On m'avait conseillé cette BD pour son scénario. Je n'ai vraiment pas été déçu. Le scénario des deux albums est implacable (surtout le 2ème), à la hauteur des plus grands polars.
Je trouve également le dessin superbe et permet de se plonger encore plus dans cet univers. Le choix des caricatures est parfaitement soigné et maitrisé.
J'ai lu à plusieurs reprises les deux albums en prenant toujours autant de plaisir. C'est pour moi, une véritable BD culte !!!
Il ne reste plus qu'à espérer qu'une suite arrive...
Vraiment un bon moment d'humour. Le dessin est pas mal pour nous conter les aventures drôles de ces monstres attachants. Je n'en dis pas plus, lisez. A moins d'être coincé ou de n'aimer que l'humour tarte à la crème, cette BD va vous plaire.
Incroyable.
Je viens de finir le 6ème et dernier tome, après 3 semaines de lecture, et ça dépasse toutes mes espérances. Comment est-il possible de pondre un bijou pareil, une œuvre aussi riche à tous les niveaux.
Le scénario est époustouflant, d’une richesse et d’une profondeur rarement atteintes. Malgré le nombre de pages (plus de 2000 !), le rythme ne faiblit presque jamais, et on ne s’ennuie pas une seconde. L’histoire reste facile à suivre, malgré sa richesse. A ce titre je ne comprends pas que certains posteurs ci-dessous se plaignent de ne pas tout comprendre. Je n’aime généralement pas les histoires trop compliquées, mais là ça passe tout seul. C’est très intelligent, et les passages pleins de poésie ou d’humour succèdent à des scènes d’action à vous couper le souffle, quel dynamisme, quels cadrages, Otomo est un génie. La fin, elle, est très belle. Un peu naïve, certes, mais elle ne déçoit pas.
Comment ne pas parler du dessin ? Otomo est un fou, un maniaque. Chaque case fourmille de mille détails, les vues de Néo-Tokyo sont impressionnantes et d’un réalisme parfait. A ce titre, préférez la version noir et blanc, plus fidèle à l’original, et surtout tellement plus abordable.
Une révélation pour moi. Je ne m’attendais pas à un tel choc. Akira mérite amplement son titre de série culte. Par contre attention, 2180 pages, c’est long, et pour bien apprécier cette série, il faut prendre son temps, et ne pas être impatient d’en finir. Vous voilà prévenus.
Culte bien sûr ! Est-il besoin de le dire ? Culte par le dessin qui atteint un excellent niveau tout en restant toujours agréable ; par les scénarios qui sont un mélange heureux de mille choses d'époque et d'aujourd'hui ; par les personnages superbes, hauts en couleurs, drôles, attachants ; par les nombreuses références et clins d'oeil, écrits et dessinés, faits tout au long des albums (de sorte qu'on ne peut totalement apprécier certains albums qu'avec plusieurs lecture et une grande culture); et l'humour présent à chaque page dans un nom, une attitude, une mimique, un mot, une situation.
Même si, bien sûr, la série est inégale, aucun album ne se lit sans plaisir. Alors oui, Astérix est vraiment culte.
Une histoire vraiment prenante et presque émouvante qui nous plonge totalement dans le monde des espions de la guerre froide. Le tout est teinté d'un peu de fantastique qui n'est pas pour améliorer l'ensemble, mais ressemble plutôt par moment à un ressort facile pour aider au déroulement du scénario. Néanmoins, l'histoire reste captivante et est très bien servie par le dessin de Boucq. Malgré ce fantastique que je n'aime pas trop, je ne peux pas mettre 3/5 tellement est forte l'impression que m'a fait cette BD. Et ce pour la troisième fois.
Une série très originale et réussie. Le dessin est excellent et rappelle par plusieurs côtés Bourgeon. Le scénario est relativement complexe, original et bon, et présente le rare avantage de ne pas laisser voir la fin dès le début. L'ensemble est totalement décalé et comporte une bonne dose d'humour ainsi que de nombreuses références et clins d'oeil sympathiques. Le suspens est bien ménagé, ce qui fait que la série se dévore d'un trait. Tout ceci fait de "la nef des fous" une lecture très agréable et quasiment incontournable.
Iznogoud est un des personnages les plus charismatiques de la BD franco-belge. Un must indémodable qu'il s'agit bien évidemment de traiter à sa juste valeur.
Tout d'abord, "Iznogoud" porte la marque indélébile de son génial scénariste, Goscinny. Comme dans sa BD-phare Astérix, il a repris les bonnes vieilles recettes qui avaient fait son succès. Pour ne citer que quelques ingrédients de son indéniable talent, je ne parlerai que de l'inventivité et la créativité des gags, trouvailles facétieuses pleines à ras bord de calembours tous plus savoureux les uns que les autres; mentionnons les noms des personnages, qui parfois, tel dans Astérix, sont à mourir de rire.
Le personnage principal, Iznogoud, modèle parmi d'autres de l'anti-héros comme les affectionnaient Goscinny, reste une pointure de la BD. Il restera éternellement ce nabot colérique et hargneux dévoré par l'ambition, et dont toutes les tentatives se soldent par un lamentable mais si comique échec. A sa suite, toute une galerie de personnages secondaires (le Calife, Dilat Larat...) tous plus caricaturaux les uns que les autres participent grandement à l'intérêt de cette BD.
Je trouve les dessins très modernes, bien qu'ils datent des années 60.
De l'amalgame de gags identiques mais variés, de délire verbal à prendre au 1er ou au 36ème degré, de personnages imposants par leur force symbolique, est sorti: "Iznogoud".
Je ne saurais que conseiller à tout âge, mais particulièrement aux amateurs de Goscinny, cette excellente BD d'humour.
Courrez-vite acheter cette BD, vous ne serez pas déçu. Pour ma part, j'ai rarement relu une BD 3 fois de suite, le texte est fluide, les dessins sont exceptionnels tants aux niveaux des couleurs que du détail, les enchainements sont véritablement bien pensés.
Si je n'est pas mis le note maximum, c'est pour le scénario qui reste cependant relartivement classique du moins pour le premier tome.
J'attends le second avec impatience.
Vraiment excellent, de A à Z. Mérite presque un 5/5. Comme tout ce qui sort de l'association Christin/Bilal. Forcément avec des histoires réellement originales, travaillées, aux personnages complexes ; et avec un des meilleurs dessinateurs, un peu atypique ; on obtient un résultat superbe. Cette histoire est vraiment prenante, ce n'est qu'avec regret qu'on arrive à la fin de l'album. A lire absolument.
J'ai été éberlué quand j'ai entamé la lecture de ce manga. Pourquoi ? Car l'esprit même de ce manga est à l'opposé de tout ce que je connais en matière de manga !
Quand on regarde cette histoire de loin, on croit qu'on va lire une nouvelle version de Maison Ikkoku avec une romance contrariée entre un gentil étudiant un peu bêta et une belle jeune femme timide et sage. Et effectivement, on retrouve pas mal de composantes des mangas typiques de ce genre : le garçon mignon et réservé qui ne réussit pas trop dans ses études, la jolie brune dont il va se rapprocher, les amis un peu envahissants, un yakuza effrayant mais en fait gentil, et pas mal de clichés ou du moins de ce qu'on croit être des clichés au premier coup d'oeil.
Mais en fait, ce manga est à mille lieues d'un manga typique du genre.
On pourrait presque le prendre comme l'anti-thèse de Maison Ikkoku en fait.
Le garçon n'est pas amoureux de la jolie brune ou du moins passe son temps à faire comme si elle n'avait aucune importance pour lui et qu'il voulait s'en débarrasser.
La jolie brune n'a rien d'une sage femme au foyer : elle est totalement délurée voire nymphomane. Elle a une forte personnalité de même que toutes les autres femmes de ce manga qui sont toutes ou presque des femmes de tête.
Ce "couple" ne restera pas indéfiniment dans la même situation à se tourner autour en habitant l'un à côté de l'autre : la vie va les changer, ils vont déménager, mûrir, changer de travail, d'amis, etc...
Et toute l'intrigue est ainsi, tellement plus proche de la réalité ou du moins de la réalité occidentale des couples et du sexe que c'en est ahurissant venant d'un manga.
L'élément principal qui saute aux yeux, c'est que les personnages n'ont presque aucun tabou vis-à-vis du sexe. C'est bien simple, l'héroïne est dans le lit du héros dès la première page. Et tout le long de la série, le sexe vient naturellement, un peu trop souvent sans doute pour des esprits prudes mais tellement proche de la réalité d'une vie de couple ou de la vie de coureurs de jupons. Ces scènes de sexe sont présentées de manière à la fois érotiques et réalistes les rendant très bien intégrées à l'histoire mais également émoustillantes juste comme il faut aussi bien pour un lectorat d'hommes que de femmes.
Quant au reste de l'histoire, c'est pareil, il est très réaliste, abordant les sentiments amoureux sous un angle qu'on imagine pas dans un manga et surtout n'hésitant pas à considérer des relations possibles sans sentiments entre les partenaires : le sexe pour le sexe ou l'affection par pur intérêt. C'en est parfois assez dérangeant, pour quelqu'un qui s'attend à s'émouvoir et à lire une belle romance compliquée, que de découvrir que l'histoire de ce manga ne contient peut-être pas la belle histoire d'amour qu'on aimerait y voir.
C'est réaliste, c'est assez fort, mais à côté de ça, il y a quand même une bonne dose d'humour. Je l'ai trouvé moins présent que dans Maison Ikkoku ou dans F.Compo mais il est pourtant bien là et j'avoue avoir été explosé de rire à pas mal de moments, même si j'aurais aimé que ce soit plus souvent.
Les personnages sont justes et très originaux. J'ai une réelle affection pour le personnage de Aya même si jusqu'à la fin elle reste assez difficilement cernable.
Les dialogues sont excellents et, si ce n'était un certain nombre de fautes d'orthographe ou d'inattention dans l'édition que j'ai lue, je féliciterais vraiment les traducteurs.
Et je félicite aussi au passage Tonkam car l'édition qu'ils ont publiée à l'époque est excellente, avec une couverture belle et solide et des albums de 200 pages fins et denses à lire. Je ne pourrais leur faire qu'un reproche : quel dommage que la qualité de reproduction des planches des tomes 1 et 2 soit aussi mauvaise : la résolution des images est tellement mauvaise qu'elles paraissent pixellisées, comme si à l'époque elles avaient été imprimées directement depuis Internet.
Asatte Dance se présente comme un mélange étonnant entre Maison Ikkoku et De mal en pis auxquels aurait été ajoutée une dose d'érotisme qui s'insère bien dans l'histoire et même dans l'humour. Les sentiments sont traités avec réalisme et la fin ne sera pas celle qu'attend une midinette en mal de mariage heureux.
Maintenant, je dois admettre ne pas avoir été aussi captivé par cette série que par l'intrigue de F.Compo par exemple, et surtout en fin de lecture, j'ai été largement moins ému et touché que par la fin de De mal en pis.
Il y a dans Asatte Dance quelques longueurs et moments moins plaisants que les autres. Et de même, le manque de sentiments affirmés dans ce qu'on pourrait espérer devenir une vraie romance est assez frustrant surtout vers la fin.
Cette légère déception pourrait m'amener à ne donner qu'une note de 3/5 à la série mais elle détonne tellement par son originalité par rapport aux autres mangas que je ne peux pas la laisser passer inaperçue.
Un OVNI à mes yeux dans le monde du manga, un immanquable d'une certaine manière, à lire absolument tellement c'est surprenant et différent du manga romantique typique.
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Blacksad
On m'avait conseillé cette BD pour son scénario. Je n'ai vraiment pas été déçu. Le scénario des deux albums est implacable (surtout le 2ème), à la hauteur des plus grands polars. Je trouve également le dessin superbe et permet de se plonger encore plus dans cet univers. Le choix des caricatures est parfaitement soigné et maitrisé. J'ai lu à plusieurs reprises les deux albums en prenant toujours autant de plaisir. C'est pour moi, une véritable BD culte !!! Il ne reste plus qu'à espérer qu'une suite arrive...
Trolls de Troy
Vraiment un bon moment d'humour. Le dessin est pas mal pour nous conter les aventures drôles de ces monstres attachants. Je n'en dis pas plus, lisez. A moins d'être coincé ou de n'aimer que l'humour tarte à la crème, cette BD va vous plaire.
Akira
Incroyable. Je viens de finir le 6ème et dernier tome, après 3 semaines de lecture, et ça dépasse toutes mes espérances. Comment est-il possible de pondre un bijou pareil, une œuvre aussi riche à tous les niveaux. Le scénario est époustouflant, d’une richesse et d’une profondeur rarement atteintes. Malgré le nombre de pages (plus de 2000 !), le rythme ne faiblit presque jamais, et on ne s’ennuie pas une seconde. L’histoire reste facile à suivre, malgré sa richesse. A ce titre je ne comprends pas que certains posteurs ci-dessous se plaignent de ne pas tout comprendre. Je n’aime généralement pas les histoires trop compliquées, mais là ça passe tout seul. C’est très intelligent, et les passages pleins de poésie ou d’humour succèdent à des scènes d’action à vous couper le souffle, quel dynamisme, quels cadrages, Otomo est un génie. La fin, elle, est très belle. Un peu naïve, certes, mais elle ne déçoit pas. Comment ne pas parler du dessin ? Otomo est un fou, un maniaque. Chaque case fourmille de mille détails, les vues de Néo-Tokyo sont impressionnantes et d’un réalisme parfait. A ce titre, préférez la version noir et blanc, plus fidèle à l’original, et surtout tellement plus abordable. Une révélation pour moi. Je ne m’attendais pas à un tel choc. Akira mérite amplement son titre de série culte. Par contre attention, 2180 pages, c’est long, et pour bien apprécier cette série, il faut prendre son temps, et ne pas être impatient d’en finir. Vous voilà prévenus.
Astérix
Culte bien sûr ! Est-il besoin de le dire ? Culte par le dessin qui atteint un excellent niveau tout en restant toujours agréable ; par les scénarios qui sont un mélange heureux de mille choses d'époque et d'aujourd'hui ; par les personnages superbes, hauts en couleurs, drôles, attachants ; par les nombreuses références et clins d'oeil, écrits et dessinés, faits tout au long des albums (de sorte qu'on ne peut totalement apprécier certains albums qu'avec plusieurs lecture et une grande culture); et l'humour présent à chaque page dans un nom, une attitude, une mimique, un mot, une situation. Même si, bien sûr, la série est inégale, aucun album ne se lit sans plaisir. Alors oui, Astérix est vraiment culte.
Bouche du diable
Une histoire vraiment prenante et presque émouvante qui nous plonge totalement dans le monde des espions de la guerre froide. Le tout est teinté d'un peu de fantastique qui n'est pas pour améliorer l'ensemble, mais ressemble plutôt par moment à un ressort facile pour aider au déroulement du scénario. Néanmoins, l'histoire reste captivante et est très bien servie par le dessin de Boucq. Malgré ce fantastique que je n'aime pas trop, je ne peux pas mettre 3/5 tellement est forte l'impression que m'a fait cette BD. Et ce pour la troisième fois.
La Nef des fous
Une série très originale et réussie. Le dessin est excellent et rappelle par plusieurs côtés Bourgeon. Le scénario est relativement complexe, original et bon, et présente le rare avantage de ne pas laisser voir la fin dès le début. L'ensemble est totalement décalé et comporte une bonne dose d'humour ainsi que de nombreuses références et clins d'oeil sympathiques. Le suspens est bien ménagé, ce qui fait que la série se dévore d'un trait. Tout ceci fait de "la nef des fous" une lecture très agréable et quasiment incontournable.
Iznogoud
Iznogoud est un des personnages les plus charismatiques de la BD franco-belge. Un must indémodable qu'il s'agit bien évidemment de traiter à sa juste valeur. Tout d'abord, "Iznogoud" porte la marque indélébile de son génial scénariste, Goscinny. Comme dans sa BD-phare Astérix, il a repris les bonnes vieilles recettes qui avaient fait son succès. Pour ne citer que quelques ingrédients de son indéniable talent, je ne parlerai que de l'inventivité et la créativité des gags, trouvailles facétieuses pleines à ras bord de calembours tous plus savoureux les uns que les autres; mentionnons les noms des personnages, qui parfois, tel dans Astérix, sont à mourir de rire. Le personnage principal, Iznogoud, modèle parmi d'autres de l'anti-héros comme les affectionnaient Goscinny, reste une pointure de la BD. Il restera éternellement ce nabot colérique et hargneux dévoré par l'ambition, et dont toutes les tentatives se soldent par un lamentable mais si comique échec. A sa suite, toute une galerie de personnages secondaires (le Calife, Dilat Larat...) tous plus caricaturaux les uns que les autres participent grandement à l'intérêt de cette BD. Je trouve les dessins très modernes, bien qu'ils datent des années 60. De l'amalgame de gags identiques mais variés, de délire verbal à prendre au 1er ou au 36ème degré, de personnages imposants par leur force symbolique, est sorti: "Iznogoud". Je ne saurais que conseiller à tout âge, mais particulièrement aux amateurs de Goscinny, cette excellente BD d'humour.
La Chronique des Immortels
Courrez-vite acheter cette BD, vous ne serez pas déçu. Pour ma part, j'ai rarement relu une BD 3 fois de suite, le texte est fluide, les dessins sont exceptionnels tants aux niveaux des couleurs que du détail, les enchainements sont véritablement bien pensés. Si je n'est pas mis le note maximum, c'est pour le scénario qui reste cependant relartivement classique du moins pour le premier tome. J'attends le second avec impatience.
Partie de chasse
Vraiment excellent, de A à Z. Mérite presque un 5/5. Comme tout ce qui sort de l'association Christin/Bilal. Forcément avec des histoires réellement originales, travaillées, aux personnages complexes ; et avec un des meilleurs dessinateurs, un peu atypique ; on obtient un résultat superbe. Cette histoire est vraiment prenante, ce n'est qu'avec regret qu'on arrive à la fin de l'album. A lire absolument.
Asatte Dance
J'ai été éberlué quand j'ai entamé la lecture de ce manga. Pourquoi ? Car l'esprit même de ce manga est à l'opposé de tout ce que je connais en matière de manga ! Quand on regarde cette histoire de loin, on croit qu'on va lire une nouvelle version de Maison Ikkoku avec une romance contrariée entre un gentil étudiant un peu bêta et une belle jeune femme timide et sage. Et effectivement, on retrouve pas mal de composantes des mangas typiques de ce genre : le garçon mignon et réservé qui ne réussit pas trop dans ses études, la jolie brune dont il va se rapprocher, les amis un peu envahissants, un yakuza effrayant mais en fait gentil, et pas mal de clichés ou du moins de ce qu'on croit être des clichés au premier coup d'oeil. Mais en fait, ce manga est à mille lieues d'un manga typique du genre. On pourrait presque le prendre comme l'anti-thèse de Maison Ikkoku en fait. Le garçon n'est pas amoureux de la jolie brune ou du moins passe son temps à faire comme si elle n'avait aucune importance pour lui et qu'il voulait s'en débarrasser. La jolie brune n'a rien d'une sage femme au foyer : elle est totalement délurée voire nymphomane. Elle a une forte personnalité de même que toutes les autres femmes de ce manga qui sont toutes ou presque des femmes de tête. Ce "couple" ne restera pas indéfiniment dans la même situation à se tourner autour en habitant l'un à côté de l'autre : la vie va les changer, ils vont déménager, mûrir, changer de travail, d'amis, etc... Et toute l'intrigue est ainsi, tellement plus proche de la réalité ou du moins de la réalité occidentale des couples et du sexe que c'en est ahurissant venant d'un manga. L'élément principal qui saute aux yeux, c'est que les personnages n'ont presque aucun tabou vis-à-vis du sexe. C'est bien simple, l'héroïne est dans le lit du héros dès la première page. Et tout le long de la série, le sexe vient naturellement, un peu trop souvent sans doute pour des esprits prudes mais tellement proche de la réalité d'une vie de couple ou de la vie de coureurs de jupons. Ces scènes de sexe sont présentées de manière à la fois érotiques et réalistes les rendant très bien intégrées à l'histoire mais également émoustillantes juste comme il faut aussi bien pour un lectorat d'hommes que de femmes. Quant au reste de l'histoire, c'est pareil, il est très réaliste, abordant les sentiments amoureux sous un angle qu'on imagine pas dans un manga et surtout n'hésitant pas à considérer des relations possibles sans sentiments entre les partenaires : le sexe pour le sexe ou l'affection par pur intérêt. C'en est parfois assez dérangeant, pour quelqu'un qui s'attend à s'émouvoir et à lire une belle romance compliquée, que de découvrir que l'histoire de ce manga ne contient peut-être pas la belle histoire d'amour qu'on aimerait y voir. C'est réaliste, c'est assez fort, mais à côté de ça, il y a quand même une bonne dose d'humour. Je l'ai trouvé moins présent que dans Maison Ikkoku ou dans F.Compo mais il est pourtant bien là et j'avoue avoir été explosé de rire à pas mal de moments, même si j'aurais aimé que ce soit plus souvent. Les personnages sont justes et très originaux. J'ai une réelle affection pour le personnage de Aya même si jusqu'à la fin elle reste assez difficilement cernable. Les dialogues sont excellents et, si ce n'était un certain nombre de fautes d'orthographe ou d'inattention dans l'édition que j'ai lue, je féliciterais vraiment les traducteurs. Et je félicite aussi au passage Tonkam car l'édition qu'ils ont publiée à l'époque est excellente, avec une couverture belle et solide et des albums de 200 pages fins et denses à lire. Je ne pourrais leur faire qu'un reproche : quel dommage que la qualité de reproduction des planches des tomes 1 et 2 soit aussi mauvaise : la résolution des images est tellement mauvaise qu'elles paraissent pixellisées, comme si à l'époque elles avaient été imprimées directement depuis Internet. Asatte Dance se présente comme un mélange étonnant entre Maison Ikkoku et De mal en pis auxquels aurait été ajoutée une dose d'érotisme qui s'insère bien dans l'histoire et même dans l'humour. Les sentiments sont traités avec réalisme et la fin ne sera pas celle qu'attend une midinette en mal de mariage heureux. Maintenant, je dois admettre ne pas avoir été aussi captivé par cette série que par l'intrigue de F.Compo par exemple, et surtout en fin de lecture, j'ai été largement moins ému et touché que par la fin de De mal en pis. Il y a dans Asatte Dance quelques longueurs et moments moins plaisants que les autres. Et de même, le manque de sentiments affirmés dans ce qu'on pourrait espérer devenir une vraie romance est assez frustrant surtout vers la fin. Cette légère déception pourrait m'amener à ne donner qu'une note de 3/5 à la série mais elle détonne tellement par son originalité par rapport aux autres mangas que je ne peux pas la laisser passer inaperçue. Un OVNI à mes yeux dans le monde du manga, un immanquable d'une certaine manière, à lire absolument tellement c'est surprenant et différent du manga romantique typique.