Les derniers avis (114687 avis)

Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Persecution
Persecution

Du bon post apo qui tâche, de la série B de qualité. Cette bande est largement ignorée et pourtant c'est un très bon recueil d'histoires courtes qui n'a pas à rougir face aux autres productions de la catégorie SF post apo. Le trait de Rubio, qui fait très années 90, est plein de charme. Si on veut chercher la petite bête, cette bande se lit assez vite étant donné qu'on compte seulement 42 pages. Lecture recommandée.

02/04/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Helen de Wyndhorn
Helen de Wyndhorn

Je note large pour le dessin superbe et l'enthousiasme qui m'a porté tout au long de ma lecture, dans une ambiance parfaitement orchestré entre son hommage et son propos. Parce que cette histoire est avant tout un bel hommage à la fantasy pulp des années 30, clairement inspiré de la vie de Robert E. Howard et son célèbre Conan, mais pas seulement puisqu'il y a aussi l'esthétique renvoyant au comics pulp, notamment l'héroïne qui rappelle pas mal Red Sonja. C'est une surtout cet hommage qui se ressent, mais l'esthétique de la BD en envoie plein les mirettes, entre les couvertures magnifiques, le dessin coloré et rappelant les bons vieux designs de fantasy héroïque de ces années-là, sans jamais faire dans le plagiat ni dans la reprise sans originalité. Le dessinateur s'est fait plaisir en mélangeant différents styles visuels, chacun absorbé et digéré, jamais saugrenue. C'est clairement une maitrise de sa part, avec la combinaison de tout ce qu'il veut référencer suffisamment bien mélangé pour qu'on ne voit pas uniquement là quelque chose de forcé. Ce dessin est un excellent point, si ce n'est le meilleur, de cette BD. Pour autant, la BD n'est pas en reste sur l'histoire, prenante jusqu'au bout. C'est une histoire qui démarre doucement, avec cet interview d'une vieille femme par un type que je pensais plus important qu'il ne l'est finalement. Mais très vite, on comprend que ce sera une histoire scindée en deux parties : la narration de cette vieille femme, entrecoupée des cassettes enregistrées qui voyagent de propriétaire en propriétaire. Le tout est entrainant avec l'introduction progressive de ce monde de fantasy débridé, sans règles et qui ne se laisse jamais cerner ou appréhender totalement. L'histoire reste celle de cette gouvernante qui n'y va jamais, se contenant de tenir le rôle qu'on lui a donné tout en acceptant parfois de sortir de celui-ci pour obliger quelqu'un à se bouger. Le seul défaut que je vois à cette histoire est là toute fin, qui semble montrer l'importance de ces histoires certes mais qui se finit sans réellement avoir de point final. C'est dommage, même si je comprends la portée de ce message : les histoires comme celles-ci ne s'arrêtent jamais et leurs héros vivent encore à travers nous. Cependant, je trouve que la fin est abrupte, pas spécialement marquante et peut-être un peu trop cryptique. La dernière planche semble vouloir dire quelque chose mais je n'ai pas compris quoi. Bref, la BD est riche visuellement et franchement intéressante, prenante dans un récit épique mais aussi intime. C'est franchement bon, avec un dépaysement qui fait plaisir et me donnerait envie de revoir cette fantasy grand spectacle, débridée, s'autorisant tout et n'importe quoi pour faire rêver et proposer une inventivité de chaque instant. Bref, j'ai passé un excellent moment de lecture même si la fin m'a un peu déçu. Donc lecture conseillée !

02/04/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série L'Indicible
L'Indicible

2.5 Gou Tanabe semble vouloir adapter toute l'œuvre de Lovecraft et il continue avec ses nouvelles dont plusieurs mettent en vedette le personnage de Randolph Carter. On retrouve certains des thèmes cher à l'auteur comme le monde des rêves (Lovecraft passait son temps à faire des cauchemars), les secrets de l'univers que les humains ne devraient pas connaitre, la mince ligne entre le rêve et la réalité.... Le résultat est encore une fois correct, mais aucune des histoires courtes ne m'a pas semblé mémorable. Certaines m'ont même laissé sur ma faim avec des fins qui m'ont semblé abruptes. Un autre problème est que Lovecraft reprends toujours les mêmes obsessions alors à force les récits deviennent un peu trop répétitif et les péripéties sont facile à devenir. En gros, un album pour ceux qui ont déjà adoré les autres adaptations de cet auteur sur Lovecraft. Ce n'est pas un album que je conseillerais à ceux qui n'ont pas encore découvert le travail de Tanabe.

02/04/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Quand je ne serai plus là
Quand je ne serai plus là

3.5 Un one-shot touchant qui mets en lumière ce qui risque d'arriver lorsqu'on devient un laisser pour compte dans la société japonaise, que l'ont soit un humain ou un animal et malheureusement c'est une situation tellement universelle que n'importe quel lecteur dans le monde pourrait retrouver des problèmes de sa propre société. Alors on suit l'histoire d'un vieux qui vit en situation précaire et seul depuis la mort de sa femme. Le seul autre être vivant dans sa vie est sa vieille chienne et lorsqu'il apprend qu'il a une tumeur, il va tout faire pour que sa chienne ne soit pas abandonnée après sa mort. C'est un récit plein d'émotions (il y a une scène qui va faire pleurer à coup sur les amateurs de chiens !) sans qu'on force trop dans le mélodrame. Je n'ai jamais eu l'impression que l'auteur voulait absolument que je pleure même dans les scènes qui sont clairement fait pour que je ressente des émotions. Hormis peut-être une ou deux coïncidence un peu grosse, ce qui est arrive à ce pauvre vieux et à sa chienne est crédible et on a bien de la peine pour eux. Le récit est captivant et comme c'est un one-shot le scénario n'est pas inutilement étiré. Le dessin est du réaliste comme je l'aime dans les mangas, il y a un peu de dynamisme et ce n'est pas du tout figé.

01/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Damnés de l'or brun
Les Damnés de l'or brun

Cette série se place délibérément dans les traces de « Les maîtres de l’orge ». Une préface « de copain » de la part de Van Hamme dans le premier tome, et bien sûr Vallès au dessin. Et aussi la volonté de dresser une sorte de portrait de famille sur plusieurs générations/décennies, autour dune industrie agroalimentaire (ici le chocolat remplace la bière du « Maître des orges ». et, comme pour « Les maîtres de l’orge », un épilogue (ici 8 pages de « dossier et textes au lieu d’un tome complet) comble les trous entre les périodes, et poursuit la généalogie (présentée en deuxième de couverture). Mais, au final, j’ai eu le même ressenti décevant sur cette série que pour « Les maîtres de l’orge ». Même si j’ai apprécié que l’intrigue ne s’étire pas autant et soit resserrée sur trois tomes. Et si aussi elle s’enrichit de plusieurs arrière-plans politiques : les luttes indépendantistes au Brésil dans le premier album, et comme fil rouge sur toute la série les débats/luttes autour de l’esclavage et de sa suppression. Cela densifie certes un peu l’intrigue – lisible au demeurant. Mais jamais elle ne m’a passionné, ou complètement intéressé. Le dessin de Vallès est très classique. Un chouia figé, il passe très bien. Mais l’histoire est décevante. Traitée en trois parties/albums, traversant le XIXème siècle (chaque partie est séparée de la précédente d’une trentaine d’années), elle escamote très rapidement les tensions nées dans chaque épisode. Surtout tout semble trop téléphoné, manque souvent de fond et de crédibilité. Dès le départ, les deux frangins que les premières pages montrent complices, se divisent violemment en quelques instants au point de vouloir la mort de l’autre ! Et les rebondissements sont souvent trop prévisibles (voir le cheminement du deuxième album), ou alors artificiels (les brouilles entre personnages – de celle des deux frères au début à celle d’Idalina et Philippe dans le dernier tome – ou alors le happy-end), sans que l’intrigue, la personnalité des personnages ne soient vraiment fouillées. On ne s’attache donc ni à l’une ni aux autres. Enfin, tous les – nombreux – passages présentant les procédés de fabrication du chocolat, les différentes variétés de cacao, voire l’intérêt d’acheter des chocolats issus du commerce équitable (car l’histoire est présentée comme un flash-back, une vendeuse d’une boutique équitable raconte à un acheteur curieux l’histoire de ses « ancêtres » et du chocolat) sont généralement intéressants, mais sont aussi un peu trop didactiques et alourdissent parfois la narration. Bref, rien de honteux, certains lecteurs peuvent largement y trouver davantage leur compte que moi, qui ai suivi cette « saga familiale » de loin, sans réellement me passionner pour cette famille. Note réelle 2,5/5.

01/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Nero (Mammucari)
Nero (Mammucari)

Le premier tome est celui qui m’a le plus séduit et convaincu. Rien d’extraordinaire, mais de l’aventure historique (en Terre sainte » aux temps des croisades) plutôt dynamique, avec un dessin globalement bien fichu (la colorisation m’a moins convaincu). Mais j’ai bien moins accroché à la suite. Ça reste dans du déjà vu : des séries faisant arriver une grosse dose d’ésotérisme, de légende biblique et de fantastique (ici autour des Djinns) dans cet univers médiéval fantastique, il y en a eu déjà pas mal (Le Troisième Testament en tête), et ça ne m’a pas toujours convaincu. Ici, plus que le charabia pseudo ésotérique, c’est la trop forte de dose de fantastique qui m’a rapidement soulé. D’autant plus que si elle est presque absente du premier tome, elle envahit le suivant, pour totalement phagocyter le troisième et dernier. C’est d’autant plus étonnant que ça nuit paradoxalement au rythme. En effet, si la série joue surtout sur de l’action (outrancière, avec des combats trop présents, des facilités – notre belle héroïne de la secte des Assassins massacre à elle toute seule avec deux couteux des dizaines d’hommes armés d’épées par exemple), les deux derniers tomes voient cette action se diluer dans un délire pyrotechnique (et là la colorisation artificielle ne me convient pas). Il ne s’y passe finalement pas grand-chose. Du coup, avec peu de texte, une intrigue minimaliste, ça se lit rapidement, malgré une pagination conséquente. Ça se laisse oublier rapidement aussi je pense.

01/04/2026 (modifier)
Par grogro
Note: 3/5
Couverture de la série Saudade (Vincent Turhan)
Saudade (Vincent Turhan)

Je sors un brin déçu de cette lecture qui commençait plutôt bien. Son auteur, Vincent Turhan, qui avait déjà commis Les Etoiles s'éteignent à l'aube (pas encore lue) fait preuve d'un bon petit coup de crayon. Les expressions sont savoureuses, et les dialogues plutôt bons et non dénués d'une touche d'humour. Tout cela est assez vite lu malgré les 170 pages. C'est une lecture aisée, mais qui manque d'un soupçon de profondeur. Il y a deux histoires parallèles : celle du cinéma, avec son couple de propriétaires vieillissants et un peu désabusés d'une part, et celle des braqueurs d'autre part, dont on se doute bien qu'elle va croiser la route du Saudade, le petit cinéma d'art et essai. Mais ni l'une ni l'autre de ces histoires ne sont réellement menées à leur terme, ou poussées dans leurs retranchements, ce qui laisse une sensation de superficialité gâchant un peu le plaisir. Et puis bon, le méchant qui devient gentil, c'est quand même un peu téléphoné. Bon, je ne suis pas bégueule et j'ai d'ores et déjà réservé Les étoiles s'éteignent à l'aube parce que le dessin est bien, il y a du potentiel chez cet auteur, et surtout, on a tou-te-s le droit de se planter et de produire des trucs moyens...

01/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Shiba Inu Rooms
Shiba Inu Rooms

Une jeune fille solitaire et un peu en décalage avec les autres se retrouve à cohabiter avec le fantôme d'un chien shiba au caractère difficile. Kori, froide et distante en surface mais marquée intérieurement par le rejet et la solitude, trouve un écho évident en Mu-chan, chien grincheux, agressif dans ses réactions, mais dont la rudesse cache en réalité une forme de bienveillance. Le manga joue clairement sur une ambiance feel-good, avec des touches plus mélancoliques liées au passé des personnages et au sort des chiens. Cette dimension fonctionne par moments, même si elle reste assez explicite dans sa manière de verbaliser les émotions, ce qui peut donner une impression de manque de subtilité. Très vite, le récit installe une dynamique attendue, presque programmée, entre ces deux personnages opposés en apparence mais finalement assez proches dans leurs fêlures. La rencontre fonctionne, mais elle dégage aussi une certaine artificialité, comme si tout était déjà écrit d'avance dans une mécanique de buddy movie assez classique. Le personnage du shiba grincheux concentre d'ailleurs une partie de mes réserves. Son caractère est fortement appuyé, tant dans l'écriture que dans le dessin : faciès exagérément renfrogné, réactions brusques, agressivité quasi systématique dans sa manière de s'exprimer. Cette insistance finit par rendre le personnage moins attachant que prévu, même si j'imagine que certains lecteurs (notamment amateurs de shiba inu) pourront être sensibles à ce contraste entre bouille bougonne et comportement attendrissant. Par ailleurs, il ne se passe finalement pas grand-chose. Le récit avance tranquillement, au fil de petites scènes du quotidien, avec quelques pointes d'émotion, mais sans véritable tension ni enjeu fort. La relation entre ces deux êtres abîmés qui apprennent à se réparer mutuellement apporte une certaine douceur, même si elle peut parfois sembler un peu mielleuse. Cela reste une lecture agréable, portée par une idée originale et une galerie de personnages qui pourront séduire par leur côté attachant, amusant ou réconfortant. J'ai néanmoins eu du mal à totalement m'impliquer, en raison de ce côté très balisé et d'un traitement des caractères parfois trop peu subtil pour vraiment me convaincre.

01/04/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 3/5
Couverture de la série Un polar à Barcelone (Je suis leur silence)
Un polar à Barcelone (Je suis leur silence)

Sympathique BD de Lafebre, qui nous avait déjà plutôt séduit avec sa comédie romantique Malgré tout. On retrouve les éléments feel good qui le caractérisent : un trait fin, élégant et malicieux, une fraîcheur de ton, des personnages principaux charmants, avec ici une héroïne, insupportable et attachante à la fois. Il eut été bien excusable et compréhensible que l'auteur récidive dans la comédie romantique, il n'en est rien avec ce qui s'apparente volontiers à une mise en danger : une plongée dans le genre policier, certes allègrement assaisonnée d'éléments de comédie. La thématique féministe est moins présente qu'attendue (la faute à ma surinterprétation de la couverture, fort réussie), celle psychanalytique une agréable surprise. Une lecture agréable, mais qui laisse un peu sur sa faim, notamment sur les aspects policiers plus conventionnels. L'inattendu second tome prolonge les bases du premier : une intrigue policière toujours menée avec un dilettantisme charmant, afin de surtout parler de l'héroïne, qui de mémoire évolue quelque peu, apparaissant désormais plus insouciante qu'atta-chiante. Cela n'exclue néanmoins pas la découverte originale de microcosmes particuliers : les milieux du foot, de la prostitution et des militants fascistes. La manière de mener conjointement l'intrigue policière et la thérapie psychanalytique est très artificielle, mais renoue avec la patte plutôt originale de l'auteur, attaché à chambouler la chronologie de ses intrigues. Sympathiquement frais, encore une fois.

29/02/2024 (MAJ le 01/04/2026) (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série La Jeunesse de Blueberry
La Jeunesse de Blueberry

Je ne fais pas partie des inconditionnels de Blueberry dont je n'ai lu que quelques albums dans les années 80. J'ai redécouvert le personnage dernièrement avec Sur la piste de Blueberry, j'ai donc voulu en connaître plus sur les origines de ce cow-boy et me suis par conséquent penché sur cette série. Série qui m'a laissé un goût amer, j'ai arrêté les frais avec le tome 13 (Il faut tuer Lincoln). Les premiers albums sont réalisés par les créateurs du personnage : Charlier et Giraud. Ni l'un, ni l'autre ne m'ont convaincu. Des premiers albums où se succèdent de petites histoires sur les origines de Blueberry et de son Sud natal. Rien de bien folichon, c'est très banal et souvent peu crédible. Le dessin est brouillon et manque souvent de lisibilité (la colorisation n'y est pas étrangère). On est très loin de ce qu'il produira en tant que Moebius. Puis arrive Corteggiani au scénario, il ne fera pas mieux que son prédécesseur avec presque toujours la même trame : infiltrer les lignes sudistes pour réaliser des missions impossibles de sabotage ou de vol de bétail. C'est répétitif et la crédibilité n'est pas le point fort des récits. Après Giraud, c'est au tour de Wilson de prendre les crayons pour croquer les aventures de Blueberry, il copie le style de Giraud pour le même résultat : bof. Puis, pour terminer, place à Blanc-Dumont pour un changement de style radical, mais personnages et décors sont peu agréables à contempler. Le seul intérêt de cette série c'est qu'elle est ancrée en pleine guerre de Sécession et permet de s'instruire un peu sur cette période historique. Dispensable.

01/04/2026 (modifier)