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Les dernier avis (87524 avis)

Couverture de la série Yoko Tsuno
Yoko Tsuno

Yoko Tsuno est, et restera probablement la bande dessinée la plus importante dans ma vie. Je ne sais pas si j’aurais eu un tel amour pour la bande dessinée si je n’avais pas, enfant, ouvert un de ses albums. Yoko Tsuno, c’est ma madeleine de Proust ; chaque album que j’ouvre fait remonter en moi tous les sentiments qu’ils m’inspiraient à l’époque. Je ne suis absolument pas objective quand il s’agit de cette série, mais pour autant je pense pouvoir affirmer qu’elle a de réelles qualités. En tant que femme, je ne peux qu’apprécier que Roger Leloup ait donné vie à un tel personnage féminin : Yoko est intelligente, maîtrise des technologies et sports en tout genre, elle est jolie mais n’est pas l’archétype de l’héroïne hyper sexualisée. Elle est sûrement trop parfaite, ce qui peut rebuter les lecteurs qui la découvrent adultes, mais ce qui a sans doute contribué à ce que je l’adore étant enfant. Au-delà de ça, Yoko Tsuno ce sont des histoires très bien dessinées, dans des décors documentés d’un incroyable réalisme (je pourrais me perdre des heures dans les planches des albums se déroulant outre-Rhin, ou dans le château de La Proie et l’ombre), des aventures spatiales passionnantes, et surtout des histoires toujours très humaines. J’aime beaucoup également ses voyages dans le temps, même si j’ai l’impression qu’elles ne sont pas toujours très cohérentes. Alors on pourra reprocher à Roger Leloup de vouloir mettre trop de choses dans chaque album, rendant certaines histoires difficilement compréhensibles (en toute honnêteté je n’y comprenais pas grand-chose étant enfant…), mais l’avantage c’est qu’on peut relire plusieurs fois chaque histoire pour y découvrir de nouveaux détails. Il faut aussi avouer que la qualité des albums a tendance à diminuer, les derniers albums étant encore plus incompréhensibles, les personnages entourant Yoko devenant trop nombreux, et le dessin révélant de plus en plus d’imperfections. Voilà, je pourrais parler pendant des heures de Yoko Tsuno, mais ce ne serait pas bien raisonnable sous peine de faire une crise aigüe de nostalgie. Alors je n’ajouterai qu’une chose : merci, merci monsieur Leloup d’avoir donné vie à cette héroïne, vous n’avez pas idée des rêves que vous avez fait germer dans ma tête d’éternelle petite fille, et des émotions à jamais gravées en moi.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série The End
The End

De Zep je n’avais lu jusqu’à aujourd’hui que quelques albums de Titeuf, j’étais donc curieuse de découvrir un album destiné à un public plus mature. Graphiquement j’aime beaucoup son trait, sa maîtrise du dessin ne peut être remise en question, et c’est intéressant de le voir exceller dans un style réaliste très loin de celui qui l’a rendu célèbre. Concernant l’histoire, il est question d’écologie, et étant sensible à ce sujet j’ai apprécié ma lecture. L’idée de la communication entre les arbres est intéressante, d’autant plus qu’elle s’appuie sur une réalité scientifique, même si je pense que Zep a pris quelques libertés avec le sujet (mais c’est bien le principe d’une fiction). J’ai suivi avec intérêt le déroulement des événements, mais après avoir refermé l’album je suis restée un peu sur ma faim. On a un peu l’impression que le groupe de chercheurs vit hors du monde ; par exemple la scène du début est évoquée à un moment, mais on a l’impression que c’est un simple fait divers qu’un village tout entier soit mort sans raison apparente… Il me semble qu’avec un sujet pareil, il y avait moyen de proposer un récit plus dense, avec des points de vue à différents endroits du monde. J’ai été un peu surprise par la fin qui ne m’a pas convaincue, et j’ai la sensation que cette lecture ne me marquera pas plus que ça.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Joe Shuster - Un rêve américain
Joe Shuster - Un rêve américain

Au risque de passer pour une inculte, je n’avais aucune idée de qui était Joe Shuster avant d’ouvrir cette BD. J’ai d’abord été attirée par le dessin, avant de lire la quatrième de couverture et de comprendre que cette histoire devait avoir un rapport plus ou moins lointain avec le plus célèbre des super-héros. Et c’est encore un peu après que j’ai remarqué les détails (pourtant bien visibles) sur la couverture qui font allusion à Superman. Donc, pour les lecteurs qui l’ignorent, Joe Shuster était un dessinateur de comics, et surtout le co-créateur de Superman. Cette bande dessinée retrace sa vie, expliquant les conditions dans lesquelles lui et Jerry Siegel ont créé le premier super-héros qui a ensuite inspiré la naissance de tous les autres. On assiste à son enfance, ses débuts de dessinateur, jusqu’à la première publication d’une histoire de Superman. Une fois l’euphorie des débuts, la réalité du monde des affaires finit par les rattraper lorsqu’ils réalisent qu’ils ont signé un contrat peu avantageux... On assiste petit à petit au déclin de Joe Shuster, et la misère dans laquelle il se retrouve est révoltante quand on sait que le succès de Superman ne s’est jamais démenti durant toute sa vie, et que des bénéfices énormes ont été générés auxquels les deux créateurs n’ont pas eu réellement droit. J’ai lu l’ensemble avec intérêt, même si j’ai trouvé la dernière partie du récit un peu fastidieuse. La lettre écrite par Jerry Siegel pour dénoncer l’injustice dont ils ont été victimes est retranscrite dans son intégralité et mérite d’être lue, même si je trouve que sa présence au milieu des planches casse la lecture (personnellement je ne l’ai pas lue sur le coup, mais seulement après avoir terminé la BD). L’histoire est complétée à la fin de nombreuses notes plus ou moins intéressantes qui ont le mérite de préciser certains points, et montrent que les auteurs de l’ouvrage se sont énormément documentés. Il aurait toutefois été judicieux de la part de l’éditeur de numéroter les pages de l’ouvrage pour faciliter la lecture de ces notes. Concernant le dessin je n’ai rien à redire, je le trouve très agréable et il sert à merveille l’histoire, l’immersion dans les Etats-Unis des années 30/40 est très réussie. Une lecture intéressante, qui en dit long sur un système où deux jeunes hommes qui ont eu un impact indéniable sur la culture populaire des États-Unis et une grande partie du monde (à quoi ressemblerait la programmation des cinémas aujourd’hui si ces deux jeunes hommes n’avaient pas eu l’idée de mettre en scène un homme doté de super pouvoirs ?) sont laissés sur le bord de la route par des hommes d’affaire sans état d’âme.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Dans la combi de Thomas Pesquet
Dans la combi de Thomas Pesquet

C’est la première bande dessinée de Marion Montaigne que je lis ; je dois avouer que je n’ai jamais été très attirée par son travail, n’aimant pas du tout son dessin au premier abord. Mais j’avais très envie de lire cette histoire, d’une part pour en savoir plus sur l’aventure du célèbre astronaute français, d’autre part parce que j’en ai entendu le plus grand bien. Et bien je ne regrette pas du tout d’être passée au-delà de mon avis sur son dessin ! Au fil de ma lecture j’ai fini par l’apprécier ; c’est un dessin simple qui retranscrit bien les idées de l’auteur, et qui fonctionne très bien avec l’humour du propos. Et surtout suivre Thomas Pesquet durant sa préparation puis sa mission est passionnant ! L’ouvrage est truffé d’anecdotes plus ou moins loufoques, et Marion Montaigne a un formidable talent de narratrice pour les raconter. C’est drôle, instructif, on découvre notamment tout ce qui est attendu d’un astronaute (et c’est hallucinant !). J’ai beaucoup apprécié aussi l’auto-dérision dont fait preuve Thomas Pesquet. Une lecture rafraichissante et qui fait rêver.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Une année sans Cthulhu
Une année sans Cthulhu

Je rejoins l'avis de Mac Arthur (une fois n'est pas coutume :) ) M'étant offert offert cet album les yeux fermés, je me réjouissais de le lire tranquillement posé dans mon fauteuil préféré. J'avais adoré Souvenirs de l'empire de l'atome et L'Eté Diabolik. Ce coup-ci la sauce ne prend pas. Je ne sais pas pourquoi. La lecture est parfois un peu confuse. Ca reste plaisant, je suis toujours grand fan du duo, cependant quelque chose ne fonctionne pas...il doit manquer Cthulhu !

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série La Colère de Fantômas
La Colère de Fantômas

Su-bli-me Je rejoins totalement l'avis précédent de Sloane, sur tous les points. Le graphisme est un mélange d'influences mais terriblement efficace et se fond parfaitement à l'ambiance du scénariste. L'histoire est haletante, oui haletante, jusqu'à la toute fin du troisième tome. Je rapprocherai cette bd de L'Eté Diabolik d'une certaine manière mais dans un tout autre registre. Franchement génial. EDIT : 2 ans après ce commentaire, je remonte ma note à "culte". Oui oui. EDIT : 3 ans après ce commentaire, j'ajoute "coup de coeur". Oui, oui et re oui !

28/02/2016 (MAJ le 25/01/2020) (modifier)
Couverture de la série Bug
Bug

et voilà que l'on m'offre un Bilal. J'avais lu ado le "Sommeil du monstre" que j'avais adoré, et depuis, Bilal, je suis pas un immense fan de cet univers un peu triste, en dehors de son style très beau et très graphique. Enfin, je ne suis pas là pour raconter ma vie, je le sais, mais en fait je ne voulais pas poster un commentaire de 3 mots. D'autant qu'on a toujours tendance à commenter l'auteur et pas l'oeuvre en elle même. C'est assez agaçant et je n'échappe pas à cette règle. Donc : "Bug tome 1", c'est cool : ) Graphiquement c'est toujours un plaisir (en dehors de cet horrible lettrage). Ca se lit bien, l'intrigue est bien posée, et ça gagnera à être lu en histoire complète je pense. Bémol : toutes les nanas sont des sex-symbol et se ressemblent. Fin du commentaire !

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Les Sisters
Les Sisters

Bon alors “les sisters” cela fait partie des bonnes séries jeunesses , je trouve cela idiot de noter une bd de ce genre une étoile sous prétexte que c’est gamins car c’est bien le public visée. Ici cette série de Bd est surtout pour les filles âgées de 6-11 ans environ. Alors ça fait bien son taf ? Oui ! Bon c’est vrai que pour nous certaines planches peuvent paraître assez médiocre mais de point de vue d’un enfant ont peut adorer cette humour assez basique je l’accorde. Les deux sœurs “Marine” 8 ans environ et “Wendy” qui a quelque chose comme 12/13 ans sont toutes les deux assez drôles , je l’ai trouvais à des moments stéréotypés et exagéré mais en sachant que elles sont en faites toute bêtement les filles de l’auteur étant petites , on ne peut que dire que elles sont pas si clichés que ça même si l’auteur a forcément exagérer certaines choses sur elles et changer des choses. Alors voilà quand je dis que c’est cliché c’est que par exemple Marine 8 ans aime les doudous et jouer aux poupées et Wendy parle que de son copain tout le temps et aime beaucoup le shopping..... Mais bon les gosses vont pas forcément Faire gaffe à ceci. Par contre au niveau du dessin , c’est sublime ! Cela surpasse grandement les autres bd du même genre , les décors sont vraiment bien réalisés , remplis de détails et de clin d’œil à d’autres Bd (ex : Tom et Nina des petits diables apparaissent dans un des tomes sur la plage ou bien Boulard que l’ont peut voir à un moment dans la salle de classe de Wendy). C’est purement bien fait et le dessinateur a un talent ça c’est sûr ! Dommage que l’auteur ne se penche pas sur des BD plus mature avec ce même style graphique Enfin bref “les sisters” c’est joli mais pas fait pour les adultes non plus c’est pour ça que 3/5 semble une bonne note

25/01/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Deux manches et la belle
Deux manches et la belle

Je ne connaissais pas Milt Gross. C'était un dessinateur et auteur de comics qui faisait partie des pionniers américains du genre, de l'époque des George Herriman (Krazy Kat) et autres Cliff Sterrett (Polly). Deux manches et la belle (He done her wrong, en version originale) est une innovation dans l'ère de la bande dessinée car c'était probablement le tout premier grand roman graphique, à savoir un album entier racontant une même histoire, sans strip ni gags en une page, ni courts chapitres. Cela raconte les aventures de trois personnages : un trappeur, beau et fort mais un peu niais, une jolie chanteuse qui est son amoureuse, et un vilain escroc qui va profiter de leur naïveté à tous les deux pour s'emparer de la belle et d'autant d'argent que possible. Ce sera alors la quête du héros pour retrouver sa chérie, tandis que nous suivrons leurs heurs et déboires des deux autres dont les routes vont s'entrecroiser. Sur la forme, nous avons un album cartonné au format moyen et presque carré. Ses plus de 250 pages sont composées soit de dessins en pleine page, soit d'un unique dessin plus petit et plus rythmé, soit d'une succession de petits dessins comme une BD plus classique. C'est rigoureusement de la BD au sens narration séquentielle. Et l'album est complètement muet, à l'exception de quelques enseignes et panneaux écrits en anglais et d'une poignée de bulles de dialogues composées de petits dessins façon rébus vers le début de l'album. Il y a dans cette histoire une forte influence des films de Charlie Chaplin, avec lequel Milt Gross avait collaboré quelques ans plus tôt, notamment la Ruée vers l'Or pour le décor forcément, mais aussi beaucoup d'aspects proches du cartoon, puisque là aussi l'auteur avait travaillé dans ce domaine. Sur la forme et la mise en scène, c'est un récit qui a plutôt bien vieilli et surprend par la modernité dont il pouvait faire preuve à l'époque. Sur le fond, le récit parait quand même très désuet et éculé de nos jours. L'histoire est basique, composée d'une suite de rebondissements téléphonés et d'une morale où le vil méchant sera puni par où il a pêché et le bon naïf finira par être récompensé de ses efforts et de son honnêteté. Certains gags passent aussi difficilement de nos jours, faisant référence à des éléments qui n'ont plus cours aujourd'hui. Par exemple, il y a un moment clé où le méchant dilapide tout son argent dans une sorte de distributeur public dans une sorte de long gag qui dure plusieurs pages, et je n'ai même idée de quel est cet objet et de la raison de l'acharnement du personnage. C'est donc un album intéressant sur le plan de l'histoire de la BD et je reconnais sa maîtrise narrative et la modernité de son rythme et de sa mise en scène. Mais pour autant, on prend un plaisir assez réduit à le lire et il ne ressort rien de passionnant ou d'éventuellement drôle de son récit.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Gagner la Guerre
Gagner la Guerre

Le scénario de cette série joue habilement des décors d’une sorte de Renaissance italienne (avec la République de Venise comme modèle semble-t-il, des condottieres et autres spadassins, intrigues de cour, ou entre Guelfes ou Gibelins), dans lesquels la fantasy fait quelques incursions discrètes (voir la carte du monde décrit, ou les Ouromands qui attaquent la forteresse de Kaellsbruck tels des Orcs (ils en ont un peu l’aspect, mêlé à de vagues airs de Germains). Au sein de ce décor donc des intrigues de cour, dont nous ne connaissons pour le moment que les prémices, avec un personnage de sénateur assez habile et manipulateur. Et surtout un tueur, sans état d’âme mais pas sans cervelle, qui essaie de tirer son épingle d’un jeu sacrément dangereux. J’ai plutôt bien aimé ce tome introductif, bien mené, sans temps mort, qui fait plus que planter le décor. Et le dessin de Frédéric Genêt est vraiment bon, techniquement, mais aussi pour la colorisation, les cadrages. Bref, du beau travail pour le moment, on attend la suite, avec un peu d’impatience. ********************************* MAJ après lecture du tome 2: La série se poursuit dans ce deuxième tome, sans encore livrer toutes ses clés. Le dessin est dans la continuité, globalement bon (quelques bémols toutefois, surtout lors des batailles rangées, où le trait se fait moins précis). La construction est plus linéaire (alors que le tome précédent multipliait les flash-back pour dynamiser l'intrigue et présenter le décor), mais aussi, ceci n'expliquant qu'en partie cela, l'histoire se révèle ici moins dense. En effet, il y a moins de rebondissements, et quelques batailles occupent l'essentiel de l'album, alors que notre tueur de héros (qui a obtenu une promotion fragile depuis la fin du tome précédent), se révèle moins à l'aise et présent sur un bateau que sur la terre ferme. Si cela se laisse lire facilement, et relativement agréablement, j'ai été moins convaincu par cet album, et j'espère que la suite redressera un peu la barre. A voir donc... Note réelle 3,5/5.

17/12/2018 (MAJ le 24/01/2020) (modifier)