Les derniers avis (114980 avis)

Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Bone
Bone

Note : cet avis porte sur les 4 premiers albums ; la suite est à venir. Tiens, c'est sympa, ce truc. Une BD bien dessinée (le contraste graphique entre les Bone et les autres personnages montre l'étendue du talent de Jeff Smith), très agréable à l'oeil. Les histoires attirent l'attention, intéressent, aguichent. A la fin du tome 4, on se demande quel peut être le lien entre les Bone, les rats-garous et mamie Ben (et donc Thorn).

13/04/2004 (modifier)
Par garath
Note: 3/5
Couverture de la série Murder & Scoty
Murder & Scoty

Si les X-Files vous donnent des boutons, passez votre chemin. Cette série est en effet une parodie de l'autre (série). Mais ce n'est pas juste ça. Si le premier tome est rempli de clins d'oeil, dès le second (et surtout dans les tomes suivants), Rod s'écarte des X-Files classiques pour faire vivre à ses personnages des aventures qu'on ne retrouvera jamais dans la série TV (même si, bien sûr, la base reste X-Files). C'est assez sympa, même si ça ne casse pas la baraque. Au niveau des dessins, par contre, je les ne les trouve pas terribles, même si une certaine améloriation se fait sentir dans le tome 4. Mais bon, il y a beaucoup d'auteurs avec un dessin minimaliste qui plaisent... Au final, une parodie sympa à l'humour pas toujours trop subtil qui se lit en ayant en arrière-plan les X-Files.

13/04/2004 (modifier)
Par Cassidy
Note: 4/5
Couverture de la série Journal
Journal

Depuis quelques années, il semble que le passage obligé de tous les étudiants venant de terminer les Beaux-Arts et désireux de faire de la BD soit de publier un truc autobiographique en noir et blanc, si possible en s’étendant un maximum sur sa sexualité sordide et/ou sur ses rapports difficiles avec ses parents. Ces ouvrages se ressemblent à peu près tous mais, de temps en temps, l’un d’eux a quelque chose d’un peu plus intéressant et profond à dire que « Papa n’a jamais été là pour moi et quand j’avais 17 ans, je me branlais devant des vieux catalogues Manufrance ». C’est le cas du Journal de Fabrice Neaud qui, bien qu’il présente en surface les mêmes caractéristiques que les autres, est néanmoins très nettement au-dessus du lot. L’une des raisons étant que Neaud, tout en nous racontant sa vie, n’hésite pas à creuser profondément tous les thèmes qu’il est amené à aborder par le biais de son autobio : l’amour, les rapports humains en général, l’art, l’homosexualité.... Une autre raison étant que, sur tous ces thèmes, il rejette les discours consensuels tenus partout ailleurs. Quand il parle de son homosexualité par exemple, il ne se contente pas de quelques platitudes convenues ; il développe un discours certes plein de colère, mais intelligent et sans langue de bois, et n’hésite pas à lâcher de gros pavés dans la mare et à mettre le nez dans leur propre caca aux lecteurs hétéros lambda qui se targuent pourtant d’être "tolérants". Alors c’est sûr que du coup, quand on est soi-même un de ces lecteurs hétéros lambda, ça fait bizarre d’être un peu malmené comme ça, c’est pas forcément agréable à lire, et face à cela, soit on reconnaît, un peu honteusement, que dans le fond Neaud a raison, soit on se dit que Neaud un gros con aussi intolérant que ceux qu’il critique et on le rejette en bloc… Pour montrer à quel point je suis un type intelligent et ouvert d’esprit ;) , je pourrais préciser que ma réaction a évidemment été la première citée, mais bon, vous avez vu, j’ai mis 4 étoiles, donc vous aurez compris que je n’ai pas balancé le Journal aux chiottes en pensant que Neaud était un con. Mais à ce sujet, soyez néanmoins prévenus : du fait même de la nature de cette série (c’est un journal, pas une fiction avec une intrigue), tout au long de la lecture, le jugement du lecteur ne se fera pas beaucoup sur des considérations de type "est-ce que l’histoire est bien construite, est-ce que les dialogues sont bien écrits, etc", mais surtout en fonction de la sympathie que le lecteur aura ou non pour l’auteur. Et soyons honnête : Neaud n’est pas un gars super sympa et drôle à la Trondheim, à qui on s’attache immédiatement. Neaud est un intello, ne s’en cache pas, ne s’en défend pas. Du coup, il pourra paraître à certains plutôt verbeux et chiant, mais également élitiste et méprisant. C’est aussi quelqu’un qui a beaucoup de colère, de dégoût, d’amertume, de tristesse en lui ; du coup son Journal n’est décidément pas une balade de santé, un truc qu’on feuillette pour se remonter le moral et/ou se vider la tête. C’est aussi, enfin, quelqu’un bourré de défauts, de contradictions ; du coup, il faudra réussir à surmonter tout ça pour ne pas lâcher ses bouquins en se disant « Pff, allez, j’en ai ras-le-bol, de ce connard ». Mais bon… Il a beau être Auteur de Bandes Dessinées, il n’est qu’humain… tout le monde à des défauts… et on peut en venir à beaucoup apprécier ce mec malgré tous ses travers… Un point noir malheureusement : le 4ème tome, dernier paru à ce jour (mais d’autres suivront), est malheureusement moins intéressant que ses prédecesseurs… Il raconte une période de la vie de Neaud où il sortait un peu la tête de l’eau, se sentait moins mal (ah oui, parce que les 3 premiers tomes sont vraiment noirs-noirs-noirs hein)… Alors, est-ce parce qu’un artiste produit forcément de meilleures œuvres lorsqu’il est dépressif et tourmenté, ou est-ce parce qu’une histoire vécue bien sordide paraîtra toujours plus passionnante aux lecteurs qu’une histoire vécue gentillette, je ne sais pas… Toujours est-il que ce fameux tome 4, donc, déçoit. Peut-être aussi parce qu’au bout de 3 tomes représentant plusieurs centaines de pages, on commence à avoir un peu fait le tour du personnage, de ce qu’il a à dire… Bon, bref. Ça commence par une interminable publicité pour le Pays Basque, ses paysages enchanteurs, ses petits bruns trapus aux gros sourcils… Un premier chapitre qui a dû faire plaisir à l’Office du Tourisme local (non, je ne vais pas insinuer que Neaud a touché un petit chèque pour inclure ces planches à sa BD), mais qui se révèle très chiant à lire. Tout n’est heureusement pas du même tonneau, mais il y a quelques autres trucs qui fâchent un peu… Neaud nous a habitués à de violentes diatribes certes, et il faut bien reconnaître que souvent il n’a pas tort, mais là, tout regonflé d’énergie qu’il est, il aurait presque tendance à trop s’emporter, et du coup, à dire des conneries… Chaque fois qu’il gueule, derrière le discours bien structuré on croirait que le message est « De toutes façons, je suis plus sensible et plus intelligent que tout le monde, je comprends tout mieux que tout le monde, j’ai le droit de juger tout le monde mais personne n’a le droit de me juger, et je vous emmerde tous, bande d’homophobes petits-bourgeois hétéros bien-pensants qui ne comprenez rien à l’art que vous êtes ». Il reparle aussi de son agacement vis-à-vis de ce qu’il appelle « la dictature du sympa », c’est-à-dire, pour reprendre sa définition, l’obligation d’être « cool, fun, modeste, ne pas se prendre la tête, léger, avoir de l’humour, être tolérant, ouvert, pas grave »… sur ce point, il dit des trucs avec lesquels je suis assez d’accord, sauf qu’après ça, il nous raconte avec une certaine jubilation sa participation à une émission de radio hebdomadaire organisée par lui et ses nouveaux potes, et je ne sais pas s’il s’en rend compte, mais cette émission dont il a l’air particulièrement fier présente tous les travers du "sympa" à deux balles que, pourtant, il déteste quand il vient des autres… A s’octroyer ainsi le privilège de cracher sur tout le monde sans plus balayer devant sa porte, il commence à épuiser le capital sympathie (au sens non-péjoratif du mot "sympa" cette fois) qu’il s’était construit avec les 3 premiers tomes. Avec tout ça, je n’ai même pas eu le temps de parler du dessin, mais plus je me relis, plus je trouve mon avis trop long, confus et super mal écrit, donc je vais essayer d’arrêter le massacre et de conclure rapidement. Disons en bref que je n’aime pas trop, que c’est un peu trop « sage », trop « dessiné d’après photo », trop « étudiant des Beaux-Arts bien appliqué », quoi. Même quand il commence à se permettre quelques fantaisies visuelles (à partir des tomes 3-4 en gros), je trouve ça raté. Mais le propos est si riche et dense que finalement, tant pis si le dessin ne me plaît pas. Comme je le disais au début, le Journal reste pour l’instant (malgré ce 4ème tome) largement plus intéressant que la grande majorité de l’abondante production actuelle de BD autobiographique. Je n’en conseille pas forcément l’achat, et je ne conseille pas forcément non plus à ceux qui liraient le 1er tome et le trouveraient hyper-chiant de s’acharner à lire la suite, mais néanmoins, cette œuvre singulière mérite qu’on y jette un coup d’œil.

13/04/2004 (modifier)
Par Vivi
Note: 3/5
Couverture de la série Sammy
Sammy

Bon... M'enfin... Évidemment, cette série a des qualités qu'il faut citer : un dessin qui je dois dire, a mieux commencé que les Tuniques Bleues, un scénéario dynamique mais à la longue, on s'en lasse et puis on casse ! Lisez une histoire (Le Mandarin et El Presidente sont très bons) pour connaître celle de la série, pas de l'album. ^_^ (au fait, est-il normal qu'un critique ait pris le même nom et le même e-mail que moi?...Étrange)

13/04/2004 (modifier)
Par gudule
Note: 4/5
Couverture de la série Battle Royale
Battle Royale

C'est excellent. En fait j'ai aimé l'histoire avant même d'avoir vue le film ou d'avoir acheté le manga. Quand je me suis résolu à acheter ce dernier, j'ai été d'abord effaré par le degrés de violence, qui n'a d'ailleurs jamais été dépassé par la suite. Les dessins sont extras mais c'est subjectif d'aprés les avis. Les personnages ont des visages tellement angéliques au début qu'on a du mal à imaginer qu'il vont s'entretuer. Et ils vont le faire avec un degré de sauvagerie inégalé. La seule chose qui est dommage par rapport au film est que les armes ne sont pas très variées avec des guns pour presque tout le monde. Je n'ai toujours pas vu le film afin de ne pas savoir la fin mais je suis allé sur un site et c'était une mauvaise idée : je connais le (ou la) vainqueur. Ce qui est dommmage est la présence de scènes qui relève de la pornographie dans le 3ème tome, le moins bon d'ailleurs, et des flash back qui compose le tiers du livre qui nous décrivent la vie des personnages. Mais comme ces derniers sont trés divers, on peut se sentir proche d'au moins un personnage. Je le déconseille à toutes les âmes sensibles dans la mesure où cette violence est parfois trés éxagérée (le 1er tome est d'ailleurs celui qui comporte le plus de scènes très violentes) et le 3ème tome j'en ai déjà parlé.

12/04/2004 (modifier)
Par Switch
Note: 3/5
Couverture de la série Travis
Travis

Les Américains nous ont apporté le "Cinéma Popcorn", son pendant européen s'appelle Travis et c'est de la BD !!! Au programme : action débridée, pointe d'humour de temps en temps pour relâcher la pression, et c'est reparti pour un second tour, le tout à 200 à l'heure. Alors certes ce n'est pas la BD du siècle (graphismes et couleurs simples voir simplistes, scénario high-tech vu et revu) mais elle nous fait passer un bon moment de détente sans réflexion prolongée (des fois cela fait du bien aussi) et c'est tout ce qu'on lui demande !!! Si vous recherchez une BD d'action, "Travis" est fait pour vous.

12/04/2004 (modifier)
Par Switch
Note: 4/5
Couverture de la série Les Compagnons du Crépuscule
Les Compagnons du Crépuscule

Bourgeon avec ses "Passagers du Vent" avait placé la barre très haut, et c'est donc avec une petite appréhension que je me suis lancé un jour dans la lecture des "Compagnons du Crépuscule". Les fans de Bourgeon ne seront pas dépaysés, on retrouve un graphisme toujours aussi léché et détaillé, le référentiel historique autant travaillé (je me répète peut être mais le travail de documentation de Bourgeon est formidable) et le scénario touffu à souhait ... ...Et pourtant, il y a un "je ne sais quoi" qui manque dans cette série. On sent l'auteur un peu moins à l'aise que pour les "Passagers...", l'histoire est dense voire trop, par moment on ne sait plus trop où Bourgeon veut nous mener, cela se ressent d'autant plus lorsque l'on passe d'un récit médiéval mâtiné de rêve (1er épisode) à de la "fantasy" pure et dure dans le second tome qui est le plus faible selon moi (enfin toute proportion gardée hein !!!, on parle d'une oeuvre à 100 coudées au dessus de la production habituelle). Cependant l'auteur rectifie le tir de manière magistrale dans le troisième épisode qui peut se lire indépendament des autres et l'on retrouve la "patte" du Maître. C'est pourquoi, malgré une critique relativement négative comparée à celle des "Passagers...", je lui décerne cependant la même note.

12/04/2004 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Le réducteur de vitesse
Le réducteur de vitesse

Un peu comme Ro, je ne vois pas trop ce que l'auteur a voulu faire passer. C'est une histoire sympa sur la marine, les bateaux tout ça.... Peut-être a-t-il fait l'armée et a-t-il été traumatisé, perdu dans le labyrinthe des coursives du bateau ? L'essentiel de l'album, après une petite introduction des personnages, tient à la traque des 3 "saboteurs" dans le belliqueux. Sinon les dessins ne sont pas désagréables bien que je ne sois pas vraiment fan de ces dessinateurs dits "nouvelle vague", mais c'est pénible de ne pas bien reconnaître les visages des personnages. Ils sont 3 et heureusement qu'ils s'appellent par leur prénom ou alors qu'on arrive à en distinguer un parce que sa lampe ne marche pas, sinon c'est la galère. Et la fin tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, je ne la trouve pas réussie. En bref, je suis un peu déçu face aux bonnes critiques de cet album, je m'attendais à quelque chose de plus percutant.

12/04/2004 (modifier)
Par zed
Note: 5/5
Couverture de la série L'Effaceur
L'Effaceur

Après nous avoir beaucoup fait rire avec la série Dirty Henry, les deux auteurs récidivent dans l'humour noir avec un nouvel héros tueur à "gags", effaceur de son état. Dans le premier album, Steel.O.Reynolds,(l'effaceur) travaille tout d'abord en solo , seulement assisté de sa précieuse secrétaire et remplit ses contrats avec sérieux et détermination. Dans le second volume, il se voit flanqué (bien malgré lui) d'un assistant, "fils adoptif" aussi encombrant que maladroit, ce qui bien sûr amène d'autres situations plus drôles les unes que les autres... Enfin dans le troisième opus, les relations Quentin-Papatron sont de plus en plus attachantes, sans aucune baisse de niveau dans la réussite des gags... D'un trait vif et enlevé, qui me fait parfois penser à celui de Bercovici, Jenfèvre nous croque avec talent toute une pléïade de personnages principaux et secondaires plus savoureux les uns que les autres. Superbe ! Le scénario ingénieux et très inventif de Richez relève le défi de nous faire rire sur un sujet qui au premier abord n'est peut être pas forcément le plus évident. Résultat, challenge réussi pour cette excellente BD d'humour qui sort largement du lot de certaines séries concurrentes que l'on nous propose... Pour terminer, j'espère que cette série trouvera son public et le succès qu'elle mérite ; ceux qui ne sont pas de mon avis feront l'objet d'un contrat... :)

12/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Chute de Vélo
Chute de Vélo

Je dis oui, mille fois oui. Davodeau arrive de manière merveilleuse à faire ressentir ces petits rien de la vie qui sont si importants. Alors certains peuvent dire qu'il n'y a pas d'histoire, ce n'est pas le problème. Il arrive merveilleusement à s'inserer dans l'intimité d'une famille, avec les petits et grands secrets, les malheurs et les bonheurs. Les décors sont plutôt réalistes, les personnages expressifs. Davodeau sait vraiment sur quel détail appuyer. Il arrive à bien camper ses personnages, ce qui leur confère une forte densité. Un mot sur la belle couverture qui est vraiment une invitation à entrer dans l'album, et ses mystères. Une histoire qui est donc plus familiale que ses précédents albums qui traitaient plus de sujets de société. On n'y perd pas, bien au contraire, et on retrouve par moment l'ambiance bande de potes de Quelques jours avec un menteur (avec la ballade à VTT).

12/04/2004 (modifier)