Prophet nous fait découvrir un univers surréaliste mais très proche de nos croyances et nos mythes. Le bien et le mal s'affrontent à nouveau dans cette série, pour notre plus grande joie.
Xavier Dorison n'est plus à présenter. Il y a bien longtemps que ce scénariste a prouvé son talent, et cette série ne fait que confirmer ses qualités d'auteur.
L'histoire est très bien construite. Un archéologue découvre, au sommet de l'Himalaya, un sanctuaire. Après avoir fait cette surprenante découverte, bien des choses vont changer autour de lui, et cela va finalement le plonger dans un univers apocalyptique, aux limites de l'enfer.
Au premier abord, on se demande où va nous conduire ce récit, car la première approche est un peu surprenante. Le contexte où évoluent les personnages est assez déconcertant. Sont-ils dans un monde onirique, fantastique ou mythologique ? En avançant dans la lecture beaucoup d'éléments viennent donner des réponses à nos questions, et on accompagne ce héros un peu desorienté (Jack Stanton) avec beaucoup de plaisir. La galerie de personnages est assez intéressante également. Certains d'entre eux ont des personnalités hautes en couleur.
Grâce à tout ses éléments, on ne s'ennuie pas un seul instant.
Mathieu Lauffray nous prouve ici son talent. Son trait, très fin et vigoureux, donne beaucoup de punch au récit. Les vues de Manhattan au soleil couchant sont très belles et les expressions des visages sont plutôt convaincantes. Pour le tome 2, le dessinateur a repris le scénario et c'est franchement réussi, donc je pense que cette bd a un avenir prometteur.
En résumé, je vous conseille Prophet, sans hésitation !
Je vous avoue que ce qui m'a motivé à acheter "Le Dernier Troyen" c'est avant tout "Le Fléau des Dieux" dont je suis fan. Ces deux séries étant liées, cet achat était logique pour moi. Dans cette même logique, je me suis dit que comme beaucoup de secondes séries extraites d'un univers, le scénario du "Dernier Troyen" serait plus faible. Autrement dit, celui-ci serait agréable mais sans plus. Et bien non, à ma grande surprise, j'ai trouvé cette histoire assez captivante.
Valérie Mangin nous propose un "remake" de la guerre de Troie façon empire galactique, et je dois dire que j'ai trouvé le résultat crédible. Les bases de ces Chroniques de l'Antiquité Galactique sont bien dévéloppées et on rentre dans le récit avec beaucoup de plaisir. Cette nouvelle série est chronologiquement antérieure au "Fléau des Dieux" et d'une manière plus précise, les héros du récit sont en fait les ancêtres de Flavia, héroïne de la série précitée.
Sans fioriture, l'auteur décrit très bien ce que sont les luttes pour le pouvoir et les conflits des peuples.
Pour rester dans la comparaison avec "Le Fléau des Dieux", je trouve le dessin de Thierry Démarez un peu moins abouti que celui d'Aleksa Gajic. Le principal problème vient des visages, ceux-ci manquent totalement d'expression. Par contre, j'ai beaucoup aimé certains plans larges comme par exemple à la double page 38-39 , le résultat est vraiment très impressionnant.
Valérie Mangin est en train de créer un univers original et fascinant, aidée bien sûr par Aleksa Gajic et Thierry Démarez.
Félicitations à ce trio plein de talent.
A suivre !!!
Comme à son habitude, Baru met ici en valeur les rapports humains. Ceci s'accompagne de situations parfois houleuses et d'autres plus plaisantes. En fait, un condensé du quotidien.
Le scénario de Vive la classe nous décrit les derniers mois des futurs appelés. Ceux qui pendant quelques temps vont porter fièrement les couleurs nationales au nom de la liberté, autrement dit les militaires. Jusqu'en 1968, ces futurs soldats organisaient des beuveries "officielles" avant leur départ, où ils draguaientt les filles pour se prouver qu'ils étaient digne de porter l'uniforme. Ces pratiques parfois douteuses sont très bien décrites par l'auteur. Ces bidasses en herbe n'étaient pas toujours très tendres avec les petites donzelles et des clans se formaient obligatoirement. Le récit est plutôt bien écrit. Les personnages sont brûlants de vérité, comme d'habitude chez cet auteur.
Cet album date de 1987. De ce fait, le dessin de Baru est parfois approximatif et certains visages sont très laids mais l'auteur a prouvé par la suite qu'il pouvait affiner son trait. (Voir Les Années Spoutnik). Ceci dit, en lisant ce one-shot, j'ai presque oublié ces "erreurs de jeunesse" car la lecture est plutôt plaisante.
Dois-je conseiller cet album ? Et bien je dirais que oui mais à condition de lire d'autres albums de cet auteur auparavant. L'Autoroute du soleil est un bon début.
Opium me fait un peu penser à du comics. Tout d'abord à cause du format des albums, en deuxième lieu, la mise en page ; ensuite l'histoire se situe aux Etats-unis, et pour terminer des super-vilains sont de la partie.
Daniel Torrès nous plonge dans une ambiance S-F un peu à la manière des films de série-B américaines que l'on produisait dans les années 50. Le récit est plein d'humour et de dérision. Le ton est assez original, surtout dans la conclusion car pour une fois ce sont les "méchants" qui sortent victorieux du récit. Le héros est quant à lui tourné en ridicule à plusieurs reprises, ce qui n'est pas désagréable !
Le dessin de l'auteur est sympa. Les visages très "carrés" des personnages collent très bien avec l'ambiance du récit.
En conclusion , je dirais que Opium est une petite série qui se laisse lire. Elle n'est peut-être pas indispensable, mais je la conseille malgré tout.
Pourtant, je trouve le dessin de Croci tout à fait intéressant, mais à la lecture, il finit toujours par me saouler... Les planches sont clairement belles lorsqu'on les regarde dans leur ensemble, mais à la lecture, ça ne passe plus, le découpage est souvent mauvais, les cadrages pas vraiment meilleurs et même les positions des personnages sont souvent surfaites.
Bref, rattrapons-nous au scénario... Ah oui mais nan en fait. D'accord, c'est pas facile de faire un bon one shot vu que les contraintes sont nombreuses pour peu de pages, mais là, c'est complètement raté. L'intrigue ne prend pas, donc forcement, à l'heure des explications (dans le style grande révélation à la Scooby-Doo, on retire le masque et on explique). On s'en fout royalement...
Donc scénario vraiment mauvais, dessin intéressant mais finalement encore trop peu ambitieux et peut-être encore un peu jeune, malgré l'expérience que commence à acquérir cet auteur...
Voilà un bon exemple du suivi des séries par Soleil Production. Certes, la série n'était pas exceptionnelle, mais elle s'améliorait, et de toute façon, ils sont coutumiers du fait.
Sinon, sur la série, on peut regretter que le scénario se borne à raconter des faits de guerre, sans s'intéresser aux personnages eux-mêmes. Leur psychologie est très sommaire, voire inexistante.
Coté dessin, c'est pas folichon quand même, et on a parfois du mal à ne pas confondre certains personnages entre eux.
Rien d'incontournable, donc, d'autant plus que sans la fin...
Comment peut-on mettre des notes aussi basses à cet album ???
Alors bien sûr, ce n'est pas une BD "facile", distrayante. La lecture en est éprouvante.
Le dessin incroyable de Mattotti vous aspire, vous fait vivre la descente aux enfer du Dr Jekyll, il est l'expression picturale même des tourments du docteur. Quand on referme l'album, on a légèrement la nausée et l'impression d'être descendu dans les tréfonds de la noirceur de l'âme humaine.
C'est dur, mais magistral !
(PS : je précise que je n'avais pas lu la critique de Ro avant d'avoir écrit la mienne. C'est troublant de voir comment à partir des mêmes impressions on peut avoir des avis différents.
Cette BD tient du chef d'oeuvre. Mais si vous ne lisez des BDs que pour vous distraire, passez votre chemin, elle n'est pas pour vous.)
Je viens de relire le tome 1 et de m'enfiler le tome 2 dans la suite.
Verdict ?
Au niveau graphisme et couleurs, c'est très beau, tout le monde est unanime. Le seul défaut est, comme beaucoup de monde le dit, que les personnages sont trop statiques. Et c'est vrai, on dirait qu'ils sont posés sur le décor, simplement.
Au niveau scénario, il reste très classique. Le tome 2 apporte quelques rebondissements, mais sans trop sortir du classicisme. Cependant, j'ai envie de savoir la suite.
Et puis, comme l'a dit un autre "reviewer" : pourquoi doit-on toujours faire quelque chose de différent?
Alors pourquoi 4/5?
Ben, simplement parce que :
- ça reste une très bonne BD,
- le tout ensemble prend bien,
- c'est un plaisir de lecture,
- j'aime bien quand une BD me donne envie de lire la suivante.
Mh mh... Bon, l'idée de départ de cette série n'est pas originale, et les auteurs ne le cachent même pas, puisqu'ils citent allègrement certains des films qui les ont inspirés (Scream, La Nuit des Masques...) ; on pourra également citer Stephen King pour certains éléments (les bêtises commises par un groupe d'enfants, qui le paieront plus tard, le copain pas gâté par la nature, j'ai pensé à Dreamcatcher entre autres...). Bon, le moins que l'on puisse dire, c'est que Callède et Denys connaissent leurs classiques !
Mais c'est bien beau de citer les grands du genre, mais la mayonnaise prend-elle ? Eh bien oui, car le dessin de Denys est très bon, surtout dans les visages grimaçants, le basculement du calme à l'horreur pure. J'ai eu des frissons dans le dos à la vision de certaines cases. Quant au scénario, il montre la bonne digestion de Callède, car toute l'intrigue se tient, se referme au bout du triptyque, bref, une symétrie parfaite sur la longueur.
Une très bonne BD, presque une référence (trop méconnue) du genre.
Et merci à sousoune pour avoir été la première à m'y intéresser. ;)
Dans la plus grande tradition du western spaghetti, cette bd vient se classer entre Blueberry, pour les chevauchées sauvages, les décors et le héros, un dur au grand coeur et Durango, pour le coté vraiment pourri des méchants, la rapidité au colt du héros et les règlements de compte sanglants.
Pour comparaison cinématographique, on pourrait rapprocher ça de Pour une poignée de dollars, ou une petite série B. Rien de bien nouveau donc, mais le tout est assez bien réalisé et plaisant à lire.
Côté scénario, on est tenu en haleine tout du long, avec, c'est vrai, quelques évènements un peu prévisibles. Le cinquième tome met fin à l'histoire en cours, ce qui est appréciable, surtout chez Soleil Production.
Côté dessin, c'est assez classique, mais appliqué, et somme toute plutôt réussi.
Pour l'achat, ce n'est pas ce que je conseillerais en premier, mais les amateurs du genre peuvent se lancer sans problème.
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Prophet
Prophet nous fait découvrir un univers surréaliste mais très proche de nos croyances et nos mythes. Le bien et le mal s'affrontent à nouveau dans cette série, pour notre plus grande joie. Xavier Dorison n'est plus à présenter. Il y a bien longtemps que ce scénariste a prouvé son talent, et cette série ne fait que confirmer ses qualités d'auteur. L'histoire est très bien construite. Un archéologue découvre, au sommet de l'Himalaya, un sanctuaire. Après avoir fait cette surprenante découverte, bien des choses vont changer autour de lui, et cela va finalement le plonger dans un univers apocalyptique, aux limites de l'enfer. Au premier abord, on se demande où va nous conduire ce récit, car la première approche est un peu surprenante. Le contexte où évoluent les personnages est assez déconcertant. Sont-ils dans un monde onirique, fantastique ou mythologique ? En avançant dans la lecture beaucoup d'éléments viennent donner des réponses à nos questions, et on accompagne ce héros un peu desorienté (Jack Stanton) avec beaucoup de plaisir. La galerie de personnages est assez intéressante également. Certains d'entre eux ont des personnalités hautes en couleur. Grâce à tout ses éléments, on ne s'ennuie pas un seul instant. Mathieu Lauffray nous prouve ici son talent. Son trait, très fin et vigoureux, donne beaucoup de punch au récit. Les vues de Manhattan au soleil couchant sont très belles et les expressions des visages sont plutôt convaincantes. Pour le tome 2, le dessinateur a repris le scénario et c'est franchement réussi, donc je pense que cette bd a un avenir prometteur. En résumé, je vous conseille Prophet, sans hésitation !
Le dernier Troyen
Je vous avoue que ce qui m'a motivé à acheter "Le Dernier Troyen" c'est avant tout "Le Fléau des Dieux" dont je suis fan. Ces deux séries étant liées, cet achat était logique pour moi. Dans cette même logique, je me suis dit que comme beaucoup de secondes séries extraites d'un univers, le scénario du "Dernier Troyen" serait plus faible. Autrement dit, celui-ci serait agréable mais sans plus. Et bien non, à ma grande surprise, j'ai trouvé cette histoire assez captivante. Valérie Mangin nous propose un "remake" de la guerre de Troie façon empire galactique, et je dois dire que j'ai trouvé le résultat crédible. Les bases de ces Chroniques de l'Antiquité Galactique sont bien dévéloppées et on rentre dans le récit avec beaucoup de plaisir. Cette nouvelle série est chronologiquement antérieure au "Fléau des Dieux" et d'une manière plus précise, les héros du récit sont en fait les ancêtres de Flavia, héroïne de la série précitée. Sans fioriture, l'auteur décrit très bien ce que sont les luttes pour le pouvoir et les conflits des peuples. Pour rester dans la comparaison avec "Le Fléau des Dieux", je trouve le dessin de Thierry Démarez un peu moins abouti que celui d'Aleksa Gajic. Le principal problème vient des visages, ceux-ci manquent totalement d'expression. Par contre, j'ai beaucoup aimé certains plans larges comme par exemple à la double page 38-39 , le résultat est vraiment très impressionnant. Valérie Mangin est en train de créer un univers original et fascinant, aidée bien sûr par Aleksa Gajic et Thierry Démarez. Félicitations à ce trio plein de talent. A suivre !!!
Vive la classe !
Comme à son habitude, Baru met ici en valeur les rapports humains. Ceci s'accompagne de situations parfois houleuses et d'autres plus plaisantes. En fait, un condensé du quotidien. Le scénario de Vive la classe nous décrit les derniers mois des futurs appelés. Ceux qui pendant quelques temps vont porter fièrement les couleurs nationales au nom de la liberté, autrement dit les militaires. Jusqu'en 1968, ces futurs soldats organisaient des beuveries "officielles" avant leur départ, où ils draguaientt les filles pour se prouver qu'ils étaient digne de porter l'uniforme. Ces pratiques parfois douteuses sont très bien décrites par l'auteur. Ces bidasses en herbe n'étaient pas toujours très tendres avec les petites donzelles et des clans se formaient obligatoirement. Le récit est plutôt bien écrit. Les personnages sont brûlants de vérité, comme d'habitude chez cet auteur. Cet album date de 1987. De ce fait, le dessin de Baru est parfois approximatif et certains visages sont très laids mais l'auteur a prouvé par la suite qu'il pouvait affiner son trait. (Voir Les Années Spoutnik). Ceci dit, en lisant ce one-shot, j'ai presque oublié ces "erreurs de jeunesse" car la lecture est plutôt plaisante. Dois-je conseiller cet album ? Et bien je dirais que oui mais à condition de lire d'autres albums de cet auteur auparavant. L'Autoroute du soleil est un bon début.
Opium
Opium me fait un peu penser à du comics. Tout d'abord à cause du format des albums, en deuxième lieu, la mise en page ; ensuite l'histoire se situe aux Etats-unis, et pour terminer des super-vilains sont de la partie. Daniel Torrès nous plonge dans une ambiance S-F un peu à la manière des films de série-B américaines que l'on produisait dans les années 50. Le récit est plein d'humour et de dérision. Le ton est assez original, surtout dans la conclusion car pour une fois ce sont les "méchants" qui sortent victorieux du récit. Le héros est quant à lui tourné en ridicule à plusieurs reprises, ce qui n'est pas désagréable ! Le dessin de l'auteur est sympa. Les visages très "carrés" des personnages collent très bien avec l'ambiance du récit. En conclusion , je dirais que Opium est une petite série qui se laisse lire. Elle n'est peut-être pas indispensable, mais je la conseille malgré tout.
Lady Tara Cornwall
Pourtant, je trouve le dessin de Croci tout à fait intéressant, mais à la lecture, il finit toujours par me saouler... Les planches sont clairement belles lorsqu'on les regarde dans leur ensemble, mais à la lecture, ça ne passe plus, le découpage est souvent mauvais, les cadrages pas vraiment meilleurs et même les positions des personnages sont souvent surfaites. Bref, rattrapons-nous au scénario... Ah oui mais nan en fait. D'accord, c'est pas facile de faire un bon one shot vu que les contraintes sont nombreuses pour peu de pages, mais là, c'est complètement raté. L'intrigue ne prend pas, donc forcement, à l'heure des explications (dans le style grande révélation à la Scooby-Doo, on retire le masque et on explique). On s'en fout royalement... Donc scénario vraiment mauvais, dessin intéressant mais finalement encore trop peu ambitieux et peut-être encore un peu jeune, malgré l'expérience que commence à acquérir cet auteur...
Princesse Rouge
Voilà un bon exemple du suivi des séries par Soleil Production. Certes, la série n'était pas exceptionnelle, mais elle s'améliorait, et de toute façon, ils sont coutumiers du fait. Sinon, sur la série, on peut regretter que le scénario se borne à raconter des faits de guerre, sans s'intéresser aux personnages eux-mêmes. Leur psychologie est très sommaire, voire inexistante. Coté dessin, c'est pas folichon quand même, et on a parfois du mal à ne pas confondre certains personnages entre eux. Rien d'incontournable, donc, d'autant plus que sans la fin...
Docteur Jekyll & Mister Hyde
Comment peut-on mettre des notes aussi basses à cet album ??? Alors bien sûr, ce n'est pas une BD "facile", distrayante. La lecture en est éprouvante. Le dessin incroyable de Mattotti vous aspire, vous fait vivre la descente aux enfer du Dr Jekyll, il est l'expression picturale même des tourments du docteur. Quand on referme l'album, on a légèrement la nausée et l'impression d'être descendu dans les tréfonds de la noirceur de l'âme humaine. C'est dur, mais magistral ! (PS : je précise que je n'avais pas lu la critique de Ro avant d'avoir écrit la mienne. C'est troublant de voir comment à partir des mêmes impressions on peut avoir des avis différents. Cette BD tient du chef d'oeuvre. Mais si vous ne lisez des BDs que pour vous distraire, passez votre chemin, elle n'est pas pour vous.)
Korrigans
Je viens de relire le tome 1 et de m'enfiler le tome 2 dans la suite. Verdict ? Au niveau graphisme et couleurs, c'est très beau, tout le monde est unanime. Le seul défaut est, comme beaucoup de monde le dit, que les personnages sont trop statiques. Et c'est vrai, on dirait qu'ils sont posés sur le décor, simplement. Au niveau scénario, il reste très classique. Le tome 2 apporte quelques rebondissements, mais sans trop sortir du classicisme. Cependant, j'ai envie de savoir la suite. Et puis, comme l'a dit un autre "reviewer" : pourquoi doit-on toujours faire quelque chose de différent? Alors pourquoi 4/5? Ben, simplement parce que : - ça reste une très bonne BD, - le tout ensemble prend bien, - c'est un plaisir de lecture, - j'aime bien quand une BD me donne envie de lire la suivante.
Comptine d'Halloween
Mh mh... Bon, l'idée de départ de cette série n'est pas originale, et les auteurs ne le cachent même pas, puisqu'ils citent allègrement certains des films qui les ont inspirés (Scream, La Nuit des Masques...) ; on pourra également citer Stephen King pour certains éléments (les bêtises commises par un groupe d'enfants, qui le paieront plus tard, le copain pas gâté par la nature, j'ai pensé à Dreamcatcher entre autres...). Bon, le moins que l'on puisse dire, c'est que Callède et Denys connaissent leurs classiques ! Mais c'est bien beau de citer les grands du genre, mais la mayonnaise prend-elle ? Eh bien oui, car le dessin de Denys est très bon, surtout dans les visages grimaçants, le basculement du calme à l'horreur pure. J'ai eu des frissons dans le dos à la vision de certaines cases. Quant au scénario, il montre la bonne digestion de Callède, car toute l'intrigue se tient, se referme au bout du triptyque, bref, une symétrie parfaite sur la longueur. Une très bonne BD, presque une référence (trop méconnue) du genre. Et merci à sousoune pour avoir été la première à m'y intéresser. ;)
Wanted (Rocca/Girod)
Dans la plus grande tradition du western spaghetti, cette bd vient se classer entre Blueberry, pour les chevauchées sauvages, les décors et le héros, un dur au grand coeur et Durango, pour le coté vraiment pourri des méchants, la rapidité au colt du héros et les règlements de compte sanglants. Pour comparaison cinématographique, on pourrait rapprocher ça de Pour une poignée de dollars, ou une petite série B. Rien de bien nouveau donc, mais le tout est assez bien réalisé et plaisant à lire. Côté scénario, on est tenu en haleine tout du long, avec, c'est vrai, quelques évènements un peu prévisibles. Le cinquième tome met fin à l'histoire en cours, ce qui est appréciable, surtout chez Soleil Production. Côté dessin, c'est assez classique, mais appliqué, et somme toute plutôt réussi. Pour l'achat, ce n'est pas ce que je conseillerais en premier, mais les amateurs du genre peuvent se lancer sans problème.