Les derniers avis (115121 avis)

Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Love contest
Love contest

J'ai trouvé ce concours entre étudiants, qui essaient de tenir le plus longtemps possible avant d'atteindre l'orgasme, un peu ennuyeux et répétitif. Les épisodes se succèdent sans grands changements vestimentaires ni changements de décor. Même les scènes sur la plage auraient pu susciter des images plus imaginatives... Cependant, le dessin des filles est assez réussi et les personnages suffisamment différents pour ne pas se confondre. Le couple principal parvient à maintenir la flamme et constitue un fil conducteur dans la narration. Un peu plus d'humour et d'imprévisibilité et la note pourrait être supérieure.

14/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série DC KO
DC KO

DC KO a été ces derniers mois le gros crossover de DC Comics aux allures de Crisis, avec Darkseid en menace cosmique quasi omnipotente et un concept de tournoi géant censé désigner celui qui pourra l'affronter grâce au cœur d'Apokolips implanté au centre de la Terre. Les publications américaines ont réparti tout cela dans plusieurs publications, et Urban Comics regroupe la majorité du contenu dans trois albums qui permettent d'avoir une vision assez complète de l'évènement. Le principe est totalement absurde et sert surtout de prétexte à faire s'affronter un maximum de héros et de vilains DC pour obtenir les pouvoirs Omega. Et honnêtement, c'est précisément ce concept qui m'a donné envie de lire ce crossover. Voir ces fameux personnages se battre dans une sorte de tournoi universel avait quelque chose de fun sur le papier, à la manière d'un Dragon Ball Multiverse. Le problème, c'est que le récit ne choisit jamais vraiment entre le grand délire assumé et le crossover cosmique ultra sérieux. D'un côté, on a des combats qui ressemblent parfois à du pur fan service façon Street Fighter géant, et de l'autre des passages qui essaient de donner énormément de poids dramatique à Darkseid, au multivers et aux futurs alternatifs. Cette différence de ton crée une drôle de sensation de déséquilibre. J'ai aussi été un peu frustré par la structure du tournoi. Je m'attendais à des affrontements organisés en 1v1 entre personnages emblématiques de l'univers DC. Au lieu de ça, on a surtout un immense battle royale fouillis où tout explose dans tous les sens, avec des règles assez floues et des épreuves parfois difficiles à suivre. L'histoire principale, découpée en cinq gros chapitres DC KO + 8 chapitres à part pour autant de combats annexes correspondant plus ou moins aux quarts de finale, est clairement ce qui m'a le plus intéressé. J'ai aimé suivre le mystère autour du tournoi et voir comment les scénaristes allaient faire évoluer la situation. Les dessins sont globalement très solides, avec de grosses scènes d'action spectaculaires et plusieurs passages visuellement impressionnants. En revanche, les nombreuses histoires parallèles consacrées aux Teen Titans, à Batman ou à la famille Superman m'ont paru très dispensables. Elles n'apportent quasiment rien à l'intrigue principale, à part quelques détails mineurs qu'on pouvait déjà deviner sans elles. Pire encore, elles ne viennent pas expliquer certaines énormes facilités scénaristiques du récit principal, comme la manière ridiculement simple avec laquelle certains vilains s'infiltrent dans le tournoi. Et des facilités, il y en a énormément. Le crossover demande constamment d'accepter que des personnages simplement humains puissent survivre au milieu d'entités capables de détruire des planètes. Sérieusement, qu'est-ce que King Shark, Red Hood ou Harley Quinn viennent faire dans un évènement cosmique de cette ampleur face à des personnages comme Superman ou Captain Atom ? Le Joker reste amusant par moments, mais il bénéficie clairement d'une énorme protection scénaristique pour rester pertinent aussi longtemps. Quant à la conclusion globale de l'arc (que j'ai lue en VO), elle m'a franchement déçu. Le récit finit par sombrer dans les grands discours lyriques, les explosions cosmiques et les deus ex machina destinés à masquer un scénario trop fragile. Beaucoup de choses semblent sortir de nulle part, plusieurs rebondissements paraissent artificiels, et le message final manque vraiment de clarté. On a surtout l'impression que tout cela sert avant tout de teasing géant pour le prochain gros évènement DC. J'ai passé un moment plutôt divertissant grâce au concept de départ, aux affrontements et à la qualité graphique globale de la série principale. J'ai aussi été suffisamment accroché par le mystère et l'envie de voir où tout cela allait mener pour lire l'histoire principale sans ennui, à l'inverse des histoires parallèles plus ennuyeuses. Mais entre ces histoires là très dispensables, les énormes facilités scénaristiques, le côté brouillon de certaines parties du tournoi et une conclusion assez bidon, je retiens surtout un gros spectacle de fan service efficace sur le moment, mais finalement dispensable une fois terminé. Note : 2,5/5

14/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Jean Doux et le Mystère de la Disquette Molle
Jean Doux et le Mystère de la Disquette Molle

Jean Doux, employé modèle dans une entreprise de broyeuses à papier au cœur d'un open space des années 90, découvre une mystérieuse disquette 5"1/4 cachée dans un faux plafond. Ce qui commence comme une petite enquête absurde dans un décor de bureau à la Cogip finit peu à peu par se transformer en véritable aventure d'exploration, entre polar d'entreprise, humour décalé et quête rétro-fantastique. Tout le charme de la BD vient de cette association improbable entre un graphisme volontairement raide et décalé qui évoque les vieux jeux vidéo point and click (à ce propos, la page 4 dans la galerie me fait énormément penser au jeu Les Voyageurs du Temps), des personnages ringards dans leurs vêtements, leurs coupes de cheveux ou leurs attitudes, et cet univers d'entreprise profondément ridicule avec ses open spaces, ses broyeuses à papier, ses blagues lourdes et ses collègues tous nommés Jean ou Jeanne quelque chose. L'auteur pousse le kitsch et la caricature très loin, mais en restant toujours à la limite du crédible pour éviter le gag absurde gratuit. J'ai juste tiqué sur un anachronisme, quand l'un des personnages indique avoir passé beaucoup de temps en RTT en... 1976. Le récit prend son temps pour installer son ambiance et son humour pince-sans-rire, avant de glisser progressivement vers une aventure étonnamment prenante. Ce qui fonctionne très bien, c'est que derrière le loufoque permanent, l'histoire reste construite comme une vraie enquête, avec des rebondissements, du mystère et une logique interne qui tient debout malgré le délire ambiant. On n'est jamais dans le n'importe quoi total. Je n'ai pas forcément éclaté de rire du début à la fin, mais je me suis laissé embarquer avec beaucoup de plaisir par cette aventure et par ces personnages qui deviennent attachants précisément grâce à leur côté dépassé et maladroit. Il y a aussi quelque chose de très réussi dans cette manière de jouer avec la nostalgie d'une époque finalement pas si lointaine, mais qui paraît déjà complètement obsolète aujourd'hui.

14/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Lou Andréas Salomé - Si tu veux une vie, vole-là !
Lou Andréas Salomé - Si tu veux une vie, vole-là !

Je connaissais le nom de Lou Andréas Salomé, mais uniquement au travers de quelques hommes avec lesquels elle a été très liée, Nietzsche surtout et aussi Rilke. Et c’est aussi uniquement comme ça que j’en entendais parler. Cette biographie a eu le mérite de me faire connaitre la personne, indépendamment de l’aura de ses compagnons ou contemporain. Et le fait est que Lou est une personne hors du commun. En général, et surtout pour l’époque (surtout dans la deuxième moitié du XIXème siècle). En effet c’est une femme qui va exprimer et vivre une liberté quasi absolue, faisant fi des conventions sociales, du qu’en-dira-t-on, tenant tête à la société et aux hommes – pourtant à forte personnalité ! – qu’elle côtoyait. Bien sûr, je n’oublie pas que cette liberté lui a aussi été permise par sa condition sociale de naissance : issue d’un milieu très privilégié en Russie, cela l’a d’emblée libérée des contingences matérielles. Mais pour le reste, c’est un électron libre, qui a vécu ses amitiés et ses amours de façon peu conventionnelle. Si elle a été après sa rencontre avec Freud une pionnière de la psychanalyse (peut-être la première femme à la pratiquer), elle a aussi été très en avance sur son temps dans sa façon de vivre (parfois avec plusieurs hommes, hors mariage, de façon quasi « chaste » en plus !). Séverine Vidal dresse un portrait d’une femme « moderne » et forte, libre. L’imposante documentation bibliographique en fin de volume (qui a nourri le récit et les nombreuses citations qui l’enrichissent) prouve que l’auteure s’est située au plus proche de son sujet, intéressant. C’est le portrait d’un bouillonnement intellectuel de l’Europe centrale et de l’Est. La première guerre mondiale, puis l’arrivée au pouvoir des Nazis y mettra fin, la longue vie de Lou se terminant langoureusement, alors que les hommes et le monde qui ont décoré sa vie ont disparu depuis longtemps. Mais c’est surtout le portrait d’une femme qui méritait sans doute mieux que d’apparaitre dans l’ombre de Nietzsche, Rilke ou Freud.

14/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Frankenwood
Frankenwood

Kordey nous propose quelque chose d’intéressant, plutôt agréable à l’œil. Son dessin et la colorisation sont vraiment plaisants (je note juste des visages un peu changeants, et pas toujours ressemblants aux personnages originaux – Lauren Bacall par exemple). En tout cas il se fait plaisir, en multipliant les clins d’œil au cinéma et à Hollywood : cadrages cinématographiques, allusion à des films, scènes, acteurs ou personnages multiples, affiches de films (on a même droit à Marilyn comme actrice des « Oiseaux » d’Hitchcock !). Au scénario, Macan se fait lui aussi plaisir avec cette histoire improbable, ponctuée de moments loufoques, avec une « enquête » fil rouge improbable. Mais aussi peu consistante. En effet, si j’ai lu cet album avec plaisir, et relativement rapidement malgré sa pagination conséquente, c’est davantage dû au dessin de Kordey ou à certains passages amusants, décalant acteurs (de toutes les époques hollywoodiennes : Olliver Hardy côtoie Marilyn Monroe, Bogart, Boris Karloff, etc.) et personnages politiques (les frères Kennedy par exemple). Les acteurs réels se confondent aussi parfois avec certains de leurs rôles (en particulier le personnage principal, Bogart), quelques touches de fantastiques (les personnages peuvent « revivre ») ajoutent un peu de piment à l’histoire. Mais j’ai eu l’impression que, tout occupés à placer ces décalages, à parodier l’univers hollywoodien, les auteurs se sont moins préoccupés de bâtir une intrigue solide. Mais cette frustration n’empêche pas de passer un bon moment en lisant ce petit délire.

14/05/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série La Marquise des Lumières
La Marquise des Lumières

Une lecture captivante et studieuse. Cette bande de Cothias et Lax qui situe son intrigue en 1786, n'essaie jamais de s'ouvrir à un large public. C'est ce qui fait sa force à mon sens, mais cela explique aussi son manque de réputation. Il y a peu d'action, on observe souvent des personnages débattre entre eux. Le dessin très précis est aussi très froid, figé comme une vieille pièce de maison que l'on n'ouvre jamais. Mais excelle pourtant à traduire en images le fossé immense entre la noblesse et les laissés pour compte. La reconstitution historique des costumes, des décors, impressionne. Le premier tome essaie de se trouver une identité mais échoue. On verse dans un marivaudage un peu stérile, cette introduction à une intrigue somme toute classique prend trop son temps. Cothias revient à ses fondamentaux, déjà entrevus dans Les 7 vies de l'épervier dès le second tome : la tragédie familiale, le fatalisme, les destins liés. La petite histoire dans la Grande. Le troisième épisode prend des accents zoliens. On peste contre le sort qui enchaîne un innocent - Modeste Bonhomme - à la misère. Son âme est plus noble que la majorité des aristocrates rencontrés. Son sacrifice pour protéger un être fragile contraste avec l'égoïsme des puissants. Le dernier tome nous offre une conclusion douce amère. Une œuvre de Cothias qui, à l'instar de son héros, mériterait d'être réhabilité.

14/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Knight club
Knight club

Je rejoins les avis positif sur ce premier tome et si la suite est du même niveau, il se peut que je monte ma note au maximum parce que c'est du très bon divertissement ! Oui, on reprend la trame des sept samouraïs pour au moins la centième fois depuis 1954, mais cela ne m'a pas trop dérangé parce que l'intrigue est malgré tout captivante. Cela vient en grande partie du fait que le groupe de guerrier est remplit de personnages bien campés et terriblement attachants. L'auteur joue bien avec leurs différentes personnalités. On devine que deux membres ont un passé troubles que j'espère seront bien développé dans le tome 2. J’aime ce mélange de nationalités, l'humour fonctionne bien et les scènes de batailles sont bien chorégraphiées. Le rythme est aussi bien maitrisé et on lit ce long album sans aucun problème et j'ai été un peu triste de voir que c'était fini pour le moment. Alors cela reste une œuvre de pur divertissement sans surprise dans le déroulement du scénario, mais qu'est-ce que c'est bien fait !

13/05/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Largo Winch
Largo Winch

Bien dessiné et bien colorisé et histoires bien écrites mais tout cela est un peu vain. Le héros et milliardaire manque de densité, bien des personnages sont assez inexistants, c'est vrai, le XIème voleur, les barons de la finance, les scènes d'action inévitables et les dialogues peu mémorables. A lire si on ne veut pas se prendre la tête. Et je ne parle pas du manque de tension dramatique... Un peu dans le même genre, je veux dire dessins un peu ressemblants et héros beau gosse avec quelque chose de naïf au début mais de quand même efficace, il y a la série XIII, tellement supérieure ! Si on veut une série d'action, privilégier XIII - ou les débuts de Thorgal ou bien de Jeremiah, mais on encourt alors le risque d'être déçu, au bout d'un moment.

13/05/2026 (modifier)
Par Trevize
Note: 5/5
Couverture de la série L'Ombre des Lumières
L'Ombre des Lumières

Très sincèrement, je n'ai pas compris les avis mitigés donnés sur le premier album, c'est pour cela que pour la première fois (de mémoire) je donne le mien ici en simple amateur de BD qui ne se veut pas expert. Dès le début je suis devenu fan, attendant le volume suivant avec impatience : c'est de la très très bonne BD historique. Le récit demande d'être attentif, de savoir revenir en arrière, mais la construction qui suit dans les tomes 2 et 3 est vraiment bien fichue. Intrigues bien calculées, personnages auxquels on s'attache en peu de cases, références géographiques et historiques (on montre bien la complexité de l'histoire, qu'il s'agissent d'intrigues de salon comme d'accords avec les tribus, les points de vue différents selon le rang et la situation personnelle des Occidentaux ou ceux des indiens), humour discret, ironie, même, récit rocambolesque dans le bon sens du terme, tout est bien amené, on sent que l'auteur et le dessinateur se sont fait plaisir, et ça se sent. La finesse parfois volontairement exagérée du premier tome fait place à des dialogues plus directs dans le ''Nouveau Monde'' du deuxième, dans le troisième on semble retrouver l'ambiance du premier dès le retour en France, avec un "petit truc" moderne de changé façon fin de l'Ancien Régime (nobles ruinés qui vendent leurs meubles). C'est vraiment très bien vu. Du bel ouvrage à mon sens. Je suis peut-être bon public, mais pour moi c'est vraiment une BD très mémorable et remarquable. Si vous ne l'avez pas lue, allez-y, vous ne pouvez pas le regretter.

13/05/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Ragemoor
Ragemoor

Richard Corben collabore avec son scénariste fétiche : Jan Strnad (pas facile à prononcer à haute voix). Ils nous proposent une histoire d'horreur où se mélangent les univers d'Edgar Allan Poe et de H.P. Lovecraft. Pour Poe, le rapprochement avec la nouvelle La Chute de la Maison Usher est une évidence, le château de Ragemoor joue un rôle important dans ce récit. Et comment ne pas avoir une pensée pour H.P. Lovecraft et ses entités venues des confins de l'espace, avec toujours ce château maléfique en ligne de mire. Un beau programme que voilà pour l'amateur passionné d'histoires d'horreur que je suis. Le scénario pour ce type de récit reste très classique et suit une trame déjà vue à maintes reprises : des rebondissements (prévisibles dans l'ensemble), un zeste d'amour (non partagé), du mystère et une atmosphère oppressante qui va crescendo. Rien d'extraordinaire, mais ça fait le job. J'ai suivi avec plaisir les destins tragiques des personnages. C'est surtout la partie graphique et le style inimitable de Corben qui m'ont envoûté. Un noir et blanc somptueux où toutes les nuances de gris font ressortir les tourments des protagonistes. J'aime tout chez Corben. Que ce soit sa maîtrise de la lumière ou son côté réaliste et soigné, en particulier pour les superbes décors, et ceux-ci contrastent avec les silhouettes bien charpentées et les visages carrés des personnages. On peut lui reprocher un côté statique et un peu théâtral, mais c'est ce qui rend son style si unique et qui ne cesse de m'émerveiller. Du très très bon travail. Un 4 étoiles généreux, mais j'assume !

13/05/2026 (modifier)