Une série de 2 petits volumes. Ni trop, ni pas assez. Une perle.
Le ton est léger au début, humoristique, on pose le décor en souplesse. Puis la trame se noue, les évènements se succèdent, le ton monte et finalement c'est l'explosion. C'est fini? non, car l'important est ailleurs, le dernier mot reste aux dieux. Nous ne sommes que de pauvres mortels.
Un concerto mythologique en BD, avec à la baguette le Maestro Letendre.
Van Hamme, Arleston, et même Uderzo devraient prendre exemple pour savoir comment il faut clore une série pour en faire une réussite.
Il y a déjà beaucoup d'avis sur cette série, je vais donc faire bref.
Pour moi le dessin n'est pas à la hauteur du scénario. Une fois lancée, la série tient bien la route. Mais comme souvent quand une série tourne bien ou qu'elle a été immaginée par Van Hamme, l'inspiration ne suit pas le rythme effréné des parutions et les derniers tomes ressemblent pour la plupart à de vague opérations commerciales visant à tirer jusqu'aux derniers centimes sur un filon trop exploité.
C'est noir, mais noir! Bigre que c'est noir! Mais c'est tout à fait le style de Bilal. Moi pour ma part, c'est le genre que je n'aime pas. Je vais donc dire que Bilal est vraiment un génie, un artiste hors pair. Mais j'ai lu le premier tome et je ne pense pas lire le second, je préfère garder un peu de moral pour les mois à venir.
Plus besoin de présenter Gotlib et son humour décalé. Moi, je suis fan, mais je n'irai pas jusqu'aux cinq étoiles, car à la longue, c'est un peu lassant. Il faudrait ranger cette BD aux WC et lire une histoire ou deux chaque fois pour apprécier vraiment.
Autre possibilité, variez les plaisirs : un peu de Gay luron, un peu de Rha lovely, un peu de d'Hamster Jovial, etc.
Cette série sort vraiment des sentiers battues en termes de SF pure, et j'aime ça.
Loin des gros guns et de l'action gratuite, l'histoire distille le parcours de personnages entiers, fragiles et pleins de doutes. On s'attache à cette petite fille depassée par ce qui lui arrive et on se prend au jeu de l'intrigue qui se complixifie au fur et à mesure sans être pesante.
C'est vraiment de la grande BD.
Le dessin est somptueux, surtout pour le tome 2, "temps mort", dont l'évolution est frappante!
D'ailleurs, j'avoue ne pas comprendre comment le dessin de Servain peut "rebuter" comme j'ai pu le lire! Au contraire, je pense que c'est un des meilleurs de sa génération, dans le style réaliste, et ses planches sont d'une lisibilité à toute épreuve.
La lecture de ce manga (mon premier) fût très agréable. L'histoire de ce "garçon de 14 ans/père de famille" est intéressante à suivre et très divertissante.
J'avais une petite appréhension avant de lire cette BD en noir et blanc (premier essai également), mais au final, c'est une belle réussite.
Les chercheurs d'action pure peuvent passer leur chemin, les autres trouveront probablement du bonheur à lire cette BD.
Je suis plutôt BD détente que BD témoignage. Je ne saisis pas vraiment l'intérêt de décrire une horreur comme un génocide sur des planches de BD. Les images ou les reportages que l'on a pu voir à la télé (même si ce média à tendance à déformer les choses) sont suffisament éloquentes pour ne pas en plus se "faire du mal" en revisitant l'histoire, même à travers un travail artistique évident. Ce n'est pas la réalisation qui me dérange, mais plutôt le coté BHL de cette BD.
Ahlala. "From Hell" c'est un énorme pavé de 576 pages, lourd comme tout et vraiment pas engageant. Lorsqu'on le feuillette comme ça, le dessin apparaît vraiment repoussant, tout à l'encre de chine qu'il est (que du noir et blanc, même pas de gris, tsss !), tout hachuré, et certainement pas "beau" au sens classique du terme. En plus ça commence par un gros plan sur une mouette crevée, ça ne donne pas forcément envie d'aller plus loin. :(
Et pourtant...
Et pourtant quand on commence à le lire, au bout de la première page on est intrigué. Par le dialogue, un peu étrange et décalé; par la mise en scène, qui malgré le dessin semble très bien faite...
Et puis au bout de l'introduction (8 pages), sans s'en rendre compte on a été absorbé dans cet univers. Comme ça, sans même s'en être aperçu.
Les trois premiers chapitres m'ont posé problème... j'ai en effet bêtement loupé les indications de dates dans la première case, et c'est seulement en cours de route que j'ai réalisé que les scènes ne se suivaient pas chronologiquement.
On ne comprend pas trop le lien des deux premiers chapitres avec l'affaire de Jack l'éventreur, mais le lien se fera plus tard... En attendant on est intrigué, complètement attentif et... littéralement immergé dans l'histoire.
Le chapitre quatre en particulier m'a paru absolument renversant. Invraisemblable qu'un auteur ait osé faire ça ! Quarante pages d'un quasi monologue sur l'architecture et l'origine et le mystère des Francs-Maçons ! Des considérations complètement ésotériques et absconses, de quoi faire décrocher n'importe qui en deux pages ! Et pourtant... pourtant on reste scotché là, devant ce récit témoignant d'un esprit complètement étranger, tordu, aux limites même de la folie. Qu'Alan Moore ait pu faire cela m'inspire un respect presque sans bornes. O_o
Bon, sinon il faut bien reconnaître que le travail qu'il y a derrière "From Hell" est impressionnant. On peut en avoir un aperçu à la fin du livre, dans l'appendice II, qui raconte en image l'histoire des différents travaux existant sur le sujet, où Moore analyse les querelles. C'est réellement intéressant, et de plus mis en images de façon véritablement intelligente.
L'appendice I quant à lui, est composé de 42 pages d'explications sur les différentes pages/scènes/cases du livre... Là, j'avoue avoir juste survolé, mais là aussi c'est réellement intéressant. Moore explique ce qui est "vrai", ce qu'il a inventé, adapté ou arrangé. Vraiment bien. Si "From Hell" était un dvd, je dirais que ce bonus est d'une qualité rarement atteinte.
L'album raconte une histoire, une version possible. Moore conclut dans l'appendice II que le mystère est si embrouillé qu'il n'y a probablement pas de vérité, mais un ensemble d'hypothèses qui forment un matériau dont on ne pourra plus tirer grand chose... à part d'autres matériaux, d'autres versions. Il propose donc ici la sienne, et l'ensemble est tout simplement grandiose. L'histoire a des relents de folie, mais une folie si bien développée, si bien mise en scène, si bien montrée et enfin si bien expliquée, qu'on en vient (presque) à la comprendre.
Par ailleurs rien n'est épargné au lecteur. Les scènes d'assassinat, parfois très gores, horribles, sont montrées. La folie, l'aspect glauque et cynique de l'ensemble, des scènes de cul assez crues, rien de cela n'est voilé.
Et le dessin, a priori peu attirant, basé sur un gaufrier de 3x3 cases, est étonnamment expressif et particulèrement adapté à cette oeuvre sombre.
Un chef d'oeuvre, tout simplement. Un véritable monument. Et c'est peu de le dire.
Seuls points noirs : l'album est peu maniable, et comme les dessins et les textes sont très petits, on est obligé de lire de près, ce qui est parfois problématique. Et je n'ai pas encore compris ce que venait faire là John Merrick (Elephant Man).
Soi-disant une BD "aux parfums de l'enfance", en fait une succession de clichés, qui peuvent parfois tomber juste et sont bien racontés, mais sans grand intérêt.
L'histoire de fond ne semble être là que pour en justifier l'énumération (c'est flagrant quand le gamin détaille les activités que ses parents voudraient qu'il fasse : enfant de choeur, chorale, foot, scoutisme, pour chaque activité on case un gag puis on passe à la suivante).
Le rythme du récit est assez décousu, je pense que c'est pour donner l'impression que c'est vraiment un enfant qui raconte, mais le résultat n'est pas très agréable à lire.
Mais ce qui à mes yeux fait le plus échouer le récit, c'est que les personnages ne sont ni crédibles ni attachants, à peine pathétiques, et donc qu'on suit toute l'histoire sans jamais vraiment s'y intéresser.
Pour le dessin, bon ben Florence Cestac reste dans son style, un coup d'oeil à la galerie vous suffira pour savoir si vous aimez ou pas, ou bien si comme moi il vous laisse indifférent.
Ah. Un album d'aventures, je ne vais pas aimer plus que ça...
C'est ce que je me disais avant de lire cet album, et de fait l'histoire est un peu une succession d'aventures découlant de l'anniversaire de la très belle (et surtout très irascible) reine de Pique.
Cela dit, quelques éléments démarquent "Pique".
- Le dessin tout d'abord. Peut-être un peu trop précis et "propre" de prime abord, il faut bien avouer qu'il est très largement maîtrisé; pour un premier album, c'est tout simplement impressionannt. On notera quand même un aspect un peu figé des mouvements : par exemple lorsque des personnages courent, ils ne sont pas toujours très dynamiques...
- Les jeux de mots... Argl. Autant dans les Lanfeust et compagnie ça me gave, autant là ça me paraît fait avec malice et j'imagine l'auteur sourire derrière sa plume. Un seul exemple : un chat a peur de la Reine; elle lui dit "Viens là, poltron minet". :D Oui, je sais, mais moi ça me fait rire. Et il y en a quelques-uns comme ça, plutôt réussis. :)
- Le découpage ! Il est tout simplement épatant. On n'y trouve rien de révolutionnaire, mais il est dans l'ensemble extrêmement bien fait et utilise un nombre impressionnant de techniques. Les planches résultantes sont parfois un peu trop fouillées à mon goût, mais vraiment intéressantes pour la composition !
Concernant l'histoire, eh bien oui, c'est de l'aventure; oui, c'est inspiré d'Alice au pays des merveilles. Et pourtant une fois plongé dedans, le tout est très cohérent. En plus le détournement de contes est parfois très bien utilisé, comme le bûcheron qui bavarde, bavarde... au lieu d'être là quand le grand méchant loup mange le petit chaperon rouge. :)
Concernant cette édition (noir et blanc, version "luxe"), eh bien on peut dire que les précédentes planches du dessinateur (certaines montrées en fin d'album), plus encrées (donc nettement plus sombres) étaient absolument superbes... mais il paraît que ça passait mal pour la couleur, dommage.
L'album en lui-même est très beau, et la couverture "molletonnée" très agréable au toucher. Si si, essayez !
En plus le dossier de fin d'album montre des croquis, essais et versions de planches assez intéressants, avec des commentaires sans fioritures : "1er storyboard de la planche 1 : la mise en scène est plutôt maladroite". Si ça c'est pas de l'honnêteté...
Bref, ce premier album est vraiment pas mal, et certainement très prometteur.
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Tirésias
Une série de 2 petits volumes. Ni trop, ni pas assez. Une perle. Le ton est léger au début, humoristique, on pose le décor en souplesse. Puis la trame se noue, les évènements se succèdent, le ton monte et finalement c'est l'explosion. C'est fini? non, car l'important est ailleurs, le dernier mot reste aux dieux. Nous ne sommes que de pauvres mortels. Un concerto mythologique en BD, avec à la baguette le Maestro Letendre. Van Hamme, Arleston, et même Uderzo devraient prendre exemple pour savoir comment il faut clore une série pour en faire une réussite.
Thorgal
Il y a déjà beaucoup d'avis sur cette série, je vais donc faire bref. Pour moi le dessin n'est pas à la hauteur du scénario. Une fois lancée, la série tient bien la route. Mais comme souvent quand une série tourne bien ou qu'elle a été immaginée par Van Hamme, l'inspiration ne suit pas le rythme effréné des parutions et les derniers tomes ressemblent pour la plupart à de vague opérations commerciales visant à tirer jusqu'aux derniers centimes sur un filon trop exploité.
Le Sommeil du Monstre
C'est noir, mais noir! Bigre que c'est noir! Mais c'est tout à fait le style de Bilal. Moi pour ma part, c'est le genre que je n'aime pas. Je vais donc dire que Bilal est vraiment un génie, un artiste hors pair. Mais j'ai lu le premier tome et je ne pense pas lire le second, je préfère garder un peu de moral pour les mois à venir.
Rubrique-à-Brac
Plus besoin de présenter Gotlib et son humour décalé. Moi, je suis fan, mais je n'irai pas jusqu'aux cinq étoiles, car à la longue, c'est un peu lassant. Il faudrait ranger cette BD aux WC et lire une histoire ou deux chaque fois pour apprécier vraiment. Autre possibilité, variez les plaisirs : un peu de Gay luron, un peu de Rha lovely, un peu de d'Hamster Jovial, etc.
L'Histoire de Siloë
Cette série sort vraiment des sentiers battues en termes de SF pure, et j'aime ça. Loin des gros guns et de l'action gratuite, l'histoire distille le parcours de personnages entiers, fragiles et pleins de doutes. On s'attache à cette petite fille depassée par ce qui lui arrive et on se prend au jeu de l'intrigue qui se complixifie au fur et à mesure sans être pesante. C'est vraiment de la grande BD. Le dessin est somptueux, surtout pour le tome 2, "temps mort", dont l'évolution est frappante! D'ailleurs, j'avoue ne pas comprendre comment le dessin de Servain peut "rebuter" comme j'ai pu le lire! Au contraire, je pense que c'est un des meilleurs de sa génération, dans le style réaliste, et ses planches sont d'une lisibilité à toute épreuve.
Quartier lointain
La lecture de ce manga (mon premier) fût très agréable. L'histoire de ce "garçon de 14 ans/père de famille" est intéressante à suivre et très divertissante. J'avais une petite appréhension avant de lire cette BD en noir et blanc (premier essai également), mais au final, c'est une belle réussite. Les chercheurs d'action pure peuvent passer leur chemin, les autres trouveront probablement du bonheur à lire cette BD.
Déogratias
Je suis plutôt BD détente que BD témoignage. Je ne saisis pas vraiment l'intérêt de décrire une horreur comme un génocide sur des planches de BD. Les images ou les reportages que l'on a pu voir à la télé (même si ce média à tendance à déformer les choses) sont suffisament éloquentes pour ne pas en plus se "faire du mal" en revisitant l'histoire, même à travers un travail artistique évident. Ce n'est pas la réalisation qui me dérange, mais plutôt le coté BHL de cette BD.
From Hell
Ahlala. "From Hell" c'est un énorme pavé de 576 pages, lourd comme tout et vraiment pas engageant. Lorsqu'on le feuillette comme ça, le dessin apparaît vraiment repoussant, tout à l'encre de chine qu'il est (que du noir et blanc, même pas de gris, tsss !), tout hachuré, et certainement pas "beau" au sens classique du terme. En plus ça commence par un gros plan sur une mouette crevée, ça ne donne pas forcément envie d'aller plus loin. :( Et pourtant... Et pourtant quand on commence à le lire, au bout de la première page on est intrigué. Par le dialogue, un peu étrange et décalé; par la mise en scène, qui malgré le dessin semble très bien faite... Et puis au bout de l'introduction (8 pages), sans s'en rendre compte on a été absorbé dans cet univers. Comme ça, sans même s'en être aperçu. Les trois premiers chapitres m'ont posé problème... j'ai en effet bêtement loupé les indications de dates dans la première case, et c'est seulement en cours de route que j'ai réalisé que les scènes ne se suivaient pas chronologiquement. On ne comprend pas trop le lien des deux premiers chapitres avec l'affaire de Jack l'éventreur, mais le lien se fera plus tard... En attendant on est intrigué, complètement attentif et... littéralement immergé dans l'histoire. Le chapitre quatre en particulier m'a paru absolument renversant. Invraisemblable qu'un auteur ait osé faire ça ! Quarante pages d'un quasi monologue sur l'architecture et l'origine et le mystère des Francs-Maçons ! Des considérations complètement ésotériques et absconses, de quoi faire décrocher n'importe qui en deux pages ! Et pourtant... pourtant on reste scotché là, devant ce récit témoignant d'un esprit complètement étranger, tordu, aux limites même de la folie. Qu'Alan Moore ait pu faire cela m'inspire un respect presque sans bornes. O_o Bon, sinon il faut bien reconnaître que le travail qu'il y a derrière "From Hell" est impressionnant. On peut en avoir un aperçu à la fin du livre, dans l'appendice II, qui raconte en image l'histoire des différents travaux existant sur le sujet, où Moore analyse les querelles. C'est réellement intéressant, et de plus mis en images de façon véritablement intelligente. L'appendice I quant à lui, est composé de 42 pages d'explications sur les différentes pages/scènes/cases du livre... Là, j'avoue avoir juste survolé, mais là aussi c'est réellement intéressant. Moore explique ce qui est "vrai", ce qu'il a inventé, adapté ou arrangé. Vraiment bien. Si "From Hell" était un dvd, je dirais que ce bonus est d'une qualité rarement atteinte. L'album raconte une histoire, une version possible. Moore conclut dans l'appendice II que le mystère est si embrouillé qu'il n'y a probablement pas de vérité, mais un ensemble d'hypothèses qui forment un matériau dont on ne pourra plus tirer grand chose... à part d'autres matériaux, d'autres versions. Il propose donc ici la sienne, et l'ensemble est tout simplement grandiose. L'histoire a des relents de folie, mais une folie si bien développée, si bien mise en scène, si bien montrée et enfin si bien expliquée, qu'on en vient (presque) à la comprendre. Par ailleurs rien n'est épargné au lecteur. Les scènes d'assassinat, parfois très gores, horribles, sont montrées. La folie, l'aspect glauque et cynique de l'ensemble, des scènes de cul assez crues, rien de cela n'est voilé. Et le dessin, a priori peu attirant, basé sur un gaufrier de 3x3 cases, est étonnamment expressif et particulèrement adapté à cette oeuvre sombre. Un chef d'oeuvre, tout simplement. Un véritable monument. Et c'est peu de le dire. Seuls points noirs : l'album est peu maniable, et comme les dessins et les textes sont très petits, on est obligé de lire de près, ce qui est parfois problématique. Et je n'ai pas encore compris ce que venait faire là John Merrick (Elephant Man).
Super catho
Soi-disant une BD "aux parfums de l'enfance", en fait une succession de clichés, qui peuvent parfois tomber juste et sont bien racontés, mais sans grand intérêt. L'histoire de fond ne semble être là que pour en justifier l'énumération (c'est flagrant quand le gamin détaille les activités que ses parents voudraient qu'il fasse : enfant de choeur, chorale, foot, scoutisme, pour chaque activité on case un gag puis on passe à la suivante). Le rythme du récit est assez décousu, je pense que c'est pour donner l'impression que c'est vraiment un enfant qui raconte, mais le résultat n'est pas très agréable à lire. Mais ce qui à mes yeux fait le plus échouer le récit, c'est que les personnages ne sont ni crédibles ni attachants, à peine pathétiques, et donc qu'on suit toute l'histoire sans jamais vraiment s'y intéresser. Pour le dessin, bon ben Florence Cestac reste dans son style, un coup d'oeil à la galerie vous suffira pour savoir si vous aimez ou pas, ou bien si comme moi il vous laisse indifférent.
Au-delà des Merveilles
Ah. Un album d'aventures, je ne vais pas aimer plus que ça... C'est ce que je me disais avant de lire cet album, et de fait l'histoire est un peu une succession d'aventures découlant de l'anniversaire de la très belle (et surtout très irascible) reine de Pique. Cela dit, quelques éléments démarquent "Pique". - Le dessin tout d'abord. Peut-être un peu trop précis et "propre" de prime abord, il faut bien avouer qu'il est très largement maîtrisé; pour un premier album, c'est tout simplement impressionannt. On notera quand même un aspect un peu figé des mouvements : par exemple lorsque des personnages courent, ils ne sont pas toujours très dynamiques... - Les jeux de mots... Argl. Autant dans les Lanfeust et compagnie ça me gave, autant là ça me paraît fait avec malice et j'imagine l'auteur sourire derrière sa plume. Un seul exemple : un chat a peur de la Reine; elle lui dit "Viens là, poltron minet". :D Oui, je sais, mais moi ça me fait rire. Et il y en a quelques-uns comme ça, plutôt réussis. :) - Le découpage ! Il est tout simplement épatant. On n'y trouve rien de révolutionnaire, mais il est dans l'ensemble extrêmement bien fait et utilise un nombre impressionnant de techniques. Les planches résultantes sont parfois un peu trop fouillées à mon goût, mais vraiment intéressantes pour la composition ! Concernant l'histoire, eh bien oui, c'est de l'aventure; oui, c'est inspiré d'Alice au pays des merveilles. Et pourtant une fois plongé dedans, le tout est très cohérent. En plus le détournement de contes est parfois très bien utilisé, comme le bûcheron qui bavarde, bavarde... au lieu d'être là quand le grand méchant loup mange le petit chaperon rouge. :) Concernant cette édition (noir et blanc, version "luxe"), eh bien on peut dire que les précédentes planches du dessinateur (certaines montrées en fin d'album), plus encrées (donc nettement plus sombres) étaient absolument superbes... mais il paraît que ça passait mal pour la couleur, dommage. L'album en lui-même est très beau, et la couverture "molletonnée" très agréable au toucher. Si si, essayez ! En plus le dossier de fin d'album montre des croquis, essais et versions de planches assez intéressants, avec des commentaires sans fioritures : "1er storyboard de la planche 1 : la mise en scène est plutôt maladroite". Si ça c'est pas de l'honnêteté... Bref, ce premier album est vraiment pas mal, et certainement très prometteur.