Les derniers avis (113808 avis)

Par sandro
Note: 4/5
Couverture de la série Ectis
Ectis

Quand Virgin, détective privé de son état (enfin le croit-il), reçoit la visite d'une splendide créature qui lui confie une mission dangereuse, retrouver son mari, on peut se dire que tout cela est cousu de fils blancs. Mais quand tout cela vire au cyber punk, que la charmante, tout compte fait, ressemble plus à Terminator qu'à Marylin, que Virgin n'est pas aussi privé qu'il y paraît, alors l'aventure commence. Nous sommes en 2050 et Ectis est un des plus gros conglomérats planétaires, mais la belle machine s'est emballée… La lutte est déclenchée entre Caïn Guardar, le maître d'Ectis et l'intelligence artificielle qu'il a créée. L'enjeu : un module qui permettra de contrôler l'ensemble des intelligences cybernétiques. Chaque personnage est un pion dans le grand combat que se livre l'homme et la machine. Virgin (homme ou machine ?) saura-t-il découvrir les vrais responsables de cette machination et pourra-t-il s'affranchir de ses origines ? Le clonage est certainement l'élément avec lequel les écrivains et les auteurs BD, mais aussi les producteurs au cinéma aiment le plus jouer ! C'est vrai que le sujet, même s'il est tabou, laisse imaginer des tas de possibilités et il y en a encore à explorer. Avec "Ectis" nous sommes plongés dans un univers où la science-fiction dérive sur le clonage, un monde régi par une technologie à la pointe et la création d'êtres parfaits. Ainsi, le protagoniste de cette histoire cyber-punk fait partie de cette race d'hommes qui n'ont pas de souvenirs, qui sont configurés selon les désirs du créateur ! Une façon pour les auteurs de voyager dans une société qui n'a plus de principes, et d'offrir au lecteur une vision apocalyptique de notre monde en 2050. Cependant, même si le sujet peut être encore plus exploité, il ne doit pas pour autant se répéter. Le scénario de "Ectis" nous semble déjà vu et semble se chercher encore. Même si le scénariste, Nicolas Pona, use de dialogues très vifs, le lecteur aura vite fait le tour de la question en décortiquant les idées de Pona. On aurait souhaité une machination plus diabolique avec moult secrets et rebondissements. Enfin, on peut quand même féliciter le scénariste pour le rythme qu'il offre à la narration et surtout, cette passion que l'on sent chez lui pour la S-F. Au dessin, Sandro, nous offre un trait agressif qui donne aux personnages le ton qui convient. On sent une grande assurance et une parfaite maîtrise dans les mouvements. Cependant, le découpage reste fort aléatoire nous obligeant de temps en temps à revenir en arrière. On appréciera toutefois le souci du détail et la grandeur des décors, assez vertigineux, il faut le dire. Bref, même si le premier tome de "Ectis" n'est pas en grand équilibre sur le fil, on ne doute pas que les prochains albums sauront se redresser !

26/01/2004 (modifier)
Couverture de la série La douane
La douane

Encore plus que pour les autres Patte de Mouche, l'histoire est courte. En effet, chaque case occupe une page à elle seule. Etant donné qu'il s'agit quasiment de gravures (carte à gratter), on comprend la chose. Cette petite histoire donc, raconte une fouille douanière un peu particuière et (en accord avec le graphisme) assez macabre. Ott pousse petit à petit l'idée jusqu'au bout. Album sympa pour les amateurs de l'auteur, de ce genre de superbe graphisme ou collectionneurs compulsifs des Patte de Mouche. :)

26/01/2004 (modifier)
Par marone
Note: 4/5
Couverture de la série La Vengeance du Comte Skarbek
La Vengeance du Comte Skarbek

Très bonne surprise à la lecture de ce chef d'oeuvre. Adepte de la ligne claire franco-belge, j'étais quelque peu réservé à l'achat. Il s'agit finalement d'un excellent scénario agrémenté d'un dessin exceptionnel (chaque case est un tableau). Il y a quelques exemplaires sous plastique comportant 6 ex-libris.

26/01/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Chat du Rabbin
Le Chat du Rabbin

Je n'aime pas franchement les BDs simplement destinées à discuter de la vie, de la philosophie et de la religion. Et ici, c'est ce que je ressens de cette série : je ressens qu'il y a un message que l'auteur veut y faire passer, qu'il cherche à instruire d'une certaine manière son lecteur, qu'il joue le rôle de celui qui "montre" et "explique" mais qui ne porte aucun jugement... Et pourtant je ressens son message comme celui de la grande majorité des autres BDs scénarisées par Sfar. C'est toujours le même esprit qui en ressort (notamment dans "Socrate le Demi-chien" ou bien "les Olives Noires") et je n'y suis pas sensible. C'est une question de philosophie personnelle sans doute : Sfar et moi n'avons pas la même. En outre, je fais partie de ceux qui n'aiment pas non plus son dessin, donc ça n'arrange pas. Maintenant dans le cas particulier du Chat du Rabbin, je trouve le dessin quand même assez sympa et détaillé, même si le chat change sans arrêt de gueule (d'accord, ce qui compte ce n'est pas que le chat soit parfaitement dessiné, mais c'est qu'on sache que c'est lui, que c'est le chat, et qu'on lise ce qu'il a à dire : néanmoins, dans ce cas-là, pourquoi ne pas lire un livre plutôt qu'une BD ?). Mais bien sûr, ceci dépend des goûts. Et concernant l'histoire, elle se lit bien et on ne s'ennuie pas. Mais ceci dit, elle ne m'a pas plus intéressé que ça non plus. Néanmoins j'ai préféré cette série aux Olives Noires du même auteur, série dont je trouve le thème très proche.

26/01/2004 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5
Couverture de la série Torso
Torso

Parfum particulier que celui de ce Torso, qui a été honoré de nombreux prix dont le prix Eisner, la plus prestigieuse récompense du comics américain. Pourtant, cet album est relativement controversé, certains crient au génie, d’autres le trouvent ennuyeux et lourd dans sa mise en page. Le talent de Bendis pose encore une fois question. Certains n’hésitent pas à la comparer à Alan Moore d’autres l’accuse presque d’usurpation. Pour moi, Bendis est un scénariste de talent, un véritable orfèvre, et ce n’est pas cet album qui changera mon avis, que du contraire. L’homme a un sens peu commun du rythme et du dialogue et trouve toujours la manière de rendre passionnants des schémas narratifs éculés. Il n’y a qu’à voir son valeureux travail sur Daredevil pour se rendre compte de la maîtrise de l’artiste. Mais la grande nouveauté de cet album, co-scénarisé avec Marc Abdreyko, c’est qu’il nous permet de découvrir Bendis, le dessinateur. Le résultat est tantôt déroutant, tantôt franchement enthousiasmant. Bendis n’a rien d’un virtuose, il ne s’en cache pas. Cet album joue plutôt la carte de la sobriété visuelle (un noir et blanc très tranché, très ombré), l’exubérance vient d’ailleurs, de la mise en page, inventive, maniériste, originale… Tantôt géniale, tantôt franchement agaçante… Les « copier-coller » sont légion, donnant à l’ensemble une facture artificielle et cérébrale qui renforce d’autant, délicieux paradoxe, la puissance de réalité d’un scénario basé sur des faits historiques. Le point fort de cet album réside peut-être dans ce point : c’est en jouant à fond la carte formaliste et le non réalisme de son graphisme et de ses manières, c’est en mélangeant les matériaux (photos et dessin), que Bendis renforce son récit, passionnant de bout en bout, stimulant sans cesse l’imaginaire visuel du lecteur qui complètera par lui-même tout ce que le dessin ne laisse pas voir. Cela a fonctionné sur moi, cela coincera chez d’autres, trop déroutés peut-être par des effets un peu gratuits et démonstratifs. Même si Torso n’est pas à mon sens le chef d’œuvre tant annoncé, je le recommande néanmoins à tous les esprits aventureux. Ils l’adoreront ou le détesteront, mais garderons le souvenir d’une lecture marquante.

26/01/2004 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Isaac le pirate
Isaac le pirate

Ah, voilà une série qui m'a surpris ! Je dois avouer que j'étais réticent à l'idée de lire du Blain, représentant de cette nouvelle vague de la BD francophone. Mais j'ai eu l'opportunité de lire les 3 albums d'une traite, alors j'en ai profité. Eh bien, voilà un auteur à découvrir ! Une histoire vraiment prenante, loin des stéréotypes des histoires de piraterie classiques, des personnages sympathiques, touchants dans leur détresse, grandioses dans leurs faiblesses... Le dessin de Blain peut paraître âpre, dur, et à la fois simple. On peut être rebuté de prime abord, mais l'histoire est tellement prenante qu'on se laisse porter. A ce titre, la couverture du tome 2 est pour moi une pure merveille...

26/01/2004 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Cubik
Cubik

Mêlant l'angoisse à la satire sociale, Cubik dépeint de manière expressionniste un monde totalitaire et anguleux. Voilà un petit album fort sympathique, quoique pas du tout original au niveau de son sujet. Le dessin est très agréable, simple et expressionniste.

26/01/2004 (modifier)
Couverture de la série L'Immeuble d'en face
L'Immeuble d'en face

La vie la vraie, avec des gens qui sont comme nous : ils s'aiment, ils se préparent un thé, ils prennent un bain, bref, une vie comme la nôtre, sans fioriture, sans héroïsme déboulant. Rien à signaler, quoi. C'est cela, la force de cet album, entre deux explosions de chez Delcourt, entre deux épées de chez Soleil, on se retrouve : "hé mais c'est moi ça !". Oui, "L'immeuble d'en face", c'est chez nous. Après le tome 1 de L'Année du dragon, et en attendant le tome 2, Vanyda sort comme une grande son propre album, franche réussite. Dessins héritant à la fois du style manga et franco-belge, en noir et blanc (la couleur y serait de trop), j'y ai accroché immédiatement. Faites-lui une place dans votre bibliothèque !

26/01/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Olives noires
Les Olives noires

Bouh... Ca me rend triste de devoir mettre une telle note quand je vois que cette série plait tant aux autres et en plus quand c'est une très bonne amie qui me l'a prêtée en me disant que c'était peut-être sa BD préférée... :o/ Quoiqu'il en soit, franchement, je n'ai pas pris de plaisir à lire les 3 premiers tomes. Tout d'abord au niveau de la densité des albums : je les ai lus si vite que j'ai eu l'impression d'avoir parcouru une unique BD, ou au mieux 1.5 BD. Bref, moi qui aime les BDs denses et qu'on peut prendre son temps à lire, ça ne m'allait pas du tout. Ensuite, c'est la même chose au niveau du dessin. Il est trop dépouillé à mon goût et je n'aime pas franchement le choix de couleurs. Mais c'est une question de goût sans doute. Et puis vient le scénario... Il y a un bon côté : on peut se renseigner sur la religion juive à l'époque de l'occupation romaine... et encore... Les dialogues ont été modernisés pour que tout coule bien, mais on dirait des gars de banlieue ou des ados de notre époque qui causent dans la rue alors que ça se passe il y a plus de 2000 ans, et pour moi ça passe difficilement. De même, ce à quoi a l'air de se résumer le monde antique sous l'occupation romaine, c'est une suite d'engueulades, quelques meurtres vite expédiés et un résumé des pensées des personnages à des envies de manger ou de baiser. A cela s'ajoutent par dessus quelques petites discussions philosophiques, théologiques ou religieuses qui passent bien car très rapides et légères, mais qui m'ont plus ennuyé qu'intéressé. Oui, en bref, c'est vraiment ça que j'ai ressenti durant ces 3 tomes : je me suis ennuyé. Je n'avais pas envie de suivre ces personnages (seul le père du gamin au début du tome 1 me plaisait bien), pas envie de connaître leurs discussions sur le sexe, la vie, etc., et pas envie non plus de suivre leurs "aventures" simplifiées dans une société de l'époque que je trouve irréaliste et simplifiée telle qu'elle est présentée ici.

26/01/2004 (modifier)
Par JBT900
Note: 4/5
Couverture de la série Pour une poignée de polenta
Pour une poignée de polenta

Nouvelle incursion dans le domaine de l'autobiographie pour Vincent Vanoli. Là où "Sentiers Battus" était un album auquel on pouvait reprocher un manque de liant, "Pour une poignée de polenta" est en revanche une incontestable réussite. Vanoli y aborde avec une grande tendresse la question de ses origines italiennes en commençant par le souvenir d'une nuit d'enfance, à la mort d'un oncle. Des Abruzzes aux Appenins, on suit avec un réel plaisir l'évocation de ce pays à la fois si proche et si étranger dans le coeur de l'auteur. Le format adopté est très simple : 2 cases par planche, et c'est parti sur cinq chapitres indépendants mais qui forment un tout, un ensemble homogène et construit. Avec son style inimitable, Vanoli sait faire naître des parfums d'Italie avec trois fois rien : une ombre, une forme grise rappelant un cyprès, un tunnel abrupt pour le bord de mer sur la route de la Spezia. C'est à la fois très personnel et commun à ce que l'inconscient populaire garde de l'Italie lorsqu'on en revient. Reste alors la famille, les parents, la Lorraine pour Vanoli. Sentiments aigres-doux pour quelques jours passés en leur compagnie, qui va donner lieu à de savoureuses scènes. Comme si parents et enfants n'en finissaient jamais de se redécouvrir... tant qu'on n'a pas exploré complètement son passé, sa terre. Un superbe album où l'on sent que l'auteur s'est vraiment fait plaisir, le ton est très mesuré mais sensible, poétique et tendre. Une fois de plus Vanoli démontre tout son talent.

26/01/2004 (modifier)