Un Margerin des débuts, très orienté extra-terrestres, avec notamment une histoire tordante de fin du monde où les habitants se sachant perdus provoquent cataclysmes sur cataclysmes. L’ensemble est très original et parfois assez cynique. Pas mal d’histoires sont en noir et blanc.
Un excellent album de Margerin. Moins connu que ses Lucien, cet album vaut le détour. Pour tout dire je suis à deux doigts de lui mettre la note maximale. Qu’il décrive le trip d’un dessinateur devant sa page blanche, les performances de Flipo le roi du smurf, l’honneur entaché d’un motard ne parvenant pas à semer une mobylette ou les affres d’un instituteur repensant aux conneries qu’il faisait quand il était môme, Margerin fait mouche à chaque fois. L’ensemble est hilarant et certaines histoires sont mêmes politiquement plus engagées qu’à l’habitude. Du très très bon.
"Alertes aux envahisseurs" est un nouveau titre, ce volume s’appelait à l’origine juste "Frank Margerin présente". Les histoires sont toutes en couleur, chose assez originale puisqu’à l’époque des parution de ses premiers albums (outre "Frank Margerin présente", les excellents "Tranche de brie" et "Ricky Banlieue"), Margerin faisait pas mal de noir et blanc. De ses trois premiers albums, celui-ci est probablement le moins réussi même si l’ensemble reste très drôle ; on suit notamment l’affrontements de super héros quinquagénaires ou les inventions d’un savant fou avec délectation. Margerin démontre qu’il était déjà un auteur et un humoriste à part.
Les ressemblances avec le dessin animé sont assez évidentes, et les différences également. Pour dresser une petite liste, il y a entre autres :
- les noms des personnages : Duke Fleed au lieu d'Actarus, Koji au lieu d'Alcor, etc.
- le physique des personnages : Actarus, Vénusia, le professeur Procyon ont des têtes complètement différentes
- Dans une moindre mesure, le comportement de certains personnages, comme Koji qui est un vrai obsédé sexuel, et va jusqu'à quasiment violer Vénusia :(
- l'histoire : "UFO Robot Goldorak" (le titre complet de la série) est le dernier volet de la trilogie composée par "Mazinger Z" et "Great Mazinger Z". De plus le manga met plus l'accent sur le mystère entourant l'histoire d'Actarus, fait référence à l'empire souterrain de Mykènes qui n'apparaît pas dans le dessin animé (me semble-t-il)
- l'action est ici nettement moins répétitive et longue que dans la série : pas de longues scènes où Actarus fait deux demi-tours pour entrer dans Goldorak, d'interminables décollages, etc. Non, là c'est attaque des méchants et la case d'après Goldorak est là et les massacres. Idem pour les combats avec les Golgoths, on ne s'éternise pas, c'est rapide
- la longueur globale de la série, bouclée en 4 tomes contre près de 80 épisodes (je crois) pour le dessin animé.
Au niveau lecture, il faut reconnaître que c'est assez moisi. On retrouve plein de clichés, certaines allégories sont tout simplement terribles (Minos qu'on voit courir dans l'espace au milieu de ses soucoupes volantes pour symboliser la déroute, arf !), le design est kitsch, les persos secondaires rigolos assez grotesques, le dramatique pas prenant pour un sou.
Bref, ça a vieilli. Beaucoup vieilli.
Malgré cela, on peut tout de même avoir plaisir à redécouvrir cet incontournable classique, à voir les différences avec la série télévisée, mais bon, pour les accros, quoi. :)
Tome 2 :
Ah ah, j'avoue, je me suis laissé prendre au jeu et j'ai bien aimé ce deuxième tome. :)
Certes, quelques passages sont très anecdotiques, présents surtout pour doper le "suspense", et les défauts du premier tome sont en outre toujours présents.
Mais bon. L'histoire diffère grandement de mes souvenirs de la série télévisée, et en particulier avance à un rythme assez soutenu. Là où Albator par exemple piétine, traîne et n'avance pas, "Goldorak" progresse à grandes enjambées. On voit ainsi un des personnages importants se faire tuer, le professeur Procyon se révèle sous un jour qu'on ne lui connaissait pas, donnant de la crédibilité au personnage et brisant le manichéisme ambiant, et enfin des "préoccupations écologistes" apparaissent avec Horos. Oh, rien de grandiose, mais bon, ça nuance un peu les méchants.
Ajoutons à cela quelques touches d'humour, comme Goldorak en train de déblayer des rochers à coup d'astérohache après s'être fait engueuler par Vénusia, et on obtient un album plutôt sympa... Si on me l'avait dit, je ne l'aurais pas cru.
Tome 3 :
Horos, qui est loin d'être un imbécile complet, sème la zizanie parmi les terriens. Voilà un petit thème intéressant pour ce genre de série. Actarus se découvre une soeur, moui bon, on s'en fiche un peu (surtout que l'histoire en question est plutôt ridicule). Par contre, le tout puissant empire de Véga vient de se prendre une bonne grosse raclée par madame Nature et débarque à l'improviste, d'où conflit et lutte d'intérêt chez les méchants.
Tome à moitié réussi, à moitié bof, mais fait bien progresser l'intrigue de fond.
Tome 4 :
Ah ah ah ! :D
Alors là toute ressemblance avec le dessin animé cucul et répétitif a totalement disparue. Go Nagai part en roue libre et s'en donne à coeur joie. Alors évidemment c'est un peu bordélique, on se demande ce que viennent faire là certains chapitres qui font un peu figure de remplissage, mais le final par contre est vraiment génial. Enfin un auteur qui ose faire ça, mais c'est rien que du bonheur, je vous dis ! :D
Les épisodes de "Swamp Thing" traduits par Delcourt (respectivement 1997 et 1999 pour les tomes marqués 1 et 2 de la collection contrebande) correspondent aux épisodes #21 à #24 (Arc Story Woodrue) pour le premier et aux épisodes #25 à #28 (Arc Story Monkey King) pour le second. Ils correspondent surtout à la reprise de la série par le grand Alan Moore, celle qui l'a fait connaître de l'autre côté de l'Atlantique.
La lecture de ces deux tomes m'a procuré un bon moment de détente avec un noir et blanc peut-être plus judicieux que la version couleur. En effet, malgré l'apparent brouillon, les dessins de Bisette & Totleben sont plutôt réussis, et certains plans ou portraits rendent vraiment bien en noir et blanc.
Le scénario de Moore est riche, car il marie une réinterprétation personnelle du mythe de Swamp Thing à l'histoire de la saga. C'est là une série fantastique, de tout premier plan, qui vaut vraiment la lecture.
On peut toutefois faire un gros reproche à Delcourt, c'est de s'être arrêté là. Le choix de démarrer la traduction avec la reprise de la série par Moore est bien entendu un choix dicté par des impératifs commerciaux car le nom de Moore est vendeur. On ne peut pas vraiment leur en tenir rigueur. En revanche, c'est bien dommage d'avoir arrêté la série en cours. D'autant plus dommage que l'épisode #28 (4° chapitre du tome 2 français) ne se rattache pas à la série principale jusqu'alors traduite (en VO, "Saga of the swamp thing" regroupe les deux Arc Story cités plus haut, soit les épisodes #21 à #27. Le #28 est un bouche trou qui souffre d'un dessin approximatif et qui n'apporte rien, dommage).
Par bonheur, Delcourt a récemment annoncé qu'ils allaient reprendre la traduction depuis les débuts et les épisodes signés de Berni Wrightson. Une bien bonne nouvelle et une nouvelle occasion de découvrir cette belle série.
Un ouvrage amusant et qui va au-delà des stéréotypes habituels. Cet album contient également une étude sur les mangas et des notes explicatives. Pour un petit tirage (avis aux collectionneurs d'albums rares), cet album est joliment réalisé et nous permet de découvrir de jeunes auteurs souvent trop ignorés des grandes maisons d'éditions trop conservatives. Rapport qualité/quantité/prix excellent.
Je ne peux laisser laisser cette magnifique série subir ainsi les affronts d'une critique négative. En effet, "Naüja" ne manque en rien de qualité. Les deux derniers tomes ayant été suffisament défendus, c'est au premier que je vais m'attacher. Celui-ci plonge le lecteur dans un univers frais très dépaysant. C'est le souffle des steppes que j'ai ressenti à la lecture de ce tome. Et c'est là tout ce qui fait le charme de cette bd, elle apporte une bouffée d'air à un lecteur lassé d'heroïc fantasy lourde d'hormones mâles pas toujours de très bon goût, ou asphixié par les univers SF sombres et désespérés... Cette fraîcheur tend bien vite vers l'épopée puis le conte. C'est cette évolution habile des styles du récit, de l'aventure classique au conte et à la legende, qui donne à cet ouvrage aux dessins et aux couleurs sublimes toute sa valeur.
Une lecture que je recommande chaudement.
La sévérité justifiée du précédent post m'incite néanmoins à nuancer les critiques sur cette série dont le premier tome est assez calamiteux. Cependant le calvaire de ce premier opus achevé, la lecture du 2ème volume procure des moments assez jouissifs, servis par un humour qui n'est pas sans rappeler celui de "frankenstein junior" (hilarante parodie de Mel Brooks, teintée d'un hommage sincère au genre fantastique).
Une série à suivre pourvu qu'elle abandonne le format 1 gag par page ou toutes les 2 pages... Une histoire complète, scénarisée sur un album entier serait la bienvenue.
Histoire d'enfance, premières découvertes, premières amitiés, premières amours et premières jalousies. Que l'on veuille ou non, les parents emportent tout dans leur souffle, amour, espoir, haine..., et entraînent les enfants dans leur sillage.
Le tome 1 raconte une très belle histoire servie par de magnifiques dessins, des couleurs qui rendent superbement l'atmosphère de cette Italie à la fois montagneuse et côtière.
Malheureusement, le tome 2 tempère quelque peu ce bel élan d'enthousiasme. 20 ans plus tard, les enfants se retrouvent et se mettent en quête de l'amour de la belle... Qu'est-ce que ça vient foutre là ? L'explication vient, intéressante mais décalée par rapport au 1er tome. Je me suis demandée, à la lecture du tome 2, pourquoi le tome 1 existait ; il aura pu être résumé en 2 planches dans le tome 2, car apparemment il s'agissait surtout de montrer à quel point ils étaient liés.
En fait, j'ai l'impression que les 2 tomes ne sont pas vraiment liés. Mêmes personnages, mais les histoires sont tellement différentes...
Je suis un peu déçue.
Une superbe découverte!
Acheté dans l'après midi, je l’ai lu sitôt arrivé chez moi et j’ai vraiment été conquis par cette petite bande dessinée qui, l’air de ne pas y toucher, apporte une fraîcheur et un plaisir de lecture qui m’ont enchanté. Le dessin minimaliste mais très expressif associé à des dialogues drôles et abondants, voilà qui apporte une personnalité et une force toute particulière à cet album. Cette fable sur la condition du Zombie est une petite perle d’humour qui se lit avec délectation tout au long des 6 chapitres. Et l’épilogue de cette fable tour à tour sociale et humaine se termine de bien belle façon.
Je n’avais jamais rien lu de Ibn Al Rabin jusqu’à aujourd’hui et je dois avouer que je suis vraiment sous le charme de ce petit album qui est à coup sûr un de mes coups de cœur de l’année. Enfin, même si ce n’est pas très passionnant d’en parler, il faut quand même remarquer que 10 € pour cet album constitue un effort louable de la part d’Atrabile. Je souhaite vivement à ce « Retour écrémé » de rencontrer le succès, car il le mérite vraiment.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Tranches de brie
Un Margerin des débuts, très orienté extra-terrestres, avec notamment une histoire tordante de fin du monde où les habitants se sachant perdus provoquent cataclysmes sur cataclysmes. L’ensemble est très original et parfois assez cynique. Pas mal d’histoires sont en noir et blanc.
Y'a plus de jeunesse
Un excellent album de Margerin. Moins connu que ses Lucien, cet album vaut le détour. Pour tout dire je suis à deux doigts de lui mettre la note maximale. Qu’il décrive le trip d’un dessinateur devant sa page blanche, les performances de Flipo le roi du smurf, l’honneur entaché d’un motard ne parvenant pas à semer une mobylette ou les affres d’un instituteur repensant aux conneries qu’il faisait quand il était môme, Margerin fait mouche à chaque fois. L’ensemble est hilarant et certaines histoires sont mêmes politiquement plus engagées qu’à l’habitude. Du très très bon.
Frank Margerin présente
"Alertes aux envahisseurs" est un nouveau titre, ce volume s’appelait à l’origine juste "Frank Margerin présente". Les histoires sont toutes en couleur, chose assez originale puisqu’à l’époque des parution de ses premiers albums (outre "Frank Margerin présente", les excellents "Tranche de brie" et "Ricky Banlieue"), Margerin faisait pas mal de noir et blanc. De ses trois premiers albums, celui-ci est probablement le moins réussi même si l’ensemble reste très drôle ; on suit notamment l’affrontements de super héros quinquagénaires ou les inventions d’un savant fou avec délectation. Margerin démontre qu’il était déjà un auteur et un humoriste à part.
Goldorak - UFO Robot Grendizer
Swamp Thing
Les épisodes de "Swamp Thing" traduits par Delcourt (respectivement 1997 et 1999 pour les tomes marqués 1 et 2 de la collection contrebande) correspondent aux épisodes #21 à #24 (Arc Story Woodrue) pour le premier et aux épisodes #25 à #28 (Arc Story Monkey King) pour le second. Ils correspondent surtout à la reprise de la série par le grand Alan Moore, celle qui l'a fait connaître de l'autre côté de l'Atlantique. La lecture de ces deux tomes m'a procuré un bon moment de détente avec un noir et blanc peut-être plus judicieux que la version couleur. En effet, malgré l'apparent brouillon, les dessins de Bisette & Totleben sont plutôt réussis, et certains plans ou portraits rendent vraiment bien en noir et blanc. Le scénario de Moore est riche, car il marie une réinterprétation personnelle du mythe de Swamp Thing à l'histoire de la saga. C'est là une série fantastique, de tout premier plan, qui vaut vraiment la lecture. On peut toutefois faire un gros reproche à Delcourt, c'est de s'être arrêté là. Le choix de démarrer la traduction avec la reprise de la série par Moore est bien entendu un choix dicté par des impératifs commerciaux car le nom de Moore est vendeur. On ne peut pas vraiment leur en tenir rigueur. En revanche, c'est bien dommage d'avoir arrêté la série en cours. D'autant plus dommage que l'épisode #28 (4° chapitre du tome 2 français) ne se rattache pas à la série principale jusqu'alors traduite (en VO, "Saga of the swamp thing" regroupe les deux Arc Story cités plus haut, soit les épisodes #21 à #27. Le #28 est un bouche trou qui souffre d'un dessin approximatif et qui n'apporte rien, dommage). Par bonheur, Delcourt a récemment annoncé qu'ils allaient reprendre la traduction depuis les débuts et les épisodes signés de Berni Wrightson. Une bien bonne nouvelle et une nouvelle occasion de découvrir cette belle série.
Le Japon Révélé - Visions of Japan
Un ouvrage amusant et qui va au-delà des stéréotypes habituels. Cet album contient également une étude sur les mangas et des notes explicatives. Pour un petit tirage (avis aux collectionneurs d'albums rares), cet album est joliment réalisé et nous permet de découvrir de jeunes auteurs souvent trop ignorés des grandes maisons d'éditions trop conservatives. Rapport qualité/quantité/prix excellent.
Naüja
Je ne peux laisser laisser cette magnifique série subir ainsi les affronts d'une critique négative. En effet, "Naüja" ne manque en rien de qualité. Les deux derniers tomes ayant été suffisament défendus, c'est au premier que je vais m'attacher. Celui-ci plonge le lecteur dans un univers frais très dépaysant. C'est le souffle des steppes que j'ai ressenti à la lecture de ce tome. Et c'est là tout ce qui fait le charme de cette bd, elle apporte une bouffée d'air à un lecteur lassé d'heroïc fantasy lourde d'hormones mâles pas toujours de très bon goût, ou asphixié par les univers SF sombres et désespérés... Cette fraîcheur tend bien vite vers l'épopée puis le conte. C'est cette évolution habile des styles du récit, de l'aventure classique au conte et à la legende, qui donne à cet ouvrage aux dessins et aux couleurs sublimes toute sa valeur. Une lecture que je recommande chaudement.
Igor et les monstres
La sévérité justifiée du précédent post m'incite néanmoins à nuancer les critiques sur cette série dont le premier tome est assez calamiteux. Cependant le calvaire de ce premier opus achevé, la lecture du 2ème volume procure des moments assez jouissifs, servis par un humour qui n'est pas sans rappeler celui de "frankenstein junior" (hilarante parodie de Mel Brooks, teintée d'un hommage sincère au genre fantastique). Une série à suivre pourvu qu'elle abandonne le format 1 gag par page ou toutes les 2 pages... Une histoire complète, scénarisée sur un album entier serait la bienvenue.
Où le regard ne porte pas...
Histoire d'enfance, premières découvertes, premières amitiés, premières amours et premières jalousies. Que l'on veuille ou non, les parents emportent tout dans leur souffle, amour, espoir, haine..., et entraînent les enfants dans leur sillage. Le tome 1 raconte une très belle histoire servie par de magnifiques dessins, des couleurs qui rendent superbement l'atmosphère de cette Italie à la fois montagneuse et côtière. Malheureusement, le tome 2 tempère quelque peu ce bel élan d'enthousiasme. 20 ans plus tard, les enfants se retrouvent et se mettent en quête de l'amour de la belle... Qu'est-ce que ça vient foutre là ? L'explication vient, intéressante mais décalée par rapport au 1er tome. Je me suis demandée, à la lecture du tome 2, pourquoi le tome 1 existait ; il aura pu être résumé en 2 planches dans le tome 2, car apparemment il s'agissait surtout de montrer à quel point ils étaient liés. En fait, j'ai l'impression que les 2 tomes ne sont pas vraiment liés. Mêmes personnages, mais les histoires sont tellement différentes... Je suis un peu déçue.
Retour écrémé
Une superbe découverte! Acheté dans l'après midi, je l’ai lu sitôt arrivé chez moi et j’ai vraiment été conquis par cette petite bande dessinée qui, l’air de ne pas y toucher, apporte une fraîcheur et un plaisir de lecture qui m’ont enchanté. Le dessin minimaliste mais très expressif associé à des dialogues drôles et abondants, voilà qui apporte une personnalité et une force toute particulière à cet album. Cette fable sur la condition du Zombie est une petite perle d’humour qui se lit avec délectation tout au long des 6 chapitres. Et l’épilogue de cette fable tour à tour sociale et humaine se termine de bien belle façon. Je n’avais jamais rien lu de Ibn Al Rabin jusqu’à aujourd’hui et je dois avouer que je suis vraiment sous le charme de ce petit album qui est à coup sûr un de mes coups de cœur de l’année. Enfin, même si ce n’est pas très passionnant d’en parler, il faut quand même remarquer que 10 € pour cet album constitue un effort louable de la part d’Atrabile. Je souhaite vivement à ce « Retour écrémé » de rencontrer le succès, car il le mérite vraiment.