Ohlalalala ya pas moyen de mettre des notes négatives ?
Les dialogues sont une accumulation de poncifs pompeux, verbeux, bavards et vraiment ridicules. Il y a des sophismes et des clichés à chaque réplique et j'ai dû me forcer à les lire tellement j'avais honte pour l'auteur. Une catastrophe.
Et ce n'est pas le dessin qui sauve l'ensemble. Il est laid, surchargé, avec des effets tape-à-l'oeil à chaque case (combien de lumières qui filtrent, de personnages à moitié dans l'ombre en contre plongée, sans compter les décors grandiloquents qui envahissent les pages et nuisent à la compréhension de l'ensemble). Et en plus il n'apporte rien à l'histoire. La narration est théâtrale et tape-à-l'oeil, elle aussi.
Le tout est noyé par une mise en couleur boueuse et sans nuances qui uniformise le tout (c'est la même palette chromatique d'un bout à l'autre de l'album !!!) et qui rend les dessins encore moins lisibles qu'ils ne le sont au départ.
Le pompon c'est les commentaires bonus de l'auteur à la fin de l'album. Kara se prend pour un génie et est d'une prétention hallucinante en comparant son "oeuvre" à des chef d'oeuvres reconnus, eux. La maxime "la culture c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale" semble faite pour ce type, il est visiblement persuadé de dire des choses géniales alors que c'est un ramassis d'idioties (l'album donne cette même impression d'ailleurs). C'est vraiment pitoyable.
Bref, non seulement c'est nul, mais en plus c'est prétentieux. Et encore le mot est faible.
C'est nul, nul, nul, et très énervant, vraiment très, très énervant. Une calamité.
BSK délaisse les histoires intimistes et les anecdotes sur sa sexualité sordide pour s’essayer à un autre thème en vogue dans le monde de la BD (et de la fiction en général), celui du tueur à gages, cet être fascinant, tellement cool avec son pistolet qui fait BLAM, tellement classe avec ses fringues noires, tellement philosophe lui qui a compris que tuer ses contemporains était un métier comme un autre.
Comme il se doit dans une BD de ce genre, il saupoudre une succession de fusillades sanglantes d’une bonne dose de mysticisme de prisunic pour montrer l’épaisseur psychologique de son personnage, la profondeur de son histoire.
Le problème, c’est qu’on comprend rien ou pas grand’chose à cet album. Après une 2ème lecture, je crois avoir à peu près compris qui était qui dans cette histoire, mais les motivations et les liens exacts des personnages et les tenants et les aboutissants de tout cela restent à mes yeux assez obscurs, ce qui est un peu gênant.
Bref, BSK a voulu s’emparer de deux personnages de BD à la mode, l’assassin et Dieu, mais faute d’avoir quelque chose d’intéressant à dire sur eux, il se plante totalement, avec une BD ennuyeuse et sans intérêt.
Reste le dessin, réalisé au marqueur et au Tipp-Ex, plutôt pas mal dans son genre, mais ça ne sauvera pas Blam de la note minimum.
Le genre crossover est déjà une fausse bonne idée à la base, du moins la plupart du temps, mais quand en plus il fait se rencontrer des personnages sans aucun lien entre eux comme Judge Dredd et Batman, juste pour dire qu’on a réuni deux noms connus au générique, là on peut être sûr qu’on va droit à la catastrophe.
Le scénario de cette BD est assez consternant : un quelconque casse-burnes de l’espace a décidé de s’organiser sa petite « chasse du Compte Zaroff » personnelle, accommodée à la sauce « Mortal Kombat », et pour cela, au lieu d’inviter Christophe Lambert, il a capturé divers monstres génériques et patibulaires, plus Batman et Judge Dredd. Evidemment, il y aura un super retournement de situation à la fin pour expliquer tout ça, ha ha ha, ben oui ça s’intitule La Grande Enigme quand même, vous pensez bien que toutes ces conneries cachent un truc bien mystérieux, mais en attendant cette conclusion tout aussi idiote que le point de départ et le développement, on n’a droit qu’à une succession de fusillades et de bastons sans intérêt. Ça a le mérite de se lire vite, mais franchement, même si vous cherchez juste une BD de pur divertissement qui prend pas la tête, il y a des choses infiniment mieux que cela dans le genre, donc pas la peine de perdre votre temps (et éventuellement votre argent) avec celle-ci.
J'ai lu cette BD dans son édition originale, publié en 1975 chez "Square", collection "Serie bête et méchante". Dans cette édition, il n'y a pas que l'unique histoire "Une plume pour Clovis" mais on y trouve aussi d'autres histoires courtes de Gébé du même acabit. Néanmoins l'histoire de Clovis est ma préférée. D'ailleurs, étrangement, alors que L'Association publie cette BD en couleur alors que ce n'est pas l'habitude de cette maison d'édition, la version originale que j'ai lue, elle, était en noir et blanc. Allez comprendre... :)
Quoiqu'il en soit, j'ai lu cette BD sans savoir du tout à quoi m'attendre. Tout d'abord, j'ai été surpris par le dessin : j'ai cru y voir des dessins de Fred, dans le style et aussi un peu dans les thèmes représentés. Autant dire donc que j'aime bien ce dessin et, bien que n'ayant aucune expérience technique personnellement, je le trouve bien fait et original.
Et concernant le héros, Clovis, là, j'ai cru voir Carmen Cru en version masculine, un poil plus jeune et plein de vigueur : mais le même caractère ou presque ! :)
L'histoire de cette enquête à la recherche d'un vieil ami d'enfance disparu est intéressante et assez bien menée. Mais c'est surtout le personnage de Clovis qui est bon et marrant : il est parano, bougon, il engueule tout le monde, il fait sa loi, etc... Et tout le scénario est un peu délirant et bon enfant : ça ne se prend pas au sérieux.
Une histoire dans un style à part comme j'en ai assez rarement lu dans le BD mais franchement pas désagréable.
J'ai lu les 2 premiers tomes de cette série.
A la lecture du premier tome, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. On y suit des combats de gangs dans les bas-fonds du Londres Victorien et en parrallèle les pérégrinations d'une jeune femme fragile et perdue au milieu de tout ça. Le thème et l'histoire en elles-mêmes ne m'intéressaient pas particulièrement, mais ne sachant rien du scénario à l'avance, j'avoue avoir été surpris par la fin de ce tome 1. Donc, en lui-même, ce tome 1 est pas mal et surprenant par sa fin.
Mais ensuite, voilà, ce n'était en fait que l'introduction d'une série, et le tome 2 part déjà dans la vitesse de croisière de l'histoire. Et.. bon... Ben, cette univers de guerre de gangs, de caïds de la pègre, ça ne m'intéresse pas franchement. Or, au delà de son héroïne, Black Mary n'apporte pas grand chose de plus à ce thème.
Donc, je trouve personnellement la série en elle-même plutôt bof.
Le dessin de ces gags n'est pas mal et cette série a un petit goût de nostalgie pour ceux qui lisaient le journal de Tintin à l'époque.
Mais franchement, côté humour, ce n'est pas vraiment drôle.
C'est... Ben voilà quoi, c'est des gags et c'est des gags pas drôles, alors c'est plutôt bof, quoi.
Ben oui, je sais que nous avons là l'ancêtre d'Astérix, que le dessin d'Uderzo y est quasiment identique, qu'on y retrouve un type d'humour similaire, etc... mais... mais je n'ai vraiment pas réussi à accrocher. Déjà le monde des indiens et des nouveaux américains ne m'a jamais intéressé (c'est moins porteur que les gaulois, faut croire) mais ensuite, je ne sais pas pouquoi, mais je n'arrive pas du tout à entrer dans les histoires d'Oumpah-Pah et de "Double-Scalp" et encore moins à apprécier l'humour. Je ne sais pas si cela tient à la narration, aux dialogues ou à autre chose mais je suis resté assez hermétique à cette série alors même que j'avais presque l'impression visuellement d'avoir sous les yeux un Astérix.
Ceci étant dit, après relecture, et surtout en ayant pris connaissance des autres oeuvres d'Uderzo précédant même Oumpah-Pah telles que Luc Junior et Jehan Pistolet, je trouve que cette série n'est pas si mal et il faut bien avouer que pour l'époque c'était une série fraîche, dynamique, moderne et surtout assez drôle.
J'aime beaucoup le dessin de Maester : je le trouve à la fois fin, précis, mais aussi délirant et cartoonesque. Et dans cette série précisément, je trouve les filles dessinnées par Maester très jolies.
En outre, j'aime cette esprit déconnade, clins d'oeil à tout va, petits détails délirants, dialogues et scénarios déjantés. Le simple fait de regarder une couverture de Maester, et ici de Obsédé Sexuel me fait sourire et me donne envie de feuilleter le tout.
Par contre, j'avoue aussi ne pas toujours rire, juste sourire. L'humour n'est pas du style ravageur, il est juste plaisant.
Mais c'est donc avec plaisir, sans chercher là de chef d'oeuvre, que je lis la série Obsédé Sexuel.
4/5 pour le dessin
2/5 pour le scénario
En effet, le dessin est attirant. Au départ, j'ai cru à une BD jeunesse joliment dessinée, mais très vite ça s'est révélé destiné à plus âgé. Il n'en reste pas moins que ces petits corps surmontés de grosses têtes pour une enquête dans un monde relativement sérieux, ça donne un résultat contrasté assez sympa, proche de certains mangas par exemple.
Mais par contre, au niveau scénario. Pour commencer, il est particulièrement ardu d'entrer dans l'histoire même si elle se révèle assez simple en définitive. Mais le problème doit venir de la narration : certaines ellipses amènent le lecteur sur des situations où il peine à comprendre ce qu'il se passe et ce qu'il s'est passé, les dialogues ne sont pas prenants, et toute l'histoire dans son ensemble n'est pas franchement captivante. De même, le héros de la série n'est pas vraiment sympathique à mes yeux, je trouve : je n'arrive pas à accrocher.
Et côté humour non plus, je n'accroche pas vraiment. C'est bourré de clins d'oeil, mais je les ai trouvés rarement marrant ou même approprié. (j'ai juste rigolé pour ce buste de cet étrange animal dont le chasseur n'a aucune idée du nom)
Avis mitigé, donc, malgré un dessin vraiment sympathique.
L’ennui avec cet album, c’est que j’en aime le fond mais que je trouve la forme plutôt rébarbative. C’est plein de bonnes idées, le canevas général est bon et intriguant. L'idée de cet homme qui perd peu à peu chacun de ses organes et devient, petit à petit, un robot est même excellente. Le dessin ne me déplait pas forcément, j’aime le côté rétro du dessin de Gillon, non, le problème est plutôt dans la manière dont les séquences se succèdent et la manière dont le mystère est révélé. C’est peu passionnant, les éléments arrivent comme des cheveux dans la soupe et toujours de la bouche d’un des personnages. Ca manque d’une réelle dramaturgie, d’un vrai rythme. En plus, certains points de l'intrigue restent relativement obscurs...Dommage…
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Gabrielle
Ohlalalala ya pas moyen de mettre des notes négatives ? Les dialogues sont une accumulation de poncifs pompeux, verbeux, bavards et vraiment ridicules. Il y a des sophismes et des clichés à chaque réplique et j'ai dû me forcer à les lire tellement j'avais honte pour l'auteur. Une catastrophe. Et ce n'est pas le dessin qui sauve l'ensemble. Il est laid, surchargé, avec des effets tape-à-l'oeil à chaque case (combien de lumières qui filtrent, de personnages à moitié dans l'ombre en contre plongée, sans compter les décors grandiloquents qui envahissent les pages et nuisent à la compréhension de l'ensemble). Et en plus il n'apporte rien à l'histoire. La narration est théâtrale et tape-à-l'oeil, elle aussi. Le tout est noyé par une mise en couleur boueuse et sans nuances qui uniformise le tout (c'est la même palette chromatique d'un bout à l'autre de l'album !!!) et qui rend les dessins encore moins lisibles qu'ils ne le sont au départ. Le pompon c'est les commentaires bonus de l'auteur à la fin de l'album. Kara se prend pour un génie et est d'une prétention hallucinante en comparant son "oeuvre" à des chef d'oeuvres reconnus, eux. La maxime "la culture c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale" semble faite pour ce type, il est visiblement persuadé de dire des choses géniales alors que c'est un ramassis d'idioties (l'album donne cette même impression d'ailleurs). C'est vraiment pitoyable. Bref, non seulement c'est nul, mais en plus c'est prétentieux. Et encore le mot est faible. C'est nul, nul, nul, et très énervant, vraiment très, très énervant. Une calamité.
Blam
BSK délaisse les histoires intimistes et les anecdotes sur sa sexualité sordide pour s’essayer à un autre thème en vogue dans le monde de la BD (et de la fiction en général), celui du tueur à gages, cet être fascinant, tellement cool avec son pistolet qui fait BLAM, tellement classe avec ses fringues noires, tellement philosophe lui qui a compris que tuer ses contemporains était un métier comme un autre. Comme il se doit dans une BD de ce genre, il saupoudre une succession de fusillades sanglantes d’une bonne dose de mysticisme de prisunic pour montrer l’épaisseur psychologique de son personnage, la profondeur de son histoire. Le problème, c’est qu’on comprend rien ou pas grand’chose à cet album. Après une 2ème lecture, je crois avoir à peu près compris qui était qui dans cette histoire, mais les motivations et les liens exacts des personnages et les tenants et les aboutissants de tout cela restent à mes yeux assez obscurs, ce qui est un peu gênant. Bref, BSK a voulu s’emparer de deux personnages de BD à la mode, l’assassin et Dieu, mais faute d’avoir quelque chose d’intéressant à dire sur eux, il se plante totalement, avec une BD ennuyeuse et sans intérêt. Reste le dessin, réalisé au marqueur et au Tipp-Ex, plutôt pas mal dans son genre, mais ça ne sauvera pas Blam de la note minimum.
Batman - Judge Dredd - La Grande Enigme
Le genre crossover est déjà une fausse bonne idée à la base, du moins la plupart du temps, mais quand en plus il fait se rencontrer des personnages sans aucun lien entre eux comme Judge Dredd et Batman, juste pour dire qu’on a réuni deux noms connus au générique, là on peut être sûr qu’on va droit à la catastrophe. Le scénario de cette BD est assez consternant : un quelconque casse-burnes de l’espace a décidé de s’organiser sa petite « chasse du Compte Zaroff » personnelle, accommodée à la sauce « Mortal Kombat », et pour cela, au lieu d’inviter Christophe Lambert, il a capturé divers monstres génériques et patibulaires, plus Batman et Judge Dredd. Evidemment, il y aura un super retournement de situation à la fin pour expliquer tout ça, ha ha ha, ben oui ça s’intitule La Grande Enigme quand même, vous pensez bien que toutes ces conneries cachent un truc bien mystérieux, mais en attendant cette conclusion tout aussi idiote que le point de départ et le développement, on n’a droit qu’à une succession de fusillades et de bastons sans intérêt. Ça a le mérite de se lire vite, mais franchement, même si vous cherchez juste une BD de pur divertissement qui prend pas la tête, il y a des choses infiniment mieux que cela dans le genre, donc pas la peine de perdre votre temps (et éventuellement votre argent) avec celle-ci.
Une Plume pour Clovis
J'ai lu cette BD dans son édition originale, publié en 1975 chez "Square", collection "Serie bête et méchante". Dans cette édition, il n'y a pas que l'unique histoire "Une plume pour Clovis" mais on y trouve aussi d'autres histoires courtes de Gébé du même acabit. Néanmoins l'histoire de Clovis est ma préférée. D'ailleurs, étrangement, alors que L'Association publie cette BD en couleur alors que ce n'est pas l'habitude de cette maison d'édition, la version originale que j'ai lue, elle, était en noir et blanc. Allez comprendre... :) Quoiqu'il en soit, j'ai lu cette BD sans savoir du tout à quoi m'attendre. Tout d'abord, j'ai été surpris par le dessin : j'ai cru y voir des dessins de Fred, dans le style et aussi un peu dans les thèmes représentés. Autant dire donc que j'aime bien ce dessin et, bien que n'ayant aucune expérience technique personnellement, je le trouve bien fait et original. Et concernant le héros, Clovis, là, j'ai cru voir Carmen Cru en version masculine, un poil plus jeune et plein de vigueur : mais le même caractère ou presque ! :) L'histoire de cette enquête à la recherche d'un vieil ami d'enfance disparu est intéressante et assez bien menée. Mais c'est surtout le personnage de Clovis qui est bon et marrant : il est parano, bougon, il engueule tout le monde, il fait sa loi, etc... Et tout le scénario est un peu délirant et bon enfant : ça ne se prend pas au sérieux. Une histoire dans un style à part comme j'en ai assez rarement lu dans le BD mais franchement pas désagréable.
Black Mary
J'ai lu les 2 premiers tomes de cette série. A la lecture du premier tome, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. On y suit des combats de gangs dans les bas-fonds du Londres Victorien et en parrallèle les pérégrinations d'une jeune femme fragile et perdue au milieu de tout ça. Le thème et l'histoire en elles-mêmes ne m'intéressaient pas particulièrement, mais ne sachant rien du scénario à l'avance, j'avoue avoir été surpris par la fin de ce tome 1. Donc, en lui-même, ce tome 1 est pas mal et surprenant par sa fin. Mais ensuite, voilà, ce n'était en fait que l'introduction d'une série, et le tome 2 part déjà dans la vitesse de croisière de l'histoire. Et.. bon... Ben, cette univers de guerre de gangs, de caïds de la pègre, ça ne m'intéresse pas franchement. Or, au delà de son héroïne, Black Mary n'apporte pas grand chose de plus à ce thème. Donc, je trouve personnellement la série en elle-même plutôt bof.
BB de BD/Les bébés
Le dessin de ces gags n'est pas mal et cette série a un petit goût de nostalgie pour ceux qui lisaient le journal de Tintin à l'époque. Mais franchement, côté humour, ce n'est pas vraiment drôle. C'est... Ben voilà quoi, c'est des gags et c'est des gags pas drôles, alors c'est plutôt bof, quoi.
Oumpah-Pah
Ben oui, je sais que nous avons là l'ancêtre d'Astérix, que le dessin d'Uderzo y est quasiment identique, qu'on y retrouve un type d'humour similaire, etc... mais... mais je n'ai vraiment pas réussi à accrocher. Déjà le monde des indiens et des nouveaux américains ne m'a jamais intéressé (c'est moins porteur que les gaulois, faut croire) mais ensuite, je ne sais pas pouquoi, mais je n'arrive pas du tout à entrer dans les histoires d'Oumpah-Pah et de "Double-Scalp" et encore moins à apprécier l'humour. Je ne sais pas si cela tient à la narration, aux dialogues ou à autre chose mais je suis resté assez hermétique à cette série alors même que j'avais presque l'impression visuellement d'avoir sous les yeux un Astérix. Ceci étant dit, après relecture, et surtout en ayant pris connaissance des autres oeuvres d'Uderzo précédant même Oumpah-Pah telles que Luc Junior et Jehan Pistolet, je trouve que cette série n'est pas si mal et il faut bien avouer que pour l'époque c'était une série fraîche, dynamique, moderne et surtout assez drôle.
Obsédé Sexuel
J'aime beaucoup le dessin de Maester : je le trouve à la fois fin, précis, mais aussi délirant et cartoonesque. Et dans cette série précisément, je trouve les filles dessinnées par Maester très jolies. En outre, j'aime cette esprit déconnade, clins d'oeil à tout va, petits détails délirants, dialogues et scénarios déjantés. Le simple fait de regarder une couverture de Maester, et ici de Obsédé Sexuel me fait sourire et me donne envie de feuilleter le tout. Par contre, j'avoue aussi ne pas toujours rire, juste sourire. L'humour n'est pas du style ravageur, il est juste plaisant. Mais c'est donc avec plaisir, sans chercher là de chef d'oeuvre, que je lis la série Obsédé Sexuel.
O'Malley
4/5 pour le dessin 2/5 pour le scénario En effet, le dessin est attirant. Au départ, j'ai cru à une BD jeunesse joliment dessinée, mais très vite ça s'est révélé destiné à plus âgé. Il n'en reste pas moins que ces petits corps surmontés de grosses têtes pour une enquête dans un monde relativement sérieux, ça donne un résultat contrasté assez sympa, proche de certains mangas par exemple. Mais par contre, au niveau scénario. Pour commencer, il est particulièrement ardu d'entrer dans l'histoire même si elle se révèle assez simple en définitive. Mais le problème doit venir de la narration : certaines ellipses amènent le lecteur sur des situations où il peine à comprendre ce qu'il se passe et ce qu'il s'est passé, les dialogues ne sont pas prenants, et toute l'histoire dans son ensemble n'est pas franchement captivante. De même, le héros de la série n'est pas vraiment sympathique à mes yeux, je trouve : je n'arrive pas à accrocher. Et côté humour non plus, je n'accroche pas vraiment. C'est bourré de clins d'oeil, mais je les ai trouvés rarement marrant ou même approprié. (j'ai juste rigolé pour ce buste de cet étrange animal dont le chasseur n'a aucune idée du nom) Avis mitigé, donc, malgré un dessin vraiment sympathique.
Le Contrat
L’ennui avec cet album, c’est que j’en aime le fond mais que je trouve la forme plutôt rébarbative. C’est plein de bonnes idées, le canevas général est bon et intriguant. L'idée de cet homme qui perd peu à peu chacun de ses organes et devient, petit à petit, un robot est même excellente. Le dessin ne me déplait pas forcément, j’aime le côté rétro du dessin de Gillon, non, le problème est plutôt dans la manière dont les séquences se succèdent et la manière dont le mystère est révélé. C’est peu passionnant, les éléments arrivent comme des cheveux dans la soupe et toujours de la bouche d’un des personnages. Ca manque d’une réelle dramaturgie, d’un vrai rythme. En plus, certains points de l'intrigue restent relativement obscurs...Dommage…