Les derniers avis (114606 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Thorgal Saga - Shaïgan
Thorgal Saga - Shaïgan

2.5 Je suis un peu confus par rapport à cette collection sur Thorgal. Je pensais que c'était une collection vu par où les auteurs pouvaient montrer leur version d'un personnage connu comme c'est le cas avec Spirou et Lucky Luke. Le premier tome de Thorgal Saga, Adieu Aaricia, était selon moi comment un vu par devrait être avec un auteur qui fait des trucs qu'on en verrait pas dans la série mère. Puis dans le second tome, Wendigo, on indique que l'aventure se passe après tel album de la série....Bon vu que Thorgal est une série où les personnages vieillissent j'imagine que c'est normal de ne pas perdre le lecteur et d'indiquer où ça pourrait hypothétiquement ce passé si c'était un album de la série mère....et là dans ce troisième one-shot on a droit à des auteurs qui ont non seulement déjà travaillé dans la série, mais en plus ça se passe clairement dans une période de la série-mère avec mêmes des renvois de bas de pages pour d'autres albums de la série ! Donc voilà on n'est pas dans un album où un auteur présente sa vision du personnage, ce qui me semblait être le principal d'intérêt de ce type de collection. Alors on a donc un album qui est juste un autre album de plus avec Thorgal. On retrouve les défauts et les qualités de cette série. Il y a des scènes que j'ai bien aimées et le reste m'a laissé un peu indifférent comme c'était déjà le cas avec la série originale. Cela fait longtemps que j'ai lu un album de Thorgal alors peut-être que ma mémoire fait défaut, mais le personnage de Kriss de Valnor m'a semblé encore plus caricatural que dans la série originale. Il y a des scènes qui semblent exister juste pour montrer que Kriss est vraiment très méchante. Quant à Thorgal l'amnésique, son comportement envers Kriss change tellement souvent qu'il semble bipolaire. Peut-être que c'était déjà comme ça avec Van Hamme, je m'en souviens pas bien, mais ce n serait pas la première fois que Yann dénature la personnalité de personnages connus.

25/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Thorgal Saga - Wendigo
Thorgal Saga - Wendigo

Un album qui représente bien un des défauts récurrents dans ces séries de one-shot où le temps d'un album des auteurs reprennent un personnage de BD connu: on dirait que le récit aurait pu être fait sans problème sans les personnages de la série en question, mais en même temps un one-shot avec de nouveaux personnages doivent se vendre moins bien qu'un album avec Thorgal dans le titre. Pourtant, l'idée de faire rencontrer Thorgal et des Amérindiens est une bonne idée, vu que les peuples nordiques ont eu des contacts avec eux plusieurs siècles avant Christophe Colomb, mais le résultat ne m'a pas enthousiasmé. Tout ce qui tourne autour de la guerre entre deux tribus ne m'a pas intéressé. J'ai mieux aimé les éléments fantastiques du récit, mais lorsqu'on les met finalement en avant, j'en avais plus grand chose à cirer. Le scénario est un peu long, mais il faut dire que les cases sont très grandes. Ce n'est pas dérangeant lorsque les cases sont superbes, mais il y en a aussi beaucoup qui sont un peu vides. J'imagine que c'est pour les fans de la série et pas pour moi.

25/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Rei Sen Pacifique
Rei Sen Pacifique

Une série qui n’est pas des plus originales – même si Speltens a choisi ici de ne traiter la guerre que du côté japonais – mais qui ravira à coup sûr les amateurs de la période et de ces théâtres d’opération (la seconde guerre mondiale dans le Pacifique), et ceux que l’aviation militaire et les combats aériens passionnent. En effet, le dessin de Speltens est vraiment très bon. Un chouia figé pour les personnages, mais son trait est précis et agréable à l’œil. Et les avions sont vraiment très bien représentés – comme souvent pour les auteurs de cette collection Cockpit (mais ici on est plutôt dans le haut du panier). En fin du premier album, Speltens nous donne même à voir chaque type d’avions représentés dans la série, avec une fiche technique. Concernant l’intrigue, elle se laisse lire agréablement elle aussi. Le contexte est bien rappelé avec deux pages en début de chaque album qui rappellent les enjeux et les principaux événements, et de belles cartes permettent aux lecteurs qui ne situeraient pas les lieux nommés de s’y retrouver aisément. Vu du point de vue des Japonais – et en particulier d’un pilote, Daisuke – la série commence là où l’élan japonais s’essouffle, à partir du printemps 1942, Midway, puis Guadalcanal, et enfin Iwo Jima et la défait dans le dernier tome encore à paraître. Speltens montre bien que, malgré la censure et l’implacable discipline imposée à tous (poussant au suicide tous ceux qui ne peuvent plus combattre – rendre étant inenvisageable), il devient rapidement évident que la supériorité américaine amène une fin inéluctable. Daisuke est un pilote courageux, discipliné, mais cela ne l’empêche pas de se poser des questions, et de ne pas être aveugle face à la réalité : ses compagnons meurent en grand nombre. La narration est un peu lente, et l’intrigue manque sans doute un peu de densité (Speltens tente de pallier ce manque dans le deuxième tome avec un long passage au Japon, lorsque Daisuke bénéficie d’une convalescence). Mais ça reste quand même une série sympathique, et chouette à regarder.

25/03/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Dilemma (Clarke)
Dilemma (Clarke)

Je ne dis pas que les philosophes ont raison de se lancer dans leur manipulation historique, mais l'intrigue se laisse lire et les dessins ne sont pas mal et puis… il ne faut pas croire que les philosophes de l'Antiquité étaient majoritairement pour la démocratie, ni s'imaginer qu'un Grec, philosophe ou pas, en avait grand-chose à faire de ce qui pouvait bien arriver aux Barbares. Bon sang, personne ne veut de cours, mais pour faire court, on dira que sans des explications, le recours, le lecteur peut trainer du ressentiment infondé de page en page, l'auteur, est-il un crétin, ou me prend-il pour un crétin ? Ben non, dès l'Antiquité, bien des philosophes faisaient leur cour à d'autres que Périclès, et cela ne s'est pas arrangé après. Je vous engage à lire Le philosophe et le tyran, de Delacompagne, cela montre quelque chose des affinités entre le pouvoir et la philosophie. Bref, quoiqu'il en soit, montrer deux évolutions historiques différentes n'est pas mal si on n'atteint pas Le Maitre du Haut Château de K Dick ! En plus, il y a un petit côté je choisis l'amour ou le devoir, dont je me souvenais mal, comme je m'en suis rendu compte en lisant un autre commentateur. Quand on a lu quelque chose depuis trop longtemps, ça arrive. J'ai donc effacé une partie de mon commentaire et remercie celui qui en a parlé, et d'ailleurs tous les aviseurs pour leurs interventions.

25/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Thorgal Saga - Adieu Aaricia
Thorgal Saga - Adieu Aaricia

2.5 Je n'ai jamais été un grand fan de Thorgal, mais il y a quelques albums de la série et des spin-off que je trouve corrects, et cela faisait longtemps que j'avais lu un album Thorgal, alors je me suis dit pourquoi ne pas lire certains albums de cette nouvelle collection où des auteurs peuvent faire ce qu'ils veulent avec l'univers du Viking de l'espace. On retrouve donc un Thorgal vieux qui vient de perdre sa tendre épouse et qui se retrouve dans le passé après avoir été piégé par le méchant serpent avec un nom trop compliqué pour que je m'en souvienne. On va donc aussi voir Thorgal et Aaricia jeunes, ainsi que le méchant père de cette dernière. Les meilleurs moments sont ceux où l'auteur prend des risques avec l'univers pour se l'approprier. Le problème est que ça se situe au début et à la fin de l'album. Le milieu est une aventure correcte, mais un peu poussive, avec des facilités (Thorgal est encore en forme pour un vieillard !). Ça se termine lorsqu'il se passe un événement qui risque de choquer quelques fans et j'aurais bien aimé voir ce qui se passe ensuite. Sinon, j'ai bien aimé le dessin qui est dans l'esprit de la série.

25/03/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Docteur Ventouse Bobologue
Docteur Ventouse Bobologue

Un grand auteur qui se moque des individus comme des groupes là où ça fait mal, comme d'habitude, peut-être un peu plus tendrement, m'a-t-il semblé, pour empathie pour soignants et malades, ou bien je me projette ? Les dessins sont expressifs et uniques même si j'avoue que comme d'habitude, ils ne me plaisent pas beaucoup. Difficile de noter, selon le plaisir ou selon ce qu'on sent de la grandeur de l'œuvre ? Quelque part, on a tous quelque chose de Bretecher au niveau de la socio et de la psycho, et donne moï un nuit gravement à la santé ! Tu iras voir ton boboloque après. Oui, parce que l'auteur ne sait pas que regarder, mais aussi écouter, et qu'elle nous déroule tous nos tics de langage !

25/03/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Tante Henriette ou l'Eloge de l'Avarice
Tante Henriette ou l'Eloge de l'Avarice

Ce n'est pas palpitant mais a le mérite de dédiaboliser les avares - ou économes ? Autrefois, on pensait qu'il ne fallait pas jeter et que "la meilleure maison d'Auvergne s'est fait par l'épargne". De nos jours, on est conduit à dépenser plus qu'on a, avec comme menace le surendettement pouvant faire un grand mal à des individus voire à des nations entières. Autrefois, on se demandait toujours comme ne pas dépenser, sauf quand on était un noble à Versailles ou autre qui devait tenir son rang avec le recours de se faire donner quelque chose par le roi ou de se marier avec quelque riche roturière tout en la méprisant. Donc, du point de vue d'autrefois, une personne dont nul ne dépendait, ni enfant, ni domestique qui puisse se sentir lésé, une telle personne dépensant peu n'était pas si mal vue que cela. Et sur un plan plus affectif, si on a eu des grands parents de ce genre sans être avide de leur argent et qu'ils vous ont aimé, on ne trouve pas leur avarice monstrueuse. Je trouve que la bd montre bien cette relation de même qu'elle entre dans la logique de la vieille dame. Enfin, on n'aime pas souvent les avares, mais on ne leur nuit pas trop… Moi, j'attends une bd qui montre combien on pousse les gens à dépenser, et comme cela fait que des malheureux se trouvent mis sous tutelle. Eh oui, on se moque moins de ceux qui dépensent trop ! Mais en revanche, on ne les rate pas, notamment les personnes âgées. Comme je les plaints ! Trop souvent en maison de retraite trop souvent avec des abus et trop souvent sous tutelle… Alors voir une veille avare en liberté, ou même une Carmen Cru, moins réaliste sans doute, mais qui m'a bien amusé, c'est en somme réconfortant.

25/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Hollywood menteur
Hollywood menteur

Luz a déjà publié plusieurs séries qui m’ont vraiment plu, de l’humour Charlie Hebdo (voir l’excellent Les Mégret Gèrent la Ville !) au plus récent et plus sérieux Deux Filles nues, alors que je suis resté davantage sur ma faim pour d’autres publication de cet auteur éclectique. Cet album se range clairement du côté des déceptions me concernant. En effet, je n’ai jamais réussi à entrer dedans. Je crois n’avoir pas vu le film « Les désaxés », mais j’ai déjà lu ou entendu pas mal de chose sur son tournage, sur les relations entre Miller et Monroe à cette époque. Sans que cela m’ait réellement passionné. Et là, Luz n’est pas parvenu à le faire non plus. Il faut dire que sa narration est un peu décousue, et que son dessin, pas inintéressant, ne convient pas forcément à ce type de récit. Si certains passages sont plus précis et peaufinés, la majorité des dessins relèvent du dessin de presse, « jetés » sur le papier. Ça n’est pas illisible – je mentirais – mais ça n’aide pas à accrocher une intrigue qui m’a laissé de côté.

25/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Chainsaw Man
Chainsaw Man

Bon, la seconde partie du manga vient officiellement de s'achever hier, j'ai – comme beaucoup – vécu les hauts et les bas de cette seconde partie, pleine de potentiel et pourtant si frustrante dans son exécution. L'histoire a pris fin et je ne sais pas trop quoi penser de sa conclusion (sur laquelle je ne m'étendrais pas puisque ladite fin n'a pas encore été publiée sur papier). Chainsaw Man est une série chère à mon cœur, facilement mon shonen préféré (la partie 1 en tout cas), ne serait-il pas temps pour moi de mettre à jour mon avis qui m'avait toujours semblé perfectible jusque là ? Chainsaw Man c'est un récit mêlant “concept loufoque” et "exécution sérieuse", jouant souvent sur les attentes des lecteur-ice-s en allant à contrecourant de certains archétypes narratifs (tout en sachant quand bien amener des scènes plus convenues et dramatiques). Les personnages avec un code d'honneur (ou la façade d'un code d'honneur, a minima) sont souvent contrecarrés par des actes immoraux et/ou inattendus, bon nombre de situations dramatiques sont entrecoupées (voire purement et simplement interrompues) par des interventions décalées, humoristiques comme à la limite de la sociopathie, … Bref, la formule n'est pas nouvelle, on mélange humour et sérieux, moments de tension dramatiques et cassures humoristiques, mais ce qui fait la force de cette série à mes yeux c'est sa narration. Qu'il s'agisse des jolies idées de mise en scène jouant avec la pagination (comme les attaques du démon Malédiction qui proviennent toujours de l'interstice entre les cases ou encore tout le passage avec le démon Ténèbres), du travail sur l'ambiance bien souvent froide et morose du quotidien qui se fait constamment (mais imprévisiblement) percée par des scènes dramatiques, violentes et tragiques, ou encore de la composition et l'enchaînement de certaines cases qui proposent une narration que je trouve personnellement magnifiques, j'aime énormément la forme de cette série. L'univers est suffisamment complexe dans ses enjeux et simple dans sa forme et son fonctionnement pour que le tout nous semble concret, que l'on se sente investi dedans. Ce monde pourrait être le nôtre (dans les années 90, certes) sauf qu'il s'agit d'une sorte d'uchronie où la quasi-totalité de l'histoire du monde reste inchangée… si ce n'est le fait qu'il existe une dimension infernale parallèle à la nôtre ! Dans cet enfer vivent les démons, tous-tes lié-e-s à un concept et donc né-e-s des esprits humains – de leurs peurs, plus précisément. Plus un concept est craint, plus le démon qui lui est associé se verra puissant, complexe aussi (il y a des strates d'intelligences et une sorte de chaîne alimentaire qui se crée parmi elleux). Rien à craindre pour l'humanité sur le papier, les deux mondes sont hermétiques (sauf cas extrêmement rare de démon pouvant passer de l'un à l'autre), mais le hic c'est que les démons possèdent un cycle de réincarnation bien particulier : tant que le concept associé existe lae démon-ne est immortel-le et renaîtra toujours (l'être, la conscience, l'incarnation précédente du démon n'est plus, mais un nouveau prendra immédiatement sa place) en alternant entre les deux plans d'existence. Si un démon meurt en enfer, sa prochaine incarnation naîtra sur Terre (et vice-versa). Les démons passant leur temps à s'entretuer, la grande majorité d'entre elleux va donc régulièrement se retrouver sur Terre à un moment de leur cycle de réincarnation. Les sociétés humaines sont donc en tout point similaires aux nôtres, si ce n'est que tout le monde est habitué à ce qu'à tout moment un massacre ait lieu et que des groupes (gouvernementaux comme privés) de “devil hunters” aient été mis en place pour assurer au mieux la sécurité des êtres humains. Avec une telle prémisse on pourrait s'attendre à un récit sur le conflit entre les humains et les démons, une mise en parallèle entre les deux espèces se concluant par le fait qu'après tout elles ne seraient pas si différentes, mais en fait pas vraiment. Les démon-ne-s ont vraiment un fonctionnement mental différent des êtres humains, n'ont pas une conception morale similaire (on insiste là-dessus plusieurs fois), et même si de nombreux passages s'interprètent facilement comme une sorte de "après tout les humains sont tout aussi cruels que les démons" le récit se centre surtout sur la condition humaine au-delà du conflit inter-espèce. Les thèmes les plus évidents de la série sont son propos sur la société (japonaise, ça se passe au Japon) étouffante et aliénante qui déshumanise au possible au nom d'un fonctionnement “optimal”, la fascination/relation qu'ont certains démons avec l'humanité ou encore tout simplement l'impossibilité de créer un monde juste et humain. Les personnages sont tous bien loin de la figure héroïque, iels sont cruel-le-s, pathétiques, égoïstes mais indéniablement humains dans leurs imperfections. Notre protagoniste Denji s'en fiche pas mal de sauver le monde (si ce n'est si son petit monde à lui est impacté), n'a pas vraiment de code d'honneur et souhaite plus que tout sortir avec une fille (voire même coucher avec une fille – disons que le bonhomme confond tout du long son besoin de contact humain avec sa libido exacerbée). Denji s'en fiche des règles, des punitions, de la souffrance même (selon une certaine mesure), tout ce qui lui importe c'est de vivre une vie meilleure qu'avant, de protéger les gens qui lui sont chers (au détriment d'inconnu-e-s s'il le faut), il est loin de la figure exemplaire, et pourtant son sincère désir de créer des liens, les amitiés qu'il se forge et ses déboires successifs, le rendent extrêmement attachant. Voilà, ça c'est la force de la première partie de Chainsaw Man, celle qui m'avait fait tomber amoureuse de cette histoire, de ces personnages (car même les plus abjects et petits sont marquants et intéressants), c'est un récit d'apparence foutraque mélangeant "comédie déjantée", “bastonnades gores” et “moments et relations tragiques” qui se révèle en fait surprenamment complexe. Mais pourtant, malgré la fin (certes ouverte) on ne peut plus satisfaisante de cette première partie, une seconde a vu le jour. Je tiens à préciser que la deuxième partie n'a rien de mauvais à ses débuts, elle est même très bien faite je trouve. L'idée d'introduire un second protagoniste à la série en la personne d'Asa, une adolescente névrosée et asociale propulsée malgré elle dans une quête cruelle et violente, était une jolie façon de redonner un second souffle à la série, une nouvelle histoire dans la continuité de la précédente, mais possédant tout de même sa propre identité. Les autres nouveaux personnages ne sont pas en reste, il y en a des particulièrement intéressants et prometteurs, mais c'est justement bien le problème. Prometteurs. Je n'ai pas boudé ma lecture de cette deuxième partie, les personnages ont énormément de potentiel, de nombreuses idées fortement intéressantes sont disséminées de ci de là dans les chapitres, mais rien ne mène vraiment nulle part. Encore une fois je ne spoilerais rien sur le final, mais je me contenterais tout de même de dire "tout ça pour ça ?". Ce n'est pas inintéressant, c'est juste bâclé. Fort à parier que Fujimoto a fait un bon gros burn-out lors de cette deuxième partie, le dessin devient moins précis, moins lisible aussi parfois, de nombreuses sous-intrigues sont abandonnées sans raison, le rythme final ne prend pas le temps de se poser. Malheureusement cette deuxième partie est une déception. Malheureusement cette deuxième partie est la conclusion, la note finale, ce qu'il nous reste. Cette série reste importante à mes yeux, sa première partie reste un récit que je recommande avec joie, mais il est vrai que je ne saurais si je devrais recommander la seconde partie. Est-ce que la présence de bons personnages et intrigues en son sein vaut le coup d'œil si au final tout ça ne mène à rien ? Je garde ma note à quatre étoiles, je ne regrette pas non plus mon coup de cœur, mais je me sens sincèrement flouée avec cette conclusion “finale”… PS : Asa, tu méritais mieux ma pauvre…

26/06/2025 (MAJ le 25/03/2026) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Mort vivante
La Mort vivante

Dans un futur où l'humanité s'est réfugiée sur Mars, une femme endeuillée, réfugiée dans un vieux château, tente de ramener sa fille à la vie avec l'aide d'un scientifique contraint de repousser les limites de la biologie. Graphiquement, c'est une vraie réussite. Le dessin est somptueux, avec un travail de hachures et de rayures qui évoque fortement la gravure ancienne. Ce style donne une identité visuelle très forte à l'album, à la fois froide, précise et profondément immersive. Cela m'a rappelé le travail d'Andreas sur Cromwell Stone que j'adore, avec cette même capacité à créer une atmosphère dense et presque hypnotique. Profitant de ce superbe dessin, j'ai beaucoup apprécié les deux premiers tiers de l'album. L'intrigue y est posée avec rigueur, dans un cadre intrigant et maîtrisé, presque hors du temps, et je me suis laissé porter sans difficulté malgré un certain classicisme et un lien avec Frankenstein parfois un peu trop appuyé. J'ai en revanche eu plus de mal à percevoir clairement le rattachement à l'univers de Niourk, au point de le trouver assez artificiel dans un premier temps, comme s'il s'agissait davantage d'un prétexte que d'une véritable continuité. Malheureusement, le dernier tiers de l’album m'a complètement déçu. Le récit bascule dans quelque chose de beaucoup plus excessif et, à mes yeux, beaucoup moins maîtrisé. L'intrigue prend une tournure presque série B, mêlant horreur et science-fiction de manière grossière, où tout devient possible et surtout trop facile pour l'antagoniste. C'est trop irréaliste et surtout en décalage total avec l'élégance et la retenue de la première partie. Cela me laisse sur une impression contrastée, entre la fascination d'un début captivant, porté par une direction artistique remarquable et une ambiance maîtrisée, et la forte déception d'une conclusion qui dilue tout ce qui faisait la force du récit pour basculer dans quelque chose de presque grotesque et facile. Au final, c'est la déception qui prime à mes yeux. note : 2,5/5

25/03/2026 (modifier)