Très beau petit album en format "carte postale" que nous propose François Duprat. L’histoire est un joli clin d’oeil à St-Exupéry. Bien que courte, elle n’est reste pas moins fort agréable à lire. En outre, le style graphique de l’auteur se rapproche quelque peu de celui d’Alfred. Ce qui n’est sans doute pas un hasard puisque ce dernier à préfacé l’album. Bref, "Colombine ou les Lunes de petite Vertu" est un petit album à lire sans tarder . . .
Histoire triste et touchante que celle de ce pantin livré à lui-même . . . A éviter de lire lorsqu’on a un coup de blues. Les dessins parlant d’eux-mêmes, nul besoin de paroles pour ce récit. Toutefois, si les couleurs sont plutôt réussies, il me tarde de trouver la version N&B parue dans la collection "Comix" du même éditeur. De plus, le prix était plus adapté au format de la bd (4 €). Mais ne gâchez pas votre plaisir et lisez "Le pantin" si ce n’est déjà fait !
Tome 1 :
Tomes 2 et 3 :
Tomes 4 à 6 :
Tomes 7 et 8 :
Tome 9 :
J'ai failli noter assez sèchement cette série Star Wars car je me suis au départ arrêté au tome 3. Or ce qu'il faut savoir c'est que chaque tome est indépendant et contient une ou plusieurs histoires chacune. Ces histoires ont des dessinateurs différents et surtout 2 scénaristes principaux.
Côté dessin, cette série est la plus soignée de toutes les BDs Star Wars que j'ai lues jusqu'à présent. Dessin sans grande âme mais très maîtrisé et très bon au niveau des couleurs (à l'exception de la dernière histoire du tome 5, hideusement colorisée à l'ordinateur).
Avec l'édition Delcourt cartonnée et de belle qualité, ça fait de beaux albums que je suis heureux de posséder.
Le premier scénariste, Blackman, a scénarisé une partie du premier tome, la quasi totalité des tomes 2 et 3, ainsi qu'une ou deux histoires courtes des tomes suivants. Et je trouve ses scénarios très moyens. C'est la guerre, la Guerre des Clones. Alors ça se bastonne, ça explose à droite, ça explose à gauche, les gens meurent, Blackman nous en présente comme étant de majestueux héros Jedis mais en fait on ne les voit que le temps de les voir mourir. Blackman reprend en outre deux méchants de la série animée Clone Wars mais ne leur ajoute quasiment aucune profondeur ni interêt. C'est du bourrin, du bourrin lisible et pas totalement désagréable mais sans grand interêt.
Par contre, le deuxième scénariste, Ostrander, à qui l'on doit déjà Star Wars - Jedi, est nettement meilleur à mon goût. Il opère sur une partie du tome 1 puis à partir du tome 4 dans cette série Clone Wars et amène des récits qui ont une réelle profondeur et un vrai interêt en comparaison des premiers tomes. On retrouve le personnage créé par Ostander, Quinlan Vos, jedi torturé qui apporte une part de reflexion sur le choix entre Côté Lumineux et Côté Obscur. Et on trouve également un Comte Dooku de premier interêt, dans des histoires avec toujours une bonne dose d'action mais également une part de reflexion et de stratégie. Pas de manichéisme dans les récits d'Ostander : les Jedis se posent des questions, le Côté Obscur présente son intelligence et son attirance, nul ne sait vraiment s'il combat dans le "camp des gentils" ou non, etc... Star Wars comme je l'apprécie, donc.
Et à côté de ces 2 scénaristes, la série propose également un certain nombre d'histoires plus courtes fournies par divers scénaristes. Ces histoires sont disséminées au fil des albums mais prennent par exemple une bonne moitié du tome 7. L'ennui avec ces histoires courtes, c'est que le scénario est souvent très moyen, voire mauvais, un peu comme un mauvais fan-art. Cela gâche à mes yeux la qualité de l'ensemble et n'apporte pas grand chose à la profondeur et à l'interêt de la série.
Sans doute la meilleure série Star Wars en BD que j'ai lue jusqu'à présent, mais néanmoins à conseiller essentiellement aux fans déjà confirmés de l'univers Star Wars car de nombreuses notions sont livrées sans aucune explication et seuls les connaisseurs de cet univers en profondeur sont en mesure d'appréhender la totalité des informations et composantes de certains scénarios.
Exxxxcellente intégrale que nous propose Cornélius ! Big Baby représente aujourd'hui l'oeuvre la plus typique de Charles Burns, celle que je proposerais à un lecteur qui souhaiterait découvrir l'auteur, sans aucun doute.
On retrouve ici ce qui fait le succès de Black Hole, du même auteur : un dessin en noir et blanc léché, un style super glamour, genre série Z, et une narration qui elle aussi fait furieusement penser aux comics des années 50.
Au final, c’est tout simplement passionnant ! On est captivé par les aventures de ce petit garçon, on apprécie le style « mauvais acteurs » des différents personnages, persuadé que l’on est de regarder un nanar BD. Un véritable voyage, tant tout est voulu, tant, au final, la narration est efficace, particulière, et surtout diablement personnelle.
Je ne sais pas si ma lecture de BlackHole influence mon avis sur cet album. Le fait est qu’une fois le style de Burns assimilé, le reste coule de source. Son dessin joue avec brio sur les alternances noir et blanc, et les contrastes sont utilisés avec classe pour retransmettre les ambiances du récit.
Des albums comme celui-ci, moi, j’en veux tout plein. En un mot : excellent.
On va commencer par les (nombreux) points positifs de cette originale série.
C'est Beau ! Beau avec un B majuscule, tant la mise en couleur de Florence Magnin force le respect. Jeux d'ombres et de lumières envoutants, ambiances fortement suggérées par les nuances utilisées, tout concorde pour donner à cette BD une ambiance particulière, que j'ai retrouvé dans les autres travaux de l'auteur dans le monde du Jeu de Rôles, comme les illustrations de Rêve de Dragon, ou encore du jeu de cartes Citadelles.
Le découpage, lui aussi, est assez excellent. Ici, un tronc d'arbre fermera la case. Là, le chapeau d'un pirate. Vraiment, du beau boulot, car l'emsemble coule de source dans la lecture, on nous mache vraiment le travail :)
L'histoire en elle-même, si elle n'est pas fracassante d'originalité, n'est pas pour autant une bête histoire de pirate. Le côté fantastique, qui peut rappeler le film Pirates des Caraïbes, tient vraiment la route et rend le récit vraiment passionnant. Rodolphe, dont je ne connaissait pas vraiment les travaux jusqu'alors, se trouve être un scénariste talentueux, doublé d'un dialoguiste de qualité. Au final, le récit semble maitrisé, on sait où l'on va, et c'est tant mieux !
Allez.. pour pinailler... Je dirai que le pendant du dessin de Florence Magnin, et qui est d'ailleurs commun à beaucoup d'oeuvres en couleurs directes, c'est avant tout un manque de pêche, de dynamisme évident. On aurait aimer assister à des combats de pirates frénétiques, à la fureur d'un abordage.. mais le tout semble au final plutot statique. Toutefois, ne boudons pas notre bonheur : Mary la Noire n'est surtout pas une BD d'action, mais bel et bien une belle histoire, maîtrisée, et magnifiquement illustrée.
A découvrir, donc, et à acheter.
Un très bon album, en effet. Après Shenzhen, l'auteur part diriger une équipe d'animateurs de Corée du Nord, et nous fait découvrir par l'intermédiaire de ce carnet de voyage l'univers très particulier de ce pays privé de bien des droits...
La narration est géniale. Delisle, comme d'autres auteurs du même éditeur, a cette force lui permettant de rendre tout sujet complètement fascinant, en dépit de son aspect banal et commun.
On découvre petit à petit ce monde que l'on imagine à peine, cette pauvreté latente, et ce lavage de cerveau à l'échelle nationale que subissent les Nord-Coréens.
Mais ce voyage, qui semble avoir parfois profondément bouleverser l'auteur, ces deux mois qui lui ont paru interminables, Guy Delisle nous le présente avec un humour tel que la lecture en devient géniale, fluide, agréable. Pourtant, PyongYang est un sacré pavé. Oui, mais un pavé qui se lit aussi simplement que Blankets pour moi, à l'époque.
Le dessin, dans son genre, est particulièrement maîtrisé, et ajoute beaucoup au côté parfois comique des situations.
Tristesse, peine, joie, rire, vous connaîtrez bien des émotions à la lecture de ce petit bijou. Indispensable, tout simplement.
Wow... grosse claque.
Dernièrement, j'appréciais beaucoup moins les diverses réalisations de Corbeyran qui à mes yeux s'éparpillaient un peu dans des univers où il était moins à l'aise, moins original (Weena, Archipel). Mais cet album sonne comme un retour aux sources, et rappelle ses collaborations passées, avec Alfred bien sûr, mais surtout avec Bouillez sur Le phalanstère du bout du monde.
Et ce tome introductif est une sacrée réussite. Un vent de folie, qui nous rappelle l'univers déjanté de la Nef des fous, souffle sur un monde très steam-punk, ambiance dans laquelle Corbeyran travaille en terrain connu... Le régulateur, du même auteur, exploite déjà bien le filon (trouverez vous le régulateur qui se promène dans cet album ?)
Bouillez, quant à lui, nous offre un travail très précis, très propre, et mis en couleur avec brio. C’est pastel, c'est beau, séduisant, attirant. Allié aux dialogues savoureux des différents personnages, l'ensemble est de grande qualité, vraiment.
La première collaboration de ces deux auteurs m'avait vraiment enthousiasmé, mais ce nouvel album joue dans une toute autre catégorie : celle des séries cultes en devenir, si la suite tient la route, évidemment.
Vincent & Van Gogh, c'est un bel exemple de ce que peut apporter la bande dessinée à notre culture. Plus qu'une simple biographie sans saveur, l'auteur déforme malicieusement la réalité, afin de nous faire découvrir la vie misèreuse de Van Gogh d'une façon particulièrement originale.
Sa schyzophrénie, mise en image par le biais de ce chat malicieux, semblable à une muse active et dirigiste, est traitée avec une légèreté qui évite de rendre le récit noir, mauribond.
Le récit peu parfois sembler un poil décousu, sans réel liant. Mais là où ma lecture en aurait été franchement altérée avec un autre album, je trouve qu'ici, celà ajoute à la folie douce qui s'échappe des pages de l'album.
Le dessin de Gradimir Smudja est quant à lui de grande qualité. Immitant le maître, il parvient à nous faire sourire, et surtout à nous émerveiller ! L'utilisation des couleurs est splendide.
Un superbe album pour (re-)découvrir la vie de ce peintre hors du commun. Toutefois, seul le lecteur connaisseur de l'histoire originale en profitera pleinement.
La rentrée 2004 a vu apparaitre son lot de nouvelles séries dans les rayons de votre librairie préférées, et les éditions Delcourt ont elles aussi, bien entendu, participé à la fête.
Parmis les sorties de cet éditeur, Alim le tanneur mérite particulièrement qu'on s'attarde à sa lecture. Malgré une couverture qui ne paie pas de mine, ce premier tome renferme en effet un monde superbe, aux couleurs acidulées et aux ambiances orientales.
Ce qui frappe, c'est l'originalité de l'oeuvre. Dans le domaine de l'heroic Fantasy, on pensait avoir depuis longtemps fait le tour de la question. mais les auteurs nous proposent ici une vision radicalement différente de ce à quoi Soleil nous a habitué depuis bien longtemps.
Par la narration, tout d'abord : c'est doux, tendre, drôle. Les 3 héros catapultés malgré eux dans une histoire qui les dépasse sont attendrissants, et l'on s'y attache très vite.
La petite Bul est adorable...
Le dessin est superbe. Décors fouillés, mise en page superbe, couleurs chatoyantes... Si seulement toutes les BD colorées à l'ordi étaient de ce niveau...
Le trait est résoluement cartoon, et l'étude du design général lorgne franchement du coté des codes graphiques Indoux. La créature éléphantesque du début de l'album, parée de ses défenses massives, fait vraiment rêver !
Une grande surprise, un incroyable premier album. Moi qui m'inquiétait des dernières sorties Delcourt, me voilà bien rassuré.
Une série qui risque de passer culte si la suite est du même accabit !
On m'avait averti : scénario un peu "complexe", d'où une lecture difficile possible... Mais pour ma part, la magie a opéré, et tout coule de source. Tant mieux !
Bien sûr, il reste des zones d'ombres - mais c'est bien là tout l'intérêt d'un polar de qualité, à mes yeux.
Alors, qu'avons-nous là : une histoire sombre, mais aux allures classiques, où s'entrecroisent relations viriles, ambiances années 40-50, et allusions fantastiques. Mais aussi une autre histoire, issue d'une mutinerie, qui verra évoluer de véritables Robinsons Crusoés. Entre ces deux histoires, apparemment aucune liaison... pour le moment !
Les personnages sont bien campés, leur psychologie développée, leur background travaillé. On sent une réelle recherche de la part du scénariste pour rendre son récit réaliste et occulte.
Le trait de Patrick Laumont n'est à mes yeux qu'un réceptacle à la couleur de Sébastien Gérard. Cette dernière est tout simplement sublime : informatique, elle n'oublie pourtant pas d'être chaleureuse et génératrice d'ambiances fortes, très présentes. Les scènes concernant l'île perdue sont tout simplement superbes !
C'est donc avant tout le travail du coloriste qui est éblouissant. J'en redemande !
Un premier album qui mérite vraiment le détour, et nous fait espérer une suite du même accabit. Connaissant la production de Filippi, je n'en doute pas une minute.
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Colombine ou les Lunes de petite Vertu
Très beau petit album en format "carte postale" que nous propose François Duprat. L’histoire est un joli clin d’oeil à St-Exupéry. Bien que courte, elle n’est reste pas moins fort agréable à lire. En outre, le style graphique de l’auteur se rapproche quelque peu de celui d’Alfred. Ce qui n’est sans doute pas un hasard puisque ce dernier à préfacé l’album. Bref, "Colombine ou les Lunes de petite Vertu" est un petit album à lire sans tarder . . .
Le Pantin
Histoire triste et touchante que celle de ce pantin livré à lui-même . . . A éviter de lire lorsqu’on a un coup de blues. Les dessins parlant d’eux-mêmes, nul besoin de paroles pour ce récit. Toutefois, si les couleurs sont plutôt réussies, il me tarde de trouver la version N&B parue dans la collection "Comix" du même éditeur. De plus, le prix était plus adapté au format de la bd (4 €). Mais ne gâchez pas votre plaisir et lisez "Le pantin" si ce n’est déjà fait !
Star Wars - La Guerre des Clones (Clone Wars)
Tome 1 :
Tomes 2 et 3 :
Tomes 4 à 6 :
Tomes 7 et 8 :
Tome 9 :
J'ai failli noter assez sèchement cette série Star Wars car je me suis au départ arrêté au tome 3. Or ce qu'il faut savoir c'est que chaque tome est indépendant et contient une ou plusieurs histoires chacune. Ces histoires ont des dessinateurs différents et surtout 2 scénaristes principaux.
Côté dessin, cette série est la plus soignée de toutes les BDs Star Wars que j'ai lues jusqu'à présent. Dessin sans grande âme mais très maîtrisé et très bon au niveau des couleurs (à l'exception de la dernière histoire du tome 5, hideusement colorisée à l'ordinateur).
Avec l'édition Delcourt cartonnée et de belle qualité, ça fait de beaux albums que je suis heureux de posséder.
Le premier scénariste, Blackman, a scénarisé une partie du premier tome, la quasi totalité des tomes 2 et 3, ainsi qu'une ou deux histoires courtes des tomes suivants. Et je trouve ses scénarios très moyens. C'est la guerre, la Guerre des Clones. Alors ça se bastonne, ça explose à droite, ça explose à gauche, les gens meurent, Blackman nous en présente comme étant de majestueux héros Jedis mais en fait on ne les voit que le temps de les voir mourir. Blackman reprend en outre deux méchants de la série animée Clone Wars mais ne leur ajoute quasiment aucune profondeur ni interêt. C'est du bourrin, du bourrin lisible et pas totalement désagréable mais sans grand interêt.
Par contre, le deuxième scénariste, Ostrander, à qui l'on doit déjà Star Wars - Jedi, est nettement meilleur à mon goût. Il opère sur une partie du tome 1 puis à partir du tome 4 dans cette série Clone Wars et amène des récits qui ont une réelle profondeur et un vrai interêt en comparaison des premiers tomes. On retrouve le personnage créé par Ostander, Quinlan Vos, jedi torturé qui apporte une part de reflexion sur le choix entre Côté Lumineux et Côté Obscur. Et on trouve également un Comte Dooku de premier interêt, dans des histoires avec toujours une bonne dose d'action mais également une part de reflexion et de stratégie. Pas de manichéisme dans les récits d'Ostander : les Jedis se posent des questions, le Côté Obscur présente son intelligence et son attirance, nul ne sait vraiment s'il combat dans le "camp des gentils" ou non, etc... Star Wars comme je l'apprécie, donc.
Et à côté de ces 2 scénaristes, la série propose également un certain nombre d'histoires plus courtes fournies par divers scénaristes. Ces histoires sont disséminées au fil des albums mais prennent par exemple une bonne moitié du tome 7. L'ennui avec ces histoires courtes, c'est que le scénario est souvent très moyen, voire mauvais, un peu comme un mauvais fan-art. Cela gâche à mes yeux la qualité de l'ensemble et n'apporte pas grand chose à la profondeur et à l'interêt de la série.
Sans doute la meilleure série Star Wars en BD que j'ai lue jusqu'à présent, mais néanmoins à conseiller essentiellement aux fans déjà confirmés de l'univers Star Wars car de nombreuses notions sont livrées sans aucune explication et seuls les connaisseurs de cet univers en profondeur sont en mesure d'appréhender la totalité des informations et composantes de certains scénarios.
Big Baby
Exxxxcellente intégrale que nous propose Cornélius ! Big Baby représente aujourd'hui l'oeuvre la plus typique de Charles Burns, celle que je proposerais à un lecteur qui souhaiterait découvrir l'auteur, sans aucun doute. On retrouve ici ce qui fait le succès de Black Hole, du même auteur : un dessin en noir et blanc léché, un style super glamour, genre série Z, et une narration qui elle aussi fait furieusement penser aux comics des années 50. Au final, c’est tout simplement passionnant ! On est captivé par les aventures de ce petit garçon, on apprécie le style « mauvais acteurs » des différents personnages, persuadé que l’on est de regarder un nanar BD. Un véritable voyage, tant tout est voulu, tant, au final, la narration est efficace, particulière, et surtout diablement personnelle. Je ne sais pas si ma lecture de BlackHole influence mon avis sur cet album. Le fait est qu’une fois le style de Burns assimilé, le reste coule de source. Son dessin joue avec brio sur les alternances noir et blanc, et les contrastes sont utilisés avec classe pour retransmettre les ambiances du récit. Des albums comme celui-ci, moi, j’en veux tout plein. En un mot : excellent.
Mary la Noire
On va commencer par les (nombreux) points positifs de cette originale série. C'est Beau ! Beau avec un B majuscule, tant la mise en couleur de Florence Magnin force le respect. Jeux d'ombres et de lumières envoutants, ambiances fortement suggérées par les nuances utilisées, tout concorde pour donner à cette BD une ambiance particulière, que j'ai retrouvé dans les autres travaux de l'auteur dans le monde du Jeu de Rôles, comme les illustrations de Rêve de Dragon, ou encore du jeu de cartes Citadelles. Le découpage, lui aussi, est assez excellent. Ici, un tronc d'arbre fermera la case. Là, le chapeau d'un pirate. Vraiment, du beau boulot, car l'emsemble coule de source dans la lecture, on nous mache vraiment le travail :) L'histoire en elle-même, si elle n'est pas fracassante d'originalité, n'est pas pour autant une bête histoire de pirate. Le côté fantastique, qui peut rappeler le film Pirates des Caraïbes, tient vraiment la route et rend le récit vraiment passionnant. Rodolphe, dont je ne connaissait pas vraiment les travaux jusqu'alors, se trouve être un scénariste talentueux, doublé d'un dialoguiste de qualité. Au final, le récit semble maitrisé, on sait où l'on va, et c'est tant mieux ! Allez.. pour pinailler... Je dirai que le pendant du dessin de Florence Magnin, et qui est d'ailleurs commun à beaucoup d'oeuvres en couleurs directes, c'est avant tout un manque de pêche, de dynamisme évident. On aurait aimer assister à des combats de pirates frénétiques, à la fureur d'un abordage.. mais le tout semble au final plutot statique. Toutefois, ne boudons pas notre bonheur : Mary la Noire n'est surtout pas une BD d'action, mais bel et bien une belle histoire, maîtrisée, et magnifiquement illustrée. A découvrir, donc, et à acheter.
Pyongyang
Un très bon album, en effet. Après Shenzhen, l'auteur part diriger une équipe d'animateurs de Corée du Nord, et nous fait découvrir par l'intermédiaire de ce carnet de voyage l'univers très particulier de ce pays privé de bien des droits... La narration est géniale. Delisle, comme d'autres auteurs du même éditeur, a cette force lui permettant de rendre tout sujet complètement fascinant, en dépit de son aspect banal et commun. On découvre petit à petit ce monde que l'on imagine à peine, cette pauvreté latente, et ce lavage de cerveau à l'échelle nationale que subissent les Nord-Coréens. Mais ce voyage, qui semble avoir parfois profondément bouleverser l'auteur, ces deux mois qui lui ont paru interminables, Guy Delisle nous le présente avec un humour tel que la lecture en devient géniale, fluide, agréable. Pourtant, PyongYang est un sacré pavé. Oui, mais un pavé qui se lit aussi simplement que Blankets pour moi, à l'époque. Le dessin, dans son genre, est particulièrement maîtrisé, et ajoute beaucoup au côté parfois comique des situations. Tristesse, peine, joie, rire, vous connaîtrez bien des émotions à la lecture de ce petit bijou. Indispensable, tout simplement.
Pest
Wow... grosse claque. Dernièrement, j'appréciais beaucoup moins les diverses réalisations de Corbeyran qui à mes yeux s'éparpillaient un peu dans des univers où il était moins à l'aise, moins original (Weena, Archipel). Mais cet album sonne comme un retour aux sources, et rappelle ses collaborations passées, avec Alfred bien sûr, mais surtout avec Bouillez sur Le phalanstère du bout du monde. Et ce tome introductif est une sacrée réussite. Un vent de folie, qui nous rappelle l'univers déjanté de la Nef des fous, souffle sur un monde très steam-punk, ambiance dans laquelle Corbeyran travaille en terrain connu... Le régulateur, du même auteur, exploite déjà bien le filon (trouverez vous le régulateur qui se promène dans cet album ?) Bouillez, quant à lui, nous offre un travail très précis, très propre, et mis en couleur avec brio. C’est pastel, c'est beau, séduisant, attirant. Allié aux dialogues savoureux des différents personnages, l'ensemble est de grande qualité, vraiment. La première collaboration de ces deux auteurs m'avait vraiment enthousiasmé, mais ce nouvel album joue dans une toute autre catégorie : celle des séries cultes en devenir, si la suite tient la route, évidemment.
Vincent et Van Gogh
Vincent & Van Gogh, c'est un bel exemple de ce que peut apporter la bande dessinée à notre culture. Plus qu'une simple biographie sans saveur, l'auteur déforme malicieusement la réalité, afin de nous faire découvrir la vie misèreuse de Van Gogh d'une façon particulièrement originale. Sa schyzophrénie, mise en image par le biais de ce chat malicieux, semblable à une muse active et dirigiste, est traitée avec une légèreté qui évite de rendre le récit noir, mauribond. Le récit peu parfois sembler un poil décousu, sans réel liant. Mais là où ma lecture en aurait été franchement altérée avec un autre album, je trouve qu'ici, celà ajoute à la folie douce qui s'échappe des pages de l'album. Le dessin de Gradimir Smudja est quant à lui de grande qualité. Immitant le maître, il parvient à nous faire sourire, et surtout à nous émerveiller ! L'utilisation des couleurs est splendide. Un superbe album pour (re-)découvrir la vie de ce peintre hors du commun. Toutefois, seul le lecteur connaisseur de l'histoire originale en profitera pleinement.
Alim le tanneur
La rentrée 2004 a vu apparaitre son lot de nouvelles séries dans les rayons de votre librairie préférées, et les éditions Delcourt ont elles aussi, bien entendu, participé à la fête. Parmis les sorties de cet éditeur, Alim le tanneur mérite particulièrement qu'on s'attarde à sa lecture. Malgré une couverture qui ne paie pas de mine, ce premier tome renferme en effet un monde superbe, aux couleurs acidulées et aux ambiances orientales. Ce qui frappe, c'est l'originalité de l'oeuvre. Dans le domaine de l'heroic Fantasy, on pensait avoir depuis longtemps fait le tour de la question. mais les auteurs nous proposent ici une vision radicalement différente de ce à quoi Soleil nous a habitué depuis bien longtemps. Par la narration, tout d'abord : c'est doux, tendre, drôle. Les 3 héros catapultés malgré eux dans une histoire qui les dépasse sont attendrissants, et l'on s'y attache très vite. La petite Bul est adorable... Le dessin est superbe. Décors fouillés, mise en page superbe, couleurs chatoyantes... Si seulement toutes les BD colorées à l'ordi étaient de ce niveau... Le trait est résoluement cartoon, et l'étude du design général lorgne franchement du coté des codes graphiques Indoux. La créature éléphantesque du début de l'album, parée de ses défenses massives, fait vraiment rêver ! Une grande surprise, un incroyable premier album. Moi qui m'inquiétait des dernières sorties Delcourt, me voilà bien rassuré. Une série qui risque de passer culte si la suite est du même accabit !
John Lord
On m'avait averti : scénario un peu "complexe", d'où une lecture difficile possible... Mais pour ma part, la magie a opéré, et tout coule de source. Tant mieux ! Bien sûr, il reste des zones d'ombres - mais c'est bien là tout l'intérêt d'un polar de qualité, à mes yeux. Alors, qu'avons-nous là : une histoire sombre, mais aux allures classiques, où s'entrecroisent relations viriles, ambiances années 40-50, et allusions fantastiques. Mais aussi une autre histoire, issue d'une mutinerie, qui verra évoluer de véritables Robinsons Crusoés. Entre ces deux histoires, apparemment aucune liaison... pour le moment ! Les personnages sont bien campés, leur psychologie développée, leur background travaillé. On sent une réelle recherche de la part du scénariste pour rendre son récit réaliste et occulte. Le trait de Patrick Laumont n'est à mes yeux qu'un réceptacle à la couleur de Sébastien Gérard. Cette dernière est tout simplement sublime : informatique, elle n'oublie pourtant pas d'être chaleureuse et génératrice d'ambiances fortes, très présentes. Les scènes concernant l'île perdue sont tout simplement superbes ! C'est donc avant tout le travail du coloriste qui est éblouissant. J'en redemande ! Un premier album qui mérite vraiment le détour, et nous fait espérer une suite du même accabit. Connaissant la production de Filippi, je n'en doute pas une minute.