Les derniers avis (39629 avis)

Couverture de la série Complainte des landes perdues
Complainte des landes perdues

Il est vrai que cette série, qui au départ était un diptyque, ne brille pas par son originalité. Mais c'est complètement assumé, bien pris au sérieux, et ça fonctionne. Cependant je commenterais les différents "morceaux" de cette désormais saga séparément : Les deux premiers : sans doute les meilleurs, avec du très grand Rosinski, on sent qu'il a pris du plaisir, et l'ambiance est tout simplement magique. Son moyen-âge est sale et irréel à la fois. La simplicité de l'histoire est suffisamment bien menée pour devenir un classique dans le bon sens du terme Note : 5/5 Les deux suivants : succès aidant, nos deux compères Dufaux et Rosinski remettent une couche ; car c'est bien de cela qu'il s'agit. L'histoire se répète en moins bien, et le tempérament naturel de notre cher dessinateur polonais reprend le dessus : je bâcle, consciencieusement, mais je bâcle. Note : 2/5

28/12/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Ultimates
Ultimates

C'est sur BDtheque que j'ai appris ce qu'était l'univers Ultimate de Marvel. Ultimate, c'est une revisite des personnages phares de Marvel comme s'ils étaient créés de nos jours, permettant ainsi à des auteurs modernes de leur donner un ton travaillé et bien plus actuel, tout en permettant également aux lecteurs de ne plus avoir des dizaines d'années de continuité et d'épisodes à connaître pour apprécier ces personnages et leurs aventures. Autant dire que ce concept m'arrange drôlement car je ne connaissais quasiment rien de l'univers Marvel jusqu'à il y a quelques mois, ce qui est ennuyeux quand on sait que cela fait plus de 40 ans que ces personnages existent et évoluent. Quant à Ultimates, il s'agit de la revisite des fameux Vengeurs, groupe de super-héros regroupant en son sein Hulk, Iron-Man, Captain America, Thor, Giant Man et La Guèpe, avec à leurs côtés quelques mutants ainsi que les membres du S.H.I.E.L.D. Et la collection Mavel Deluxe nous offre la possibilité de découvrir en une belle intégrale l'ensemble des 13 premiers épisodes de cette série scénarisée par Millar et dessiné par Hitch, épisodes formant une longue et solide histoire complète. Et autant dire que j'ai apprécié le résultat. L'objet, pour commencer, est beau et solide. Il vaut largement son prix par sa qualité physique, par la taille et la densité de son contenu, et aussi parce qu'il est nettement plus économique et pratique que d'avoir à payer tous les mois un épisode en fasicule souple. Le dessin est de très bonne facture. Réaliste et travaillé, il manque d'originalité mais il est techniquement très réussi et offre de très belles images. La colorisation, soigneusement informatisée, est aussi de très bonne qualité. Et donc globalement, c'est une belle BD que nous avons là même si son dessin se différencie difficilement de ce qui se fait un peu partout dans le monde des comics modernes. Le scénario est ensuite très bon. Les personnages sont profondément travaillés et rendus originaux et intéressants. Bruce Banner est un scientifique dépressif, honteux de la créature destructrice qu'il devient quand il se transforme en Hulk. Captain America est le vrai Super-Soldat américain mais il provient directement des années 40 et se trouve un peu comme un cheveu sur la soupe dans le monde des années 2000. Iron-Man est un milliardaire dragueur et un peu alcoolique qui a décidé de vouer les dernières années qu'il lui reste à vivre à l'aventure et à changer le monde. Thor est un alter-mondialiste dont on ne sait pas s'il est le fils d'un Dieu d'Asgard ou si c'est un schizophrène avec un gros marteau. Quant à la Guèpe et Giant-Man, ils vivent une vie de couple mouvementée et dramatique. Mettre en scène ces personnages ensemble permet de très bonnes interactions et dialogues et donnent une vraie vie à leur groupe et une vraie profondeur au récit. L'histoire n'est pas du tout une suite de bastons mais bien au contraire une suite d'interactions entre les personnages avec derrière une trame d'action bien menée et diluée sur l'ensemble des 13 chapitres. Certains lecteurs pourraient reprocher une certaine lenteur du récit et un manque de dynamisme, mais j'ai personnellement été séduit et largement captivé par les simples relations entre ces super-héros complexes. En outre, il y a tout de même une vraie histoire digne de super-héros derrière cela, histoire qui se monte tout doucement pour apparaitre véritablement à la moitié de l'album uniquement. Et bien sûr, il y a un final où l'action est reine et où tous les pouvoirs de nos héros se déchainent, mais le tout est tellement bien amené que l'aspect bourrin des Vengeurs passent très bien. Au final, cette intégrale est une très bonne histoire de Super-Héros moderne, à la psychologie et aux dialogues fouillés. L'histoire n'a pas l'intelligence fascinante d'un Watchmen et le final n'est pas des plus fins mais les personnages sont très bons et le récit très bien construit pour offrir une vraie bonne lecture.

28/12/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Barbarella
Barbarella

En 1962 le rédacteur en chef de V-Magazine demande au dessinateur Jean-Claude Forest de dessiner un Flash Gordon au féminin (avec le look de Bardot). Le résultat ? Un mélange décapant de science-fiction, d'humour, avec des morceaux de sexe dedans. A l'époque, c'est probablement la première BD "pour adultes", ce qui provoqua un certain cataclysme dans la milieu des "petits miquets", et surtout dans la façon dont la BD est perçue. La parution en magazine (à bas prix) n'a pas déclenché l'ire des censeurs, alors que la réédition en album (chez Terrain Vague) en 1964 a provoqué beaucoup de remous... Malgré le prix élevé des albums !! Ce qui fit une énorme publicité à cette oeuvre "pornographique". En 1967, Roger Vadim adapta la BD au cinéma, avec Jane Fonda dans le rôle-titre. C'est la mode des héroïnes peu habillées que va lancer Forest, avec cette bande qui restera comme une étape importante de l'espace franco-belge. Si l'on se penche sur la BD elle-même, il y a plusieurs points à dégager. Effectivement, Barbarella se sert souvent de son corps pour arriver à ses fins, mais toujours pour faire le bien ! Enfin, dans le registre de "liberté" en vogue dans les années 1960. Les scènes où elle se balade les seins nus, ou presque, sont assez nombreuses, mais pas omniprésentes. La différence de culture, de race, ne l'arrêtent absolument pas. Barbarella fait donc l'amour avec un ange, des petits hommes verts (ou bleus), et même avec un ou deux robots... Quant aux histoires... C'est quand même de la BD qui a vieilli : les péripéties s'enchaînent sans réelle de véracité... Mais Forest fait quand même preuve d'une certaine poésie, d'une grande inventivité graphique et narrative. Le lecteur "moderne" s'ennuiera vite, même si le dessin de Forest est loin d'être désagréable. Il s'agit là de l'une des pierres angulaires de la BD moderne.

28/12/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Le Marquis d'Anaon
Le Marquis d'Anaon

Une très bonne BD que ce Marquis d'Anaon ! Fabien Vehlmann, dont c'était l'un des premiers scenarii (je crois), faisait déjà preuve d'un réel talent de conteur, avec des histoires mêlant de façon habile histoire et fantastique, dans une période post-médiévale où l'obscurantisme régnait en maître. A noter, toutefois, que les albums se terminent de façon un peu abrupte, ce qui les rend un peu "courts"... Peut-être un format plus important (72 pages ?) aurait permis aux récits d'être mieux développés... J'ai eu la chance de pouvoir lire l'intégrale noir et blanc des trois premiers tomes, ce qui permet d'admirer le talent de matthieu Bonhomme, et surtout, l'évolution de son trait vers une plus grande maîtrise. Par contre, je ne saurais juger les couleurs. Mais ce qui est sûr, c'est que l'aventure, avec un grand "A", se tient là, devant nous.

27/12/2005 (modifier)
Par okilebo
Note: 4/5
Couverture de la série Mon voisin le Père Noël
Mon voisin le Père Noël

Mon Voisin le Père Noël est un album plutôt réussi. Ce one-shot, sorti en période de fêtes, est pourtant loin d'être un conte de Noël. Le scénario de Philippe Bonifay est très subtil. Il nous fait découvrir deux personnages que la vie n'a pas épargnés. Au fil des pages, on découvre leurs souvenirs et on finit par avoir pitié de ces deux paumés. L'auteur nous sensibilise à leurs douleurs et à leurs regrets, ce qui les rend attachants. Le dessin de Béatrice Tillier est vraiment réussi. Son graphisme, tout en finesse, est parfait pour ce genre d'histoire. Certains plans larges comme aux pages 26 et 27 sont de toute beauté. Un très beau travail ! Ce one-shot est à suivre, incontestablement !

27/12/2005 (modifier)
Par Nawm
Note: 4/5
Couverture de la série Les Princes d'Arclan
Les Princes d'Arclan

Plusieurs choses ressortent de cette lecture que je retrouve dans les commentaires d'autres lecteurs. "Fabteam" parle de la non-quête des héros et effectivement, je trouve cela bien intéressant, on ne sait pas vraiment vers quels buts ils avancent, on connaît leurs motivations mais cela laisse la porte ouverte à beaucoup de choses et donc, il stimule notre propre imaginaire, c'est agréable. Et puis, les quatre histoires de personnages qui se rejoignent ou se croisent au fil de circonstances me met l'eau à la bouche. Effectivement, ça sent un peu le "gangs of new york" dans l'idée de base, mais on lui pardonnera bien ça parce que les dessins, les décors et les couleurs sont à l'image des principaux personnages féminins... délicieux!

27/12/2005 (modifier)
Par Nawm
Note: 4/5
Couverture de la série Les contes de Brocéliande
Les contes de Brocéliande

Je trouve déjà le concept génial (j'imagine les différents dessinateurs et scénaristes autour d'une bonne Leffe en train de cogiter sur le projet et j'ai envie d'en faire partie!!) Ensuite, le fait de retrouver différents styles sous la même couverture est très "frais", ça donne du volume je trouve. J'avais l'impression (fondée) de me retrouver dans un nouveau monde à chaque changement de dessinateur mais qui se rattache à quelque chose que je connais. Et puis les histoires sont belles parce qu'elles produisent des émotions, des bouleversements, des sensations qu'on ne retrouve pas dans n'importe quelle BD. Et enfin, oui, la mise en couleur est... comment dire... délectable!!

27/12/2005 (modifier)
Couverture de la série Voyage au bout de la Lune
Voyage au bout de la Lune

Tordu de rire à la première comme à la dixième lecture. Comme toute l’œuvre de Goossens, il faut pénétrer son univers avant d'en saisir toute la richesse humoristique. La barrière du dessin "réaliste" est au départ difficile à franchir, mais elle apporte un vrai plus à l'humour. Pour les connaisseurs, notez la présence d'un certains "Louis" (le petit caporal capricieux), ce qui laisse penser que ce "Voyage" est un roman écrit par Louis Machin , héros de la série Georges et Louis.

27/12/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Mister Mastermind
Mister Mastermind

Note approximative : 3.5/5 J'ai hésité à classer cette BD dans la catégorie humour tant cette lecture m'a fait sourire et rire. Le dessin de Saudelli est excellent. Bon, d'accord, ses décors sont bien souvent vides ou presque, mais il est excellent quand il s'agit de dessiner aussi bien de belles femmes que des hommes au physique hilarant. Ses femmes sont bien en chair, souvent de grandes musclées comme Tantala. Certains de ses hommes sont de fiers hidalgos mais d'autres, comme son héros surtout, sont rendus ridicules d'une manière parfaitement réussie : j'adore la tête de Mister Mastermind quand un pied de femme passe à sa portée. Ses planches sont cependant bizarrement colorisées, laissant de grandes plages de blanc et usant à côté de cela de couleurs flashy efficaces mais pas très jolies quand même. En outre, il n'encre pas ses dessins, donnant un aspect un peu amateur à son dessin alors que la maîtrise technique me semble clairement au rendez-vous. Quant au scénario, il est vraiment hilarant. Mister Mastermind est un nouveau super-héros dont le super-pouvoir consiste à savoir appliquer sa volonté aux femmes. Mais surtout Mister Mastermind est un petit malingre totalement fêtichiste, complètement obsédé par les pieds des femmes ! Et quand il doit partir en mission, sa garde du corps doit passer son temps à lui répêter le but de sa mission car notre héros perd sa concentration dès qu'il voit passer une femme et se retrouve sans arrêt à léchouiller les pieds de celles-ci et à leur suggérer mentalement de se déchausser et d'entamer des... choses sensuelles ayant pour thème leurs... pieds. La narration est tout à fait sympathique et l'humour est vraiment au rendez-vous. Le côté érotique est assez annexe même si certaines scènes sont intéressantes (quoique seul le lectorat masculin devrait apprécier à mon avis). En gros, les scènes les plus crues sont souvent des pugilats entre femmes courts-vêtues qui cherchent à se lêcher mutuellement les pieds. Je vous laisse imaginer. Franchement drôle et sympathique à lire. Seul reproche majeur, le prix très élevé de ces albums et le fait que le tome 1, seul sorti à ce jour, soit à suivre même s'il se suffit largement à lui-même à mes yeux. De l'érotisme dans la bonne humeur et la drôlerie.

26/12/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Le Bataillon des lâches
Le Bataillon des lâches

Il a fallu que je relise une deuxième fois en profondeur cette BD pour vraiment l'apprécier à sa juste valeur. A ma première lecture, j'avais été très rapidement séduit par le début de l'album. L'allusion à La Guerre Eternelle est flagrante et le clin d'oeil est assuré avec le nom du narrateur, Simon Haldeman. On reconnait aussi un décor proche de Starship Troopers avec la même critique de la guerre. La narration, justement, est bonne et dès la première page, on plonge dans l'ambiance absurde et forte d'une guerre déshumanisée où les soldats sont les pions d'officiers loin du champ de bataille. Le récit de la désertion de ces quatre soldats est efficace et bien mené. Le mystère qui grandit ensuite lors de leur périple m'a facilement captivé et intéressé. Par contre, m'attendant à une chute forte et surprenante, j'ai été un peu déçu par le dénouement car je m'attendais à quelque chose de plus original et ingénieux que cela. En outre, il me manquait des données pour comprendre quelques plages d'ombre dans l'intrigue que je considérais comme assez illogiques au final. J'ai donc aussitôt relu le tout en m'attardant sur chaque dialogue, chaque détail d'image, sur cette métaphore des stratégies comparées des chiens de guerre et des abeilles. Les illogismes ont disparu, les plages d'ombre se sont éclaircies à quelque détail près (les peintures rupestres et le scaphandre de Krell), et la fin m'a paru soudainement nettement plus forte et réussie par sa narration et son symbolisme. A côté de cela, le dessin n'est pas aussi bon que je l'aurais espéré. Parfois un peu difficile à déchiffrer, j'apprécie surtout très peu sa colorisation. Néanmoins, je l'ai trouvé efficace et collant très bien à la forme de narration et d'histoire. Le réalisme de ses personnages entre autres, ajoute beaucoup à la force narrative. Cette BD est intelligente, bien menée, relativement originale et surtout a la très grande qualité de tenir excellemment bien en un simple one-shot. Une bonne BD de SF sur le thème de la guerre.

26/12/2005 (modifier)