Les derniers avis (115321 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Croiseur fantôme
Le Croiseur fantôme

Dans l'Amérique des années 50, le père Mils, prêtre d'une petite paroisse, enquête sur une mystérieuse maladie qui défigure plusieurs patients et semble liée à des expérimentations secrètes. Cette BD respire le classicisme jusque dans l'objet lui-même : couverture, mise en page, phylactères, découpage en gaufrier, tout laisse penser qu'elle date de quelque part entre 1950 et 1980. Le dessin est dans une ligne claire très académique que j'aime beaucoup, quelque part entre Berthet et autres Floc'h. Il y a un vrai charme rétro et une élégance générale très agréable dans les personnages, les voitures, les intérieurs et les ambiances américaines d'époque. Tout n'est pas irréprochable pour autant. Certains visages sont un peu grossiers, quelques décors paraissent plats et il y a plusieurs soucis d'échelle ou de perspective, notamment avec des voitures qui semblent souvent trop grandes ou trop petites par rapport à leur environnement. Mais honnêtement, je suis prêt à passer au-dessus de ces défauts parce que j'aime le charme de cette ligne claire classique et légèrement désuète. Le scénario est lui aussi très traditionnel dans sa construction, mélangeant enquête, espionnage, science étrange et fantastique pseudo-scientifique. En revanche, j'ai trouvé originale l'idée d'avoir pour héros un prêtre catholique comme héros. Je n'ai pas le souvenir qu'une autre série BD ait déjà eu cette audace. Et ce n'est pas juste gratuit puisque son statut religieux intervient réellement dans le récit, par exemple lorsqu'il doit interrompre son enquête en pleine urgence parce qu'un mourant réclame une confession. Ce genre de détail apporte une vraie personnalité au personnage. L'intrigue se suit bien, avec un rythme efficace et une narration plaisante, même si les coïncidences sont parfois un peu faciles. Le père Mils arrive régulièrement exactement au même moment que les antagonistes sur différents lieux-clés, alors que les événements auraient très bien pu se produire dans un ordre totalement différent. Ça affaiblit un peu la crédibilité de l'ensemble. Par contre, dès la couverture et les premières pages, j'avais immédiatement compris que la légende du Philadelphia Experiment serait au cœur de l'histoire. Du coup, voir cette révélation traitée comme un grand choc final censé surprendre autant le héros que le lecteur m'a laissé un peu froid, simplement parce que le sujet est déjà très connu quand on s'intéresse un minimum à ce type de mythes pseudo-scientifiques (et qu'on a vu le film du même nom en ce qui me concerne). Malgré cela, j'ai passé un bon moment. C'est une BD au charme rétro assumé, avec un scénario sérieux, bien mené et agréable à suivre, portée par une esthétique de ligne claire qui fonctionne bien sur moi malgré ses imperfections.

29/05/2026 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Dortmunder
Dortmunder

Série découverte au hasard des conseils de mon libraire, je ne savais pas trop à quoi m'attendre en ouvrant cette bande dessinée. Tout de suite, j'ai été séduit par l'atmosphère des années 70, très bien retranscrite, et du film de casse typique, de L'Or se barre (l'ancêtre de Braquage à l'italienne, avec Michael Caine) aux incontournables Ocean's. Encore que le film auquel il me fait probablement le plus penser est assez méconnu, et pourtant excellent : Un Hold-up extraordinaire (avec Shirley MacLaine et encore Michael Caine). On retrouve la même idée du braquage parfait sur le papier, qui se heurte à la réalité des choses et se révèle moins flamboyant que prévu. Sans jamais basculer dans la farce, Bank Shot nous offre un scénario plein d'ironie et de mordant. Les échanges entre les personnages sont toujours pleins de verve, tout comme un scénario qui s'amuse à les malmener, mais toujours d'une façon crédible. On n'est jamais dans la surenchère qui vise à épater le lecteur ou à le surprendre à tout prix. On assiste plutôt à un enchaînement malheureux de situations dont la logique implacable fait inévitablement sourire. Westlake et à sa suite, Headline parviennent à faire avancer le récit par petites touches, rajoutant toujours le petit grain de sable dans une machine apparemment bien rôdée comme une cerise sur le gâteau. C'est tout à fait réjouissant, d'autant que la narration bénéficie d'une fluidité absolue de lecture. On ne se perd jamais dans les nombreux personnages et les péripéties mouvementées, même s'il faut être attentif à tous les détails. Le graphisme faussement brouillon de Jesus Alonso Iglesias sert totalement le récit en ce sens. Cela fourmille de détails en tous sens, de cadrages judicieux, de trognes bien croquées. Finalement, mon seul regret est l'absence de véritable conclusion. À la fin, les personnages repartent chacun de leur côté sans que le petit pied de nez typique des films de braquage ou qu'un petit twist cruel vienne parachever l'œuvre. À mon sens, ça manque un peu car la fin manque alors singulièrement de saveur. Qu'importe, plus que la destination, on comprend que c'était le voyage l'essentiel, et celui-ci s'est révélé particulièrement jouissif !

29/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Adolphus Claar
Adolphus Claar

Dans un futur rétro-futuriste très marqué années 50, Adolphus Claar, riche industriel aussi satisfait de lui-même que vaguement crétin, traverse une série de mésaventures spatiales entre voyages interplanétaires, robots défaillants et situations absurdes. Comme souvent avec Chaland, j'ai surtout pris plaisir à regarder l'album plus qu'à réellement le lire. Son trait "style Atome" est d'une grande élégance , avec cette synthèse immédiatement reconnaissable entre la ligne claire franco-belge classique et une modernité pop art très années 80. On sent évidemment les influences de Jijé ou Franquin (Adolphus rappelle forcément Fantasio), mais digérées dans quelque chose de beaucoup plus graphique et design. Certaines planches sont des bijoux de composition et de fluidité, avec ce sens de l'ellipse et du découpage qui rend la lecture agréable. En revanche, les histoires elles-mêmes m'ont laissé froid. Ce sont de très courts récits, souvent plus proches du sketch ou du gag étiré que de véritables aventures, et je les ai trouvés un peu vides en contenu. L'univers possède un bon potentiel rétro-SF amusant, avec ses robots, ses corporations et ses visions naïves d'un futur Atom Punk, mais tout reste trop anecdotique et superficiel. L'humour, souvent cynique ou absurde, ne m'a pas fait rire non plus. Et surtout, j'ai eu du mal avec Adolphus Claar lui-même. Son côté grand bourgeois satisfait, maladroit, râleur et perpétuellement autosuffisant m'a davantage agacé qu'amusé. Là où certains y verront un personnage loufoque ou satirique, je l'ai surtout trouvé assez pénible à suivre. Ça reste donc une lecture sympathique avant tout pour admirer le talent graphique de Chaland et son esthétique rétro-futuriste, mais je suis resté assez extérieur aux histoires comme aux personnages.

29/05/2026 (modifier)
Par Josq
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Chants du Cygne Noir
Les Chants du Cygne Noir

La saga Le Château des étoiles est certainement une des mes sagas préférées de la bande dessinée contemporaine. Voir Alex Alice nous proposer un spin-off sous la forme de manga avait suscité en moi - je l'avoue - une certaine inquiétude. Le format serait-il vraiment justifié ? Pourquoi ne pas faire un récit dérivé sous la même forme, comme l'excellent Les Chimères de Vénus d'Alain Ayroles ? Dès le début de la lecture de ce premier tome, mes réserves sont tombées. Pour raconter cette histoire, le format manga apparaît comme une évidence. Alex Alice montre qu'il a tout compris à ce style, il parvient à en tirer le meilleur et même à le croiser avec une forme de narration peut-être un peu plus classique et typique de la BD franco-belge. Œuvre hybrique, Les Chants du Cygne Noir ne souffre jamais de ce statut. Au contraire, il constitue une synthèse admirable de toutes les influences revendiquées par l'auteur, de Jules Verne à Albator, mais en conservant toujours la forte identité qui caractérise la saga. Ainsi, Les Chants du Cygne Noir reprend la structure classique du récit de vengeance, mais en l'insérant à merveille dans l'univers de sa célèbre saga. Cela nous fait revoir cet univers comme si on le découvrait pour la première fois et c'est particulièrement réussi. On s'attache tout de suite à l'héroïne Benesh grâce à la force de son traumatisme fondateur et à la mise en page qui l'accompagne (une succession de 4 pages impaires à la structure similaire, qui disent tout sans un mot). La narration type manga permet ensuite à Alice de nous offrir des séquences d'action incroyablement spectaculaires, c'est sans aucun doute les plus épiques de tout Le Château des étoiles. On assiste à un récit qui offre une quasi-unité de temps et de lieu, et qui nous fait assister à un braquage spatial. Il y a du Titanic et du Ocean's Eleven là-dedans, mêlé à du space opera, c'est juste LE mélange parfait, quoi. Tout en glissant des les dialogues pleins d'élégance et de sous-entendus qu'on lui connaît dans ce récit, Alex Alice parvient à nous offrir un cocktail particulièrement digeste où le grand spectacle ne le cède jamais à l'émotion, et où les twists sont parfaitement dosés pour surprendre sans rechercher l'esbroufe gratuite. Et enfin, ce dessin... J'étais déjà fan de la patte graphique d'Alice dans sa saga-mère, mais là, il parvient à trouver l'équilibre parfait pour proposer un dessin typé manga qui ne renonce pas à son soin scrupuleux du détail. Il offre à nos yeux éblouis des planches magnifiquement construites, à la patte graphique totalement maîtrisée. Seul regret, que le format manga réduise la taille de ces planches... Pas grave, la narration ultra-efficaces nous aide à vivre au rythme des héros, à leurs côtés, cette aventure cosmique riche en rebondissements. Bref, j'aimais déjà Le Château des étoiles, mais J'ADORE Les Chants du Cygne Noir ! Alex Alice nous offre une extension plus que plaisante à son univers spatial, et distille un savant mystère qui relie étrangement ce spin-off à la saga initiale, en y glissant des personnages connus, dont on aimerait savoir ce qui les a menés ici... Autant dire qu'on va compter les jours avant de pouvoir se replonger dans l'univers merveilleux de ce Ring et comprendre comment on en est arrivés là !

29/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Histoires incroyables du cinéma
Histoires incroyables du cinéma

J'ai lu les deux albums avec une certaine indifférence et cela ne me donne pas envie de lire les autres titres de cette collection. Je dois être un gros cinéphile parce que je connaissais déjà au moins la moitié de celle-ci. Ça ne serait pas un problème si au moins les histoires étaient correctes, mais c'est très dur de faire une bd marquante en seulement 3 pages et si deux-trois sont corrects, la plupart du temps c'est pas terrible. Il y a quelques trucs un peu bizarres comme dans l'histoire sur L'Empire contre-attaque qui donne l'impression que c'est dans ce film que James Earl Jones a commencé à donner sa voix au personnage e Darth Vader alors qu'il le faisait déjà dans le film précédant ! On parle aussi de D. W. Griffith qui se rachète en partie son film raciste La Naissance de la Nation avec son film Intolérance...qui est remplit de méchants juifs et de méchants catholiques, deux groupes que le KKK déteste ! Il y a plusieurs dessinateurs dont je n'ai pas trop aimé le dessin, notamment ceux avec un style réaliste. Trop souvent, on dirait qu'ils ont juste dessiné par-dessus des photos. Au final, les textes qui accompagnent les bds sont souvent meilleurs que les bds en elle-même alors je pense que ça serait mieux de juste lire un bouquin remplit d'anecdotes sur le cinéma.

29/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Grandes Personnes - Récits du naufrage de la Belle Héloïse
Les Grandes Personnes - Récits du naufrage de la Belle Héloïse

Après le naufrage de son navire, un jeune aristocrate colonialiste du XVIIIe siècle échoue sur une île peuplée de géants avec Prudence, une vieille esclave qu'il méprise ouvertement. Sur cette terre inconnue, ils vont découvrir des races de géants qui vont rapidement inverser leurs rapports de domination. Impossible de ne pas penser aux Voyages de Gulliver tant le concept rappelle directement le classique de Swift, même si Téhem adopte ici un ton beaucoup plus cru, plus cruel et moins porté sur la satire légère. Derrière le récit d'aventure fantastique, l'album parle surtout d'esclavage, de colonialisme et de rapports de classe sans tomber dans le discours démonstratif. Le personnage d'Emilien est bien rendu. C'est un jeune homme suffisant, persuadé que sa naissance et sa couleur de peau lui donnent naturellement le droit d'être servi et obéi. Il est parfois un peu caricatural tant il manque de bon sens, mais cela fonctionne justement parce qu'on finit réellement par le mépriser. Son évolution finale m'a semblé plutôt crédible et satisfaisante sans chercher à le transformer miraculeusement en héros irréprochable. J'ai aussi apprécié la structure narrative en plusieurs chapitres donnant successivement le point de vue des différents protagonistes. C'est un procédé que j'aime quand il est bien utilisé, comme il l'était dans la série Berceuse assassine où la multiplication des regards enrichissait énormément le récit. Ici aussi, certains détails prennent un sens différent selon celui qui raconte les événements. En revanche, Téhem pousse parfois un peu trop loin le principe et plusieurs scènes reviennent quasiment à l'identique d'un chapitre à l'autre. À force, j'ai fini par survoler ces passages quand je voyais encore revenir les mêmes moments. Globalement, j'ai trouvé l'album intelligent et plutôt réussi, avec un bon mélange d'aventure, de fantastique et de réflexion sur les rapports humains et la nature. L'univers de cette île étrange fonctionne bien, avec sa faune bizarre, ses géants et son ambiance de conte cruel assez hostile. Pourtant, malgré toutes ses qualités, je suis resté un peu à distance émotionnellement. Je ne me suis pas énormément attaché aux personnages ni totalement immergé dans cette atmosphère particulière. Reste une BD solide, originale dans sa narration et assez subtile dans sa manière légèrement humoristique de parler de domination et d'émancipation sans transformer le récit en démonstration pesante. Une lecture globalement positive, même si elle ne m'a pas complètement captivé.

29/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Jezebel
Jezebel

Je découvre cet auteur avec cet album, même si j’avais vu son nom sur quelques séries qui pourraient m’intéresser. La première chose – c’est important pour ce type de récit – c’est que son dessin est plutôt bon, agréable à l’œil (même s’il est avare de décors travaillés – ça n’est d’ailleurs pas forcément ce qu’on regarde le plus ici), à la fois précis et sensuel pour les scènes de sexe. J’ai juste eu quelques soucis parfois pour distinguer plusieurs personnages masculins. La deuxième chose, c’est qu’Eon cherche à installer une histoire, un récit qui tiendrait la route. Mais, une fois installée, l’intrigue n’est pas trop approfondie hélas, ça reste assez linéaire et basique – malgré la petite surprise finale. La narratrice (via une lettre adressée à l’homme qu’elle quitte) est une jeune femme qui nous relate la relation vaguement SM, en tout cas de soumission, qu’elle subie/entretenue avec l’un des amants de sa mère. Eon place dans une case le livre « Histoire d’O », avec lequel on pourra trouver quelques points communs – même si le livre de Pauline Réage est plus ambitieux, sadien et dense. Une intrigue un peu trop légère, facile, mais qui se laisse lire, agréablement mise en images. Note réelle 2,5/5.

29/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série ZéroMan
ZéroMan

Un vieux manga qui n'aurait sans doute jamais traduit si l'auteur n'avait pas été Tezuka. J'aime bien Osamu Tezuka, mais surtout sa carrière à partir de la fin des années 60, lorsque le manga a commencé à être mature et faire autre chose que des récits pour enfants au ton très enfantin. Il y a des séries des années 50-60 de Tezuka qui me plait un peu, mais il y aussi beaucoup de séries qui ont mal vieillis comme ce ZéroMan Le principal intérêt de cette série est purement historique: les magazines hebdomadaires pour mangas ne sont apparus au Japon qu'à la fin des années 50. Zéroman est le premier manga de Tezuka publié dans un magazine hebdo qui raconte la même histoire du début jusqu'à la fin, contrairement à une série comme Astro Boy qui était composé d'histoires indépendantes. On retrouve les thèmes chers de l'auteur comme la dénonciation de la guerre et du racisme. En fait, un lecteur qui connait bien Tezuka ne va pas être dépaysé par ce que fait le maitre ici. Au niveau du dessin, Tezuka est encore sous influence de Disney et cela a un style rétro que j'aime bien. Le problème vient du scénario. On est clairement dans un récit qui vise les jeunes enfants et chaque chapitre est remplit de péripéties. pour tenir le lecteur en haleine. J'imagine que ça passait mieux lorsqu'on lisait un chapitre parce lorsqu'on lit le tout en bloc cela devient vite fatiguant. Les personnages ne sont que des archétypes, c'est remplis de facilités scénaristiques et parfois d'incohérences. On sent vraiment que Tezuka improvisait son récit Il y a quelques scènes qui sortent du lot, mais la plupart du temps c'est ennuyeux. Sinon, le manga est parfois cru avec des 'merdes' et des 'fait chier'. Est-ce qu'on pouvais écrire des gros mots dans les magazines pour garçons en 1959 ou c'est le traducteur qui fait n'importe quoi ? À vous de décidez !

28/05/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Oken - Combats et rêveries d'un poète taïwanais
Oken - Combats et rêveries d'un poète taïwanais

J’ai lu cet album un peu au hasard, et je ressors satisfait de ma lecture. Il s’agit de l’adaptation d’un roman taïwanais, et plus précisément du dernier chapitre du dit roman. Le récit est autobiographique, et se concentre surtout sur l’après-guerre à Taiwan, sur cette période de transition compliquée, vue au travers les yeux d’un enfant qui n’en saisit pas toutes les subtilités (« On me dit depuis tout petit de parler Japonais, et maintenant on me l’interdit ?! »). Yang Mu était avant tout poète, le récit est donc très poétique, et rempli de passages contemplatifs voire oniriques… pas toujours très claires d’ailleurs. Le symbolisme m’est parfois passé au dessus de la tête. Le dessin est joli, enfin surtout les paysages, parce que le style utilisé pour les personnages, et notamment les visages, est quand même spécial. Je vous laisse voir ça dans la galerie. En tout cas les couleurs aquarelles sont magnifiques ! Un album intéressant, qui a d’ailleurs gagné le prix Atomium de la Jeune Création.

28/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Fruit le plus doux
Le Fruit le plus doux

Même ressenti que mes prédécesseurs, Gabriele Di Caro est décidément un auteur très intéressant à suivre. Dans le registre « strictement pour adultes », il se démarque indéniablement. Déjà sa patte graphique est très appréciable , c’est lisible, détaillée et charmant à parcourir, il est à l’aise dans toutes situations et ses personnages féminins sont un ravissement. Et bonus, les passages un rien sulfureux se révèlent bien plus sensuels que graveleux. Bref bien réalisé et bien chouette à parcourir, j’aime bien le style. L’histoire suit le même chemin, j’apprécie le soin de l’auteur à créer un vrai récit (pour le genre j’entends), il prend le temps de poser son univers, ses personnages, l’époque, l’aspect fantastique m’a bien plu comme les scènes coquines. Ces dernières sont relativement rares mais toutes réussies, je trouve qu’il s’en dégage un côté à la fois principal et secondaire (je me comprends dans la formule) dans leur mise en place, les intentions … donnant pas mal de cachet à l’ouvrage.

28/05/2026 (modifier)