Les derniers avis (114368 avis)

Par Ubrald
Note: 2/5
Couverture de la série Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

J’ai trouvé certains dialogues et situations assez drolatiques ainsi que l’effort louable de mêler l’intrigue principale à des évènements majeurs du XXe siècle. Je n’ai pas lu le roman et je ne sais pas si cette interprétation lui est fidèle en termes d’atmosphère ressentie. Mais je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotions à la lecture, j’ai trouvé cela plutôt froid, un côté papier glacé, avec des longueurs, et au bout d’un moment une envie de sauter plusieurs passages pour avoir le fin mot de l’histoire.

07/03/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Gon
Gon

Pas ma came mais original et très bien dessiné. Gon peut fasciner car il n'y a pas de parole mais un peu dinosaure aussi féroce que l'être humain peut l'être, mais bien exotique d'être sans parole, justement, et du fait qu'on n'en côtoie pas autrement qu'en fiction ! Il peut aussi déplaire pour la même raison, le brave Gon ! Par ma note moyenne, je donne mon ressenti, mais je gage que cette œuvre étrange restera parce que ceux qui l'aiment y sont particulièrement attachés. Peut être défoulant et drôle à lire, repousse les limites du genre bd car sans parole, hyper réaliste sans être caricatural et pourtant, assez drôle. Moi, j'en ai lu un et ça m'a suffi, mais bon, les passionnés liront et reliront… Moi, en principe j'achète ce que je pense que je vais lire et relire, de ce point de vue, Perramus est vraiment parfait.

07/03/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Exit
Exit

Reprend l'idée du Club du suicide de Stevenson, à mon avis… Mais l'écrivain d'Exit n'est pas Stevenson, et les auteurs de la bd non plus ! Bref, mais il y a du rythme, ce qui est presque l'alpha et l'oméga des romans, bd et autres films d'action. Attention, je n'appelle pas ça de l'aventure, tout de même, parce qu'en fait, il advient quoi ? Les courses poursuites, c'est un peu… court. Le dessin est assez impersonnel, bref, le sujet me semble un peu gâché, sur les bords. Dommage, il y a tant de thématiques là-dedans, si on y songe. Allez, Exit !

07/03/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Homme qui a vu l'homme qui filme l'homme qui tire plus vite que son ombre (presque journal d'un tournage)
L'Homme qui a vu l'homme qui filme l'homme qui tire plus vite que son ombre (presque journal d'un tournage)

Je suis un gros amateur de Bouzard, et de son type d’humour gentiment dérisoire et absurde. Pourtant, je suis sorti un chouia moins captivé par cet album que Ro. En fait, j’attendais encore plus d’humour con et décalé, et c’est à ce niveau que j’ai été un peu frustré. Car l’album est lié à la sortie d’une série Disney, et se présente quasiment comme un teasing, une sorte de publicité/making-of de cette série. Et la plupart des participants (équipe technique surtout) apparaissent ici. Cela freine un peu trop le délire, et rend d’autant plus nécessaire d’aller dans le n’importe quoi absurde pour s’en écarter. Bouzard y parvient à plusieurs reprises – ce qui fait que la lecture est quand même plaisante et amusante – avec quelques bons petits moments jouissifs, avec Bouzard en fouteur de merde, en chieur qi cherche régulièrement à signaler qu’il peut « dépanner », rodant autour – et parfois dans – le tournage, accompagné d’un Rantanplan philosophe (là aussi moins con que celui de Goscinny hélas). Bref, un album sympa, mais pas autant que je ne l’espérais.

07/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Capitaine Tonnerre
Capitaine Tonnerre

J’ai acheté cet album – très peu cher il est vrai, et heureusement ! – à la vue de la couverture. Une couverture moche, avec un titre qui fleurait bon le gros truc naze trashouille et énième degré. Bref, l’espoir d’avoir dégotté une petite pépite inconnue. Bon, on ne peut pas gagner à tous les coups, hein ? Car je comprends pourquoi cet album est resté méconnu. Le seul point pour lequel la couverture ne surjoue rien, c’est le dessin, que j’ai trouvé vraiment mauvais, avec une colorisation souvent terne. Concernant l’histoire, c’est effectivement du n’importe quoi, mais hélas jamais drôle. Parfois un tout petit peu trash, souvent déjanté, mais que c’est pauvre ! au point que je me suis vraiment demandé si les auteurs jouaient vraiment du second degré. On perçoit quelques efforts pour caricaturer, tenter des traits d’humour, mais là non, c’est franchement raté. Je suis pourtant bon client pour l’humour crétin, débile, absurde, mais ici je n’y ai pas trouvé mon compte. A noter qu'un autre album était annoncé, "2 Salopards pour l'enfer", mais qui visiblement n'est jamais paru (il est fort probable que le premier album ait été un échec commercial). Voilà un album qui va se retrouver dans une boîte à livre rapidement.

07/03/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série La Duelliste
La Duelliste

Voici un récit de cape et d'épée des plus classiques. Une histoire de vengeance qui réclamera qu'une jeune femme se travestisse pour apprendre à manier l'épée, progresse dans ce domaine (avec une gestion dramatique de cette progression à la façon d'un shônen) afin d'avoir une chance de vaincre l'une des plus fines lames ru royaume. Le récit est habile et dynamique, mais se complaît trop souvent dans la facilité, aussi bien dans sa gestion des péripéties liées au jeu sur le genre, que dans sa manière de figurer un univers où la luxure s'invite bien souvent gratuitement. Une BD qui aurait mérité d'être moins racoleuse, qui à force de rechercher la séduction (plus encore dans le tome 2) lasse plutôt son lecteur.

07/03/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Iris
Iris

Je sens que je vais faire partie des bien-pensants, mais j'assume : le père revenant coucher avec sa fille ne me plaît pas trop. Certes il ne l'a pas éduquée, la mère célibataire a dû assumer seule ! Mais enfin revenir avec l'autorité d'être surnaturel et d'être son père ne me paraît pas laisser trop de choix à la fille. Bien sûr, elle est encore aidée par le scénario avec un courtisan lourdingue virant agressif et une mère qui ne respire pas la joie de vivre… Iris est bien plus intéressante que tous ceux-là, et j'aime aussi bien le chat. Le dessin de Comes n'est pas non plus à son meilleur… Alors tant pis si je ne mets pas au pinacle un auteur dont les dons graphique et la ruralité et le retour au paganisme m'avaient fait espérer qu'il rejoindrait ceux qui savent véritablement nous ouvrir l'imaginaire comme Pratt avec Corto Maltese. Silence, La Belette ? resteront peut-être.

07/03/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Sauvage (Rosalia Radosti)
Sauvage (Rosalia Radosti)

Je découvre Rosalia Radosti avec cet album où elle s'occupe de tout. Et je vous le dis, une artiste à surveiller. Un conte qui vise avant tout un jeune public (féminin) de 10 à 13 ans et plus si affinités. Le récit commence en mode conte de fée, un royaume qui prospère et des parents aimant pour cette princesse qui va épouser son prince charmant. Mais comme l'annonce la première page, la noirceur va s'inviter. On va découvrir notre fameuse princesse au doux nom de Sauvage, de sa naissance à cette statue la représentant, toujours à la première page. Une jeune fille espiègle et spontanée ne rentrant pas dans les standards de princesse, elle ne respecte pas les règles et les obligations dû à son rang. Elle veut juste trouver quelqu'un de spécial qui lui ressemble. Une première partie qui part sur les bases classiques du conte de fée, tous les ingrédients y sont présents, même la sorcière sera là, est-elle gentille ou méchante ? Surprise. Pas de réels coups de théâtre donc dans cette première phase avec sa touche d'humour, la seconde partie va apporter un souffle nouveau à l'histoire avec ce basculement dans le côté obscur, avec ce fameux prince charmant qui n'est pas si charmant que cela après les beaux premiers jours. Un conte qui distille quelques messages (la place de la femme dans nos sociétés et son indépendance) mais cela reste trop léger pour l'adulte que je suis. Par contre, la partie graphique est très très belle. Un dessin lumineux ou sombre suivant les événements proposés. Et ce visuel qui en met plein les yeux doit beaucoup aux superbes couleurs. En conclusion, un conte cruel et très beau qui poussera nos jeunes pousses à la réflexion. Note réelle : 3,5.

07/03/2026 (modifier)
Par Présence
Note: 4/5
Couverture de la série Des lendemains sans nuage
Des lendemains sans nuage

Il faut produire, produire sans cesse, c’est ça la clé du succès. - Ce tome contient une histoire complète, indépendante de toute autre. Son édition originale date de 2001. Il a été réalisé par Fabien Vehlmann pour le scénario, par Ralph Meyer et Bruno Gazzotti pour les dessins, avec une mise en couleurs de Bernard Devillers. Il comprend cinquante-quatre pages de bande dessinée. Il a été réédité en 2009 dans la collection Signé, de l’éditeur Le Lombard. La manière dont F.G. Wilson a asservi le monde a été des plus insidieuses. Il ne s’est pas imposé par un coup d’état. Il n’a pas non plus été élu, à vrai dire. Wilson n’est même pas un homme politique. C’est un marchand. Et c’est librement que les citoyens ont choisi d’adhérer au confort technologique qu’il proposait : prothèses biomécaniques, organes synthétiques… Wilson a lui-même déjà 115 ans et pas une ride. Qui refuserait cette forme d’immortalité ? Quand Technolab a lancé l’implant cérébral, une organi-puce optimisant les capacités physiques et mentales, nul n’aurait songé à s’en priver. On les pose maintenant dès la naissance, dans le monde entier. Et quoi de plus naturel que cet implant comporte une clause neuronale interdisant à son porteur de nuire à F.G. Wilson ? Voilà comment il est devenu impossible de contredire ses décisions. Voilà comment les citoyens ont créé un tyran à leur mesure : immortel et omnipotent. Nolan Ska va pourtant tenter de changer le cours de l’histoire. Il est ingénieur. Ses recherches clandestines vont lui permettre d’être le premier homme à remonter le temps. Nolan Ska se retrouve dans le passé : il doit retrouver Wilson, pas pour le tuer, son implant cérébral le lui interdit. Mais il a soigneusement étudié les archives de Technolab et il a appris que Wilson n’avait pas toujours rêvé d’être marchand. Sa première passion était l’écriture. Il était doué et il aurait pu devenir un écrivain célèbre si un incident imprévisible n’en avait décidé autrement. Le 12 mai, au café Paris, Wilson se fait voler l’unique manuscrit de son premier roman. Sans le sou, découragé par ce vol, il abandonnera l’écriture et sera engagé comme comptable chez Technolab, jeune firme dont il gravira tous les échelons. Nolan Ska est arrivé devant le café en question, juste au bon moment, et il stoppe le voleur, récupérant ainsi le manuscrit, et faisant la connaissance du jeune Wilson. Il l’aide à ramasser les pages éparpillées par terre, et il découvre des phrases bourrées de fautes et sans imagination. Dès le départ, le récit s’inscrit à mi-chemin dans deux genres littéraires, majoritairement la science-fiction, avec une touche d’anticipation par moment. En surface, il s’agit d’une histoire de voyage dans le temps. Cet aspect est réglé en trois coups de cuillère à pot : en trois cases littéralement. Les dessins montrent un personnage en train de bricoler dans son atelier, vraisemblablement en sous-sol de son pavillon et c’est parti, aucune tentative de techno-charabia, direct dans le cœur du récit. Le lecteur remarque ensuite que Wilson a écrit son premier roman avec un stylo sur des feuilles de papier, et par la suite Ska utilise un ordinateur portable. Visiblement Internet n’est pas encore omniprésent, ni même les téléphones portables dans ce passé du récit, ce qui est cohérent avec le fait que cette bande dessinée date de 2001. Ensuite, les auteurs vont raconter la relation entre l’aspirant écrivain et celui qui devient son mentor et son prête-plume, ainsi que plusieurs histoires que ce dernier écrit pour son protégé. Ainsi le lecteur découvre six nouvelles de science-fiction, écrites par quelqu’un qui vient du futur : La méthode 100% décrivant une prison parfaite, Le big flush racontant une intervention dans les égouts peu de temps avant la mi-temps du Super Bowl, Le jour des morts avec l’unique employé gérant une station spatiale, Un homme pressé mettant en scène un individu au métabolisme augmenté par les médicaments, Le jugement de Salomon sur un enfant génétiquement modifié, Space Conquest II pour une partie décisive de jeux vidéo en ligne. Le lecteur comprend qu’il plonge dans une bande dessinée à sketchs, sur une trame générale, la transition entre chaque nouvelle se faisant par une courte scène mettant en scène l’évolution de la relation entre F.G. Wilson et son prête-plume, avec l’attente de savoir si l’avenir totalitaire sous le joug de la technologie de Technolab sera évité. Les crédits de l’album ne précisent pas si les deux dessinateurs ont travaillé à quatre mains sur chaque planche, ou s’il y a eu répartition des planches, l’un réalisant celles consacrées à Wilson et Ska, l’autre les histoires dans l’histoire. Quoi qu’il en soit, les planches de ces deux fils narratifs distincts présentent de fortes similarités graphiques, les auteurs ayant choisi de les montrer sur un plan quasi identique. Cette sensation est renforcée par la palette de couleurs utilisée, sans solution de continuité entre les différentes réalités, sans usage de couleurs plus claires ou brillantes pour la fiction dans la fiction par exemple. Cela induit une forme de même niveau d’existence pour les deux, rappelant au lecteur qu’il s’agit de fictions à part égale, sans hiérarchisation entre l’une et l’autre. La couverture constitue une belle illustration, laissant à penser qu’un jeune homme admire le talent d’écrivain d’un homme plus âgé, imaginant des récits de science-fiction, entre voyage spatial et conquête par une flotte imposante, une sorte d’hommage à l’écriture et à la science-fiction expansionniste des années 1950 et 1960. Les dessins s’inscrivent dans un registre descriptif avec un bon niveau de détail, et une approche réaliste. Les artistes jouent discrètement sur les ombres portées et le délié des traits de contour pour apporter de la souplesse et de la vie dans les dessins. Dans la première scène, le lecteur peut voir une architecture futuriste dans les formes étonnantes des immeubles, un urbanisme faisant la part belle aux larges avenues, et une technologie de science-fiction proche du bricolage pour la machine à remonter le temps. Par la suite, les artistes créent d’autres décors et accessoires typiques de ce genre littéraire avec des touches originales qui les élèvent au-dessus de décors en carton-pâte génériques : la vue d’ensemble de la prison au beau milieu d’une zone désertique, l’aéroglisseur pour se déplacer dans les émissaires des égouts, un navire spatial et une base spatiale, la flotte de conquête dans la dernière histoire, etc. Au temps présent du récit (enfin dans le passé… C’est-à-dire probablement au tout début des années 2000), les dessinateurs représentent un quotidien banal, pas encore envahi par la technologie d’Internet, sans téléphones portables. Le lecteur peut reconnaître un café parisien. Wilson et Ska sont reçus dans un bureau à l’ancienne chez l’éditeur Metropolis. Au départ et pendant un certain temps, l’écrivain en herbe habite dans un appartement mansardé de type chambre de bonne avec un vieux plancher. Alors qu’il commence à gagner de l’argent, ses finances lui permettent de s’offrir un séjour dans un relais château. La dernière séquence montre une magnifique villa avec piscine le temps d’une page. Il se dégage de ces passages une forme de dénuement matériel associé à l’artiste sans le sou, une sorte de banalité évoquant la mythologie de l’artiste fauché de la fin du dix-neuvième siècle, alors que les écrits (livres et scénarios) de Wilson rencontrent un succès grandissant. Cela peut évoquer un autre postulat : Que se serait-il passé si Adolf Hitler avait poursuivi ses velléités de devenir un artiste peintre ? D’un côté, l’évolution de l’intrigue en toile de fonds peut sembler très linéaire et prévisible, c’est-à-dire les répercussions du succès grandissant des œuvres du prête-plume. De l’autre côté, chaque nouvelle de science-fiction est divertissante pour elle-même, avec une chute de type justice poétique bien trouvée. Et à chaque fois une scène d’une ou deux pages revient sur la relation entre Wilson et Ska montrant la montée du succès et le sacrifice du prête-plume. En y repensant avec un peu de recul, le lecteur se dit que la notion de prison dont on ne peut s’échapper décrite dans La méthode 100% se transpose directement à la situation de Nolan Ska : il est devenu celui qui écrit à la place de Wilson, une fonction dont il ne peut s’échapper. Il est possible d’établir un parallèle de même nature avec la deuxième nouvelle, Wilson se conduisant comme un enfant gâté vis-à-vis de Ska. Pareil avec la troisième où Ska se trouve condamné à produire toujours plus de récits, jusqu’à ce que la mort vienne le délivrer de ce calvaire, sans que lui-même n’ait conscience de ce processus. Il en va de même avec les nouvelles suivantes qui relèvent autant d’une transposition fictive de ce dont Nolan Ska a pu être témoin ou qu’il a lu dans des livres d’histoire et qui deviennent des récits de science-fiction maintenant qu’il vit dans le passé, que d’histoires avec une chute qui s’applique à sa propre situation. Cela produit un deuxième effet de mise en abîme. Les auteurs mettent en scène un écrivain (Nolan Ska) parlant ainsi de leur propre art, et les histoires dans l’histoire (les nouvelles de science-fiction) constituent une réflexion partielle de la propre situation de cet écrivain fictif, agissant comme un miroir partiel. De prime abord, une bande dessinée bien faite : une narration visuelle solide qui assume ses références, et une suite d’histoires courtes de science-fiction avec un entracte suivant la vie de l’écrivain qui agit comme prête-plume pour un jeune homme. Le lecteur apprécie pour elles-mêmes les histoires courtes et s’attache à cet étrange duo, espérant que Nolan Ska pourra atteindre son objectif altruiste. Il se rend progressivement compte du jeu de miroir entre le thème de chaque nouvelle et la situation dans laquelle se trouve Ska, et il prend la mesure de la conclusion de ce fil narratif directeur qui se conclut par : L’humanité n’aura que ce qu’elle mérite…

07/03/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Les Enfants de la Salamandre
Les Enfants de la Salamandre

Il y a deux manières de lire cette bande, aucune n'étant vraiment satisfaisante. Les EO : de meilleur qualité mais sans la fin de l'histoire. Ou bien l'intégrale, avec son ignoble couverture, avec un dessin qui a perdu tout son contraste, mais aussi avec un 4eme tome inclus à l'intérieur. Je rajoute que les originaux du premier tome ont dû disparaitre, puisqu'on a droit à des scans de piètre qualité, avec 5 centimètres de marge à la fin de chaque page. Donc une entrée en matière compliquée ! Et pourtant le recit proposé ici se révèle assez prenant. Dufaux rajoute une couche de fantastique religieux mais l'intrigue de base fait furieusement penser au film Scanners de Cronenberg, avec des télépathes apprenant à maîtriser leurs pouvoirs, qui sont pourchassés et qui cherchent à en apprendre plus sur leur identité. Le volume inédit se révèle au final assez décevant et n'apporte pas grand chose, d'autant qu'il est truffé de facilités scénaristiques. Le dessin de Renaud correspond à ce qu'il fait déjà sur Jessica Blandy à l'époque. C'est un style unique. Cependant le cadre fantastique ne lui convient pas tellement, les effets spéciaux font peine à voir. Pour les fans de lézards mais pas que.

06/03/2026 (modifier)