Les derniers avis (113886 avis)

Par Lodi
Note: 1/5
Couverture de la série Les Triplés
Les Triplés

Surévalué. Dessiné pour faire mignon, écrit pour faire amusant, mais ça ne l'est pas. C'est si vide ! Du Calvin et Hobbes pour ne pas s'évanouir face à un tel vide. Trois enfants sans personnalité, un côté gentillet aussi désagréable que le côté Titeuf est moche. On dirait que ça a été fait pour traîner dans les salles d'attente où l'œil est prêt à s'attarder sur n'importe quoi. Les médecins gentils mettent des FMR - la plus belle revue du monde ! - ou des bandes dessinées à disposition, d'autres des journaux ordinaires avec des bd moins qu'ordinaires. Enfin, c'était comme ça avant le Covid, mais maintenant…. Il est aussi bien moins courant de lire des bd à la Fnac. Nostalgie ! Au fait, les triplés jouent sur la corde de la nostalgie, mais pour moi s'il y a un côté Babar au niveau des couleurs et du trait, on en est loin, très loin…

29/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Jacques Le Gall
Jacques Le Gall

Je n'ai lu que les aventures se passant en Inde, pas du temps perdu : le plaisir n'est jamais une perte. Mais ce n'est pas à relire. Oui, l'Inde est cliché, et alors ? Par Indiana Jones, qui va chercher autre chose que de l'exotisme en pays étranger, exotique, a priori ? N'est pas Corto Maltese qui veut. Comme dans la patrouille des castors, on est là pour vivre des aventures, comme dans les jeux d'enfants avec courses poursuites, méchants bien identifiables, éventuel trésor à la clé. Tout ça, c'est de la bd d'aventure basique. Le dessin n'est pas mal, l'aventure assez rythmée, le sage hindou est le seul personnage un peu consistant, il n'a pas de mal.

29/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Carmen Cru
Carmen Cru

Carmen Cru est méchante, mais surtout, marrante. On ne voudrait pas la fréquenter, mais peut-on lui donner totalement tort ? Quand on est vieux, on est facilement une proie, d'agression, de vols et escroquerie, d'être poussé en maison de retraite, ou d'une certaine condescendance. Gronder a une fonction dissuasive, d'ailleurs, elle en parle parfois, de ses craintes qu'on lui nuise. Qui osera dire que les vieux n'ont rien à redouter ? Pas moi. Autre chose, être désagréable semble être son dernier plaisir avec la solitude, quand elle reste dans son gourbi. Tout le monde n'a pas les moyens de se payer une île déserte, tout le monde n'a pas la force et la compétence d'être un aventurier. D'accord ! Mais Carmen Cru trace son chemin comme elle le peut dans la jungle de ses contemporains, désorientant l'ennemi potentiel par ses discours et son agressivité.

29/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Les Aventures de Tintin
Les Aventures de Tintin

Tintin rassure par la ligne claire, le fait que des générations l'aient lu et le côté manichéen, le bien et le mal sont quasiment chimiquement pur et le bien triomphe. Pas étonnant que la série soit attaquée par où elle pêche, par le côté manichéen. Et comment ? En la passant au crible d'une morale certes valable, mais anachronique : antiraciste, féministe, et bientôt quoi, écologiste ? Le bilan carbone quand on va sur toute la Terre....Si on doit fouiller, le racisme de l'auteur, soit cesse avec l'ouverture à la Chine, soit se concentre sur les Noirs. Après tout, Hergé n'a jamais fait d'album où l'Afrique noire ait eu un rôle meilleur que dans Tintin au Congo, et je ne vois pas non plus plus tard de personnage de Noir intéressant. D'un autre côté, l'auteur a peut-être eu peur que tout soit mal pris après son exploit du Congo. De toute façon, on n'instruit que le procès à charge, avec Hergé : son album sur la Russie en a dénoncé le totalitarisme, et celui sur la Chine, l'attitude des colonisateurs : idem pour les deux sur l'Amérique. Cependant, la colonisation, elle, n'est pas dénoncée, on préfère s'en prendre à l'opium que de nos jours on commence à comprendre bien moins nocif qu'on 'l'a dit, en gros, comme le vin… Je pense qu'Hergé paie pour toutes les représentations dégradantes des Noirs et l'absence et l'inconsistance de personnages féminin dans la bande dessinée classique. On tape sur ce qui dépasse, on tape aussi sur ce qui déçoit : quand on est un Noir ou une femme, on a moins de facilité à se glisser dans le monde d'Hergé, qui semble rassurant par la ligne claire. L'absence presque totale d'ombre, les couleurs éclatantes donnent l'impression de venir en droite ligne de l'enfance et d'y ramener. En plus, l'image est très dynamique : le mouvement est bien rendu et les cases peu encombrées de détails. Quand on est enfant, quand on est fatigué, on y accède facilement. D'un point de vue visuel, l'auteur accueille tout le monde, quand dans ses histoires, non. Ah, j'oubliais, il y a le Juif caricatural, qu'on dénonce moins que d'autres injustices d'Hergé, mais pourquoi, pourquoi ? Je suppose que c'est parce que dans une bd manichéenne, il faut bien un méchant plus ou moins récurrent qui de plus fait sourire, et que cerise sur le gâteau, il est drôle. Je n'oserais pas insinuer que c'est aussi parce que l'antisémitisme passe mieux, bien sûr. D'un autre côté, Hergé accueille beaucoup de monde dans ses histoires : les aventureux sous le masque de Tintin, le héros le moins caractérisé du monde, et les personnages secondaires, presque aussi caractérisés que les Schtroumpfs : il y a le savant distrait, les jumeaux, le capitaine alcoolique, le chien du héros....J'aime bien la Castafiore, pourquoi ? C'est une femme qui n'est ni transparente, ni réduite à son sexe, et si on la montre ridicule, on peut aussi trouver nos héros limités pour ne pas apprécier la musique classique. Les bijoux de la Castafiore sont sans guère d'aventure, et je dirais du pur comique, vraiment drôle, si Hergé ne défendait pas les Tziganes, ce que j'ajoute au dossier de la défense. Dans chaque album, les décors sont bien travaillés, il y a des scènes bien dramatiques… Parfois, au dépens de la vérité : pardon de dire que le fait que Tintin sauve Haddock, Tournesol et lui même d'un sacrifice n'est pas possible. Tout simplement car les Indiens précolombiens des cités type aztèques et autres mayas, étaient obsédés par le calendrier, et les éclipses, il les anticipaient, merci pour eux. Et en plus, l'aventure se passe dans un monde où des Indiens de la cité cachée espionnent les colons et veillent sur leurs frères sous le joug. Et ils ne seraient pas informés des éclipses par les journaux ? Bref, mais ça passe encore aujourd'hui, ce que je mets sur le compte de la peur de l'obscurité, de celle que le soleil ne revienne plus. Il est aussi possible qu'on pense que des gens pratiquant le sacrifice humain sont vraiment très arriérés, mais en somme, tandis que les Aztèques arrachaient les cœurs, l'Inquisition et ses bûchers sévissaient en Europe, ce que l'excellent romancier Haggard, créateur de Elle qui doit être obéie, met en scène ailleurs que dans ce cycle.

29/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Bête à sa mère
La Bête à sa mère

Pour mon 7000ème avis sur ce formidable site je vais parler d'une bande dessinée qui m'a touché d'une manière qu'une bande dessinée ne la fait depuis un certain temps. En plus, j'ai un peu lu cette bande dessinée par hasard parce qu'il y avait le nom d'Eldiablo sur la couverture. Je m'attendais à un truc sympathique et j'ai eu un choc. C'est toujours un plaisir de tomber sur une œuvre exceptionnelle par hasard. C'est l'adaptation d'un roman québécois que je n'ai jamais lu parce que je ne lis pas les romans modernes. Je ne peux pas donc pas comparer, mais de toute façon l'adaptation en BD est tellement bonne qu'on en dirait même pas que c'est une adaptation. Il n'y a aucun texte inutile qui explique ce que l'on voit déjà avec le dessin. Il faut dire que le texte dans les cartouches sont uniquement les pensés du personnage principal qui raconte sa vie et ses pensés en général. Le scénario en lui-même, un homme asocial qui a été séparé sa mère suicidaire par les services sociaux lorsqu'il était jeune et il veut la retrouve, est un peu banal et on devine vite que tout va mal finir pour cet homme au comportement autodestructeur et déconnecté de la réalité. Mais j'ai trouvé le scénario palpitant grâce à deux éléments importants. La première est la qualité du texte. Les pensés du personnage principal sont savoureux et très bien écrits. Je ne sais pas quels sont les dialogues issues du roman et quels ont été inventé par Eldiablo, mais dans tous les cas le résultat est excellent. Et comme c'est écrit dans le langage populaire québécois, cela va sonner exotique pour un lecteur européen. Le scénario réussit aussi à me faire suivre sans problème la vie d'un personnage détestable. Il a certes grandit dans un mauvais environnement, mais cela n'excuse pas son comportement de salaud qui se fout des conséquences de ses actes et qui blâme tout le monde pour ses problèmes. La seconde qualité est le dessin. Le style du dessinateur est particulier et je ne sais pas trop comment la décrire. Mais ce que je sais est que c'était un style parfait pour ce type de récit au ton cru. Avec un dessin plus conventionnel, j'aurais surement moins accroché. Pour moi ce dessin montre clairement tout le potentiel du médium de la bande dessinée, mon médium préféré. On sent la violence du personnage principal et du monde qu'il l'entoure. Le noir et blanc dont la seule couleur qui ressorte est le rouge est sublime. Ce mariage parfait entre le texte et le dessin me fait penser à quel point j'adore la BD. Même si j'ai adoré, je préviens que ce n'est pas une bande dessinée pour tout le monde. Le langage est cru, il y a du sexe et de la violence. Peut-être même que je vais être le seul lecteur au monde qui va donner une note parfaite à cette œuvre, mais je m'en fois j'ai passé un excellent moment de lecture et j'espère que cela sera le cas pour d'autres lecteurs.

29/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Morgentaler : Avec elles
Morgentaler : Avec elles

Michel Viau continue de raconter la vie de personnes qui ont marqué le Québec et pour l'instant je pense que c'est sa meilleure bande dessinée. En effet, les codes de la bande dessinée sont pleines maitrisé et je vois clairement une amélioration depuis ses débuts. Il faut dire qu'il est bien aidé par un remarquable dessinateur qui a un style beau style réaliste. L'album raconte le combat du docteur Henry Morgentaler pour le droit des femmes à avorter. Il pratique des avortements alors qu'il n'en a pas le droit ce qui lui vaudra des ennuis avec une justice qui va s'acharner sur lui. Pareillement, on suit une jeune militante pro-avortement qui a elle-même avorté clandestinement dans des conditions atroces. En effet, au travers de la lutte pour l'avortement on va aussi l'évolution de la société québécoise de la fin des années 60 au milieu des années 70. C'est une période très particulière pour un Québec porté par une jeunesse revendicatrice qui rejettent le conservatisme catholique qui a dominé pendant longtemps la province, mais qui est encore gouverné par des vieux souvent fervent catholiques. On verra d'ailleurs la fracture entre le peuple et les élites sur la question de l'avortement. Un lecteur européen qui s'intéresse à l'histoire va être gâté avec cet album où apparaissent plusieurs politiciens et personnalités de l'époque. Un album riche et passionnant et qui est complété par un dossier sur l'histoire de l'avortement au Québec et au Canada en général.

29/01/2026 (modifier)
Par cac
Note: 1/5
Couverture de la série Salaire net et monde de brutes - Chroniques ordinaires du travail temporaire
Salaire net et monde de brutes - Chroniques ordinaires du travail temporaire

Pas grand chose à sauver là-dedans. En mode blog ça passe sans doute mais là 160 pages assez vite lues sur le monde de l'intérim mal payé et de surcroit avec un dessin loin d'être fabuleux, c'est compliqué d'adhérer. Les 2 auteurs se mettent en scène en tant que parisiens diplômés, bac+5 dans une filière sans débouché, dans toutes les missions qu'ils ont pu avoir sur des salons professionnels, dans des boutiques ou encore chez Disney. Ça vire à plusieurs reprises dans le scabreux - téléphone rose et backrooms homos. Voilà c'est sans doute plus destiné à faire rire qu'une réelle dénonciation d'un système économique. La bêtise humaine des personnes rencontrées est parfois sacrément gratinée.

29/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Migrasyon
Migrasyon

Je suis un peu déçu de ne mettre que 3 étoiles car j'aurais adoré mettre plus à cet album dont le sujet est intéressant. L'auteur est un québécois issue de parents haïtiens et il parle de son enfance, de la vie de sa famille et aussi de sa vie maintenant. C'est donc un album qui parle d'immigration vu que ses parents font parti des haïtiens qui sont venus au Québec à partir des années 70 pour essayer de trouver une vie meilleur Tout le long des pages on va voir le meilleur et le pire de la société québécoise parce que si certains aiment bien aider les nouveaux arrivants, il y a aussi les gros racistes qui ne veulent pas de ses sales noires dégénérés qui font juste que voler le boulot de grave blancs et les comportements haineux sont encore présent de nos jours. J'ai bien aimé plusieurs anecdotes et l'auteur brase plusieurs thèmes. Il montre notamment la complexité de sa relation avec un père qui était contrôlant avec ses fils car il ne voulait pas qu'ils finissent délinquant ou encore l'incompréhension de ses parents face au fait que, étant né au Québec, il n'a pas d'attache particulier pour Haiti. Malheureusement, il y a quelques défauts qui font en sorte que mon enthousiaste pour cet album est moyen. On fait plusieurs allers-retours entre le passé et le présent et ce n'es pas toujours clair. J'ai, par exemple, cru un moment qu'on suivait l'enfance de l'auteur alors qu'en fait il parlait d'un de ses frères ainés. On saute souvent du coq à l'âne comme si l'auteur dessinait les anecdotes au fur et à mesure qu’ils lui venaient dans la tête. Un autre problème est le dessin. Il est bon, mais l'auteur a surtout fait de l'illustration et disons que ça se voit. Il y a des cases qui prit tout seul ferait de très belles illustrations, mais qu'on on les mets ensemble cela donne un truc surchargé. Je pense que s'est l'autobiographie avec la narration la plus dynamique que j'ai lu sauf qu'on est pas dans une histoire d'action. Je pense que cela aurait été mieux d'avoir une mise en scène plus calme et de garder le dynamisme pour les quelques scènes de violences qu'on voit dans l'album, cela aurait mit mieux en avant ce qu'à parfois vécu l'auteur dans sa vie. Cela reste un album que je recommande malgré tout.

28/01/2026 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Richard
Richard

Quel casse-bonbon ce Richard. Le personnage pourra en énerver certains, toujours à chercher la petite bête. Le premier album est plutôt drôle, son ami demande juste un avis sur son travail et Richard le fait tourner en bourrique jusqu'à lui passer l'envie de dîner avec lui ensuite. La pression monte petit à petit jusqu'à faire disjoncter l'interlocuteur. Des albums Patte de mouche courts mais qui ont de la substance. J'ai lu les 5 à la suite. Les sujets peuvent être délicats, Dieu, les juifs etc. Trondheim s'en sort bien. J'en lirai bien de nouveaux, les thèmes possibles et polémiques sont nombreux, Richard et les zadistes, Richard rencontre un député RN, Richard va chez son boucher etc.

28/01/2026 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Le Pays de l'eau qui monte
Le Pays de l'eau qui monte

Certes il faut être tolérant car c'est plutôt destiné à un public jeune. C'est une histoire dans l'air du temps sur le dérèglement climatique, on se trouve dans un village peuplé de mignons animaux où il pleut tout le temps, un peu comme en Bretagne en ce moment. Du coup l'eau monte, les rivières débordent. Est-ce l'apocalypse ? On suit des enfants qui s'inquiètent. Cela reste naïf et sans trop de réflexion derrière. Le dessin est bien, il y a malgré tout un fort problème d'architecture au niveau des fenêtres, elles sont mal posées dans les vues intérieures, normalement elles arrivent à fleur du mur.

28/01/2026 (modifier)