Woaw ! Un premier tome très prenant, qui se penche (après Le Tueur) sur la psychologie et la solitude du tueur à gage.
Ici, les moyens utilisés sont relativement différents. A la différence du héros de Jacamon et Matz, le tueur de "Malone" parle beaucoup à ses contemporains et ne s’adresse pas à nous au travers d’une voix-off. Il est donc soit très bavard (j’ai trouvé le long dialogue du début de très bonne qualité, un peu prise de tête, mais d’une profondeur assez rare), soit totalement silencieux (j’ai aimé aussi le « silence » de cette bd).
Le dessin est de qualité, mais vaut surtout dans son découpage, nerveux et très élaboré. L’intrigue est tout à la fois lente et prenante et échappe à la plupart des clichés narratifs du genre. Pour ma part, un achat et une lecture hautement conseillés.
Une très belle série...
Au travers de cinq récits, j'ai suivi la vie -et surtout l'évolution- d'un jeune adolescent jusqu'à son arrivée dans l'âge adulte.
Rapidement orphelin, cette triste situation hante ses cauchemars. C'est dans les montagnes qu'il va pourtant découvrir le monde et -petit à petit- également découvrir les autres en se libérant de cette douleur.
Je l'ai suivi dans la découverte de l'amitié, de l'amour, de ses premières blessures vers une sorte de délivrance.
Avec lui j'ai parcouru ces voyages d'initiation et ai été touché par la sensibilité qui s'en est dégagée.
J'ai également été séduit par le graphisme fin, aérien parfois, d'une grande lisibilité. Sans oublier la minutie des décors ou endroits traversés, la beauté de la palette graphique...
"Névé" ?... une série qui sonne juste ; tant dans le scénario, le textuel que le graphisme.
Une "grande" série.
"Billy Wild" est un western fantastique en noir et blanc. L’histoire met en scène un jeune chasseur de prime « Billy Wild ». Celui-ci a la particularité d’en être à sa 237ème victime ! Comment fait-il pour être aussi invincible ? D’où vient-il ? Telles sont quelques-unes des questions que le bédéphile est invité à découvrir au fur et à mesure de la lecture.
Pour être franc, ça fait bien longtemps que je n’ai pas eu une telle claque devant un dessin en noir et blanc ! Le trait de Griffon est très impressionnant ! Apparemment, ce jeune dessinateur est un spécialiste de la caricature. Ce talent, le lecteur peut le deviner aisément en contemplant les personnages : tous ont des « gueules » terribles et le physique des personnage est déformé exagérément. Il y a dans ce style de Griffon quelque chose de très personnel et d’une remarquable maturité : le trait est fin, les ombres sont bien placées et ne surchargent pas inutilement les cases, les cadrages sont vraiment très réussis, les séquences s’enchaînent comme si on regardait un film (ralentis, gros zooms, grands espaces, on en a plein la vue !).
Bref, il faudra le surveiller ce Griffon ! Je suis sûr qu’il se fera rapidement une place importante dans le monde de la bd.
Quant au scénario, il m’est apparu accrocheur. J’ai été fasciné par Billy Wild et l’énigmatique Linus. Les flash-backs ont permis de m’intéresser au personnage principal. Et surtout, ça flingue à tout va ! ça bouge énormément ! ça gifle ! En gros, je pense qu’il est impossible pour un fan de western de s’ennuyer en lisant cette bd !
Seul hic : la bd coûte 15 euros et le lecteur n’a le droit qu’à une couverture souple, c’est un peu mesquin…
En conclusion, cette bd nous propose un super dessin, des personnages intéressants (et forts en gueule !), un scénario accrocheur et une ambiance digne des meilleurs westerns de Sergio Léone… Vous êtes fans de westerns ?... Alors qu’attendez-vous pour lire "Billy Wild" ? Grouillez-vous !
Comme le dit Arzak, ne cherchez pas dans cette BD du suspense, de l’action ou un rythme soutenu… Il y a un intrigue policière, certes, mais elle sert plutôt de toile de fond, laissant le 1er rôle à ce qui caractérise souvent les œuvres de ce duo d’auteur : le voyage, l’évasion (dans tous les sens du terme), les contrées éloignées, la passion humaine et charnelle…
Le background est intéressant, et nous décrit le Congo belge juste avant son indépendance. Les détails historiques sont loin de la thèse politiquo-sociale, mais réussissent tout de même à donner un ton un peu plus sérieux à l’histoire.
Ajoutons à cela un dessin vraiment magnifique, et « Fleurs d'ébène » remplit parfaitement son rôle de machine à rêver et voyager… Moi, je suis fan !
Avec un titre pareil, et la page de couverture, je me suis dit : "un Western" !
Que nenni !... L'action se situe bien aux Etats-Unis, MAIS tout au début du 20ème siècle, dans un décor urbain et civilisé.
L'histoire générale mêle ici aventure, polar et fantastique.
Le postulat de départ ?... accrocheur : plusieurs personnalités ont été assassinées, où se sont suicidées dans des circonstances étranges. Redoutant un complot, l'ex-responsable de la sécurité du Président va mener sa propre enquête, en se faisant aider par un quatuor d'anciens baroudeurs, spécialistes des missions secrètes, le W.E.S.T. (Weird Enforcement Special Team).
Je me suis trouvé loin des plaines sauvages du Far-West !...Mais qu'importe ! J'ai ici eu affaire à une intrigue captivante, une très belle mise en images, des couleurs directes par un Rossi inspiré ; lequel fait la démonstration d'une grande qualité de travail graphique.
Attention quand même : il faut être bien attentif pour la compréhension de l'ouvrage : les scénaristes y multiplient les séquences et les chemins de traverse qui font que, parfois, il faut y faire une relecture en arrière pour bien assimiler toutes les subtilités de l'histoire.
Mais tout ça m'a fait passer un très bon moment de lecture.
W.E.S.T. ?... personnellement : une valeur sûre du "nouveau western".
Voila une série intéressante qui nous plonge avec bonheur dans l’ambiance des romans noirs français des années 50.
Un scénario plaisant mais alors la qualité du dessin et les soucis du détail dans les voitures sont particulièrement bien rendus. Dommage qu’il n’y ait pas d’autres épisodes.
Alain Campion
Ouh qu'il est rigolo ce livre ! Alors effectivement, seules les 20 dernières pages (l'épilogue) sont dialoguées, le reste est muet, et d'autant plus fort et plus parlant.
Si vous aimez les dessins qui n'on pas forcément l'air joli au premier coup d'oeil, mais qui en fait se révèlent d'une grande richesse, et si, forcément, vous appréciez le comique visuel, alors je vous recommande chaudement les aventures de ce singe malin, c'est un vrai régal !
Tiens, un nouvel album chez mon libraire. Un grand format. Et quelle couverture !... affreuse !... une explosion -au propre comme au figuré- de blanc, jaune et rouge. Pagination quand même. Gloups ! Une seconde fois. Oufti !... j'allais passer à côté d'une nouvelle série qui "déménage" !...
Le postulat ?... un pré-retraité de la CIA qui va se trouver plongé -tout comme moi- dans un polar vraiment haletant. Et c'est vrai que ça flingue à tout va !...
Les auteurs m'ont emmené dans un monde que je soupçonne -qui mêle la Mafia russe au pétrole, et le pétrole au terrorisme- et qui est ici fort plaisant.
Ce premier album est une véritable course contre la montre, une sorte de 24 Heures chrono prolongé ; une véritable course contre la mort aussi.
Le dessin ?... pas mal, c'est vrai. Un trait solide, très lisible MAIS : j'ai eu comme l'impression d'un encrage premier en noir et blanc -avec de beaux effets de contrastes- que l'on aurait "surcolorisé" ensuite. Attachant quand même.
Oukase ?.. un premier tome véritablement accrocheur d'une série prévue en 4 opus. Si les trois autres à venir sont de cette trempe, on en reparlera !...
Un excellent plaisir de lecture.
Houlà !... costaud !...
J'ai eu affaire ici à l'histoire de Dutch Schultz. Dutch ?... un gars qui a fait fortune -pendant la période de la Prohibition- grâce au trafic illégal d'alcool. Naturellement, sa prospérité va faire des jaloux !... Et la concurrence -féroce- va débuter très vite une sanglante guerre des gangs...
Une énième histoire sur la Mafia, la Prohibition ?... oui... mais ce diable de scénariste de Chauvel dirige ici le scénario. Après sa saga sur la mafia américaine des années 30, il m'entraîne ici dans une série de haute voltige, pétaradante à souhait, qui ne m'a laissé aucun temps mort (les morts, eux, sont dans les albums !...).
Très bon graphisme de Le Saec ; précis, clair, pointilleux, équilibrant bien la composition des vignettes et de la mise en page. Bonne colorisation également qui, parfois, m'a fait plonger "en ce temps-là"...
Costaud. Très.
Une excellente série qui m'a accroché, avec -en fond sonore- le thème musical d'Ennio Morricone de "Il était une fois en Amérique". Deux albums pour l'instant ; mais quels albums !...
"Lola Bogota" une bombe qui n’a pas sa langue dans sa poche !
La force des scénarii de cette série réside dans le côté déjanté et loufoque très année 70 associé à l’ambiance polar franco-italienne des années 60 mise en place par Brrémaud qui s’est allégrement inspiré des Tontons flingueurs de Lautner. Mais cette force vient aussi et surtout du ton et des dialogues de Chanoinat qui sentent bon le Audiard. Alors bien sûr les aventures de Lola et de ses deux acolytes : trafic de coke, luxure ou attaque de train, ne sont que des prétextes pour respirer cette atmosphère jouissive et décapante, mais ce n’est pas grave parce que c’est bon. J’ai lu les trois histoires dans la foulée tant j’ai été charmé et je ne comprends pas qu’il n’y ait pas plus de réactions ici sur cette série. Je vous invite à vite corriger ça, car ça vaut vraiment le coup.
Les dessins de Reynès sont excellents, il a un sacré coup de patte pour dessiner les nanas court-vêtues armées de gros calibres mais est aussi très doué dans la caricature de stars du cinoche : Blier, Ventura... dans un style semi-réaliste-cartoonesque bien a lui. Ses cadrages et ses prises de vues sont toujours justes et particulièrement réussis dans les scènes d’action.
Les couleurs de Romanet collent bien aux dessins et à l’ambiance, tantôt sombre tantôt très colorée. Ça reste simple mais pas simpliste.
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Malone
Woaw ! Un premier tome très prenant, qui se penche (après Le Tueur) sur la psychologie et la solitude du tueur à gage. Ici, les moyens utilisés sont relativement différents. A la différence du héros de Jacamon et Matz, le tueur de "Malone" parle beaucoup à ses contemporains et ne s’adresse pas à nous au travers d’une voix-off. Il est donc soit très bavard (j’ai trouvé le long dialogue du début de très bonne qualité, un peu prise de tête, mais d’une profondeur assez rare), soit totalement silencieux (j’ai aimé aussi le « silence » de cette bd). Le dessin est de qualité, mais vaut surtout dans son découpage, nerveux et très élaboré. L’intrigue est tout à la fois lente et prenante et échappe à la plupart des clichés narratifs du genre. Pour ma part, un achat et une lecture hautement conseillés.
Névé
Une très belle série... Au travers de cinq récits, j'ai suivi la vie -et surtout l'évolution- d'un jeune adolescent jusqu'à son arrivée dans l'âge adulte. Rapidement orphelin, cette triste situation hante ses cauchemars. C'est dans les montagnes qu'il va pourtant découvrir le monde et -petit à petit- également découvrir les autres en se libérant de cette douleur. Je l'ai suivi dans la découverte de l'amitié, de l'amour, de ses premières blessures vers une sorte de délivrance. Avec lui j'ai parcouru ces voyages d'initiation et ai été touché par la sensibilité qui s'en est dégagée. J'ai également été séduit par le graphisme fin, aérien parfois, d'une grande lisibilité. Sans oublier la minutie des décors ou endroits traversés, la beauté de la palette graphique... "Névé" ?... une série qui sonne juste ; tant dans le scénario, le textuel que le graphisme. Une "grande" série.
Billy Wild
"Billy Wild" est un western fantastique en noir et blanc. L’histoire met en scène un jeune chasseur de prime « Billy Wild ». Celui-ci a la particularité d’en être à sa 237ème victime ! Comment fait-il pour être aussi invincible ? D’où vient-il ? Telles sont quelques-unes des questions que le bédéphile est invité à découvrir au fur et à mesure de la lecture. Pour être franc, ça fait bien longtemps que je n’ai pas eu une telle claque devant un dessin en noir et blanc ! Le trait de Griffon est très impressionnant ! Apparemment, ce jeune dessinateur est un spécialiste de la caricature. Ce talent, le lecteur peut le deviner aisément en contemplant les personnages : tous ont des « gueules » terribles et le physique des personnage est déformé exagérément. Il y a dans ce style de Griffon quelque chose de très personnel et d’une remarquable maturité : le trait est fin, les ombres sont bien placées et ne surchargent pas inutilement les cases, les cadrages sont vraiment très réussis, les séquences s’enchaînent comme si on regardait un film (ralentis, gros zooms, grands espaces, on en a plein la vue !). Bref, il faudra le surveiller ce Griffon ! Je suis sûr qu’il se fera rapidement une place importante dans le monde de la bd. Quant au scénario, il m’est apparu accrocheur. J’ai été fasciné par Billy Wild et l’énigmatique Linus. Les flash-backs ont permis de m’intéresser au personnage principal. Et surtout, ça flingue à tout va ! ça bouge énormément ! ça gifle ! En gros, je pense qu’il est impossible pour un fan de western de s’ennuyer en lisant cette bd ! Seul hic : la bd coûte 15 euros et le lecteur n’a le droit qu’à une couverture souple, c’est un peu mesquin… En conclusion, cette bd nous propose un super dessin, des personnages intéressants (et forts en gueule !), un scénario accrocheur et une ambiance digne des meilleurs westerns de Sergio Léone… Vous êtes fans de westerns ?... Alors qu’attendez-vous pour lire "Billy Wild" ? Grouillez-vous !
Fleurs d'ébène
Comme le dit Arzak, ne cherchez pas dans cette BD du suspense, de l’action ou un rythme soutenu… Il y a un intrigue policière, certes, mais elle sert plutôt de toile de fond, laissant le 1er rôle à ce qui caractérise souvent les œuvres de ce duo d’auteur : le voyage, l’évasion (dans tous les sens du terme), les contrées éloignées, la passion humaine et charnelle… Le background est intéressant, et nous décrit le Congo belge juste avant son indépendance. Les détails historiques sont loin de la thèse politiquo-sociale, mais réussissent tout de même à donner un ton un peu plus sérieux à l’histoire. Ajoutons à cela un dessin vraiment magnifique, et « Fleurs d'ébène » remplit parfaitement son rôle de machine à rêver et voyager… Moi, je suis fan !
W.E.S.T
Avec un titre pareil, et la page de couverture, je me suis dit : "un Western" ! Que nenni !... L'action se situe bien aux Etats-Unis, MAIS tout au début du 20ème siècle, dans un décor urbain et civilisé. L'histoire générale mêle ici aventure, polar et fantastique. Le postulat de départ ?... accrocheur : plusieurs personnalités ont été assassinées, où se sont suicidées dans des circonstances étranges. Redoutant un complot, l'ex-responsable de la sécurité du Président va mener sa propre enquête, en se faisant aider par un quatuor d'anciens baroudeurs, spécialistes des missions secrètes, le W.E.S.T. (Weird Enforcement Special Team). Je me suis trouvé loin des plaines sauvages du Far-West !...Mais qu'importe ! J'ai ici eu affaire à une intrigue captivante, une très belle mise en images, des couleurs directes par un Rossi inspiré ; lequel fait la démonstration d'une grande qualité de travail graphique. Attention quand même : il faut être bien attentif pour la compréhension de l'ouvrage : les scénaristes y multiplient les séquences et les chemins de traverse qui font que, parfois, il faut y faire une relecture en arrière pour bien assimiler toutes les subtilités de l'histoire. Mais tout ça m'a fait passer un très bon moment de lecture. W.E.S.T. ?... personnellement : une valeur sûre du "nouveau western".
Le Marquis
Voila une série intéressante qui nous plonge avec bonheur dans l’ambiance des romans noirs français des années 50. Un scénario plaisant mais alors la qualité du dessin et les soucis du détail dans les voitures sont particulièrement bien rendus. Dommage qu’il n’y ait pas d’autres épisodes. Alain Campion
Smart monkey
Ouh qu'il est rigolo ce livre ! Alors effectivement, seules les 20 dernières pages (l'épilogue) sont dialoguées, le reste est muet, et d'autant plus fort et plus parlant. Si vous aimez les dessins qui n'on pas forcément l'air joli au premier coup d'oeil, mais qui en fait se révèlent d'une grande richesse, et si, forcément, vous appréciez le comique visuel, alors je vous recommande chaudement les aventures de ce singe malin, c'est un vrai régal !
Oukase
Tiens, un nouvel album chez mon libraire. Un grand format. Et quelle couverture !... affreuse !... une explosion -au propre comme au figuré- de blanc, jaune et rouge. Pagination quand même. Gloups ! Une seconde fois. Oufti !... j'allais passer à côté d'une nouvelle série qui "déménage" !... Le postulat ?... un pré-retraité de la CIA qui va se trouver plongé -tout comme moi- dans un polar vraiment haletant. Et c'est vrai que ça flingue à tout va !... Les auteurs m'ont emmené dans un monde que je soupçonne -qui mêle la Mafia russe au pétrole, et le pétrole au terrorisme- et qui est ici fort plaisant. Ce premier album est une véritable course contre la montre, une sorte de 24 Heures chrono prolongé ; une véritable course contre la mort aussi. Le dessin ?... pas mal, c'est vrai. Un trait solide, très lisible MAIS : j'ai eu comme l'impression d'un encrage premier en noir et blanc -avec de beaux effets de contrastes- que l'on aurait "surcolorisé" ensuite. Attachant quand même. Oukase ?.. un premier tome véritablement accrocheur d'une série prévue en 4 opus. Si les trois autres à venir sont de cette trempe, on en reparlera !... Un excellent plaisir de lecture.
Les Parrains - Il était une fois à New York (Mafia Story)
Houlà !... costaud !... J'ai eu affaire ici à l'histoire de Dutch Schultz. Dutch ?... un gars qui a fait fortune -pendant la période de la Prohibition- grâce au trafic illégal d'alcool. Naturellement, sa prospérité va faire des jaloux !... Et la concurrence -féroce- va débuter très vite une sanglante guerre des gangs... Une énième histoire sur la Mafia, la Prohibition ?... oui... mais ce diable de scénariste de Chauvel dirige ici le scénario. Après sa saga sur la mafia américaine des années 30, il m'entraîne ici dans une série de haute voltige, pétaradante à souhait, qui ne m'a laissé aucun temps mort (les morts, eux, sont dans les albums !...). Très bon graphisme de Le Saec ; précis, clair, pointilleux, équilibrant bien la composition des vignettes et de la mise en page. Bonne colorisation également qui, parfois, m'a fait plonger "en ce temps-là"... Costaud. Très. Une excellente série qui m'a accroché, avec -en fond sonore- le thème musical d'Ennio Morricone de "Il était une fois en Amérique". Deux albums pour l'instant ; mais quels albums !...
Lola Bogota
"Lola Bogota" une bombe qui n’a pas sa langue dans sa poche ! La force des scénarii de cette série réside dans le côté déjanté et loufoque très année 70 associé à l’ambiance polar franco-italienne des années 60 mise en place par Brrémaud qui s’est allégrement inspiré des Tontons flingueurs de Lautner. Mais cette force vient aussi et surtout du ton et des dialogues de Chanoinat qui sentent bon le Audiard. Alors bien sûr les aventures de Lola et de ses deux acolytes : trafic de coke, luxure ou attaque de train, ne sont que des prétextes pour respirer cette atmosphère jouissive et décapante, mais ce n’est pas grave parce que c’est bon. J’ai lu les trois histoires dans la foulée tant j’ai été charmé et je ne comprends pas qu’il n’y ait pas plus de réactions ici sur cette série. Je vous invite à vite corriger ça, car ça vaut vraiment le coup. Les dessins de Reynès sont excellents, il a un sacré coup de patte pour dessiner les nanas court-vêtues armées de gros calibres mais est aussi très doué dans la caricature de stars du cinoche : Blier, Ventura... dans un style semi-réaliste-cartoonesque bien a lui. Ses cadrages et ses prises de vues sont toujours justes et particulièrement réussis dans les scènes d’action. Les couleurs de Romanet collent bien aux dessins et à l’ambiance, tantôt sombre tantôt très colorée. Ça reste simple mais pas simpliste.