Les derniers avis (114656 avis)

Couverture de la série Les Fables de l'Humpur
Les Fables de l'Humpur

L’univers est peu localisé, même si plusieurs indices le rapprochent un peu d’un centre de la France fantasmé (une carte montrant des lieux du Massif central – le Puy de Sancy est évoqué à plusieurs reprises, une évocation d’un au-delà en Pays Pergordin, etc.). Pour le reste, on est embarqué dans une aventure assez classique pour de la fantasy, avec un petit groupe de personnages qui s’agrège petit à petit, se complète, face aux dangers, dans une longue quête qui occupe toute l’intrigue. La principale originalité vient du fait que nous ne croisons que des personnages animaliers – avec un spécisme classique (les carnivores dominent, les cochons sont en bas de l’échelle, etc.). Bordage joue beaucoup sur les différences/inégalités entre espèces/peuples, pour les transcender peu à peu (voire les couples se formant entre nos quatre compagnons – avec pas mal de naïveté dans les situations et certains dialogues, en particulier ceux liant la femme serpent et le rat). Le langage utilisé par certains personnages (du petit peuple, les Grognes/porcs surtout) est parfois difficile à lire (mots escamotés, inversés, etc.), même si ça donne une petite touche exotique et originale au récit. L’ensemble se laisse lire, c’est assez dynamique, même si, une fois qu’on s’est familiarisé avec l’univers, les personnages et le langage qu’ils utilisent, cela devient très classique, et sans doute trop linéaire dans son développement. C’est parfois trop « gentil » aussi. Mon principal reproche vient essentiellement de la conclusion, du quatrième et dernier tome. En effet, je pense que l’intrigue aurait dû se contenter du récit fantasy. Au lieu de quoi la SF qui s’invite par petites touches – et qui devient plus présente sur la fin – ne m’a pas convaincu. D’abord parce que ce plaquage sur la partie Fantasy m’est apparu trop artificiel. Ensuite parce que cette fin justement ne m’a pas convaincu, m’est apparu à la fois brutale et peu intéressante (et le happy end final est de trop, renforce la naïveté évoquée plus haut). J'aurais d'ailleurs plutôt classé cette série en Fantasy... Bref, un récit pas déplaisant, mais qui n’est pas aussi original que le début ne me l’avait fait espérer. Et qui s’est un peu fourvoyé sur la fin. Le dessin est plutôt agréable. Note réelle 2,5/5.

30/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Bat Mad
Bat Mad

J’espérais être surpris positivement avec cet album … malheureusement ce ne fut pas le cas, vous pouvez passer votre chemin. J’admets que l’exercice du strips/gags est difficile mais ici la plupart du temps, c’est soit très convenu, soit tout simplement pas drôle. Dommage car la partie graphique convient bien à ce registre et hormis quelques gags qui font (vraiment) mouches, le reste est d’une telle platitude que ça vous laissera de marbre. J’ai eu l’impression d’un travail de commande où il fallait abattre du gags en très peu de temps. Bof bof donc.

30/03/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Les Manufacturées
Les Manufacturées

C'est le Pichard un peu psychédélique et avec un érotisme soft que j'aime bien. Comme Noirdésir le mentionne, les personnages emploient un vocabulaire contrarié mais ça reste très compréhensible. Faraldo a toujours utilisé le language de manière particulière, on pense à Themroc où les personnages s'exprimaient par onomatopées et borborygmes. "Et si la femme objet n'était pas celle que l'on croit?" L'histoire est un gros délire non dénué de fond, des jouets (des femmes à la Pichard en version miniature) prennent le pouvoir chez une famille de français moyen. Une bande rare à conserver si on aime Pichard.

30/03/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Minuit Passé
Minuit Passé

C'est d'abord la couverture, magnifique, qui a attiré mon attention. Et m'a hanté, un moment, avant que je lise finalement cet album. Tout cela pour une histoire de hantise, que l'on pourrait peut-être qualifier de classique, de déjà-vu, de superficielle. Mais pour ma part, j'ai été totalement embarqué dans cette histoire. D'abord séduit par le style, très mature à mon goût, franchement élégant, avec notamment ces enluminures sur certaines cases. Dans le choix de l'époque et du style architectural et vestimentaire, que je qualifierais de post-victorien, avant de constater, à la toute fin de l'histoire, que nous sommes finalement dans les années 1920. Un cadre pour un duo un peu inhabituel, un père (aux allures androgynes) et son fils, dans une immense demeure remplie d'histoires, d'odeurs, de présences invisibles. Cette hantise qui se dévoile peu à peu, d'abord à peine esquissée, puis de plus en plus évidente, à mesure que le père se souvient de son enfance. Cette étrangeté, savamment dosée, m'a tenu en haleine durant les 200 pages de l'album. J'ai bien aimé en particulier l'arc concernant les trois corneilles. C'est le genre d'album dont on sait qu'on a adoré, sans pouvoir vraiment exprimer la raison de ce sentiment. Pour les amateurs et trices de romantisme, de maisons hantées...

30/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série La Véritable Sexualité débridée des animaux
La Véritable Sexualité débridée des animaux

La véritable sexualité débridée des animaux se présente comme un petit manuel de vulgarisation scientifique déguisé en BD humoristique, qui raconte les spécificités parfois très surprenantes de la sexualité d'espèces animales très diverses. Chaque planche se concentre sur une espèce et ses pratiques reproductives, avec des explications claires, concises et basées sur des faits réels, le tout illustré de manière accessible et efficace. Ce n'est pas forcément une BD à mourir de rire. J'ai tout de même ri à plusieurs reprises, grâce à quelques bonnes mises en scène et certaines chutes bien trouvées, mais l'humour reste globalement assez classique. En revanche, là où l'album fonctionne vraiment bien, c'est dans sa dimension instructive. J'ai appris beaucoup de choses, souvent surprenantes, parfois franchement déroutantes, sur des comportements animaux dont je n'avais absolument pas idée. Et c'est clairement ce qui fait tout l'intérêt de la lecture : cette accumulation d'anecdotes aussi improbables que fascinantes. Entre la baudroie et ses mécanismes de reproduction complètement hallucinants, ou cette femelle acarien qui naît directement enceinte, il y a une quantité de cas incroyables et marquants. Ce sont typiquement le genre d'informations que je retiens et que je ressors facilement ensuite. Plus qu'une BD humoristique pure, c'est surtout un excellent réservoir d'anecdotes à raconter. Si l'objectif est de briller en société, lancer des discussions improbables ou simplement épater son entourage (voire sa femme), l'album remplit parfaitement son rôle. C'est ludique, instructif, souvent étonnant, et suffisamment bien rythmé pour ne jamais devenir ennuyeux. Note : 3,5/5

30/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Dans la forêt de Wickerson (La Sorcière de Wickerson)
Dans la forêt de Wickerson (La Sorcière de Wickerson)

Dans la forêt de Wickerson est une réédition augmentée de l'album La Sorcière de Wickerson, qui ne contenait à l'origine qu'une seule histoire. Ce nouvel album propose trois récits : la version recolorisée et enrichie de la Sorcière, devenue L'Ogresse de Wickerson, ainsi que deux histoires plus courtes qui introduisent les lieux et les personnages secondaires, notamment les deux taupes, avant de plonger dans la forêt sous la menace de l'ogresse, avec une sorte de souris Robin des Bois. L'ensemble est présenté comme si le héros devenu vieux racontait ces légendes aux lecteurs, donnant au récit une tonalité de conte raconté qui ne manquera pas de faire penser aux Légendes de la Garde en plus léger. Graphiquement, le dessin est sympathique et dynamique, avec un trait expressif et des décors soignés. Les cadrages efficaces et le style rappelant l'animation renforcent cette impression de conte animé, et les références à la fantasy ou au cinéma ajoutent un petit plus pour les lecteurs attentifs. À noter qu'en fin d'album, l'éditeur propose de nombreuses pages et croquis montrant comment l'auteur a construit son histoire puis l'a remodelée pour cette réédition, offrant un regard instructif sur le processus créatif. L'ambiance est légère et jeune, avec de nombreuses touches d'humour parfois un peu noir. On notera que la mort y est bien présente et que ce n'est donc pas forcément un album jeunesse. Le récit phare par exemple rappelle un peu un épisode des Schtroumpfs, sauf qu'ici ceux-ci seraient réellement tués et mangés par Gargamel/l'Ogresse et le héros se montre sans pitié envers elle. Cependant, malgré cette mise en scène originale et plaisante, l'ensemble se lit trop vite et reste assez classique. Les histoires manquent d'originalité et ne laissent qu'un souvenir anecdotique. J'apprécie le côté conte aventureux, la vivacité des personnages et l'atmosphère, mais je suis resté sur ma faim côté inventivité et densité narrative. En résumé, Dans la forêt de Wickerson est un joli album tous publics, agréable à lire et vivant, mais qui se révèle trop vite parcouru et peu surprenant pour marquer durablement.

30/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série À notre santé
À notre santé

KO la clope, le premier tome de la série À notre santé, suit une bande d'amis qui décident d'arrêter de fumer, chacun avec ses méthodes, ses motivations et ses rechutes, dans un parcours forcément chaotique mais amusant. L'album est avant tout à visée pédagogique. Il propose régulièrement des conseils concrets et scientifiquement fondés pour accompagner l'arrêt du tabac, en abordant les différentes stratégies possibles (sport, substituts, défis collectifs, etc.) ainsi que les difficultés bien réelles du sevrage. De ce point de vue, le message passe plutôt bien : c'est clair, accessible, et surtout assez juste dans la manière de montrer que ce n'est pas simplement une question de volonté, mais un processus long, fait d'essais, d'erreurs et de petits progrès. Les anecdotes humoristiques qui jalonnent le récit sont clairement là pour alléger le propos et rendre la lecture plus agréable. Elles remplissent leur rôle sur le fond, mais j'avoue qu'aucune ne m'a vraiment fait rire : les chutes sont souvent assez convenues, voire un peu stéréotypées, et manquent parfois de surprise. Cela dit, elles permettent de garder un ton léger sur un sujet qui pourrait vite devenir pesant. Graphiquement, en revanche, j'ai été beaucoup plus convaincu. Le dessin de Juan est très agréable et gagne encore en aisance par rapport à ce que j'avais pu voir auparavant. Je lui trouvais déjà une proximité avec le style de Stuf (Passe-moi l'ciel), mais ici, il me fait aussi régulièrement penser à Tome (Le Petit Spirou), notamment dans l'expressivité des personnages, leur regard notamment, et le dynamisme des scènes. C'est fluide, lisible, vivant, et ça accompagne parfaitement le ton de l'album. Au final, ce n'est pas une BD particulièrement drôle ni marquante sur le plan narratif, mais elle remplit son objectif : informer, dédramatiser et accompagner ceux qui envisagent d'arrêter de fumer ou qui sont en plein dedans.

30/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Sherman
Sherman

Mouais. J’ai été au bout du long premier cycle de 6 tomes, mais ma lecture a été assez laborieuse. Trop de facilités scénaristiques, trop de clichés pour me passionner. Ça peut se laisser lire, mais il y a trop de défauts selon moi pour que j’y retourne, ou même que j’y trouve mon compte. La narration est hachée par les très nombreux flash-backs. Mais c’est très – et inutilement – répétitif, les mêmes vignettes sont réutilisées à plusieurs reprises dans chaque tome (je ne vois pas l’intérêt, à moins qu’on suppose que le lecteur soit tellement anesthésié par la narration qu’il faille lui rappeler ces événements). Desberg fait dévier l’intrigue vers l’Allemagne nazie et là, il y a des longueurs ! Et surtout trop de facilités (Sherman et sa fille qui passent tranquillement la frontière en pleine guerre, qui peuvent mener un sabotage, alors que le Nazi Dimitar passe d’Auschwitz à l’autre bout de l’Allemagne en deux temps trois mouvements… Enfin, trop de monde semble être au courant de ce qui se passe dans les camps de la mort…). Quant à Sherman lui-même, soi-disant sous haute protection, il passe l’essentiel de l’histoire à peine accompagné d’une agente du FBI, est presque toujours seul face à ceux qui le menacent. Enfin, les fausses pistes semées par Desberg masquent mal le côté improbable de cette menace et, au moins pour une personne, on découvre rapidement son double jeu. Autour de ça, un dessin qui fait le boulot, pas désagréable (quelques menus défauts sur les visages parfois), avec des nanas dénudées ou des scènes de sexe soft qui n’apportent pas grand-chose à l’intrigue. Une série qui m’a clairement laissé sur ma faim.

29/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série A Fake Affair
A Fake Affair

Je continue de découvrir l'œuvre de Akiko Higashimura. Ce n'est pas mon autrice préférée, mais j'aime bien son dessin et la manière subtile dont elle décrit les émotions des personnages. J'aime bien aussi la variété de son œuvre, jusqu'à présent aucune des séries d'elle que j'ai lu ressemble à une autre. Aussi, elle essai de nouvelle chose comme c'est le cas ici. En effet, cette série a été publiée en webtoon sur un site coréen, ce qui explique que la série est en couleur contrairement à un manga traditionnel. La série mets encore une fois une jeune femme dans la trentaine célibataire qui rencontre l'amour. Le twist est qu'à cause d'un quiproquo l'homme dont elle est tombée amoureuse pense qu'elle est une femme mariée et ça tome bien il veut vivre une aventure avec une femme mariée ! Tout le long de la série, l'autrice va explorer les problèmes des couples modernes japonais où l'adultère est un problème récurrent, le poids des mensonges et aussi on voit la Corée vu que le personnage principal masculin est coréen. L'histoire est pas trop mal avec de rebondissement à chaque tome. J'avoue toutefois que la romance entre l'héroïne et son beau photographe coréen ne m'a pas trop passionné, mais il faut dire que je ne suis pas le public-cible de la série. C'est clairement pour les femmes célibataires d'un certain âge qui rêve qu'un beau prince plus jeune qui débarque de nulle part et qui les rendrait heureuse. Vers la fin, j'en avais un peu marre et je m'intéressais plus au problème de couple de la sœur de l'héroïne et de son mari. À emprunter si on aime bien l'autrice.

29/03/2026 (modifier)
Par Talum
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Horde du contrevent
La Horde du contrevent

Je ne peux pas dire que j’aie une grande expérience pour distinguer ce qui fait d’un roman graphique une œuvre culte plutôt qu’un simple très bon titre, mais celui-ci est sans aucun doute l’un des plus intéressants, captivants et visuellement beaux que j’aie lus. De nombreux avis élogieux ont déjà été écrits à son sujet, et ils décrivent assez justement pourquoi cette série plaît autant et pourquoi elle marque autant les lecteurs. Par moments, en lisant, j’avais l’impression d’entendre le vent siffler dans mes oreilles — tant les flux d’air et ces étendues infinies sont rendus de manière vivante. Les visages des personnages et leurs expressions sont particulièrement bien travaillés, et cela m’a beaucoup plu (parfois, il suffit de regarder le visage de Golgoth le Prophète pour deviner ce qu’il va dire ou faire…). Le dessin est très agréable sur le plan esthétique : des tons calmes et pastel, et un excellent travail sur les visages en gros plan — ils sont mémorables et transmettent parfaitement les émotions et les états d’esprit. Chaque réponse apportée aux questions qui surgissent en découvrant cet univers en fait naître encore davantage. À chaque tome, on a de plus en plus envie d’explorer ce monde et d’en percer les secrets. Pendant la lecture, j’ai ressenti la même chose que lors de ma découverte de Made in Abyss : ce même sentiment de mystère, qui, à mesure qu’on tente de le comprendre, ne fait que s’approfondir. En attendant la fin de l’histoire, je pense me tourner vers le roman original. Cet univers m’a véritablement captivé : j’ai envie de m’y plonger davantage, d’en comprendre les secrets, et de savoir s’il existe un but dans cette lutte contre le vent, s’il y a une origine… ou si seul le chemin compte — ou peut-être qu’un sens beaucoup plus profond ne se révélera qu’une fois la série achevée.

29/03/2026 (modifier)