Delmas veut créer une ambiance dans ses bds, c’est ambitieux tant la tâche est difficile à mettre en œuvre... et il y arrive ! Manque de bol, l’ambiance est le seul élément positif de cet album, et pire, c’est l’ambiance qui vampirise totalement le scénario. Il prend son temps pour placer l’histoire et cette ambiance, et finalement je me suis ennuyé sec. La fin de la lecture a été laborieuse et pénible, j’ai même passé des passages entiers tellement ça me saoulait.
Ambiance ambiance, oui, mais oh ! Il n'y a pas que ça pour faire une bonne bd !
Le côté de sombre de la bd est accentué bien sûr par le choix des couleurs. Le paysage est enneigé, certes, mais très sombre et presque glauque du début à la fin (les pages noires accentuent encore ce sentiment)
Ceci dit, si on regarde vraiment le dessin, on se rend compte qu’il n’est pas si beau que ça, voire même assez moyen et approximatif sur certaines planches...
Bref, pour moi aussi, ce tome sera le seul de la série que je lirai...
Je dois avouer que j’ai lu deux fois cet album avant de me faire un avis dessus. Ma première lecture avait été hésitante, j’étais, je l’avoue, un peu perdu, pas certain de ce que les auteurs avaient voulu faire et dire mais totalement intrigué. Mais la deuxième lecture a été la bonne. Tout comme dans Violent Cases, les deux complices, Gaiman et McKean véritables amis dans la vie, ont creusé dans l’enfance pour y retrouver quelque chose de son essence. Cet album, c’est d’abord une question de regard, celui qu’un enfant pose sur un monde qu’il ne comprend pas, qui lui échappe mais qui, dans son horreur comme dans ses bonnes choses, l’enchante. Puis vient le désenchantement et l’âge adulte avec son lot de tristesse et de mélancolie...
Cette tragédie comique est une oeuvre lente et complexe, qui ne dévoilera peut-être tout ses charmes qu’en deuxième lecture, mais elle enferme un propos fort, aussi complexe que diffus qui m’a laissé un goût âpre dans la bouche et l’étrange sensation d’avoir lu quelque chose de fort sans pouvoir réellement en analyser les composants. Car tout ici est lent, englué dans une espèce de masse informe de souvenirs, comme pris dans le flou de la mémoire. A réserver aux lecteurs exigeants, tout de même.
P.S. : Comme le dit Cassidy, c'est quand même très cher ce bouquin, 25 € ! D'accord l'édition est belle, mais je suis certain que si Delcourt l'avait édité, il ne coûterait pas plus de 15 euros... Je suis bien content de l'avoir trouvé d'occase pour 3X moins cher. A ce prix-là, ce n'est à acheter que si vous êtes un inconditionnel des deux auteurs...
La première chose qui frappe, c'est probablement la couverture, qui est à l'image du reste de l'album : sombre. Les tons choisis vont en effet du gris foncé au marron en passant par des bleus et verts très peu lumineux. A lire par une journée ensoleillée, donc. Les couleurs en question (en-dehors du choix des tons) ne me plaisent pas plus que ça. Trop photoshop, comme impression.
Le dessin est franchement moyen... voire mauvais au niveau des visages. :o/ Ils sont irréguliers, parfois aplatis dans un sens, parfois dans l'autre, manquent de relief, de détails, et sont laids.
Mais ce qui m'a le plus déplu, c'est l'histoire. On se retrouve à la première page dans un village perdu au fin fond d'on ne sait où (mais très au nord apparemment), les guerriers d'un village se font massacrer, et hop, un guerrier et un sorcier partent en quête pour découvrir, affronter et si possible vaincre le MAL qui se répand. Ah. Oui bon, c'est classique me direz-vous.
Mais ce qui ne l'est pas, classique, c'est le ton façon "heavy black metal satanist"... On le voit bien en page de garde, avec la liste des albums écoutés par Delmas lors de la réalisation de ce tome : Blessed in Sin, Blut aus Nort, etc. Eh bin l'histoire reflète bien ça : c'est très morbide, ça suinte de fascination pour les ténèbres, mais en même temps c'est complètement puéril. Les dialogues sont ampoulés, lourds et frôlent parfois le ridicule; le sujet (le MAL, donc) est traité lourdement avec moultes insistances sur le fait que le MAL est mauvais, méchant, etc.; et en plus ça fait quand même furieusement penser à Sanctuaire, Lovecraft, et même "Prédator"...
Bref. Couleurs sombres sombres, dessin pas génial, dialogues lourds, histoire sans originalité et franchement pas intéressante, pour moi "Ceux qui rampent" tome premier = tome dernier.
Je ne veux pas faire ma féministe de base (en fait si :oþ) mais bon :
Vous ne trouvez pas qu'une histoire où la virginité des femmes est synonyme de pureté en ce début de 21ème siècle est un tantinet rétrograde ?
Vous ne trouvez pas que présenter lesdites vierges à moitié nues (voire plutôt aux 3/4...) est un tantinet racoleur ?
Vous ne trouvez pas ?
Eh bien moi, si.
Si on rajoute par dessus le marché un scénario assez bateau et creux et des dessins corrects sans plus (cet avis n'est apparemment pas partagé mais n'engage que moi), on a au final une BD non seulement macho mais en plus dénuée du moindre intérêt.
Vous aurez compris, je n'aime pas :o)
Je ne doute pas de la qualité et la justesse des faits historiques rapportés par Furuyama, mais c'est très difficile d'accrocher. En tout cas je n'ai pas ressenti une folle passion pour ce récit - je me suis même ennuyé à un moment. Et c'est seulement à la fin que je me suis rendu compte qu'on n'était pas fin XIXème mais dans le XVIIème siècle. Je vais devoir le relire :), je ne saurais même pas expliquer grossièrement le déroulement de l'histoire. La lecture est en plus alourdie par des mots en japonais dont on ne retient pas toujours le sens, malgré des notes de bas de page très bien vues. De même il vaut peut-être mieux lire les explications historiques en fin d'album avant d'entamer ce manga pour mieux appréhender l'histoire.
Le dessin est très bon, très fin, comme sait le faire Taniguchi, même les scènes de combat que je ne trouve pas plus statiques que d'autres.
Une oeuvre pas très facile d'accès, mais qui vaut l'achat je pense, même si c'est assez cher pour un manga, la qualité de l'ouvrage est là.
C'est vraiment bien cette BD ! Et encore chez Paquet !
Je m'y suis intéressée car j'en ai beaucoup entendu parler (en bien), un peu partout, et après avoir finalement feuilleté, ça m'a pas mal intrigué.
C'est vrai que le choix des animaux est assez subtil (décidément ce procédé me plaît beaucoup !), et même si le dessin n'est pas exceptionnel, il n'en est pas moins très original et plein de détails. Certes, c'est parfois un peu confus, un peu fouilli, ce qui est un peu dommage. En fait, la grande force du dessin, en plus de son originalité, c'est qu'il est très expressif.
L'histoire est bien rythmée, bien construite, et émouvante à souhait... Pour tout dire, ça m'a arraché une larme à la fin... Alors quand même... Au début on déplore un peu une certaine simplicité, un recours à la facilité, et puis au fil de la lecture, on s'aperçoit que c'est plus complexe qu'il n'y paraît. L'histoire de ce pauvre Rice est drôle par moment (pour tempérer), mais très touchante.
En bref c'est une bd qui ne paye pas de mine, mais qui au final est très intéressante, avec une histoire très touchante. Simple, mais belle.
Après cet hymne de Ben Ef His à la gloire de Lupus, tout éloge semblera bien fade... mais il paraît qu'il faut développer nos avis, alors développons. Et en avant pour le panégyrique !
J'ai ADORE Lupus. Vraiment. Dès les premières cases, on plonge littéralement dans la BD, en immersion totale au coeur des relations entre les personnages, paumés attachants en dérive dans le cosmos.
Lupus ne se lit pas, il se vit. Peeters maîtrise sa narration en virtuose et le dessin, vivant et vibrant, est un véritable reflet des émotions des personnages. Mon seul (minuscule) reproche est que je trouve l'encrage peu soigné sur certaines cases (celles de pluie la nuit notamment). Une broutille.
Bref, c'est un GROS coup de coeur
J'ai découvert "Lanfeust des Etoiles" grâce à ma copine qui me l'a acheté en cadeau.
Cadeau réussi, car avant même d'avoir fini de lire le tome 1 de "Lanfeust des Etoiles", j'ai été m'acheter les tomes 2 & 3.
Franchement il y avait longtemps qu'une BD ne m'avait plus tenu en haleine comme cela. "Lanfeust des Etoiles" est un univers magnifique et unique, on ne retrouve cela dans aucune autre série.
La BD "Lanfeust des Etoiles" a ce petit truc en plus par rapport à d'autres qui ont fait des series comme "Tintin", "Asterix" et "Spirou" des séries cultes.
P.S.:
Je n'ai jamais lu avant les "Lanfeust de Troy", mais je viens d'aller m'acheter les tomes 1 et 2.
Voilà une BD que je n'ai vraiment, mais vraiment pas aimée. Loin de moi de dire qu'elle est nulle ou ratée, non, au contraire, mais j'ai l'impression d'être passée à côté de quelque chose... et je n'ai aucune envie de la relire pour voir si cette fois j'accroche : j'ai déjà eu assez de mal à aller jusqu'au bout pour voir s'il y aurait comme un déclic qui ferait que, mais non. :(
Le dessin ne me pose pas de problème, il me laisse seulement mitigée : la plupart des visages sont vraiment moches (à mes yeux), mais d'un autre côté les silhouettes, les positions des personnages, leurs gestes sont tellement fluides, tellement vivants, que c'est un plaisir que de les voir s'activer d'une case à l'autre.
Mais pour l'histoire (si tout du moins il y en a une), j'ai l'impression de suivre un délire dans lequel je ne rentre pas du tout, et cela me met plutôt mal à l'aise, je n'en vois pas l'intérêt... A part pour le personnage de Rudy, qui sort complètement du lot, graphiquement mais aussi par ses motivations et parce qu'il sait où il va, je reste perplexe devant toutes ces personnes qui s'entrecroisent dans un univers à la dérive...
J'aurais bien mis 5/5, mais le dernier tome est vraiment une fumisterie. Il y a un moment ou il faut arrêter messieurs Van Hamme et Vance.
Les dessins sont minimalistes et sans efforts, quand le découpage n'est pas incompréhensible (après 4 relectures, je n'ai toujours pas compris ce qu'il se passait sous l'eau !), l'avancée narrative est quasiment inexistante, la moitié de l'album sert de rappel à ce qui s'est passé avant.
Les rapports entre XIII et son père (?) sonnent vraiment très très faux.
Aucune progression dans ceux qu'entretient XIII avec Jones..
C'était une bd extraordinaire au début (d'où la note), mais vivement la fin, ça ne ressemble vraiment plus à rien là.
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Ceux qui rampent
Delmas veut créer une ambiance dans ses bds, c’est ambitieux tant la tâche est difficile à mettre en œuvre... et il y arrive ! Manque de bol, l’ambiance est le seul élément positif de cet album, et pire, c’est l’ambiance qui vampirise totalement le scénario. Il prend son temps pour placer l’histoire et cette ambiance, et finalement je me suis ennuyé sec. La fin de la lecture a été laborieuse et pénible, j’ai même passé des passages entiers tellement ça me saoulait. Ambiance ambiance, oui, mais oh ! Il n'y a pas que ça pour faire une bonne bd ! Le côté de sombre de la bd est accentué bien sûr par le choix des couleurs. Le paysage est enneigé, certes, mais très sombre et presque glauque du début à la fin (les pages noires accentuent encore ce sentiment) Ceci dit, si on regarde vraiment le dessin, on se rend compte qu’il n’est pas si beau que ça, voire même assez moyen et approximatif sur certaines planches... Bref, pour moi aussi, ce tome sera le seul de la série que je lirai...
La Tragédie Comique ou Comédie Tragique de Mr. Punch
Je dois avouer que j’ai lu deux fois cet album avant de me faire un avis dessus. Ma première lecture avait été hésitante, j’étais, je l’avoue, un peu perdu, pas certain de ce que les auteurs avaient voulu faire et dire mais totalement intrigué. Mais la deuxième lecture a été la bonne. Tout comme dans Violent Cases, les deux complices, Gaiman et McKean véritables amis dans la vie, ont creusé dans l’enfance pour y retrouver quelque chose de son essence. Cet album, c’est d’abord une question de regard, celui qu’un enfant pose sur un monde qu’il ne comprend pas, qui lui échappe mais qui, dans son horreur comme dans ses bonnes choses, l’enchante. Puis vient le désenchantement et l’âge adulte avec son lot de tristesse et de mélancolie... Cette tragédie comique est une oeuvre lente et complexe, qui ne dévoilera peut-être tout ses charmes qu’en deuxième lecture, mais elle enferme un propos fort, aussi complexe que diffus qui m’a laissé un goût âpre dans la bouche et l’étrange sensation d’avoir lu quelque chose de fort sans pouvoir réellement en analyser les composants. Car tout ici est lent, englué dans une espèce de masse informe de souvenirs, comme pris dans le flou de la mémoire. A réserver aux lecteurs exigeants, tout de même. P.S. : Comme le dit Cassidy, c'est quand même très cher ce bouquin, 25 € ! D'accord l'édition est belle, mais je suis certain que si Delcourt l'avait édité, il ne coûterait pas plus de 15 euros... Je suis bien content de l'avoir trouvé d'occase pour 3X moins cher. A ce prix-là, ce n'est à acheter que si vous êtes un inconditionnel des deux auteurs...
Ceux qui rampent
La première chose qui frappe, c'est probablement la couverture, qui est à l'image du reste de l'album : sombre. Les tons choisis vont en effet du gris foncé au marron en passant par des bleus et verts très peu lumineux. A lire par une journée ensoleillée, donc. Les couleurs en question (en-dehors du choix des tons) ne me plaisent pas plus que ça. Trop photoshop, comme impression. Le dessin est franchement moyen... voire mauvais au niveau des visages. :o/ Ils sont irréguliers, parfois aplatis dans un sens, parfois dans l'autre, manquent de relief, de détails, et sont laids. Mais ce qui m'a le plus déplu, c'est l'histoire. On se retrouve à la première page dans un village perdu au fin fond d'on ne sait où (mais très au nord apparemment), les guerriers d'un village se font massacrer, et hop, un guerrier et un sorcier partent en quête pour découvrir, affronter et si possible vaincre le MAL qui se répand. Ah. Oui bon, c'est classique me direz-vous. Mais ce qui ne l'est pas, classique, c'est le ton façon "heavy black metal satanist"... On le voit bien en page de garde, avec la liste des albums écoutés par Delmas lors de la réalisation de ce tome : Blessed in Sin, Blut aus Nort, etc. Eh bin l'histoire reflète bien ça : c'est très morbide, ça suinte de fascination pour les ténèbres, mais en même temps c'est complètement puéril. Les dialogues sont ampoulés, lourds et frôlent parfois le ridicule; le sujet (le MAL, donc) est traité lourdement avec moultes insistances sur le fait que le MAL est mauvais, méchant, etc.; et en plus ça fait quand même furieusement penser à Sanctuaire, Lovecraft, et même "Prédator"... Bref. Couleurs sombres sombres, dessin pas génial, dialogues lourds, histoire sans originalité et franchement pas intéressante, pour moi "Ceux qui rampent" tome premier = tome dernier.
La Geste des Chevaliers Dragons
Je ne veux pas faire ma féministe de base (en fait si :oþ) mais bon : Vous ne trouvez pas qu'une histoire où la virginité des femmes est synonyme de pureté en ce début de 21ème siècle est un tantinet rétrograde ? Vous ne trouvez pas que présenter lesdites vierges à moitié nues (voire plutôt aux 3/4...) est un tantinet racoleur ? Vous ne trouvez pas ? Eh bien moi, si. Si on rajoute par dessus le marché un scénario assez bateau et creux et des dessins corrects sans plus (cet avis n'est apparemment pas partagé mais n'engage que moi), on a au final une BD non seulement macho mais en plus dénuée du moindre intérêt. Vous aurez compris, je n'aime pas :o)
Kaze No Sho - Le Livre du vent
Je ne doute pas de la qualité et la justesse des faits historiques rapportés par Furuyama, mais c'est très difficile d'accrocher. En tout cas je n'ai pas ressenti une folle passion pour ce récit - je me suis même ennuyé à un moment. Et c'est seulement à la fin que je me suis rendu compte qu'on n'était pas fin XIXème mais dans le XVIIème siècle. Je vais devoir le relire :), je ne saurais même pas expliquer grossièrement le déroulement de l'histoire. La lecture est en plus alourdie par des mots en japonais dont on ne retient pas toujours le sens, malgré des notes de bas de page très bien vues. De même il vaut peut-être mieux lire les explications historiques en fin d'album avant d'entamer ce manga pour mieux appréhender l'histoire. Le dessin est très bon, très fin, comme sait le faire Taniguchi, même les scènes de combat que je ne trouve pas plus statiques que d'autres. Une oeuvre pas très facile d'accès, mais qui vaut l'achat je pense, même si c'est assez cher pour un manga, la qualité de l'ouvrage est là.
Betty Blues
C'est vraiment bien cette BD ! Et encore chez Paquet ! Je m'y suis intéressée car j'en ai beaucoup entendu parler (en bien), un peu partout, et après avoir finalement feuilleté, ça m'a pas mal intrigué. C'est vrai que le choix des animaux est assez subtil (décidément ce procédé me plaît beaucoup !), et même si le dessin n'est pas exceptionnel, il n'en est pas moins très original et plein de détails. Certes, c'est parfois un peu confus, un peu fouilli, ce qui est un peu dommage. En fait, la grande force du dessin, en plus de son originalité, c'est qu'il est très expressif. L'histoire est bien rythmée, bien construite, et émouvante à souhait... Pour tout dire, ça m'a arraché une larme à la fin... Alors quand même... Au début on déplore un peu une certaine simplicité, un recours à la facilité, et puis au fil de la lecture, on s'aperçoit que c'est plus complexe qu'il n'y paraît. L'histoire de ce pauvre Rice est drôle par moment (pour tempérer), mais très touchante. En bref c'est une bd qui ne paye pas de mine, mais qui au final est très intéressante, avec une histoire très touchante. Simple, mais belle.
Lupus
Après cet hymne de Ben Ef His à la gloire de Lupus, tout éloge semblera bien fade... mais il paraît qu'il faut développer nos avis, alors développons. Et en avant pour le panégyrique ! J'ai ADORE Lupus. Vraiment. Dès les premières cases, on plonge littéralement dans la BD, en immersion totale au coeur des relations entre les personnages, paumés attachants en dérive dans le cosmos. Lupus ne se lit pas, il se vit. Peeters maîtrise sa narration en virtuose et le dessin, vivant et vibrant, est un véritable reflet des émotions des personnages. Mon seul (minuscule) reproche est que je trouve l'encrage peu soigné sur certaines cases (celles de pluie la nuit notamment). Une broutille. Bref, c'est un GROS coup de coeur
Lanfeust des Etoiles
J'ai découvert "Lanfeust des Etoiles" grâce à ma copine qui me l'a acheté en cadeau. Cadeau réussi, car avant même d'avoir fini de lire le tome 1 de "Lanfeust des Etoiles", j'ai été m'acheter les tomes 2 & 3. Franchement il y avait longtemps qu'une BD ne m'avait plus tenu en haleine comme cela. "Lanfeust des Etoiles" est un univers magnifique et unique, on ne retrouve cela dans aucune autre série. La BD "Lanfeust des Etoiles" a ce petit truc en plus par rapport à d'autres qui ont fait des series comme "Tintin", "Asterix" et "Spirou" des séries cultes. P.S.: Je n'ai jamais lu avant les "Lanfeust de Troy", mais je viens d'aller m'acheter les tomes 1 et 2.
Vitesse moderne
Voilà une BD que je n'ai vraiment, mais vraiment pas aimée. Loin de moi de dire qu'elle est nulle ou ratée, non, au contraire, mais j'ai l'impression d'être passée à côté de quelque chose... et je n'ai aucune envie de la relire pour voir si cette fois j'accroche : j'ai déjà eu assez de mal à aller jusqu'au bout pour voir s'il y aurait comme un déclic qui ferait que, mais non. :( Le dessin ne me pose pas de problème, il me laisse seulement mitigée : la plupart des visages sont vraiment moches (à mes yeux), mais d'un autre côté les silhouettes, les positions des personnages, leurs gestes sont tellement fluides, tellement vivants, que c'est un plaisir que de les voir s'activer d'une case à l'autre. Mais pour l'histoire (si tout du moins il y en a une), j'ai l'impression de suivre un délire dans lequel je ne rentre pas du tout, et cela me met plutôt mal à l'aise, je n'en vois pas l'intérêt... A part pour le personnage de Rudy, qui sort complètement du lot, graphiquement mais aussi par ses motivations et parce qu'il sait où il va, je reste perplexe devant toutes ces personnes qui s'entrecroisent dans un univers à la dérive...
XIII
J'aurais bien mis 5/5, mais le dernier tome est vraiment une fumisterie. Il y a un moment ou il faut arrêter messieurs Van Hamme et Vance. Les dessins sont minimalistes et sans efforts, quand le découpage n'est pas incompréhensible (après 4 relectures, je n'ai toujours pas compris ce qu'il se passait sous l'eau !), l'avancée narrative est quasiment inexistante, la moitié de l'album sert de rappel à ce qui s'est passé avant. Les rapports entre XIII et son père (?) sonnent vraiment très très faux. Aucune progression dans ceux qu'entretient XIII avec Jones.. C'était une bd extraordinaire au début (d'où la note), mais vivement la fin, ça ne ressemble vraiment plus à rien là.