Les derniers avis (39849 avis)

Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Les Sentiers de la Perdition
Les Sentiers de la Perdition

Voici poindre mon 600e avis sur ce bô site marron amélioré (version 2.0 oblige) mais à la couleur restée inchangée (et c’est mieux ainsi). Et cet avis échoit sur "Les sentiers de la perdition", un comics vraiment prenant du début à la fin. Je suis d’ailleurs étonné qu’aucune note ne dépasse les 3 étoiles en regard des qualités intrinsèques de cet album. Celui-ci retrace la vie de Michael O'Sullivan (dit l’Ange), homme de main du gang Looney, après que sa famille ait été décimée sur ordre de son patron. Cette bd apporte un éclairage intéressant sur le fonctionnement des gangs des années 30 aux USA avec leurs codes qui régissent leurs affaires. Le récit met en avant la psychologie tourmentée de l’Ange qui est un homme de valeurs et de principes. La trahison de Looney auquel il était totalement dévoué va rendre l’Ange déterminé à venger ce crime tout en respectant ses valeurs. On s’attache à cet homme et à sa destinée malgré qu’il soit un gangster et un tueur. Le point fort de l’album réside dans la narration qui n’est pas directe mais réalisée à travers le regard de son fils, jeune à l’époque des faits et adulte aujourd’hui. Ce choix narratif apporte beaucoup de sensibilité et de force au récit, ce qui fait de ce livre (au contenu peu original) un grand moment de lecture. Le final est sans surprises aucunes mais est bien dans la logique implacable de ce genre de drame et donne toute sa crédibilité au récit. Je constate que le graphisme est largement décrié. Pour ma part, je trouve qu’il est d’une très grande lisibilité avec des cadrages réussis, permettant au lecteur de s’immerger dans l’ambiance de l’époque . . . A noter que je trouve le titre Anglais (Road to Perdition) bien plus évocateur des propos de l’album que le titre en Français. Dommage qu’il n’ait pas été retenu pour la VF. Mais qu’à cela ne tienne, cet album est une réussite à tous les niveaux. A découvrir impérativement !

18/08/2006 (modifier)
Par dut
Note: 4/5
Couverture de la série Bleach
Bleach

Ayant découvert Bleach d'abord par l'animé (excellent au passage) je me suis décidé à lire la version papier. Je dois dire que je n'ai pas été déçu du tout ! On retrouve tous les éléments d'un bon manga ! L'histoire : Kurosaki Ichigo, un jeune lycéen, n'est pas tout à fait comme les autres, il arrive à voir des âmes errantes dans le monde des vivants ! (dit comme ça, ça fait un peu « 6e sens ») Il va devenir un Shinigami, une sorte de samouraï chargé de purifier ces âmes et de les envoyer vers la Soul Society (une sorte de paradis). A 1ère vue, ça peut paraître un peu banal et rébarbatif, mais le déroulement de l’histoire fait qu’on se retrouve au milieu d’une sorte de quête assez géniale ! Une des forces de ce manga, c’est d’arriver à introduire une multitude de personnages (des autres Shinigamis) tous plus charismatiques les uns des autres, c’est assez jouissif ! Ca ne se prend pas la tête, c’est très drôle, mention spéciale à Kon, une peluche animée un peu perverse et complètement loufoque ! :) Toute la 1ère histoire concernant le passage dans la Soul Society est carrément géniale ! Mais pour l’instant, la suite ne m’a pas convaincu… Le dessin est vraiment sympa, bien dynamique, propre, et drôle quand il faut ! Du bon travail ! Maintenant je conseille vivement de regarder l’animé, celui-ci est excellent, il est même encore plus tripant, et encore plus drôle ! Bref Bleach est une très très bonne série !

18/08/2006 (modifier)
Couverture de la série Lupus
Lupus

Il n’est pas nécessaire d’aimer la science-fiction pour apprécier Lupus. Ce qui ressort avant tout c’est la nature de l’homme et l’évolution de ses relations au fur et à mesure de la lecture. Point de grande histoire épique, de sentiments héroïques, d’exaltation face à l’aventure. Tout part très rapidement d’un road-trip psychotique à la Las Vegas Parano où deux potes s’entichent d’une charmante fugueuse totalement paumée. C’est là l’élément déclencheur qui fait basculer leur virée délirante en un voyage des plus dramatique. L’histoire tourne alors au huit clos, et Peeters nous place en témoin privilégié des rapports entre les personnages, de leurs doutes, de leurs pensées, toutes les petites faiblesses quotidiennes y passent. Le passage dans la station spatiale abandonnée fait penser immédiatement à « Solaris », leur situation leur renvoie physiquement les objets de leur conscience, de leurs remords, de leur cœur. Lupus me fait vraiment penser à beaucoup de films ; dans la manière de raconter des personnages en s’attachant particulièrement à la nature brute de leur relation, aux dérèglements de conscience, dans le rythme aussi, très lancinant, mélancolique, on retrouve beaucoup d’éléments de la trilogie de Gus Van Sant (Gerry, Elephant, Last Days) où tout y est très contemplatif et où le réalisateur s’attarde avant tout sur le comportement humain. Personnellement j’adore ce genre d’œuvre très lente dans la construction où l’on se laisse totalement porter par les évènements.

17/08/2006 (modifier)
Par biglolo
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Métaphore du Papillon
La Métaphore du Papillon

Ca y est ! Le tome 3 est sorti… le 1er cycle est terminé… je peux enfin aviser ! La Métaphore du Papillon est une série qui m’a procuré un plaisir fou à sa lecture. Tout d’abord grâce l’originalité de l’histoire : le fondateur de la cyndinique, la science de la gestion du risque et du hasard, parvient à élaborer des algorithmes de calculs de statistiques permettant de prévoir les événements futurs. Ce scientifique machiavélique, pour prouver la véracité de son travail au consortium qui lui fournit les super-calculateurs, va monter une machination diabolique : fondée sur le concept de la métaphore du papillon qui dit qu’un battement d’ailes de papillon à Tokyo peut provoquer un ouragan sur l’Atlantique (petites causes, grands effets), il attrape dans ses filets Chriss Michalska, un gars tout à fait ordinaire, et va donner de petits coups de pouce au hasard pour en faire l’élément central de sa machination… je m’arrête là, car j’ai peur d’en avoir déjà trop dit… je vous le dis, c'est du costaud. Les personnages ne sont pas en reste et sont assez bien développés au cours de ces 3 tomes. Le scientifique est machiavélique à souhait, prêt à tout, sans scrupule. Le héros malgré lui, Chriss, subit tout au long de l’histoire la destinée qu’on lui fabrique. Fabiola, jeune fille au caractère bien trempé, qui sait ce qu’elle veut, accompagne Chriss et lui sert souvent de bouée de sauvetage. Le dessin, le découpage et la mise en couleur, au début hésitants, s’améliorent de planche en planche. Ne jugez pas le travail du dessinateur et du coloriste à partir de la planche de la galerie, à mon avis, elle n’est pas du tout représentative… N’hésitez pas à aller feuilleter un tome chez votre libraire. Ca donne envie, hein ? (dites oui, s’il vous plait, merci :o). Bref vous avez compris mon enthousiasme pour cette série. Pour finir, je vous conseille d’aller lire l’interview du scénariste, Christophe Pernoud (grand merci à Alix et à Pol), dans lequel on apprend que le 2nd cycle ne verra le jour que si le 1er cycle marche. Alors qu’attendez-vous pour devenir papillon ! Acheter cette série et vous obtiendrez un second cycle prometteur :o)

17/08/2006 (modifier)
Par Mooldoo
Note: 4/5
Couverture de la série Alvin Norge
Alvin Norge

Ben, je suis dans l'informatique, et j'avoue ne pas accrocher la plupart des séries liées à ce domaine, ni même les films au cinéma (excepté Wargames, 1983). Pourtant cette série ne manque pas d'un certain attrait. Le tome 1 acheté, faut avouer que ce n'est pas spécialement le top du top, mais à mesure que l'on entre dans la série, on s'y accroche. Il n'y a peut-être pas le même engagement techno-pedagogique que l'on peut trouver dans une série comme Largo Winch quand on tente de vous faire comprendre les joyeux mécanismes de la finance et les dessins ne sont pas aussi précis, mais c'est beaucoup plus imaginatif. La série fait plus dans la science-fiction que le fantastique, sans vous endormir dans un scénario tordu. Et puis il y a tant de gens qui parlent à des personnes invisibles dans la rue de nos jours que cette série devrait être appréciée.

17/08/2006 (modifier)
Par dut
Note: 4/5
Couverture de la série One Piece
One Piece

J'ai lu One Piece sur les conseils d'un pote, One Piece est sa bd préférée tout univers confondu (manga, comics, franco-belge)... En fait, il m'a mis les 32 tomes (à l'époque) dans mon sac et m'a limite menacé pour que je les lise. :D Faut dire que 32 tomes, ça rebute un peu, surtout quand on sait que l'histoire est loin loin d'être finie, il paraîtrait même qu’Oda est prêt à sortir 70 tomes... et à 8 € le tome, ça fait un peu mal quand même, non ? Finalement, j'ai pas vu passer les 32 tomes, j'ai enchaîné les tomes à vitesse grand V, à la fin, j'en redemandais ! Les aventures de Luffy sont funs, drôles, déjantées, complètement loufoques et finalement très très prenantes ! Le thème de la piraterie n'est pas courant quand même, mais la, dans l'univers présenté, c'est carrément bon ! Luffy et son équipage formé au fur et à mesure de l'histoire sont tous attachants, que ça soit Zorro, Chopper, Pipo, etc... Leurs adversaires sont tout autant charismatiques... Ca donne des aventures bien délire, prenantes, et toujours très drôles ! Le dessin, sans être magnifique, reste agréable, mais surtout retranscrit bien le dynamisme voulu, et finalement, c'est tout ce qui compte ! Bref, One Piece, je conseille car ce manga est vraiment bourré de qualités ! Si vous commencez la série, vous serez obligé de la lire jusqu'au bout ! ;)

17/08/2006 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 4/5
Couverture de la série Le Vol du Corbeau
Le Vol du Corbeau

J'ai, comme beaucoup d'autres, dévoré Le Sursis en y prenant énormément de plaisir. Le talent de Gibrat, aussi bien en tant que dessinateur/coloriste que scénariste m'avait vraiment impressionné. Je suis donc entré dans Le Vol du Corbeau avec une grande impatience. J'ai été très soulagé d'y retrouver ce qui faisait la force du diptyque précédent. Un graphisme réaliste et très élégant, servi par une mise en couleur de très grande qualité et une histoire intelligente, toute en nuances, évitant de sombrer dans le manichéisme. J'admets cependant que le scénario est peut être un peu en dessous du Sursis. Il est vrai que le quasi-huis clos de ce dernier offrait un postulat de départ peut être plus original et plus riche, et l'auteur m'a paru un peu moins à l'aise dans l'histoire plus mouvante du Corbeau. En revanche, la confrontation des univers des deux principaux protagonistes (l'une proche de la mouvance communiste, l'autre beaucoup plus cynique et parfois réactionnaire) donne lieu à des dialogues très savoureux et apporte beaucoup de densité à la relation amoureuse qui s'esquisse puis s'affirme entre eux. La fin plus ouverte, qui laisse la part belle à l'interprétation du lecteur, est également une heureuse surprise, et en tout cas, une jolie note d'espoir, surtout en opposition à la chute brutale et tragique du Sursis. Gibrat confirme ici l'étendue de son art et sa maîtrise de son sujet. Serait-il capable de faire aussi bien en transposant ses intrigues dans un contexte historique différent ?

17/08/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Cori le Moussaillon
Cori le Moussaillon

C'est tout simplement : très bon !... Cori fait ses premiers pas dans l'hebdo Tintin n° 38, 6ème année, du 19 Septembre 1951. Cori ?... C'est un jeune adolescent, seul rescapé d'un abordage en pleine mer. Il est recueilli par le capitaine d'un vaisseau hollandais -Harm Janszoon- qui le prend sous sa protection. Nous sommes au tout début du 17ème siècle et différentes guerres font rage entre certaines nations européennes. Les grandes puissances d'alors (Espagne, Angleterre, Hollande, France...) tentent d'assurer leur suprématie en maîtrisant l'espace maritime. Les enjeux sont énormes, tant politiques que -surtout- économiques. Cori, c'est avant tout une magnifique épopée maritime où notre ami, de moussaillon, deviendra espion pour le compte de la reine Elizabeth d'Angleterre. Après un premier épisode (en noir et blanc, qui ne sera édité qu'en 1976, 25 ans plus tard !), Bob de Moor, créateur de la série, délaisse ce personnage. Bob est en effet le premier assistant de Hergé et "travaille" sur Tintin. Revenu à Cori, il en dessinera l'épopée qui se déclinera en cinq tomes. La première histoire -L' Invincible Armada- fera l'objet de deux opus. C'est tout simplement explosif, tant en originalité, en graphisme qu'en conception du scénario. Cori ?... Il faut prendre le temps de le lire -un peu comme un Alix- et de vouloir plonger dans le temps. Certains abordent une BD en lisant l'histoire. Ici, on lit l'image. Une véritable bordée de situations explosives, d'attaques, de coups de mains, de trahisons, d'abordages. Bien qu'il en soit le héros, Cori est plus un véritable témoin d'une partie de cette époque diablement maîtrisée graphiquement par un Bob de Moor en très grande forme. A noter : - Le troisième album -"Cap sur l'or"- paru chez Casterman en 1993 est une édition remaniée de l'histoire originelle parue dans Tintin en 1951. - Suite au décès de Bob survenu en 1992, son fils Johan a alors repris le flambeau et a terminé les six dernières planches du dernier récit. L'auteur : Bob (Robert) de Moor est né à Anvers (Belgique) le 20 Décembre 1925 et décédé à Uccle (Bruxelles) le 26 Août 1992. Dessinateur et scénariste immense ! A conçu Barelli, Conrad le Hardi, Cori le Moussaillon, a travaillé sur Lefranc (Jacques Martin), termine "Les trois formules du Dr. Sato" (Blake et Mortimer) et -surtout- assiste Hergé sur les "Tintin" depuis 1950. D'après de nombreux spécialistes, "Tintin et les Picaros" serait de son propre cru. Outre de très nombreuses autres créations (surtout en Belgique), il était directeur artistique des Editons du Lombard et a présidé le Centre Belge de la Bande Dessinée à Bruxelles jusqu'à son décès.

16/08/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Twist and Shout
Twist and Shout

Passé inaperçu lors de sa sortie, cet album le serait resté pour ma personne si un libraire n’en avait pas fait état. Bien lui en a pris car "Twist and Shout" s’est révélé être un bon moment de lecture (et de détente !). La trame du récit repose sur une idée originale développée avec un humour bien belge (à ce sujet, Cassidy devrait apprécier le passage furtif de la frite mais sans la moule) : Désireux de faire une pause, le King s’est adjoint les services d’un sosie pour contenter ses nombreux fans pendant qu’il coule des jours heureux à Charleroi (en Belgique). Mais bien vite, il se retrouve en prison suite à un regrettable accident domestique. Décidé à faire son come back après avoir purgé sa peine, tout se complique pour lui en apprenant le décès inopiné de son sosie, entraînant de fait la mort du King. Se pose alors le problème de sa reconversion . . . L’imagination débordante de Jürg est un vrai régal. On a peur que le récit tourne en vrille mais l’auteur réussit à "maîtriser" son sujet d’un bout à l’autre. Son dessin est particulier, un peu underground, mais bien à propos et illustre bien un King shooté et overdosé. Cet album, c’est comme un instantané qui se savoure sur le moment présent . . . Bref, c’est bon, c’est belge, mangez-en ! ;)

16/08/2006 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Servitude
Servitude

Excellente surprise! Je pensais en avoir ma claque de la HF, surtout quand elle provenait de chez Soleil, mais là, ils m'ont fait replonger! Et avec délectation, en plus! L'énorme force de Servitude, c'est avant tout le dessin. Il est vraiment magnifique. Le traitement des personnages, le découpage des planches, les costumes des personnages, les paysages et décors... tout est léché et réalisé avec un grand talent. Le monde décrit y gagne énormément en réalisme et crédibilité, et cela devient un véritable plaisir que de tourner les pages (tout en regrettant de voir le nombre de celles qui restent à lire diminuer.. un signe qui ne trompe pas). L' histoire, j'en conviens, n'est pas un chef d'oeuvre d'innovation. Il y a, ça et là, de fréquents emprunts à des classiques littéraires du même genre. Je pense notamment et surtout au Trône de Fer de G.R.R. Martin. Mais on est très loin d'un plagiat ou d'un pompage sans vergogne, et je gage que les tomes à venir vont contribuer à donner à cette série une autonomie plus complète. Le seul point qui me fait hésiter, c'est le choix de colorisation en teintes sépia. Séduisant au début, j'ai peur qu'il devienne rapidement lassant et prive un peu l'ouvrage d'une partie de sa force. On verra avec la suite (très rapidement, j'espère).

16/08/2006 (modifier)