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Les dernier avis (87545 avis)

Par Alix
Note: 1/5
Couverture de la série Deux Hollandais à Naples
Deux Hollandais à Naples

Je suis moi aussi complètement passé à côté de ce court album, alors que généralement j’adore ce que fait cet auteur. J’ai trouvé la narration lourde et confuse (j’ai du vérifier que je n’avais pas manqué une page en début de récit), et l’histoire peu passionnante. Le format très court (32 pages) fait que rien ne se développe, tout va très vite, et la fin arrive brusquement, sans apporter de réponses ou un quelconque intérêt à cette triste aventure. J’adore toujours le dessin élégant de Álvaro Ortiz, mais c’est bien trop peu pour sauver cet album à mes yeux. Je n’ai tout simplement pas compris où l’auteur voulait en venir. Tant pis.

27/01/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Les Chroniques d'Under York
Les Chroniques d'Under York

Le prolifique Sylvain Runberg est encore aux commandes de cette nouvelle série destinée à la jeunesse et qui se passe dans un univers parallèle à celui de la fantastique New-York sur fond de campagne électorale. De l'urban fantasy par conséquent. On va suivre Alison Parker qui du haut de ses 19 ans se produit déjà dans une célèbre galerie new-yorkaise afin d'exposer l'ensemble des œuvres qu'elle a peintes. On pourrait penser que ces peintures un peu fantastiques sont bien l’œuvre de son imagination. Mais non, car cela traduit une double vie dans un monde peuplé de créatures monstrueuses. Elle doit sauver le monde d'une catastrophe sans précédent provoquée par un démon. Je n'ai rien à redire sur le graphisme qui fait très comics ainsi que sur le découpage plutôt dynamique de ce récit. Il me manque seulement l'envie de continuer tant les ingrédients sont déjà vus avec cette surdose de situations improbables. Si encore, on s'attachait à l'héroïne mais celle-ci semble surfaite. Les clichés sur fond de satanisme se multiplient. Il reste néanmoins un très agréable dessin qui remplit sa quote-part. Je ne suis pas preneur mais les plus jeunes s'y intéresseront peut-être.

26/01/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Batman 80 ans
Batman 80 ans

Un recueil sorti pour les 80 ans de Batman. La particularité de cet album est qu'il ne contient que des histoires publiées dans Detective Comics, le comics qui a vu naître Batman. On ne verra donc pas d'histoires venant d'autres titres Batman. De plus, comme Detective Comics a publié d'autres héros en dehors de Batman pendant quelques décennies, on a aussi droit à quelques récits qui ne mettent pas en scène Batman. Cela peut sembler sympa de découvrir des personnages souvent obscurs, mais c'est un peu difficile de se faire une bonne idée sur ses personnages en lisant seul un récit les concernant, surtout que ces récits ne font que quelques pages et ont souvent un ton désuet pour un lecteur moderne. Quant aux récits de Batman, comme c'est le cas avec les recueils, il y a du bon et du moins bon et évidemment les histoires plus vieilles sont souvent naïves vu que ça s'adressait uniquement aux enfants. Il y aussi le fait que j'ai lu plusieurs recueils sur Batman et son univers et que je connaissais déjà certaines histoires déjà présentes. Parmi les histoires que je ne connaissais pas, j'ai vraiment adoré les deux histoires de Dennis O'Neil, celle de Paul Dini et celle qui montre Batman ayant une très mauvaise nuit. Au niveau du dessin, ce qui a attiré mon attention est qu'encore une fois le dessin de Neal Adams est gâché par des couleurs modernes et comme pour le moment ce sont uniquement les récits de ce dessinateur que j'ai vu recolorisés, je me demande si c'est une demande de l'auteur lui-même et si c'est le cas je trouve ça dommage parce que ça ruine son dessin. Donc encore une fois on a droit à un recueil avec des récits de qualités inégales et qui est tout de même assez cher. Je conseille donc un emprunt à la bibliothèque si on est un fan du personnage.

26/01/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Appelez-moi Nathan
Appelez-moi Nathan

On vit une époque formidable où l'on peut changer de sexe si cela ne nous correspond pas. Ainsi Lila qui avait jusque-là une enfance parfaite jusqu'au jour où elle n'accepte pas son corps de femme car elle se sent plus homme. Du coup, après moult crises, elle parvient à se faire appeler Nathan. C'est tout le parcours de cette histoire vraie qui nous indique toutes les étapes à franchir, qu'elles soient morales, sociétales, administratives ou encore et surtout médicales. Sur le plan physique, certes des hormones mais également une mamescopie bilatérale prise en charge par la Sécurité Sociale en partie, une ablation totale de l'utérus ainsi qu'une phalloplastie. Les difficultés à traverser sont énormes et on s'en rend compte. Je n'ai aucun problème avec la transition et le changement de sexe. On vit dans un pays libre qui ne place pas la religion au cœur de la société. Cette bd constitue une bonne approche de ce sujet délicat et parfois tabou. C'est en tout cas bouleversant de vérité sur la construction identitaire. Le dessin est très délicat et les couleurs sont chaudes. Cela permet une lecture assez agréable et tout en douceur. Au final, on suivra le parcours de Nathan jusqu'au bout.

26/01/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Louisiana
Louisiana

La couverture ainsi que le titre font référence au célèbre Autant en emporte le vent. D'ailleurs, la première case et celles qui suivent renvoient directement au célèbre film oscarisé de 1939 ainsi qu'au roman de Margaret Mitchell. Cependant, une vielle dame qui est la narratrice de cette histoire nous explique que la réalité était encore plus dure que cette romance imagée et nuancée. Il est vrai qu'on va vite s'apercevoir que les exploitants de plantation de canne à sucre n'avaient absolument aucune considération humaine pour ces esclaves traités comme des objets sans âmes et exploités jusqu'au bout dans tous les domaines, les plus sordides soient-il. Bref, cela ne fera pas dans la concession. J'ai beaucoup aimé car au-delà de la situation des esclaves au XVIIIème siècle dans le Sud des États-Unis, on se rend compte que les femmes blanches devaient également subir leurs maris violents et volages. On va s'attacher plus particulièrement à une maîtresse de domaine et sa fille qui vont devoir se débarrasser d'un homme mari et père sans vergogne à l'aide de la magie vaudou. Bref, une grande place est accordée aux personnages féminins. Les rôles de grosses brutes sont attribués aux hommes comme il se doit. C'est une très belle saga qui commence de manière très satisfaisante. On a véritablement envie de connaître la suite. Je souligne également que le dessin de ces bayous est tout simplement superbe. De beaux cadrages, un trait vif et structuré pour un récit très bien mené sur un thème intemporel. Au final, une agréable découverte. On guettera la sortie des deux autres volumes.

26/01/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
Couverture de la série Déesse
Déesse

Je ne connaissais pas la prolifique Aude Picault sous cet angle bien que cela soit une sorte de retour après sa Comtesse en 2010 dans la même collection. Ce fut intéressant de la voir dans cette collection qui peut nous rendre sourd de bonne heure comme indiqué sur la couverture arrière. Un sticker sur la couverture nous indique que Satan l'habite. Cela donne un peu le ton de ce conte érotique introduisant la déesse Lilith au beau milieu du mythe biblique d'Adam et Eve que l'auteure revisite entièrement à sa sauce. Il est vrai que cette nouvelle version ne manquera pas de piquant malgré une représentation graphique plutôt simplifiée. Certes, le plaisir féminin sera montré sans tabou. Cela sera à se demander si cette bd est plutôt faite pour les femmes contre le mode de soumission du patriarcat.

26/01/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Quelques pincées de désir
Quelques pincées de désir

Dans la même collection que Phantasia à savoir Tapages Nocturnes, on trouve quelques pincées de désirs. Je dois dire que ce titre m'a plutôt bien convaincu bien que cela soit assez irrégulier. En effet, nous avons 7 nouvelles différentes réalisées par 5 autrices totalement différentes : Marie Avril et Marine Tulmelaire (France), Megan Rose Gedris (USA), Niki Smith (Allemagne) et enfin Ariel Vittori (Italie). C'est un regard érotique féminin et pour le moins très intéressant avec une vision positive du corps et de la sexualité. J'avoue avoir totalement craqué pour le travail de Marine Tumelaire qui dessine les corps presque à la perfection : voir « So real » ou encore « Lien végétal » qui donne à réfléchir. On regrette presque qu'il n'y ait pas un ouvrage entièrement réalisé par cette dernière qui enseigne d'ailleurs le dessin d'observation dans une école de cinéma de la région parisienne après avoir mis en couleur le travail de nombreux auteurs pour Dargaud.

26/01/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Phantasia
Phantasia

Ce titre fait référence au fameux Fantasia de Walt Disney qui dressait quelques courts-métrages musicaux pour marquer l'art de l'animation. Nous avons le même procédé mais en ce qui concerne des contes érotiques du XXIème siècle pour marquer le coup. Je le dis tout de suite, je n'ai pas du tout aimé ce graphisme car le dessin m'a paru assez brouillon au point de ne pas distinguer les contours. Il y a certainement plus gracieux comme trait graphique. Pour le reste, la seconde nouvelle intitulée Barbara semble sortir du lot. Le reste n'est pas très satisfaisant. Le thème est celui de l'aventure érotique d'un soir avec des parfaits inconnus pour assouvir des fantasmes. Ainsi, on aura même droit au voisin un peu voyeur. Cela se veut fantasmagorique mais l'illusion ne dure qu'un temps.

26/01/2020 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Dracula (Bess)
Dracula (Bess)

Bram Stoker est probablement l'un des auteurs dont l'oeuvre principale aura subi le plus grand nombre d'adaptations sur tous les médias existants. À l'instar de Mary Shelley et de sa créature de Frankenstein, Dracula aura subi nombre de mutations comme tout personnage mythique et légendaire tombé bien souvent dans le collectif populaire. C'est ainsi que Georges Bess assez familier du genre avec Le Vampire de Bénarès décide à son tour de s'approprier la fameuse créature. S'il est décidé de respecter le matériau d'origine assez fidèlement, l'auteur va tenter de sublimer le récit classique par sa mise en scène et son talent graphique. Et le résultat est plutôt époustouflant... Loin de calquer sur l'école franco-belge classique, on dénote une folle imagination au point de ne jamais se douter de quelle manière seront agencées les pages suivantes... Bien plus proche de l'école comics US des Tales from the crypt ou autres Eerie et d'auteurs comme Bernie Wrightson ou Richard Corben, Georges Bess pose une ambiance gothique aussi macabre que sensuelle par des cadrages, des ambiances incroyables emplies de détail et sublimés par un noir et blanc hypnotique. Découpés en trois gros chapitres, chaque partie développe une ambiance qui lui est unique. Qu'il s'agisse de la visite du château de Dracula où le jeune clerc de notaire traverse un immense labyrinthe hanté et lugubre dans des encrages profonds, d'un Londres victorien et de ses paysages champêtres désincarnés (Aaah la résurrection de Lucy va marquer vos esprits) ou de la traque du comte rappelant les plus belles poursuites de western avec un décor blanc écrasant..... La surprise visuelle est donc totale et contribue grandement à rendre inédit un récit que tout le monde connait sur le bout des doigts. Les personnages sont habilement représentés mais la grande star reste le comte Dracula lui-même. Présent sous de multiples formes ou menaçant même hors champ, il n'est plus la forme romantique détournée de Francis Ford Coppola mais bien l'incarnation du mal.. Une goule tour à tour séduisante, menaçante ou effrayante dont l'aspect Nosferatu est grandement magnifié par le seul talent de Georges Bess. Amateurs de noir et blanc comme de récits horrifiques, ne passez pas à côté de cette pépite unique en son genre et à ranger non loin du merveilleux Dracula d'Hyppolyte.

26/01/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Wild West
Wild West

Avec cette série, Thierry Gloris et Jacques Lamontagne se réapproprient le mythe de Calamity Jane. Ils nous racontent sa vie mais la romancent grandement. C'est en tout cas le cas pour le premier tome qui raconte un pan de son parcours avant qu'elle s'engage comme éclaireur dans l'armée, donc une partie de sa vie qui n'est pas racontée dans sa légende ni certifiée authentique. Les auteurs ont ainsi été plus ou moins libres de raconter ce qu'ils désiraient de cette période. Ils ont choisi de la présenter en femme de ménage dans un saloon-bordel, n'étant "riche que de sa vertu" car elle refuse de coucher. Agressée par un client violent, elle est sauvée par l'homme de main du patron du bordel dont elle tombe amoureuse. Mais les choses n'en restent pas moins compliquées pour elle et elle est finalement obligée de se prostituer elle aussi. C'est l'apparition en ville du célèbre chasseur de primes Wild Bill Hickok qui va entraîner la jeune femme dans l'aventure plus musclée. Wild West est une belle réalisation. Le décor western est crédible et bien vivant. Le dessin de Jacques Lamontagne est enthousiasmant et offre de jolies planches soignées qui plongent immédiatement le lecteur dans l'ambiance d'époque. Les couleurs participent de belle manière à l'ensemble. Et les personnages sont bien réalisés, même si le choix de présenter la jeune Calamity Jane comme une jolie jeune héroïne est un peu stéréotypé puisque son physique réel était bien plus rustique. Thierry Gloris a su combiner différents éléments authentiques de la biographie de Martha Cannary en un cocktail prenant qui se lit comme une aventure moderne avec ses surprises et ses rebondissements. On apprécie notamment de faire se rencontrer ces deux légendes de l'Ouest que sont Wild Bill et la future Calamity Jane. Autant la véritable Histoire nous raconte qu'ils se connaissaient effectivement, sans réellement plus de détails, autant les mettre pour de bon en action ensemble est tout de suite plus captivant. Cette bande dessinée a les germes d'une très bonne série. Mais elle demande encore à prendre son envol car le seul premier tome reste encore un peu étriqué en terme de récit d'aventure. Et son intrigue, même si elle inclut un retournement inattendu, s'éloigne peu des sentiers battus du Western adulte. Mais tout est prêt pour que la suite du récit prenne davantage d'envergure et achève de me convaincre.

26/01/2020 (modifier)