Vilà (écrivain principalement de SF cyberpunk mais il a également écrit "Sang Futur", livre de chevet de la vague punk de 1977) s'attaque ici au scénario de bande dessinée. C'est une vraie réussite.
La trame est peut-être un peu oportuniste et n'est pas la plus novatrice de l'année, mais l'ensemble est excellemment mené et cohérent. L'univers est planté comme rarement il l'est dans les BD cyber-punk et entoure une histoire claire et prenante qui utilise parfaitement l'environnement extérieur; on n'a pas cette désagréable impression que le monde créé n'est là que pour le folklore, il fait partie intégrante de l'intrigue et de son intérêt.
Le dessin est très manga tendance (à rapprocher de HK, je dirais) et d'une qualité évidente pour qui aime ce genre de graphisme. Je le trouve personnellement très réussi (avec une recherche assez poussée sur tout ce qui est design et architecture), de même que la mise en couleurs où les différents cadrages qui, sans être tape à l'oeil, sont d'une redoutable efficacité.
Un mot enfin sur la couverture pour partie en relief, absolument superbe, mais dont la qualité vous échappera malheureusement ici.
Probablement le plus mauvais Davodeau que j'aie lu.
Voilà pourquoi : son histoire sent le réchauffé, avec son beauf un peu trop neuneu et ses gauchistes trop typés. on n'arrive pas vraiment à accrocher à cette histoire, sans rythme, sans intérêt réel... Quant au dessin, j'ai un peu de mal avec le style graphique de Davodeau (fade, inconstant), ce qui n'arrange pas vraiment mon avis.
Davodeau est décidément un auteur atypique, difficile à mettre dans une case, sinon celle du "drame social".
Nous avons ici une affaire de meurtre qui n'aura pas lieu, avec une intéressante variation sur les motivations du tueur, les habitudes des habitants d'une petite ville qui vont voir leur gare fermée, des retournements de situation assez bien menés. Le dessin de Davodeau n'est pas vraiment ma tasse de thé, mais on ne peut que remarquer le démarquage de ses histoires par rapport au commun de la production actuelle.
Je n'ai lu que le tome 1.
Je dois dire que les auteurs typés "jeunesse" ne m'attirent pas de prime abord. Mais à la suite des avis écrits ici et des conversations que j'ai pu avoir avec des gens intéressants (Patrick en particulier), j'ai été intrigué.
Puis surpris, car je ne m'attendais pas à une histoire sur l'enfance dans l'univers des corons. Un sujet très difficile, que Jean-Luc Loyer a décidé de traiter au travers du regard de l'enfant qu'il était alors. Un univers plein de couleurs, malgré l'horizon bouché, au propre comme au figuré, peuplé de créatures inquiétantes, de plaisirs simples, de sentiments troublants.
Un ouvrage très touchant.
Alors oui, c'est clair, j'ai été impressionné par le dessin de Darrow. Je n'ai jamais vu ça en bande dessinée! Il enchaîne des cases immenses qui fourmillent de détails en arrivant à maintenir un rythme constant dans cette histoire de course poursuite qui en a bien besoin. Car le rythme, c'est finalement la seule chose que je retiens de cette histoire (avec le dessin donc). Je suis loin d'être allergique à l'action pure et dure, à l'humour noir et au massacre gratuit, mais là j'ai trouvé l'ensemble un peu vain. Plus de 100 pages à écraser des gens, à massacrer le chaland et à se bastonner avec une mamie, j'ai trouvé ça longuet. Au moins Miller va t-il au bout de son idée (comme Lemerre) mais il y va sans moi. Je suis assez étonné qu'on puisse considérer ce diptyque comme culte, je le reconnais.
Je comprends assez ceux qui comparent le "Dark Knight" à "Watchmen" : les deux nous montrent des héros crépusculaires un peu border line, soutenus par certains et villipendés par d'autres qui ne comprennent pas que des gars en bas résille se mettent au-dessus des lois. A ces deux niveaux, "Batman Dark Knight" n'a pas à rougir de la comparaison : le thème de la vieillesse et du souvenir glorieux de ce que l'on a été est abordé magistralement. De même, on retrouve un Batman dénoncé par une partie de la population et pourchassé par la police (chose déjà vue à l'aube de sa carrière dans le "Batman - Année 1" de Frank Miller); plus que ses actions, c'est le sentiment de folie qu'il suscite auprès des criminels (qui ne seraient là que parce qu'il existe) et, plus encore, de certains admirateurs qui en arrivent à des solutions souvent extrêmes contre de simples voleurs de poules.
Si cette BD est peut-être moins ambitieuse que celle d'Alan Moore (peu d'intrigues mélangées, un déroulement quasi-linéaire...), je trouve qu'on gagne en fluidité grâce à cette plus grande simplicité. Le dessin est brut de décoffrage mais se fond à merveille dans cet univers très noir et pessimiste. La fin se termine en apocalypse, le Dark Knight affrontant le surhomme Superman, à la botte du président, seul moyen pour lui de sauver des vies sans soulever la vindicte populaire. Cet affrontement physique des plus détonnants est donc également l'affrontement de deux convictions et on ne peut pas dire que la plus politiquement correcte en sorte grand vainqueur. La moinde des choses lorsque l'on s'appelle Miller et que l'on termine un chef d'oeuvre.
Bof bof. L'humour de cette BD ne m'a carrément pas touché. Le personnage de Sri Raoul, le petit gamin adepte de doctrine bouddhiste ne m'a pas intéressé déjà à la base, pas plus que ses nombreuses réflexions par rapport à la vie moderne et à son entourage. Alors de le voir avec son frère simple d'esprit faire subir à celui-ci (parfois par accident évidemment) des sévices qui en principe devraient réveiller ma fibre d'humour noir, eh bien ça n'a pas marché du tout. Idem quand c'est le chat de la maison qui trinque.
Voilà une série en principe humoristique qui ne m'a fait ni rire ni sourire.
Même si je n'aime pas le dessin, je trouve cette série et le monde qui y est décrit très originaux. Bon, l'idée rappelle pas mal des scénarios de romans SF s'appuyant sur l'histoire d'un peuple soumis à une sorte de dystopie aberrante pour un observateur extérieur et où un couple de héros va bouleverser le système établi, mais malgré ce thème éculé, je maintiens que cette histoire est bien et pleine d'idées.
Bref, une série qui m'a laissé une bonne impression, malgré le souvenir précis d'avoir trouvé le dessin des personnages moche, notamment l'héroïne.
Je n'accroche pas à cette BD. Le dessin et la colorisation sont bons, il n'y a pas de soucis de ce côté là. Mais c'est l'histoire elle-même.
Déjà, elle surfe sur cette mode des monstres gentils (loups-garous, vampires, etc...) avec un héros gamin d'apparence mais en fait super puissant et intelligent qui domine tout le monde du haut de son piédestal de jeune ado (qui n'en est en fait pas un) super cool. Et personnellement, ce type de thème ne m'intéresse pas.
Ensuite, je trouve les histoires courtes de cette série assez inintéressantes, et surtout je suis totalement insensible à cet humour. Ca ne me fait même pas sourire. C'est à peine si les agissements et paroles de Sir Pyle lui-même ne m'agacent pas au plus haut point.
Je trouve d'ailleurs ma réaction assez surprenante car par ailleurs j'apprécie assez bien Morvan et comme ici le dessin est vraiment réussi, je ne vois pas le mal. Il faudra sans doute que j'en relise un tome ou deux pour me refaire un avis.
J'ai découvert Sillage sans même savoir à quel point la série était devenue un succès commercial. J'ai lu le premier tome sans savoir que l'héroïne allait ensuite quitter sa planète et vivre plein de nouvelles aventures. Et le premier tome ne m'a pas franchement convaincu. Je trouvais le dessin beau, mais l'histoire assez banale et porteuse d'un message de gentillesse et de naïveté un peu ennuyeux.
Le second tome m'a encore moins convaincu : je n'ai pas aimé l'histoire.
Par contre, ensuite, j'ai bien aimé les tomes 3 et 4. Je les trouvais originaux, encore plus beaux que les précédents, intelligents et marrant (pour le 4e).
Ensuite, le soufflé est retombé pour moi avec le tome 5 que je trouvais poisseux de bonnes intentions : il s'agissait là de comprendre les pensées et actions d'activistes désespérés prêts à se faire exploser eux-mêmes pour commettre leurs attentats et faire passer leur message. Même si le scénariste se défend d'avoir voulu prendre parti, le simple fait de consacrer une Bd entière à ça ne me plait tout simplement pas, pour des raisons personnelles dirons-nous.
Quant au tome 6, je ne l'ai pas encore lu. Et en fait, je ne me presse pas pour le faire.
Addendum : Je remonte ma note de 3/5 à 4/5 après avoir relu les tomes 1 à 4 car j'ai pris un véritable plaisir à relire les tomes 1, 3 et 4. je trouve le tome 2 un cran en dessous et le tome 5 en-dessous encore, hélas. mais cette relecture des premiers m'a donné envie de lire les tomes suivants.
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Neurotrans
Vilà (écrivain principalement de SF cyberpunk mais il a également écrit "Sang Futur", livre de chevet de la vague punk de 1977) s'attaque ici au scénario de bande dessinée. C'est une vraie réussite. La trame est peut-être un peu oportuniste et n'est pas la plus novatrice de l'année, mais l'ensemble est excellemment mené et cohérent. L'univers est planté comme rarement il l'est dans les BD cyber-punk et entoure une histoire claire et prenante qui utilise parfaitement l'environnement extérieur; on n'a pas cette désagréable impression que le monde créé n'est là que pour le folklore, il fait partie intégrante de l'intrigue et de son intérêt. Le dessin est très manga tendance (à rapprocher de HK, je dirais) et d'une qualité évidente pour qui aime ce genre de graphisme. Je le trouve personnellement très réussi (avec une recherche assez poussée sur tout ce qui est design et architecture), de même que la mise en couleurs où les différents cadrages qui, sans être tape à l'oeil, sont d'une redoutable efficacité. Un mot enfin sur la couverture pour partie en relief, absolument superbe, mais dont la qualité vous échappera malheureusement ici.
La gloire d'Albert
Probablement le plus mauvais Davodeau que j'aie lu. Voilà pourquoi : son histoire sent le réchauffé, avec son beauf un peu trop neuneu et ses gauchistes trop typés. on n'arrive pas vraiment à accrocher à cette histoire, sans rythme, sans intérêt réel... Quant au dessin, j'ai un peu de mal avec le style graphique de Davodeau (fade, inconstant), ce qui n'arrange pas vraiment mon avis.
Le réflexe de survie
Davodeau est décidément un auteur atypique, difficile à mettre dans une case, sinon celle du "drame social". Nous avons ici une affaire de meurtre qui n'aura pas lieu, avec une intéressante variation sur les motivations du tueur, les habitudes des habitants d'une petite ville qui vont voir leur gare fermée, des retournements de situation assez bien menés. Le dessin de Davodeau n'est pas vraiment ma tasse de thé, mais on ne peut que remarquer le démarquage de ses histoires par rapport au commun de la production actuelle.
Les Mangeurs de Cailloux
Je n'ai lu que le tome 1. Je dois dire que les auteurs typés "jeunesse" ne m'attirent pas de prime abord. Mais à la suite des avis écrits ici et des conversations que j'ai pu avoir avec des gens intéressants (Patrick en particulier), j'ai été intrigué. Puis surpris, car je ne m'attendais pas à une histoire sur l'enfance dans l'univers des corons. Un sujet très difficile, que Jean-Luc Loyer a décidé de traiter au travers du regard de l'enfant qu'il était alors. Un univers plein de couleurs, malgré l'horizon bouché, au propre comme au figuré, peuplé de créatures inquiétantes, de plaisirs simples, de sentiments troublants. Un ouvrage très touchant.
Hard Boiled
Alors oui, c'est clair, j'ai été impressionné par le dessin de Darrow. Je n'ai jamais vu ça en bande dessinée! Il enchaîne des cases immenses qui fourmillent de détails en arrivant à maintenir un rythme constant dans cette histoire de course poursuite qui en a bien besoin. Car le rythme, c'est finalement la seule chose que je retiens de cette histoire (avec le dessin donc). Je suis loin d'être allergique à l'action pure et dure, à l'humour noir et au massacre gratuit, mais là j'ai trouvé l'ensemble un peu vain. Plus de 100 pages à écraser des gens, à massacrer le chaland et à se bastonner avec une mamie, j'ai trouvé ça longuet. Au moins Miller va t-il au bout de son idée (comme Lemerre) mais il y va sans moi. Je suis assez étonné qu'on puisse considérer ce diptyque comme culte, je le reconnais.
Batman - The Dark Knight returns
Je comprends assez ceux qui comparent le "Dark Knight" à "Watchmen" : les deux nous montrent des héros crépusculaires un peu border line, soutenus par certains et villipendés par d'autres qui ne comprennent pas que des gars en bas résille se mettent au-dessus des lois. A ces deux niveaux, "Batman Dark Knight" n'a pas à rougir de la comparaison : le thème de la vieillesse et du souvenir glorieux de ce que l'on a été est abordé magistralement. De même, on retrouve un Batman dénoncé par une partie de la population et pourchassé par la police (chose déjà vue à l'aube de sa carrière dans le "Batman - Année 1" de Frank Miller); plus que ses actions, c'est le sentiment de folie qu'il suscite auprès des criminels (qui ne seraient là que parce qu'il existe) et, plus encore, de certains admirateurs qui en arrivent à des solutions souvent extrêmes contre de simples voleurs de poules. Si cette BD est peut-être moins ambitieuse que celle d'Alan Moore (peu d'intrigues mélangées, un déroulement quasi-linéaire...), je trouve qu'on gagne en fluidité grâce à cette plus grande simplicité. Le dessin est brut de décoffrage mais se fond à merveille dans cet univers très noir et pessimiste. La fin se termine en apocalypse, le Dark Knight affrontant le surhomme Superman, à la botte du président, seul moyen pour lui de sauver des vies sans soulever la vindicte populaire. Cet affrontement physique des plus détonnants est donc également l'affrontement de deux convictions et on ne peut pas dire que la plus politiquement correcte en sorte grand vainqueur. La moinde des choses lorsque l'on s'appelle Miller et que l'on termine un chef d'oeuvre.
Sri-Raoul le petit yogi
Bof bof. L'humour de cette BD ne m'a carrément pas touché. Le personnage de Sri Raoul, le petit gamin adepte de doctrine bouddhiste ne m'a pas intéressé déjà à la base, pas plus que ses nombreuses réflexions par rapport à la vie moderne et à son entourage. Alors de le voir avec son frère simple d'esprit faire subir à celui-ci (parfois par accident évidemment) des sévices qui en principe devraient réveiller ma fibre d'humour noir, eh bien ça n'a pas marché du tout. Idem quand c'est le chat de la maison qui trinque. Voilà une série en principe humoristique qui ne m'a fait ni rire ni sourire.
Les Soleils Rouges de l'Eden
Même si je n'aime pas le dessin, je trouve cette série et le monde qui y est décrit très originaux. Bon, l'idée rappelle pas mal des scénarios de romans SF s'appuyant sur l'histoire d'un peuple soumis à une sorte de dystopie aberrante pour un observateur extérieur et où un couple de héros va bouleverser le système établi, mais malgré ce thème éculé, je maintiens que cette histoire est bien et pleine d'idées. Bref, une série qui m'a laissé une bonne impression, malgré le souvenir précis d'avoir trouvé le dessin des personnages moche, notamment l'héroïne.
Sir Pyle
Je n'accroche pas à cette BD. Le dessin et la colorisation sont bons, il n'y a pas de soucis de ce côté là. Mais c'est l'histoire elle-même. Déjà, elle surfe sur cette mode des monstres gentils (loups-garous, vampires, etc...) avec un héros gamin d'apparence mais en fait super puissant et intelligent qui domine tout le monde du haut de son piédestal de jeune ado (qui n'en est en fait pas un) super cool. Et personnellement, ce type de thème ne m'intéresse pas. Ensuite, je trouve les histoires courtes de cette série assez inintéressantes, et surtout je suis totalement insensible à cet humour. Ca ne me fait même pas sourire. C'est à peine si les agissements et paroles de Sir Pyle lui-même ne m'agacent pas au plus haut point. Je trouve d'ailleurs ma réaction assez surprenante car par ailleurs j'apprécie assez bien Morvan et comme ici le dessin est vraiment réussi, je ne vois pas le mal. Il faudra sans doute que j'en relise un tome ou deux pour me refaire un avis.
Sillage
J'ai découvert Sillage sans même savoir à quel point la série était devenue un succès commercial. J'ai lu le premier tome sans savoir que l'héroïne allait ensuite quitter sa planète et vivre plein de nouvelles aventures. Et le premier tome ne m'a pas franchement convaincu. Je trouvais le dessin beau, mais l'histoire assez banale et porteuse d'un message de gentillesse et de naïveté un peu ennuyeux. Le second tome m'a encore moins convaincu : je n'ai pas aimé l'histoire. Par contre, ensuite, j'ai bien aimé les tomes 3 et 4. Je les trouvais originaux, encore plus beaux que les précédents, intelligents et marrant (pour le 4e). Ensuite, le soufflé est retombé pour moi avec le tome 5 que je trouvais poisseux de bonnes intentions : il s'agissait là de comprendre les pensées et actions d'activistes désespérés prêts à se faire exploser eux-mêmes pour commettre leurs attentats et faire passer leur message. Même si le scénariste se défend d'avoir voulu prendre parti, le simple fait de consacrer une Bd entière à ça ne me plait tout simplement pas, pour des raisons personnelles dirons-nous. Quant au tome 6, je ne l'ai pas encore lu. Et en fait, je ne me presse pas pour le faire. Addendum : Je remonte ma note de 3/5 à 4/5 après avoir relu les tomes 1 à 4 car j'ai pris un véritable plaisir à relire les tomes 1, 3 et 4. je trouve le tome 2 un cran en dessous et le tome 5 en-dessous encore, hélas. mais cette relecture des premiers m'a donné envie de lire les tomes suivants.