Les derniers avis (113830 avis)

Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Arq
Arq

J'ai eu la chance de tout pouvoir emprunter à la suite à la Bibliothèque, et ça m'a beaucoup plu ! Le dessin me semble élégant et riche, ce qui permet de patienter le temps que les divers mystères se décantent. Je ne me rappelle pas de toute la complexité, loin s'en faut vu que cela date de plusieurs années, mais la série peut mériter d'être relue. Si aucun personnage n'attire une vraie sympathie, on les plaint tous de ce qu'ils subissent car ils sont vrais. Les deux amoureux disant qu'ils sont bons et que les autres sont mauvais, fuyant, surs de leur bonheur, qu'on retrouve en tant que prostituée et souteneur nous font voir un retournement ironique comme la vie l'est parfois. Et je me demande si ce n'est pas un clin de l'auteur pour la suite : les choses ne sont pas ce qu'elles semblent, et on n'est pas vraiment dans une lutte entre les bons et les méchants. Le mélange de noir et blanc et de couleurs, dans cette série comme dans d'autres, ajoute un petit quelque chose car il est bien fait.

24/01/2026 (modifier)
Couverture de la série La Duelliste (Tabou)
La Duelliste (Tabou)

Dans la foulée de Thrace, et sur le même principe, Trif (au scénario et dessin) et Celestini (aux couleurs) se lancent dans un triptyque historique, dans une version « classique » chez Graph Zeppelin, et dans une version plus « adulte » chez Tabou. J’ai lu les deux versions du premier album, et les deux sont plaisantes à lire. Trif est un très bon dessinateur, et il reconstitue très bien le XVIIème siècle (décors et habits), avec toujours le souci d’employer un vocabulaire précis (traduction des termes en bas de pages). Les personnages sont très réussis et, pour ce qui est de cette série, les scènes érotiques sont sensuelles et agréables. Pour le moment c’est d'ailleurs plus érotique que véritablement porno (on est à la limite). Mon seul reproche serait que plusieurs dames se ressemblent un peu trop. Mais pour le reste, c’est visuellement très agréable. L’intrigue est assez bien ficelée. Une histoire de vengeance, des personnages qui se croisent et n’ont pour le moment pas livrer tous leurs secrets, le potentiel est intéressant. Avec des personnages manipulateurs (la plupart des protagonistes ne sont pas forcément celui ou celle qu’il semble être. A tout prendre le seul à ne rien cacher, c’est celui qui est le « pourri », noble coureur de jupons et excellent escrimeur, qui tue à tour de bras ceux qui ont l’inconscience de le défier en duel (il le fait parfois par amusement). Et la fille de l’une de ses victimes veut se venger, apprendre l’art de l’épée, pour le tuer en duel. Voilà donc notre « duelliste », qui possède, outre une forte personnalité, un charme indéniable – même si, pour le moment, c’est bien la seule de toutes les dames qui traversent l’album à ne pas en avoir usé ! Une série pour le moment agréable à lire et regarder, relativement rythmée, avec du potentiel. Et quelques scènes sensuelles. Je me verrais bien lui mettre une étoile de plus si la qualité se maintient. Note réelle 3,5/5. *********************** Rien de bien nouveau à ajouter après lecture du deuxième tome, si ce n'est que c'est encore une lecture plaisante, une série bien fichue. Trif joue toujours sur un dessin et quelques situations sensuels, sans jamais aller jusqu'au porno, ça reste encore assez soft. Mais toujours très agréable à l'oeil (la colorisation lumineuse de Celestini et le trait de Trif sont plutôt chouettes). Quant à l'histoire, comme j'avais déjà pu la lire dans la version Graph Zeppelin, elle continue à gagner en dramatisation, avec des secrets qui commencent à être dévoilés et à faire office de bombes à retardement au sein de la bonne société de cour. Du classique, très sympathique. J'attends la suite et fin avec impatience et plaisir.

03/06/2025 (MAJ le 24/01/2026) (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série Beatifica Blues
Beatifica Blues

Le Premier classique de Dufaux. Beatifica Blues n'est pas une œuvre parfaite mais elle contient en son sein tout ce qui fera le style de l'auteur : intrusion du fantastique, qualité littéraire indéniable, nihilisme des protagonistes... Et choix avisée du dessinateur. Ici Griffo donne corps à ce récit post apo avec un superbe dessin ancré dans les années 80. C'est magnifique de la première jusqu'à la dernière page. Une des réussites du binôme est d'avoir assumer leurs inspirations respectives en les citant directement : surréalisme et grands auteurs pour Dufaux, tandis que chez Griffo on note un hommage appuyé à Enki Bilal. Ainsi un des personnages rappelle beaucoup le Jean Ferdinand Choublanc de la Foire aux Immortels. Tout n'est pas réussi, le tome 2 explore des pistes narratives qui ont du mal à se raccorder avec la trame principale, et la conclusion disponible dans l'intégrale (33 pages, presque le volume d'un quatrième tome) utilise certains raccourcis même si elle a le mérite d'exister.

24/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 1/5
Couverture de la série Une Extraordinaire aventure de Boule & Bill - Bill a disparu
Une Extraordinaire aventure de Boule & Bill - Bill a disparu

Je n'aime ni le dessin, ni les gags, ni les personnages, tout me semble mortellement ennuyeux. Ce qu'on lit quand on a un Spirou entre les mains et qu'on ratisse tout comme le buveur la dernière goutte de vin pour ne pas être renvoyé au monde sans joie. Remplissage, de mon point de vue…. Ce qu'il y a de plus intelligent là-dedans, c'est le titre : Boule et Bill, idéal pour ne pas l'oublier. Enfin, c'est cohérent, le père inexistant et la mère inexistante ont un enfant inexistant qui a un chien inexistant. Entre ça et Calvin et Hobbes, c'est le jour et la nuit !

24/01/2026 (modifier)
Par Blue boy
Note: 2/5
Couverture de la série Deathbringer
Deathbringer

Désolé les copains, mais je vais passer un peu pour le rabat-joie de service… Je ne m’étendrai pas outre mesure sur cette bande dessinée, d’autant qu’à la base, je ne suis guère adepte de fantasy — et peut-être plus encore de « dark » — et donc pas forcément le mieux placé pour en parler. Pourtant, j’apprécie de sortir parfois de ma zone de confort et découvrir des œuvres vers lesquelles je ne serai jamais allé naturellement. « Deathbringer » m’est tombé dans les mains un peu par hasard. J’avais trouvé le travail éditorial et la couverture attirants, et en feuilletant quelques pages, je me devais de reconnaître un certain talent chez ce dessinateur, un nouveau venu dans la bande dessinée puisque c’est son premier album, qui plus est en tant qu’auteur complet. Le dessin, bien qu’un peu académique à mon goût, est très bien exécuté, avec un noir et blanc qui renforce le côté gothique et beaucoup d’images très spectaculaires. Mais c’est surtout en lisant l’avis de Paco – avec qui je conserve sur BDT un taux d’affinité très élevé, que ma décision de le lire a été prise. Je me suis donc plongé dans cette lecture avec une certaine fascination pour ce monde fantastique très sombre créé de toutes pièces, mais où l’on retrouve tous les codes du genre. Dans un grand chaudron, jetez un cadavre pourrissant en y versant une sauce de pseudo-médiéval bien épaisse, saupoudrez le tout d’une bonne dose d’ésotérisme, de références lovecraftiennes de sorcellerie nécromancienne, vous obtiendrez « Deathbringer ». En connaissance de cause, j’ai donc abandonné mes repères de lecteur les plus familiers pour pénétrer en terre inconnue, les chakras totalement ouverts. J’ai voulu m’accrocher pour essayer de mon convaincre que cette lecture en valait la peine. J’ai même noté le nom des personnages et leur rôle au fur et à mesure du récit, car il faut le dire, il y en a un certain nombre et j’ai eu parfois un peu de mal à les identifier. Hélas, force est d’admettre que ma bonne volonté ne fut pas payante. Au fil du récit, le terrible constat s’imposait de lui-même : l’ennui pointait son nez et grandissait inéluctablement, jusqu’à l’overdose. Comme je me l’étais promis — fort heureusement ce n’est pas un si gros pavé et j’avais déjà parcouru la moitié du livre —, j’ai terminé le bouquin, mais en mode automatique, totalement détaché du dénouement et de ce qui pouvait arriver aux protagonistes. Et puis le scénario n’est tout de même pas si fluide… J’ajouterai que je suis généralement rétif à ce type de graphisme testostéroné, spectaculaire et trash, par des auteurs un peu trop sûrs de leur talent (il est évident qu’Ismaël Legrand a passé des heures et des heures à peaufiner son style, et on ne peut être qu’impressionné), avec plus ou moins cette tendance à se prendre pour des démiurges en créant eux-mêmes une mythologie de toute pièce, et c’est peut-être aussi le genre qui veut ça. Encore faut-il que le scénario soit à la hauteur du dessin. L’audace dont a fait preuve Legrand est bien sûr méritoire, et les amateurs y trouveront sans doute leur compte (et c’est déjà le cas ici), mais à l’évidence je ne suis pas la cible. J’avais pourtant adoré « Le Seigneur des anneaux » qui reste à ce jour le monument absolu en matière d’heroic fantasy, mais n’est pas Tolkien qui veut… Au final, ce que je craignais n’a fait que conforter mes opinions. Ce qui fait le plus défaut ici, c’est à mon humble avis un scénario de qualité.

24/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Utopistes
Les Utopistes

Dans un monde légèrement futuriste, presque identique au nôtre, les mythes et les divinités existent et sont accessibles grâce à des portails-miroirs disséminés à travers le globe. Disparu depuis un an, le célèbre aventurier Alexandre Desvereaux a laissé derrière lui sa femme et sa fille, plongées dans l'incertitude et la tristesse, sans savoir par quel portail il a pu se perdre. Jusqu'au jour où un trio de gamins surmotivés entre dans leur vie et met la main sur un indice décisif, leur permettant de se lancer tous ensemble à sa recherche, prêts à voyager à travers des mondes mythologiques et à affronter des dangers qui les dépassent largement. Il s'agit d'une série destinée aux jeunes adolescents, débordante d'énergie et de dynamisme. Au-delà des portails-miroirs et des univers qu'ils ouvrent, les héros, très inspirés par Les Goonies, disposent d'une technologie futuriste mêlée à des artefacts quasi magiques, comme le bâton de Sun Wukong manié par l'héroïne. Ainsi équipés, chacun apporte ses compétences au groupe : il y a le petit génie, l'ancien sportif devenu handicapé mais pilotant une main volante télécommandée, la casse-cou toujours prête à en découdre, la fille de l'aventurier qui porte à la fois son héritage et l'artefact qu'il lui a légué, et enfin sa mère, seule figure de retenue, qui apporte un peu de maturité et son savoir-faire technologique. Cette BD m'a pourtant laissé un sentiment de frustration, tant l'énergie communicative et le dynamisme du dessin sont plombés par une mise en scène beaucoup trop confuse. Le contexte et les enjeux ne sont exposés que très tardivement, laissant longtemps le lecteur dans le flou. L'exubérance des jeunes héros se transforme rapidement en brouhaha, avec des dialogues qui se superposent en permanence et plusieurs personnages s'exprimant simultanément, ce qui devient vite fatigant à la lecture. Graphiquement, si le design des personnages, très marqué par l'école Disney, est globalement maîtrisé, de nombreux défauts viennent en atténuer l'impact. Les expressions faciales sont trop souvent outrées, manquant de naturel, comme si l'ensemble des protagonistes, héros comme antagonistes, étaient constamment en représentation ou dans la surenchère. La mise en scène privilégie aussi presque systématiquement les personnages au détriment des décors. Même lors de la découverte de paysages censés être spectaculaires, le lecteur n'en perçoit quasiment rien, l'image restant focalisée sur les visages des protagonistes. Cette approche empêche à la fois de se situer dans l'espace, de bien comprendre les situations et de savourer la promesse d'évasion. Elle nuit également à la lisibilité des scènes d'action, rendues confuses par des cadrages trop serrés et une accumulation d'effets de flou et de vitesse. Sur fond de mythologie, de science-fiction et d'une touche de magie, la promesse d'aventure exotique et l'énergie déployée sont belles, mais les faiblesses de la narration et les choix de mise en scène génèrent trop de confusion pour pleinement en profiter, allant même parfois jusqu'à m'agacer.

24/01/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Armée de l'ombre
L'Armée de l'ombre

Voilà une série qui a tout pour plaire aux amateurs de récits militaires sur la Seconde guerre mondiale. D’abord le dessin est vraiment très bon. Remarque valable pour tout ce qui concerne le matériel (avions, chars, etc.), mais aussi pour les personnages et les décors (immensités de l’URSS – boueuses ou enneigés – et décors urbains). Agréable à l’œil, et plutôt fluide. Du beau travail. Ensuite Speltens a fait un choix original et intéressant pour situer son intrigue. En effet, nous suivons des soldats allemands uniquement sur le front Est, face à l’armée rouge, et en plus on ne commence à les suivre qu’à partir de novembre 1942, c’est-à-dire au moment où la bataille de Stalingrad entre dans sa phase ultime. C’est donc une armée allemande stoppée, puis qui bat en retraite – malgré les contre-attaques, malgré la propagande qui refuse longtemps d’admettre l’évidence – que nous suivons. Si nous voyons des forces soviétiques (chars, avions, certains soldats), tout est centré sur des soldats allemands. De la Wehrmacht uniquement, et non de la SS ou des Einsatzgruppen. Cela permet à Speltens de nous proposer des hommes éloignés des fanatiques que l’on s’imagine, des hommes qui n’hésitent pas à critiquer la propagande voire même le Führer. Du coup on peut s’attacher à ces hommes. Nous suivons certains d’entre eux – qui disparaissent au fur et à mesure au fil des pertes importantes subies par l’armée allemande, avec un jeune homme au centre du récit, avec ses fragilités, son humanité. On ne s’ennuie jamais sur les quatre tomes – même si évidemment nous connaissons le dénouement général (les derniers soldats que nous suivons participent aux combats désespérés du printemps 1945). Mon unique bémol viendrait de la conclusion sur la dernière page : c’est vraiment inutile, « too much ».

24/01/2026 (modifier)
Couverture de la série La Vie sexuelle de Tintin
La Vie sexuelle de Tintin

Bucquoy a été proche de certains surréalistes belges, et la provocation – plus ou moins gratuite (en l’occurrence pas tellement, puisque les « ayant droits » de Tintin ont intenté moult procès) – à l’encontre de sociétés et/ou personnages « établis » a été l’une de ses marques de fabrique. Malgré la foule de défauts qu’on y trouvait, j’avais clairement davantage « apprécié » La Vie sexuelle d'Astérix. Mais hélas ça n’a pas été le cas ici. Je ne mets pas la note minimum, car je suis a priori client de l’état d’esprit potache et défouloir de Bucquoy, à l’encontre d’une « institution » (que ce soit Tintin ou les éditions Moulinsart). Mais bon, ici, ça ne dépasse clairement pas le n’importe quoi trash. Et là tout y passe. Bucquoy a convoqué à peu près tous les personnages des différents albums, et tous forniquent, ne font d’ailleurs que ça – au point que ça anesthésie le lecteur et la critique qui aurait pu se glisser dans l’album. Un Rastapopoulos pédophile, des Dupondt travellos et transsexuels, une Castafiore ressemblant à une prostituée, etc., tous les personnages ne font que ça, Bucquoy y ajoutant postures et situations borderline. Du trash qui tourne en rond, qui ne s’embarrasse ni de nuances ni de véritable intrigue. Le dessin est à l’avenant. Je note même une baisse de niveau dans le dernier tiers, Bucquoy faisant moins d’effort pour les ressemblances avec les originaux, pour le dessin en général, avec une colorisation un peu crade. Bucquoy s’est sans doute marré à faire ça, mais cet amusement ne passe pas au lecteur hélas. Une curiosité donc, de la provoc pure, vite lassante.

24/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Looking up to Magical Girls
Looking up to Magical Girls

Je n'ai jamais lu la traduction VF, pour tout dire le fait que cette série ait été traduite me sidère, mais vous savez quoi ? On s'en fout. On s'en fout parce que le texte est ici le cadet de mes soucis, et que les traducteur-ice-s auraient pu être des Shakespeare en puissance que cela n'aurait rien retiré à la nature problématique de cette œuvre. La série est une comédie érotique parodiant l'univers des magical girls. Comme j'aime les parodies, que les séries de magical girls sont propices à du grand n'importe quoi assumé et que l'on m'avait dit que la série contenait de la romance gay j’étais allée fureter histoire de voir de quoi il retournait. Eh beh mon cochon, qu'est-ce que j'ai-t-y pas découvert ! Déjà, premier élément qui marque : la dimension érotique susmentionnée de l'œuvre n'est pas qu'un élément, c'est visiblement le cœur même du projet. Tout le panel de situations et d'outils BDSM qui traversent l'esprit de l'auteur nous sont ici partagées. Pas un défaut en soi, si ce n'est que, comme je le mentionne à chaque série érotique que j'avise ici, ce n'est pas nécessairement ce que je recherche en bande-dessinée, mais après tout ne pas être le public visé ne fait pas de cette œuvre une mauvaise création. Non, ce qui fait de cette série une petite perle d'abject à mes yeux, c'est que, série de magical girl oblige (je suppose), nous avons affaire ici à des mineures. Même pas des lycéennes d'ailleurs, tout aussi problématique mais considérées (pour je ne sais quelle raison) comme une sorte de zone grise dans l'inconscient collectif. Non, non, ici nous avons à faire à des collégiennes, grand max (oui parce qu'on en a aussi qui sortent de la maternelle, dans le tas). Rien de plus excitant que de regarder des agressions sexuelles sur des gamines dont la principale occupation dans la vie consiste à colorier et manger des pains au chocolat, je suppose. Nan, vraiment, qu'une telle création puisse voir le jour, je peux le comprendre (je ne l'excuse en rien mais on va dire que je ne tiens pas le Japon comme parangon de morale en ce qui concerne les publications), mais qu'elle ait été traduite et publiée en dehors de son territoire, ça je ne m'en remets pas. Je suis sûre qu'il y aurait plus de choses à dire, peut-être un propos sur la fiction CNC (le fantasme de la relation non-consentie consentie) mais je ne me sens pas assez légitime sur le sujet, peut-être aussi plus développer sur les viols à répétition dans cette histoire (parce que, oui, ce n'était pas une façon de parler), mais in fine je n'ai pas envie. Pas envie de plus développer sur cette série qui, de toute façon, ne consiste qu'à ça : voir des mineures s'agresser sexuellement. Les histoires de guerres de faction, de lore qui tient sur un post-it et de "saphisme" surtout bien male-gaze, perso je m'en fous. J'avais lu ce qui devait être les deux premiers tomes à sa sortie en scans, j'avais été sidérée, j'avais vaguement zieuté les quelques chapitres suivants et constaté que ça réussissait l'exploit d'être d'encore plus mauvais goût, j'ai aussitôt décidé d'essayer d'oublier du mieux que je pouvais ce que j'avais lu.

24/01/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Institutrice
L'Institutrice

Très bon récit accessible aux adolescents, mais qui fonctionne tout aussi bien pour un public adulte. Le scénario est solidement construit, porté par une morale claire sans lourdeur. Le choix du contexte breton, relativement peu exploité dans les récits de Résistance, apporte une vraie singularité et ancre efficacement l’histoire dans une réalité locale crédible. Le traitement du corps enseignant et de ses difficultés est mené avec subtilité, tout comme celui de la guerre, jamais spectaculaire ni complaisant. Les personnages, et en particulier les enfants, sont écrits avec beaucoup d’humanité : chacun est identifiable, compréhensible et attachant, ce qui renforce l’impact émotionnel sans forcer le trait. Le diptyque ne cherche pas à révolutionner le genre, mais assume pleinement ce qu’il est : un récit simple, juste et sincère. Graphiquement, le dessin est très réussi. Expressif et plutôt artistique, il apporte une vraie dynamique à un scénario volontairement efficace et sans prise de risque majeure. L’ensemble fonctionne avec fluidité et cohérence. Un diptyque chaleureux, honnête et émotionnellement gratifiant, que l’on recommande sans réserve aux adolescents, aux enseignants et à tous ceux qui apprécient, à l’occasion, une lecture qui fait simplement du bien.

24/01/2026 (modifier)