L'album est intéressant sur le principe (faire découvrir des luttes pour défendre l'intérêt général, contre la pollution et/ou la destruction de paysages ou d'écosystème, mais aussi certaines personnes qui ont animé ces luttes), et je ne peux que souscrire aux actions ici présentées, et à la nécessité de les faire connaître au plus grand nombre, tant notre époque semble être révisionniste, et tant l'urgence d'infléchir la dérive environnementale et climatique est devenu de plus en plus forte.
Mais c'est pourtant une lecture qui m'a un peu laissé sur ma faim. Car chaque exemple est traité trop rapidement, on n'a pas forcément le temps de connaître en profondeur le sujet ou les personnes qui nous sont présentées et qui ont - avec d'autres - incarné ces luttes.
Chaque court chapitre évoque donc une lutte collective, au travers d'un témoin ayant participé à ces luttes (je ne connaissais que José Bové), des citations d'archives de l'INA: il faut dire que l'album s'inspire du film reportage/documentaire "Irréductibles" d'Olivier Dubuquoy). On n'a finalement ici qu'un résumé, un "digest" de ce film je pense, et ça se sent.
Reste que ces luttes méritent d'être (re)découvertes, car toujours d'actualité pour des cas similaires. Elles montrent que l'action collective, de gens "ordinaires", peut faire évoluer les choses, même à l'heure où le pouvoir utilise la violence (répression disproportionnée, décrédibilisation des luttes dans les médias - voir le terme d'écoterroriste !) pour museler ceux qui veulent freiner les ravages liés à l'exploitation à outrance des ressources et aux divers dénis de démocratie réelle (voir les poubelles nucléaires par exemple).
Un album qui aurait mérité d'être plus épais, avec des témoins et des situations davantage mis en perspective, développés, car c'est un peu frustrant à ce niveau.
Note réelle 2,5/5.
Ouch !
Mais quelle idée de rééditer cet album en "version luxe" ? A part surfer sur la nouvelle notoriété de l'auteur revenu depuis quelques années sur le devant de la scène surement...
En tout cas, moi qui suis pourtant assez fan de Ito, je me suis fait suer comme un rat mort avec cet album plus ou moins autobiographique. Ito y relate une tranche de vie avec ses deux chats en y mêlant une touche de fantastique/horreur qui fait sa marque de fabrique, sauf que là franchement, ça ne fonctionne pas du tout (avec moi en tout cas).
Si on retrouve son coup de patte caractéristique, ces petites tranches de vie où ses chats jouent le rôle de créatures malignes, on y croit pas une seconde. Le fait de ne pas mettre de pupilles aux yeux de sa femme pour renforcer ce côté angoissant de ses récits ne fonctionne pas non plus. Tout comme le fait d'intégrer des pages questions lecteurs au fil des courtes histoires ; mais qu'est-ce que ça vient faire là dedans ???
Bref, heureusement que tout cela se lit très vite et que ce serra tout aussi vite oublié.
J’ai lu les trois albums sans réellement m’ennuyer, mais je n’y ai pas non plus trop trouvé mon compte.
Dessin (un peu manga « old school » je trouve pour les visages) et colorisation (informatique visiblement) ne sont pas vraiment mon truc. Mais c’est affaire de goûts, car c’est quand même très lisible, et assez dynamique.
L’histoire se laisse lire. Dans un monde futuriste (à Paris tout d’abord, puis vers l’Espagne à partir du deuxième tome), Humains et Robots sont en conflit/concurrence. Conflit attisé par les intérêts politiques d’un humain (méchant franchement caricatural), et par une passionaria bot, qui cherche à les soulever pour les faire sortir de l’exploitation qu’ils subissent.
Au cœur de l’intrigue, une histoire d’amour entre une jeune femme, Elle, et un robot, Karel. Leur idylle ne plait pas à tous, et surtout l’obsolescence de Karel les jettent tous les deux dans l’aventure, pour lutter contre cette mort quasi programmée de Karel – et sauvegarder leur amour.
Bon, c’est assez rythmé, on ne s’ennuie pas vraiment. Mais cette histoire d’amour est quand même un peu trop sirupeuse à mon goût. Et le happy end et la dernière page sont trop marqués par cet aspect pour moi.
PS : j’ai trouvé les titres des albums obscures et un peu nazes…
Note réelle 2,5/5.
Un Japon contemporain où le folklore japonais vient s'inviter avec les yokais, vous savez ces monstres bizarres, et plus particulièrement les kappas, sortes de tortues semi humaines. Un récit qui va nous faire découvrir cette culture animiste à travers les différentes tribus qui vivent dans le marais. Mais l'avidité humaine mettra en péril ce microcosme. En effet, après le décès d'un kappa une sphère apparaît, elle renferme les souvenirs du défunt et ces souvenirs peuvent être absorbés par celui qui ingurgite cette sphère.
Un récit en lien avec la nature et la famille (et ses secrets). Le rythme est soutenu, mais rien de bien surprenant malgré la diversité des kappas (nombreux clans) et la présence d'une sorcière, ça reste trop convenu. Un récit qui conviendra plutôt à des adolescents ou à de jeunes adultes.
Un dessin avec beaucoup de charme. Ramiro Borrallo s'inspire des Tortues Ninja pour créer les kappas, sans pour autant les plagier. Il crée un univers riche et varié. Un trait souple, parfois maladroit, qui rend bien l'atmosphère inquiétante du marais. Une colorisation réussie.
Du bon boulot.
Une lecture sympathique, mais je n'y reviendrai pas.
Tiens, encore une BD-documentaire qui porte sur les philosophes quoiqu'ici on se focalise sur une période précise de l'histoire, on va pas de la Grèce antique à nos jours avec un survol des mêmes philosophes qu'on voit tout le temps.
Alors certes, ici on retrouve des visages connus comme Descartes, mais on développe aussi des figures que je connais moins comme Leibniz. J'ai bien aimé aussi que les auteurs montrent les différents combats idéologiques entre les philosophes, cela permet de bien cerner leurs idéologies et leurs arguments. On a aussi une bonne vue d'ensemble des différents bouleversements de cette époque, marquée par les guerres de religions entre catholiques et protestants. Vraiment, c'est une bonne synthèse pour un lecteur qui ne connait pas trop cette période historique. Il y a du texte, mais à aucun moment cela parait trop verbeux.
Le seul vrai défaut de cet ouvrage en ce qui me concerne est le dessin que je n'ai pas trop aimé, surtout la manière dont sont dessinés les visages des personnages.
C'est probablement le chef-d'œuvre de Loisel jusqu'à aujourd'hui. Une adaptation bien plus sombre et sérieuse de l'œuvre originale, comparée à la version Disney. Mais Barrie, pour tout ce que nous savons, n'avait pas l'intention de créer une œuvre naïve et enfantine et n'était pas quelqu'un de particulièrement optimiste concernant l'espèce humaine.
Les dessins de Loisel sont très bons : clarté et netteté du trait, parfois obscurité des couleurs, mais une vaste gamme de nuances. Certains paysages urbains (Londres) ou tropicaux sont artistiquement et parfaitement réalisés. Les personnages, sans toujours être visuellement agréables (Hook, par exemple), correspondent finalement et remplissent notre imagination. Beaucoup de sensualité dans les figures féminines, les sirènes, et de l'humour aussi : Clochette est très riche et parfaite dans son rôle.
J'ai acheté cet album dans une librairie spécialisée en thèmes religieux au début des années 90, non sans avoir d'abord jeté un coup d'œil aux dessins. Mais j'ai eu honte au moment de payer à la caisse, je l'avoue.
C'est une combinaison riche d'information scientifique, historique et humoristique aussi. Les dessins sont un peu irréguliers, mais aussi efficaces quand c'est justifié. Il ne traite pas seulement de la mécanique du sexe, mais aussi de l'art de la séduction. Aujourd'hui, beaucoup sera dépassé, mais même si nous pensons tout savoir sur le sujet, il y a toujours quelques astuces à apprendre ou à se rappeler.
Je me suis toujours interrogé sur le sens de cette adaptation. Animal Farm d'Orwell n'est pas une fable destinée aux enfants. La dystopie animale aborde la dérive totalitaire des régimes révolutionnaires... Et pour les adultes, les dessins sont totalement ineptes. Même pour enfants, ils ne sont pas très beaux. Je me demande aussi ce que Jean Giraud est venu faire ici...
Bien que je ne sois pas spécialiste du sujet, la guerre de Cent Ans et ce personnage en particulier m'ont toujours fasciné. Le récit me semble conforme aux données historiques disponibles et les dessins de Noé sont excellents comme d'habitude, les scènes de bataille sont impressionnantes!
Le dossier final, les références et la chronologie sont particulièrement instructifs et utiles.
La jeune fille renfrognée et le chien qui ne l'est pas moins mais plus agressif se complètent. Bien sûr, c'est attendu mais pas impossible, et il n'y a pas que ça par exemple: faut-il ou pas rendre trop heureux les chiens fantômes ? Il y a du pour et du contre, pour ceux qui n'ont pas lu le manga. La grand-mère et l'apprenti boulanger ne sont pas mal, il n'y a pas de mal à lire un manga voire une série qu'on oubliera sans doute vite mais qui du moins aura fait passer un bon moment.
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L'album est intéressant sur le principe (faire découvrir des luttes pour défendre l'intérêt général, contre la pollution et/ou la destruction de paysages ou d'écosystème, mais aussi certaines personnes qui ont animé ces luttes), et je ne peux que souscrire aux actions ici présentées, et à la nécessité de les faire connaître au plus grand nombre, tant notre époque semble être révisionniste, et tant l'urgence d'infléchir la dérive environnementale et climatique est devenu de plus en plus forte. Mais c'est pourtant une lecture qui m'a un peu laissé sur ma faim. Car chaque exemple est traité trop rapidement, on n'a pas forcément le temps de connaître en profondeur le sujet ou les personnes qui nous sont présentées et qui ont - avec d'autres - incarné ces luttes. Chaque court chapitre évoque donc une lutte collective, au travers d'un témoin ayant participé à ces luttes (je ne connaissais que José Bové), des citations d'archives de l'INA: il faut dire que l'album s'inspire du film reportage/documentaire "Irréductibles" d'Olivier Dubuquoy). On n'a finalement ici qu'un résumé, un "digest" de ce film je pense, et ça se sent. Reste que ces luttes méritent d'être (re)découvertes, car toujours d'actualité pour des cas similaires. Elles montrent que l'action collective, de gens "ordinaires", peut faire évoluer les choses, même à l'heure où le pouvoir utilise la violence (répression disproportionnée, décrédibilisation des luttes dans les médias - voir le terme d'écoterroriste !) pour museler ceux qui veulent freiner les ravages liés à l'exploitation à outrance des ressources et aux divers dénis de démocratie réelle (voir les poubelles nucléaires par exemple). Un album qui aurait mérité d'être plus épais, avec des témoins et des situations davantage mis en perspective, développés, car c'est un peu frustrant à ce niveau. Note réelle 2,5/5.
Le Journal des chats
Ouch ! Mais quelle idée de rééditer cet album en "version luxe" ? A part surfer sur la nouvelle notoriété de l'auteur revenu depuis quelques années sur le devant de la scène surement... En tout cas, moi qui suis pourtant assez fan de Ito, je me suis fait suer comme un rat mort avec cet album plus ou moins autobiographique. Ito y relate une tranche de vie avec ses deux chats en y mêlant une touche de fantastique/horreur qui fait sa marque de fabrique, sauf que là franchement, ça ne fonctionne pas du tout (avec moi en tout cas). Si on retrouve son coup de patte caractéristique, ces petites tranches de vie où ses chats jouent le rôle de créatures malignes, on y croit pas une seconde. Le fait de ne pas mettre de pupilles aux yeux de sa femme pour renforcer ce côté angoissant de ses récits ne fonctionne pas non plus. Tout comme le fait d'intégrer des pages questions lecteurs au fil des courtes histoires ; mais qu'est-ce que ça vient faire là dedans ??? Bref, heureusement que tout cela se lit très vite et que ce serra tout aussi vite oublié.
Love love love
J’ai lu les trois albums sans réellement m’ennuyer, mais je n’y ai pas non plus trop trouvé mon compte. Dessin (un peu manga « old school » je trouve pour les visages) et colorisation (informatique visiblement) ne sont pas vraiment mon truc. Mais c’est affaire de goûts, car c’est quand même très lisible, et assez dynamique. L’histoire se laisse lire. Dans un monde futuriste (à Paris tout d’abord, puis vers l’Espagne à partir du deuxième tome), Humains et Robots sont en conflit/concurrence. Conflit attisé par les intérêts politiques d’un humain (méchant franchement caricatural), et par une passionaria bot, qui cherche à les soulever pour les faire sortir de l’exploitation qu’ils subissent. Au cœur de l’intrigue, une histoire d’amour entre une jeune femme, Elle, et un robot, Karel. Leur idylle ne plait pas à tous, et surtout l’obsolescence de Karel les jettent tous les deux dans l’aventure, pour lutter contre cette mort quasi programmée de Karel – et sauvegarder leur amour. Bon, c’est assez rythmé, on ne s’ennuie pas vraiment. Mais cette histoire d’amour est quand même un peu trop sirupeuse à mon goût. Et le happy end et la dernière page sont trop marqués par cet aspect pour moi. PS : j’ai trouvé les titres des albums obscures et un peu nazes… Note réelle 2,5/5.
Kappa (Komics Initiative)
Un Japon contemporain où le folklore japonais vient s'inviter avec les yokais, vous savez ces monstres bizarres, et plus particulièrement les kappas, sortes de tortues semi humaines. Un récit qui va nous faire découvrir cette culture animiste à travers les différentes tribus qui vivent dans le marais. Mais l'avidité humaine mettra en péril ce microcosme. En effet, après le décès d'un kappa une sphère apparaît, elle renferme les souvenirs du défunt et ces souvenirs peuvent être absorbés par celui qui ingurgite cette sphère. Un récit en lien avec la nature et la famille (et ses secrets). Le rythme est soutenu, mais rien de bien surprenant malgré la diversité des kappas (nombreux clans) et la présence d'une sorcière, ça reste trop convenu. Un récit qui conviendra plutôt à des adolescents ou à de jeunes adultes. Un dessin avec beaucoup de charme. Ramiro Borrallo s'inspire des Tortues Ninja pour créer les kappas, sans pour autant les plagier. Il crée un univers riche et varié. Un trait souple, parfois maladroit, qui rend bien l'atmosphère inquiétante du marais. Une colorisation réussie. Du bon boulot. Une lecture sympathique, mais je n'y reviendrai pas.
Hérétiques ! - Les merveilleux (et périlleux) débuts de la philosophie moderne
Tiens, encore une BD-documentaire qui porte sur les philosophes quoiqu'ici on se focalise sur une période précise de l'histoire, on va pas de la Grèce antique à nos jours avec un survol des mêmes philosophes qu'on voit tout le temps. Alors certes, ici on retrouve des visages connus comme Descartes, mais on développe aussi des figures que je connais moins comme Leibniz. J'ai bien aimé aussi que les auteurs montrent les différents combats idéologiques entre les philosophes, cela permet de bien cerner leurs idéologies et leurs arguments. On a aussi une bonne vue d'ensemble des différents bouleversements de cette époque, marquée par les guerres de religions entre catholiques et protestants. Vraiment, c'est une bonne synthèse pour un lecteur qui ne connait pas trop cette période historique. Il y a du texte, mais à aucun moment cela parait trop verbeux. Le seul vrai défaut de cet ouvrage en ce qui me concerne est le dessin que je n'ai pas trop aimé, surtout la manière dont sont dessinés les visages des personnages.
Peter Pan
C'est probablement le chef-d'œuvre de Loisel jusqu'à aujourd'hui. Une adaptation bien plus sombre et sérieuse de l'œuvre originale, comparée à la version Disney. Mais Barrie, pour tout ce que nous savons, n'avait pas l'intention de créer une œuvre naïve et enfantine et n'était pas quelqu'un de particulièrement optimiste concernant l'espèce humaine. Les dessins de Loisel sont très bons : clarté et netteté du trait, parfois obscurité des couleurs, mais une vaste gamme de nuances. Certains paysages urbains (Londres) ou tropicaux sont artistiquement et parfaitement réalisés. Les personnages, sans toujours être visuellement agréables (Hook, par exemple), correspondent finalement et remplissent notre imagination. Beaucoup de sensualité dans les figures féminines, les sirènes, et de l'humour aussi : Clochette est très riche et parfaite dans son rôle.
Le Savoir-Aimer - La Sexualité en bande dessinée
J'ai acheté cet album dans une librairie spécialisée en thèmes religieux au début des années 90, non sans avoir d'abord jeté un coup d'œil aux dessins. Mais j'ai eu honte au moment de payer à la caisse, je l'avoue. C'est une combinaison riche d'information scientifique, historique et humoristique aussi. Les dessins sont un peu irréguliers, mais aussi efficaces quand c'est justifié. Il ne traite pas seulement de la mécanique du sexe, mais aussi de l'art de la séduction. Aujourd'hui, beaucoup sera dépassé, mais même si nous pensons tout savoir sur le sujet, il y a toujours quelques astuces à apprendre ou à se rappeler.
La Ferme des animaux
Je me suis toujours interrogé sur le sens de cette adaptation. Animal Farm d'Orwell n'est pas une fable destinée aux enfants. La dystopie animale aborde la dérive totalitaire des régimes révolutionnaires... Et pour les adultes, les dessins sont totalement ineptes. Même pour enfants, ils ne sont pas très beaux. Je me demande aussi ce que Jean Giraud est venu faire ici...
Jeanne d'Arc (Glénat)
Bien que je ne sois pas spécialiste du sujet, la guerre de Cent Ans et ce personnage en particulier m'ont toujours fasciné. Le récit me semble conforme aux données historiques disponibles et les dessins de Noé sont excellents comme d'habitude, les scènes de bataille sont impressionnantes! Le dossier final, les références et la chronologie sont particulièrement instructifs et utiles.
Shiba Inu Rooms
La jeune fille renfrognée et le chien qui ne l'est pas moins mais plus agressif se complètent. Bien sûr, c'est attendu mais pas impossible, et il n'y a pas que ça par exemple: faut-il ou pas rendre trop heureux les chiens fantômes ? Il y a du pour et du contre, pour ceux qui n'ont pas lu le manga. La grand-mère et l'apprenti boulanger ne sont pas mal, il n'y a pas de mal à lire un manga voire une série qu'on oubliera sans doute vite mais qui du moins aura fait passer un bon moment.