Ah ah ah ! Ce truc est génial ! C’est barré, complètement et volontairement con, un vrai feu d’artifice de délires basés sur le cul. Les histoires sont parsemées d’explications pseudo scientifiques/médicales largement détournées (rappelez-vous que le docteur est censé soigner les problèmes sexuel d’ordre mentaux), et confinent parfois à la parodie, comme avec celle où la femme est possédée par l’esprit de l’énorme sexe de son défunt mari (qui rappelle un peu Urotsukidoji). D’une manière générale je reste assez admiratif devant l’inspiration de l’auteur. Le dessin est aussi pour beaucoup dans cet humour. Il sait en effet se faire absolument adorable et délirant. Un vrai petit bonheur.
Bref, j’adore. Ce truc me fait vraiment rire. ^__^
(et le 5/5 c’est parce que c’est -- de loin ! -- le truc érotique qui m’a le plus plu. Objectivement ça serait plutôt un 4,5)
Deuxième manga d'Ego Comme X (après L'homme sans talent), et deuxième choix remarquable.
Exposant le quotidien au sens strict du terme de l'auteur durant son séjour de trois années en prison, cette oeuvre se révèle assez fascinante de part le souci poussé du détail (parfois assez incongru quoique pertinent dans le sujet, comme l'utilisation des toilettes) et le ton très particulier qu'elle véhicule. On a en effet plutôt l'habitude des prisons à l'américaine, avec des clans, une violence latente prête à exploser à tout instant, des haines fortes, un climat malsain, des gardiens souvent gratuitement méchants. Rien de tout ça ici. Le quotidien de cette prison japonaise semble fait d'un calme cotonneux rendant lointain et irréel le monde extérieur. Comme le laisse souvent entendre l'auteur, il s'agit là presque d'un cocon où l'on finit par se trouver bien, à l'abri des tracasseries... pour autant qu'on respecte les règles extrêmement strictes du lieu. Rangement des objets, manière de s'adresser aux gardiens, façon de marcher dans le couloir, tenue vestimentaire, tout, jusqu'au moindre détail, est réglementé ! C'en devient quasi obsessionnel pour les détenus qui en viennent logiquement à intégrer ces règles strictes. Dans ce quotidien quasi intemporel, ce sont les repas qui rythment le temps qui passe. Très variés, abondants et de bonne qualité, l'auteur les décrit souvent en grand détail... Ca donne l'eau à la bouche mais on les passe volontiers.
Le ton de cet album est vraiment particulier. Tout y semble paisible, dépassionné au sens éthymologique [*] du terme. Pourtant l'auteur y glisse de nombreuses connotations [*] : humour, ironie, critique. La peine de prison semble pleinement assumée, les détenus s'entendent plutôt bien ensemble, tous semblent collaborer pour que tout se déroule le mieux possible... Tout cela a un côté un peu enfantin, comme des gosses qui essaieraient de bien se tenir, craintifs de se faire gronder.
Le dessin de Hanawa est assez excellent. Assez "veille école", peu de trames, beaucoup de hachures, décors souvent fouillés, réaliste et précis et légèrement caricatural pour les personnages et les visages, on y touve aussi des intégrations de figures de styles ilustrant très bien le propos (fermeture éclair à la place de la bouche, personnage prenant la forme d'une pyramide, etc.).
Témoignage très intéressant et résolument original quant à sa forme et sa nature, "Dans la prison" pose une foule de questions non seulement sur cette vie carcérale, mais également à travers elle sur notre société et son fonctionement. D'une lecture très riche derrière sa sobriété apparente, cette oeuvre me semble mériter amplement un culte, quoique particulier, l'album étant très atypique. La seule chose qui me fait hurler, c'est son prix. 25€, même pour un livre de grande qualité au niveau du contenu et de la fabrication, ça fait mal.
Notes sur l'objet : papier épais de très bonne qualité, blanc cassé. Couverture superbe, agréable au toucher. Dos résistant à l'ouverture de l'album à condition de ne pas insister (sinon il peut se casser). Notes très abondantes, essentiellement culinaires. Adaptation graphique (traduction des idéogrammes intégrés au dessin) bonne (sous-titrage sous les cases la plupart du temps) quoique pas toujours commode ; parfois intégrée au dessin par manque de place (double page 146-147, particulièrement chargée, assez pénible à lire). Quelques coquilles et fautes.
[*] J'm'escuze de parler riche, m'sieurs dames...
"Le donjon de Naheulbeuk" c'est tout simplement énorme. Pourquoi ? Parce que c'est tout simplement trop con et c'est ça qui est génial !!!
La saga du donjon disponible sur internet en format MP3 est donc désormais disponible en BD. Les fans vont donc se demander si la qualité de l'histoire audio a été conservée. La réponse est sans aucun doute oui à 100%.
Les blagues sont toutes bien retranscrites et les individualités bien transposées. Le scénario est pour ainsi dire le même que celui de la version MP3 : en un mot, GENIALISSIME. A la lecture de la BD j'entends même les voix des personnags originaux : trop bon.
Les dessins sont ma foi très humoristiques mais très réussis. Les couleurs sont très flash mais c'est tout bon à mon goût.
Foncez sans hésitation, "Le Donjon de Naheulbeuk" a sa place dans les immanquables.
C'est vrai que les arts urbains, et en particulier les graffiti, sont parfois fascinants. Si vous habitez une grande ville, vous devez voir assez souvent ces dessins, parfois de très haut niveau, sur les murs, les trains...
Pome Bernos rend un hommage intéressant, plein d'inventivité et d'humour, à cette discipline, en réutilisant certains dessins très connus des Parisiens. Son dessin, très enfantin, est extrêmement lisible, et agréable par bien des côtés. L'histoire, quant à elle, est pleine de fraîcheur, et on a envie d'aller se promener à la recherche de ces dessins (plan à l'intérieur de l'album)...
Note approximative : 3.5/5
Le gros défaut de cette BD, c'est que comme nombre de recueil de gags en une image à raison de 2 gags au plus par planche, ça se lit très vite, trop vite. C'est pourquoi je suis tenté de ne pas en conseiller l'achat mais plutôt l'emprunt, à moins que vous mêmes soyez sûrs après achat de pouvoir le faire lire à beaucoup de vos amis et famille.
De même, tous les gags ne sont pas du même niveau. Mais non seulement la moyenne de l'humour y est bonne, mais surtout il y a vraiment pas mal de gags sur lesquels j'ai été plié de rire. J'aime beaucoup l'humour de Ferri. Il n'a pas toujours réussi à me séduire avec d'autres séries composées d'histoires courtes comme Aimé Lacapelle ou les Fables Autonomes, mais quand il s'agit de faire des petits strips ou des gags en une image, je trouve qu'il est vraiment très bon.
Une bonne tranche de rigolade que je vous conseille au moins à la lecture.
Voici un texte, très bien écrit de surcroît, qui résume parfaitement ma pensée:
Extrait du Livre de Benoît Peeters “Le monde d’Herge” chez Casterman
“Une fois de plus, c’est la même scène qui recommence: à plat ventre sur mon lit, un album entre les mains, je suis en train d’oublier, à mesure que je m’enfonce dans la lecture, cette histoire que je connais par coeur pour l’avoir lue plus de cent fois. C’est une après-midi de vacances ou un soir... ... Ai-je six ans?, en ai-je vingt? ou bien déjà cinquante? Rien ne permet de le savoir tant se fondent à ce moment toutes ces heures de lecture, comme si jamais il ne m’était arrivé de lire les albums pour la première fois mais que toujours ils avaient fait partie de moi, chaque lecture convoquant nécessairement le souvenir de toutes celles qui l’on précédée. Et peut-être est ce là, l’origine du charme sans pareil de ces livres que nous avons aimés dès l’enfance. Livres dont le pouvoir d’envoûtement n’apparaîtra jamais de la même manière à ceux qui, adultes, les découvre pour la première fois. Peut-être, après tout ne peut on parler de Tintin qu’à ceux, heureusement innombrables, qui le connaissent depuis toujours."
Bien sûr, cette BD, comme toute BD d'ailleurs, n'est pas parfaite. Bien sûr, ses défauts (racisme, paternalisme) deviennent plus criants, voire choquants, avec le temps. Mais voilà. Tintin est bel et bien là. On peut lui trouver tous les défauts de la Terre, il sera encore là. C'est le témoin du XXème siècle; les historiens des temps à venir se pencheront sur ce petit blondinet que certains conspuent, et y trouveront la "patte" qu'Hergé a laissé pour transcender son siècle. Peu de bandes-dessinées, au sens noble du terme, ont ce pouvoir, et voilà pourquoi "Tintin" mérite sa place au panthéon des oeuvres cultes.
N.B: Je viens de terminer "le sceptre d'ottokar". Tintin, bien qu'étant très vieux, reste une superbe BD. J'ai été transporté.
Alix... Voilà un nom qui évoque bien des choses. Alix... C'est comme un souvenir enterré, qui ne demande qu'à revenir à la lumière. Alix... Oui, maintenant je les entends ces clairons, ce martèlement inébranlable des caligae romaines. Alix... Ce nom prononcé, c'est comme une image brouillée; mais le flou s'estompe, dirait-on! Ca y est, je les vois, ces splendeurs antiques, ces palais d'un autre temps, elles sont là, ces légions, ces armées téméraires d'une époque féroce. Je les sens, ces effluves parfumées des antichambres de Cléopâtre, cette poussière des cavalcades dans les plaines germaines, cette atmosphère de soupçon des palais de la Chine impériale! Et au milieu de tout cela, Alix et son compagnon de toujours, Enak. Que connais-je d'eux? Sommes-nous là pour tout connaître d'eux? Leurs pensées, leurs personnalités, ont-elles une quelconque importance dans ce fracas d'évènements? Ils sont les messagers de l'Histoire, la grande, celle des palais et du poison, des batailles et des trahisons. C'est un perpétuel voyage, dans l'infini du détail graphique, où seule la trame compte, tantôt complot, tantôt drame, souvent les deux, toujours l'aventure! Même si l'éclat d'Alix se ternit depuis quelque temps, il continue et continuera longtemps, je le pense, à guider des générations de lecteurs, dans ce monde révolu mais à jamais mythique que Jacques Martin fait revivre...
J'ai été conquis par le premier tome d'"Initiation". Mon prédecesseur a raison, si vous cherchez un manga érotique ou pornographique, passez votre chemin, sur ce plan, "Initiation" ne vous conviendra pas. Pourtant, c'est d'initiation sexuelle qu'il s'agit et le sexe est bien au centre des préocupations des personnages. Mais vous connaissez l'adage: c'est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins...
Tout réside en fait dans ce qui pourrait se passer. Un jeune ado de 15 ans, encore ignorant des choses de la chair, se retrouve bloqué dans un petit village perdu au fin fond du Japon. Les femmes du village semblent avoir une sexualité plutôt particulière : elles ne pensent qu'à ça! Et elles sont prêtes à passer à l'acte avec le premier étranger venu. C'est même la tradition qui veut ça!
Je trouve que l'auteur restranscrit bien toute l'angoisse du personnage effrayé par l'inconnu. Il s'agit peut-être même d'une allégorie de l'adolescence...
Le rythme est très bon, le suspense nous gagne très vite et pour ne rien gacher, le dessin est très mignon et très réussi...
Original et envoûtant...
Une très bonne BD qui nous plonge dans les méandres de l'horreur. Lorsque la fiction dépasse la réalité, le lecteur aura tout intérêt à bien s'accrocher. Quelle machination se joue ? Qui est véritablement cet ancien réalisateur ? Quel secret cache t-il ?
Autant de questions qui renforcent l'atmosphère déjà très pesante. A lire, sans aucun doute!
Un bon moment de lecture qui va franchement en s'améliorant au fil des tomes. L'histoire peut sembler un peu ténue, sans grande consistance et franchement farfelue.
Ce qui fait le bon point de cette série c'est le côté décalé, anti-héros et satyre sociale du personnage principal. On est vraiment dans un monde très décalé, qui est pourtant le notre.
Je trouve que ceci s'illustre bien dans le dessin qui fait rétro alors que l'histoire se passe aujourd'hui, maintenant.
J'aime beaucoup les petites caricatures qui sont faites du monde parisien. J'aime bien les jeux de mots, un peu puérils qui sont faits.
Le choucas ce n'est pas la BD la plus fine, ni la plus philosophique, ni la "plus autobiographico-réflexive" que je connaisse, c'est certain...
Mais c'est une BD que j'aime bien lire après une bonne journée, histoire de rigoler un bon coup et de décompresser sans me casser le crane.
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Ah ah ah ! Ce truc est génial ! C’est barré, complètement et volontairement con, un vrai feu d’artifice de délires basés sur le cul. Les histoires sont parsemées d’explications pseudo scientifiques/médicales largement détournées (rappelez-vous que le docteur est censé soigner les problèmes sexuel d’ordre mentaux), et confinent parfois à la parodie, comme avec celle où la femme est possédée par l’esprit de l’énorme sexe de son défunt mari (qui rappelle un peu Urotsukidoji). D’une manière générale je reste assez admiratif devant l’inspiration de l’auteur. Le dessin est aussi pour beaucoup dans cet humour. Il sait en effet se faire absolument adorable et délirant. Un vrai petit bonheur. Bref, j’adore. Ce truc me fait vraiment rire. ^__^ (et le 5/5 c’est parce que c’est -- de loin ! -- le truc érotique qui m’a le plus plu. Objectivement ça serait plutôt un 4,5)
Dans la prison
Deuxième manga d'Ego Comme X (après L'homme sans talent), et deuxième choix remarquable. Exposant le quotidien au sens strict du terme de l'auteur durant son séjour de trois années en prison, cette oeuvre se révèle assez fascinante de part le souci poussé du détail (parfois assez incongru quoique pertinent dans le sujet, comme l'utilisation des toilettes) et le ton très particulier qu'elle véhicule. On a en effet plutôt l'habitude des prisons à l'américaine, avec des clans, une violence latente prête à exploser à tout instant, des haines fortes, un climat malsain, des gardiens souvent gratuitement méchants. Rien de tout ça ici. Le quotidien de cette prison japonaise semble fait d'un calme cotonneux rendant lointain et irréel le monde extérieur. Comme le laisse souvent entendre l'auteur, il s'agit là presque d'un cocon où l'on finit par se trouver bien, à l'abri des tracasseries... pour autant qu'on respecte les règles extrêmement strictes du lieu. Rangement des objets, manière de s'adresser aux gardiens, façon de marcher dans le couloir, tenue vestimentaire, tout, jusqu'au moindre détail, est réglementé ! C'en devient quasi obsessionnel pour les détenus qui en viennent logiquement à intégrer ces règles strictes. Dans ce quotidien quasi intemporel, ce sont les repas qui rythment le temps qui passe. Très variés, abondants et de bonne qualité, l'auteur les décrit souvent en grand détail... Ca donne l'eau à la bouche mais on les passe volontiers. Le ton de cet album est vraiment particulier. Tout y semble paisible, dépassionné au sens éthymologique [*] du terme. Pourtant l'auteur y glisse de nombreuses connotations [*] : humour, ironie, critique. La peine de prison semble pleinement assumée, les détenus s'entendent plutôt bien ensemble, tous semblent collaborer pour que tout se déroule le mieux possible... Tout cela a un côté un peu enfantin, comme des gosses qui essaieraient de bien se tenir, craintifs de se faire gronder. Le dessin de Hanawa est assez excellent. Assez "veille école", peu de trames, beaucoup de hachures, décors souvent fouillés, réaliste et précis et légèrement caricatural pour les personnages et les visages, on y touve aussi des intégrations de figures de styles ilustrant très bien le propos (fermeture éclair à la place de la bouche, personnage prenant la forme d'une pyramide, etc.). Témoignage très intéressant et résolument original quant à sa forme et sa nature, "Dans la prison" pose une foule de questions non seulement sur cette vie carcérale, mais également à travers elle sur notre société et son fonctionement. D'une lecture très riche derrière sa sobriété apparente, cette oeuvre me semble mériter amplement un culte, quoique particulier, l'album étant très atypique. La seule chose qui me fait hurler, c'est son prix. 25€, même pour un livre de grande qualité au niveau du contenu et de la fabrication, ça fait mal. Notes sur l'objet : papier épais de très bonne qualité, blanc cassé. Couverture superbe, agréable au toucher. Dos résistant à l'ouverture de l'album à condition de ne pas insister (sinon il peut se casser). Notes très abondantes, essentiellement culinaires. Adaptation graphique (traduction des idéogrammes intégrés au dessin) bonne (sous-titrage sous les cases la plupart du temps) quoique pas toujours commode ; parfois intégrée au dessin par manque de place (double page 146-147, particulièrement chargée, assez pénible à lire). Quelques coquilles et fautes. [*] J'm'escuze de parler riche, m'sieurs dames...
Le Donjon de Naheulbeuk
"Le donjon de Naheulbeuk" c'est tout simplement énorme. Pourquoi ? Parce que c'est tout simplement trop con et c'est ça qui est génial !!! La saga du donjon disponible sur internet en format MP3 est donc désormais disponible en BD. Les fans vont donc se demander si la qualité de l'histoire audio a été conservée. La réponse est sans aucun doute oui à 100%. Les blagues sont toutes bien retranscrites et les individualités bien transposées. Le scénario est pour ainsi dire le même que celui de la version MP3 : en un mot, GENIALISSIME. A la lecture de la BD j'entends même les voix des personnags originaux : trop bon. Les dessins sont ma foi très humoristiques mais très réussis. Les couleurs sont très flash mais c'est tout bon à mon goût. Foncez sans hésitation, "Le Donjon de Naheulbeuk" a sa place dans les immanquables.
Chroniques d'un pigeon parisien
C'est vrai que les arts urbains, et en particulier les graffiti, sont parfois fascinants. Si vous habitez une grande ville, vous devez voir assez souvent ces dessins, parfois de très haut niveau, sur les murs, les trains... Pome Bernos rend un hommage intéressant, plein d'inventivité et d'humour, à cette discipline, en réutilisant certains dessins très connus des Parisiens. Son dessin, très enfantin, est extrêmement lisible, et agréable par bien des côtés. L'histoire, quant à elle, est pleine de fraîcheur, et on a envie d'aller se promener à la recherche de ces dessins (plan à l'intérieur de l'album)...
Revoir Corfou
Note approximative : 3.5/5 Le gros défaut de cette BD, c'est que comme nombre de recueil de gags en une image à raison de 2 gags au plus par planche, ça se lit très vite, trop vite. C'est pourquoi je suis tenté de ne pas en conseiller l'achat mais plutôt l'emprunt, à moins que vous mêmes soyez sûrs après achat de pouvoir le faire lire à beaucoup de vos amis et famille. De même, tous les gags ne sont pas du même niveau. Mais non seulement la moyenne de l'humour y est bonne, mais surtout il y a vraiment pas mal de gags sur lesquels j'ai été plié de rire. J'aime beaucoup l'humour de Ferri. Il n'a pas toujours réussi à me séduire avec d'autres séries composées d'histoires courtes comme Aimé Lacapelle ou les Fables Autonomes, mais quand il s'agit de faire des petits strips ou des gags en une image, je trouve qu'il est vraiment très bon. Une bonne tranche de rigolade que je vous conseille au moins à la lecture.
Les Aventures de Tintin
Voici un texte, très bien écrit de surcroît, qui résume parfaitement ma pensée: Extrait du Livre de Benoît Peeters “Le monde d’Herge” chez Casterman “Une fois de plus, c’est la même scène qui recommence: à plat ventre sur mon lit, un album entre les mains, je suis en train d’oublier, à mesure que je m’enfonce dans la lecture, cette histoire que je connais par coeur pour l’avoir lue plus de cent fois. C’est une après-midi de vacances ou un soir... ... Ai-je six ans?, en ai-je vingt? ou bien déjà cinquante? Rien ne permet de le savoir tant se fondent à ce moment toutes ces heures de lecture, comme si jamais il ne m’était arrivé de lire les albums pour la première fois mais que toujours ils avaient fait partie de moi, chaque lecture convoquant nécessairement le souvenir de toutes celles qui l’on précédée. Et peut-être est ce là, l’origine du charme sans pareil de ces livres que nous avons aimés dès l’enfance. Livres dont le pouvoir d’envoûtement n’apparaîtra jamais de la même manière à ceux qui, adultes, les découvre pour la première fois. Peut-être, après tout ne peut on parler de Tintin qu’à ceux, heureusement innombrables, qui le connaissent depuis toujours." Bien sûr, cette BD, comme toute BD d'ailleurs, n'est pas parfaite. Bien sûr, ses défauts (racisme, paternalisme) deviennent plus criants, voire choquants, avec le temps. Mais voilà. Tintin est bel et bien là. On peut lui trouver tous les défauts de la Terre, il sera encore là. C'est le témoin du XXème siècle; les historiens des temps à venir se pencheront sur ce petit blondinet que certains conspuent, et y trouveront la "patte" qu'Hergé a laissé pour transcender son siècle. Peu de bandes-dessinées, au sens noble du terme, ont ce pouvoir, et voilà pourquoi "Tintin" mérite sa place au panthéon des oeuvres cultes. N.B: Je viens de terminer "le sceptre d'ottokar". Tintin, bien qu'étant très vieux, reste une superbe BD. J'ai été transporté.
Alix
Alix... Voilà un nom qui évoque bien des choses. Alix... C'est comme un souvenir enterré, qui ne demande qu'à revenir à la lumière. Alix... Oui, maintenant je les entends ces clairons, ce martèlement inébranlable des caligae romaines. Alix... Ce nom prononcé, c'est comme une image brouillée; mais le flou s'estompe, dirait-on! Ca y est, je les vois, ces splendeurs antiques, ces palais d'un autre temps, elles sont là, ces légions, ces armées téméraires d'une époque féroce. Je les sens, ces effluves parfumées des antichambres de Cléopâtre, cette poussière des cavalcades dans les plaines germaines, cette atmosphère de soupçon des palais de la Chine impériale! Et au milieu de tout cela, Alix et son compagnon de toujours, Enak. Que connais-je d'eux? Sommes-nous là pour tout connaître d'eux? Leurs pensées, leurs personnalités, ont-elles une quelconque importance dans ce fracas d'évènements? Ils sont les messagers de l'Histoire, la grande, celle des palais et du poison, des batailles et des trahisons. C'est un perpétuel voyage, dans l'infini du détail graphique, où seule la trame compte, tantôt complot, tantôt drame, souvent les deux, toujours l'aventure! Même si l'éclat d'Alix se ternit depuis quelque temps, il continue et continuera longtemps, je le pense, à guider des générations de lecteurs, dans ce monde révolu mais à jamais mythique que Jacques Martin fait revivre...
Initiation
J'ai été conquis par le premier tome d'"Initiation". Mon prédecesseur a raison, si vous cherchez un manga érotique ou pornographique, passez votre chemin, sur ce plan, "Initiation" ne vous conviendra pas. Pourtant, c'est d'initiation sexuelle qu'il s'agit et le sexe est bien au centre des préocupations des personnages. Mais vous connaissez l'adage: c'est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins... Tout réside en fait dans ce qui pourrait se passer. Un jeune ado de 15 ans, encore ignorant des choses de la chair, se retrouve bloqué dans un petit village perdu au fin fond du Japon. Les femmes du village semblent avoir une sexualité plutôt particulière : elles ne pensent qu'à ça! Et elles sont prêtes à passer à l'acte avec le premier étranger venu. C'est même la tradition qui veut ça! Je trouve que l'auteur restranscrit bien toute l'angoisse du personnage effrayé par l'inconnu. Il s'agit peut-être même d'une allégorie de l'adolescence... Le rythme est très bon, le suspense nous gagne très vite et pour ne rien gacher, le dessin est très mignon et très réussi... Original et envoûtant...
L'Ombre du Cinéphage
Une très bonne BD qui nous plonge dans les méandres de l'horreur. Lorsque la fiction dépasse la réalité, le lecteur aura tout intérêt à bien s'accrocher. Quelle machination se joue ? Qui est véritablement cet ancien réalisateur ? Quel secret cache t-il ? Autant de questions qui renforcent l'atmosphère déjà très pesante. A lire, sans aucun doute!
Le Choucas
Un bon moment de lecture qui va franchement en s'améliorant au fil des tomes. L'histoire peut sembler un peu ténue, sans grande consistance et franchement farfelue. Ce qui fait le bon point de cette série c'est le côté décalé, anti-héros et satyre sociale du personnage principal. On est vraiment dans un monde très décalé, qui est pourtant le notre. Je trouve que ceci s'illustre bien dans le dessin qui fait rétro alors que l'histoire se passe aujourd'hui, maintenant. J'aime beaucoup les petites caricatures qui sont faites du monde parisien. J'aime bien les jeux de mots, un peu puérils qui sont faits. Le choucas ce n'est pas la BD la plus fine, ni la plus philosophique, ni la "plus autobiographico-réflexive" que je connaisse, c'est certain... Mais c'est une BD que j'aime bien lire après une bonne journée, histoire de rigoler un bon coup et de décompresser sans me casser le crane.