Ce diptyque suit un groupe de septuagénaires anciens rockeurs qui décident de reformer leur vieux groupe des années 60 afin de remonter sur scène une dernière fois, malgré l'âge, les problèmes de santé et les difficultés du quotidien.
Même si le concept rappelle forcément un peu Les Vieux Fourneaux, l'ensemble est plaisant. Le récit repose surtout sur l'énergie communicative de ses personnages et sur cette envie très simple mais touchante de refuser de se laisser glisser dans une vieillesse passive. On suit ces vieux musiciens retrouver peu à peu une forme de joie de vivre à travers la musique, l'amitié et les souvenirs de leur jeunesse rock, et cela fonctionne plutôt bien.
L'histoire reste globalement assez prévisible et parfois un peu facile dans certaines coïncidences ou retrouvailles, mais je trouve que ça passe grâce au ton très chaleureux de l'ensemble. Les personnages sont attachants, crédibles dans leurs faiblesses comme dans leur enthousiasme retrouvé, et le récit évite heureusement de tomber soit dans le misérabilisme sur la vieillesse, soit dans la caricature de papys complètement déjantés. On reste dans quelque chose d'humain, d'optimiste et de bienveillant.
Le diptyque parle autant de rock que du besoin de continuer à vivre pleinement malgré l'âge, sans renoncer à ses passions ni à ses envies. Il y a aussi un petit côté nostalgique très présent autour du rock des late sixties et de toute cette culture musicale. J'aurais probablement été davantage touché si j'avais moi-même été un grand amateur de cette période-là.
Graphiquement, le style semi-caricatural fonctionne bien avec l'ambiance du récit. Les visages marqués par l'âge rendent les personnages sympathiques, et les scènes musicales dégagent une bonne énergie.
Ce n'est pas une BD extrêmement profonde ni particulièrement originale, mais c'est une lecture sincère, agréable et relativement touchante. Et sa conclusion fonctionne plutôt bien en offrant un final satisfaisant tout en restant suffisamment réaliste. Elle conserve ce ton positif et cohérent avec tout ce que racontait la série depuis le début. C'est donc un petit diptyque feel good assez simple, porté par des personnages attachants et une vraie tendresse pour ses vieux rockeurs.
Après la mort de leurs maris lors d'un accident dans une centrale nucléaire, trois veuves décident de lancer un mouvement de contestation qui va rapidement dégénérer en grosse farce médiatique et politique.
Entre critique du nucléaire, satire des médias, récupération politique et colère populaire, la série tente de mélanger pamphlet social et comédie absurde. Mais très vite, tout bascule dans une caricature tellement appuyée qu'elle finit par affaiblir complètement son propos.
Le problème, c'est que l'album ne nuance jamais rien. Les politiques sont tous des pourris grotesques, les médias des manipulateurs hystériques, les forces de l'ordre des brutes absurdes, les industriels des monstres cyniques, et même les héroïnes passent pour des idiotes dépassées par ce qui leur arrive. Toute la satire fonctionne à coups de gros sabots, avec un humour qui m'a donné l'impression de lire une espèce de caricature de discours militant populiste plus qu'une véritable critique sociale construite. Cela fait parfois penser à une version très lourde d'une satire façon "Les Simpsons", mais sans la finesse, le recul ni le sens du gag qui permettent normalement à ce genre d'exagération de fonctionner.
Le récit enchaîne les situations volontairement outrancières autour de la corruption, des chaînes d'info, de la manipulation médiatique, des violences policières ou des intérêts privés, mais avec une telle insistance que cela finit par devenir plus embarrassant que percutant. À force de vouloir dénoncer tout le monde en permanence, l'album tourne souvent à la démonstration forcée plutôt qu'à une vraie comédie mordante.
The Boys ne m’a personnellement pas du tout accroché. Je comprends l’idée derrière le comics et ce qu’il cherche à parodier dans le monde des super-héros, mais la lecture m’a rapidement laissé de côté.
J’ai surtout eu l’impression que la série misait constamment sur la provocation, la violence et le cynisme sans réussir à me donner envie de m’investir dans l’histoire ou les personnages. Tout paraît excessif en permanence, au point que les scènes choquantes finissent presque par perdre leur impact.
Je n’ai pas non plus réussi à m’attacher aux personnages. Entre leur côté volontairement détestable et l’ambiance très nihiliste du récit, je suis resté complètement extérieur à ce qui se passait. Même les moments censés être marquants ou drôles m’ont laissé assez indifférent.
Au final, malgré sa réputation et son succès, c’est un comics avec lequel je n’ai jamais réussi à créer de connexion. J’ai continué un moment en espérant finir par accrocher, mais l’envie de poursuivre la lecture n’est jamais vraiment venue.
Fables est une série que j’ai adorée du début à la fin. L’univers est incroyablement riche et donne vraiment l’impression d’exister au-delà des personnages principaux. Le concept de reprendre les figures des contes et légendes pour les intégrer dans un monde moderne est exploité de manière intelligente et souvent surprenante.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est à quel point le monde paraît complet et vivant. Chaque personnage, chaque royaume et chaque intrigue donnent la sensation de faire partie d’un univers immense avec sa propre histoire et ses propres règles. Plus la série avance, plus on découvre de nouvelles facettes de cet univers, et ça rend la lecture très addictive.
Par contre, avec l’édition intégrale, j’ai dû m’y reprendre en deux fois pour tout lire. C’est extrêmement dense, et avaler toute la série d’un seul coup peut devenir un peu lourd. Mais malgré ça, je trouvais toujours une raison d’y revenir, justement parce que l’univers et les personnages donnent envie de continuer à explorer ce monde.
Pour moi, c’est clairement l’un des meilleurs comics de fantasy moderne, autant pour son ambiance que pour la manière dont il réinvente les contes classiques sans jamais tomber dans la parodie facile.
Great Teacher Onizuka est un manga que j’ai trouvé plutôt sympa dans l’ensemble. Il y a de bons moments d’humour, des situations absurdes efficaces et Eikichi Onizuka est clairement un personnage marquant avec son côté complètement déjanté. Le manga a une vraie énergie et je comprends facilement pourquoi il est devenu aussi populaire.
Par contre, ce qui m’a totalement sorti de la lecture, c’est l’utilisation constante de termes japonais non traduits. J’avais l’impression de devoir retourner en dernière page toutes les deux minutes pour vérifier la signification d’un mot ou d’une expression. Au bout d’un moment, ça casse complètement le rythme et ça devient plus fatigant qu’autre chose.
Au lieu d’être plongé dans l’histoire, je me retrouvais sans arrêt interrompu pour chercher des explications, ce qui a fini par me faire décrocher du manga. C’est dommage, parce qu’il y avait du potentiel pour une lecture vraiment fun, mais cette accumulation de références et de vocabulaire japonais a rendu l’expérience trop pénible pour moi.
BLAME! est pour moi un manga absolument fascinant. C’est le genre d’œuvre qui reste en tête longtemps après la lecture, au point de donner envie d’y revenir une deuxième fois juste pour replonger dans son univers. Et justement, à la relecture, j’ai encore plus apprécié tous les détails et l’ambiance si particulière du manga.
Le plus impressionnant reste les décors. Les structures gigantesques, les villes infinies, l’architecture froide et écrasante… tout dégage une sensation de solitude et de vertige incroyable. Tsutomu Nihei réussit à créer un monde presque hypnotique, où chaque page donne l’impression d’explorer des ruines futuristes sans fin. Même sans énormément de dialogues, le manga raconte énormément de choses juste à travers son environnement.
J’ai aussi adoré le côté mystérieux de l’univers. Le manga explique peu de choses directement, mais c’est justement ce qui le rend aussi captivant. On avance dans cette immensité avec une sensation constante d’inconnu, comme si chaque zone cachait quelque chose d’encore plus étrange et colossal.
Fullmetal Alchemist ne m’a personnellement pas convaincu. Je sais que c’est un manga extrêmement apprécié, mais je n’ai jamais réussi à accrocher à l’histoire ni aux personnages.
Le principal problème pour moi, c’est le rythme. J’ai trouvé l’ensemble assez mou, avec beaucoup de passages qui traînent en longueur et une narration qui manque d’impact. Le manga alterne constamment entre moments sérieux, humour et discussions explicatives, mais sans jamais vraiment réussir à me captiver.
Je n’ai pas non plus accroché aux personnages principaux. Edward Elric et Alphonse Elric m’ont laissé assez indifférent, notamment parce que je ne les ai jamais trouvés particulièrement impressionnants ou charismatiques. Même dans les combats ou les moments censés être importants émotionnellement, je n’ai jamais ressenti cette montée en puissance ou cette tension qui donne envie de continuer un sh?nen.
Invincible est pour moi une excellente série du début à la fin. C’est justement le genre de comics qui réussit à rester captivant pendant toute sa durée, sans donner l’impression de s’essouffler.
Je ne comprends pas vraiment les critiques sur les dessins des premiers tomes. Certes, le style est un peu différent de ce qu’on voit plus tard dans la série, mais je trouve justement que ça fait partie de son charme. Il y a un côté plus brut, plus simple, qui colle très bien aux débuts du personnage et à l’ambiance “super-héros classique” avant que l’histoire ne devienne beaucoup plus violente et mature.
Le gros point fort du comics, c’est surtout l’évolution du personnage principal. On voit vraiment Mark Grayson grandir au fil des événements, changer mentalement, prendre des décisions de plus en plus difficiles et perdre peu à peu son innocence. Son évolution paraît naturelle et crédible, ce qui rend les moments marquants encore plus impactant.
A conseiller !
Dragon Head commence pourtant très bien. Le début installe une ambiance oppressante et mystérieuse vraiment efficace : le tunnel, le chaos, la survie, la peur permanente… il y a un vrai sentiment de malaise qui donne envie de continuer. Les premières scènes réussissent parfaitement à créer de la tension et à intriguer le lecteur sur ce qui a pu arriver au monde extérieur.
Malheureusement, j’ai trouvé que le manga se perd complètement par la suite. Plus l’histoire avance, plus elle devient confuse et frustrante. Le mystère qui faisait toute la force du début finit par tourner en rond, et le récit donne souvent l’impression de ne jamais vraiment savoir où il veut aller. On enchaîne des scènes de souffrance, de folie et de désespoir sans que cela apporte grand-chose de nouveau.
L'École emportée m’a laissé une impression très mitigée. Je comprends son importance historique dans le manga d’horreur, mais la lecture m’a surtout paru étrange et décousue. Le récit donne souvent l’impression de passer brutalement d’une situation à une autre sans réelle logique ni transition naturelle. On enchaîne les événements absurdes, les réactions excessives et les retournements inattendus au point que j’ai eu du mal à m’impliquer émotionnellement dans l’histoire.
Les dessins n’aident pas non plus. Je sais que le style est ancien et représentatif de son époque, mais personnellement je l’ai trouvé daté et peu engageant. Les visages déformés, les expressions outrancières et le trait très chargé rendent la lecture parfois pénible plutôt qu’angoissante. Au lieu d’être happé par l’ambiance, j’avais surtout envie de décrocher.
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Sold Out
Ce diptyque suit un groupe de septuagénaires anciens rockeurs qui décident de reformer leur vieux groupe des années 60 afin de remonter sur scène une dernière fois, malgré l'âge, les problèmes de santé et les difficultés du quotidien. Même si le concept rappelle forcément un peu Les Vieux Fourneaux, l'ensemble est plaisant. Le récit repose surtout sur l'énergie communicative de ses personnages et sur cette envie très simple mais touchante de refuser de se laisser glisser dans une vieillesse passive. On suit ces vieux musiciens retrouver peu à peu une forme de joie de vivre à travers la musique, l'amitié et les souvenirs de leur jeunesse rock, et cela fonctionne plutôt bien. L'histoire reste globalement assez prévisible et parfois un peu facile dans certaines coïncidences ou retrouvailles, mais je trouve que ça passe grâce au ton très chaleureux de l'ensemble. Les personnages sont attachants, crédibles dans leurs faiblesses comme dans leur enthousiasme retrouvé, et le récit évite heureusement de tomber soit dans le misérabilisme sur la vieillesse, soit dans la caricature de papys complètement déjantés. On reste dans quelque chose d'humain, d'optimiste et de bienveillant. Le diptyque parle autant de rock que du besoin de continuer à vivre pleinement malgré l'âge, sans renoncer à ses passions ni à ses envies. Il y a aussi un petit côté nostalgique très présent autour du rock des late sixties et de toute cette culture musicale. J'aurais probablement été davantage touché si j'avais moi-même été un grand amateur de cette période-là. Graphiquement, le style semi-caricatural fonctionne bien avec l'ambiance du récit. Les visages marqués par l'âge rendent les personnages sympathiques, et les scènes musicales dégagent une bonne énergie. Ce n'est pas une BD extrêmement profonde ni particulièrement originale, mais c'est une lecture sincère, agréable et relativement touchante. Et sa conclusion fonctionne plutôt bien en offrant un final satisfaisant tout en restant suffisamment réaliste. Elle conserve ce ton positif et cohérent avec tout ce que racontait la série depuis le début. C'est donc un petit diptyque feel good assez simple, porté par des personnages attachants et une vraie tendresse pour ses vieux rockeurs.
Les Veuves électriques
Après la mort de leurs maris lors d'un accident dans une centrale nucléaire, trois veuves décident de lancer un mouvement de contestation qui va rapidement dégénérer en grosse farce médiatique et politique. Entre critique du nucléaire, satire des médias, récupération politique et colère populaire, la série tente de mélanger pamphlet social et comédie absurde. Mais très vite, tout bascule dans une caricature tellement appuyée qu'elle finit par affaiblir complètement son propos. Le problème, c'est que l'album ne nuance jamais rien. Les politiques sont tous des pourris grotesques, les médias des manipulateurs hystériques, les forces de l'ordre des brutes absurdes, les industriels des monstres cyniques, et même les héroïnes passent pour des idiotes dépassées par ce qui leur arrive. Toute la satire fonctionne à coups de gros sabots, avec un humour qui m'a donné l'impression de lire une espèce de caricature de discours militant populiste plus qu'une véritable critique sociale construite. Cela fait parfois penser à une version très lourde d'une satire façon "Les Simpsons", mais sans la finesse, le recul ni le sens du gag qui permettent normalement à ce genre d'exagération de fonctionner. Le récit enchaîne les situations volontairement outrancières autour de la corruption, des chaînes d'info, de la manipulation médiatique, des violences policières ou des intérêts privés, mais avec une telle insistance que cela finit par devenir plus embarrassant que percutant. À force de vouloir dénoncer tout le monde en permanence, l'album tourne souvent à la démonstration forcée plutôt qu'à une vraie comédie mordante.
The Boys
The Boys ne m’a personnellement pas du tout accroché. Je comprends l’idée derrière le comics et ce qu’il cherche à parodier dans le monde des super-héros, mais la lecture m’a rapidement laissé de côté. J’ai surtout eu l’impression que la série misait constamment sur la provocation, la violence et le cynisme sans réussir à me donner envie de m’investir dans l’histoire ou les personnages. Tout paraît excessif en permanence, au point que les scènes choquantes finissent presque par perdre leur impact. Je n’ai pas non plus réussi à m’attacher aux personnages. Entre leur côté volontairement détestable et l’ambiance très nihiliste du récit, je suis resté complètement extérieur à ce qui se passait. Même les moments censés être marquants ou drôles m’ont laissé assez indifférent. Au final, malgré sa réputation et son succès, c’est un comics avec lequel je n’ai jamais réussi à créer de connexion. J’ai continué un moment en espérant finir par accrocher, mais l’envie de poursuivre la lecture n’est jamais vraiment venue.
Fables
Fables est une série que j’ai adorée du début à la fin. L’univers est incroyablement riche et donne vraiment l’impression d’exister au-delà des personnages principaux. Le concept de reprendre les figures des contes et légendes pour les intégrer dans un monde moderne est exploité de manière intelligente et souvent surprenante. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est à quel point le monde paraît complet et vivant. Chaque personnage, chaque royaume et chaque intrigue donnent la sensation de faire partie d’un univers immense avec sa propre histoire et ses propres règles. Plus la série avance, plus on découvre de nouvelles facettes de cet univers, et ça rend la lecture très addictive. Par contre, avec l’édition intégrale, j’ai dû m’y reprendre en deux fois pour tout lire. C’est extrêmement dense, et avaler toute la série d’un seul coup peut devenir un peu lourd. Mais malgré ça, je trouvais toujours une raison d’y revenir, justement parce que l’univers et les personnages donnent envie de continuer à explorer ce monde. Pour moi, c’est clairement l’un des meilleurs comics de fantasy moderne, autant pour son ambiance que pour la manière dont il réinvente les contes classiques sans jamais tomber dans la parodie facile.
GTO - Great Teacher Onizuka
Great Teacher Onizuka est un manga que j’ai trouvé plutôt sympa dans l’ensemble. Il y a de bons moments d’humour, des situations absurdes efficaces et Eikichi Onizuka est clairement un personnage marquant avec son côté complètement déjanté. Le manga a une vraie énergie et je comprends facilement pourquoi il est devenu aussi populaire. Par contre, ce qui m’a totalement sorti de la lecture, c’est l’utilisation constante de termes japonais non traduits. J’avais l’impression de devoir retourner en dernière page toutes les deux minutes pour vérifier la signification d’un mot ou d’une expression. Au bout d’un moment, ça casse complètement le rythme et ça devient plus fatigant qu’autre chose. Au lieu d’être plongé dans l’histoire, je me retrouvais sans arrêt interrompu pour chercher des explications, ce qui a fini par me faire décrocher du manga. C’est dommage, parce qu’il y avait du potentiel pour une lecture vraiment fun, mais cette accumulation de références et de vocabulaire japonais a rendu l’expérience trop pénible pour moi.
Blame !
BLAME! est pour moi un manga absolument fascinant. C’est le genre d’œuvre qui reste en tête longtemps après la lecture, au point de donner envie d’y revenir une deuxième fois juste pour replonger dans son univers. Et justement, à la relecture, j’ai encore plus apprécié tous les détails et l’ambiance si particulière du manga. Le plus impressionnant reste les décors. Les structures gigantesques, les villes infinies, l’architecture froide et écrasante… tout dégage une sensation de solitude et de vertige incroyable. Tsutomu Nihei réussit à créer un monde presque hypnotique, où chaque page donne l’impression d’explorer des ruines futuristes sans fin. Même sans énormément de dialogues, le manga raconte énormément de choses juste à travers son environnement. J’ai aussi adoré le côté mystérieux de l’univers. Le manga explique peu de choses directement, mais c’est justement ce qui le rend aussi captivant. On avance dans cette immensité avec une sensation constante d’inconnu, comme si chaque zone cachait quelque chose d’encore plus étrange et colossal.
FullMetal Alchemist
Fullmetal Alchemist ne m’a personnellement pas convaincu. Je sais que c’est un manga extrêmement apprécié, mais je n’ai jamais réussi à accrocher à l’histoire ni aux personnages. Le principal problème pour moi, c’est le rythme. J’ai trouvé l’ensemble assez mou, avec beaucoup de passages qui traînent en longueur et une narration qui manque d’impact. Le manga alterne constamment entre moments sérieux, humour et discussions explicatives, mais sans jamais vraiment réussir à me captiver. Je n’ai pas non plus accroché aux personnages principaux. Edward Elric et Alphonse Elric m’ont laissé assez indifférent, notamment parce que je ne les ai jamais trouvés particulièrement impressionnants ou charismatiques. Même dans les combats ou les moments censés être importants émotionnellement, je n’ai jamais ressenti cette montée en puissance ou cette tension qui donne envie de continuer un sh?nen.
Invincible
Invincible est pour moi une excellente série du début à la fin. C’est justement le genre de comics qui réussit à rester captivant pendant toute sa durée, sans donner l’impression de s’essouffler. Je ne comprends pas vraiment les critiques sur les dessins des premiers tomes. Certes, le style est un peu différent de ce qu’on voit plus tard dans la série, mais je trouve justement que ça fait partie de son charme. Il y a un côté plus brut, plus simple, qui colle très bien aux débuts du personnage et à l’ambiance “super-héros classique” avant que l’histoire ne devienne beaucoup plus violente et mature. Le gros point fort du comics, c’est surtout l’évolution du personnage principal. On voit vraiment Mark Grayson grandir au fil des événements, changer mentalement, prendre des décisions de plus en plus difficiles et perdre peu à peu son innocence. Son évolution paraît naturelle et crédible, ce qui rend les moments marquants encore plus impactant. A conseiller !
Dragon Head
Dragon Head commence pourtant très bien. Le début installe une ambiance oppressante et mystérieuse vraiment efficace : le tunnel, le chaos, la survie, la peur permanente… il y a un vrai sentiment de malaise qui donne envie de continuer. Les premières scènes réussissent parfaitement à créer de la tension et à intriguer le lecteur sur ce qui a pu arriver au monde extérieur. Malheureusement, j’ai trouvé que le manga se perd complètement par la suite. Plus l’histoire avance, plus elle devient confuse et frustrante. Le mystère qui faisait toute la force du début finit par tourner en rond, et le récit donne souvent l’impression de ne jamais vraiment savoir où il veut aller. On enchaîne des scènes de souffrance, de folie et de désespoir sans que cela apporte grand-chose de nouveau.
L'Ecole emportée
L'École emportée m’a laissé une impression très mitigée. Je comprends son importance historique dans le manga d’horreur, mais la lecture m’a surtout paru étrange et décousue. Le récit donne souvent l’impression de passer brutalement d’une situation à une autre sans réelle logique ni transition naturelle. On enchaîne les événements absurdes, les réactions excessives et les retournements inattendus au point que j’ai eu du mal à m’impliquer émotionnellement dans l’histoire. Les dessins n’aident pas non plus. Je sais que le style est ancien et représentatif de son époque, mais personnellement je l’ai trouvé daté et peu engageant. Les visages déformés, les expressions outrancières et le trait très chargé rendent la lecture parfois pénible plutôt qu’angoissante. Au lieu d’être happé par l’ambiance, j’avais surtout envie de décrocher.