Dans le petit microcosme de la BD pour adulte, Manara fait référence. Il convenait donc de pouvoir lire au moins une de ses œuvres et donc lorsque l'occasion d'en acquérir une se présenta je ne me fit pas prier.
Mais voilà , "Rendez-vous fatal" n'est pas vraiment son œuvre la plus inspirée.
Comme souvent dans ce genre de production, le scénario est indigent Un homme d'affaires est endetté auprès d'un usurier. Comme il ne rembourse pas sa dette à temps, sa femme se fait violer par les gorilles du mafieux. Et pour être sûr que notre homme d'affaires comprenne la leçon, elle se fera violer chaque jour à 18h pétante tant qu'il n'aura pas fini de rembourser sa dette. Inutile de vous dire que la brave dame n'a pas fini d'être humiliée.
Et c'est vraiment à ce niveau que le bât blesse. L'absence de consentement empêche complètement le lecteur de prendre du plaisir à la lecture (à moins d'être sadomasochiste). Les viols s'enchainent à chaque page et on a finalement qu'une hâte c'est d'en finir avec le calvaire de la pauvre dame.
On est donc loin d'être émoustillé, ce qui est pourtant le but de ce genre d'ouvrage.
Reste le dessin de Manara, qui est très soigné bien que daté, pour relevé le niveau. Ouf
Donc voilà j'ai un ouvrage de Manara dans ma bibliothèque. L'expérience s'étant montrée peu concluante, et au vue des notes de ses autres albums, il est fort probable que ce soit le seul
Mvoui... En fait, l'espèce dominante ne paraît pas plus intelligente que l'être humain, plus avancée scientifiquement et vivant plus longtemps, c'est tout ! Le récit serait bien plus terrifiant si l'espèce humaine, déchue de son intelligence, se retrouvait à sa juste place en tant qu'équivalent aux chiens. Signal pour éviter la décadence, voire inciter au progrès, car qui n'avance pas recule ! Et si on veut déclencher la compassion pour les animaux, l'humain réduit à animal de rente et dégustée par les dominants serait mieux. Mais peu voudraient lire ça… Je préconise plutôt que minet devenu capable de nous parler en citant nos meilleurs auteurs, plaide pour les bêtes !
Sinon, l'auteur peut s'arranger comme il veut, il n'est pas crédible que l'espèce dominante se laisse si facilement remettre en cause par l'espèce soumise considérée comme animale. Pour comparaison, chez les humains, les femmes, les Noirs et autres nés sous une mauvaise étoile, ont eu bien du mal à conquérir des droits toujours remis en cause. Et ne parlons pas de la difficile abolition de l'esclavage, d'ailleurs revenu dans les camps des régimes totalitaires ! Mais on veut tout dans la même histoire, des antagonistes bien plus puissants, et qui perdent, cherchez l'erreur… Avec tout ce tissu de n'importe quoi lu il y a assez longtemps, je ne me rappelle pas de tout. Enfin ! Les dessins sont bien, les personnages attachants, et le rythme est là. Parfois, un peu de subtilité se dessine : il y a un Oms violant une femme en toute bonne conscience car il était avant un mâle reproducteur au service de l'espèce dominante… Aujourd'hui, les abuseurs ne sauraient en dire autant.
Jeff Lemire réalise beaucoup de one-shot (Le Labyrinthe inachevé, Jack Joseph - Soudeur sous-marin ou encore Winter Road, pour ce citer que les plus populaires sur le site) mais aussi des séries « à rallonge », telles que Sweet Tooth, Phantom Road… et « Minor Arcana », la nouvelle « ongoing series » de l’auteur.
Lemire nous ressert ses thèmes favoris : un bled paumé, une protagoniste torturée au passé chargé, et une bonne dose de fantastique, via la thématique de la lecture des cartes de tarot, élément central de l’histoire. Ce premier tome ne fait que poser les bases, nous présente les personnages et lance l’intrigue. Il est prenant au possible, je l’ai englouti d’une traite et j’attends impatiemment la suite. Le dernier chapitre (le comic book #5) propose un retour dans le passé intéressant, et un autre point de vue, celui du grand-père de la protagoniste.
Pas grand-chose à dire sur le dessin, c’est du Lemire, j’adore. A priori il va se faire aider par Letizia Cardonici sur les tomes suivants, pour que ses nombreux projets en cours puissent avancer… je suis curieux de voir comment les deux styles vont de marier.
Un excellent premier tome. Vivement la suite.
2.5
Cela faisait depuis un certain temps que j'avais lu une nouvelle aventure de Daredevil, un super-héros que j'aime bien et j'ai lu cet album qui se situe dans une période du personnage que j'aime bien. Malheureusement, ce n'est pas du très grand comics de super-héros.
Cet album contient l'arc qui introduit Echo, un personnage que je connais peux, mais qui semble avoir réussi à s'imposer dans l'univers Marvel. Le personnage en lui-même est intéressant, mais malheureusement pour la pauvre Echo l'histoire qui l'introduit est trop banale pour être captivante. En gros, c'est encore une histoire où un méchant fait croire à quelqu'un que le héros est un méchant (ici le Caid fait croire à Echo que Daredevil a tué son père) et la personne s'en va tuer le héros sans se douter qu'il est manipulé. Ajoutons qu'en plus Echo devient amoureuse de Matt Murdock donc on a une méchante qui hais un super-héros tout en l'aimant sous son identité civil. Ouah c'est trop original !
En plus, la romance entre Echo et Daredevil va trop vite et semble forcé. Dommage parce qu'aurais voulu aimer leur couple. Ça se laisse lire parce que le dessin est dynamique et il y a quelques bons moments, mais c'est tout.
Je suis un bon client du productif Mathieu Sapin. Il se trouve qu'il devait faire un album pour un éditeur portugais et sans avoir vraiment d'idée il se décide finalement à faire un album au sujet de son beau-père, un inconnu qui a eu une vie tellement incroyable qu'on pourrait penser que c'est un mythomane.
Mais Sapin fait son enquête, retrouve des traces, des photos et même un film de la vie de cet homme qui a navigué du Portugal à différents pays, s'est retrouvé tout jeune à Paris, a traversé un champ de mines, a vécu sous une dictature et en est depuis toujours parano.
Son dessin reste plaisant, l'auteur se met en scène comme il a pu le faire dans des récits précédents, on voit des lieux réels et on apprend différentes anecdotes historiques. La recette fonctionne même si le sujet peut sembler moins attirant que les albums qu'il a pu faire sur Depardieu ou la politique.
Un album de Trondheim qui date déjà de 30 ans et ne semble pas avoir de ligne directrice au départ, l'auteur y raconte sa vie, ses frustrations, ses doutes en tant qu'auteur. J'ai bien aimé les passages typiquement parisiens quand il s'énerve contre les gens qui bloquent le passage dans le métro et se visualise alors en vengeur.
Il raconte aussi ce qui se passe dans son atelier de bande dessinée avec les autres auteurs. Dans une soirée organisée on voit que JC Menu est une vraie enflure alors que Trondheim fait la police. Chaque auteur croqué a son droit de réponse en fin d'album. Trondheim narre également sa vie professionnelle comme sa mouche qui tente de percer au Japon mais aussi personnelle avec son mariage ou le choix de déménager dans une maison en province.
Bref c'est un livre édité chez Cornélius et pas à l'Asso que j'ai bien aimé.
Pirus et Schlingo sur une couverture, cela attire le regard. Voici un grand album mettant en scène Canetor dans de courtes histoires de 2 planches avec Canetorine et Canetorette, sa soeur qui parle qu'avec des dictons et sa copine qu'il ne ménage pas. C'est bien souvent drôle sans être hilarant, le pauvre Canetor prend souvent cher.
Cela parodie évidemment des productions Disney. Le dessin est hyper propre, ligne claire, planche dans un format strict de 6 cases.
Le dessin certes peu joli pourrait encore passer, mais surtout les différentes histoires de commercial n'ont aucun intérêt. Ce n'est pas drôle, c'est aussi vite oublié que la lecture de cet ouvrage est rapide. C'est le cas de le dire que cet album de Morvandiau aux éditions Requins Marteaux ne restera pas comme une réussite dans les mémoires.
Le titre littéralement signifie boite à bébé, j'en connaissais le concept qui se trouve surtout en Asie il me semble. J'avais aussi vu un film dont le titre ne me revient pas.
Claire l'héroïne apprend à l'âge adulte en fouillant dans des papiers de famille que ses parents immigrés coréens en France ne sont pas ses parents biologiques, elle est issue d'une "boîte". Elle part en Corée du Sud avec son jeune frère sur la trace de ses origines et par la même visiter sa tante. Le dessin de Jung est plutôt subtil avec la couleur rouge bien mise en avant et fil conducteur de l'histoire, les coquelicots, les cheveux, le communisme, le sang etc.
Dans la veine d'autres récits d'adoption et sur la Corée de l'auteur, cet album d'une centaine de pages se laisse lire assez rapidement.
Je n’ai lu que les trois premiers albums, et depuis longtemps déjà je trouvais ça répétitif. C’est typiquement le genre de série qu’il faut lire par petits bouts : un album entier d’un coup suffit quasiment pour une overdose !
Typiquement le genre de série qui, resserrée sur un seul tome, aurait été des plus chouettes.
Car, même si je suis resté un peu sur ma faim, et si c’est répétitif et surtout inégal, dans le lot il y a un certain nombre de gags qui fonctionnent, qui m’ont vraiment fait rire, d’autres sourire. D’où les trois étoiles.
Les auteurs se défoulent autour de gobelins qui sont tous débiles, très très cons, et très très malchanceux. De gros losers qui s’en prennent plein la gueule (d’à peu près tout le monde – de tous genres et époques, les anachronismes ne faisant pas peur aux scénaristes), se font arnaquer dans les grandes largeurs (voir le gag récurrent du marchand ambulant), se font écraser, débiter, percer, noyer, etc.
L’humour est aussi con que les gobelins, ça ne vole jamais haut, mais certains gags fonctionnent. Mais dès le premier album je sentais que ça peinait à suffisamment se renouveler.
A emprunter un album, à piocher dedans, on trouve quand même de quoi rire (des trois lus, le premier est clairement celui qui m’a le plus plu).
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Rendez-vous fatal
Dans le petit microcosme de la BD pour adulte, Manara fait référence. Il convenait donc de pouvoir lire au moins une de ses œuvres et donc lorsque l'occasion d'en acquérir une se présenta je ne me fit pas prier. Mais voilà , "Rendez-vous fatal" n'est pas vraiment son œuvre la plus inspirée. Comme souvent dans ce genre de production, le scénario est indigent Un homme d'affaires est endetté auprès d'un usurier. Comme il ne rembourse pas sa dette à temps, sa femme se fait violer par les gorilles du mafieux. Et pour être sûr que notre homme d'affaires comprenne la leçon, elle se fera violer chaque jour à 18h pétante tant qu'il n'aura pas fini de rembourser sa dette. Inutile de vous dire que la brave dame n'a pas fini d'être humiliée. Et c'est vraiment à ce niveau que le bât blesse. L'absence de consentement empêche complètement le lecteur de prendre du plaisir à la lecture (à moins d'être sadomasochiste). Les viols s'enchainent à chaque page et on a finalement qu'une hâte c'est d'en finir avec le calvaire de la pauvre dame. On est donc loin d'être émoustillé, ce qui est pourtant le but de ce genre d'ouvrage. Reste le dessin de Manara, qui est très soigné bien que daté, pour relevé le niveau. Ouf Donc voilà j'ai un ouvrage de Manara dans ma bibliothèque. L'expérience s'étant montrée peu concluante, et au vue des notes de ses autres albums, il est fort probable que ce soit le seul
Oms en série
Mvoui... En fait, l'espèce dominante ne paraît pas plus intelligente que l'être humain, plus avancée scientifiquement et vivant plus longtemps, c'est tout ! Le récit serait bien plus terrifiant si l'espèce humaine, déchue de son intelligence, se retrouvait à sa juste place en tant qu'équivalent aux chiens. Signal pour éviter la décadence, voire inciter au progrès, car qui n'avance pas recule ! Et si on veut déclencher la compassion pour les animaux, l'humain réduit à animal de rente et dégustée par les dominants serait mieux. Mais peu voudraient lire ça… Je préconise plutôt que minet devenu capable de nous parler en citant nos meilleurs auteurs, plaide pour les bêtes ! Sinon, l'auteur peut s'arranger comme il veut, il n'est pas crédible que l'espèce dominante se laisse si facilement remettre en cause par l'espèce soumise considérée comme animale. Pour comparaison, chez les humains, les femmes, les Noirs et autres nés sous une mauvaise étoile, ont eu bien du mal à conquérir des droits toujours remis en cause. Et ne parlons pas de la difficile abolition de l'esclavage, d'ailleurs revenu dans les camps des régimes totalitaires ! Mais on veut tout dans la même histoire, des antagonistes bien plus puissants, et qui perdent, cherchez l'erreur… Avec tout ce tissu de n'importe quoi lu il y a assez longtemps, je ne me rappelle pas de tout. Enfin ! Les dessins sont bien, les personnages attachants, et le rythme est là. Parfois, un peu de subtilité se dessine : il y a un Oms violant une femme en toute bonne conscience car il était avant un mâle reproducteur au service de l'espèce dominante… Aujourd'hui, les abuseurs ne sauraient en dire autant.
Minor arcana
Jeff Lemire réalise beaucoup de one-shot (Le Labyrinthe inachevé, Jack Joseph - Soudeur sous-marin ou encore Winter Road, pour ce citer que les plus populaires sur le site) mais aussi des séries « à rallonge », telles que Sweet Tooth, Phantom Road… et « Minor Arcana », la nouvelle « ongoing series » de l’auteur. Lemire nous ressert ses thèmes favoris : un bled paumé, une protagoniste torturée au passé chargé, et une bonne dose de fantastique, via la thématique de la lecture des cartes de tarot, élément central de l’histoire. Ce premier tome ne fait que poser les bases, nous présente les personnages et lance l’intrigue. Il est prenant au possible, je l’ai englouti d’une traite et j’attends impatiemment la suite. Le dernier chapitre (le comic book #5) propose un retour dans le passé intéressant, et un autre point de vue, celui du grand-père de la protagoniste. Pas grand-chose à dire sur le dessin, c’est du Lemire, j’adore. A priori il va se faire aider par Letizia Cardonici sur les tomes suivants, pour que ses nombreux projets en cours puissent avancer… je suis curieux de voir comment les deux styles vont de marier. Un excellent premier tome. Vivement la suite.
Daredevil & Écho - Tranches de vide
2.5 Cela faisait depuis un certain temps que j'avais lu une nouvelle aventure de Daredevil, un super-héros que j'aime bien et j'ai lu cet album qui se situe dans une période du personnage que j'aime bien. Malheureusement, ce n'est pas du très grand comics de super-héros. Cet album contient l'arc qui introduit Echo, un personnage que je connais peux, mais qui semble avoir réussi à s'imposer dans l'univers Marvel. Le personnage en lui-même est intéressant, mais malheureusement pour la pauvre Echo l'histoire qui l'introduit est trop banale pour être captivante. En gros, c'est encore une histoire où un méchant fait croire à quelqu'un que le héros est un méchant (ici le Caid fait croire à Echo que Daredevil a tué son père) et la personne s'en va tuer le héros sans se douter qu'il est manipulé. Ajoutons qu'en plus Echo devient amoureuse de Matt Murdock donc on a une méchante qui hais un super-héros tout en l'aimant sous son identité civil. Ouah c'est trop original ! En plus, la romance entre Echo et Daredevil va trop vite et semble forcé. Dommage parce qu'aurais voulu aimer leur couple. Ça se laisse lire parce que le dessin est dynamique et il y a quelques bons moments, mais c'est tout.
Edgar
Je suis un bon client du productif Mathieu Sapin. Il se trouve qu'il devait faire un album pour un éditeur portugais et sans avoir vraiment d'idée il se décide finalement à faire un album au sujet de son beau-père, un inconnu qui a eu une vie tellement incroyable qu'on pourrait penser que c'est un mythomane. Mais Sapin fait son enquête, retrouve des traces, des photos et même un film de la vie de cet homme qui a navigué du Portugal à différents pays, s'est retrouvé tout jeune à Paris, a traversé un champ de mines, a vécu sous une dictature et en est depuis toujours parano. Son dessin reste plaisant, l'auteur se met en scène comme il a pu le faire dans des récits précédents, on voit des lieux réels et on apprend différentes anecdotes historiques. La recette fonctionne même si le sujet peut sembler moins attirant que les albums qu'il a pu faire sur Depardieu ou la politique.
Approximativement
Un album de Trondheim qui date déjà de 30 ans et ne semble pas avoir de ligne directrice au départ, l'auteur y raconte sa vie, ses frustrations, ses doutes en tant qu'auteur. J'ai bien aimé les passages typiquement parisiens quand il s'énerve contre les gens qui bloquent le passage dans le métro et se visualise alors en vengeur. Il raconte aussi ce qui se passe dans son atelier de bande dessinée avec les autres auteurs. Dans une soirée organisée on voit que JC Menu est une vraie enflure alors que Trondheim fait la police. Chaque auteur croqué a son droit de réponse en fin d'album. Trondheim narre également sa vie professionnelle comme sa mouche qui tente de percer au Japon mais aussi personnelle avec son mariage ou le choix de déménager dans une maison en province. Bref c'est un livre édité chez Cornélius et pas à l'Asso que j'ai bien aimé.
Canetor
Pirus et Schlingo sur une couverture, cela attire le regard. Voici un grand album mettant en scène Canetor dans de courtes histoires de 2 planches avec Canetorine et Canetorette, sa soeur qui parle qu'avec des dictons et sa copine qu'il ne ménage pas. C'est bien souvent drôle sans être hilarant, le pauvre Canetor prend souvent cher. Cela parodie évidemment des productions Disney. Le dessin est hyper propre, ligne claire, planche dans un format strict de 6 cases.
Mémoires d'un commercial
Le dessin certes peu joli pourrait encore passer, mais surtout les différentes histoires de commercial n'ont aucun intérêt. Ce n'est pas drôle, c'est aussi vite oublié que la lecture de cet ouvrage est rapide. C'est le cas de le dire que cet album de Morvandiau aux éditions Requins Marteaux ne restera pas comme une réussite dans les mémoires.
Babybox
Le titre littéralement signifie boite à bébé, j'en connaissais le concept qui se trouve surtout en Asie il me semble. J'avais aussi vu un film dont le titre ne me revient pas. Claire l'héroïne apprend à l'âge adulte en fouillant dans des papiers de famille que ses parents immigrés coréens en France ne sont pas ses parents biologiques, elle est issue d'une "boîte". Elle part en Corée du Sud avec son jeune frère sur la trace de ses origines et par la même visiter sa tante. Le dessin de Jung est plutôt subtil avec la couleur rouge bien mise en avant et fil conducteur de l'histoire, les coquelicots, les cheveux, le communisme, le sang etc. Dans la veine d'autres récits d'adoption et sur la Corée de l'auteur, cet album d'une centaine de pages se laisse lire assez rapidement.
Goblin's
Je n’ai lu que les trois premiers albums, et depuis longtemps déjà je trouvais ça répétitif. C’est typiquement le genre de série qu’il faut lire par petits bouts : un album entier d’un coup suffit quasiment pour une overdose ! Typiquement le genre de série qui, resserrée sur un seul tome, aurait été des plus chouettes. Car, même si je suis resté un peu sur ma faim, et si c’est répétitif et surtout inégal, dans le lot il y a un certain nombre de gags qui fonctionnent, qui m’ont vraiment fait rire, d’autres sourire. D’où les trois étoiles. Les auteurs se défoulent autour de gobelins qui sont tous débiles, très très cons, et très très malchanceux. De gros losers qui s’en prennent plein la gueule (d’à peu près tout le monde – de tous genres et époques, les anachronismes ne faisant pas peur aux scénaristes), se font arnaquer dans les grandes largeurs (voir le gag récurrent du marchand ambulant), se font écraser, débiter, percer, noyer, etc. L’humour est aussi con que les gobelins, ça ne vole jamais haut, mais certains gags fonctionnent. Mais dès le premier album je sentais que ça peinait à suffisamment se renouveler. A emprunter un album, à piocher dedans, on trouve quand même de quoi rire (des trois lus, le premier est clairement celui qui m’a le plus plu).