Bon, j'aime assez le dessin de Mazel même s'il est ici très classique dans le genre de BD aventure/humour/jeunesse parues dans Spirou.
Mais par contre, je n'aime pas cette série au niveau des scénarios et des personnages. Je ferais à Boulouloum/Kaloum le même reproche que je fais à Titi dans Titi et Gros Minet : cette petite andouille est toujours défenseur du bien et de la gentillesse, il gagne sans arrêt et ça m'agace ! Je ne sais pas pourquoi mais ce mini-tarzan me donne des envies de le baffer que je le lise maintenant autant que lorsque j'étais jeune. Encore Guiliguili/Kong est assez sympa comme perso (le gros costaud gentil et serviable), mais alors l'autre miniature... grumpf...
Enfin, passons. Au niveau scénario, c'est du tout gentil, tout gamin au départ. Il y a les méchants braconniers/chasseurs d'ivoire et autres, et heureusement il y a le petit défenseur de la nature et son gros garde du corps et hop, ils ont gagné et tout est bien qui finit bien. Ca devient un peu moins simplet au bout de quelques tomes, mais les scénarios ne m'ont franchement jamais captivé.
Avec le temps, je trouve que cette série ressemble pas mal à la série Le Marsupilami, sauf que je trouve la seconde plus amusante... quoique...
Bendis est certainement l’un des types les plus prolifiques en ce moment outre-atlantique.
Il a prouvé récemment ses talents d’artiste complet en signant des albums comme "Goldfish" ou "Torso", il a sa série « Powers » en creator-owner éditée chez Image, et il fournit à Marvel plusieurs scénarios par mois : Ultimate X-Men, Ultimate Spider-Man, Ultimate FF, Ultimate Six, Daredevil et Alias pour la ligne MAX, réservée à un lectorat averti. De toute la ligne MAX, "Alias" est d’ailleurs la seule série qui vaille franchement le coup.
D’abord oubliez complètement la série télévisée du même nom, ça n’a aucun rapport. Bendis développe ici les enquêtes d’une ancienne super-héroïne reconvertie en détective privée. Jessica Jones a fait partie des Vengeurs, et a gardé quelques relations privilégiées dans le monde des héros en collants. C’est d’ailleurs dans les coulisses de cet univers qu’elle évolue, ses enquêtes l’amenant à dévoiler la face cachée des super-héros de la Marvel. On a une autre approche de ces mythes, un peu à la manière des thèmes abordés dans "Powers", à ceci près que ces super-héros sont des personnages parfois vieux de plusieurs dizaines d’années, entrés dans l’imaginaire collectif.
Vus par l’œil de Bendis, ils prennent une autre dimension grâce à Jessica Jones. L’univers Marvel est soudain moins coloré, moins lumineux que d’habitude. Les paillettes laissent la place à quelque chose de plus terre-à-terre, et le dessin témoigne du parti pris de la narration qu’adopte Bendis.
Faut-il le redire, Bendis est un spécialiste des polars, il sait et aime mettre en scène des flics, des détectives, des petits malfrats et des gens ordinaires. Et c’est par leur intermédiaire qu’il aborde le thème des super-héros, ce qui à défaut d’être incroyablement innovant, change malgré tout du comics mainstream habituel. La recette n’est pas nouvelle, mais elle fonctionne, parce que Bendis sait raconter une histoire, sait captiver le lecteur.
Sa science de l’intrigue, la façon qu’il a de ciseler ses dialogues, le rythme qu’il donne à son récit et l’humanité pleine de réalisme de ses personnages sont indéniables dans "Alias". Et ça marche plutôt bien, on se prend à la lecture et on ne lâche la BD qu’une fois l’histoire terminée.
"Alias" est une des plus belles réussites de Bendis selon moi. Le dessin de Michael Gaydos et les participations graphiques (les couvertures entre autres) de David Mack (qui a été associé à Bendis sur "Daredevil" aussi) ajoutent à la qualité de la série, qui est certainement l’une des plus intéressantes séries de la Maison des Idées.
À lire si l’on recherche un bon compromis entre super-héros et polar.
Les semic books se multiplient, et deviennent vraiment des gages de qualité. Cette collection qui prend de plus en plus d’ampleur commence à sortir du comics purement mainstream en glissant tout doucement vers des labels plus adultes, dont Vertigo, qui regroupe des séries beaucoup plus ciblées adultes.
Ici il s’agit donc de Christopher Chance, espion-mercenaire free-lance, il prend l’identité que vous désirez pour faire ce que vous souhaitez. En véritable caméléon, il adopte non seulement l’apparence, mais aussi la personnalité de ceux qu’il copie. Ce qui forcément finit par influer sur sa vie à lui, sa personnalité propre.
Peter Milligan, en scénariste de talent qu’il est, entraîne le lecteur dans une quête de la vérité, une quête d’identité pour des personnages qui se perdent entre rôles et réalité. Personnage mûr pour la schizophrénie et l’oubli de soi, Chance est un héros hors du commun, riche et insaisissable.
L’histoire que développe Milligan ne laisse pas de répit aux protagonistes ni au lecteur qui ne peut pas se permettre de lecture distraite s’il veut suivre correctement tout ce qui se passe.
Le dessin épuré mais très évocateur du regretté Biukovic qui semblait promis à une belle carrière, ainsi qu’une mise en page efficace permettent de progresser aisément dans cette histoire aux multiples tenants et aboutissants.
Je ne vous parle même pas des couvertures sensationnelles du toujours excellent Tim Bradstrett (cover artist de "Preacher" et du "Punisher" de Ennis, entre autres), qui ne se regardent pas, mais qui se dégustent.
À lire d’une traite et au calme, vous ne serez pas déçus.
Bien...
Bonjour. :)
J'ai acheté cette BD pour son dessin, en effet celui-ci est très particulier et réellement différent des traits habituels... un beau style, quoi!
Puis lors de la lecture, j'ai été complètement subjugué par le choix des couleurs... Regardez les images dans la galerie... c'est parfaitement en adéquation avec le dessin et le thème !
Et enfin, je ne regrette pas cet achat, car même le scénario et l'histoire m'ont accroché (alors que je suis plutôt du genre "Hard Boiled", "Megalex" ou "Alef-Thau")... C'est un superbe mélange de poésie et d'aventure !
Cette série est directement entrée au top 5 de ma collection.
Vivement le tome 4 (si notre ami M.Pedrosa veut bien oublier temporairement la mousaka :)).
Si le scénario puise allègrement dans les fondements même du polar de littérature et de cinéma (ce qui ne lui donne pas un caractère exceptionnel), la grande force de "Blacksad" est sans conteste les fabuleux dessins de Guarnido.
Attention, ça ne veut pas dire que le scénario n’a pas d’intérêt, juste qu’il entre dans la moyenne de ce qui se fait de bien dans le genre, et qu’on entendrait moins parler de cette BD si elle n’était pas sublimée par son graphisme. Des histoires honnêtes donc, et un trait époustouflant de justesse, de finesse et d’efficacité.
C’est d’ailleurs ce qui m’empêche de mettre 5 étoiles à cette série. Louer ses qualités d’accord, parce qu’il y a largement de quoi, en faire le symbole de ce qui se fait de mieux, non, je trouve que ce serait exagérer.
Quoiqu’il en soit, le succès de cette BD suffit pour comprendre qu’elle possède un petit truc en plus qui en fait une très bonne série. Ça a été suffisamment dit et répété pour que je ne m’étale pas plus dessus, les enquêtes du chat noir dans son univers d’animaux antropomorphiques sont un régal à suivre pour les yeux, et on ne se lasse pas de relire ces somptueuses planches.
Inutile donc de perdre plus de temps à lire cet énième avis, achetez "Blacksad" et lisez-le !
Il s'agit d'un album passable. Au départ on se demande un peu ce qui se passe, puis on comprend qu'on prend l'histoire par la fin. Le récit est une suite de flash-backs sur ce qui s'est passé cette fameuse nuit du lièvre. Je trouve qu'on ressent assez bien l'époque et le contexte années 50. La fin est pas mal, finalement.
Les dessins sont lisibles, personnellement je ne les trouve pas moches. Bref une lecture qui peut être intéressante mais loin d'être indispensable.
Ce qui est frappant dans cette BD, c'est la justesse avec laquelle est rendue l'atmosphère d'une ville moyenne aux US. Pour quelqu'un qui a un peu voyagé dans cette région des Etats-Unis, les deux premiers tomes rappelleront énormément de souvenirs.
Le dessin est par ailleurs d'une très grande qualité, très précis et détaillé tout en gardant la fluidité nécessaire pour ne pas être rébarbatif.
L'intrigue, quant à elle, est une intrigue de thriller, pas très originale, parfois un peu confuse, mais le background mystérieux du héros maintient l'intérêt du lecteur, car de nombreuses pistes restent à explorer.
Une série sans prétention mais très agréable à lire. Espérons que la suite restera à ce niveau.
Gamin puis ado, j'ai été vacciné à doses massives d'"Alix", et j'en garde une certaine nostalgie. En regardant cette série aujourd'hui, ses défauts se font flagrants. Le dessin de Martin est très académique, les postures sont figées et les visages peu expressifs. Les personnages ont peu de profondeur. Comme l'a souligné Ro, Enak ne sert strictement rien sinon à s'évanouir et/ou à se faire sauver par Alix au moins une fois par album (même si leur relation a un caractère ambigu assez intéressant... mais est-ce volontaire de la part de l'auteur?). Quant au héros, il est un monstre de froideur, le devoir incarné, apparemment incapable du moindre sentiment. Les scénarios enfin, sont vraiment ultra-classiques comme c'est le cas des nombreuses BD d'aventure de cette époque.
Mais il y a quand même des points positifs.
D'abord, certains albums sont vraiment excellents. Je pense notamment au "Dernier Spartiate", aux "Légions Perdues" ou encore au "Spectre de Carthage". Ensuite, le travail de recherche effectué par l'auteur est véritablement impressionnant. Lire "Alix" quand on est jeune, cela permet de découvrir le monde passionnant de l'Antiquité et donne envie d'aller plus loin dans cette découverte. Par certains aspects, il mériterait presque de figurer dans les programmes scolaires.
Mais quand on est plus vieux, ça me paraît difficile de se replonger dedans.
Bon ben désolée, mais moi j'ai pas aimé. J'ai eu beaucoup de mal avec le dessin, je n'ai pas accroché du tout. Pas en raison d'un mauvais coup de crayon, loin de là, mais plutôt que le style utilisé n'est pas mon préféré, pour ne pas dire qu'il me rebute.
L'histoire est originale, mais bon, au bout d'un moment on a bien compris, c'est pas la peine d'en remettre une couche.
Mais rassurez-vous, les avis précédents sont élogieux, comme quoi, c'est une question de goût.
J'ai bien rigolé, même si tout n'est pas bon. Certains gags sont des revisités, d'autres, des franchement déjà-vus, d'autres des bonnes idées... à la chute parfois imprévisible ! Même si le chien rappelle Grimmy, l'album se démarque des habituels récits "chiens/chats".
J'aime bien ce que fait l'auteur dans Fluide et j'ai retrouvé avec plaisir son humour débile et son dessin.
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Boulouloum et Guiliguili (Les Jungles Perdues)
Bon, j'aime assez le dessin de Mazel même s'il est ici très classique dans le genre de BD aventure/humour/jeunesse parues dans Spirou. Mais par contre, je n'aime pas cette série au niveau des scénarios et des personnages. Je ferais à Boulouloum/Kaloum le même reproche que je fais à Titi dans Titi et Gros Minet : cette petite andouille est toujours défenseur du bien et de la gentillesse, il gagne sans arrêt et ça m'agace ! Je ne sais pas pourquoi mais ce mini-tarzan me donne des envies de le baffer que je le lise maintenant autant que lorsque j'étais jeune. Encore Guiliguili/Kong est assez sympa comme perso (le gros costaud gentil et serviable), mais alors l'autre miniature... grumpf... Enfin, passons. Au niveau scénario, c'est du tout gentil, tout gamin au départ. Il y a les méchants braconniers/chasseurs d'ivoire et autres, et heureusement il y a le petit défenseur de la nature et son gros garde du corps et hop, ils ont gagné et tout est bien qui finit bien. Ca devient un peu moins simplet au bout de quelques tomes, mais les scénarios ne m'ont franchement jamais captivé. Avec le temps, je trouve que cette série ressemble pas mal à la série Le Marsupilami, sauf que je trouve la seconde plus amusante... quoique...
Jessica Jones : Alias (Alias)
Bendis est certainement l’un des types les plus prolifiques en ce moment outre-atlantique. Il a prouvé récemment ses talents d’artiste complet en signant des albums comme "Goldfish" ou "Torso", il a sa série « Powers » en creator-owner éditée chez Image, et il fournit à Marvel plusieurs scénarios par mois : Ultimate X-Men, Ultimate Spider-Man, Ultimate FF, Ultimate Six, Daredevil et Alias pour la ligne MAX, réservée à un lectorat averti. De toute la ligne MAX, "Alias" est d’ailleurs la seule série qui vaille franchement le coup. D’abord oubliez complètement la série télévisée du même nom, ça n’a aucun rapport. Bendis développe ici les enquêtes d’une ancienne super-héroïne reconvertie en détective privée. Jessica Jones a fait partie des Vengeurs, et a gardé quelques relations privilégiées dans le monde des héros en collants. C’est d’ailleurs dans les coulisses de cet univers qu’elle évolue, ses enquêtes l’amenant à dévoiler la face cachée des super-héros de la Marvel. On a une autre approche de ces mythes, un peu à la manière des thèmes abordés dans "Powers", à ceci près que ces super-héros sont des personnages parfois vieux de plusieurs dizaines d’années, entrés dans l’imaginaire collectif. Vus par l’œil de Bendis, ils prennent une autre dimension grâce à Jessica Jones. L’univers Marvel est soudain moins coloré, moins lumineux que d’habitude. Les paillettes laissent la place à quelque chose de plus terre-à-terre, et le dessin témoigne du parti pris de la narration qu’adopte Bendis. Faut-il le redire, Bendis est un spécialiste des polars, il sait et aime mettre en scène des flics, des détectives, des petits malfrats et des gens ordinaires. Et c’est par leur intermédiaire qu’il aborde le thème des super-héros, ce qui à défaut d’être incroyablement innovant, change malgré tout du comics mainstream habituel. La recette n’est pas nouvelle, mais elle fonctionne, parce que Bendis sait raconter une histoire, sait captiver le lecteur. Sa science de l’intrigue, la façon qu’il a de ciseler ses dialogues, le rythme qu’il donne à son récit et l’humanité pleine de réalisme de ses personnages sont indéniables dans "Alias". Et ça marche plutôt bien, on se prend à la lecture et on ne lâche la BD qu’une fois l’histoire terminée. "Alias" est une des plus belles réussites de Bendis selon moi. Le dessin de Michael Gaydos et les participations graphiques (les couvertures entre autres) de David Mack (qui a été associé à Bendis sur "Daredevil" aussi) ajoutent à la qualité de la série, qui est certainement l’une des plus intéressantes séries de la Maison des Idées. À lire si l’on recherche un bon compromis entre super-héros et polar.
Human Target
Les semic books se multiplient, et deviennent vraiment des gages de qualité. Cette collection qui prend de plus en plus d’ampleur commence à sortir du comics purement mainstream en glissant tout doucement vers des labels plus adultes, dont Vertigo, qui regroupe des séries beaucoup plus ciblées adultes. Ici il s’agit donc de Christopher Chance, espion-mercenaire free-lance, il prend l’identité que vous désirez pour faire ce que vous souhaitez. En véritable caméléon, il adopte non seulement l’apparence, mais aussi la personnalité de ceux qu’il copie. Ce qui forcément finit par influer sur sa vie à lui, sa personnalité propre. Peter Milligan, en scénariste de talent qu’il est, entraîne le lecteur dans une quête de la vérité, une quête d’identité pour des personnages qui se perdent entre rôles et réalité. Personnage mûr pour la schizophrénie et l’oubli de soi, Chance est un héros hors du commun, riche et insaisissable. L’histoire que développe Milligan ne laisse pas de répit aux protagonistes ni au lecteur qui ne peut pas se permettre de lecture distraite s’il veut suivre correctement tout ce qui se passe. Le dessin épuré mais très évocateur du regretté Biukovic qui semblait promis à une belle carrière, ainsi qu’une mise en page efficace permettent de progresser aisément dans cette histoire aux multiples tenants et aboutissants. Je ne vous parle même pas des couvertures sensationnelles du toujours excellent Tim Bradstrett (cover artist de "Preacher" et du "Punisher" de Ennis, entre autres), qui ne se regardent pas, mais qui se dégustent. À lire d’une traite et au calme, vous ne serez pas déçus.
Ring Circus
Bien... Bonjour. :) J'ai acheté cette BD pour son dessin, en effet celui-ci est très particulier et réellement différent des traits habituels... un beau style, quoi! Puis lors de la lecture, j'ai été complètement subjugué par le choix des couleurs... Regardez les images dans la galerie... c'est parfaitement en adéquation avec le dessin et le thème ! Et enfin, je ne regrette pas cet achat, car même le scénario et l'histoire m'ont accroché (alors que je suis plutôt du genre "Hard Boiled", "Megalex" ou "Alef-Thau")... C'est un superbe mélange de poésie et d'aventure ! Cette série est directement entrée au top 5 de ma collection. Vivement le tome 4 (si notre ami M.Pedrosa veut bien oublier temporairement la mousaka :)).
Blacksad
Si le scénario puise allègrement dans les fondements même du polar de littérature et de cinéma (ce qui ne lui donne pas un caractère exceptionnel), la grande force de "Blacksad" est sans conteste les fabuleux dessins de Guarnido. Attention, ça ne veut pas dire que le scénario n’a pas d’intérêt, juste qu’il entre dans la moyenne de ce qui se fait de bien dans le genre, et qu’on entendrait moins parler de cette BD si elle n’était pas sublimée par son graphisme. Des histoires honnêtes donc, et un trait époustouflant de justesse, de finesse et d’efficacité. C’est d’ailleurs ce qui m’empêche de mettre 5 étoiles à cette série. Louer ses qualités d’accord, parce qu’il y a largement de quoi, en faire le symbole de ce qui se fait de mieux, non, je trouve que ce serait exagérer. Quoiqu’il en soit, le succès de cette BD suffit pour comprendre qu’elle possède un petit truc en plus qui en fait une très bonne série. Ça a été suffisamment dit et répété pour que je ne m’étale pas plus dessus, les enquêtes du chat noir dans son univers d’animaux antropomorphiques sont un régal à suivre pour les yeux, et on ne se lasse pas de relire ces somptueuses planches. Inutile donc de perdre plus de temps à lire cet énième avis, achetez "Blacksad" et lisez-le !
La Nuit du Lièvre
Il s'agit d'un album passable. Au départ on se demande un peu ce qui se passe, puis on comprend qu'on prend l'histoire par la fin. Le récit est une suite de flash-backs sur ce qui s'est passé cette fameuse nuit du lièvre. Je trouve qu'on ressent assez bien l'époque et le contexte années 50. La fin est pas mal, finalement. Les dessins sont lisibles, personnellement je ne les trouve pas moches. Bref une lecture qui peut être intéressante mais loin d'être indispensable.
James Healer
Ce qui est frappant dans cette BD, c'est la justesse avec laquelle est rendue l'atmosphère d'une ville moyenne aux US. Pour quelqu'un qui a un peu voyagé dans cette région des Etats-Unis, les deux premiers tomes rappelleront énormément de souvenirs. Le dessin est par ailleurs d'une très grande qualité, très précis et détaillé tout en gardant la fluidité nécessaire pour ne pas être rébarbatif. L'intrigue, quant à elle, est une intrigue de thriller, pas très originale, parfois un peu confuse, mais le background mystérieux du héros maintient l'intérêt du lecteur, car de nombreuses pistes restent à explorer. Une série sans prétention mais très agréable à lire. Espérons que la suite restera à ce niveau.
Alix
Gamin puis ado, j'ai été vacciné à doses massives d'"Alix", et j'en garde une certaine nostalgie. En regardant cette série aujourd'hui, ses défauts se font flagrants. Le dessin de Martin est très académique, les postures sont figées et les visages peu expressifs. Les personnages ont peu de profondeur. Comme l'a souligné Ro, Enak ne sert strictement rien sinon à s'évanouir et/ou à se faire sauver par Alix au moins une fois par album (même si leur relation a un caractère ambigu assez intéressant... mais est-ce volontaire de la part de l'auteur?). Quant au héros, il est un monstre de froideur, le devoir incarné, apparemment incapable du moindre sentiment. Les scénarios enfin, sont vraiment ultra-classiques comme c'est le cas des nombreuses BD d'aventure de cette époque. Mais il y a quand même des points positifs. D'abord, certains albums sont vraiment excellents. Je pense notamment au "Dernier Spartiate", aux "Légions Perdues" ou encore au "Spectre de Carthage". Ensuite, le travail de recherche effectué par l'auteur est véritablement impressionnant. Lire "Alix" quand on est jeune, cela permet de découvrir le monde passionnant de l'Antiquité et donne envie d'aller plus loin dans cette découverte. Par certains aspects, il mériterait presque de figurer dans les programmes scolaires. Mais quand on est plus vieux, ça me paraît difficile de se replonger dedans.
Vincent et Van Gogh
Bon ben désolée, mais moi j'ai pas aimé. J'ai eu beaucoup de mal avec le dessin, je n'ai pas accroché du tout. Pas en raison d'un mauvais coup de crayon, loin de là, mais plutôt que le style utilisé n'est pas mon préféré, pour ne pas dire qu'il me rebute. L'histoire est originale, mais bon, au bout d'un moment on a bien compris, c'est pas la peine d'en remettre une couche. Mais rassurez-vous, les avis précédents sont élogieux, comme quoi, c'est une question de goût.
Klebar le Chien
J'ai bien rigolé, même si tout n'est pas bon. Certains gags sont des revisités, d'autres, des franchement déjà-vus, d'autres des bonnes idées... à la chute parfois imprévisible ! Même si le chien rappelle Grimmy, l'album se démarque des habituels récits "chiens/chats". J'aime bien ce que fait l'auteur dans Fluide et j'ai retrouvé avec plaisir son humour débile et son dessin.