Les premiers albums de Comanche sont franchement excellents, et le ton est très original, dans un genre où abondent pourtant les clichés. Les protagonistes sont très réalistes, ce ne sont pas des héros de western classiques et on s'attache à eux sans problème. Même les personnages secondaires sont bien dveloppés, ce qui contribue sans doute à faire sortir cette série du lot.
Force est cependant de constater que les derniers albums s'essoufflent un peu, même si la qualité reste au rendez vous. C'est le problème des séries à ralonge : à un moment, il faut se renouveler ou conclure.
Le changement de dessinateur, également, me pose un gros problème... Le style d'Hermann est tellment personnel et apporte tant à chacune des séries qu'il illustre qu'il est difficile de prendre le relais sans dénaturer l'ambiance. Le graphisme de Rouge est beaucoup plus classique, plus lisse... Il s'adapterait sans doute parfaitement à d'autres séries mais, ici, le changement est trop radical.
Comanche reste malgré tout une très bonne bd, dont je vous conseille vivement la lecture.
Quelle MERVEILLE !
Ca faisait longtemps que je n'avais pas eu un tel coup de coeur pour une bd !
Par où commencer ? Le scénario merveilleux, aux sommets de la créativité ? Les dessins doux, simples, épurés, mais tellement facinants ? Le ton romantique (ou sens littéraire du terme), émouvant, hypnotisant ? Les personnages sensibles mais forts, à fleur de peau ?
TOUT est parfait dans cette bande dessinée pourtant peu connue. La délicatesse de la narration n'altère pas la passion du propos, la violence et l'ambiguité des sentiments, la modernité des dialogues...
Foncez vite chez votre libraire et dévorez cette merveille de poésie !
Deux petits sites qui pourront intéresser les fans voulant faire connaître la série, et ceux qui voudront la découvrir : http://candelmag.site.voila.fr/
http://candelabres.site.voila.fr/
Il est difficile de noter une bande dessinée pour enfants en l'ayant lue à plus de 20 ans... Tâchons d'être objective...
Les Aventures d'Irial, c'est le genre de bd que j'achèterais pour mes enfants : une histoire tendre, originale, sans la moindre mièvrerie. Les personnages sont sympathiques, l'histoire prenante, et la narration amusante, avec quelques références excellentes que seuls les 'grands' comprendront (notemment le chat 'Isidore' des 'Entrechats'... Ca passe encore ça ?)... Ca ne suffit pas pour parler de "deux niveaux de lecture", bien entendu, mais il est toujours agréable de retrouver quelques petits clins d'oeil quand on lit une histoire pour enfants...
Quand au dessin... Alors là, zéro défaut ! D'une grande originalité, parfaitement adapté à l'histoire (comparez avec "Démon Yäk" et vous verrez qu'Aurélien Morinière est un gars qui sait à merveille adapter son style au scénario)... Les couleurs, surtout, sont une pure merveille !
J'ai donc mis 4/5... Bien évidemment, cette bd ne m'a pas passionnée autant que d'autres auxquelles j'ai mis la même note... Mais je ne suis pas le public visé. Parfait pour les enfants, à mon avis.
"Boule et Bill", ça ne m'a jamais réellement fasciné... Mais la plupart des séries reposant sur des gags en une planche n'ont pas fait mieux.
Celle-ci a le mérite de proposer des gags originaux, non éculés, non infantilisants, et échappe relativement bien à la caricature, contraitement à la majorité des bds du même genre.
Je ne conseille pas l'achat pour les adultes, à moins de vouloir retrouver le souvenir de ses jeunes années... Mais cela reste une série sympathique et bien écrite, quoique non exceptionnelle, pour les jeunes lecteurs...
Je pense que c'est une série qui est victime de son succès, comme beaucoup de série de Van Hamme (XIII, Thorgal). Les premier tomes sont originaux et bien ficelés, bien que je trouve le dessin pas déplaisant, mais un peu convenu. Puis c'est la dégringolade pour arriver aux tomes 11 et 12, complètement bâclés et hors sujet (Simon, le vieux routard briscard pète les plombs puis revient, comme dans un mauvais épisode d'une série américaine, miss Penny en preneuse d'otage, j'en passe et des meilleures). Les deux tomes suivants ne relèvent que très peu le niveau.
Je conseille tout de même l'achat des premiers tomes, qui ne sont pas trop chers et qui constituent une bonne base pour une bdthèque.
Je ne connais pas les auteurs, et je n'ai lu les 2 premiers tomes de la série que parce qu'on me l'a prêtée. Pas grand'chose à en dire, j'ai pas été emballé...Graphisme beau mais froid (je préfère de loin un dessin simple et efficace, les dessins froids sont de plus en plus présents dans la bd et je déteste, cf Mégalex, Les Technopères, et moultes bds plus ou moins gothiques...) et scénario qui, bien qu'original, m'a laissé de marbre (aucun personnage n'est attachant et la plupart sont bizarroïdes).
Bizarre, donc, un beau dessin et un scénar original, mais nom d'une pipe, qu'est-ce que je me suis ennuyé !
C'est un 3/5 qui pourrait bien se transformer en 4.
J'ai été surprise du nombre de critiques à l'encontre du dessin... Mais qu'est-ce qu'il a qui ne va pas ce dessin ?! Il est superbe ! Bon, OK, Barbay aime bien le vert... Ya des petites touches, comme ça, on sait pas trop pourquoi... Mais personnellement je ne m'en suis aperçue que quand on m'en a fait la remarque, donc ça ne m'a pas perturbée (d'ailleurs je n'aurais peut être pas dû le dire ;))...
Bref, c'est justement le graphisme qui m'a fait acheter cet album et je ne l'ai pas regretté. Doux mais dynamique, un peu flou, parfaitement adapté à cette histoire haletante et mystérieuse... J'ai beaucoup aimé les différents personnages et le monde étrange et épuré. J'attends la suite avec impatience.
Ce qui m'a séduit dans ce petit album souple de 20 pages, c'est le dessin absolument minimaliste et pourtant tout mignon.
L'histoire se présente comme un gaufrier de 3 x 3 cases, avec une légende en dessous de chacune d'entre elles. Malgré le propos qui se prête bien à une ironie acide, j'ai l'impression que l'ensemble reste très simpliste (ou peut-être très simplifié...) et de ce fait le "message" paraît un peu gros, et lui aussi simpliste. :o/
A part ça, ça se lit très bien, et les deuxième et troisième de couverture sont assez sympas, et évoquent quelques échos de "Ferraille".
La première fois que j'ai ouvert cette bd, je me suis dit "ok, c'est beau, mais qu'est ce qu'on s'en prend plein les yeux"... Et j'ai longuement hésité à l'acheter. Il faut dire que j'avais quelques a priori sur le travail de Ledroit, que je trouvais beau mais trop chargé en détails et en couleurs (eh oui, qu'est-ce que vous voulez... quand on aime les choses épurées ça choque). Si vous êtes comme moi, n'hésitez plus : foncez ! Non seulement on s'habitue bien vite à cette avalanche de couleurs éclatantes mais, tout aussi rapidement, on s'aperçoit qu'elles sont superbes !
Cette slendeur graphique est le principal intérêt de cette série mais on cracherait à tort sur le scénario. Si on peut déplorer un ou deux clichés, ou quelques traits d'humour qui ne feront rire que les amateurs de récits bien bourrins, force est de constater que l'histoire est bien plus fine qu'il n'y paraît. Les thèmes sont riches de symbolique, les personnalités des protagonistes bien développées, originales et attachantes.
Bref, une belle réussite.
Les bandes dessinées sur la religion, ça prend souvent des chemins conventionnels, infantilisants, voire propagandistes.
Cette bande dessinée est l'exception.
Nul besoin d'être croyant pour apprécier cette histoire (et j'en suis la preuve). Il s'agit ici de légende, et chacun y trouvera son bonheur, quelles que soient ses convictions.
Très fidèle au Nouveau Testament, Peter Madsen nous présente un Jésus humain, avec forces et faiblesses, un rebelle qui considère la religion comme une philosophie de vie, tournée vers les autres, et n'hésite pas à bousculer les esprits bien pensants, les dogmes sans signification, et l'obscurantisme.
Le graphisme et la narration, quoique très poétiques, sont résolument adultes, et retranscrivent habilement le contexte historique, et la violence bien présente dans la Bible. Les couleurs, de toute beauté, donnent une atmosphère feutrée et intimiste propre à la détente et à la réflexion.
L'histoire est optimiste. Jésus croit en l'homme et, s'il n'en est pas récompensé, rien n'ébranlera sa foi. Mais rien dans ce récit n'est manichéen ou utopiste. Les hommes sont présentés comme des créatures faibles, veules et intéressées, mais capables de belles actions. Et les plus proches de Dieu ne sont pas ceux que l'on croit.
Le seul reproche que l'on pourrait faire à ce récit vient de la narration extrêmement condensée, qui ne permet pas de mettre en exergue les différents protagonistes comme ils le mériteraient. Je pense notamment à Marie Madeleine, la prostituée, selon moi un des personnages les plus intéressants de la Bible, qui ne fait qu'une apparition et aurait mérité mieux. Il est difficile de condenser une telle histoire en un seul tome... Deux volumes auraient été préférables.
Mais que ce détail ne vous empêche pas de découvrir cette merveille graphique et cette belle légende, qui distingue enfin (et c'est un bonheur) la réalité de la religion et ce que les hommes en font.
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Comanche
Les premiers albums de Comanche sont franchement excellents, et le ton est très original, dans un genre où abondent pourtant les clichés. Les protagonistes sont très réalistes, ce ne sont pas des héros de western classiques et on s'attache à eux sans problème. Même les personnages secondaires sont bien dveloppés, ce qui contribue sans doute à faire sortir cette série du lot. Force est cependant de constater que les derniers albums s'essoufflent un peu, même si la qualité reste au rendez vous. C'est le problème des séries à ralonge : à un moment, il faut se renouveler ou conclure. Le changement de dessinateur, également, me pose un gros problème... Le style d'Hermann est tellment personnel et apporte tant à chacune des séries qu'il illustre qu'il est difficile de prendre le relais sans dénaturer l'ambiance. Le graphisme de Rouge est beaucoup plus classique, plus lisse... Il s'adapterait sans doute parfaitement à d'autres séries mais, ici, le changement est trop radical. Comanche reste malgré tout une très bonne bd, dont je vous conseille vivement la lecture.
Candélabres
Quelle MERVEILLE ! Ca faisait longtemps que je n'avais pas eu un tel coup de coeur pour une bd ! Par où commencer ? Le scénario merveilleux, aux sommets de la créativité ? Les dessins doux, simples, épurés, mais tellement facinants ? Le ton romantique (ou sens littéraire du terme), émouvant, hypnotisant ? Les personnages sensibles mais forts, à fleur de peau ? TOUT est parfait dans cette bande dessinée pourtant peu connue. La délicatesse de la narration n'altère pas la passion du propos, la violence et l'ambiguité des sentiments, la modernité des dialogues... Foncez vite chez votre libraire et dévorez cette merveille de poésie ! Deux petits sites qui pourront intéresser les fans voulant faire connaître la série, et ceux qui voudront la découvrir : http://candelmag.site.voila.fr/ http://candelabres.site.voila.fr/
Les Aventures d'Irial
Il est difficile de noter une bande dessinée pour enfants en l'ayant lue à plus de 20 ans... Tâchons d'être objective... Les Aventures d'Irial, c'est le genre de bd que j'achèterais pour mes enfants : une histoire tendre, originale, sans la moindre mièvrerie. Les personnages sont sympathiques, l'histoire prenante, et la narration amusante, avec quelques références excellentes que seuls les 'grands' comprendront (notemment le chat 'Isidore' des 'Entrechats'... Ca passe encore ça ?)... Ca ne suffit pas pour parler de "deux niveaux de lecture", bien entendu, mais il est toujours agréable de retrouver quelques petits clins d'oeil quand on lit une histoire pour enfants... Quand au dessin... Alors là, zéro défaut ! D'une grande originalité, parfaitement adapté à l'histoire (comparez avec "Démon Yäk" et vous verrez qu'Aurélien Morinière est un gars qui sait à merveille adapter son style au scénario)... Les couleurs, surtout, sont une pure merveille ! J'ai donc mis 4/5... Bien évidemment, cette bd ne m'a pas passionnée autant que d'autres auxquelles j'ai mis la même note... Mais je ne suis pas le public visé. Parfait pour les enfants, à mon avis.
Boule & Bill
"Boule et Bill", ça ne m'a jamais réellement fasciné... Mais la plupart des séries reposant sur des gags en une planche n'ont pas fait mieux. Celle-ci a le mérite de proposer des gags originaux, non éculés, non infantilisants, et échappe relativement bien à la caricature, contraitement à la majorité des bds du même genre. Je ne conseille pas l'achat pour les adultes, à moins de vouloir retrouver le souvenir de ses jeunes années... Mais cela reste une série sympathique et bien écrite, quoique non exceptionnelle, pour les jeunes lecteurs...
Largo Winch
Je pense que c'est une série qui est victime de son succès, comme beaucoup de série de Van Hamme (XIII, Thorgal). Les premier tomes sont originaux et bien ficelés, bien que je trouve le dessin pas déplaisant, mais un peu convenu. Puis c'est la dégringolade pour arriver aux tomes 11 et 12, complètement bâclés et hors sujet (Simon, le vieux routard briscard pète les plombs puis revient, comme dans un mauvais épisode d'une série américaine, miss Penny en preneuse d'otage, j'en passe et des meilleures). Les deux tomes suivants ne relèvent que très peu le niveau. Je conseille tout de même l'achat des premiers tomes, qui ne sont pas trop chers et qui constituent une bonne base pour une bdthèque.
Malienda
Je ne connais pas les auteurs, et je n'ai lu les 2 premiers tomes de la série que parce qu'on me l'a prêtée. Pas grand'chose à en dire, j'ai pas été emballé...Graphisme beau mais froid (je préfère de loin un dessin simple et efficace, les dessins froids sont de plus en plus présents dans la bd et je déteste, cf Mégalex, Les Technopères, et moultes bds plus ou moins gothiques...) et scénario qui, bien qu'original, m'a laissé de marbre (aucun personnage n'est attachant et la plupart sont bizarroïdes). Bizarre, donc, un beau dessin et un scénar original, mais nom d'une pipe, qu'est-ce que je me suis ennuyé !
Archipel
C'est un 3/5 qui pourrait bien se transformer en 4. J'ai été surprise du nombre de critiques à l'encontre du dessin... Mais qu'est-ce qu'il a qui ne va pas ce dessin ?! Il est superbe ! Bon, OK, Barbay aime bien le vert... Ya des petites touches, comme ça, on sait pas trop pourquoi... Mais personnellement je ne m'en suis aperçue que quand on m'en a fait la remarque, donc ça ne m'a pas perturbée (d'ailleurs je n'aurais peut être pas dû le dire ;))... Bref, c'est justement le graphisme qui m'a fait acheter cet album et je ne l'ai pas regretté. Doux mais dynamique, un peu flou, parfaitement adapté à cette histoire haletante et mystérieuse... J'ai beaucoup aimé les différents personnages et le monde étrange et épuré. J'attends la suite avec impatience.
Filipo versus Poney
Ce qui m'a séduit dans ce petit album souple de 20 pages, c'est le dessin absolument minimaliste et pourtant tout mignon. L'histoire se présente comme un gaufrier de 3 x 3 cases, avec une légende en dessous de chacune d'entre elles. Malgré le propos qui se prête bien à une ironie acide, j'ai l'impression que l'ensemble reste très simpliste (ou peut-être très simplifié...) et de ce fait le "message" paraît un peu gros, et lui aussi simpliste. :o/ A part ça, ça se lit très bien, et les deuxième et troisième de couverture sont assez sympas, et évoquent quelques échos de "Ferraille".
Requiem - Chevalier Vampire
La première fois que j'ai ouvert cette bd, je me suis dit "ok, c'est beau, mais qu'est ce qu'on s'en prend plein les yeux"... Et j'ai longuement hésité à l'acheter. Il faut dire que j'avais quelques a priori sur le travail de Ledroit, que je trouvais beau mais trop chargé en détails et en couleurs (eh oui, qu'est-ce que vous voulez... quand on aime les choses épurées ça choque). Si vous êtes comme moi, n'hésitez plus : foncez ! Non seulement on s'habitue bien vite à cette avalanche de couleurs éclatantes mais, tout aussi rapidement, on s'aperçoit qu'elles sont superbes ! Cette slendeur graphique est le principal intérêt de cette série mais on cracherait à tort sur le scénario. Si on peut déplorer un ou deux clichés, ou quelques traits d'humour qui ne feront rire que les amateurs de récits bien bourrins, force est de constater que l'histoire est bien plus fine qu'il n'y paraît. Les thèmes sont riches de symbolique, les personnalités des protagonistes bien développées, originales et attachantes. Bref, une belle réussite.
Jésus de Nazareth (Madsen)
Les bandes dessinées sur la religion, ça prend souvent des chemins conventionnels, infantilisants, voire propagandistes. Cette bande dessinée est l'exception. Nul besoin d'être croyant pour apprécier cette histoire (et j'en suis la preuve). Il s'agit ici de légende, et chacun y trouvera son bonheur, quelles que soient ses convictions. Très fidèle au Nouveau Testament, Peter Madsen nous présente un Jésus humain, avec forces et faiblesses, un rebelle qui considère la religion comme une philosophie de vie, tournée vers les autres, et n'hésite pas à bousculer les esprits bien pensants, les dogmes sans signification, et l'obscurantisme. Le graphisme et la narration, quoique très poétiques, sont résolument adultes, et retranscrivent habilement le contexte historique, et la violence bien présente dans la Bible. Les couleurs, de toute beauté, donnent une atmosphère feutrée et intimiste propre à la détente et à la réflexion. L'histoire est optimiste. Jésus croit en l'homme et, s'il n'en est pas récompensé, rien n'ébranlera sa foi. Mais rien dans ce récit n'est manichéen ou utopiste. Les hommes sont présentés comme des créatures faibles, veules et intéressées, mais capables de belles actions. Et les plus proches de Dieu ne sont pas ceux que l'on croit. Le seul reproche que l'on pourrait faire à ce récit vient de la narration extrêmement condensée, qui ne permet pas de mettre en exergue les différents protagonistes comme ils le mériteraient. Je pense notamment à Marie Madeleine, la prostituée, selon moi un des personnages les plus intéressants de la Bible, qui ne fait qu'une apparition et aurait mérité mieux. Il est difficile de condenser une telle histoire en un seul tome... Deux volumes auraient été préférables. Mais que ce détail ne vous empêche pas de découvrir cette merveille graphique et cette belle légende, qui distingue enfin (et c'est un bonheur) la réalité de la religion et ce que les hommes en font.