Les derniers avis (114554 avis)

Couverture de la série L'Héritière du Dragon
L'Héritière du Dragon

Bon. Bon, bon, bon. Comme (trop) souvent, lors des courses, je craque et me permet un petit achat impulsif, une petite lecture à l'aveugle. Ici, je suis tombée sur le premier tome d'une série et même si le postulat et le dessin ne me faisaient pas miroiter une création révolutionnaire je me suis permise de l'acheter me disant qu'après tout ce n'était qu'un seul tome et que cela ne serait pas si cher que cela - on pourrait croire à ce genre de réflexion que je peux me permettre de jeter de l'argent dans n'importe quoi mais pas du tout, je suis juste une abrutie (ne faites pas ça chez vous les enfants). Bon, en effet, ce premier tome ne m'a pas du tout convaincue et je ne compte pas continuer l'aventure (encore de l'argent bien dépensé ma p'tite Deretaline…). J'ai vraiment essayé de donner sa chance à l'album, le dessin (sans être, là encore, révolutionnaire) me semblait un minimum travaillé, l'incipit (bien que cliché) était suffisamment simple pour permettre à l'auteur-ice de partir dans la direction de son choix (aventure épique, comédie d'action, …), malheureusement le résultat est cliché au possible. J'ai vraiment eu l'impression de suivre le speedrun d'un scénario, on passe d'instant cliché en instant cliché sans remoud, sans surprise ou prise de risque, les instants comiques/légers comme les instants réflexifs ont parfois à peine une case allouée, tout s'enchaîne bien trop vite pour développer un semblant d'attachement au moindre des personnages qui ne seront de toute façon jamais étoffés au delà du post-it résumant leurs archétypes, le texte ne recèle aucune malice ou naturel, … Bref, c'est pas que c'est nul à proprement parlé, c'est surtout que c'est sacrément oubliable. La protagoniste orpheline se révèle être hors du commun (ici elle a l'âme d'un dragon enfermé en elle), un mythe fondateur aux versions pas toujours cohérentes semble cacher une vérité aujourd'hui oubliée, des personnages qui en savent beaucoup plus que nous font de la rétention d'information artificielle, notre fougueuse héroïne a de beaux yeux verrons pour se distinguer de la plèbe, que d'originalité mes ami-e-s. Pas mauvais, en soi, même si le récit est tout sauf inventif il y a toujours moyen que le tout s'améliore à l'avenir, mais sachant qu'un premier tome (comme un premier chapitre, un premier épisode ou tout autre forme d'introduction narrative) ça a quand-même pour but, au delà d'instaurer et de lancer l'intrigue, de capter l'attention des lecteur-ice-s/spectateur-ice-s et de présenter un minimum ses talents narratifs, quand je tombe sur une ouverture si plate, si oubliable, que l'auteur-ice iel même n'a pas eu l'air "habité-e" par son projet, j'ai envie de dire que la suite de la série a tout de même peu de chance de se révéler surprenamment bonne. Encore une fois pas mauvais, mais pas bon à mes yeux pour autant.

22/03/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Adrénaline
Adrénaline

Un album de Voss en couleurs, c'est assez rare pour être souligné. C'est un autre recueil d'histoires courtes publié quelques mois avant Lokyia. Bizarrement, la plupart des récits ont une fin assez plate, le découpage visuel est beaucoup plus sage aussi. Sur la moitié des histoires, Voss n'est pas le scénariste. On aperçoit Philippe Manoeuvre dans les noms.... On a du mal à retrouver l'humour noir caractéristique de l'auteur, un peu comme si Voss essayait de s'ouvrir à un public plus large. Une relative déception par rapport au reste de son œuvre.

22/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Devil Dinosaur - L'intégrale
Devil Dinosaur - L'intégrale

Une des dernières sinon la dernière série que Jack Kirby a créé pour Marvel et c'est vraiment une sortie par la petite porte. C'est une série qui na pas l'ambition d'autres séries de Kirby, c'est juste une série de pur divertissement et je trouve que ça ne fonctionne pas, du moins sur moi. Je peux imaginer des jeunes enfants des années 70 fans de dinosaures lire cette série avec excitation, mais le style est trop daté. Kirby était à un point de sa carrière où ses meilleurs créations étaient derrières lui et il devenait une caricature de lui-même tant au niveau du dessin que du scénario. Les histoires m'ennuient, mais je dois dire que je ne suis pas un gros d'histoires de dinosaures. Quant au dessin. si les dinosaures sont beaux et sont le point fort de la série, je n'aime pas trop comment sont dessinés les singes humanoïdes ou du moins leurs visages. En gros, c'est une série qui s'adresse uniquement aux nostalgiques qui ont lu cette série durant leur jeunesse et/ou aux grands fans de Kirby qui veulent tout lire de lui. En tout cas, ils vont être en terrain connu parce que c'est encore une série de Kirby où les extraterrestres débarquent !

21/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Invaders - L'intégrale
Invaders - L'intégrale

J'ai souvent de la difficulté avec les scénarios de Roy Thomas. J'aime bien ses scénarios pour Conan et les Avengers et son run avec Neal Adams sur X-Men était très bon, mais le reste de ce que j'ai lu de lui me laisse au mieux indifférent. C'est le cas ici avec cette série qui se passe durant la seconde guerre mondiale et mets en vedette les trois grosses vedettes du Marvel des années 40: Captain America, Namor et la première Torche Humaine. Roy Thomas est un gros fan des comics books des années 40 alors il va avoir pleins de références et d'hommages à d'autres séries que je ne connais pas et dont je me fous un peu. La caractérisation des personnages est vraiment simpliste. Namor, par exemple, perds le coté ambiguë et même méchant qu'il avait dans ses propres aventures au cours de la décennie des années 40. Ce sont des bêtes aventures bourrés d'actions et même pas divertissant. Comme c'est toujours le cas avec Thomas, il y a beaucoup de dialogues et vers la fin de l'album j'en avais marre de les lire et je les ai juste survolés. La plupart des épisodes sont dessinés par Frank Robbins, un dessinateur qui a débuté dans les années 30-40 alors il était le dessinateur idéal pour une série qui rends hommage à cette période, mais son dessin est trop daté et pas du tout excitant. En fait, je ne suis pas un grand fan des comics books de cette période, mais il y a certaines séries qui surnagent du lot et qui possèdent un certain charme. Ici, il n'y a pas ce charme. Vous avez déjà lu une série BD qui rends hommage aux bds des années 50-60 ou à un auteur en particulier (comme c'est le cas avec Maurice Tillieux) et vous avez eu l'impression que c'était plus daté et niais que ce qu'on faisait à l'époque ? Ben ici c'est la même chose, mais pour les comics !

21/03/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Alef-Thau
Alef-Thau

Alors moi j'aime bien que le héros ne soit à l'origine qu'un tronc et une tête : pour se construire, il se construit. Mais l'univers est tellement moins riche que l'Incal si au moins il est plus original que ses dérivés ! Le dessin ? S'il ne vaut pas celui de l'Incal et quelques autres, il vaut mieux que celui du Monde d'Edena, alors… Je dois dire que j'ai apprécié un dessin nouveau, original avec des couleurs convenant à un univers de fantasy. J'avais oublié cette série mais Stripsforever2000! m'y a fait repenser, et ce n'est pas désagréable… Le héros construit sa force, son opposante, Diamante, construit sa fragilité, et tous deux deviennent meilleurs l'un par l'autre. Tout cela me plait beaucoup, mais avec un côté foutraque, il faut bien dire que les autres éléments de l'histoire m'ont paru pauvres et sans trop d'intérêt. Comme un certain nombre d'œuvres, on peut rêver de ce qu'elles auraient été si abouties, de même que Dream - ou plutôt Sandman ! - dans la série éponyme collectionne les livres écris en rêve par les auteurs.

21/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Alef-Thau
Alef-Thau

J’ai découvert Alef-Thau et Jodorowski grâce à un de mes auteurs préférées , Mobius- Giraud et la Bande Dessinée Culte, L’incal. L’Incal ma tellement plu que j’ai pris la chance aveugle , mi les années 80 , pour acheter les deux premiers tomes d’Alef-Thau. Étant installé à l’étranger et durant mes visites infréquentés en Belgique le long des ans , j’étais intéressé à obtenir les autres numero’s Et.. je ne trouvai pas ! ( Ca doit ce collectionner ! ) C’est en 2024 que j’ai obtenu le dernier. Le numéro 8 et dessinée par Alexandre Covial. C’est tout aussi bien dessinée et joli. et Anti Climatique question scénario ! Âpre lire ce dernier , je ne comprenais plus rien de cette Histoire ! Depuis, Lors de la dernière Bourse à Lys-Lez-Lannoy j’ai finalement pu finir cette quête en trouvant toute l’histoire en Intégrale sur deux Volumes ! D’un Coup , j’ai pu lire toute ce Fantasme et même Temps ! Au début, j’aimais l’histoire… Depuis, j’ai suivant commentaire à faire. Jodorwski est un personnage d’une fore créatrice hors du commun. J’avais compris avec l’Incal , qui’ prenait sur des Thèmes New Âge et sur la religion Hindu, beaucoup d’éléments, pour faire une très bonne histoire . Depuis… et de Lire «  Bouncer «  . Ce Dernier qui demontre l’envergure des Thèmes que jodo aborde. Ca va du Sacrée au Profane ! Et la, avec Alef-Thau, je suis guerre surpris qu’il abordait de Nouveau des thèmes pseudo religieux. L’histoire se lis bien. Arno fesait des beaux dessins et certains tableaux sont magnifiques. Les Engins spatiaux sont très beaux, les monstres et paysages aussi, mais l’histoire même reste presque tout le temps Coincée sur «  le plan Astral » pseudo Theosophiste . Même le titre , Alef-Thai cachée cette idée en Pleine Vue. Alef etant la première lettre de l’alphabet Hébreu ( Alpha ) et signifie la présence de Dieu . Thau est la dernière lettre de ce même alphabet et signifie la protection divine ou Oméga, la fin de tout. OK , ça marche, sur des Béquilles . Tout comté fait c’est très joli mais si on réfléchit de ce qu’on Vient de lire, il n’y a pas quand chose qui reste gravée dans la Mémoire . Avec sa , je termine mes lectures Jodoroski tout en étant appréciatif de ce grand Artiste très polyvalent qui doit avoir 96 ans en 2026 ! Dans tout les génres BD, Alef Thau prend une place speciale. Ca lis bien en Intégrale, mieux qu’en tomes individuelles . Tant Mieux. comme ça , ça permet de finir l’Histoire en une fois ( 400 pages ) et de m’être de cotée une fois pour tout, et décider si on veut retenir dans sa collection. C’est Jodorowski !

21/03/2026 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Un été loin des hommes
Un été loin des hommes

Dans ce roman graphique délicat, la question du deuil rejoint celle du temps qui passe et active les souvenirs d’un âge où les oripeaux de l’enfance se désagrègent lentement face aux problématiques des adultes. Si le sujet a été abondement traité, c’est toujours son approche qui distinguera l'œuvre du tout-venant. A ce titre, « Un été loin des hommes » est une réussite. L’ouvrage respire l’authenticité dans cette évocation des vacances, à partir de la mort d’un proche, en l’occurrence la mère de Frédérique qui repense à cet été 1985 en Corse, où ses parents avaient été à deux doigts de se séparer. La pré-adolescente qu’elle était alors est en proie à des questionnements liés à cet âge, mais pas seulement, car on la sent en quête d’elle-même, étrangement attirée par les filles, mal à l’aise dans un monde où elle peine à se construire, un sentiment aggravé par les fissures qui se creusent entre son père et sa mère, et la menace d’un divorce imminent… Comme si des nuages noirs étaient venus assombrir le soleil corse pourtant réputé inaltérable… Dans ce contexte peu serein, la vie continue pourtant à s’écouler comme si de rien n’était au milieu de ce décor de rêve qu’est l’île de beauté, où les apparences de l’insouciance parviennent à masquer, et peut-être alléger aussi les tourments intérieurs des êtres. Et c’est en parsemant leur récit d’anecdotes anodines que Fabienne Blanchut et Catherine Locandro parviennent à y injecter l’authenticité en question. Des anecdotes qui font résonner en chacun de nous les flashs marquants d’une jeunesse qui s’éloigne… Tout cela, Thomas Campi va le mettre en images de façon magistrale, tant sur le plan du dessin que de la couleur. Sa palette variée aux tonalités chatoyantes vient enrober son trait délicat d’une aura enchanteresse, conférant à cette Corse des années 80 un côté idyllique, où le réalisme s’accorde parfaitement avec une nostalgie bien dosée. Les références visuelles nous immergent dans cette époque qui avait tout de même meilleure mine sous les cieux estivaux de l’île de beauté, parce que quand on y pense, la crise économique avait déjà commencé à produire ses effets néfastes. Malgré la gravité du sujet, on ressort apaisé d’une lecture jamais plombante, comme si par une sorte de magie, l’environnement lumineux de l’histoire avait exercé son influence sur les êtres en évitant les drames potentiels. Voilà pourquoi « Un été loin des hommes », dans sa simplicité, constitue une lecture éblouissante qui imprime sur nos rétines une couleur splendide.

21/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Dimanche perdu (À la recherche du dimanche perdu)
Le Dimanche perdu (À la recherche du dimanche perdu)

Je l'ai déjà dit par le passé mais j'adore les contes, leur simplicité de forme, leur puissance évocatrice et leur capacité à se mouvoir et évoluer au fil des ans et des cultures. Qu'ici l'autrice assume complètement son travail de réécriture et de réinterprétation d'un vieux conte (déjà plusieurs fois réécris par le passé) et cherche à nous présenter ouvertement sa version du récit a ajouté à ma lecture un véritable plaisir de connivence (un point positif non négligeable, donc). L'histoire est celle d'une jeune fille trimant toute la semaine qui décide un beau jour de partir récupérer le dimanche que l'on dit avoir été volé par une méchante sorcière. L'histoire est simple, archétypale même dans sa construction narrative (avec ses épreuves à la morale évidente), mais le conte fait mouche, la lecture est charmante (surtout avec le trait et les couleurs chaleureuses d'Ileana Surducan), les représentations métaphoriques des jours de la semaine en loups affamés mais "domesticables" est joliment trouvée, la morale sur la nécessité de se reposer sans pour autant tirer au flanc est ma foi louable à partager, … Bref, pour une lecture jeunesse visant à inculquer une morale et éveiller l'imaginaire, je dirais que l'album réussi son objectif. Une lecture rapide mais que je ne regrette pas. Allez, sans être chamboulée je ressors charmée et je vais même arrondir ma note au supérieur ! (Note réelle 3,5)

21/03/2026 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série Le Syndrome de l'imposteurE
Le Syndrome de l'imposteurE

Pour commencer, le parti pris éditorial est plutôt bien vu, avec cette sur-couverture en plastique semi-transparent représentant un masque vénitien, qui, une fois retirée, laisse apparaître le visage de la jeune femme que l’on verra dans une bonne partie du livre : c’est elle qui souffre du fameux « syndrome de l’imposteur ». Mi-documentaire, mi-fiction, l’ouvrage traite donc de ce phénomène (c’était le terme utilisé lorsqu’il fut identifié à la fin des années 70 par deux universitaires états-uniennes, qui le considéraient comme une expérience psychologique plutôt que comme une pathologie, contrairement à « syndrome » qui fut en quelque sorte imposé par les médias quand ceux-ci commencèrent à l’évoquer, comme le précisent les auteurs) qui trouve un écho de plus en plus fort dans le milieu du travail et semble toucher plus particulièrement la gent féminine, même si les études réalisées doivent être prises avec des pincettes. Dans un monde où règne souvent l’esprit de compétition, les hommes ont peut-être plus de réticence à avouer leurs failles et leurs souffrances au travail. Et pourtant, les conséquences sont souvent dramatiques pour les victimes. Des études ont souligné que les personnes les plus exposées étaient avant tout les femmes (d’où le E majuscule du titre), mais également issues d’un milieu social défavorisé, des minorités « non-blanches » ou des régions éloignées des grands centres urbains. Celles qui étaient parvenues à gravir les échelons dans le cadre de leur profession avaient conservé une forme de culpabilité et manquaient de la confiance dont bénéficient leurs congénères plus favorisés. Pour lutter contre ce sentiment, elles mouillent plus leur chemise et sont prêtes à se démener par peur de redescendre là d’où elles viennent… la contrepartie, c’est le risque de faire une dépression ou un burn-out… qui n’équivalent donc pas au fameux syndrome mais en constituent plutôt les effets… Si l’objet, tout en mettant en lumière ce fameux « syndrome » encore relativement méconnu mais avec plus d’implications qu’on pourrait le penser, il peut aussi par certains aspects se rapprocher du guide de développement personnel (avec même un test à la fin), mais dans le bon sens du terme et loin des ouvrages lucratifs de ce type. L’ouvrage, très didactique, est basé sur des études sérieuses et des points de vue de philosophes, mais aussi des interviews de figures publiques (Michelle Obama, la journaliste Nora Hamadi, l’ex-championne d’athlétisme Dado, la professeure de lettres Karine Dijoud…) ou de citoyens ordinaires, qui en apparence paraissent tout à fait bien dans leurs baskets mais à moment donné ont tous expérimenté ce « syndrome » à un degré plus ou moins fort, et ils sont beaucoup plus nombreux qu’on ne pourrait le croire, l’important étant de ne pas « enlever le masque en public ». Moi-même, je n’y ai pas échappé étant plus jeune. Et vous qui lisez ces lignes, vous êtes-vous déjà posé la question ? Attention, il n’est pas question de prendre la question à la légère en permettant à chacun de se dédouaner pour ses manquements, car le sujet est complexe : si « 83 % des Français présentent des signes modérés ou forts du syndrome (…), il est intense pour près d’un tiers de la population ! » Toute la nuance est dans ces chiffres. L’étude a été réalisée avec le concours du psychologue Kevin Chassandre, qui fournit une analyse éclairante du syndrome avec la diversité de ses symptômes (du simple doute à la détresse émotionnelle), tout en glissant quelques pistes pour mieux le combattre. Graphiquement, on appréciera la simplicité du trait de Fanny Briant et la fraîcheur des couleurs, assortis à une mise en page libre et variée, qui contribuent à procurer un bon moment de lecture, tout en abordant un sujet sociétal important. « Le Syndrome de l’imposteurE » est une lecture appréciable qui prend soin d’éviter les raccourcis et tente d’intégrer tous les points de vue, y compris celui de certaines féministes considérant ce syndrome comme une élucubration, quand bien même il fut identifié par des femmes… Aucune conclusion hâtive ici, ce qui laisse la place à d’autres questionnements, mais le livre reste suffisamment enrichissant pour tenter d’adopter une opinion équilibrée.

21/03/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série La 13e piste
La 13e piste

J'avais bien aimé Erased, de Kei Sanbe, auteur qui s'est fait remarquer pour ses mangas empreints de mystère, ses manipulations mentales et ses personnages ordinaires qui se retrouvent dans des situations complètement folles. C'est toujours le cas ici, avec cette famille de bonnes personnes, qui aident les autres même si elles-mêmes ne sont pas forcément dans une situation très favorable. Le mystère est don très présent dès ce premier tome, surtout autour du père, qui reçoit des cartes postales le prévenant d'évènements heureux ou malheureux à venir. Ca m'a un peut fait penser à cette vieille série; Demain à la Une, dans laquelle le héros reçoit le journal du lendemain annonçant des catastrophes. Comme ce personnage, Toya, qui est un chic type, choisit d'intervenir pour empêcher une tragédie de survenir. Mais quel est le dessein derrière tout ça ? Et pourquoi ces chiffres décroissants sur les cartes postales ? Sanbe distille donc ses énigmes de manière savamment dosée, comme toujours, et nous embarque dans cette histoire qui présage des faux-semblants, des masques, ces chaussses-trapes... A suivre, donc.

21/03/2026 (modifier)