Les derniers avis (114765 avis)

Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Krän
Krän

Je viens de découvrir Krän et je trouve ça pas mal ('Tain, c'est cool !). C'est de la baston défoulante, de la grosse déconnade, des jeux de mots à 2 balles, encore de la baston qui défoule, et plein de gros délires de grobills ! Je me demande quels types de persos ces gars-là jouaient quand ils faisaient des jeux de rôles, mais ils devaient plus souvent lancer les dés que réfléchir à un plan compliqué. :) Franchement, y a des moments, j'étais éclaté de rire (je me fendais la gueule, conviendrait peut-être mieux). C'est vraiment pas prise de tête et on rit de bonne humeur. Bon, c'est un peu de l'humour de gros bourrins, mais je m'assume. ;) Le soucis, c'est que le long d'un tome, c'est assez inégal. Comme je le disais, il y a des moments où je suis pêté de rire, et d'autres où simplement le long de quelques pages, je m'ennuie ou trouve les blagues pas très drôles. Bref, je trouve que ça manque encore de stabilité dans l'humour et de continuité dans la qualité pour être vraiment excellent. En outre, l'humour y est très contemporain : ce sont des blagues sur des trucs à la mode (télé, internet, argot populaire des jeunes des années 90-2000, etc...). Bref, je ne suis pas sûr que cette BD reste une référence de l'humour quand elle aura pris un peu d'âge. Mais en attendant, tant qu'on est jeune, un poil bourrin et qu'on vit dans cette époque, c'est une bonne tranche de rigolade. Après lecture des tomes 4 et 5 : Ah ! J'étais tellement plié de rire lors de la lecture du tome 4 que je ne peux pas m'empêcher de changer ma note de "pas mal" à "franchement bien". Le tome 5, par contre, est moins bon. Dans l'ensemble, je garde donc le même avis : une Bd inégale, parfois pas très drôle, parfois franchement poilante, et ce serait dommage de se priver de tels moments de rigolade simple, défoulante et efficace.

29/03/2004 (modifier)
Par Altaïr
Note: 5/5
Couverture de la série Jeux pour mourir
Jeux pour mourir

Ah "jeux pour mourir" ! Peu de BDs m'ont bouleversée à ce point. Si je faisais une critique formelle, je lui trouverais des tas de défauts, notamment sur le plan graphique (la couleur n'est pas le fort de Tardi et les dessins paraissent "trop gros"). Je lui trouverais des tas de qualités aussi : l'histoire est rendue passionnante de bout en bout par un Tardi toujours sublime au niveau de la narration. Mais au fond on s'en balance. Cette histoire prend aux tripes, noue la gorge, donne les larmes aux yeux. C'est ça qui compte. Une de mes BDs préférées.

29/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Felicidad
Felicidad

Petit coup de coeur pour le dessin, très monochromatique, tout en couleurs directes façon le style Yoann d'Ether Glister, vraiment superbe. Les visages sont tout de même parfois un peu confus. Idem pour certaines transitions, pas très claires. Ce qui me fait mettre une note très moyenne, c'est bien sûr l'histoire, qui commence à peine. Ca m'énerve un peu, tous ces premiers tomes qui ne font qu'ébaucher le début d'une esquisse d'histoire. C'est lourd, ça présage d'une série en beaucoup de volumes pour pas grand chose, et ça ne me donne pas envie de lire la suite. Pourtant l'ambiance est pas mal, un peu façon "28 jours plus tard"... Mais cette lenteur est pour moi vraiment rédhibitoire. :(

29/03/2004 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Il paraît
Il paraît

Tout pareil que ThePatrick. Le premier est en effet assez laid, certaines fois en plus le texte déborde des bulles. L'histoire est assez décousue et sans réel fil conducteur. C'est de la bd que tout le monde peut faire soi-même à sa maison. :) Le deuxième tome est plus intéressant car il poursuit l'idée des "il parait que...", mais le mec va dans les bars écouter les moustachus débiter les "il parait". Il les note dans des carnets, se questionne... et finit par les aborder. Petits par le format mais denses par l'histoire (plus de 50 pages par album), ces bouquins valent le coup d'oeil.

29/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Il paraît
Il paraît

Ces deux tomes sont très inégaux. Le premier donne l'impression d'avoir été fait "comme ça", presque jeté sur une nappe un soir après un bon repas bien arrosé. Le dessin est en effet abominable, du premier jet, mauvais même en tant que tel, strictement sans aucun travail derrière. L'histoire est un peu pareille : ça commence par une situation où les personnages hésitent, discutent sans but, et tout d'un coup, ** pouf **, on tombe sur les fameux "il paraît". Ca sent l'improvisation à plein nez... Le deuxième tome en revanche, poursuit l'idée du premier, et l'emmène nettement plus moins, la développant de façon intéressante, nettement plus construite, avec une petite connotation (je cite) "quasi-mystique ou tout simplement métaphysique" pas désagréable du tout. :) Le dessin est ici au moins un peu travaillé (plus que le tome 1 en tout cas, ce qui n'est pas difficile à faire), et le résultat tout à fait acceptable. En plus pour les pinailleux, avec 55 (petites) pages, cet album est pour l'instant le plus épais de la série. Donc voilà : 2 pour le 1er, 4 pour le 2ème, et le premier album de Baladi que j'aime bien. :)

29/03/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Malika secouss
Malika secouss

J'ai eu une agréable surprise avec cette série. Avant d'ouvrir la BD, en voyant que les personnages étaient des jeunes de banlieue, que la série faisait partie du lot de BDs de la bande à Tchö!, etc..., je me suis dit que ça allait vite me gonfler comme histoires. Mais finalement, l'humour est très bon. Il n'y a pas de parti pris comme j'aurais pu le craindre (genre "les jeunes sont les gentils innocents et le reste de la société des gros cons", voire l'inverse), pas d'histoires entrées dans le moule de la mode djeun's avec du hip-hop, etc... Bien sûr, la musique, le sport, le teush', les relations avec les keufs, le racisme, les connards avec leurs pit', et tutti quanti si vous me passez l'expression, font partie du décor et des histoires de Malika Secouss mais ce n'est pas là le sujet central. Car le sujet central c'est l'humour, et j'avoue qu'il est parfois très bon. (j'étais plié sur le gag de l'escalade : "Aurevoir !"... :) ) Les personnages sont attachants et pas antipathiques comme j'aurais pu le craindre de héros de BD sensés représenter des "jeunes des banlieues qui assurent trop grave, j'te jure". Bon, tout n'est pas du même niveau. Certains gags m'ont laissé froid. Mais dans l'ensemble, voilà une série à la fois jeune et moderne que je trouve vraiment pas mal.

29/03/2004 (modifier)
Par Peg
Note: 2/5
Couverture de la série Gnomes de Troy
Gnomes de Troy

Il faut avouer que le scénario n'est pas transcendant. Néanmoins découvrir Lanfeust et ses petits camarades quand ils étaient gosses m'a plutôt amusé. Et puis l'univers des enfants est plutôt proche de celui-ci : ils sont affreux, inventifs, voire même méchants quand ils sont entre eux. J'ai trouvé cette bd en occasion à 1€50. Alors pour le prix, malgré les failblesses du scénario, ce n'est pas très grave. N.B. : Au CDI du collège les élèves ont adoré.

29/03/2004 (modifier)
Par Altaïr
Note: 3/5
Couverture de la série Vitesse moderne
Vitesse moderne

Etrange oeuvre que cette BD là. Nous somme donc de toute évidence dans un rêve psychanalytique, celui d'une jeune danseuse métis nommée Lola. Ce postulat aurait pu donner lieu à des délires incompréhensibles mais ce n'est pas le cas, l'album se lit très bien et, malgré un déroulement totalement imprévisible, le lecteur n'est jamais "largué". Malheureusement, au final cet album m'apparaît comme un exercice de style un peu vain. Si on avait eu des clefs pour déchiffrer ce rêve il aurait pu être passionnant, mais Blutch ne nous en livre aucune. On ne sait pas qui est Lola, ni à quoi ressemble sa vie ou dans quelle circonstance elle en vient à faire ce rêve. On aurait envie d'interpréter ce rêve mais il nous manque des pièces du puzzle. "Vitesse Moderne" fait inévitablement penser à "Mulholland drive", cela a déjà été dit, mais souffre énormément de la comparaison. Le film de Lynch semble d'une richesse infinie, et donne l'impression que "Vitesse Moderne" n'explore que la surface des choses. Bref, un album plaisant mais frustrant, et au final assez décevant.

29/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Watchmen
Watchmen

Le génie a ceci de particulier qu'il est incomparable. Déjà avec From Hell, Alan Moore nous laissait époustouflé. Mais avec "Watchmen", on reste hagard, assommé, ahuri. "Watchmen" dépasse de plusieurs ordres de grandeur l'écrasante majorité de tout ce qui existe actuellement en bande dessinée. Moore veut faire quelque chose ? Qu'à cela ne tienne, il se lance dedans corps et âme, et sans compromission réalise ce qu'il veut faire comme il le veut, le jet sur le papier d'un esprit démesuré qui brasse concepts et narration avec une aisance facile, comme si cela lui était naturel depuis toujours. De quoi rappeler à l'humilité beaucoup de créateurs, tous domaines confondus. (vous aurez compris que ceci est mon impression, pas nécessairement la réalité :)) Car "Watchmen", c'est un monument. Rien que par la taille : 12 livrets d'une bonne trentaine de pages, agrémentés à chaque fois d'un petit dossier complémentaire, cela promet une lecture longue. Très longue. En plus en VO, le langage de la rue est relativement malaisé à comprendre. "Watchmen" parle (entre autres !) de super-héros. Mais de super-héros vieux, usés, dépassés, à la retraite. De super-héros plus jeunes aussi, mais mis à l'écart, oubliés, soumis à la loi, et eux aussi perdus, désorientés. De super-héros humains, qui doivent faire de la musculation, s'entraîner incessamment pour rester en forme. De super-héros qui, comme Rorschach, n'ont rien de super-héroïque mais sont au contraire complètement humains. De super-héros qui malgré tout présentent une différence avec l'humanité, ce qui soulève immédiatement le problème de la différence, de la cohabitation, du rejet, thème qui est présent en toile de fond dans "Watchmen". Ouvrage apparemment fondateur, le sujet a depuis été repris par bien d'autres (voir Powers et Kingdom Come, entre autres), preuve de l'originalité et de l'intérêt de la chose, comme pour Tolkien dans un domaine voisin. Malgré tout, l'inrigue principale paraît mince, a posteriori, et on pourrait même le résumer en quelques petites lignes. Car ce qui fait l'incomparable richesse de "Watchmen", ce n'est pas le fil directeur de l'album, enquête certes bien menée, intéressante, mais finalement pas renversante. Non, ce qui fait cette richesse, c'est l'incroyable galerie de ces personnages absolument superbes, l'absolu cynisme d'Alan Moore, qui à travers ce livre nous jette à la face un regard froid et réaliste sur notre monde, sur la politique à grande échelle, sur nous en tant qu'humains, sur nos croyances et leurs raisons d'être. Je ne vais pas entrer dans les détails, ce serait long et lassant, mais chacun des personnages principaux a une personnalité extrêmement marquée et marquante, symbolisant de façon parfois à peine couverte diverses notions pas du tout édulcorées (cf le Docteur Manhattan, quasi-omnipotent, et pourtant presque totalement impuissant, l'image même de Dieu, comme cela est suggéré tout du long). Moore, sous des dessous de fiction, la joue ici à la dure, à la réaliste, à la crédible, que même les meilleures saisons de X-Files peuvent aller se rhabiller. De plus, les petits dossiers à la fin de chaque chapitre (dont la lecture est largement dispensable la première fois) sont très intéressants. Adoptant le point de vue de différents personnages (le Nite Owl original, le professeur Milton Glass...), ou montrant des documents annexes (coupures de journaux, casier judiciaire de Rorschach...), ils permettent de creuser l'univers dépeint, de lancer de nombreuses pistes pour le lecteur intéressé, et tout simplement d'entrer encore plus dans l'oeuvre et la réflexion associée. Loin d'être superflus, ils sont réellement enrichissants. Rien que cela fait de "Watchmen" une lecture démesurément riche, trop en tout cas pour tout saisir en une seule fois. Mais ce n'est pas tout. Il y a la mise en scène... elle aussi d'une richesse impressionnante... Découpage (pourtant a priori très austère, basé sur un gaufrier 3 x 3), cadrages, symboles leitmotivs, scènes en arrière-plan, utilisation d'une thématique pour chacun des douze livrets (c'est particulièrement visible pour le chapitre 4, sur Docteur Manhattan), chevauchement de la narration pour deux histoires différentes (le comics que lit le gamin, où le héros essaie déséspérément de revenir à Davidstown, dont les textes s'appliquent également -- mais avec une autre signification -- à l'histoire en cours, et dont le final éclaire cette même histoire d'une lumière intéressante), doubles-sens en pagaille (graphiques et textuels), etc. Bref, au niveau de la composition, c'est là encore impressionnant... La facilité avec laquelle cela semble être fait me rappelle d'ailleurs un peu David Lodge, qui n'hésite pas à utiliser allègrement à sa façon les genres littéraires existants. Les couleurs par contre, il faut bien le dire, sont absolument ignobles. :( Palette chromatique plus que limitée et pétante à déchirer les yeux, aplats massifs, c'en est presque repoussant. Et le dessin, pas mauvais mais très standard façon comics quelconque, n'arrange pas vraiment les choses. :( Alors malgré ce panégyrique, je ne mets que 4/5, car en effet le tout est très dense, beaucoup trop pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur à la 1ère lecture... ce qui laisse entendre que ce sera très probablement culte à ma deuxième lecture. :) - richesse de l'oeuvre : 5/5 (je n'ai pas encore vu mieux !) - mise en scène : 5/5 - dessin : 3/5 - couleurs : 1/5 - plaisir de lecture : 4/5 Un dernier mot, sur la comparaison qui semble être faite par certains de "Watchmen" et Kingdom Come. Les deux ont en commun une certaine thématique (l'intégration des super héros parmi l'humanité, avec tous les problèmes que cela comporte, aux niveaux personnel et politique), mais là où le premier présente une véritable richesse littéraire dans sa forme, rare même parmi les meilleurs romans, et profitant bien de la spécifité du médium bande dessinée, là où on sent l'esprit d'horloger d'Alan Moore avec un regard d'une profondeur fascinante, critique, cynique, décortiquant notre monde pour le retranscrire, le second -- bien qu'à mon avis excellent -- est très nettement plus terre à terre, plus premier degré... Mais à lire tout de même. :)

29/03/2004 (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série Berceuse assassine
Berceuse assassine

C'est une idée de narration très originale, ces trois points de vue en parallèle. Les dessins sont tout à fait honorables, même si les couleurs ne sont pas très réussies dans l'ensemble. L'ensemble réussit tout de même à créer une atmosphère lourde et malsaine à souhait. La conclusion du troisième tome semble nous indiquer où l'auteur veut en venir, même si ce volume est un peu à part des deux autres. Une réussite.

28/03/2004 (modifier)