La suite d'Aldébaran est de la même trempe. Certains trouvent le scénario un peu moins bon, moi pas spécialement. C'est vrai que ça part un peu en "planète de la tentation" par moment et que ça baise un peu dans tous les sens.
Sinon toujours autant de mystères et d'aventure autour des créatures. On en apprend un peu plus sur la Mantrisse (heureusement). Bref du tout bon. J'ai trouvé que seul le tome 5 est peut-être un peu en dessous des autres. On aurait pu s'attendre à une meilleure fin.
C'est du Léo pur jus, c'est très proche d'Aldébaran et de Kenya. Certains en ont marre de ce style, mais moi j'accroche complètement.
J’ai longtemps hésité à m’embarquer dans ce comics de superhéros. Heureusement, on est bien loin de Superman et Captain America.
Le dessin est bon, mais les couleurs sont à chier (peut-être l’effet comics).
Mais alors le scénario, c’est du Alan Moore tout craché : c’est dense, réfléchi, original, etc, bref excellent.
Voila une série qui n’a pas volé ses 5 étoiles.
Je fais cet avis de mémoire, car voici une série que j'ai lue il y a bien longtemps. Cependant, je dois dire que j'en garde un excellent souvenir et une forte impression, qui m'a fait par la suite me précipiter sur les Buddy Longway et Blueberry, sans le même bonheur. Cette petite série est pour moi une des meilleures séries sur les Amérindiens que Derib dessine si bien.
« Versailles no bara » dans sa langue d’origine, littéralement la Rose de Versailles nous narre la vie tourmentée de Marie-Antoinette tragiquement connue comme reine de France lors de la révolution française. Cette histoire écrite entre 1972 et 1973 a connu et connaît encore aujourd’hui au Japon avec la nouvelle génération de lecteurs un succès phénoménal. C’est considéré comme une des références du shojo actuel, le manga pour jeunes filles. Le dessin animé qui découle de cette histoire est arrivé chez nous sous le nom « Lady Oscar », titre français qui au passage change l’héroïne de l’histoire en quelque sorte puisque met l’accent sur un personnage différent. Je ne me souviens pour ma part qu’assez vaguement de ce dessin animé, ce n’était pas vraiment ma tasse de thé à l’époque.
Toujours est-il que l’auteur arrive à créer une histoire basée sur l’Histoire de France dont elle était fan semble-t-il vraiment réussie et passionnante. On peut ainsi découvrir au long d’environ 1700 pages toute la vie de Marie Antoinette de l’enfance à la mort sur l’échafaud en passant par ses amours, les scandales qui l’ont éclaboussé comme la fameuse affaire du collier ou encore la fuite de la famille royale stoppée à Varennes.
La véracité historique m’apparaît plutôt bonne, l’auteur a vraiment dû se documenter et cet ouvrage est une bonne approche pour se (re-)familiariser avec cette période de l’Histoire française.
Manga pour filles oblige, l’auteur développe les amours de la reine notamment pour le comte de Fersen. Mais à côté de ses événements avérés, elle rajoute des personnages fictifs comme Oscar François de Jarjayes, une femme habillée en homme, élevée en homme à vrai dire par son père pour devenir un commandant de l’armée. On souligne beaucoup sa beauté, même si ses contemporains ne savent pas toujours s’il s’agit d’un homme ou d’une femme quand par exemple elle fait tomber en pamoison les courtisanes de la reine. Bref cet être ambigu et parfait est très proche de la reine, et en même temps totalement improbable à cette époque d’être militaire pour une femme. Oscar développe elle aussi un sentiment pour le comte de Fersen, et est elle-même aimée depuis toujours par son fidèle ami André. Bien sûr ce tableau peut parfois sembler caricatural des relations amoureuses avec des échanges enflammés. Le personnage d’Oscar est sûrement le préféré des lecteurs car il peut permettre une identification facile mêlant la bravoure de l’homme militaire et la délicatesse ainsi que la beauté de la femme. L’auteur fait en tout cas passer des idées du 20ème siècle sur l’homme et l’humanité par la bouche de son personnage bien en avance sur son temps en matière d’idées.
Le dessin est classique du manga shojo si je puis dire, de très grands yeux, voire des yeux qui lancent des éclairs, traits fins, belle chevelure. Les mises en page sont très inventives ne se contentant pas de séquences de cases fermées mais exploitant souvent toute la page, les différents plans étant mêlés entre eux. L’auteur a pu s’éclater à dessiner des vêtements de l’époque j’ai l’impression. Elle doit d’ailleurs être aussi connue au Japon qu’un Tezuka, elle est aujourd’hui chanteuse. On peut lire une interview intéressante sur le site de Kana où elle décrit notamment ses conditions de travail de l’époque.
Concernant l’édition française, il faut reconnaître que Kana a fait un très bon travail, et outre quelques coquilles – je pense à un « 15 juin » au lieu d’un « 15 octobre » sur la fin du tome 2 – les textes sont de qualité, le papier aussi, le sens de lecture japonais est respecté, une poignée de pages couleurs au début, papier suffisamment épais pour ne pas qu’on voit trop à travers. On a le droit à une édition en 3 volumes qui reprend l’édition 2 volumes japonaise. A vrai dire l’histoire principale tient sur les 2 premiers tomes d’environ un millier de pages pièce, le tome 3 moins épais – et moins cher – ne doit regrouper que des histoires annexes sur Oscar comme on en trouve une à la fin du tome 2. Je n'ai pas lu ce 3ème volume et je ne sais même pas si je le ferai un jour vu le peu d’intérêt par rapport à la trame principale.
Pour conclure, « La rose de Versailles » est à mon avis une lecture très intéressante qu’on soit amateur de manga pour fille ou pas, car le cadre historique est tellement bien planté qu’on pourrait le qualifier de roman historique avant d’être un roman à l’eau de rose (de Versailles). Cela peut permettre d’élargir la lecture au plus grand nombre, et même si on est réfractaire à l’Histoire je le conseille tellement c’est facile à lire.
Celui qui est né deux fois est le début d'une série ambitueuse de Derib destinée à rendre hommage aux "indiens" qui ne se sont jamais appelé comme cela...
Non seulement Derib est passionné par le sujet qu'il fait partager, à travers les rites de passages et la vie au quotidien d'une civilisation, mais il va plus loin que d'habitude dans la composition de ses planches.
Presque pas de blancs entre les strips, inserts nombreux de cases, utilisation soutenue du cercle, donne une recherche graphique et stylistique appropriée à ce western adulte, sans oublier les nombreux plan silencieux
Tout cela concours à l'authenticité de cette histoire simple.
A noter que Pluie d'Orage est l'esprit parent d'Amos, le héros de Red Road
Avec le temps qui passe, impossible de ne pas mettre le maximum à cette série. Jamais les amérindiens n'ont été aussi bien traités en bd. Il s'agit d'une histoire qui témoigne du passé avec ses douloureuses réalités, et de la mésestimée culture autochtone des USA, et du devenir de cette culture. On sent que Derib y a mit tout son coeur et ses capacités, pour aboutir à une histoire fluide, dense et subtile.
Certes, il y a bien un côté qui peut paraître un rien moralisateur, mais cela est largement compensé par la force et la noblesse des sentiments que suscite le voyage du jeune indien paumé Amos.
Ce n'est pas rien de traduire en bd l'itinéraire intérieur d'un personnage, ses changements au fur à mesure qu'il apprend et qu'il est confronté à de nouvelles situations, parfois cruelles, parfois libératrices.
Rien que pour cela, "Red Road", suite indirecte de Celui qui est né deux fois mérite de rester dans les annales.
Un petit bijou dans le genre Fantastique, trop sous-exploité en BD.
Graphiquement somptueux, Christophe Bec est un auteur sur qui il faudra compter dans les années qui viennent.
On peut également souligner le choix des auteurs sur le choix audacieux de la fin de la série, une fin qui fait réfléchir et qui reste longtemps dans la tête.
Perso je préfère les fins ouvertes aux fins fermées que l'on oublie vite !
Je pense pouvoir être le plus objectif possible dans la mesure où de prime abord, concernant le dessin et l'univers en général de cette BD, je ne suis vraiment pas intéressé.
Oui mais voilà, on m'a offert les deux premiers tomes à Noël, en me disant c'est génial.
Voilà, après lecture de la collection, je peux vraiment dire que cette BD est excellente. Les personnages sont attachants, des plus pulpeuses aux plus vils. L'idée des pouvoirs magiques tous différents (parfois loufoques) est vraiment bonne et était un très bon point de départ pour cette BD où l'aventure est bien présente, bien menée.
Seul point que je déplore pour ma part, c'est cet humour un peu teenager qui me laisse penser que le public visé était bien au départ les ados... Mais ses qualités ont dépassé ce public et donc je ne peux que conseiller cette BD à tous.
Et oui, j'ai lu cette BD au moins 1000 fois et je me marre à chaque gag!
"Pourquoi portes-tu ce casque Plume d'oeuf?"
"Pour éviter les coups qui rendent idiot"
"Pourquoi portes-tu ce casque?"
Vraiment, cette BD est super drôle et les personnages ont tous une personnalité bien particulière.
A lire !!!!!
Sur bdnet, pour tout résumé, il est écrit : « Sorte de Monsieur Jean africain. » Et je ne vois pas le rapport… s’il suffit qu’une série parle du quotidien pour être rapprochée immédiatement de Monsieur Jean, on peut considérer le « Monsieur jean » comme un genre à part entière et comme un des plus répandus… Aya de Yopougon n’a rien à voir avec Monsieur Jean pour une première raison qui veut que la vie quotidienne d’une jeune femme en cote d’ivoire n’a pas grand-chose à voir avec la vie d’un jeune homme trentenaire parisien… Et c’est même cela qui fait tout le charme de cette album : il nous parle de la vie quotidienne en Afrique, pas des problèmes majeurs de l’Afrique, pas des crises graves (guerre, famine….) mais du « vécu » en côte d’ivoire. Et pourtant ce n’est pas une bd qui cache les problèmes, qui met du vernis sur de la crasse ou enjolive des réalités difficiles, non… les problèmes ne sont pas masqués… Ils sont juste là, dans leur banalité quotidienne. Cette bd est à rapprocher de « Madame Brouette », une comédie africaine qui m’avait surpris par son approche légère du quotidien africain… Ce qui m'a bien plus aussi, c'est l'exotisme des dialogues, ces expressions étranges, cette lexique décalée, dêh!... Le dessin de Clément Oubrerie est plein de charme, on pense à Sfar, bien sûr… Mais un Sfar moins exubérant, plus propret, plus régulier et qui témoigne d’une grande justesse pour décrire les attitudes de ses personnages.
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Bételgeuse
La suite d'Aldébaran est de la même trempe. Certains trouvent le scénario un peu moins bon, moi pas spécialement. C'est vrai que ça part un peu en "planète de la tentation" par moment et que ça baise un peu dans tous les sens. Sinon toujours autant de mystères et d'aventure autour des créatures. On en apprend un peu plus sur la Mantrisse (heureusement). Bref du tout bon. J'ai trouvé que seul le tome 5 est peut-être un peu en dessous des autres. On aurait pu s'attendre à une meilleure fin. C'est du Léo pur jus, c'est très proche d'Aldébaran et de Kenya. Certains en ont marre de ce style, mais moi j'accroche complètement.
Watchmen
J’ai longtemps hésité à m’embarquer dans ce comics de superhéros. Heureusement, on est bien loin de Superman et Captain America. Le dessin est bon, mais les couleurs sont à chier (peut-être l’effet comics). Mais alors le scénario, c’est du Alan Moore tout craché : c’est dense, réfléchi, original, etc, bref excellent. Voila une série qui n’a pas volé ses 5 étoiles.
Celui qui est né deux fois
Je fais cet avis de mémoire, car voici une série que j'ai lue il y a bien longtemps. Cependant, je dois dire que j'en garde un excellent souvenir et une forte impression, qui m'a fait par la suite me précipiter sur les Buddy Longway et Blueberry, sans le même bonheur. Cette petite série est pour moi une des meilleures séries sur les Amérindiens que Derib dessine si bien.
La Rose de Versailles
« Versailles no bara » dans sa langue d’origine, littéralement la Rose de Versailles nous narre la vie tourmentée de Marie-Antoinette tragiquement connue comme reine de France lors de la révolution française. Cette histoire écrite entre 1972 et 1973 a connu et connaît encore aujourd’hui au Japon avec la nouvelle génération de lecteurs un succès phénoménal. C’est considéré comme une des références du shojo actuel, le manga pour jeunes filles. Le dessin animé qui découle de cette histoire est arrivé chez nous sous le nom « Lady Oscar », titre français qui au passage change l’héroïne de l’histoire en quelque sorte puisque met l’accent sur un personnage différent. Je ne me souviens pour ma part qu’assez vaguement de ce dessin animé, ce n’était pas vraiment ma tasse de thé à l’époque. Toujours est-il que l’auteur arrive à créer une histoire basée sur l’Histoire de France dont elle était fan semble-t-il vraiment réussie et passionnante. On peut ainsi découvrir au long d’environ 1700 pages toute la vie de Marie Antoinette de l’enfance à la mort sur l’échafaud en passant par ses amours, les scandales qui l’ont éclaboussé comme la fameuse affaire du collier ou encore la fuite de la famille royale stoppée à Varennes. La véracité historique m’apparaît plutôt bonne, l’auteur a vraiment dû se documenter et cet ouvrage est une bonne approche pour se (re-)familiariser avec cette période de l’Histoire française. Manga pour filles oblige, l’auteur développe les amours de la reine notamment pour le comte de Fersen. Mais à côté de ses événements avérés, elle rajoute des personnages fictifs comme Oscar François de Jarjayes, une femme habillée en homme, élevée en homme à vrai dire par son père pour devenir un commandant de l’armée. On souligne beaucoup sa beauté, même si ses contemporains ne savent pas toujours s’il s’agit d’un homme ou d’une femme quand par exemple elle fait tomber en pamoison les courtisanes de la reine. Bref cet être ambigu et parfait est très proche de la reine, et en même temps totalement improbable à cette époque d’être militaire pour une femme. Oscar développe elle aussi un sentiment pour le comte de Fersen, et est elle-même aimée depuis toujours par son fidèle ami André. Bien sûr ce tableau peut parfois sembler caricatural des relations amoureuses avec des échanges enflammés. Le personnage d’Oscar est sûrement le préféré des lecteurs car il peut permettre une identification facile mêlant la bravoure de l’homme militaire et la délicatesse ainsi que la beauté de la femme. L’auteur fait en tout cas passer des idées du 20ème siècle sur l’homme et l’humanité par la bouche de son personnage bien en avance sur son temps en matière d’idées. Le dessin est classique du manga shojo si je puis dire, de très grands yeux, voire des yeux qui lancent des éclairs, traits fins, belle chevelure. Les mises en page sont très inventives ne se contentant pas de séquences de cases fermées mais exploitant souvent toute la page, les différents plans étant mêlés entre eux. L’auteur a pu s’éclater à dessiner des vêtements de l’époque j’ai l’impression. Elle doit d’ailleurs être aussi connue au Japon qu’un Tezuka, elle est aujourd’hui chanteuse. On peut lire une interview intéressante sur le site de Kana où elle décrit notamment ses conditions de travail de l’époque. Concernant l’édition française, il faut reconnaître que Kana a fait un très bon travail, et outre quelques coquilles – je pense à un « 15 juin » au lieu d’un « 15 octobre » sur la fin du tome 2 – les textes sont de qualité, le papier aussi, le sens de lecture japonais est respecté, une poignée de pages couleurs au début, papier suffisamment épais pour ne pas qu’on voit trop à travers. On a le droit à une édition en 3 volumes qui reprend l’édition 2 volumes japonaise. A vrai dire l’histoire principale tient sur les 2 premiers tomes d’environ un millier de pages pièce, le tome 3 moins épais – et moins cher – ne doit regrouper que des histoires annexes sur Oscar comme on en trouve une à la fin du tome 2. Je n'ai pas lu ce 3ème volume et je ne sais même pas si je le ferai un jour vu le peu d’intérêt par rapport à la trame principale. Pour conclure, « La rose de Versailles » est à mon avis une lecture très intéressante qu’on soit amateur de manga pour fille ou pas, car le cadre historique est tellement bien planté qu’on pourrait le qualifier de roman historique avant d’être un roman à l’eau de rose (de Versailles). Cela peut permettre d’élargir la lecture au plus grand nombre, et même si on est réfractaire à l’Histoire je le conseille tellement c’est facile à lire.
Celui qui est né deux fois
Celui qui est né deux fois est le début d'une série ambitueuse de Derib destinée à rendre hommage aux "indiens" qui ne se sont jamais appelé comme cela... Non seulement Derib est passionné par le sujet qu'il fait partager, à travers les rites de passages et la vie au quotidien d'une civilisation, mais il va plus loin que d'habitude dans la composition de ses planches. Presque pas de blancs entre les strips, inserts nombreux de cases, utilisation soutenue du cercle, donne une recherche graphique et stylistique appropriée à ce western adulte, sans oublier les nombreux plan silencieux Tout cela concours à l'authenticité de cette histoire simple. A noter que Pluie d'Orage est l'esprit parent d'Amos, le héros de Red Road
Red Road
Avec le temps qui passe, impossible de ne pas mettre le maximum à cette série. Jamais les amérindiens n'ont été aussi bien traités en bd. Il s'agit d'une histoire qui témoigne du passé avec ses douloureuses réalités, et de la mésestimée culture autochtone des USA, et du devenir de cette culture. On sent que Derib y a mit tout son coeur et ses capacités, pour aboutir à une histoire fluide, dense et subtile. Certes, il y a bien un côté qui peut paraître un rien moralisateur, mais cela est largement compensé par la force et la noblesse des sentiments que suscite le voyage du jeune indien paumé Amos. Ce n'est pas rien de traduire en bd l'itinéraire intérieur d'un personnage, ses changements au fur à mesure qu'il apprend et qu'il est confronté à de nouvelles situations, parfois cruelles, parfois libératrices. Rien que pour cela, "Red Road", suite indirecte de Celui qui est né deux fois mérite de rester dans les annales.
Sanctuaire
Un petit bijou dans le genre Fantastique, trop sous-exploité en BD. Graphiquement somptueux, Christophe Bec est un auteur sur qui il faudra compter dans les années qui viennent. On peut également souligner le choix des auteurs sur le choix audacieux de la fin de la série, une fin qui fait réfléchir et qui reste longtemps dans la tête. Perso je préfère les fins ouvertes aux fins fermées que l'on oublie vite !
Lanfeust de Troy
Je pense pouvoir être le plus objectif possible dans la mesure où de prime abord, concernant le dessin et l'univers en général de cette BD, je ne suis vraiment pas intéressé. Oui mais voilà, on m'a offert les deux premiers tomes à Noël, en me disant c'est génial. Voilà, après lecture de la collection, je peux vraiment dire que cette BD est excellente. Les personnages sont attachants, des plus pulpeuses aux plus vils. L'idée des pouvoirs magiques tous différents (parfois loufoques) est vraiment bonne et était un très bon point de départ pour cette BD où l'aventure est bien présente, bien menée. Seul point que je déplore pour ma part, c'est cet humour un peu teenager qui me laisse penser que le public visé était bien au départ les ados... Mais ses qualités ont dépassé ce public et donc je ne peux que conseiller cette BD à tous.
La Tribu Terrible
Et oui, j'ai lu cette BD au moins 1000 fois et je me marre à chaque gag! "Pourquoi portes-tu ce casque Plume d'oeuf?" "Pour éviter les coups qui rendent idiot" "Pourquoi portes-tu ce casque?" Vraiment, cette BD est super drôle et les personnages ont tous une personnalité bien particulière. A lire !!!!!
Aya de Yopougon
Sur bdnet, pour tout résumé, il est écrit : « Sorte de Monsieur Jean africain. » Et je ne vois pas le rapport… s’il suffit qu’une série parle du quotidien pour être rapprochée immédiatement de Monsieur Jean, on peut considérer le « Monsieur jean » comme un genre à part entière et comme un des plus répandus… Aya de Yopougon n’a rien à voir avec Monsieur Jean pour une première raison qui veut que la vie quotidienne d’une jeune femme en cote d’ivoire n’a pas grand-chose à voir avec la vie d’un jeune homme trentenaire parisien… Et c’est même cela qui fait tout le charme de cette album : il nous parle de la vie quotidienne en Afrique, pas des problèmes majeurs de l’Afrique, pas des crises graves (guerre, famine….) mais du « vécu » en côte d’ivoire. Et pourtant ce n’est pas une bd qui cache les problèmes, qui met du vernis sur de la crasse ou enjolive des réalités difficiles, non… les problèmes ne sont pas masqués… Ils sont juste là, dans leur banalité quotidienne. Cette bd est à rapprocher de « Madame Brouette », une comédie africaine qui m’avait surpris par son approche légère du quotidien africain… Ce qui m'a bien plus aussi, c'est l'exotisme des dialogues, ces expressions étranges, cette lexique décalée, dêh!... Le dessin de Clément Oubrerie est plein de charme, on pense à Sfar, bien sûr… Mais un Sfar moins exubérant, plus propret, plus régulier et qui témoigne d’une grande justesse pour décrire les attitudes de ses personnages.