Les derniers avis (114286 avis)

Par Talum
Note: 4/5
Couverture de la série Universal War One
Universal War One

J’aime profondément la science-fiction en général, et j’ai lu ce roman graphique avec un enthousiasme presque vorace. Il est vraiment passionnant — c’est de la science-fiction au sens plein du terme. La seule chose qui m’a légèrement déçu, c’est la fin. Non pas qu’elle soit illogique ou en contradiction avec le reste de l’œuvre, mais elle paraît trop prévisible, presque forcée. J’ai également du mal à croire que des nazis fanatisés, s’ils recevaient l’ordre de s’auto-anéantir et de se suicider, exécuteraient tous docilement cet ordre — en se supprimant eux-mêmes, en détruisant leurs familles, leurs proches, leurs amis, leurs planètes, etc. Or c’est précisément ce que la conclusion semble nous demander d’accepter : que le « grand méchant » donne l’ordre à tous ses officiers et subordonnés de se suicider à l’aide d’une technologie de « trou noir », et que tous obéissent sans hésitation. Je comprends que nous sommes dans la fiction, mais cela me paraît excessivement invraisemblable. Beaucoup d’éléments du récit restent plausibles dans son propre cadre — les générateurs de trous noirs, un régime planétaire totalitaire mêlant libertarianisme et capitalisme sous l’œil d’un Big Brother, les technologies antigravité… Tout cela fonctionne. Mais l’idée que des officiers supérieurs exécutent un ordre de suicide collectif simplement parce que le « chef suprême » l’exige me semble hautement improbable. Cela fragilise la structure logique, pourtant solide et élégante, de la narration. On pourrait objecter que le principal antagoniste était convaincu qu’au cours des cinq dernières minutes de sa vie il obtiendrait la formule de téléportation, et que sa corporation totalitaire pourrait ainsi fuir au-delà de la galaxie. Mais cela reste une prise de risque étonnamment imprudente de sa part. Malgré ces réserves, c’est un excellent roman graphique — une histoire véritablement impressionnante. Pour tout amateur de science-fiction, la lecture est indispensable. SPOILERS À PARTIR D’ICI — À LIRE À VOS RISQUES ET PÉRILS. De plus, si le « grand méchant » se retrouve transporté dans le passé et devient l’homme le plus riche de la planète, pourquoi choisirait-il de recréer précisément l’avenir qui l’a fait souffrir et lui a coûté l’être aimé ? Là encore, cela me paraît peu crédible. Un individu sachant avec certitude que ses actions entraîneront inévitablement sa propre souffrance ne devrait logiquement pas les entreprendre. Or, dans le cas de cet antagoniste, c’est exactement l’impression que donne le récit.

28/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Johnny Red - The Hurricane
Johnny Red - The Hurricane

Je pense que de tous les récits de guerres de Garth Ennis que j'ai lu, c'est celle-ci la meilleur. Les auteurs remettent au gout du jour un héros que je ne connaissais pas du tout et au vu de la qualité de l'album je pense que c'est clair que les auteurs adorent Johnny Red et on voulu lui rendre le meilleur hommage possible. Certes, le scénario n'est pas des plus originaux (rien que la manière dont est raconté l'histoire sens le déjà vu) et les personnages sont des archétypes avec un personnalité peu profonde, mais le scénario est efficace et j'ai bien aimé suivre les aventures de Johnny Red. Comme souvent avec Ennis il y a de bons dialogues et il y a des scènes mémorables. Quant au dessin de Keith Burns, je pense que c'est la première fois que son travail me marque autant. C'est le point fort de l'album selon moi. C'est un type réaliste pas du tout figé et sans vie. La mise en scène est dynamique et rien qu'en regardant une page j'ai envie de lire cette bande dessinée. Je ne suis pas un grand fan d'histoires de guerres, mais celle-ci m'a bien divertit.

28/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Marvel Zombies - Black, White & Blood
Marvel Zombies - Black, White & Blood

Cela fait longtemps que j'ai lu la série Marvel Zombies et disons que cela ne m'a pas trop marqué et je pense que je n'ai même pas fini la série tellement Marvel a trop tiré la corde sur ce concept. C'est donc un recueil d'histoires courtes dont le principal intérêt est le dessin. En effet, la plupart des dessinateurs ont un bon graphisme et en plus c'est en noir et blanc sauf pour la couleur rouge et du coup on peut admirer leur travail sans les couleurs fades que l'on retrouve trop souvent dans les comics modernes et qui dévaluent souvent le travail du dessinateur. Au niveau du scénario, évidemment je le savais déjà que cela allait être inégale non seulement parce que le scénariste change tout le temps, mais aussi parce qu'il y a des héros de Marvel que j'aime plus que d'autres. Ce n'est donc pas surprenant si les histoires qui m'ont le plus marqué mets en vedette les héros que j'aime le plus (Spider-Man, Fantastic Four....) ceux que même ses histoires sont décevantes selon moi. J'ai l'impression de ne lire que le début d'une histoire plus longue vu comment les fins sont brutales. De plus, comme la plupart des histoires tournent autour de la réaction des super-héros faces au début de l'épidémie de zombies cela finit par être répétitif.

28/02/2026 (modifier)
Par Montane
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Mac Coy
Mac Coy

La série Mac Coy est rarement citée parmi les meilleures séries de Western et c'est pour moi une injustice tant cette série est de qualité. Le lieutenant Mac Coy sévit essentiellement dans le sud de États-Unis avec certains aller / retour vers le Mexique. Membre de l'armée confédérée, il apprend sa débâcle alors qu'il est en mission au Mexique. Parvenu à quitter le pays en pleine effervescence du rebelle Juajez, il rejoindra finalement l'armée légale et deviendra l'homme de confiance du général Hood du côté du Nouveau Mexique. Fin connaisseur des tribus indiennes, il sera appelé à mener les missions les plus périlleuses, qui mêlent parfois et le réel et le fantastique (la malle au sortilèges, le fantôme de l'Espagnol). Mais Mac Coy côtoie aussi la grande histoire comme dans l'album Little big horn. Les scénarios de Gourmelen sont à la fois variés et très bien menés. Et que dire du dessin de Palacios? Si blueberry avait les traits de Belmondo, on reconnaît derrière le lieutenant Mc Coy ceux de Robert Redford qui s'était illustré dans les années 60/70 au cinéma dans les western célèbres. Son trait réaliste fait de légères hachures est inimitable et reconnaissable entre tous. À part peut être Serpieri, je ne vois aucun autre dessinateur Italien ou Espagnol capable de rivaliser dans le domaine du réalisme. Si la colorisation n'est pas d'une grande qualité dans les années 70, elle s'améliore avec le temps notamment dans les derniers albums. Si vous ne connaissez pas cette série, je vous invite à la découvrir ou à la redécouvrir; je doute que vous soyez déçu.

27/02/2026 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Freddie l'Arrangeur
Freddie l'Arrangeur

Dans le genre scénario complètement barré, j'avoue que là on a du lourd ! J'en étais encore à me demander quel était l'énergumène qui avait pu nous pondre un opus aussi disjoncté quand j'ai réalisé que c'était Garth Ennis, le scénariste de la série The Boys... Aaahhhhh ba oui, du coup je comprends mieux ! Avec ce oneshot fantastique, il ne déroge pas à ses habitudes et nous propose un récit où se mêle fantastique, trash, humour (noir souvent) et un petite touche de cul. Cocktail explosif s'il en est, son Freddie, s'il n'est pas Krugger, n'est pas loin de croiser régulièrement les griffes de la nuit. Son boulot ? Faire le ménage après le pétage de plombs de superstars qui sont en réalité des créatures fantastiques. Sauf qu'une fois bien parties, ça dérape sévère du côté des starlettes... Un loup garou bourré ou un extraterrestre défoncé, ça éparpille vite façon puzzle un humain pas prévenu ! Et c'est Freddie qui gère... Il faut donc aimer les scénarios bien perchés qui défrisent pour apprécier l'album. Pour ce qui est du dessin, on retrouve le trait classique pour du comics de Mike Perkins, que j'avais découvert et apprécié avec un autre récit d'horreur : La Malédiction de Rowans. Il maitrise bien son bestiaire fantastique & Co : parfait pour l'exercice. Passé la surprise du pitch, on se surprend même à finalement trouver tout ça un peu court, les 42 pages de l'album sont vite avalées façon T-Rex !

27/02/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Monsieur Léon
Monsieur Léon

Monsieur Léon, quinquagénaire anonyme à l'allure terne, traverse une France grise marquée par le Covid, les attestations et les gilets jaunes. Mais derrière son imperméable et son visage fermé se cache un monde intérieur foisonnant, coloré, musical, où l'imagination, la danse et l'amour pour sa voisine Sophie transforment le quotidien en comédie poétique. J'ai trouvé le concept vraiment charmant : confronter un introverti un peu effacé à la grisaille de l'époque pour mieux faire jaillir, par contraste, une vie intérieure pleine de couleurs, d'élan et de fantaisie. Cette opposition entre extérieur morose et intériorité flamboyante fonctionne très bien visuellement et symboliquement. J'aime aussi beaucoup la relation tendre et un peu gauche qu'il entretient avec sa M'oiselle Jeanne à lui, qui évoque forcément celle de Gaston Lagaffe, avec ce mélange de pudeur, de romantisme et de décalage. Comme toujours, j'aime vraiment beaucoup le graphisme de Julien Solé. Il est excellent, plein de détails, avec un sens du rythme et de la mise en scène très maîtrisé. Les variations de couleurs accompagnent parfaitement les états d'âme de Léon : le gris domine dans la ville anxiogène, tandis que des teintes éclatantes surgissent dès qu'il s'évade dans sa vie privée. C'est beau, inventif, et souvent très juste dans sa manière de traduire une poésie urbaine contemporaine. En revanche, si l'album est agréable et parfois attendrissant, je ne l'ai pas trouvé vraiment drôle. J'ai souri, rarement plus. L'ensemble repose davantage sur la douceur, la fantaisie et une forme de mélancolie lumineuse que sur de véritables gags marquants. Au-delà de son charme indéniable et de son parti-pris esthétique fort, je crains que la série ait du mal à véritablement enthousiasmer les foules. Cela reste une lecture sympathique, délicate, mais qui ne m'a pas totalement embarqué.

27/02/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Petit Maire
Le Petit Maire

A l'approche des élections municipales, et à l'heure où les édiles locaux sont un peu sur la sellette, notamment du fait de l'augmentation des agressions les concernant, Laurent Turpin, maire d'une petite ville des Hauts-de-France, a décidé de livrer son témoignage sur son expérience de maire d'une ville rurale. Il détaille ainsi les différentes tâches qui lui incombent, la gestion des services publics, les travaux de voirie, les aménagements, les constructions d'infrastructures et équipements... Il est également officier de police judiciaire, psychologue, grand frère, multimillionnaire, à en croire les remarques qu'on lui fait ou les demandes qu'il reçoit. Il désacralise donc tout ça, en essayant de rester sobre et mesuré, d'autant plus que dans sa petite commune il n'y a que deux employés municipaux, une assistante et un cantonnier à temps partiel. Il est souvent seul, même s'il peut compter sur une solide équipe d'adjoints auxquels il rend hommage tout au long de l'album et en postface. Si scénariste de BD n'est pas son premier métier, il peut compter sur l'expérience d'Olivier Berlion, qui assure le dessin avec l'aide de Christian Favrelle aux couleurs. Nul doute qu'il l'a aidé à structurer son découpage, et rendre ce témoignage sinon passionnant, du moins plutôt intéressant, notamment au sujet des à-côtés de la fonction de maire. Le dessin est plutôt sympa, très lisible, dans ce style "presque réaliste" que Berlion affûte depuis deux décennies. C'est ma foi fort sympathique.

27/02/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Imposture
L'Imposture

J’ai emprunté cet album au hasard en passant à ma médiathèque. Lorsque je l’ai ouvert, le dessin ne m’a pas vraiment accroché – et la lecture n’a rien changé. En effet, c’est un trait minimaliste et un peu maladroit, avec décors et détails absents. La place immense occupée par le blanc me laissait craindre que lecture et histoire soient tout autant « creuses ». En fait il n’en est rien, et ce dessin passe finalement. Car l’essentiel est ailleurs. Je suis abasourdi d’apprendre que c’est une histoire vraie, autobiographique ! J’ai eu du mal, au début, à croire possible qu’un type puisse à ce point – et durant toute sa vie ! – mentir sur lui-même à tout le monde (études, vies professionnelle et sociale, etc.). Et ce mythomane est en plus un bon gros salaud, qui a siphonné tout ce que lui et sa femme avaient en commun (compte, argent, papier), vendant aux enchères en catimini leur appartement durant leurs vacances, et plaquant brusquement et définitivement femme et enfant, en leur laissant dettes et nombreuses questions. L’auteure montre bien la sidération qui l’a saisie, l’empêchant un certain temps de « réaliser » l’énormité de ce qui lui tombait dessus. Car il a fallu faire face avec un bébé au fait que du jour au lendemain, elle se retrouvait sans domicile, sans argent (et avec d’énormes dettes, qu’elle découvre peu à peu). Et aussi – et surtout en fait – sans aucune certitude. Heureusement, famille – et belle-famille – et amis vont l’aider à refaire surface, après consommation de tranquillisants et consultations d’une psy. Car les très nombreuses démarches administratives, dans un cas comme celui-ci qui bien évidemment rentre dans peu de cases, vont s’avérer ubuesques, chronophages et déprimantes. L’expérience est douloureuse. Mais la narration, aussi simple que le dessin, mais finalement prenante, nous aide à comprendre ce qui s’est abattu l’auteure. On est content pour elle sur la fin de voir qu’elle sort la tête de l’eau. Et je reste étonné, non seulement que quelqu’un comme l’ex-mari de cette dame puisse être à ce point égoïste et enfoiré, mais aussi que la loi semble finalement lui laisser la possibilité de continuer. Une expérience de vie qu’on airait aimé n’être qu’une fiction.

27/02/2026 (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5
Couverture de la série Printemps à la Charité
Printemps à la Charité

Avec ce troisième opus, les auteurs livrent ici, à mon avis, leur meilleur album. Si sur les deux précédents, j'avais trouvé les scénarii assez bancals, la fluidité de l'intrigue est à souligner. Sur fond du drame de l'incendie du bazar de la charité (je ne révèle rien, c'est le titre de cette aventure), Philippe Pelaez nous a concocté une intrigue où nous retrouvons notre inspecteur Amaury Broyan, toujours aussi tourmenté, pris dans les filets d'une très belle entomologiste, ce qui nous donne de belles planches. Le dessin d'Alexis Chabert est toujours aussi bon , et nous fait revivre le Paris de la fin du XIXème siècle où l'on retrouve des personnages célèbres comme Meliès ou Robert de Montesquiou, le dandy par excellence, ami de Proust . D'ailleurs petite remarque en passant , Robert de Montesquiou perd ou retrouve sa moustache d'une case à l'autre ! Bref un album plaisant qui nous plonge dans une ambiance particulière et illustré de façon magistrale par Alexis Charbert Petit regret tout de même, qu'une édition "dos toilée" ne soit pas proposée pour cet album, contrairement aux deux précédents.

27/02/2026 (modifier)
Couverture de la série The Woods
The Woods

La série se laisse lire, mais je dois dire que je l’ai quand même finie en comptant les pages restantes. En effet, il y a pas mal de longueurs, et si le point de départ est plutôt intriguant, je me suis quand même ennuyé à plusieurs reprises. J’évacue d’emblée le dessin. Du comics moderne classique, lisible, même si ça n’est pas mon truc. Décors peu développés (les détails en général en fait, visages et décors). Pas mon truc donc, mais pas rédhibitoire. Il y a des choses intéressantes dans cette série, qui vise selon moi davantage un lectorat jeune, adolescent. Mais aussi des facilités et des choses qui m’ont soulé. Des points positifs donc. Un point de départ alléchant, même si « facile » et sans doute déjà pas mal exploité ailleurs : des centaines de lycéens « téléportés » vers un lieu étrange et lointain (une autre planète ?), qui rejoignent d’autres personnes déjà arrivées il y a longtemps dans plusieurs vagues. Un climat angoissant, une faune étrange et menaçante. Il y a de très nombreux protagonistes, ce qui permet moult développements, interactions, et le scénario n’hésite pas à en sacrifier régulièrement – ce qui ménage des surprises et entretient un certain dynamisme. Comme souvent dans ce genre d’histoire, de nombreux flash-backs permettent de mieux connaître petit à petit les protagonistes, les liens qui les unissent, mais aussi de dynamiser une intrigue en la rendant moins linéaire. Des points qui m’ont moins convaincu aussi hélas. D’abord l’impression que l’idée de départ – que je suis prêt à accepter, pourquoi pas ? – est ensuite étirée artificiellement, avec beaucoup de longueurs. Les nombreux allers-retours entre périodes différentes sont parfois un peu lassants. Comme l’ont rapidement été pour moi les très nombreuses scènes durant lesquelles certains protagonistes évoquent leur penchants amoureux (hétéro, lesbiens). Et des dialogues un peu cul-cul parfois, en tout cas qui ne m’ont pas intéressé. Bref, une lecture qui s’est avérée poussive sur la fin. Je ne suis sans doute pas le cœur de cible. Je pense aussi qu’il aurait fallu élaguer l’ensemble – au moins un tome de moins – pour éviter les longueurs et passages inutiles. Note réelle 2,5/5.

27/02/2026 (modifier)