Après tous les avis assez peu enthousiastes lus ici, je ne risquais pas d’avoir la « déception de l’année » en lisant Gribouillis puisque je me doutais déjà qu’il ne fallait pas trop s’attendre à quelque chose de génial.
Je ne contredirai pas trop les autres posteurs, je vais peut-être même ne faire que répéter consciencieusement tout ce qui a été dit…
Bien que le traitement de l’histoire fasse vaguement « Julius-Corentin Acquefacques pour enfants », l’histoire elle-même est en fait totalement banale : une pauvre princesse prisonnière dans le château d’un méchant roi et qui attend qu’on vienne la délivrer, c’est du déjà-vu. De plus, l’histoire met beaucoup trop de temps à se mettre en place, les saynètes successives qui composent le bouquin ayant une fâcheuse tendance à traîner inutilement en longueur et souvent, à ne rien apporter à l’intrigue (on pourrait faire sauter des « épisodes » entiers du bouquin, comme la rencontre avec les poupées, sans problème). Les tentatives d’humour tombent systématiquement à plat. L’univers créée n’est pas aussi original qu’il voudrait bien l’être mais à au moins le mérite, pendant la première partie de l’histoire, d’être cohérent ; hélas, il perdra un peu cette qualité en route, quand le gribouillis passe dans les dernières pages du catalogue.
Bref, sans être une daube infâme, Gribouillis est malheureusement une BD assez ratée.
Dans la série "j'ai rarement lu quelque chose d'aussi ***", je présente "Blanche", le premier album d'une série publié en 2002 et dont, à mon humble avis, il ne faut pas attendre de suite. D'une part parce qu'il a sûrement dû mal se vendre et d'autre part parce que je pense que celui qui aurait fait l'erreur de l'acheter risque fort de ne pas se faire avoir deux fois. Car franchement, à la lecture de cet album, je me demande ce qui a pu se passer dans la tête des chefs éditoriaux de Casterman. Etre l'éditeur attitré de Tardi ou d'Hugo Pratt, c'est bien, mais si c'est pour éditer ça à côté ! C'est salir sa réputation. Ont-ils lu le scénario ? S'ils en avaient pris la peine, ils auraient pu constater à quel point il est non seulement confus mais inintéressant. L'héroine n'a aucune épaisseur, l'intrigue est complètement bidon du début à la fin. Le tout baigne dans un vague tissu d'invraisemblances. Publier des albums au scénario nul, ça arrive dans plus ou moins toutes les maisons d'édition (c'est plutôt rare chez Casterman, il est vrai), mais généralement, le dessin vient compenser et assure un minimum de vente à l'album (parce que chez les éditeurs, on sait qu'un dessin assez "joli" fait vendre de toute façon). Mais ici le gros mystère, c'est que le dessin est franchement raté lui aussi. L'illusion s'arrête à la couverture. Le style est incertain, le découpage catastrophique, la mise en page ratée. Les personnages sont sans cesse dans des poses improbables... La mise en scène des mouvements est approximative. Il s'agit du premier album de Francart, loin de moi l'envie de casser du sucre sur le dos d'un jeune dessinateur, mais il me semble clair, à la lecture de cet album, qu'il n'avait pas encore le niveau pour être "publiable" chez un gros éditeur comme Casterman.
Cinq récits qui, bien que de genres différents (policier, fantastique...), ont en commun une certaine tonalité sombre et désespérée. Chacun d'entre eux est centré sur une couleur. L'exercice est intéressant, forcément inégal (j'ai une nette préférence pour la première histoire et la dernière) mais convainquant.
Pellejero utilise ici son trait fin, c'est beau mais je trouve ça moins époustouflant que lorsqu'il dessine de manière plus "grasse", plus épaisse (comme dans Le Silence de Malka ou dans Un peu de fumée bleue...).
Très bonne surprise que cette chouette petite BD… Le dessin, à situer quelque part entre Carlos Nine, Joann Sfar et dans une moindre mesure Tex Avery, est très sympa. Le scénario et les personnages ne sont pas d’une originalité folle, mais les dialogues sont bons, et surtout, cette belle histoire d’amour perdu et d’amitié m’a beaucoup touché... Je me sens très con d’avouer ça mais… J’ai beau avoir la sensibilité d’une enclume... A la lecture des dernières planches, j’en aurais presque chialé... :8 Je deviens trop émotif moi ces jours-ci, depuis que, comme l’anti-héros de Betty Blues, j’ai mon "ridicule petit cœur de canard" tout brisé... :((
On regrettera juste que l’album ne soit pas vendu avec un CD de jazz pour servir de bande originale, histoire de se mettre complètement dans l'ambiance, mais bon, on peut pas tout avoir quand même !
Non, on regrettera un deuxième truc aussi : c'est trop court ! Mais bon, j'chipote là !
Bref, ce n’est pas le chef d’œuvre du siècle, ce n’est pas le truc à lire pour se remonter le moral, mais c’est une très jolie BD, que je vous conseille vivement.
Mais bon, vous êtes prévenus que c'est triste quand même, hein... :(( :(( :((
Alors là ?! J'aime bien l'humour noir. J'aime bien l'humour de Tronchet d'habitude : j'aime bien Jean-Claude Tergal et Raymond Calbuth... Mais là, l'humour de cette série a dû passer à 20 km de moi... :(
Je ne suis absolument pas client des blagues sur les lépreux qui perdent leurs doigts et autres éthiopiens dont on se moque : et là, j'ai eu l'impression de retrouver le même type d'humour sadique, d'exagération dans le glauque et le dégueulasse, de moquerie... Oh, je suis loin d'être un bon chrétien qui ne supporte pas qu'on se moque des faibles, des vieux et des malades, mais franchement là, je n'ai absolument pas rigolé, sans pour autant être choqué. J'ai trouvé quelques trucs dégueus et scatos, j'ai trouvé les scènes exagérées et sans aucun accent de vérité. Et l'accumulation des malheurs de certains, de froideur et d'égoïsme des autres m'a plus rapidement gavé qu'amusé.
En outre, le dessin de Tronchet qui dans un album comme Houppeland était joliment mis en valeur par la colorisation est ici plat et banal à mon goût.
Franchement déçu, donc.
Plutôt sympathique comme nouvelle série, je n'ai hélas lu que le premier tome ; et ayant d'autres achats à faire, je ne prévois pas l'achat des deux autres tomes pour tout de suite.
Que dire, l'histoire est originale, par contre on se demande d'où ils tiennent leur pouvoirs, et les différents personnages secondaires n'ont pas été très approfondis pour l'instant, de ce que j'ai pu en lire.
Bien entendu je m'attends à ce que l'on en apprenne plus sur le sujet par la suite.
J'éditerai après lecture des deux autres tomes.
Après edit:
Oui en fait, je trouve ce manga très moyen, il ne sort pas du lot, et je n'arrive pas à accrocher à l'histoire en fait.
En un mot:
TERRIBLE
L'histoire de Miyamoto Musashi, un vagabond devenu samurai, errant sans but réel autre qu'être fort.
Un manga superbe que ce soit au niveau des dessins, de l'histoire tirée d'un roman très connu (La Pierre et le Sabre) ou des personnages, tirés eux aussi de l'histoire de ce samurai célèbre.
Un manga culte qu'il faut absolument avoir lu.
Le dessin est très dynamique et les mangas se dévorent à une vitesse ! :D
Non franchement Ken le survivant, autant ça passait quand on avait 10 ans et qu'on était avides de pouvoir (d'autant qu'à raison d'un épisode de 20 minutes par semaine ça reste raisonnable)...
Autant maintenant que les mangas commencent à devenir plus intéressants au niveau des dessins que de l'histoire, que leur diffusion est plus répandue... Ken le survivant ne vaut vraiment rien face à ses concurrents actuels, même dans le registre de l'ultra-violence il y'a beaucoup mieux.
A part par pure nostalgie ou envie de dépenser son argent bêtement, je ne vois pas ce qui pourrait pousser quelqu'un à acheter ces mangas.
Pour les critiques:
Scénar inexistant, dessins disproportionnés (de façon vraiment laide, à la façon "jojo" ça passe encore mais là), dialogues ridicules, intérêt de suivre l'histoire ultra limité.
Un petit truc marrant dont je me rapelle à l'époque du dessin animé:
Ken de l'école du hokuto de cuisine
L'école du nanto de fourrure
Les traducteurs s'en donnaient à coeur joie à l'époque :p
Tiens, marrant de (re)lire la première BD d'Isabelle Dethan en tant que professionnelle ; ça date un peu...
Alors, je dois dire que les éléments narratifs que l'on y trouve (parcours initiatique, un amour immodéré pour l'Egypte médiévale, une histoire d'amour pudique et discrète, mais aussi le thème de la mémoire) sont rarement utilisés intelligemment en BD. Là, Dethan les mêle de façon assez plaisante, sans chichis, sans en rajouter. Qualité féminine, sans doute.
La structure du conte (personnages mythiques, tour de la mémoire sans porte, eau engloutie dans le sol) est joliment respectée, même si ce n'est pas vraiment exemplaire.
Le dessin d'Isabelle Dethan est assez hésitant au début, mais gagne en maturité au fil du tome 3.
[SPOILER]La fin du cycle est plutôt bonne, quoique classique : Shamani est puni par ceux dont il voulait ardemment prendre la place.[/SPOILER]
J'aime assez l'univers de Finkel (j'aime assez les univers maritimes en général). En outre, j'admets que celui-ci est bien construit et très cohérent.
L'histoire ensuite est aussi pas mal. C'est de l'action, de l'aventure, un peu de fantastique-SF, et le tout toujours très cohérent, presque sérieux.
Par contre, il y a des choses que je n'aime pas franchement dans cette BD. Par exemple, la mièvrerie des relations avec le gamin-poisson : il est gentil, mignon et tout et tout... Bref, il m'agace. De même, je n'aime pas vraiment les autres personnages de l'histoire. Le héros, sa compagne, etc... Tous ont plus tendance à m'exaspérer par leurs comportements qu'autre chose : par exemple, je trouve que le personnage de Finkel est trop sérieux, c'est à peine s'il ne se la pète pas avec ses super-capacités qui doivent rester mystérieuses et qu'il use uniquement quand le besoin s'en fait sentir.
C'est vraiment plus une question de ressenti de ma part que de jugement concret sur cette BD. Je trouve que la BD elle-même est de qualité, mais je prends un plaisir assez moyen à la lire personnellement.
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Les Incroyables Aventures de Gribouillis
Après tous les avis assez peu enthousiastes lus ici, je ne risquais pas d’avoir la « déception de l’année » en lisant Gribouillis puisque je me doutais déjà qu’il ne fallait pas trop s’attendre à quelque chose de génial. Je ne contredirai pas trop les autres posteurs, je vais peut-être même ne faire que répéter consciencieusement tout ce qui a été dit… Bien que le traitement de l’histoire fasse vaguement « Julius-Corentin Acquefacques pour enfants », l’histoire elle-même est en fait totalement banale : une pauvre princesse prisonnière dans le château d’un méchant roi et qui attend qu’on vienne la délivrer, c’est du déjà-vu. De plus, l’histoire met beaucoup trop de temps à se mettre en place, les saynètes successives qui composent le bouquin ayant une fâcheuse tendance à traîner inutilement en longueur et souvent, à ne rien apporter à l’intrigue (on pourrait faire sauter des « épisodes » entiers du bouquin, comme la rencontre avec les poupées, sans problème). Les tentatives d’humour tombent systématiquement à plat. L’univers créée n’est pas aussi original qu’il voudrait bien l’être mais à au moins le mérite, pendant la première partie de l’histoire, d’être cohérent ; hélas, il perdra un peu cette qualité en route, quand le gribouillis passe dans les dernières pages du catalogue. Bref, sans être une daube infâme, Gribouillis est malheureusement une BD assez ratée.
Blanche
Dans la série "j'ai rarement lu quelque chose d'aussi ***", je présente "Blanche", le premier album d'une série publié en 2002 et dont, à mon humble avis, il ne faut pas attendre de suite. D'une part parce qu'il a sûrement dû mal se vendre et d'autre part parce que je pense que celui qui aurait fait l'erreur de l'acheter risque fort de ne pas se faire avoir deux fois. Car franchement, à la lecture de cet album, je me demande ce qui a pu se passer dans la tête des chefs éditoriaux de Casterman. Etre l'éditeur attitré de Tardi ou d'Hugo Pratt, c'est bien, mais si c'est pour éditer ça à côté ! C'est salir sa réputation. Ont-ils lu le scénario ? S'ils en avaient pris la peine, ils auraient pu constater à quel point il est non seulement confus mais inintéressant. L'héroine n'a aucune épaisseur, l'intrigue est complètement bidon du début à la fin. Le tout baigne dans un vague tissu d'invraisemblances. Publier des albums au scénario nul, ça arrive dans plus ou moins toutes les maisons d'édition (c'est plutôt rare chez Casterman, il est vrai), mais généralement, le dessin vient compenser et assure un minimum de vente à l'album (parce que chez les éditeurs, on sait qu'un dessin assez "joli" fait vendre de toute façon). Mais ici le gros mystère, c'est que le dessin est franchement raté lui aussi. L'illusion s'arrête à la couverture. Le style est incertain, le découpage catastrophique, la mise en page ratée. Les personnages sont sans cesse dans des poses improbables... La mise en scène des mouvements est approximative. Il s'agit du premier album de Francart, loin de moi l'envie de casser du sucre sur le dos d'un jeune dessinateur, mais il me semble clair, à la lecture de cet album, qu'il n'avait pas encore le niveau pour être "publiable" chez un gros éditeur comme Casterman.
Gammes Chromatiques (Blues et autres récits en couleurs)
Cinq récits qui, bien que de genres différents (policier, fantastique...), ont en commun une certaine tonalité sombre et désespérée. Chacun d'entre eux est centré sur une couleur. L'exercice est intéressant, forcément inégal (j'ai une nette préférence pour la première histoire et la dernière) mais convainquant. Pellejero utilise ici son trait fin, c'est beau mais je trouve ça moins époustouflant que lorsqu'il dessine de manière plus "grasse", plus épaisse (comme dans Le Silence de Malka ou dans Un peu de fumée bleue...).
Betty Blues
Très bonne surprise que cette chouette petite BD… Le dessin, à situer quelque part entre Carlos Nine, Joann Sfar et dans une moindre mesure Tex Avery, est très sympa. Le scénario et les personnages ne sont pas d’une originalité folle, mais les dialogues sont bons, et surtout, cette belle histoire d’amour perdu et d’amitié m’a beaucoup touché... Je me sens très con d’avouer ça mais… J’ai beau avoir la sensibilité d’une enclume... A la lecture des dernières planches, j’en aurais presque chialé... :8 Je deviens trop émotif moi ces jours-ci, depuis que, comme l’anti-héros de Betty Blues, j’ai mon "ridicule petit cœur de canard" tout brisé... :(( On regrettera juste que l’album ne soit pas vendu avec un CD de jazz pour servir de bande originale, histoire de se mettre complètement dans l'ambiance, mais bon, on peut pas tout avoir quand même ! Non, on regrettera un deuxième truc aussi : c'est trop court ! Mais bon, j'chipote là ! Bref, ce n’est pas le chef d’œuvre du siècle, ce n’est pas le truc à lire pour se remonter le moral, mais c’est une très jolie BD, que je vous conseille vivement. Mais bon, vous êtes prévenus que c'est triste quand même, hein... :(( :(( :((
Les Poissart (Les Damnés de la terre associés)
Alors là ?! J'aime bien l'humour noir. J'aime bien l'humour de Tronchet d'habitude : j'aime bien Jean-Claude Tergal et Raymond Calbuth... Mais là, l'humour de cette série a dû passer à 20 km de moi... :( Je ne suis absolument pas client des blagues sur les lépreux qui perdent leurs doigts et autres éthiopiens dont on se moque : et là, j'ai eu l'impression de retrouver le même type d'humour sadique, d'exagération dans le glauque et le dégueulasse, de moquerie... Oh, je suis loin d'être un bon chrétien qui ne supporte pas qu'on se moque des faibles, des vieux et des malades, mais franchement là, je n'ai absolument pas rigolé, sans pour autant être choqué. J'ai trouvé quelques trucs dégueus et scatos, j'ai trouvé les scènes exagérées et sans aucun accent de vérité. Et l'accumulation des malheurs de certains, de froideur et d'égoïsme des autres m'a plus rapidement gavé qu'amusé. En outre, le dessin de Tronchet qui dans un album comme Houppeland était joliment mis en valeur par la colorisation est ici plat et banal à mon goût. Franchement déçu, donc.
Get Backers
Plutôt sympathique comme nouvelle série, je n'ai hélas lu que le premier tome ; et ayant d'autres achats à faire, je ne prévois pas l'achat des deux autres tomes pour tout de suite. Que dire, l'histoire est originale, par contre on se demande d'où ils tiennent leur pouvoirs, et les différents personnages secondaires n'ont pas été très approfondis pour l'instant, de ce que j'ai pu en lire. Bien entendu je m'attends à ce que l'on en apprenne plus sur le sujet par la suite. J'éditerai après lecture des deux autres tomes. Après edit: Oui en fait, je trouve ce manga très moyen, il ne sort pas du lot, et je n'arrive pas à accrocher à l'histoire en fait.
Vagabond
En un mot: TERRIBLE L'histoire de Miyamoto Musashi, un vagabond devenu samurai, errant sans but réel autre qu'être fort. Un manga superbe que ce soit au niveau des dessins, de l'histoire tirée d'un roman très connu (La Pierre et le Sabre) ou des personnages, tirés eux aussi de l'histoire de ce samurai célèbre. Un manga culte qu'il faut absolument avoir lu. Le dessin est très dynamique et les mangas se dévorent à une vitesse ! :D
Hokuto no Ken - Fist of the North Star (Ken le survivant)
Non franchement Ken le survivant, autant ça passait quand on avait 10 ans et qu'on était avides de pouvoir (d'autant qu'à raison d'un épisode de 20 minutes par semaine ça reste raisonnable)... Autant maintenant que les mangas commencent à devenir plus intéressants au niveau des dessins que de l'histoire, que leur diffusion est plus répandue... Ken le survivant ne vaut vraiment rien face à ses concurrents actuels, même dans le registre de l'ultra-violence il y'a beaucoup mieux. A part par pure nostalgie ou envie de dépenser son argent bêtement, je ne vois pas ce qui pourrait pousser quelqu'un à acheter ces mangas. Pour les critiques: Scénar inexistant, dessins disproportionnés (de façon vraiment laide, à la façon "jojo" ça passe encore mais là), dialogues ridicules, intérêt de suivre l'histoire ultra limité. Un petit truc marrant dont je me rapelle à l'époque du dessin animé: Ken de l'école du hokuto de cuisine L'école du nanto de fourrure Les traducteurs s'en donnaient à coeur joie à l'époque :p
Mémoire de sable
Tiens, marrant de (re)lire la première BD d'Isabelle Dethan en tant que professionnelle ; ça date un peu... Alors, je dois dire que les éléments narratifs que l'on y trouve (parcours initiatique, un amour immodéré pour l'Egypte médiévale, une histoire d'amour pudique et discrète, mais aussi le thème de la mémoire) sont rarement utilisés intelligemment en BD. Là, Dethan les mêle de façon assez plaisante, sans chichis, sans en rajouter. Qualité féminine, sans doute. La structure du conte (personnages mythiques, tour de la mémoire sans porte, eau engloutie dans le sol) est joliment respectée, même si ce n'est pas vraiment exemplaire. Le dessin d'Isabelle Dethan est assez hésitant au début, mais gagne en maturité au fil du tome 3. [SPOILER]La fin du cycle est plutôt bonne, quoique classique : Shamani est puni par ceux dont il voulait ardemment prendre la place.[/SPOILER]
Finkel
J'aime assez l'univers de Finkel (j'aime assez les univers maritimes en général). En outre, j'admets que celui-ci est bien construit et très cohérent. L'histoire ensuite est aussi pas mal. C'est de l'action, de l'aventure, un peu de fantastique-SF, et le tout toujours très cohérent, presque sérieux. Par contre, il y a des choses que je n'aime pas franchement dans cette BD. Par exemple, la mièvrerie des relations avec le gamin-poisson : il est gentil, mignon et tout et tout... Bref, il m'agace. De même, je n'aime pas vraiment les autres personnages de l'histoire. Le héros, sa compagne, etc... Tous ont plus tendance à m'exaspérer par leurs comportements qu'autre chose : par exemple, je trouve que le personnage de Finkel est trop sérieux, c'est à peine s'il ne se la pète pas avec ses super-capacités qui doivent rester mystérieuses et qu'il use uniquement quand le besoin s'en fait sentir. C'est vraiment plus une question de ressenti de ma part que de jugement concret sur cette BD. Je trouve que la BD elle-même est de qualité, mais je prends un plaisir assez moyen à la lire personnellement.