Les derniers avis (115390 avis)

Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série La Vie Secrète des écrivains
La Vie Secrète des écrivains

Une bonne surprise que cette adaptation d'un roman que je connaissais pas ! Au début, on dirait que les thèmes de l'album porteront uniquement sur l'écriture et la littérature en général. En effet, le héros est un apprenti-écrivain qui va délibérément s'installer sur l'ile où vit un grand écrivain qui a abandonné l'écriture depuis 30 ans et qui vit en recluse. On s’attend tout bonnement à ce que petit à petit le héros va finir par se lier d'amitié avec l'écrivain et peut-être finir par apprendre pourquoi plusieurs décennies auparavant il a tout laissé tombé. Et puis soudainement il y a un meurtre et une mystérieuse journaliste apparait et tourne autour de l'écrivain et ce dernier semble cacher un gros secret. Le scénario est prenant et le fait que cela soit bavard ne m'a pas dérangé parce que c'est très bien écrit. Des éléments qui semblent n'avoir aucun lien ensembles finissent par s'assembler et former un tout cohérent. L'histoire se révèle bien tordu et c'est un truc que j'aime bien lorsqu'il s'agit de polar. Évidemment, on n'échappe pas à quelques facilités scénaristiques (il y a quelques trop gros coïncidences à mon gout) et la fin arrive un peu trop brutalement, mais globalement c'est un bon polar. Je suis tout de même un peu mitigé au sujet du dessin que j'ai trouvé inégale selon les cases. Par moment, c'est même un peu moche (je pense surtout au molosse qui est bien laid). Heureusement, c'est lisible.

03/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 1/5
Couverture de la série L'Homme à la fenêtre
L'Homme à la fenêtre

J'ai ce livre devant moi et j'ai juste envie de le lancer par la fenêtre. Bien sûr, je ne le ferai pas. Mais pour l'instant, je ne trouve toujours pas de raison de le sauver. Il n'y a rien au niveau du récit, très peu au niveau du dessin. Mattoti a-t-il été un artiste raté et utilisé la bande dessinée comme moyen de survie ? Je ne sais pas, je vais continuer mon enquête !

03/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Docteur Jekyll & Mister Hyde
Docteur Jekyll & Mister Hyde

Je ne connaissais pas encore Mattotti et j'espérais trouver une adaptation plus consensuelle du célèbre roman de R. L. Stevenson. Cependant, il s'agit d'une succession de tableaux expressionnistes, bons pour être exposés dans une galerie. C'est de l'art, oui, mais cela laisse beaucoup à désirer en tant que bande dessinée. Ce fut un choc et une déception pour laquelle je n'étais pas préparé. ________________________________________________________________________________________ J'ai eu un poids sur la conscience, qui ne m'a pas quitté depuis que j'ai donné la note. J'ai relu l'histoire et regardé sérieusement les dessins. C'est de l'expressionnisme, bien sûr ! Georg Grosz, Otto Dix... Et l'intrigue ne s'en sort pas si mal. Ce n'était pas ce que j'attendais à l'époque, mais ça a de la valeur, je le reconnais aujourd'hui.

23/04/2026 (MAJ le 03/06/2026) (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série La Caste des Méta-barons
La Caste des Méta-barons

Bien dessiné mais que ça radote : on a vite compris la surenchère de chaque méta-baron sur le précédent, pour être capable de tuer son papa qui a tué son papa. Le meurtre du père, c'est comme tout, il ne faut pas en abuser, sinon, je ne vous dis pas l'ennui qu'on éprouverait sans les dessins, vraiment très bons… Et les robots : leur humour n'est pas de trop pour relancer la machine. J'y vois d'ailleurs l'une des raisons de la supériorité de cette série sur celle dédiée aux technopères. Vraiment, les dérivés, préquelles, séquelles, personnages, castes, tirées de l'Incal sont dispensables ! Mais comme l'Incal lui même est excellent et qu'on aime en explorer l'univers comme celui de tout champ des possibles un tant soit peu prometteur, on peut céder à la tentation de lire plutôt que de rêver alors que "rêver, c'est survivre !"

03/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Mémoires d'outre-espace
Mémoires d'outre-espace

Histoires très courtes et des années 70... Mais pour ceux qui sont passionnés par Bilal, on peut y détecter quelques changements dans le trait et la colorisation, surtout dans la combinaison des deux. Je continue à aimer les drames coloniaux et l'humour noir qui se dégage de l'ensemble.

03/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Skblllz
Skblllz

J'avais l'habitude de lire ces histoires à ma fille aînée, quand elle était petite, à l'heure du coucher. Elle riait beaucoup et finalement il n'y avait pas beaucoup de texte à lire, tant mieux ! L'animal si étrange avec ses œufs-surprise était amusant et les dessins de Géri sont très bien dans ce type de gags.

03/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Le Voyage en Italie
Le Voyage en Italie

J'ai terminé de relire les deux albums et j'aime beaucoup. À l'époque, j'avais surtout apprécié les dessins, mais maintenant les sentiments et les émotions ont plus de poids. Le voyage en Italie est principalement un voyage au fond de soi, pour Art. J'ai été satisfait d'un certain bonheur qu'il a atteint. Au contraire, une certaine tristesse finale est restée en moi à propos de Shirley et beaucoup de peine pour Ian. Tout est dessiné avec une grande sensibilité par Cosey. Je ne suis pas très porté à exprimer mes émotions mais ici l'anonymat aide. Je trouve que l'image des couvertures, combinée, est très réussie.

03/06/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série L'Âge des secrets
L'Âge des secrets

Ma note oscille entre le "Pas mal" et le "Sans plus", mais je vais laisser arrondi au supérieur pour la qualité du dessin et sa façon d'être très aéré, lent et posé. Il n'y a qu'a voir en galerie pour comprendre l'idée, les 368 pages sont assez vite lues malgré la quantité ! Cela dit, pour parler encore du dessin, je trouve que ça fait parfois un peu trop léger. On sent l'absence de décors, pratiquement tout le temps absent, qui manquent dans les pages, de même que de nombreuses autres pages comportent des fourmis uniquement. Une métaphore que je n'ai pas spécialement compris, peut-être simplement une métaphore du temps qui passe mais pourquoi mettre des fourmis spécialement ? Bref c'est joli mais un peu trop enfantin et souvent vide, ce qui fait que j'ai du mal à retenir des visuels et des pages marquantes. Pour l'histoire, on est dans ces histoires de jeunes qui découvrent que la vie peut être plus complexe, qu'elles sortent de l'enfance et rentrent dans l'âge des secrets. Et puis voila, il n'y a pas grand chose d'autre à se mettre sous la dent. La BD est sur une jeune femme étrange, que j'ai eu du mal à cerner. Elle ne peut pas mentir, ou semble ne pas connaitre le mensonge et répond tout le temps la vérité. Déjà j'ai eu du mal à comprendre, parce qu'il me semblait que les enfants savent assez rapidement ce qu'est un mensonge et comment ça marche. Je vois l'idée de l'innocence de l'enfance et la découverte d'un monde différent, où l'on ne dit pas tout. Mais ça donne un personnage très peu crédible, que je n'apprécie pas spécialement. D'ailleurs j'avais mal compris lors de la lecture, je croyais que c'était des cousines faisant des vacances en famille, mais en fait il s'agit d'amies qui passent leurs vacances ensemble. Du fait que je trouvais que l'histoire était assez linéaire, pas très intéressante et aux personnages assez désagréable. Les deux grandes n'ont vraiment rien fait pour m'être sympathique, même si je comprends l'idée des ados en train d'expérimenter le premier amour. C'est juste rapidement des gamines lassantes. En fait, l'absence de communication claire, l'obligation d'être cool (et donc de fumer, qu'est-ce que ça peut m'AGACER !) m'a tenu loin de ces personnages. Ce sont des gens que je n'apprécie pas, qui ne m'évoquent personne et dont l'histoire est trop linéaire. D'ailleurs la fin est assez peu claire : on a une sorte de dernier été de l'innocence, mais qui manque de corps. Le personnage principal semble avoir perdu une amie, et rideau on passe à autre chose. Mais est-ce vraiment grandir ? La morale de l'histoire est étrange, pas franchement intéressante d’ailleurs. Bref, une BD qui m'a laissé sur ma faim et dont j'ai peu apprécié le déroulé. C'est étrange, peut-être que je n'arrive pas du tout à m'identifier à ce qu'il se passe pour apprécier clairement, mais dans l'ensemble j'ai assez peu aimé ma lecture. C'était facile à lire, cela dit, et c'est ce qui fait arrondir ma note vers le haut. Mais globalement je pense que j’oublierai vite la BD.

03/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Mimésia
Mimésia

Mimésia propose une science-fiction dystopique assez loufoque qui imagine un futur foisonnant de races, de peuples et de créatures aux apparences souvent surprenantes, qui est malheureusement corseté par une IA totalitaire qui cherche à tout normaliser au nom de l'efficacité, au détriment de l'imaginaire, de la culture et de l'art. Un robot coach sportif se retrouve malgré lui responsable de la protection d'un buste de marbre devenu objet de résistance face à ce pouvoir uniformisateur. J'ai apprécié la créativité visuelle de l'ensemble. Les personnages sont souvent improbables, à commencer par ce trio d'handicapés directement inspiré des Mendiants de Brueghel, tandis que le sympathique Tin, persuadé de sauver quelque chose d'essentiel en protégeant une œuvre d'art, constitue un héros assez attachant. Les décors regorgent également d'idées, notamment cette étonnante ville ondulée du début où le sol semble suivre des vagues et où la gravité paraît se plier à une géographie absurde. Le dessin de Micol est immédiatement reconnaissable. Ses couleurs directes, son trait expressif et son sens de la composition apportent beaucoup de personnalité à l'album. Cette esthétique accentue le côté étrange et décalé du récit tout en lui donnant un charme certain. L'histoire se lit avec plaisir et multiplie les trouvailles visuelles, les situations improbables et les idées amusantes autour de la place de l'art dans une société dominée par l'intelligence artificielle. Ce n'est qu'après plusieurs chapitres que j'ai véritablement compris le lien avec le musée du Louvre. En effet, le scénario avait été proposé à l'origine pour la collection coéditée avec le musée, avant d'être refusé. Futuropolis a finalement permis à Micol de mener son projet à terme, ce qui explique sans doute cette impression de liberté totale qui se dégage de l'album. En revanche, la conclusion m'a paru moins convaincante. Là où le récit parvenait jusque-là à maintenir un équilibre entre fantaisie et cohérence interne, le final bascule davantage dans la loufoquerie et donne l'impression de résoudre les choses un peu trop facilement (même s'il m'a permis au passage de découvrir l'amusante erreur HTTP 418 "I'm a teapot"). J'en retiens donc une bande dessinée inventive, visuellement riche et portée par un sincère amour de l'art et de la création. La lecture est agréable, souvent souriante, et déborde d'idées originales. Dommage que son dénouement un peu confus et expéditif me laisse finalement dans un sentiment assez mitigé, entre enthousiasme pour l'univers proposé et frustration devant une conclusion qui ne me semble pas à la hauteur de ses ambitions.

03/06/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Afro Samurai
Afro Samurai

Un manga (mais un animé aussi) qui se lit à la mode européenne. Pourquoi ce titre Afro Samurai ? Afro est un samouraï noir à la tignasse crépue. Un récit basé sur la vengeance, notre Afro (et aussi affreux) veut venger la mort de son père, pour cela il va partir à la recherche de son meurtrier : N°1 (un homme avec le pouvoir d'un dieu). Une numérotation (qui rappellera une célèbre série pour les plus anciens) non expliquée, mais on devine une hiérarchisation dans ce "panthéon". J'ai oublié de vous signaler que le papa d'Afro était N°2. On va donc assister - dans un Japon féodal où vient se greffer une technologie XXe siècle (téléphone à clapet par exemple) - à une succession de scènes de combat très violente, ça découpe et charcute à tout va. Un scénario très mince même s'il tente d'explorer les limites de cette quête vengeresse. Le personnage d'Afro, avec son allure dégingandé et son mégot au bec, est tout sauf sympathique, mais bon, ce n'est pas le but de ce récit où l'action prime sur le fond. La narration ultra dynamique, malgré quelques rares moments d'accalmie, m'a permis de passer un agréable moment sans prise de tête. Le point fort de ce manga est sans conteste son graphisme. Un très beau noir et blanc, avec toutes les nuances de gris, au trait anguleux et énergique. La couleur rouge n'apparaît que pour les nombreuses flaques de sang. J'ai aimé le soin apporté aux décors et la diversité des faciès. Un petit bémol tout de même pour les scènes de combat, elles sont très sombres et manquent souvent de lisibilité. Une curiosité.

03/06/2026 (modifier)