Les derniers avis (115287 avis)

Par Cassidy
Note: 1/5
Couverture de la série L'Epinard de Yukiko
L'Epinard de Yukiko

Frédéric Boilet se veut le fer de lance de "la" nouvelle manga qui, loin de le ancien manga commercial pour ados, serait adulte, artistique, intelligent et tout et tout (lire à ce sujet son Manifeste pour ma nouvelle manga que j'ai, avec 20% en plus de vrais morceaux de BD d'auteur dedans, disponible sur son site officiel). Donc, plutôt que des histoires de robots, de samouraïs ou de yakuzas, il pose le thème "quotidien et intimiste" comme LE (ou la ?) sujet forcément super profond et intelligent pour amateurs de Grande Bande Dessinée d'Auteur. Tout ça pour nous vendre du roman-photo branchouillé, superficiel, nombriliste et ennuyeux. Ben oui parce qu'il faut bien le dire, mais L'Epinard de Yukiko n'est vraiment rien de plus que ça : Nous Deux version bourgeoise intello. On peut se servir d'histoires simples pour dire des choses touchantes et/ou profondes, on peut accéder à une certaine universalité à partir du récit de son expérience personnelle, c'est vrai : dans le genre émouvant, on peut citer Blankets - Manteau de neige de C. Thompson et dans le genre qui fait réfléchir, il y a le très dense Journal de F. Neaud. Mais Boilet, lui, se contente de nous raconter un épisode de sa vie sentimentale à peu près aussi palpitant qu'un Harlequin, et encore ; une histoire totalement dépourvue de substance, qui ne serait pas si détestable si elle n'était que profondément ennuyeuse mais qui, malheureusement, se révèle également terriblement frimeuse et narcissique. Sous prétexte de nous parler de son "amour" pour Yukiko, c'est surtout un album à sa propre gloire que signe Frédéric Boilet, le personnage féminin n'étant finalement qu'une sorte de bel objet qui n'est là que pour être dessiné, désiré et baisé par le Grand Artiste. "Regardez quel superbe amoureux transi et passionné je suis ! Regardez comme je la dessine bien, dans toutes les positions et avec tous les détails, cette jolie petite poupée japonaise !", voilà ce qu'on retient de cette laborieuse BD dont les effets de mise en scène, apparemment largement appréciés par les précédents posteurs, me semblent trop lourdement ostentatoires pour mériter autant de louanges. Le coup du tapis roulant, laissez-moi rire… "Hé les gars, v's'avez vu la super idée de mise en scène que j'ai, elle est cool, hein ? Attendez, je m'en ressers un petit coup, là… Allez, c'est tellement bien que je vais le refaire encore une fois… Allez, encore une fois pour que vous pigiez bien le truc : on croit que c'est juste une voix en bruit de fond, mais en fait c'est aussi un commentaire sur ce qui est en train de se produire ! Putain mais c'est carrément fort ça non comme effet de mise en scène non ? Je suis sûr que personne ne l'avait refait depuis Moore et Gibbons avec Watchmen, en 86 !" Ah, oui, vraiment, super la mise en scène. Et je vous parle pas de sa façon de découper l'action la plus simple en 250.000 cases histoire de faire durer le plaisir, de rendre tout ça encore plus intimiste et quotidien, sans doute… Mais voilà que je m'acharne sur ce pauvre Boilet ; c'est pas gentil et je vais encore me faire taper sur les doigts par mes confrères de BDT pour irrespect aggravé d'un Auteur de Bande Dessinée. Je n'ajouterai donc pas qu'en plus, je trouve son dessin moche et figé ; ce serait petit. Alors pour finir sur une note positive, je voudrais remercier Frédéric Boilet : grâce à lui, s'il y a bien un truc que je trouve encore moins intéressant et créatif que le ancien manga, c'est bien la nouvelle manga.

23/04/2004 (modifier)
Par Cassidy
Note: 1/5
Couverture de la série Les Aventures de Bouchon le petit cochon
Les Aventures de Bouchon le petit cochon

Ces courts albums (30 planches chacun) pour enfants ne sont pas une franche réussite… Certes, les enfants sont généralement moins exigeants que les adultes sur la qualité de leurs BD, et je ne pense pas qu’un gamin s’offusquera de l’absence de profondeur des personnages, de la platitude de la mise en scène ou du refus des auteurs d’aborder les implications psychanalytiques des rêves de Bouchon, mais néanmoins, il est fort probable que même un gosse ait du mal à se passionner pour ces histoires basiques et très cucul-la-praline. C’est bébête, les fins sont bâclées, les aventures sont peu riches en situations extraordinaires et en rebondissements palpitants, il n'y a pas de gags ou alors des petites choses tellement simplettes qu'il faut être hyper bon public pour en sourire, et les petits mondes où évoluent Bouchon et Bibelot, censés se situer dans l'univers du rêve, manquent cruellement de fantaisie et de mystère, ils sont même d'une grande banalité (en gros, on se demande même carrément pourquoi les auteurs choisissent de faire vivre à Bouchon ses aventures en rêve plutôt qu'en réalité). L'idée de la série semble surtout être de proposer, à chaque fois, une petite leçon de bonne conduite aux enfants… Je n'ai lu que les tomes 1 et 4, mais dans le premier, clairement l'histoire n'est qu'un prétexte à faire passer un message sur le thème "la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres", et dans le quatrième, l'idée c'est "il ne faut pas sortir tout seul sans permission". Du coup, on comprend vraiment que la série s'adresse exclusivements aux tout-petits ; au-delà de 6 ans, il y a des chances pour que votre gamin s'ennuie et lâche l'album pour aller lire Sex in Italie. Et comme les moins de 6 ans ne savent pas toujours lire, en clair il va falloir vous coltiner la lecture de Bouchon à voix haute avec votre mouflet sur les genoux. Finalement Bouchon est donc plutôt à réserver aux pédophiles qui veulent avoir un prétexte pour faire asseoir un enfant sur leur genoux parce qu'à part ça, même pour une série enfantine, ça reste assez bas-de-gamme, et donc les parents désireux d'apprendre à leurs enfants les leçons assénées dans Bouchon tout en leur faisant découvrir de belles histoires peuvent sans regret faire l'impasse sur ces albums et chercher autre chose de mieux.

22/04/2004 (modifier)
Par Jérémy
Note: 5/5
Couverture de la série Blame !
Blame !

Là on atteint la perfection, sombre, violent, dérangeant (une petite fille toute mimi qui tue un type avec un sourire aux lèvres puis une petite larme à l'oeil lorsqu'elle regarde le héros, splendide), le vide des grands espaces qui bien que clos vous semblent infinis (en plus ils le sont presque) et d'autres très étroits qui vous filent direct une claustro. Pas trop de dialogue, là du pour et du contre, le pour c'est l'ambiance assurée, la solitude, la peur, le contre ça va TROP vite à lire bon sang !!!!!! Attention à lire aussi Noise qui est similaire à Blame et qui......

22/04/2004 (modifier)
Par fourmi
Note: 4/5
Couverture de la série Kampung Boy
Kampung Boy

Une excellente découverte ! La première BD Malaisienne d'un auteur apparement très connu dans son pays et dans l'Asie toute entière. Nous voici en face d'un monument !!! On apprend tout plein de chose de la vie malaisienne des années 50. Et comme le dit la préface : "c'est presque une étude anthropologique, puisque cette vie a totalement disparu". Ne prenez surtout pas cette phrase au premier degré, genre, "oh-les-gentils-indigènes-kon-va-observer-dans-la-réserve" (je pense à un certain posteur cynique à l'extrême ...). C'est dit simplement au travers de souvenirs, de sensations, issu d'une observation juste, aigüe, fine et intelligente. Une illustration très simple d'un premier abord et qui pourtant se révèle pleine de détails excellement bien vu, d'une richesse incroyable. Un dernier mot pour l'Editeur : tête rock undergrund, toute nouvelle puisque c'est sa première BD, en format long et une impression très bien "chiadée" (désolée du terme mais là j'ai pas d'autre mot...), qui ajoute à la réussite de cet album.

22/04/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Jo
Jo

Une BD que j'ai lue quand j'étais gamin car elle était distribuée dans tous les collèges pour apprendre aux jeunes les dangers du Sida. Et franchement, même gamin, je l'ai trouvée lourde, mièvre, trop portée sur les bons sentiments. Et puis il y a ce côté BD éducative qui m'a rebuté et qui me rebute toujours maintenant que je la refeuillette, adulte. Franchement bof, donc.

22/04/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Dernière fée du pays d'Arvor
La Dernière fée du pays d'Arvor

J'ai lu le tome 1 de cette BD sans rien en attendre, sans savoir du tout de quoi ça parlait ni qui en étaient les auteurs. Et j'ai été plutôt agréablement surpris. Ce qui m'a marqué dès le début, c'est le dessin. La colorisation, le style, effectivement, ça ressemble beaucoup au style plus souvent utilisé pour des illustrations que pour des BDs. Quelques décors, paysages et scènes de foules sont superbes, je trouve. Par contre, je n'aime pas le dessin des personnages : je les trouve figés, presque comme dessinés par un amateur, et leurs visages sont changeants et souvent moches. C'est un étrange contraste entre des personnages un peu ratés et des décors qui, je le répète, m'ont parfois bluffé par leur beauté et la somme de travail qu'ils ont dû demander. Un détail amusant : on dirait que les auteurs ont été fortement inspirés par Les Compagnons du Crépuscule de Bourgeon : la jeune fille qui se fait recueillir par un chevalier taciturne en armure et au visage grêlé, la ville de Brieucq qui ressemble à celle du dernier chant des Malaterre, quelques scènes de rues également... Maintenant au niveau scénario, je trouve ça plutôt moyen. L'histoire du tome 1 n'a rien d'original du tout. Et la narration est lourde : on suit une histoire, en découvre doucement le contenu et les explications, mais l'auteur se sent obligé, toutes les dix planches environ, de tout expliquer de l'intrigue à l'aide de planches où différentes personnes racontent en détail l'histoire passée, le problème actuel, la façon dont on espère le résoudre... La narration est loin d'être fine, donc, à mon sens. Mais bon... Ce n'est pas désagréable, et je le répète, je trouve ça globalement assez beau.

22/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Le village qui s'amenuise
Le village qui s'amenuise

Argl ! Les couleurs sont tellement horribles qu'il faut lire la BD les yeux fermés... Les dessins ne sont pas au point (il a fait autre chose Balez ?), ça manque de précision, de maitrise, de proportions... Bon alors quoi ? Et bien, le scénario. A lui tout seul il m'a tenue au bouquin jusqu'à la fin (un vrai défi !). C'est original, inattendu, marrant, ça me plait.

22/04/2004 (modifier)
Couverture de la série La veuve blanche
La veuve blanche

Alors ça, c'est la surprise du siècle. Un album "Aire Libre" complètement naze, ça se fêterait presque. C'est bien simple, aussitôt lu, aussitôt revendu. A une époque où je conservais précieusement toutes les merdes, cet acte montre bien à quel point j'ai voulu oublier ce truc. Dessin : oh-mon-dieu ! Que c'est laid ! Déjà que je n'aime pas le dessin réaliste, mais en plus quand c'est fait n'importe comment (couleurs abonimables, en plus)... Scénario inexistant : ça consiste à aligner des cases où cette pauvre Valérie déambule. Super. Ca finit bientôt ? Ah non, merde, j'en suis à la 2e page. Passez votre chemin. En courant.

22/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Yakari
Yakari

Attention, jeunesse uniquement. Cette série pleine de bonnes intentions vous gavera très vite si vous la lisez avec une âme d'adulte. C'est didactique et pas très fin : ne juge pas aux apparences, respecte ton entourage (y compris la nature), etc Ca plaira aux enfants pas trop âgés, y'a plein d'animaux sympas, des décors chouettes, et tout le monde a eu envie un jour de savoir parler aux animaux. Plus de 10 ans s'abstenir.

22/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Zoo
Zoo

Des couleurs superbes (Frank au sommet de son art), aux tons sépia, donnent une impression d'intimité à cet album qui se déroule surtout dans le zoo. Lieu clos, à la manière d'un cocon plutôt que d'une prison. Le terme de cocon est d'autant plus approprié que c'est là que naissent et se développent les personnages : Manon, la femme-enfant, Buggy, l'artiste torturé, Anna, qui doit dépasser sa souffrance... Zoo est une histoire émouvante, forte et poignante, que l'on retrouve rarement en bande dessinée.

22/04/2004 (modifier)