qui vient derrière pour le retrouver etc. Mais ce n'est pas pour me déplaire car le suspens est là, le coup des scientifiques qui jouent aux apprentis sorcier n'est pas nouveau mais on n'est pas lassé. Et on trouve dans ce second tome plus de sentiments de la part des personnages principaux, à la fin notamment. Je verrais la suite d'ici un mois ou deux. Une fois les 8 tomes avalés Le 3 décembre 2005. On reste sur un rythme assez rapide, les tomes s'enchainent et se lisent vite même si au final on a parfois l'impression que peu de choses se passent. A posteriori on se dit qu'il a fallu 4 ou 5 tomes à l'auteur pour en finir avec cette lutte entre les "clones" et qu'il n'y a pas grand chose de nouveau. Bien sûr il y a la courrue d'avance histoire d'amour, des meurtres de personnages qu'on attendait pas et tout de même des psychologies intéressantes, des réactions bien décrites suite à une mort par exemple. Bref c'est une série qui se lit bien, bien écrite et bien dessinée, et je n'hésiterai pas à la recommander à des personnes qui recherchent des histoires s-f axées sur les peurs actuelles des dérives de la médecine
Kaze No Sho - Le Livre du vent
Ca faisait un petit moment que je devais écrire un texte sur "Kaze no Sho, le livre du vent", et je suis plutôt content de le faire puisque ce dernier Taniguchi paru sous nos latitudes semble ne pas faire l'unanimité. L'objet en lui-même est magnifique, un plaisir à prendre en main. Ceux qui ont l'habitude de humer la tranche de leur livre pendant la lecture seront comblés, ces nouvelles fragrances d'encre et de colle m'étaient perso inconnues et pas désagréables. :) Le papier cartonné et finement strié de la couverture est également superbe. Le seul reproche que l'on peut sans doute faire à cette édition est un papier trop fin, ce qui produit le désagréable effet de transparence d'une page sur l'autre. Comment aborder ce "livre du vent" ? Déjà, by Taniguchi senseï, on s'attend à ce que se soit très bon, et ça l'est, mais ça se révèle d'emblée comme "dépaysant". La première partie de l'album est véritablement du pur manga historique, avec une dimension des complots politiques, des lignées familiales et autres petites festivités bien présentes. Je n'ai retrouvé cette dimension historique représenté avec une telle force que chez "Ikkyu". Mais bon, les persos sont justement en retrait par rapport à cette intrigue plus politique, et on n'accroche pas vraiment. C'est dans une deuxième partie que ça décolle et que l'oeuvre peut aussi prétendre au statut de "chef-d'oeuvre", lorsque justement, ce sont les personnages qui deviennent le centre du récit. On se consacre plus particulièrement au légendaire Yagyû Jubei, un de ces guerriers qui ont marqué l'époque féodale japonaise dans l'imaginaire collectif, au même titre que Musashi. Il y a des plans sur son visage, des attitudes, des postures... A plusieurs reprises, je me serais cru dans un film de Kurosawa, le personnage me faisant penser à l'illustre Mifune. Graphiquement très réussi donc, et le dessin doux et paisible de "Quartier Lointain" et de "L'homme qui marche" se prête à merveille à la prestance et à la dureté du personnage. Une réussite. Les scènes de combat aussi, chose nouvelle chez Taniguchi pour nous, sont traitées d'une façon unique. Contrairement à d'autres qui ont dit que l'on voyait là les limites de son dessin, je trouve au contraire que cet album nous permet de voir une autre dimension du talent immense de cet auteur. Certes, c'est différent de tout ce que nous avons vu jusqu'à présent. Par rapport à un shônen ou un seinen de sabre, débordant de ligne de vitesse autour des armes, accentuant le mouvement vif des personnages. Ici, nous n'avons "rien". Juste les personnages. Cela est épuré au maximum, et pourtant, tellement juste. Par le biais des postures, du découpage, de l'enchaîneent des cases, il se dégage un dynamisme et une précision rare. On a plus l'impression d'assister à un simple combat qu'à un truc débordant d'effets spéciaux. C'est la meilleure façon de le décrire. Ensuite, les personnages, difficiles à évoquer sans vraiment dévoiler l'intrigue, sont aussi très bien définis. Le héros répondant à tous les codes du film de genre, mais avec une originalité certaine sur la fin de l'oeuvre, appuyant la force de ce grand homme. Nous avons aussi une certaine galerie de personnages secondaires bien décrite, mais c'est ce qui se passe entre notre héros et non pas le "méchant", mais son ennemi, qui est vraiment prenant. Lui aussi, très bien défini, ayant ses capacités de combat propres, le tout très clairement et subtilement rendu par Taniguchi, et de grands idéaux, sans doute trop grands... En opposition avec une vision plus pragmatique du monde. On ne nous dit pas qui a raison, pas de manichéisme ici. Nous assistons simplement à la confrontation de deux hommes, qui jouent par là-même le destin d'un pays. Evidemment, il y a un parti pris, puisque nous suivons un personnage et pas l'autre, et qu'il y a ce qui est considéré comme une réalité historique en conséquence de ceci, mais Taniguchi se permet tout de même une certaine distance, sans porter de jugement. Je finirai simplement en évoquant l'ambiance vraiment prenante qui se dégage de l'ensemble. Cette deuxième partie de l'album est délectueuse, et les décors, jusqu'à ce duel final dans ce temple magnifique, sont pour beaucoup dans la réussite de ce volume. Je précise aussi que la première partie est d'une excellente qualité de même, mais plus formelle. Mais en ayant lu le récit dans son entier, un autre regard serait sûrement porté dessus. A signaler une annexe bien conçue et qui complète bien la lecture. Donc une autre oeuvre de Taniguchi, et une grande oeuvre selon moi, bien que très différente de celles que nous connaissons déjà, qui permet de découvrir une autre dimension de son talent.
Ikkyu
On m'avait décrit l'oeuvre comme "un monument du manga", quelque chose de bien au-dessus du reste. Donc je note sur ma (longue) liste de course, curieux. Puis voilà-t-il pas que ces 4 gros et superbes volumes se décident à me tomber dans les mains en occasion. Bonjour madame, j'embarque tout ça, merci de m'avoir souffler l'idée Laotzi, et bonne lecture. Bon, en bref : ça y est. Je l'ai trouvé. ll existe. Je me demandais si je pourrais mettre un jour un manga sur le même plan que "Quartier Lointain". Et bien que très différent, "Ikkyu" se révèle être du même accabit. Une oeuvre très forte, à la profondeur abyssale, universelle, et dont on ne ressort pas indemme. Très loin de la simple distraction. Début du volume 1, bien sympathique, une ressemblance avec les traits de Otomo dans les visages et les ombrages qui me semble assez frappante, puis plus loin avec la façon de traiter les décors de Samura, mais ce qui m'a le plus déstabilisé, c'est cette exposition des faits historiques. Ce n'est pas une simple contextualisation à laquelle nous avons droit, mais un véritable chronique des règnes impériaux, batailles... et cela ne m'a pas trop charmé, comment l'exprimer ? Puis Ikkyu entre au monastère, et ça y est, la machine est en marche. Que se passe-t-il par la suite ? On dévore l'ensemble. Les passages "historiques" (grosse surprise, Ikkyu est un personnage qui a existé, je l'ai appris au volume 2) s'insèrent parfaitement dans les moments de vie d'Ikkyu, sa quête, et font bien plus que contextualiser le récit. Ils ancrent celui-ci dans le réel, et jamais une leçon d'histoire n'aura été menée avec autant de brio. Déjà, par le rôle d'instauration du suspense que ces passages occupent (qu'arrive-t-il à Ikkyu pendant ce temps là ?), ils nous donnent à voir bien plus que des manoeuvres politiques, des batailles absurdes et sanglantes, ils nous montrent comment vivait un peuple (ou plutôt survivait, voire mourait), et la dimension historique est d'autant plus pertinente qu'elle démontre très habilement le décalage avec l'opulence des monastères corrompus, et le désarroi du peuple. Mais bien évidemment, la plus grande richesse de l'oeuvre reside dans la chronique de la vie d'Ikkyu, et sa façon d'être et d'agir par rapport à son environnement si bien ancré et auquel il n'est pas étranger, jusque dans les plus hautes sphères, mais dont il ignore les plus tenaces des conventions. La quête, les actes, les leçons, tout, l'ensemble, au-delà des manoeuvres politiques, de la souffrance d'une population néantisée, est une démonstration d'humanité et de liberté absolue, dans laquelle je me suis retrouvé à un point tel que je ne peux le décrire. Un bijou, un joyau, qui dépasse de bien loin la sphère de la bande dessinée. Chronique d'une époque, chronique d'une vie (mais en fait ce sont des dizaines d'existences que nous suivons). "Un monument de la bande dessinée" serait plus juste. Ce n'est pas la peine que je m'épuise en superlatifs, c'est incomparable. D'une maturité étonnante. Une perle. Je devrais en faire abstraction pour évoquer mes autres lectures, mais peut-on encore ici parler de "lecture" ? :) - On ne sent même plus l'odeur de la mort... - La vie est-elle là pour nous faire rêver ? - Non, non... elle est là pour nous faire vivre.
Indiana Jones
Oh là là ! Mon avis rejoint complètement celui de mes deux camarades... Fan de BD et d'Indy, j'avais eu les deux premiers tomes via Shell. Eh bien, je crois que je n'ai jamais rien vu d'aussi mauvais... Les dessins sont complètement bâclés (merde, j'ai cru que c'était moi qui dessinais tellement c'était mauvais !), et les scénarii... On reste béat devant une telle bêtise. Ca ne ressemble strictement à rien ! Bon, OK, George Lucas et Spielberg ne sont pas des dieux du marketing, mais comment ont-ils pu accorder la licence à un tel produit ? S'il y avait une note "0/5" sur BDThèque, je saurais à quelle BD l'attribuer...
Agapê
Bon, l'avantage de cette BD, c'est que je ne vais pas épiloguer longtemps sur le scénario. En effet, c'est du porno pur et simple, et le scénario, c'est en gros "plus on est de fous, plus on rit". C'est le fait que Trantkat soit l'auteur de cette BD qui m'a fait la lire, sans que je m'attende à son contenu. Je pensais au plus à de l'érotique, mais pas à du porno comme ça. Bon, les dessins sont sympas, à la manière d'HK, moitié manga, moitié comics moderne. Donc ça donne des dessins assez chiadés (du moins pour les corps parce que côté décor, c'est plutôt le vide absolu) et des personnages pas inintéressants pour ce genre de BD. Et puis la BD est interactive : il faut tourner l'album, osciller entre 2 images pour faire comme si elles étaient animées, etc... La mise en page est assez originale, donc. Mais à part ça, voilà, quoi... C'est du porno, même du porno un peu crade sur la fin... Bref, ça se lit et puis ça se jette comme un kleenex usagé. Donc, je ne vois aucun interêt à acheter ça.