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Couverture de la série Silverfish
Silverfish

Pas le polar du siècle, et finalement l’intrigue se révèle quelque peu linéaire. Mais pourtant c’est une lecture très recommandable pour les amateurs de polar. Une intrigue qui mise presque tout sur l’ambiance – de plus en plus noire – et le rythme – de plus en plus rapide. De fait, on ne s’ennuie vraiment pas en lisant ce récit, dont la tension monte crescendo, après quelques scènes d’exposition, plantant le décor, et présentant brièvement les principaux protagonistes. Tout s’enchaine ensuite rapidement, sur un rythme haletant, dans une sorte d’exercice de style, dans lequel Lapham multiplie les coups d’accélérateurs. Peut-être un peu trop sur la fin dans la fête foraine. Autre petit bémol, je n’ai pas trop compris comment Daniel avait trouvé l’endroit exact où se trouvait Mia – et donc Suzanne (à moins qu’un détail m’ait échappé). Pour densifier l’intrigue et la faire paraître moins linéaire, Lapham fait apparaitre les troubles mentaux du psychopathe Daniel de façon originale (ce qui donne aussi son titre à l’album – voir aussi la quatrième de couverture), Daniel ayant quelques poissons lui grignotant la tête – et les neurones ? Ceci pour finir sur le dessin, plutôt bon, lisible et dynamique. Le Noir et Blanc convient très bien à ce type de récit. Note réelle 3,5/5.

01/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Petits contes cruels pour grands enfants pas sages
Petits contes cruels pour grands enfants pas sages

Je découvre cet auteur avec cet album, et c’est plutôt une bonne pioche. J’ai déjà bien aimé tout le côté graphique – sans doute le point fort de cet album. Chaque histoire bénéficie d’une bichromie différente (mais le rendu d'ensemble est assez chouette). Le dessin est lui aussi agréable, avec quelques airs de Tim Burton parfois. Quelques planches sont un chouia trop chargées quand même. Concernant les histoires, c’est assez éclectique et inégal. Du fantastique, de l’humour noir parfois (deux ou trois chutes sont vraiment bien vues). Mais, globalement, c’est une lecture très sympathique. Si j’ai l’occasion de tomber dessus, j’achèterai aussi l’autre recueil que l’auteur a fait paraître chez le même éditeur quelques années plus tard.

01/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Dungeon elf
Dungeon elf

Un manga de fantasy type RPG où l'on suit une elfe solitaire et surpuissante qui s'est donnée pour mission de déposer des coffres aux trésors dans des donjons, qu'elle traverse sans effort en éliminant monstres et dangers sur son passage. L'influence de la série Frieren est évidente : une elfe très âgée, quasi immortelle, surpuissante et détachée. Mais ici, Snail rejette la magie et règle tout à l'épée avec une facilité déconcertante : trancher en deux un dragon millénaire est une formalité pour elle. L'idée de base d'aller déposer les coffres dans les donjons est amusante et permet d'enchaîner des environnements variés. Le ton est assez particulier, nonchalant presque apaisant malgré les dangers, avec un côté iyashikei assumé. On suit ses explorations sans tension, ponctuées de scènes où elle cuisine les monstres qu'elle vient d'abattre, avec parfois un peu d'humour comme quand les mignons bébés monstres la mettent trop en appétit, ce qui évoque Gloutons & Dragons. Le dessin est très soigné, le trait impeccable, et les décors de donjons et de paysages grandioses sont souvent superbes, avec un vrai sens de l'ambiance inspiré des JRPG. Seul bémol, le design de l'héroïne, dont la poitrine démesurée apporte un côté aguicheur gratuit qui m'a parfois agacé. Malheureusement, il n'y a pour l'instant quasiment pas d'intrigue. Pas de véritable fil conducteur, aucun personnage secondaire doué de conscience et parole, et juste une succession de donjons et de lieux dangereux qui finit par donner une impression de répétition. C'est donc une lecture agréable et plutôt originale dans sa proposition, mais qui repose beaucoup sur son concept et son esthétique. Sans mise en place d'une vraie histoire, le risque est que l'intérêt retombe assez vite malgré ses qualités graphiques.

01/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Amours de Zeus (Bruneau/Duarte)
Les Amours de Zeus (Bruneau/Duarte)

À ma connaissance, c'est clairement l'album le plus vite lu de toute la collection La Sagesse des Mythes. J'ai été assez surpris d'arriver déjà à la fin en ayant l'impression qu'il ne s'était quasiment rien passé. L'album enchaîne en réalité plusieurs escapades amoureuses de Zeus (de Némésis à Alcmène en passant par Europe et Danaé), mais sans jamais vraiment raconter d'histoire. On assiste surtout à une succession de poursuites, de métamorphoses et de ruses pour parvenir à séduire ou contraindre ces femmes, avec à chaque fois la mention rapide de la descendance semi-divine qui en découle. Mais tout cela reste extrêmement superficiel : rien n'est développé, rien n'est approfondi, et surtout aucune de ces histoires ne trouve de véritable prolongement. Du coup, l'ensemble donne vraiment une impression de catalogue. On coche des mythes connus les uns après les autres, sans jamais prendre le temps de les raconter ni de les incarner. Seuls ceux qui connaissent déjà la suite de ces légendes pourront éventuellement replacer ces épisodes dans un contexte plus large, mais même dans ce cas, il n'y a pas grand-chose à savourer tant tout est survolé. On n'apprend finalement pas grand-chose, si ce n'est une répétition des stratagèmes de Zeus, et encore moins sur les personnages qui l'entourent. Cela rend la lecture assez creuse, malgré un sujet qui aurait pu être bien plus riche, voire dérangeant ou intéressant à explorer sous un angle plus construit. Ici, même la dimension potentiellement tragique ou symbolique de certains récits est à peine esquissée. Côté dessin, c'est propre et professionnel, avec un style lisse et très formaté, parfaitement dans les standards de la collection. Cela se lit sans déplaisir, mais sans vraie personnalité marquante non plus. J'ai surtout eu l'impression de parcourir un résumé illustré plutôt qu'une véritable bande dessinée construite, ce qui explique sans doute ma sensation de lecture expédiée et assez peu mémorable.

01/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Typhon
Typhon

Je dois dire que je ne comprends pas très bien l'intérêt de cet album dans la collection La Sagesse des Mythes. Déjà que Les Guerres de Zeus reprenait une bonne partie de La Naissance des Dieux, j'ai ici eu une impression de redite encore plus marquée : Typhon recycle tellement d'éléments de Les Guerres de Zeus que je me suis sincèrement demandé à plusieurs reprises si je ne l'avais pas déjà lu. La différence principale tient au fait que l'album développe davantage l'affrontement entre Zeus et Typhon, et introduit le personnage de Cadmos, dont je n'avais pas le souvenir qu'il apparaissait dans l'album précédent. Le dessin est toujours de belle qualité quoique parfois un peu brouillon, et sur le fond, c'est malgré tout relativement instructif. J'ai trouvé intéressant de découvrir cette version du mythe, notamment la manière dont Typhon est finalement vaincu avec l'aide des Moires, ainsi que certains ajouts ou variantes issus de traditions différentes. Mais cela ne suffit pas à rendre l'ensemble vraiment captivant. Le principal problème vient du déséquilibre du récit. Les combats occupent une place écrasante, au point de saturer rapidement la lecture. L'histoire, elle, se résume finalement à deux ou trois éléments narratifs importants, assez vite expédiés entre deux affrontements spectaculaires. Du coup, malgré un certain souffle épique et quelques passages plus originaux (comme l'intervention de Cadmos), l'ensemble manque de substance et devient assez monotone. C'est une lecture rapide, pas désagréable, mais assez peu marquante. J'ai appris quelques éléments sans réellement être passionné, et c'est l'un des albums les plus dispensables de la collection La Sagesse des Mythes. A tout prendre, je dirais que si vous avez lu La Naissance des Dieux, il n'y a finalement pas d'intérêt à lire ni Les Guerres de Zeus ni Typhon.

01/05/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 5/5
Couverture de la série Santa Claus
Santa Claus

Belle histoire : un enfant abandonné adopté dans par le monde magique adopte en quelque sorte tous les enfants humains en devenant le Père Noel. Que dire de plus ? Les images illustrent parfaitement l'enchantement d'une magie finissant pas éclabousser tout le monde, enfants au premier chef, mais aussi adules, qui ont tous été des enfants. Sans compter qu'ainsi tout parent sait qu'il n'y a pas que lui à se soucier de ses enfants et de ceux des autres, si on y songe… L'univers magique est rendu assez proche de tous mais reste assez lointain pour favoriser le rêve, et le dessin et les couleurs que je dirais féériques, font que l'image répond à l'histoire. Le grand format s'impose, à l'image du Père Noel et des sapins de Noel et de féérie, soit une image discrète mais intense de protection et de rêve pour tous. A offrir si on cherche à donner quelque chose de l'esprit de noël à quelqu'un.

01/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Axolot
Axolot

Mouais. Ma médiathèque doit posséder tous les tomes je crois. J’ai emprunté les trois premiers pour découvrir la série, et je n’ai finalement lu que les deux premiers albums. Ça n’est pas illisible, et il y a même quelques récits intéressants, savoureux, amusants ou flippants. Quelques infos généralistes instructives. Mais je n’ai pas accroché plus que ça et après le deuxième album, ma lassitude l’a emporté. Je ne suis a priori pas intéressé par les changements de dessinateurs en cours de série, donc ce genre de collaborations multiples ne me siéent pas trop. Mais bon, je peux passer outre. En tous cas tous les styles cohabitent. Disons que la plupart passent bien, et que l’intérêt principal est sans doute ailleurs. Je ne connais pas le blog de Baud semble-t-il à l’origine de cette série, puisqu’il pioche dans celui-ci pour fournir la matière aux « adaptateurs. C’est clairement fourre-tout. Et donc, comme pour le dessin, c’est très inégal. Une sorte d’encyclopédie de l’étrange, où sont rassemblés des merveilles ou bizarreries de la nature, des phénomènes étranges, des personnalités plus ou moins originales, des connaissances ou découvertes scientifiques plus ou moins importantes, quelques faits-divers, etc. Le tout dans des récits qui vont d’une simple page à une dizaine généralement. Alors, certes, il y a des choses qui interpellent, qui peuvent intéresser. Mais pas tout, et l’empilement est à consommer à petite dose, par petits bouts. Je déconseille de lire tous les albums d’une traite (deux ont suffi me concernant). Je suis sûr qu’une lecture par « pastilles » sur un blog ou dans une revue serait mieux passé. Cela dit, d’autres que moi peuvent y trouver davantage leur compte. Si le concept m’a un peu déçu, c’est peut-être affaire de goûts personnels. Note réelle 2,5/5.

01/05/2026 (modifier)
Par Simili
Note: 3/5
Couverture de la série Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Allan Karlson va fêter ses cents ans. Mais comment un homme ayant une vie aussi trépidante peut-il fêter son anniversaire dans un EHPAD .... Cette adaptation de roman nous offre des situations ubuesques à travers un siècle (XXème) marqué par les innovations et des changements politiques majeurs. C'est souvent drôle même si par moment c'est saugrenu. Mais plus c'est gros plus ça passe Non pour ma part le bémol vient du dessin. Je trouve qu'il ne met pas en valeur le scénario. En effet contrairement à Binet avec Les Bidochon ou Larcenet et Le Combat ordinaire, là la magie n'opère pas et finalement le graphisme vient un peu gâcher la fête. Dommage Note réelle 2.5/5

01/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Traqué dans l'espace
Traqué dans l'espace

Un one-shot sympathique à lire. Un homme se réveille dans un monde où il est le dernier terrien vivant et pour une raison nébuleuse plusieurs extraterrestres veulent le capturer. Le scénario est correct au début au fil des chapitres je l'ai plus apprécié lorsque les enjeux de l'intrigue sont dévoilés et que l'univers imaginé par les auteurs se diversifie. Les personnages sont des archétypes et j'aurais aimé qu'on approfondisse plus quelques points du scénario, mais ce n'est pas trop grave parce que l'histoire était divertissante et c'est le minium que je demande à une œuvre de fiction. Le dessin fait très film d'animation et d'ailleurs dans ma tête je visualisais facilement comment ressemblerait les scènes si c'était fait en animation. Cette impression accentue un peu le fait que c'est parfois un peu cliché avec des personnages et une structure scénaristique qui aurait totalement sa place dans un film d'animation pour enfants. Donc voilà c'est pas une histoire qui va révolutionner l'histoire de la BD, mais on passe un bon moment.

01/05/2026 (modifier)
Couverture de la série L'An 2000
L'An 2000

Un récit autobiographique, qui joue sur les souvenirs d’enfance, et aussi sur l’avenir que l’auteur imaginait (pour lui et/ou le monde), pour « l’An 2000 » donc. Dans ce genre de récit d’enfance déjà pas mal traité, Arnaud Quéré (que je découvre avec cet album) nous propose quelque chose de léger, frais, et agréable à lire. En effet, ses petits souvenirs sont joliment mis en avant. Par le dessin déjà, que j’ai trouvé fluide et très agréable. Un Noir et Blanc un peu charbonneux, plaisant, évacuant le traditionnel gaufrier. Mais c’est aussi une belle présentation de l’auteur (l’adulte, l’auteur de BD), qui a en plus su mêler quelques réflexions intéressantes (sur la notion relative de vieillesse par exemple) au simple conglomérat de souvenirs. Note réelle 3,5/5.

30/04/2026 (modifier)