Les derniers avis (115295 avis)

Par Kael
Note: 4/5
Couverture de la série Eva aux Mains Bleues
Eva aux Mains Bleues

Sublime, et ça n'étonnera personne j'imagine. Aaah... Isabelle Dethan... Là encore, comme dans toutes ses oeuvres, elle nous éblouit par la finesse de ses histoires. Eva a un côté réel tout à fait étonnant. Elle est pleine de sensibilité, parfois fragile (presque précieuse), parfois amusante, mais résolument humaine et touchante. Je m'attendais à un petit côté fantastique au début de ma lecture. Ces mains bleues de mère en fille m'intriguaient, et finalement, je me suis trompé, mais la magie ne vient finalement pas du fond de l'histoire, mais bien de la manière dont elle est racontée. Complètement indispensable à lire.

23/04/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Yann le Migrateur
Yann le Migrateur

Note approximative : 3.5/5 Alors là, je tombe un peu des nues en découvrant cette série : comment est-ce possible que moi, adepte de SF et de BD, je sois passé à côté de cette série qui, quoique d'un style vieillot, n'est pas mal du tout ? Le dessinateur de cette BD n'est autre que Claude Lacroix, celui qui a co-scénarisé le Cycle de Cyann avec Bourgeon. Et d'ailleurs, Yann le Migrateur a un petit quelque chose qui se rapproche du Vê de cette série plus connue. Il voyage donc de planètes en planètes. Et à chaque fois, il y vit une nouvelle aventure. C'est de la SF un peu vieillotte dans le style, le genre où chaque planète se résume à un village ou une petite communauté de gens et à un problème unique à résoudre. (Ca me fait penser à pas mal d'épisodes dela série StarGate, tiens :) ). Les scénarios sont souvent assez naïfs, avec pas mal de facilités scénaristiques, mais ils ne manquent pas d'un charme désuet. Mais surtout, il y a pas mal de bons points à cette série. Déjà, le dessin de Lacroix est loin d'être mauvais (malgré une colorisation qui laisse à désirer, mais c'était assez habituel dans la BD des années 70 et 80). Et ensuite, les histoires, malgré leur côté désuet, sont loin d'être bêtes et surtout assez prenantes, même pour quelqu'un qui a lu autant de SF que moi. Il n'y a pas de manichéisme (ou alors si peu). Les scénarios amènent à une part de reflexion sur la société et sur les choix à prendre (les décisions de Yann sont-ils toujours la meilleure solution ?). Et je le répête, dans l'ensemble, c'est assez prenant et ça n'a franchement pas si mal vieilli que ça. Surprenant que je n'en ai jamais entendu parler avant...

23/04/2004 (modifier)
Par fourmi
Note: 3/5
Couverture de la série Blankets - Manteau de neige
Blankets - Manteau de neige

Bel objet que cet album, et pourtant, malgré les 600 pages avalées en un rien de temps, elle m'a presque décue cette BD... Certes, le passage à l'âge adulte, les premières amours, les flash-backs vers l'enfance, tout cela est excellement bien narré, mais il manque un petit quelque chose... Les passages religieux (beaucoup trop...), je suis de l'avis d'Alix, personnellement, ça me gonfle passablement, même s'ils reflètent une large partie de la population puritaine américaine. L'émotion, sincèrement je n'en ai pas vraiment ressenti à cette lecture. Si, les flash-back dans l'enfance avec son frère. Mais l'histoire, l'éveil à l'amour ne m'a pas spécialement touché. Par contre, l'auteur sait raconter. On ne lâche pas son "pavé", on est même énervé quand on est dérangé dans sa lecture ! Une illustration claire, assez jolie, personnelle, servant totalement son histoire. Bref, je ne suis pas aussi enthousiate que les autres posteurs, mais cette bd vaut largement le coup d'oeil.

23/04/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Ranxerox
Ranxerox

Bof, le trash et le punk, j'aime pas ça. En regardant le bon côté des choses, le dessin de RanXerox n'est pas mauvais du tout, même si très typé BD italienne des années 80. Et les histoires ne sont pas aussi futiles et stupides que je me l'imaginais avant de lire cette série. Mais à part ça... C'est de la violence gratuite, un scénario construit pour favoriser cette violence, un peu de trash aussi (pas tant que ça finalement), un peu de cul (mais plus de bites que de femmes à poil pour une fois), et encore de la violence gratuite. Oui, c'est punk, c'est trash, mais... quel interêt ? Bon, perso, je n'aime pas ça, mais s'il y en a qui aime...

23/04/2004 (modifier)
Par Gwen
Note: 3/5
Couverture de la série Le Vieux Ferrand
Le Vieux Ferrand

Je ne vais pas faire ici de longs discours. J'aurais juste à dire que cette série est relativement intéressante. L'intrigue est constante, le scénario bien construit, les personnages originaux, les dessins en parfaite adéquation avec l'atmosphère dégagée par l'univers de la bd... En d'autres mots, je dirai que la plupart des ingrédients indispensables à la réalisation d'une bonne bd sont là. On n'a pas affaire à un "chef-d'oeuvre", mais cette série est agréable à lire et n'est pas décevante au bout du compte. A lire donc.

23/04/2004 (modifier)
Par Kael
Note: 2/5
Couverture de la série Akameshi
Akameshi

J'ai profité de l'offre actuelle "les 2 tomes pour le prix d'un" pour prendre cette série que mon libraire me disait sympa. Bah bof bof hein. J'aime bien le dessin, il est assez dynamique et le rendu avec les couleurs me plaît assez. Ceci dit, c'est très léger comme histoire. Le T1 est pas mal, mais le 2 est vraiment juste. Heureusement que la nana passe pas mal de temps en string ou à poil pour agrémenter une lecture somme toute ennuyeuse.

23/04/2004 (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série Goldfish
Goldfish

C'est le premier Comic que je lis, hors histoires de super héros. Je dois dire que je suis très agréablement surpris. Au départ, le dessin, noir et blanc, avec beaucoup de contrejours et de zones d'ombre, très sombre dans l'ensemble, m'a beaucoup gêné. Comme d'ailleurs la multitude de bulles par image. Mais finalement, au bout du compte on s'habitue et on se rend compte que cela contribue largement à créer l'ambiance, lourde et pesante. Par moment, les personnages sont plus éclairés. On a vraiment l'impression qu'ils sortent un moment d'un coin sombre, comme une araignée qui vient attrapper sa proie prise dans sa toile. Côté scénario, c'est pas des plus original, une histoire de gangsters classique. Mais les personnages sont vraiment tops, et les situations s'enchaînent avec une fluidité exeptionnelle. Vraiment, voilà une découverte qui va m'encourager à lire d'autres comics.

23/04/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Mort de Trouille
Mort de Trouille

Cette série est destinée à la jeunesse (jeune adolescence) mais se laisse lire pour un adulte. Le dessin est sympa, assez conventionnel mais moderne, dynamique et parfois très réussi sur certaines cases. La colorisation n'est pas mauvaise même si certains effets photoshop m'ont agacé. Quant aux histoires, j'ai été un peu surpris : je ne m'attendais pas à ce que le fantastique y soit aussi cruement intégré. Ici, pas vraiment de mystères, de frousse juvénile en se demandant s'il n'y a pas un monstre dans le placard : non, là, on voit directement le côté fantastique, on en est témoin, et on ne fait plus qu'attendre la rencontre entre les jeunes héros et les créatures sur lesquelles ils enquêtent. Ca casse un peu la possibilité d'être mort de trouille mais finalement, à la fin, ça fait très moderne : ça ressemble à un mélange entre ces histoires à faire peur, les histoires façon super-héros (car les "monstres" sont plutôt charismatiques, je trouve) et un peu "X-Files chez les jeunes". Le tout rend très moderne, avec pas mal de petites références à la mode des jeunes pour situer l'époque de l'action (mode qui pour le tome 1 me semble déjà dépassé : Pokemon, etc...). J'ai lu ça sans m'ennuyer, même si ce n'est pas exceptionnel. Je pense donc que ça devrait plaire aux jeunes, même si j'espère que ce type de BD ne vieillisse pas trop vite.

23/04/2004 (modifier)
Par Cassidy
Note: 1/5
Couverture de la série L'Epinard de Yukiko
L'Epinard de Yukiko

Frédéric Boilet se veut le fer de lance de "la" nouvelle manga qui, loin de le ancien manga commercial pour ados, serait adulte, artistique, intelligent et tout et tout (lire à ce sujet son Manifeste pour ma nouvelle manga que j'ai, avec 20% en plus de vrais morceaux de BD d'auteur dedans, disponible sur son site officiel). Donc, plutôt que des histoires de robots, de samouraïs ou de yakuzas, il pose le thème "quotidien et intimiste" comme LE (ou la ?) sujet forcément super profond et intelligent pour amateurs de Grande Bande Dessinée d'Auteur. Tout ça pour nous vendre du roman-photo branchouillé, superficiel, nombriliste et ennuyeux. Ben oui parce qu'il faut bien le dire, mais L'Epinard de Yukiko n'est vraiment rien de plus que ça : Nous Deux version bourgeoise intello. On peut se servir d'histoires simples pour dire des choses touchantes et/ou profondes, on peut accéder à une certaine universalité à partir du récit de son expérience personnelle, c'est vrai : dans le genre émouvant, on peut citer Blankets - Manteau de neige de C. Thompson et dans le genre qui fait réfléchir, il y a le très dense Journal de F. Neaud. Mais Boilet, lui, se contente de nous raconter un épisode de sa vie sentimentale à peu près aussi palpitant qu'un Harlequin, et encore ; une histoire totalement dépourvue de substance, qui ne serait pas si détestable si elle n'était que profondément ennuyeuse mais qui, malheureusement, se révèle également terriblement frimeuse et narcissique. Sous prétexte de nous parler de son "amour" pour Yukiko, c'est surtout un album à sa propre gloire que signe Frédéric Boilet, le personnage féminin n'étant finalement qu'une sorte de bel objet qui n'est là que pour être dessiné, désiré et baisé par le Grand Artiste. "Regardez quel superbe amoureux transi et passionné je suis ! Regardez comme je la dessine bien, dans toutes les positions et avec tous les détails, cette jolie petite poupée japonaise !", voilà ce qu'on retient de cette laborieuse BD dont les effets de mise en scène, apparemment largement appréciés par les précédents posteurs, me semblent trop lourdement ostentatoires pour mériter autant de louanges. Le coup du tapis roulant, laissez-moi rire… "Hé les gars, v's'avez vu la super idée de mise en scène que j'ai, elle est cool, hein ? Attendez, je m'en ressers un petit coup, là… Allez, c'est tellement bien que je vais le refaire encore une fois… Allez, encore une fois pour que vous pigiez bien le truc : on croit que c'est juste une voix en bruit de fond, mais en fait c'est aussi un commentaire sur ce qui est en train de se produire ! Putain mais c'est carrément fort ça non comme effet de mise en scène non ? Je suis sûr que personne ne l'avait refait depuis Moore et Gibbons avec Watchmen, en 86 !" Ah, oui, vraiment, super la mise en scène. Et je vous parle pas de sa façon de découper l'action la plus simple en 250.000 cases histoire de faire durer le plaisir, de rendre tout ça encore plus intimiste et quotidien, sans doute… Mais voilà que je m'acharne sur ce pauvre Boilet ; c'est pas gentil et je vais encore me faire taper sur les doigts par mes confrères de BDT pour irrespect aggravé d'un Auteur de Bande Dessinée. Je n'ajouterai donc pas qu'en plus, je trouve son dessin moche et figé ; ce serait petit. Alors pour finir sur une note positive, je voudrais remercier Frédéric Boilet : grâce à lui, s'il y a bien un truc que je trouve encore moins intéressant et créatif que le ancien manga, c'est bien la nouvelle manga.

23/04/2004 (modifier)
Par Cassidy
Note: 1/5
Couverture de la série Les Aventures de Bouchon le petit cochon
Les Aventures de Bouchon le petit cochon

Ces courts albums (30 planches chacun) pour enfants ne sont pas une franche réussite… Certes, les enfants sont généralement moins exigeants que les adultes sur la qualité de leurs BD, et je ne pense pas qu’un gamin s’offusquera de l’absence de profondeur des personnages, de la platitude de la mise en scène ou du refus des auteurs d’aborder les implications psychanalytiques des rêves de Bouchon, mais néanmoins, il est fort probable que même un gosse ait du mal à se passionner pour ces histoires basiques et très cucul-la-praline. C’est bébête, les fins sont bâclées, les aventures sont peu riches en situations extraordinaires et en rebondissements palpitants, il n'y a pas de gags ou alors des petites choses tellement simplettes qu'il faut être hyper bon public pour en sourire, et les petits mondes où évoluent Bouchon et Bibelot, censés se situer dans l'univers du rêve, manquent cruellement de fantaisie et de mystère, ils sont même d'une grande banalité (en gros, on se demande même carrément pourquoi les auteurs choisissent de faire vivre à Bouchon ses aventures en rêve plutôt qu'en réalité). L'idée de la série semble surtout être de proposer, à chaque fois, une petite leçon de bonne conduite aux enfants… Je n'ai lu que les tomes 1 et 4, mais dans le premier, clairement l'histoire n'est qu'un prétexte à faire passer un message sur le thème "la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres", et dans le quatrième, l'idée c'est "il ne faut pas sortir tout seul sans permission". Du coup, on comprend vraiment que la série s'adresse exclusivements aux tout-petits ; au-delà de 6 ans, il y a des chances pour que votre gamin s'ennuie et lâche l'album pour aller lire Sex in Italie. Et comme les moins de 6 ans ne savent pas toujours lire, en clair il va falloir vous coltiner la lecture de Bouchon à voix haute avec votre mouflet sur les genoux. Finalement Bouchon est donc plutôt à réserver aux pédophiles qui veulent avoir un prétexte pour faire asseoir un enfant sur leur genoux parce qu'à part ça, même pour une série enfantine, ça reste assez bas-de-gamme, et donc les parents désireux d'apprendre à leurs enfants les leçons assénées dans Bouchon tout en leur faisant découvrir de belles histoires peuvent sans regret faire l'impasse sur ces albums et chercher autre chose de mieux.

22/04/2004 (modifier)