Les derniers avis (39782 avis)

Par Picado
Note: 4/5
Couverture de la série Indigo Blue
Indigo Blue

Je suis relativement embêté pour noter cette série. En effet je la trouve moins réussie que Love My life, mais elle est tout de même bien... Le style de dessin épuré de Ebine Yamaji me touche toujours autant. J'apprécie vraiment la lecture de ses mangas pour la qualité et la beauté de son dessin. L'histoire est profonde, mais les personnages sont beaucoup moins attachants que dans Love My Life, manga duquel se détachait un véritable dynamisme. Là on sombre un peu dans le tristus et dans le nostalgique, car au final Rutsu ne sait pas qui elle est, n'arrive pas à s'assumer et fait preuve de lâcheté envers les deux personnes qu'elle aime. J'apprécie ceci étant la profondeur du récit, qui soulève de fortes questions et qui montre qu'on ne "naît pas homosexuel", ce que pensent beaucoup de personnes. Etant persuadé que tous se demandent un jour, "pourquoi l'homosexualité?", voire "pourquoi une personne du même sexe m'attire ?", je trouve que ce manga retranscrit bien ce que pense Ebine Yamaji. J'aime beaucoup aussi les liens que garde Yamaji avec le quotidien, les arts et la sexualité... Son monde ressemble au nôtre en toute simplicité et c'est vraiment agréable à lire.

16/02/2005 (modifier)
Par Picado
Note: 4/5
Couverture de la série Le Décalogue
Le Décalogue

Presque du 5/5: du très bon et un petit creux dans cette grande série: le tout se révèle très agréable à lire. Pour tout dire j'ai adoré les tomes 1 à 5 avec un gros coup de coeur pour "le vengeur" (tome 4), qui se révèle à la fois d'une grande force et d'une grande finesse en traitant les thèmes de l'amour, de la famille, de la religion et de la politique durant la seconde guerre mondiale. Je trouve réellement qu'il y a un creux sur les tomes 6 et 7, même s'ils restent agréables à lire. Le tout repart au tome 8, qui traite agréablement bien des évolutions du traitement de la démence, jusqu'au tome 11, épilogue qui conclut et complète cette série. C'est le mode de construction anté chronologique qui donne force à la série: lors de la parution j'attendais vraiment de savoir qui avait le bouquin dans les mains, quelle était l'histoire du livre et qui se la passaient de main en main... Je trouve que Giroud se sert très bien du prétexte du livre, pour aborder des éléments marquants de l'histoire, et des interrogations actuelles ( la folie, la religion), tout en laissant part aux émotions... En ce qui concerne les dessins, je trouve que l'idée de faire participer des dessinateurs différents est très bonne... même si je n'apprécie pas tout (comme le côté cireux du troisième tome)... Bref une série à lire, à relire, dans l'ordre chronologique, ou anté (c'est quoi le mot déjà???)... En lisant les tomes à la suite ou en one-shot...

16/02/2005 (modifier)
Par Kael
Note: 4/5
Couverture de la série A la lettre près
A la lettre près

"J'écris à l'adulte que je serai plus tard pour qu'il ne devienne pas celui que je redoute" Cette seule phrase figurant sur le 4e de couverture a suffit à me convaincre d'acheter cet album. Cette idée est dès le départ assez lumineuse, mais son traitement l'est plus encore. A chaque chapitre on remonte le temps de quelques années, après avoir découvert une nouvelle page de cette lettre. Tout s'enchaine, et en quelques épisodes de vie, on voit comme le héros (l'auteur ???) a changé, à quel point il est loin d'être celui qu'il rêvait d'être, gardant pourtant les mêmes doutes. Le ton employé par l'auteur donne une certaine justesse à ce récit. La bichromie m'a laissé un peu de marbre par contre, je crois que j'aurais préféré que ça reste en noir et blanc finalement. Le dessin de Pomès (crayon ? fusain ?) se suffit à lui même. Un album original et assez troublant finalement.

15/02/2005 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 4/5
Couverture de la série Jhen (Xan)
Jhen (Xan)

Je me souviens avoir lu, relu et re-relu un nombre incalculable de fois mes quelques albums de Jhen quand j'étais un piti garçon, fan de chateaux forts et de chevaliers en armure. Aujourd'hui, après les avoir parcouru à nouveau, j'en retire autant de plaisir mais pour des raisons différentes. D'abord parce que j'apprécie le sérieux de la documentation de l'auteur à sa juste valeur. Je ne suis pas médiéviste mais il me semble qu'évènements, costumes et décors sont méticuleusement reconstitués et - pour ce que j'en sais - très fidèles à la réalité historique. Ensuite parce que le ton assez sombre de la BD (en ce sens très différent d'Alix) sonne souvent juste. Les personnages sont durs et souvent cyniques (il y a bien sûr l'effrayant et charismatique Gilles de Rais, mais Jhen lui même peut être parfois assez tranchant), les combats sont sanglants à souhait et le contexte de cette France qui sort péniblement de la Guerre de cent ans n'est pas sans évoquer l'atmosphère des compagnons du crépuscule de Bourgeon. Ce qui m'a un peu déçu, c'est le héros lui même qui souffre du même défaut qu'Alix: il manque souvent d'épaisseur et sert surtout de prétexte à emmener le lecteur dans tel endroit, ou dans le cadre de tel évènement historique. En gros, il manque un peu d'âme. Cette BD ne satisfera certainement pas un très large public mais les amateurs du bas Moyen Age y trouveront probablement leur compte.

15/02/2005 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 4/5
Couverture de la série Western
Western

Très bon one shot signé par le duo qu'on ne présente plus, Rosinski et Van Hamme. Une histoire brutale, cynique et pleine d'ironie. Voilà quelque chose qui m'a agréablement surpris de la part de VH qui a su dans cet opus se démarquer de son univers habituel économico-géopolitico-sulitzérien. Le récit, à la première personne, est sobre et bien rythmé, et les rebondissements sont nombreux. J'irai peut être même jusqu'à dire qu'il y aurait là matière à un bon scénar' de film (- Oulà, Gévaudan, comme vous y allez! - Si, si, j'insiste). Les dessins sont de très bonne facture et les fresques que l'on retrouve entre chaque grande partie sont tout bêtement à tomber par terre tellement que c'est beau. Alors, pourquoi pas un 5/5 espèce de gros radin, allez vous me demander? Ben disons que ça révolutionne pas le genre non plus, et je ne pense pas que cette BD fera oeuvre de référence en la matière quand même. Si vous avez aimé Western, allez lire On a tué Wild Bill, ça devrait vous plaire également..

15/02/2005 (modifier)
Couverture de la série Ripple - Une prédilection pour Tina
Ripple - Une prédilection pour Tina

Cet album nous raconte une histoire d'addiction sexuelle totalement viscérale. Narré à la première personne par Martin qui ne nous épargne aucun des détails de son expérience de vie avec Tina, il y a de nombreux passages crus qui peuvent déranger de par leur réalisme. Graphiquement c'est un style underground qui ne manque pas lui non plus de réalisme. Visuellement c'est imprimé en bleu sur du papier jaune avec quelques touches d'un rose foncé (les dessins et écrits de Martin). Les cases sont grossièrement tracées à la main et le cadrage est souvent spécial. A l'ouverture de chacun des cinq chapitres il y a une illustration plus "expérimentale". Je ne connaissais pas Dave Cooper, auteur canadien de BD indépendante, cela a été une bonne surprise. Ripple est le dernier chapitre de sa trilogie: "Suckle, Crumple, Ripple". L'album Ripple est bien sûr une histoire totalement indépendante des autres. J'ai beaucoup aimé cet album, les personnages sonnent tellement juste que l'on a l'impression que cette histoire destructrice a été réellement vécue. Aucune forme de censure n'est présente dans cet album, âmes sensibles s'abstenir. Fans de romans graphiques traitant du sujet de l'intime voir de l'intimisme, vous ne serez pas déçus.

15/02/2005 (modifier)
Par herve
Note: 5/5
Couverture de la série De mal en pis
De mal en pis

Un pavé cette BD, mais est–ce encore une BD ? Très dense, la lecture m’a pris une bonne semaine pour tout apprécier, y compris les notes de bas de pages qui sont plus pour rappeler au français que nous sommes, certaines subtilités voire références de la langue anglo-saxonne. Si le récit est long (600 pages tout de même), Alex Robinson a eu l’idée de le découper en chapitres, annoncés par un tableau des principaux personnages répondant à une question existentielle (qu’est ce vous voulez pour Noël ? par exemple). L’histoire s’inscrit dans l’air du temps puisque l’on parle colocation (style "friends" mais en plus intelligent) de boulot, de rencontres, d’espoirs, d’échecs et de ruptures. Ruptures amoureuse (d’ailleurs le livre débute ainsi), rupture avec la société (Cf. le groupe de rockeurs-du-dessous). Beaucoup de moments drôles (la logeuse est excellente !), d’émotion (le noël du professeur), de grâce (la scène du patinage), de doute (à travers Ed Velasquez). Evidemment le monde du travail très présent, n’est pas épargné, en particulier celui de la BD et de l’édition, à travers Irving Flavor, dessinateur ô combien désagréable à la première approche. Tout au long de ces 600 pages, on s’attache à tous ces personnages gravitant autour de Sherman, l’étudiant-apprenti- écrivain-libraire : du dessinateur-raté à la logeuse-caporal chef, en passant par la journaliste-bordélique et l’intello-dragueur fou… bref une galerie de portraits parfaitement réussis. Le génie de Robinson est d’avoir fait passer l’intrigue d’un personnage à un autre… sans que l’on se rende compte qu’au final, le héros n’est pas celui que l’on croit mais chut…. En outre l’épilogue est traité de façon magistrale et la nostalgie nous rattrape. "De mal en pis", un roman graphique qui évidemment ravira les amateurs du genre mais qu’il faut absolument faire découvrir autour de vous …un régal, une claque aussi saisissante que ne l’était « Blankets » en début d’année.

14/02/2005 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Elle ne pleure pas, elle chante
Elle ne pleure pas, elle chante

La collection "Mirages" de Delcourt nous offre coup sur coup trois chefs- d'oeuvre, après "trois éclats blancs" et "la malle Sanderson", voici donc "elle ne pleure pas, elle chante", adapté d'un roman d'Amélie Sarn par un Corbeyran inattendu. Parfaitement mis en image par Thierry Murat, cette BD est un concentré de sensibilité, de non-dit, de haine, et d'amour. Les décors d'ailleurs minimalistes (dans le style d'Emmanuel Guibert) rendent le récit encore plus poignant en concentrant l'histoire sur Laura et son père. Un découpage parfaitement maîtrisé illustre le drame de Laura, victime d'inceste pendant son enfance. Un récit dur, très dur même, et on ne peut que saluer les auteurs d'avoir traiter ce sujet encore tabou sous forme de bande dessinée. Comme quoi, même en BD, les mauvais sentiments font de bons albums ! A découvrir d'urgence !

14/02/2005 (modifier)
Par mariko
Note: 4/5
Couverture de la série Les Sardines sont cuites
Les Sardines sont cuites

Cette BD est véritablement fantastique notamment grâce au ton légèrement décalé et au mode de narration : à chaque case, son commentaire, empreint d'autodérision. Personnages moroses et risibles, réalité morne d'un étudiant peu expansif ; mode d'alimentation douteux,... Ca ne paraît pas très excitant dit comme ça, mais c'est extrêmement drôle et piquant. Ca donne envie de devenir ami avec l'auteur...

14/02/2005 (modifier)
Par Don Lope
Note: 4/5
Couverture de la série Le Donjon de Naheulbeuk
Le Donjon de Naheulbeuk

Est-ce parce que je n'avais jamais entendu parler de la série MP3 que je me suis plutôt poilé en lisant cette BD? Possible. A partir du moment où je n'avais aucune idée préconçue (pour cause), je me suis plutôt poilé en suivant le début des aventures de nos héros super stéréotypés: le bon gros barbare bien bourin, la magicienne qui fait des sorts en dépit du bon sens, le voleur un peu couard, le nain pas plus haut que les phasques qui pullulent dans les oubliettes humides, le ranger autocrate mais pas très vaillant, tout ici est exagéré et caricaturé à grands traits certes, mais reste vraiment marrant dans le genre. Je ne suis pas très client du dessin très cartoonesque mais vu le genre, on peut dire que ça cadre sans problème.

14/02/2005 (modifier)