Les derniers avis (114122 avis)

Par Brodeck
Note: 3/5
Couverture de la série OFF
OFF

Lu " OFF " sur les conseils de mon libraire. Alors, c'est bien, le dessin agréable et le découpage maîtrisé montrent le savoir-faire des auteurs, mais je ne suis pas tout à fait convaincu. Le premier tiers d'OFF est très prenant, les rebondissements s'accumulent, un passage ou deux sont même plutôt émouvants, l'histoire est construite sour la forme d'un récit choral avec des chapitres en fonction des principaux personnages, c'est nerveux (cette histoire avait été conçue au départ pour être une série TV et ce n'est pas étonnant), mais la suite prend des allures de blockbuster ou devient en tout cas plus convenue. La partie avec le politique excité prêt à agiter les foules et à déclencher une guerre civile pour servir ses ambitions est répétitive et prévisible, partie très similaire à " La fièvre" , série écrite par Eric Benzekri, mais qui était déjà dans l'écriture bien en deçà de l'excellent " Baron noir ". On a l'impression que la suite a été faite pour plaire à un public le plus large possible, mais à force, l'histoire devient moins intéressante. Le récit choral ne tient finalement plus toutes ses promesses car les liens entre les personnages ne sont pas forcément bien tissés, les relations manquent de cohérence et de vraisemblance je trouve pour nous embarquer totalement (le flash-back dans son propos et sa construction est assez lourdingue et on a du mal à croire à la trajectoire du principal antagoniste), il y a aussi quelques petites ellipses un peu brutales, rien de bien méchant, mais qui m'ont un peu fait tiquer à la lecture, le dernier tiers surtout ressemble trop à des choses déjà vues et le sort des personnages ne m'a finalement pas beaucoup touché malgré le début accrocheur, peut-être parce que dans ce dernier tiers, il y a des sauts, une accélération de l'intrigue alors que le début prenait son temps pour installer les enjeux et les personnages. Certaines scènes sont à l'inverse trop démonstratives (notamment la scène de l'automobiliste et du lingot...). Cela reste un album globalement prenant, à la manière de certaines séries efficaces que l'on regarde quand même de façon compulsive jusqu'à la fin mais qu'on oublie aussitôt ou presque dès qu'on a appuyé sur " off "... Mais si vous avez envie d'un livre nerveux à la pagination conséquente, à l'action fluide, au graphisme soigné, qui rappelle encore une fois ce que deviendraient rapidement nos sociétés; privées des énergies que nous consommons au quotidien sans y réfléchir, vous passerez sans doute un (très) bon moment. Pour ma part, il m'a manqué peut-être l'âme des ouvrages précédents de Renard. Et surtout, Aujourd'hui est un beau jour pour mourir de Colo, un peu moins lisse, moins prévisible, était déjà passé par là bien avant. Note réelle : 3,5 / 5.

15/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Saga Valta
Saga Valta

Une saga de fantasy nordique que j'ai trouvé distrayante sans être non plus mémorable. Premier bémol au niveau du récit : pour une saga nordique, on s'attend à quelques scènes épiques mais c'est rarement le cas. On tourne plutôt autour d'une dualité intrigues/romance. Deuxième bémol : aucun personnage n'est suffisamment original. Valgar est un ersatz de Thorgal, les autres personnages secondaires sont des archétypes vu cent fois ailleurs. Quand l'archère rousse fait son entrée en scène, on sourit jaune. Le dessin d'Aouamri est talentueux mais un peu trop informatisé par endroits. Les scènes d'action ne sont pas transcendantes visuellement. Au final cette saga nordique est tout de même un peu paresseuse, on a vu Dufaux faire beaucoup mieux.

15/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Mémoires d'autres temps
Mémoires d'autres temps

J'ai eu l'occasion de mettre la main sur ce recueil d'Enki Bilal dernièrement. Je me suis dis que c'était une bonne idée de l'ajouter à ma collection avant qu'il ne coûte un mois de salaire. Parce que la spéculation sur cet auteur n'a hélas pas de limites. Mais est ce que c'est bien ? J'avoue avoir été très échaudé récemment par les histoires courtes de Moebius période Metal hurlant, donc j'étais un peu craintif. Le sommaire : Le bol maudit 1972 5/5 Brillante entrée en matière. J'ai apprécié la pleine page dans le pur style Druillet. Une histoire courte qui utilise l'uchronie à bon escient. A tire d'aile 1972 4/5 Une bonne histoire qui rappelle les publications du magasine Eerie and Creepy. La maîtrise de la narration saute aux yeux. Ophiucus 1972 4/5 Ctulhu ! La chose à venir 1972 5/5 Une histoire de vaisseau hanté par un entité. Beau travail sur la couleur. "La chose avait surgi brusquement de la nuit, d'un abîme de ténèbres que nul astre sans doute n'a jamais pu éclairer" The big Space opera 1972 1/5 Trois pages assez anecdotiques. Et vilaines visuellement. Ciel de nuit 1973 4/5 Dessine moi un mouton Enki. Le mutant 1973 2/5 Rigolo. Bien mal acquis 1974 2/5 Mouais. Une planète pour chaque Magrobien 1973 1/5 Ca y est, le remplissage commence. Scénario de Dionnet, tiens tiens. Omnibus pour Vega 1974 2/5 Rigolo mais anecdotique. Fermez les volets 1974 1/5 Bordélique et illisible. Crux Universalis 1976 1/5 Cette bande de 7 pages en NB a une bonne réputation. Je n'ai pas adhéré personnellement. Bon anniversaire 1979 2/5 On dirait une planche de la foire aux Immortels. Mais l'intérêt est nul au-delà de ça. Aux dieux odieux 1976 1/5 Influence Arzach. Sans dialogues. Sans scénario aussi. John Lennon 1981 2/5 Caustique. La mort permissionnaire 1981 1/5 Ca permet de faire deux pages de plus. Metropub 3/5 Une seule page mais efficace. Mondovision 1981 3/5 Une chute explosive. La surprise du chef 1981 3/5 On finit sur une bonne note. Un hommage à Kubrick plutôt sympa. Ce recueil présentant les premières œuvres de Bilal démarre très fort. Malheureusement l'ennui nous gagne ensuite malgré un léger sursaut sur la fin.

15/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série A walk through Hell - Une promenade en Enfer
A walk through Hell - Une promenade en Enfer

Je rejoins l'avis précédent et j'ajoute qu'en plus je n'aime pas trop le dessin. C'est le style réaliste froid, sans saveur et sans âme comme on en voit trop dans les comics modernes. Je pense que je n'aurais jamais lu cette série s'il n'y avait pas le nom de Garth Ennis sur la couverture. Alors Garth Ennis est un scénariste (trop) prolifique qui est capable du meilleur comme du pire. Celle-ci n'est pas parmis les plus mauvaises qu'il ait faites, mais ce n'est pas terrible. En effet, le début est pas trop mal. Il y a un bon mystère qui donne envie de savoir la suite. Sauf que si le premier tome est d'un niveau correct, on finit par se perdre dans le tome 2 qui est inutilement complexe. Je me demande même si Ennis lui-même serait capable de bien comprendre ce qui est vrai et ce qui est faux. Une série vraiment pas terrible au final malgré un bon départ.

14/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série Le Prince de la Nuit
Le Prince de la Nuit

Après lecture des deux premiers cycles (tome 1 à 6). Le prince de la nuit est avant tout une bd grand public, une bd de divertissement. Ce serait s'exposer à de la déception que d'en attendre autre chose. Le premier tome fonctionne comme un très bon produit d'appel. Un trait propre et talentueux. Une colorisation soignée. On comprend que l'on va suivre les pérégrinations d'un vampire supérieur et sa lutte avec la famille Rougemont à travers les âges. Les 4 tomes suivants sont bons aussi, même si les personnages secondaires manquent presque toujours de personnalité. À ce propos, j'ai trouvé le personnage du commissaire anachronique, à cause de sa ressemblance - voulue - avec Jean Gabin. Comme si cet hommage à l'acteur, appartenant à l'imaginaire d'un cinéma gouailleur, me faisait sortir d'un autre imaginaire - le mythe des vampires - difficilement compatible. Le sixième tome fait chuter ma note. Swolfs a décidé d'insérer des nazis dans son histoire et on ne peut pas dire que ce soit une franche réussite. On sent le manque d'inspiration et la série va d'ailleurs s'arrêter pendant 14 ans après ça. Un classique oui, mais aussi une bd à vocation commerciale qui ne nous sort jamais de notre zone de confort.

14/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série The Shadow
The Shadow

2.5 The Shadow fait parti des nombreux héros que je ne connais que de nom. En effet, c'est un héros de pulp qui fait aussi parti des inspirations de Batman et on voit vite en quoi il a inspiré Batman. Ce qui m'a vite frappé en commençant à lire cette série est que Shadow est un personnage violent qui n'a pas de problème pour tuer les méchants au même titre que le Punisher, un autre héros qui a eu des aventures écrits par Garth Ennis. Après une petite recherche, il semblerait que ce personnage tuait déjà dans les histoires originales alors je comprends qu'Ennis voulait écrire des aventures sur Shadow parce qu'il agit comme plusieurs des personnages principaux créé par Ennis. Sauf que très vite Shadow m'a ennuyé. Non seulement il est tellement fort qu'il peut pratiquement tout faire sans problème, mais il est aussi un riche playboy qui couche souvent avec des belles femmes. Il n'a pas la complexité de Batman et c'est vraiment le type de personnage masculin viril qui me laisse indifférent. Sinon, le premier tome se laisse tout de même lire parce que le contexte historique est intéressant et il y a de bonnes scènes. Malheureusement, le tome suivant a un scénario trop caricatural pour me passionner. Alors je conseil uniquement le premier tome si vous vous découvrir un personnage de pulp qui a marqué son époque, mais je trouve que le personnage trop désuet pour un lecteur moderne. En tout cas, j'ai pas trop envie de lire d'autres aventures de Shadow.

14/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Un Battement d'aile de papillon
Un Battement d'aile de papillon

Mouais. Voilà un album qui ne m’a pas convaincu. La déception est d’autant plus grande que je l’avais emprunté – au hasard certes – après être tombé sur cette belle couverture, intrigante, qui me laissait entrevoir de chouettes planches, un peu comme pour « Contes mécaniques ». Sur ce point graphique, ça tient l’essentiel de ses promesses. Malnati nous propose en effet quelques chouettes personnages, mêlant parties métalliques, esprit steampunk et décors victoriens. Je suis moins intéressé par les personnages de sauterelles avec de gros yeux. Mais, après un très long prologue (près du tiers de l’album quand même !?), j’ai été rapidement et complètement perdu par l’intrigue, la foule de personnages. Au point qu’au bout d’un moment, j’ai survolé certains passages, me contentant de regarder les beaux dessins. Ce que j’ai saisi du propos est a priori louable (le tout mécanique, l’artificiel, face à la nature et au bonheur), mais manque aussi de nuance. Le ramage ne vaut pas le plumage. Note réelle 2,5/5.

14/02/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Cesare
Cesare

Il y a un suspens subtil : pas qui tue qui, qui baise avec qui, non. Mais qu'est-ce que l'époque de César Borgia ? On nous met dans l'état d'esprit de l'étudiant admirateur de César et c'est fort bien venu. Il a longtemps été assez mal vu sauf par exemple par Nietzche, alors que c'était un homme d'Etat exceptionnel Ceci dit, dans le manga, il y a bien d'autres personnages qui valent le détour… C'est pourquoi on est passionné mais aussi détaché, en arrière-plan. Si dans d'autres séries sur la Renaissance, on dit un peu n'importe quoi historiquement et qu'il y a du sexe pour masquer la nullité des enjeux et du scénario, là, c'est pudique et peut-être prude comme dans un manga non focalisé sur le sexe. Le dessin vaut mille fois des dessins qui ont besoin de beaucoup de couleurs et de clinquants pour faire oublier leur vide. Soyons fou, demandons à un auteur de bd de faire une série sur l'admirable Dioclétien si diabolisé ! Je ne vois pas pourquoi j'aurais honte de demander quand son biographe lançait une bouteille à la mer dans son livre, tant il voulait qu'on lui rende justice !

14/02/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Le Pape Terrible
Le Pape Terrible

Le dessin met en exergue la beauté des corps masculins et du décor Renaissance, mais est-ce que cela suffit ? Tout dépend des goûts de chacun, disons qu'on peut lire ça à la limite mais investir là-dedans, s'encombrer voire relire : non ! La réalité historique passe par perte et profits, légende dorée et légendes noires se valent. J'aimerais qu'on montre des personnages tout à la fois possédés par leur croyance et le sexe, vu que c'est le cas de la plupart des gens à l'époque. L'esprit de domination des dominants serait un plus… Et tout cela ne veut pas dire qu'il n'y ait pas d'amour, l'être humain étant complexe. Mais il y a une chose simple, basique, pour faire une explosion intellectuelle et artistique, la concurrence, entre cités grecques dans l'Antiquité, et italiennes à la Renaissance. De ce point de vue, la contenu des croyances, païennes ou chrétiennes, est absolument anecdotique. Bref, ici on est dans un livre d'images dynamique comme dans Les Borgia, a dit quelqu'un sauf que c'est mieux dessiné. Si on veut être vraiment dans l'esprit de la Renaissance, il y a une série de manga à propos de César Borgia qui est parfaite.

14/02/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Les Guerilleros (Los Guerrilleros)
Les Guerilleros (Los Guerrilleros)

Jesus Blasco Monterde, un grand auteur depuis les années 40 du siècle dernier. C’est dommage qu’il soit si peu connu en France, à part Paul Foran. Son personnage Cuto a été un idole en Espagne et au Portugal jusqu’aux années 80. Los Guerrilleros n’est pas mal, l’intrigue est peut-être un paella-western? Mais il faut voir les dessins de Blasco en noir et blanc! Bien qu’autodidacte, il a été un maître de la BD pour plusieurs générations. Son travail a également été très publié en Angleterre, avec des personnages originaux : Steel Claw, par exemple.

14/02/2026 (modifier)