Je donne ici mon avis pour "Histoire sans Héros". La suite n'est qu'une récupération commerciale et je ne vois même pas pourquoi il est considéré comme un tome 2 de cette série.
Je n'aime pas les histoires de Van Hamme, personnellement. Je trouve ses scénarios trop proches de films américains à suspense, action, etc... et comme je n'aime pas ces films, je trouve les scénarios de Van Hamme la plupart du temps commerciaux et sans saveur.
Et j'aime bien Dany par contre, mais plus dans son style humoristique et gai, comme dans Olivier Rameau. Ici, dans un style réaliste, je trouve que certains visages de ses personnages font un peu étranges, un peu déformés.
Mais malgré ces réticences, force est d'avouer que cet album est extrêmement efficace. Il y a bien quelques facilités scénaristiques (comme le chargement de toile de l'avion, qui aide bien, avouons-le), mais le tout est bien construit et vraiment prenant. Et comme malgré mes petits reproches, le dessin de Dany rend très bien, cela donne un album d'une qualité indéniable, agréable à lire et même à relire.
Une bonne histoire d'aventure capable de captiver son lecteur et qui ne déçoit pas sur la fin, comme beaucoup d'histoires de ce genre.
Voilà une BD qui regroupe à peu près tout ce que je n’aime pas dans les mangas, tout ce qui fait que le genre « manga » en général me gonfle. En fait, ça transfère dans l’univers du ping-pong tout ce qu’on voit d’habitude dans les pires BDS japonaises : personnages stéréotypés, dialogues tantôt niais tantôt grandiloquents, scènes de duels confuses, répétées et interminables (sauf qu’ici elles se déroulent à coups de raquettes et pas de poings, de sabres ou de rayons de la mort), dessins noirs et blancs infects (je sais que la série a été nominée dans la catégorie « meilleur dessin » à Angoulême, mais le jury boit beaucoup)…
Et tout ça, donc, dans le monde du PING-PONG. Je ne voudrais pas blesser ceux d’entre vous qui raffolent de ce sport ou le pratiquent en club, mais, quand même… Le ping-pong, les gars, faut pas déconner… Pourquoi pas du curling ou du twirling-bâton aussi ?
Les scènes façon « le vieux maître prend un apprenti exceptionnellement doué sous son aile et, au travers de son enseignement sur une activité physique, lui inculque aussi une philosophie morale », quand on parle d’arts martiaux, ça passe encore, mais tout ça pour du PING-PONG, franchement, désolé, mais à mes yeux ça prend une tournure involontairement comique. Bon, bref, à part ça, donc, on a droit à tous les poncifs du genre : le maître qui, dans sa jeunesse, a échoué à un moment crucial, et veut éviter à son jeune élève de commettre les mêmes erreurs ; l’élève doué mais qui manque de volonté ; l’étranger imbattable de réputation mais qui se révèlera pas si fort que ça ; l’adversaire qui, outre le fait d’être exceptionnellement fort, est également arrogant et teigneux (alors que son rival est évidemment sympa et noble)…
Et, donc, pour prouver au monde leur valeur, leur honneur, leur volonté, leur puissance, tous ces messieurs tapent dans des baballes qui font « toc » sur une table en bois. Excusez-moi, mais rien que d’écrire ça, j’ai envie de rire ; désolé, vraiment, désolé à tous les amis du ping-pong…
Le pire est que ce n’est même pas vraiment risible, juste très chiant à lire. Je ne me suis infligé que les 2 premiers tomes, mais je n’irai pas plus loin ; contrairement aux précédents posteurs, NON, je n’ai pas envie de savoir la suite.
21h28... Je viens de terminer Quartier Lointain... Je suis encore sous le choc. J'ai commencé à 20h, et je n'ai pas pu décrocher une seconde de cette BD. J'ai littéralement englouti cette BD. Il est pourtant assez rare que je lise aussi longtemps, en général, je me lasse asser vite.
Comment exprimer ? Magnifique, génial, extraordinaire, les superlatifs ne sont pas assez nombreux, c'est évident. Je suis complètement sous le charme. Comment ne pas l'être après la lecture d'une si belle histoire ?
Ok, il est evident que le thème à deja été abordé mais c'est traité avec une telle perfection, avec une telle classe...
La psychologie de Hiroshi est tellement bien abordée, ses sentiments sont parfaitement retranscrits au lecteur que l'on ne peut qu'être absorbé...
J'ai vécu comme Hiroshi, j'ai pensé comme Hiroshi, j'ai suivi la vie de cet adulte dans un corp d'un ado... Qui n'a jamais pensé revivre une période de son enfance/adolescence ? "si j'avais fait ci, si j'avais fait ça".
La prise de conscience à la fin, cela achève parfaitement l'histoire.
En tout cas, l'histoire coule tout seule, c'est fluide, c'est beau tout simplement. Les dessins sont en adéquation parfaite avec l'histoire : simples, fluides, doux, apaisants, tout simplement beaux.
Vraiment merci M. Taniguchi, merci.
Album intéressant de par les dessins et la personnalité de la miss combattante.
Ne connaissant pas la première série, je l'ai acheté pour avoir un aperçu de ce que c'est et le résultat est convaincant, je pense acheter l'autre série dans les temps à venir.
Un scénar explosif qui tient la route nous amène du début à la fin de la BD sans temps morts ni sentiment de "putain trop forte la meuf !" qui tue tout le monde sans égratignures.
Une bonne BD à découvrir :)
Bon premier album pour une nouvelle série. Carmodie n'en revient pas que ses idées de modernité pour la religion soient passées, excepté pour le tabac bien sûr. ;)
Les nouvelles couleurs sont très sympathiques et un second album de la même trempe projettera sûrement la série au rang des 4 étoiles.
C'est un plaisir de lecture et de retrouver Carmo et lilith.
Ceux qui ont lu Maupassant connaissent le goût assez particulier de ses nouvelles, pour lesquelles on pourrait croire que l'expression "tranche de vie" a été tout spécialement créée.
Une des plus célèbres est sans doute "Boule de Suif", qui raconte l'histoire d'une prostituée fuyant la guerre dans une calèche, en compagnie de différents personnages. Cette histoire qui s'étale sur quelques jours, montre l'hypocrisie et la bassesse humaine dans toute leur grandeur, sur le fond de la guerre franco-prussienne de 1870.
Les autres histoires sont dans la même veine : Maupassant dissèque véritablement les sentiments humains, les réactions des gens, la peur, la fierté, la peine, l'amour, pour les retranscire un à un et nous les faire toucher du doigt.
L'aspect rapide et parfois inachevé de ces histoires peut paraître tout d'abord étrange lorsqu'on n'y est pas habitué, mais il se révèle vraiment plaisant par après.
Concernant l'adaptation de ces nouvelles par Battaglia, le problème c'est que c'est consistant avec le reste de son oeuvre : il dépouille au maximum, ne garde que l'essentiel, et par là-même appauvrit l'ambiance... Je dois avouer par contre que certaines cases sont assez saisissantes, tout particulièrement au niveau des regards. Et les couleurs quant à elle, sont assez superbes, en parfait accord avec le style de Battaglia.
Pour l'instant le meilleur album que j'ai lu de cet auteur.
Une fable amusante. Le propos est un peu court peut-être. Mais c'est plaisant à suivre. Les personnages ont du caractère ! Le dessin de Balez me plaît beaucoup, et les effets colorés de Delf, le coloriste, sont assez saisissants. Dispensable mais estimable.
Bonne petite histoire de fantasy, ça m'a vraiment plu. Ca nous raconte l'apprentissage d'un jeune kurran qui a un fort potentiel pour maîtriser le mekbé (il m'a énervé ce mot, au départ je savais pas trop ce qu'il voulait dire et il est employé environ 74 fois).
C'est très sympa et le dessin est très bien foutu, je trouve, avec un noir et blanc, très sombre.
Par contre pour la fin c'est vrai qu'elle est un peu rapide mais à la réflexion ça ne m'a pas plus choqué que ça, on voit ce qu'il est devenu.
Moi, je n'ai pas franchement aimé cet album.
Non pas que je ne lui reconnaisse pas son originalité tant scénaristique qu'au niveau du dessin (notamment le contraste entre le prosopopus et le reste du décor autour de lui). Mais plus pour son thème global, son ambiance.
Paradoxalement, j'ai assez vite compris l'histoire et la clé de l'intrigue. Et étant adepte des romans SF et fantastique, l'idée du Prosopopus à la fois amoureux et vengeur ne m'a pas franchement déstabilisé.
Mais c'est l'univers tout autour, noir, violent, sale, ainsi que le personnage principal qui vaut encore moins que cet univers là qui ne m'ont pas plu. Tout est glauque. L'auteur joue sur le constraste entre le monde glauque et sa créature colorée, mais même elle, je la trouve encore plus glauque et dérangeante que le reste.
Je reconnais les qualités indéniables de cette BD, mais ce n'est pas le genre de BD que j'apprécie de lire et encore moins d'acheter.
Clowes continue sur la lancée de , c'est à dire l'observation (au vitriol parfois) des moeurs et des pensées adolescentes. mais cette fois-ci, on garde les mêmes personnages, Enid et Becky, tout le long du livre.
Ce qui rend celui-ci mieux abouti, plus authentique à mon sens. il est moins malsain que Caricature, également. Enid et Becky sont donc deux adolescentes qui cherchent leur voie, sur les plans sexuel, scolaire, social...
Rien de bien exceptionnel toutefois, ce qui fait que la lecture de Ghost World est distrayante, sans plus, avec un trait plus affirmé, mais encore un peu figé à mon goût.
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Histoire sans Héros
Je donne ici mon avis pour "Histoire sans Héros". La suite n'est qu'une récupération commerciale et je ne vois même pas pourquoi il est considéré comme un tome 2 de cette série. Je n'aime pas les histoires de Van Hamme, personnellement. Je trouve ses scénarios trop proches de films américains à suspense, action, etc... et comme je n'aime pas ces films, je trouve les scénarios de Van Hamme la plupart du temps commerciaux et sans saveur. Et j'aime bien Dany par contre, mais plus dans son style humoristique et gai, comme dans Olivier Rameau. Ici, dans un style réaliste, je trouve que certains visages de ses personnages font un peu étranges, un peu déformés. Mais malgré ces réticences, force est d'avouer que cet album est extrêmement efficace. Il y a bien quelques facilités scénaristiques (comme le chargement de toile de l'avion, qui aide bien, avouons-le), mais le tout est bien construit et vraiment prenant. Et comme malgré mes petits reproches, le dessin de Dany rend très bien, cela donne un album d'une qualité indéniable, agréable à lire et même à relire. Une bonne histoire d'aventure capable de captiver son lecteur et qui ne déçoit pas sur la fin, comme beaucoup d'histoires de ce genre.
Ping Pong
Voilà une BD qui regroupe à peu près tout ce que je n’aime pas dans les mangas, tout ce qui fait que le genre « manga » en général me gonfle. En fait, ça transfère dans l’univers du ping-pong tout ce qu’on voit d’habitude dans les pires BDS japonaises : personnages stéréotypés, dialogues tantôt niais tantôt grandiloquents, scènes de duels confuses, répétées et interminables (sauf qu’ici elles se déroulent à coups de raquettes et pas de poings, de sabres ou de rayons de la mort), dessins noirs et blancs infects (je sais que la série a été nominée dans la catégorie « meilleur dessin » à Angoulême, mais le jury boit beaucoup)… Et tout ça, donc, dans le monde du PING-PONG. Je ne voudrais pas blesser ceux d’entre vous qui raffolent de ce sport ou le pratiquent en club, mais, quand même… Le ping-pong, les gars, faut pas déconner… Pourquoi pas du curling ou du twirling-bâton aussi ? Les scènes façon « le vieux maître prend un apprenti exceptionnellement doué sous son aile et, au travers de son enseignement sur une activité physique, lui inculque aussi une philosophie morale », quand on parle d’arts martiaux, ça passe encore, mais tout ça pour du PING-PONG, franchement, désolé, mais à mes yeux ça prend une tournure involontairement comique. Bon, bref, à part ça, donc, on a droit à tous les poncifs du genre : le maître qui, dans sa jeunesse, a échoué à un moment crucial, et veut éviter à son jeune élève de commettre les mêmes erreurs ; l’élève doué mais qui manque de volonté ; l’étranger imbattable de réputation mais qui se révèlera pas si fort que ça ; l’adversaire qui, outre le fait d’être exceptionnellement fort, est également arrogant et teigneux (alors que son rival est évidemment sympa et noble)… Et, donc, pour prouver au monde leur valeur, leur honneur, leur volonté, leur puissance, tous ces messieurs tapent dans des baballes qui font « toc » sur une table en bois. Excusez-moi, mais rien que d’écrire ça, j’ai envie de rire ; désolé, vraiment, désolé à tous les amis du ping-pong… Le pire est que ce n’est même pas vraiment risible, juste très chiant à lire. Je ne me suis infligé que les 2 premiers tomes, mais je n’irai pas plus loin ; contrairement aux précédents posteurs, NON, je n’ai pas envie de savoir la suite.
Quartier lointain
21h28... Je viens de terminer Quartier Lointain... Je suis encore sous le choc. J'ai commencé à 20h, et je n'ai pas pu décrocher une seconde de cette BD. J'ai littéralement englouti cette BD. Il est pourtant assez rare que je lise aussi longtemps, en général, je me lasse asser vite. Comment exprimer ? Magnifique, génial, extraordinaire, les superlatifs ne sont pas assez nombreux, c'est évident. Je suis complètement sous le charme. Comment ne pas l'être après la lecture d'une si belle histoire ? Ok, il est evident que le thème à deja été abordé mais c'est traité avec une telle perfection, avec une telle classe... La psychologie de Hiroshi est tellement bien abordée, ses sentiments sont parfaitement retranscrits au lecteur que l'on ne peut qu'être absorbé... J'ai vécu comme Hiroshi, j'ai pensé comme Hiroshi, j'ai suivi la vie de cet adulte dans un corp d'un ado... Qui n'a jamais pensé revivre une période de son enfance/adolescence ? "si j'avais fait ci, si j'avais fait ça". La prise de conscience à la fin, cela achève parfaitement l'histoire. En tout cas, l'histoire coule tout seule, c'est fluide, c'est beau tout simplement. Les dessins sont en adéquation parfaite avec l'histoire : simples, fluides, doux, apaisants, tout simplement beaux. Vraiment merci M. Taniguchi, merci.
Yiu - Premières missions
Album intéressant de par les dessins et la personnalité de la miss combattante. Ne connaissant pas la première série, je l'ai acheté pour avoir un aperçu de ce que c'est et le résultat est convaincant, je pense acheter l'autre série dans les temps à venir. Un scénar explosif qui tient la route nous amène du début à la fin de la BD sans temps morts ni sentiment de "putain trop forte la meuf !" qui tue tout le monde sans égratignures. Une bonne BD à découvrir :)
6666
Bon premier album pour une nouvelle série. Carmodie n'en revient pas que ses idées de modernité pour la religion soient passées, excepté pour le tabac bien sûr. ;) Les nouvelles couleurs sont très sympathiques et un second album de la même trempe projettera sûrement la série au rang des 4 étoiles. C'est un plaisir de lecture et de retrouver Carmo et lilith.
Maupassant - Contes et nouvelles de guerre
Ceux qui ont lu Maupassant connaissent le goût assez particulier de ses nouvelles, pour lesquelles on pourrait croire que l'expression "tranche de vie" a été tout spécialement créée. Une des plus célèbres est sans doute "Boule de Suif", qui raconte l'histoire d'une prostituée fuyant la guerre dans une calèche, en compagnie de différents personnages. Cette histoire qui s'étale sur quelques jours, montre l'hypocrisie et la bassesse humaine dans toute leur grandeur, sur le fond de la guerre franco-prussienne de 1870. Les autres histoires sont dans la même veine : Maupassant dissèque véritablement les sentiments humains, les réactions des gens, la peur, la fierté, la peine, l'amour, pour les retranscire un à un et nous les faire toucher du doigt. L'aspect rapide et parfois inachevé de ces histoires peut paraître tout d'abord étrange lorsqu'on n'y est pas habitué, mais il se révèle vraiment plaisant par après. Concernant l'adaptation de ces nouvelles par Battaglia, le problème c'est que c'est consistant avec le reste de son oeuvre : il dépouille au maximum, ne garde que l'essentiel, et par là-même appauvrit l'ambiance... Je dois avouer par contre que certaines cases sont assez saisissantes, tout particulièrement au niveau des regards. Et les couleurs quant à elle, sont assez superbes, en parfait accord avec le style de Battaglia. Pour l'instant le meilleur album que j'ai lu de cet auteur.
Le village qui s'amenuise
Une fable amusante. Le propos est un peu court peut-être. Mais c'est plaisant à suivre. Les personnages ont du caractère ! Le dessin de Balez me plaît beaucoup, et les effets colorés de Delf, le coloriste, sont assez saisissants. Dispensable mais estimable.
L'Éveil du Kurran
Bonne petite histoire de fantasy, ça m'a vraiment plu. Ca nous raconte l'apprentissage d'un jeune kurran qui a un fort potentiel pour maîtriser le mekbé (il m'a énervé ce mot, au départ je savais pas trop ce qu'il voulait dire et il est employé environ 74 fois). C'est très sympa et le dessin est très bien foutu, je trouve, avec un noir et blanc, très sombre. Par contre pour la fin c'est vrai qu'elle est un peu rapide mais à la réflexion ça ne m'a pas plus choqué que ça, on voit ce qu'il est devenu.
Prosopopus
Moi, je n'ai pas franchement aimé cet album. Non pas que je ne lui reconnaisse pas son originalité tant scénaristique qu'au niveau du dessin (notamment le contraste entre le prosopopus et le reste du décor autour de lui). Mais plus pour son thème global, son ambiance. Paradoxalement, j'ai assez vite compris l'histoire et la clé de l'intrigue. Et étant adepte des romans SF et fantastique, l'idée du Prosopopus à la fois amoureux et vengeur ne m'a pas franchement déstabilisé. Mais c'est l'univers tout autour, noir, violent, sale, ainsi que le personnage principal qui vaut encore moins que cet univers là qui ne m'ont pas plu. Tout est glauque. L'auteur joue sur le constraste entre le monde glauque et sa créature colorée, mais même elle, je la trouve encore plus glauque et dérangeante que le reste. Je reconnais les qualités indéniables de cette BD, mais ce n'est pas le genre de BD que j'apprécie de lire et encore moins d'acheter.
Ghost World
Clowes continue sur la lancée de , c'est à dire l'observation (au vitriol parfois) des moeurs et des pensées adolescentes. mais cette fois-ci, on garde les mêmes personnages, Enid et Becky, tout le long du livre. Ce qui rend celui-ci mieux abouti, plus authentique à mon sens. il est moins malsain que Caricature, également. Enid et Becky sont donc deux adolescentes qui cherchent leur voie, sur les plans sexuel, scolaire, social... Rien de bien exceptionnel toutefois, ce qui fait que la lecture de Ghost World est distrayante, sans plus, avec un trait plus affirmé, mais encore un peu figé à mon goût.