Le dessin, enfin plutôt la peinture, ultra-réaliste d'Alex Ross, il faut aimer. Mais moi, j'aime assez. Bon, je trouve que la plupart des planches et des personnages font souvent franchement grandiloquents, dans le sens exagérément tragédique du terme. Et je trouve aussi que le fait de travailler sur photo et de reproduire vraiment à l'identique une partie de la réalité, c'est un peu... On se demande un peu quel interêt il y a à peindre dans ses conditions et pourquoi ne pas avoir montrer la photo initiale ?
Mais ce que j'aime bien dans ce dessin et dans ces albums d'Alex Ross, c'est la façon dont il donne vie à ces super-héros, les rendant presque réels par ce réalisme justement. En outre, certaines planches sont proprement superbes et mettent en valeur de manière excellente les personnages principaux de chacun de ces albums. C'est comme au cinéma avec les effets spéciaux : on voit là de belles images qu'on avait imaginées, mais qu'on pensait ne jamais pouvoir voir aussi réalistes et belles.
Au niveau du scénario, ensuite, c'est tout de suite bien plus moyen. Déjà c'est court, mais c'est normal quand on voit la taille des dessins. Ca a l'avantage de représenter à chaque fois une "aventure" typique de ces super-héros mis en valeur ici. Mais ces aventures suintent un peu trop souvent des thèmes politiquement corrects, très "formatés à la façon films hollywoodiens". Même la morale de Batman, le plus noir de ces 4 héros, est teintée de gentillesse, de chrétienté et d'amour de son prochain.
Le tout est donc assez poisseux de bonnes intentions.
Mais ça n'en reste pas moins 4 beaux albums.
Je vais adhérer à l'avis général avec un 4/5. Ce qui fait la force de cette bd, c'est surtout l'ambiance, pesante à souhait. Du grand thriller. Dans un film, on se sert de la bande son, des éclairages, etc, pour générer ce type d'ambiance. Il faut du talent pour recréer ça sur papier.
Pour le tome 1, le visage d'ange de Samantha, et les expressions qu'elle prend, sont parfois si réalistes, qu'on croirait une photo. On ne retrouve pas cette émotion dans le tome 2, mais personnellement, je trouve que le huis clos du parking sous terrain procure une ambiance plus lourde encore. Ceci dit, j'y suis sensible, car, bien que n'étant pas particulièrement craintif, je n'ai jamais aimé me retrouver seul dans un parking sous terrain.
Le tome 3 est à mon sens un ton en dessous, surtout au niveau de l'originalité de l'intrigue. Mais ç'est toujours du bon niveau, et l'esprit de la série reste bien présent.
Petit album (30 planches) mais grande sensibilité! J'ai nettement préféré cet album à "Un îlot de bonheur", peut-être parce qu'ici tout n'est pas dit. Le mot de la fin reste au lecteur, à son interprétation et à sa sensibilité. Une histoire qui n'est simple qu'en apparence mais qui traite, l'air de rien, de pas mal de chose : l'enfance, le rapport au monde, le monde des adultes et celui des enfants...
Je comprends parfaitement qu'on n'aime pas Maus. C'est une question de goût, après tout. Mais certaines critiques que j'ai pu lire plus bas me choquent profondément, parce qu'on sent que ceux qui les profèrent parlent de quelque chose qui les dépasse.
Concernant le dessin de Maus :
Le genre animalier est indissociable des fables, et en cela le choix de Spiegelman n'a rien d'innocent. De part ce choix animalier, Maus quitte le domaine de l'anecdote pour acquérir une dimension UNIVERSELLE. Ce n'est pas seulement l'histoire des Spiegelman pendant et après la 2eme guerre mondiale qui nous est racontée, c'est une réflexion profonde sur l'homme, sur l'humain et l'inhumain.
Cette universalité est renforcée par la simplicité du dessin, qui permet au lecteur de s'identifier aux personnages, tout en lui conférant sobriété et pudeur face à un sujet grave et intime.
Universalité encore renforcée par le choix du médium : la BD, médium facile d'accès par excellence, compréhensible dans toutes les cultures et à tout âge.
Alors non, Art Spiegelman ne verse pas dans l'esthétisme de mauvais goût, dans le démago dégoulinant à la Schindler ou dans le sentimentalisme de bas étage. Maus n'est pas racoleur, et ce n'est pas la moindre de ses qualités.
est un chef d'oeuvre de la BD, aussi bien sur le fond que sur la forme qui sont en adéquation TOTALE. C'est une oeuvre immense, incommensurable. On peut ne pas l'apprécier pour des questions d'affinités, mais ne pas voir à quel point cette oeuvre est aboutie est de l'aveuglement pur et simple.
L'histoire ne commence pas trop mal, le dessin est séduisant mais cela tourne très vite en eau de boudin, la fin est tellement prévisible dès la page 2 que c'en est presque une insulte.
C'est absolument louable de vouloir faire des BDs en un tome unique (Dieu merci les éditeurs ont bien compris que le public s'était lassé des séries qui s'éternisent) mais c'est un genre qui nécessite un très grand talent narratif et une grande efficacité dans la mise en scène. J'ai lu cette BD en 10 minutes.....
Bref économisez ces quelques euros !!
Je ne suis pas vraiment un habitué des critiques, aussi je prends rarement ma plume pour donner mon avis. Mais là je ne peux guère faire autrement vu le décalage abyssal entre celui-ci et l'opinion dominante sur ce forum...
Personnellement j'ai trouvé cette BD sans intérêt, je n'ai absolument pas accroché à l'histoire très "classique". Bien sûr le sujet est extrêmement poignant, mais d'autres l'ont mieux raconté (Pilzmann...). L'originalité réside dans le fait de confronter le fils (journaliste) à son père (ancien déporté). Le fils essaye de comprendre le père mais le décalage générationnel et culturel est insurmontable. C'est cet aspect intéressant du livre qui me fait lui ajouter une deuxième étoile (de justesse).
Je n'ai absoluement pas compris le parti pris de l'auteur. Il ne sait pas dessiner des humains (il le prouve), ce qui n'est pas une tare insurmontable mais pourquoi s'acharner à faire de la BD ??? Donc il dessine des souris mais sans que cela n'apporte quoi que ce soit à l'intrigue : c'est un simple aveu d'impuissance. La seule exploitation visible est le jeu de mots un peu vaseux "Mauschwitz". Non le genre "biographie chronologique" n'acquiert pas le statut de "fable universelle" parce que les personnages sont dessinés sous des traits animaliers.
Discerner les différents personnages est quasiment impossible (même la distinction entre hommes et femmes se fait par les vêtements sous un éclairage puissant) et cela rend la lecture très fastidieuse. Il n'y a pas à proprement parler de mise en scène, pas de mouvement, les traits sont figés...
Je regrette que l'auteur n'ait pas choisi de faire un bon bouquin, ce dont il est probablement capable, mais ait préféré réaliser une mauvaise BD. (re-)lisez plutôt "Le Pianiste" ou "La Liste de Schindler", ou... d'ailleurs c'est préférable pour le porte-monnaie.
Ah ah, vraiment sympa. :)
Cette petite histoire est apparemment assez absurde, avec "l'adoption" de cette bombe. Le ton est mi-inquiétant mi-fantaisiste, on oscille entre le fantastique/inquiétant et le quotidien/familier.
Pourtant, au fil des pages on commence à soupçonner l'issue de l'histoire, où un David B. fidèle à son univers de symboles fait tout basculer et retombe sur ses pieds d'une manière qui m'a soufflé.
Le dessin de David B. me plaît beaucoup en général, et ici en particulier. Il faut dire que son choix en matière de couleurs est particulèrement judicieux, jusque dans ses orange et rouge pétants.
Ceci dit, l'album me semble surtout être une suite d'aventures permettant de dresser en toile de fond le portrait de certains mythes et symboles. Si cette toile de fond en question titille l'intérêt, le charisme de Jan Van Meer avoisine celui d'un hareng (mort), et si certains personnages sont intéressants, en revanche le tout me paraît assez faiblement cohérent et ne fait pas de "La lecture des ruines" une lecture passionnante.
:D Raghnarok c'est que du bonheur ! :D
Le dessin de Boulet est vraiment superbe et adorable, d'ailleurs tiens, je l'adore. Comme quoi on peut faire des trucs bien en 'toshop. Les gags sont assez inégaux et se basent sur certains sujets récurrents, comme apprendre à voler, les elfes, les trolls, la mémé de Raghnarok, la p'tite fée toute mimi, etc. Pas toujours drôles, le comique de répétition joue pas mal, et puis une fois qu'on commence à apprécier, on se prend au jeu et on découvre avec beaucoup de plaisir tout ce petit univers loufoque.
La collection Best-Seller a ceci d'intéressant qu'elle fait découvrir des séries sur lesquelles on jetterait autrement à peine un coup d'oeil.
"Neige" est pour ma part dans ce cas. Après avoir lu cette intégrale (les 5 premiers tomes, donc), je suis très mitigé. Le sujet de départ est assez sympathique, mais c'est looong... Neige doit retrouver les 53 clés pour ouvrir (enfin garder fermées) les 27 portes, ça fait vraiment quête d'heroïc fantasy de base...
Mais surtout le "mystère" qui entoure Neige, avec ces personnages (mystérieux, donc) qui savent et manipulent dans l'ombre est gavant. Puéril même, aurais-je envie de dire.
A part ça, ces quelques aventures se lisent plutôt bien, mais pour passer le temps plus qu'autre chose. Le dessin qui paraît très vide et passe assez mal en noir et blanc, n'arrange pas vraiment les choses. S'adresse peut-être à un public pas trop âgé ?
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Les Plus Grands Super-Heros du Monde
Le dessin, enfin plutôt la peinture, ultra-réaliste d'Alex Ross, il faut aimer. Mais moi, j'aime assez. Bon, je trouve que la plupart des planches et des personnages font souvent franchement grandiloquents, dans le sens exagérément tragédique du terme. Et je trouve aussi que le fait de travailler sur photo et de reproduire vraiment à l'identique une partie de la réalité, c'est un peu... On se demande un peu quel interêt il y a à peindre dans ses conditions et pourquoi ne pas avoir montrer la photo initiale ? Mais ce que j'aime bien dans ce dessin et dans ces albums d'Alex Ross, c'est la façon dont il donne vie à ces super-héros, les rendant presque réels par ce réalisme justement. En outre, certaines planches sont proprement superbes et mettent en valeur de manière excellente les personnages principaux de chacun de ces albums. C'est comme au cinéma avec les effets spéciaux : on voit là de belles images qu'on avait imaginées, mais qu'on pensait ne jamais pouvoir voir aussi réalistes et belles. Au niveau du scénario, ensuite, c'est tout de suite bien plus moyen. Déjà c'est court, mais c'est normal quand on voit la taille des dessins. Ca a l'avantage de représenter à chaque fois une "aventure" typique de ces super-héros mis en valeur ici. Mais ces aventures suintent un peu trop souvent des thèmes politiquement corrects, très "formatés à la façon films hollywoodiens". Même la morale de Batman, le plus noir de ces 4 héros, est teintée de gentillesse, de chrétienté et d'amour de son prochain. Le tout est donc assez poisseux de bonnes intentions. Mais ça n'en reste pas moins 4 beaux albums.
Dans la nuit
Je vais adhérer à l'avis général avec un 4/5. Ce qui fait la force de cette bd, c'est surtout l'ambiance, pesante à souhait. Du grand thriller. Dans un film, on se sert de la bande son, des éclairages, etc, pour générer ce type d'ambiance. Il faut du talent pour recréer ça sur papier. Pour le tome 1, le visage d'ange de Samantha, et les expressions qu'elle prend, sont parfois si réalistes, qu'on croirait une photo. On ne retrouve pas cette émotion dans le tome 2, mais personnellement, je trouve que le huis clos du parking sous terrain procure une ambiance plus lourde encore. Ceci dit, j'y suis sensible, car, bien que n'étant pas particulièrement craintif, je n'ai jamais aimé me retrouver seul dans un parking sous terrain. Le tome 3 est à mon sens un ton en dessous, surtout au niveau de l'originalité de l'intrigue. Mais ç'est toujours du bon niveau, et l'esprit de la série reste bien présent.
Quelques Jours d'été
Petit album (30 planches) mais grande sensibilité! J'ai nettement préféré cet album à "Un îlot de bonheur", peut-être parce qu'ici tout n'est pas dit. Le mot de la fin reste au lecteur, à son interprétation et à sa sensibilité. Une histoire qui n'est simple qu'en apparence mais qui traite, l'air de rien, de pas mal de chose : l'enfance, le rapport au monde, le monde des adultes et celui des enfants...
Maus
Je comprends parfaitement qu'on n'aime pas Maus. C'est une question de goût, après tout. Mais certaines critiques que j'ai pu lire plus bas me choquent profondément, parce qu'on sent que ceux qui les profèrent parlent de quelque chose qui les dépasse. Concernant le dessin de Maus : Le genre animalier est indissociable des fables, et en cela le choix de Spiegelman n'a rien d'innocent. De part ce choix animalier, Maus quitte le domaine de l'anecdote pour acquérir une dimension UNIVERSELLE. Ce n'est pas seulement l'histoire des Spiegelman pendant et après la 2eme guerre mondiale qui nous est racontée, c'est une réflexion profonde sur l'homme, sur l'humain et l'inhumain. Cette universalité est renforcée par la simplicité du dessin, qui permet au lecteur de s'identifier aux personnages, tout en lui conférant sobriété et pudeur face à un sujet grave et intime. Universalité encore renforcée par le choix du médium : la BD, médium facile d'accès par excellence, compréhensible dans toutes les cultures et à tout âge. Alors non, Art Spiegelman ne verse pas dans l'esthétisme de mauvais goût, dans le démago dégoulinant à la Schindler ou dans le sentimentalisme de bas étage. Maus n'est pas racoleur, et ce n'est pas la moindre de ses qualités. est un chef d'oeuvre de la BD, aussi bien sur le fond que sur la forme qui sont en adéquation TOTALE. C'est une oeuvre immense, incommensurable. On peut ne pas l'apprécier pour des questions d'affinités, mais ne pas voir à quel point cette oeuvre est aboutie est de l'aveuglement pur et simple.
Le Sang des Valentines
L'histoire ne commence pas trop mal, le dessin est séduisant mais cela tourne très vite en eau de boudin, la fin est tellement prévisible dès la page 2 que c'en est presque une insulte. C'est absolument louable de vouloir faire des BDs en un tome unique (Dieu merci les éditeurs ont bien compris que le public s'était lassé des séries qui s'éternisent) mais c'est un genre qui nécessite un très grand talent narratif et une grande efficacité dans la mise en scène. J'ai lu cette BD en 10 minutes..... Bref économisez ces quelques euros !!
Maus
Je ne suis pas vraiment un habitué des critiques, aussi je prends rarement ma plume pour donner mon avis. Mais là je ne peux guère faire autrement vu le décalage abyssal entre celui-ci et l'opinion dominante sur ce forum... Personnellement j'ai trouvé cette BD sans intérêt, je n'ai absolument pas accroché à l'histoire très "classique". Bien sûr le sujet est extrêmement poignant, mais d'autres l'ont mieux raconté (Pilzmann...). L'originalité réside dans le fait de confronter le fils (journaliste) à son père (ancien déporté). Le fils essaye de comprendre le père mais le décalage générationnel et culturel est insurmontable. C'est cet aspect intéressant du livre qui me fait lui ajouter une deuxième étoile (de justesse). Je n'ai absoluement pas compris le parti pris de l'auteur. Il ne sait pas dessiner des humains (il le prouve), ce qui n'est pas une tare insurmontable mais pourquoi s'acharner à faire de la BD ??? Donc il dessine des souris mais sans que cela n'apporte quoi que ce soit à l'intrigue : c'est un simple aveu d'impuissance. La seule exploitation visible est le jeu de mots un peu vaseux "Mauschwitz". Non le genre "biographie chronologique" n'acquiert pas le statut de "fable universelle" parce que les personnages sont dessinés sous des traits animaliers. Discerner les différents personnages est quasiment impossible (même la distinction entre hommes et femmes se fait par les vêtements sous un éclairage puissant) et cela rend la lecture très fastidieuse. Il n'y a pas à proprement parler de mise en scène, pas de mouvement, les traits sont figés... Je regrette que l'auteur n'ait pas choisi de faire un bon bouquin, ce dont il est probablement capable, mais ait préféré réaliser une mauvaise BD. (re-)lisez plutôt "Le Pianiste" ou "La Liste de Schindler", ou... d'ailleurs c'est préférable pour le porte-monnaie.
La bombe familiale
Ah ah, vraiment sympa. :) Cette petite histoire est apparemment assez absurde, avec "l'adoption" de cette bombe. Le ton est mi-inquiétant mi-fantaisiste, on oscille entre le fantastique/inquiétant et le quotidien/familier. Pourtant, au fil des pages on commence à soupçonner l'issue de l'histoire, où un David B. fidèle à son univers de symboles fait tout basculer et retombe sur ses pieds d'une manière qui m'a soufflé.
La lecture des ruines
Le dessin de David B. me plaît beaucoup en général, et ici en particulier. Il faut dire que son choix en matière de couleurs est particulèrement judicieux, jusque dans ses orange et rouge pétants. Ceci dit, l'album me semble surtout être une suite d'aventures permettant de dresser en toile de fond le portrait de certains mythes et symboles. Si cette toile de fond en question titille l'intérêt, le charisme de Jan Van Meer avoisine celui d'un hareng (mort), et si certains personnages sont intéressants, en revanche le tout me paraît assez faiblement cohérent et ne fait pas de "La lecture des ruines" une lecture passionnante.
Raghnarok
:D Raghnarok c'est que du bonheur ! :D Le dessin de Boulet est vraiment superbe et adorable, d'ailleurs tiens, je l'adore. Comme quoi on peut faire des trucs bien en 'toshop. Les gags sont assez inégaux et se basent sur certains sujets récurrents, comme apprendre à voler, les elfes, les trolls, la mémé de Raghnarok, la p'tite fée toute mimi, etc. Pas toujours drôles, le comique de répétition joue pas mal, et puis une fois qu'on commence à apprécier, on se prend au jeu et on découvre avec beaucoup de plaisir tout ce petit univers loufoque.
Neige
La collection Best-Seller a ceci d'intéressant qu'elle fait découvrir des séries sur lesquelles on jetterait autrement à peine un coup d'oeil. "Neige" est pour ma part dans ce cas. Après avoir lu cette intégrale (les 5 premiers tomes, donc), je suis très mitigé. Le sujet de départ est assez sympathique, mais c'est looong... Neige doit retrouver les 53 clés pour ouvrir (enfin garder fermées) les 27 portes, ça fait vraiment quête d'heroïc fantasy de base... Mais surtout le "mystère" qui entoure Neige, avec ces personnages (mystérieux, donc) qui savent et manipulent dans l'ombre est gavant. Puéril même, aurais-je envie de dire. A part ça, ces quelques aventures se lisent plutôt bien, mais pour passer le temps plus qu'autre chose. Le dessin qui paraît très vide et passe assez mal en noir et blanc, n'arrange pas vraiment les choses. S'adresse peut-être à un public pas trop âgé ?