Donnons tout de suite les bases : cette série n'a rien d'exceptionnel, rien d'original, rien de révolutionnaire. Ok, et ? Et bah c'est pas si mal pourtant !
J'ai lu le T1 vraiment par hasard, sans être particulièrement attiré par les couvertures un peu ratées, et je me suis laisser prendre dans cette histoire (et j'ai donc acheté la suite)
Bizarrement, j'aime bien ces dessins dépouillés de tous détails. Même les couleurs n'essaient pas de rattraper ça. Au feuilletage, ça donne pas vraiment envie, mais une fois dans la lecture, ça passe tout seul.
C'est un peu pareil avec le scénar d'ailleurs. C'est simple, ça reprend des bonnes grosses ficelles, et pourtant ça passe bien (je deviens trop tolérant ou quoi ?!)
Et puis c'est amusant de voir une nana terrifiée de peur, en pleine enquête policière, se trimballer en mini-jupe à longueur de temps (si ce n'est à poil d'ailleurs)
Bref, c'est pas une série indispensable, mais j'ai passé un bon moment en la lisant.
Je n'ai pas douté un seul instant des qualités de cet album lorsque je l'ai vu pour la première fois. Il faut dire que c'est Isabelle Dethan en personne qui me l'a montré et m'en a parlé lors du festival d'Angoulême. J'aime beaucoup ce qu'elle a fait jusqu'à mainenant, il n'y avait pas de raisons pour que ça change :)
Après feuilletage rapide, j'ai été envouté par ces dessins. Daphné Collignon a un trait fin, presque précieux, malgré un encrage très gras. Le ton général de ses planches donne une charme évident à cet album, c'est un petit délice.
L'histoire en elle même est moins irréprochable cependant. Certains passage sont très cul-cul, un peu gnan-gnan, un peu faciles... Au milieu d'un monde si étrange (puisqu'inconnu) ça fait un peu désordre... Bon, dans l'ensemble, les dialogue sont bons hein, mais parfois ça va pas du tout.
L'histoire en elle même est très agréable à lire, très douce, comme toujours avec Isabelle Dethan. Il y a toujours ces personnages féminins qui n'ont pas un caractère énorme, mais qui sont pourtant la base de tout le récit. On est loin des femmes de caractère (et à forte poitrine) de trop de série d'aujourd'hui... Leur coté fragile est touchant, on s'y attache plus facilement.
Ce n'est que le 1er tome, et je ne sais pas du tout à quoi m'attendre pour la suite. Ce qui est sûr, c'est que je la lirai avec grand plaisir.
Grosse déception. Très grosse déception, même... J'aime la plupart des productions de JD Morvan, j'adore carrément le trait de Munuera, et j'aime vachement "Sillage" et son univers. "Bah alors ?!", me direz-vous...
Bah alors voilà, ça ne passe pas, je me suis carrement ennuyé pendant la lecture de cet album. J'ai du mal avec les animaux qui parlent à Nävis, j'ai du mal avec ce côté "roi lion", j'ai du mal avec le ton trop enfantin de cet album.
Du coup, je lirai peut-être le second tome, mais sans empressement aucun, histoire de voir comment ça évolue.
Sympatoche ce truc, très sympatoche même.
Whamo a un style qui peut paraître assez peu original, mais je m'y suis bien fait, le style est régulier, lisse et sans bavure, rien à redire. C'est surtout les couleurs qui me gênent... Lerolle aurait carrément pu se déchirer un peu plus pour faire un truc moins flashy... Tant pis.
Ce premier tome pose assez vite l'univers présenté et nous lance immédiatement dans l'aventure. Le problème de ce genre de chose, c'est que la présentation des perso est succinte et forcement caricaturale (oui, je sais, je ne suis jamais content, je "repproche" souvent à JD Morvan de n'être pas assez incisif dans ses premiers tomes, mais là, c'est presque l'autre extrème).
Ceci dit, le monde et l'aventure me plaisent bien, y a moyen de faire une sacré bonne série, même s'il y a peu de chance pour que ça devienne la série du siècle ;)
Alors là, je suis sur le cul ! Autant je ne suis pas le fan absolu de Rosinski, autant cet album est graphiquement tout simplement magnifique ! Je suis sous le charme... C'est largement au dessus de Thorgal, Western ou autre chninkel, c'est indéniable.
On m'avait prevenu que c'était largement inspiré par le Comte de Monte-Christo, et je ne peux que le confirmer. Ceci dit, j'ai beaucoup aimé le Comte de Monte-Christo, j'avais donc des chances d'aimer le Comte de Skarbek (le nom est juste moins poétique et moins facile à prononcer)
Je n'ai pas été déçu, loin de là même. Cet album est rondement mené, certes sans grande originalité scénaristique, mais il n'y a pas de failles, tout est carré (sauf le final de la main, mais passons). Du coup, la lecture se fait facilement et on savoure pleinement le récit.
J'ai vraiment senti une frustration monter lorsque j'ai terminé la lecture de ce premier tome... vivement le 2e et dernier !
Je viens justement de me procurer ce mini-album dans la collection Librio (qui soit dit en passant a amélioré la qualité de son papier et la solidité de ses couvertures, tout en augmentant un peu le prix de vente) et j'ai franchement été charmé.
Tout d'abord par le dessin. Tardi y emprunte le style des gravures anciennes, le tout mis en page dans un cadrage style art déco : le résultat est excellent et superbe. Ce dessin noir et blanc tout en trait et en obscurité m'a rappelé Cromwell Stone d'Andreas. Et pour une fois, les visages des personnages de Tardi, que d'habitude je trouve un peu trop exagérés et grossiers, collent parfaitement bien au reste du dessin. Cette Bd est donc particulièrement belle et c'en est dommage d'avoir une version réduite de ces dessins due à la petite taille de l'édition Librio.
Ensuite, il y a le scénario. Ca ressemble à la fois à du Jules Verne et à du Edgar Poe. Il mêle l'aventure et le mystère qu'on pourrait apparenter à du fantastique mais qui se révèle de la science-fiction à la façon dont l'imaginait Verne en son temps. L'histoire n'est pas bête du tout et bien racontée. Elle ne se veut pourtant pas l'égale de scénarios complexes comme on peut en trouver de nos jours : elle a la fraicheur et la naïveté des histoires du siècle dernier auxquelles elle rend hommage.
Comparée à d'autres BDs de Tardi, j'ai trouvé la narration bien plus fluide : on y suit l'intrigue simplement et confortablement, profitant de l'ambiance et du mystère. Tout ce qui se passe est décrit dans les cases de narration et on n'a plus qu'à se laisser porter par l'histoire.
La fin de cette Bd est à la fois grandiose (dans le sens grand spectacle comme une fin de film à grand public) mais aussi naïve, comme la fin d'un livre d'aventure du siècle dernier où tout se passe très vite et sans trop se soucier de la cohérence de tous les détails scénaristiques. Mais justement là, jai trouvé que ça passait très bien, car ça ne se prenait pas vraiment au sérieux. La dernière case me faisait d'ailleurs franchement penser à la Ligue des Gentlemen Extraordinaires, avec son texte de fin qui présage de futures aventures et de grands dangers.
Bref, un très bel ouvrage, beau, frais, intelligent et agréable. Pas déçu de mon achat, si ce n'est que finalement, je n'aurais pas craché sur une plus grande édition.
Je viens d'achever cette BD (qui n'existe désormais qu'en intégrale) et je suis très emballée. A priori ce n'est pas vraiment mon style car je ne suis pas fan de Sfar. Je l'ai surtout acheté car l'univers me plaisait bien et en fin de compte, je suis loin d'être déçue!
Si le dessin ne m'emballe pas outre-mesure, les couleurs sont néanmoins superbes et après-coup, le style de Sfar correspond bien à l'esprit voulu. Les dialogues constituent un bijou d'humour, d'inventivité alliant parler franc et vocabulaire châtié. L'univers féérique est loin d'être naïf grâce au personnage ridiculement horrible de Scarlett, le pirate. Quant à Petrus Barbygére, l'elficologue, il est à la hauteur des héros de cape et d'épée bourrus et courreurs de jupons d'autrefois. Sans oublier les autres personnages hauts en couleurs qui agrémentent la série.
En bref, une très agréable BD au scénario soigné et empli de perles allié à un dessin particulier qui se prête bien au vaste bestiaire féérique et monstrueux de Dubois.
Par ce post, je tenais à intervenir en réaction au précédent avis édité par Cassidy. En effet la lecture de cette BD m'a procuré des moments de franche hilarité, derrière cet humour pas toujours très fin mais ô combien jouissif, le discours sous-jacent me parait plutot dénoncer toutes vélléités guerrières aveugles. Les propos tenus par la "pro" sont volontairement extrémistes tout comme ses attitudes tout au long de la BD (elle fume, tapine, ultra violente...., par conséquent ses propos sont tout autant extremistes).. Parfois il arrive que le message anti-militariste d'une personne soit interprété comme faisant l'apologie de la guerre( ex : starship troopers, chute du faucon noir...)... Aussi, je ne pense pas que Garth Ennis cautionne ce genre de discours, il accentue plutôt le décalage entre la pro prête à gagner par tous les moyens et nos super héros idéalistes et manichéens. Voilà mon interprétation de cette BD qui, je le rappelle, fera davantage travailler vos zigomatiques que votre matière grise.
Ô_Ô
En lisant "300", on ne peut guère qu'ouvrir de grands yeux. Visuellement c'est en effet superbe. Les couleurs, sombres, sont magnifiques et les jeux de lumière sont remplacés ici par d'abondants jeux d'ombre, souvent impressionnants. Pour autant, certaines gueules sont assez typées "américain", comme la femme de Léonidas ou le capitaine par exemple...
"300" s'inspire de la bataille de Thermopyles, où une poignée de Spartiates résistèrent à la gigantesque armée Perse. Mais ce n'est pas le côté historique qui fait sa force. Non, sa force c'est sa dureté, l'esprit implacablement obstiné et résolu des Spartiates, cette obsession d'être un guerrier, d'être dur, fort. Cet aspect est rendu de façon si magistrale qu'on en est tout ébloui, même si on se dit (raisonnablement) que tout ça déborde un peu de téstostérone...
Mais justement, ça marche. Miller prend un trait et le pousse à fond, sans hésiter, tout comme la résolution de ces Spartiates, d'ailleurs. Les personnages ne sont pas sympathiques, ils ne sont pas faits pour ça, non, mais ils sont admirables. Il y a aussi beaucoup de fatalisme dans "300". Mais du fatalisme positif, si on peut dire; celui qui consiste à assumer ses choix jusqu'au bout.
Miller joue aussi la carte du comics de super-héros. Ca me rappelle ce texte dans la bouche de Warren Ellis, dans "Powers" : Quelqu'un qui lit 300 comics de super héros chaque mois est un malade qui a besoin d'un médecin. J'arracherai à son cadavre encore fumant toutes les choses qui ont conduit les super héros à dominer les comics. L'énergie démesurée, les visuels épatants, le fétichisme et tout ça, pour l'appliquer à d'autres genres et d'autres histoires. C'est exactement ce que l'auteur a fait ici, et le résultat fonctionne à merveille.
Voilà, "300" n'est certainement pas un album profond, mais c'est par contre un album absolument superbe, et d'une efficacité incroyable.
Edition USA n'a pas une production énorme, mais visiblement leur politique éditoriale consiste à publier n'importe quoi au hasard pourvu qu'il y ait une fille à gros seins à mettre sur la couverture. Après Pour une poignée de sang ! puis "La Magdalena", voici donc "La Pro".
Ca commence pas mal, comme une parodie assez réjouissante de l'univers des super-héros en général et de la Justice League of America (Superman, Batman et Robin, Wonder Woman Flash, Green Lantern) en particulier. L'humour est un peu gras, un peu con, mais c'est franchement drôle. Oui, vraiment, avant les 5 ou 6 dernières pages, "La Pro" se lit avec plaisir, même si ce n'est clairement pas la meilleure BD de Garth Ennis.
Pourquoi 1/5 alors ?
J'avoue, ça me fait de la peine de mettre la pire note possible à une BD de Garth Ennis. "La Pro" ne mérite peut-être pas un jugement aussi sévère, il y a sans doute beaucoup de mauvaise foi dans cette note.
Mais c'est comme ça, Ennis m'a déçu.
C'est pas grand chose, hein, juste un passage bien puant dans une seule bulle de dialogue... Mais bon, voilà, quand on fait dire à son héroïne, quand on fait dire au seul personnage non-con et non-ridicule de son histoire une débilité nauséabonde comme "Les vrais héros sont ceux qui ont les couilles de larguer des bombes sur des hôpitaux civils et des écoles pour tuer les terroristes qui s'y cachent", ben ch'uis désolé, mais ça passe pas... Justifier des massacre de civils tandis qu'ils se perpétuaient au Moyen-Orient, en les qualifiant d'"héroïques", beueueueueurrrrrk...
Vous me direz, "mais c'est de l'ironie, elle représente l'américaine moyenne et l'américaine moyenne à des idées idiotes, et Ennis se moque de ça"... Là, franchement, j'ai un doute. Un éditeur de comics qui se moque des super-héros, ok, mais un éditeur de comics qui se foutrait délibérément de la majorité de son lectorat, ce serait énorme. Et puis finir par faire passer son héroïne pour une conne alors qu'il s'est appliqué à en faire le seule personnage sympathique de cette BD, alors que c'est la seule qui ait un soupçon d'intelligence au milieu d'une bande de tarés, ce serait vraiment manier une quantité d'ironie que mon cerveau n'est pas abilité à traiter.
Vous me direz aussi, "oui mais bon, c'était peu après le 11 septembre, les gens étaient bouleversés, alors ils disaient n'importe quoi, faut mettre ça sur le compte de la colère..." Admettons. Pardonnons à Ennis, il ne savait pas ce qu'il disait, il ne le refera plus, c'est un bon bougre mais il n'a pas un mauvais fond, sa période "suppôt de Bush Junior" est finie. En attendant, "La Pro" et son joli message sur le sens du sacrifice (le sacrifice de civils moyen-orientaux pour préserver des civils américains) ne passent pas. Voilà.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
L'Ennemi
Donnons tout de suite les bases : cette série n'a rien d'exceptionnel, rien d'original, rien de révolutionnaire. Ok, et ? Et bah c'est pas si mal pourtant ! J'ai lu le T1 vraiment par hasard, sans être particulièrement attiré par les couvertures un peu ratées, et je me suis laisser prendre dans cette histoire (et j'ai donc acheté la suite) Bizarrement, j'aime bien ces dessins dépouillés de tous détails. Même les couleurs n'essaient pas de rattraper ça. Au feuilletage, ça donne pas vraiment envie, mais une fois dans la lecture, ça passe tout seul. C'est un peu pareil avec le scénar d'ailleurs. C'est simple, ça reprend des bonnes grosses ficelles, et pourtant ça passe bien (je deviens trop tolérant ou quoi ?!) Et puis c'est amusant de voir une nana terrifiée de peur, en pleine enquête policière, se trimballer en mini-jupe à longueur de temps (si ce n'est à poil d'ailleurs) Bref, c'est pas une série indispensable, mais j'ai passé un bon moment en la lisant.
Le Rêve de pierres
Je n'ai pas douté un seul instant des qualités de cet album lorsque je l'ai vu pour la première fois. Il faut dire que c'est Isabelle Dethan en personne qui me l'a montré et m'en a parlé lors du festival d'Angoulême. J'aime beaucoup ce qu'elle a fait jusqu'à mainenant, il n'y avait pas de raisons pour que ça change :) Après feuilletage rapide, j'ai été envouté par ces dessins. Daphné Collignon a un trait fin, presque précieux, malgré un encrage très gras. Le ton général de ses planches donne une charme évident à cet album, c'est un petit délice. L'histoire en elle même est moins irréprochable cependant. Certains passage sont très cul-cul, un peu gnan-gnan, un peu faciles... Au milieu d'un monde si étrange (puisqu'inconnu) ça fait un peu désordre... Bon, dans l'ensemble, les dialogue sont bons hein, mais parfois ça va pas du tout. L'histoire en elle même est très agréable à lire, très douce, comme toujours avec Isabelle Dethan. Il y a toujours ces personnages féminins qui n'ont pas un caractère énorme, mais qui sont pourtant la base de tout le récit. On est loin des femmes de caractère (et à forte poitrine) de trop de série d'aujourd'hui... Leur coté fragile est touchant, on s'y attache plus facilement. Ce n'est que le 1er tome, et je ne sais pas du tout à quoi m'attendre pour la suite. Ce qui est sûr, c'est que je la lirai avec grand plaisir.
Nävis
Grosse déception. Très grosse déception, même... J'aime la plupart des productions de JD Morvan, j'adore carrément le trait de Munuera, et j'aime vachement "Sillage" et son univers. "Bah alors ?!", me direz-vous... Bah alors voilà, ça ne passe pas, je me suis carrement ennuyé pendant la lecture de cet album. J'ai du mal avec les animaux qui parlent à Nävis, j'ai du mal avec ce côté "roi lion", j'ai du mal avec le ton trop enfantin de cet album. Du coup, je lirai peut-être le second tome, mais sans empressement aucun, histoire de voir comment ça évolue.
Fléau.world
Sympatoche ce truc, très sympatoche même. Whamo a un style qui peut paraître assez peu original, mais je m'y suis bien fait, le style est régulier, lisse et sans bavure, rien à redire. C'est surtout les couleurs qui me gênent... Lerolle aurait carrément pu se déchirer un peu plus pour faire un truc moins flashy... Tant pis. Ce premier tome pose assez vite l'univers présenté et nous lance immédiatement dans l'aventure. Le problème de ce genre de chose, c'est que la présentation des perso est succinte et forcement caricaturale (oui, je sais, je ne suis jamais content, je "repproche" souvent à JD Morvan de n'être pas assez incisif dans ses premiers tomes, mais là, c'est presque l'autre extrème). Ceci dit, le monde et l'aventure me plaisent bien, y a moyen de faire une sacré bonne série, même s'il y a peu de chance pour que ça devienne la série du siècle ;)
La Vengeance du Comte Skarbek
Alors là, je suis sur le cul ! Autant je ne suis pas le fan absolu de Rosinski, autant cet album est graphiquement tout simplement magnifique ! Je suis sous le charme... C'est largement au dessus de Thorgal, Western ou autre chninkel, c'est indéniable. On m'avait prevenu que c'était largement inspiré par le Comte de Monte-Christo, et je ne peux que le confirmer. Ceci dit, j'ai beaucoup aimé le Comte de Monte-Christo, j'avais donc des chances d'aimer le Comte de Skarbek (le nom est juste moins poétique et moins facile à prononcer) Je n'ai pas été déçu, loin de là même. Cet album est rondement mené, certes sans grande originalité scénaristique, mais il n'y a pas de failles, tout est carré (sauf le final de la main, mais passons). Du coup, la lecture se fait facilement et on savoure pleinement le récit. J'ai vraiment senti une frustration monter lorsque j'ai terminé la lecture de ce premier tome... vivement le 2e et dernier !
Le Démon des glaces
Je viens justement de me procurer ce mini-album dans la collection Librio (qui soit dit en passant a amélioré la qualité de son papier et la solidité de ses couvertures, tout en augmentant un peu le prix de vente) et j'ai franchement été charmé. Tout d'abord par le dessin. Tardi y emprunte le style des gravures anciennes, le tout mis en page dans un cadrage style art déco : le résultat est excellent et superbe. Ce dessin noir et blanc tout en trait et en obscurité m'a rappelé Cromwell Stone d'Andreas. Et pour une fois, les visages des personnages de Tardi, que d'habitude je trouve un peu trop exagérés et grossiers, collent parfaitement bien au reste du dessin. Cette Bd est donc particulièrement belle et c'en est dommage d'avoir une version réduite de ces dessins due à la petite taille de l'édition Librio. Ensuite, il y a le scénario. Ca ressemble à la fois à du Jules Verne et à du Edgar Poe. Il mêle l'aventure et le mystère qu'on pourrait apparenter à du fantastique mais qui se révèle de la science-fiction à la façon dont l'imaginait Verne en son temps. L'histoire n'est pas bête du tout et bien racontée. Elle ne se veut pourtant pas l'égale de scénarios complexes comme on peut en trouver de nos jours : elle a la fraicheur et la naïveté des histoires du siècle dernier auxquelles elle rend hommage. Comparée à d'autres BDs de Tardi, j'ai trouvé la narration bien plus fluide : on y suit l'intrigue simplement et confortablement, profitant de l'ambiance et du mystère. Tout ce qui se passe est décrit dans les cases de narration et on n'a plus qu'à se laisser porter par l'histoire. La fin de cette Bd est à la fois grandiose (dans le sens grand spectacle comme une fin de film à grand public) mais aussi naïve, comme la fin d'un livre d'aventure du siècle dernier où tout se passe très vite et sans trop se soucier de la cohérence de tous les détails scénaristiques. Mais justement là, jai trouvé que ça passait très bien, car ça ne se prenait pas vraiment au sérieux. La dernière case me faisait d'ailleurs franchement penser à la Ligue des Gentlemen Extraordinaires, avec son texte de fin qui présage de futures aventures et de grands dangers. Bref, un très bel ouvrage, beau, frais, intelligent et agréable. Pas déçu de mon achat, si ce n'est que finalement, je n'aurais pas craché sur une plus grande édition.
Petrus Barbygère
Je viens d'achever cette BD (qui n'existe désormais qu'en intégrale) et je suis très emballée. A priori ce n'est pas vraiment mon style car je ne suis pas fan de Sfar. Je l'ai surtout acheté car l'univers me plaisait bien et en fin de compte, je suis loin d'être déçue! Si le dessin ne m'emballe pas outre-mesure, les couleurs sont néanmoins superbes et après-coup, le style de Sfar correspond bien à l'esprit voulu. Les dialogues constituent un bijou d'humour, d'inventivité alliant parler franc et vocabulaire châtié. L'univers féérique est loin d'être naïf grâce au personnage ridiculement horrible de Scarlett, le pirate. Quant à Petrus Barbygére, l'elficologue, il est à la hauteur des héros de cape et d'épée bourrus et courreurs de jupons d'autrefois. Sans oublier les autres personnages hauts en couleurs qui agrémentent la série. En bref, une très agréable BD au scénario soigné et empli de perles allié à un dessin particulier qui se prête bien au vaste bestiaire féérique et monstrueux de Dubois.
The Pro (La Pro)
Par ce post, je tenais à intervenir en réaction au précédent avis édité par Cassidy. En effet la lecture de cette BD m'a procuré des moments de franche hilarité, derrière cet humour pas toujours très fin mais ô combien jouissif, le discours sous-jacent me parait plutot dénoncer toutes vélléités guerrières aveugles. Les propos tenus par la "pro" sont volontairement extrémistes tout comme ses attitudes tout au long de la BD (elle fume, tapine, ultra violente...., par conséquent ses propos sont tout autant extremistes).. Parfois il arrive que le message anti-militariste d'une personne soit interprété comme faisant l'apologie de la guerre( ex : starship troopers, chute du faucon noir...)... Aussi, je ne pense pas que Garth Ennis cautionne ce genre de discours, il accentue plutôt le décalage entre la pro prête à gagner par tous les moyens et nos super héros idéalistes et manichéens. Voilà mon interprétation de cette BD qui, je le rappelle, fera davantage travailler vos zigomatiques que votre matière grise.
300
Ô_Ô En lisant "300", on ne peut guère qu'ouvrir de grands yeux. Visuellement c'est en effet superbe. Les couleurs, sombres, sont magnifiques et les jeux de lumière sont remplacés ici par d'abondants jeux d'ombre, souvent impressionnants. Pour autant, certaines gueules sont assez typées "américain", comme la femme de Léonidas ou le capitaine par exemple... "300" s'inspire de la bataille de Thermopyles, où une poignée de Spartiates résistèrent à la gigantesque armée Perse. Mais ce n'est pas le côté historique qui fait sa force. Non, sa force c'est sa dureté, l'esprit implacablement obstiné et résolu des Spartiates, cette obsession d'être un guerrier, d'être dur, fort. Cet aspect est rendu de façon si magistrale qu'on en est tout ébloui, même si on se dit (raisonnablement) que tout ça déborde un peu de téstostérone... Mais justement, ça marche. Miller prend un trait et le pousse à fond, sans hésiter, tout comme la résolution de ces Spartiates, d'ailleurs. Les personnages ne sont pas sympathiques, ils ne sont pas faits pour ça, non, mais ils sont admirables. Il y a aussi beaucoup de fatalisme dans "300". Mais du fatalisme positif, si on peut dire; celui qui consiste à assumer ses choix jusqu'au bout. Miller joue aussi la carte du comics de super-héros. Ca me rappelle ce texte dans la bouche de Warren Ellis, dans "Powers" : Quelqu'un qui lit 300 comics de super héros chaque mois est un malade qui a besoin d'un médecin. J'arracherai à son cadavre encore fumant toutes les choses qui ont conduit les super héros à dominer les comics. L'énergie démesurée, les visuels épatants, le fétichisme et tout ça, pour l'appliquer à d'autres genres et d'autres histoires. C'est exactement ce que l'auteur a fait ici, et le résultat fonctionne à merveille. Voilà, "300" n'est certainement pas un album profond, mais c'est par contre un album absolument superbe, et d'une efficacité incroyable.
The Pro (La Pro)
Edition USA n'a pas une production énorme, mais visiblement leur politique éditoriale consiste à publier n'importe quoi au hasard pourvu qu'il y ait une fille à gros seins à mettre sur la couverture. Après Pour une poignée de sang ! puis "La Magdalena", voici donc "La Pro". Ca commence pas mal, comme une parodie assez réjouissante de l'univers des super-héros en général et de la Justice League of America (Superman, Batman et Robin, Wonder Woman Flash, Green Lantern) en particulier. L'humour est un peu gras, un peu con, mais c'est franchement drôle. Oui, vraiment, avant les 5 ou 6 dernières pages, "La Pro" se lit avec plaisir, même si ce n'est clairement pas la meilleure BD de Garth Ennis. Pourquoi 1/5 alors ? J'avoue, ça me fait de la peine de mettre la pire note possible à une BD de Garth Ennis. "La Pro" ne mérite peut-être pas un jugement aussi sévère, il y a sans doute beaucoup de mauvaise foi dans cette note. Mais c'est comme ça, Ennis m'a déçu. C'est pas grand chose, hein, juste un passage bien puant dans une seule bulle de dialogue... Mais bon, voilà, quand on fait dire à son héroïne, quand on fait dire au seul personnage non-con et non-ridicule de son histoire une débilité nauséabonde comme "Les vrais héros sont ceux qui ont les couilles de larguer des bombes sur des hôpitaux civils et des écoles pour tuer les terroristes qui s'y cachent", ben ch'uis désolé, mais ça passe pas... Justifier des massacre de civils tandis qu'ils se perpétuaient au Moyen-Orient, en les qualifiant d'"héroïques", beueueueueurrrrrk... Vous me direz, "mais c'est de l'ironie, elle représente l'américaine moyenne et l'américaine moyenne à des idées idiotes, et Ennis se moque de ça"... Là, franchement, j'ai un doute. Un éditeur de comics qui se moque des super-héros, ok, mais un éditeur de comics qui se foutrait délibérément de la majorité de son lectorat, ce serait énorme. Et puis finir par faire passer son héroïne pour une conne alors qu'il s'est appliqué à en faire le seule personnage sympathique de cette BD, alors que c'est la seule qui ait un soupçon d'intelligence au milieu d'une bande de tarés, ce serait vraiment manier une quantité d'ironie que mon cerveau n'est pas abilité à traiter. Vous me direz aussi, "oui mais bon, c'était peu après le 11 septembre, les gens étaient bouleversés, alors ils disaient n'importe quoi, faut mettre ça sur le compte de la colère..." Admettons. Pardonnons à Ennis, il ne savait pas ce qu'il disait, il ne le refera plus, c'est un bon bougre mais il n'a pas un mauvais fond, sa période "suppôt de Bush Junior" est finie. En attendant, "La Pro" et son joli message sur le sens du sacrifice (le sacrifice de civils moyen-orientaux pour préserver des civils américains) ne passent pas. Voilà.